This is us – S04E12

Épisode 12 – A Hell of a Week (part. 2) – 16/20
Voilà encore un épisode qui s’avère tout doux malgré la tristesse qui s’en dégage. S’il fallait nommer l’émotion que l’on ressent face à cet épisode, ce serait probablement « This is us », et je crois que c’est suffisant pour décréter que cette série a vraiment réussi à acquérir bien rapidement le statut de série culte. Même si l’épisode n’a rien d’exceptionnel, il est très chouette.

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Spoilers

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How could I not come?

Le temps passe tellement vite, c’est dingue, j’ai l’impression d’avoir vu le dernier épisode il y a deux ou trois jours, mais non, ça fait déjà une dizaine de jours que cet épisode a été diffusé aux États-Unis. Il est donc temps pour moi de me replonger dans l’univers des Pearson afin de retrouver le petit Kevin qui n’arrive pas à dormir et dérange son père pendant Shining. Evidemment, la scène nous montre une fois de plus que Jack est parfait avec ses enfants.

Il passe donc un bon moment à chercher le mobile de Kevin, parce que c’est ce que son fils espère avoir au-dessus de son lit. Pas de bol pour lui, il est incapable de le trouver et se sent forcé de réveiller Rebecca pour ça. Malheureusement, le mobile a été donné à une œuvre caritative, alors Jack doit faire preuve d’inventivité pour endormir Kevin. À aucun moment, je n’ai eu peur pour lui : on savait déjà que ça irait, c’est Jack, après tout. Il lui fait un petit discours plein de bonnes émotions, et hop, bébé Kevin s’endort à son tour, comme son frère.

Quelques années plus tard, on retrouve Kevin adolescent et c’est l’occasion de découvrir que l’actrice choisie pour incarner la mère de Sophie n’est autre que Pauline de Younger. J’étais si heureux de retrouver cette actrice que j’adore que j’en ai un peu zappé sa première scène et intrigue qui n’est pas exceptionnelle. Pourtant, c’est cette intrigue qui aura le plus de poids émotionnel dans l’épisode : Sophie et Kevin vont au cinéma mais ne peuvent pas voir la fin du film. Cela lance un running gag de leur relation, où ils inventent la fin de l’histoire et se proposent régulièrement des fins possibles…

Mais le vrai poids émotionnel, c’est qu’ils se rendent ensuite à un feu de camp, puis dorment dans une voiture… où ils se font réveiller par Kate, en larmes, révélant la mort de Jack. Outch.

Toujours plus tard dans les années, parce que cette série aime bien nous faire voyager dans le temps, on retrouve toute la famille fêtant l’anniversaire de Rebecca, comme on l’avait aperçu dans l’épisode sur Randall. Kevin est plus maltraité encore que son frère dans son besoin d’attention : Rebecca est débordée après tout. Elle ignore Kate, elle n’arrive pas à trouver le temps d’aider Randall et elle n’a pas regardé la première apparition télévisée de Kevin.

En revanche, la mère de Sophie, elle, l’a fait et elle est super fière de Kevin. Evidemment. Kevin aime beaucoup sa belle-mère, beaucoup plus que Sophie n’aime sa mère. En effet, les deux femmes sont habituées à se disputer apparemment. C’est dommage : on ne connaissait pas encore cette dynamique, et même Sophie est un personnage qui reste assez mystérieux pour nous. En tout cas, dans cet épisode, elle s’énerve quand sa mère lui paie un voyage avec des économies qu’elle espérait pour autre chose.

Une fois que Sophie s’éclipse, Kevin en profite pour demander à sa mère la bague de sa grand-mère, dont il espère pouvoir se servir pour la demander en mariage. Malheureusement, la mère de Sophie n’est pas à l’aise avec cette idée parce qu’elle considère que Kevin est trop jeune. Voilà qui est dit et fait. Et en rentrant chez lui le soir, Kevin apprend de Rebecca que Kate s’est disputée avec elle avant de partir à la cabane de famille avec son copain, où elle rencontre clairement un problème.

Dans le présent, Randall est confronté à son voleur quand Kevin est au travail à négocier la fin de son film et à raconter sa vie. Il est interrompu par l’assistant qui gardait son téléphone, après plusieurs appels de Sophie (seulement trois concrètement quand Kevin regarde le téléphone). C’est donc Sophie qui appelle pour parler de la mort de sa mère. On le savait déjà, mais la nouvelle affecte profondément Kevin qui décide aussitôt d’être l’ex parfait et de se rendre à l’enterrement, même si elle est fiancée.

C’est l’occasion pour lui de retourner à Pittsburgh et d’être assailli de souvenirs de sa relation avec Sophie. On connaissait déjà la scène, c’est donc sans surprise qu’il appelle Randall pour prendre des nouvelles de son frère pendant la nuit précédant l’enterrement. Le lendemain, pendant la cérémonie, il se fait discret et se souvient de la décédée dans son coin, jusqu’à ce que Sophie l’aperçoive au beau milieu d’un discours où elle parle de sa mère.

Venant de This is us, il est évident que l’écriture de la scène est parfaite et que le discours pendant la cérémonie est très beau. On sent bien que Sophie tire sa force de la présence de Kevin, mais celui-ci n’ose pas lui parler pour autant quand il la voit occupée à discuter avec son fiancé. Il se rend malgré tout chez la mère de Sophie ensuite, parce que c’est Sophie, et parce qu’il veut lui apporter ses donuts favoris. C’est beau, mais ça nous montre surtout que Sophie a des doutes sur son mariage : oui, son fiancé a pu lui offrir la bague de sa grand-mère, cette fois, mais il ne connaissait pas vraiment sa mère non plus. En plus, lui, il a encore ses deux parents. C’est trop bizarre pour Sophie.

Quand il l’appelle pour lui dire qu’il hésite à entrer, Sophie le rejoint donc dans l’allée devant la maison et lui demande de l’emmener loin de là. Oh, on dirait les mariées de séries qui s’enfuient le jour du mariage, dis donc ! Kevin décide alors de l’emmener à l’endroit où ils avaient fait un feu de camp alors qu’ils étaient encore adolescents. Il décrit cet endroit comme le lieu où son enfance a pris fin, et c’est super triste, tout en étant assez amusant parce qu’ils arrivent encore à relativiser et à se décider à voir la fin du film de leur adolescence, qu’ils n’ont jamais vu auparavant.

C’est beau de tenir si longtemps quand je n’arrive pas à tenir plus de 24h sans voir la fin d’un film, moi. Malgré ces beaux moments ensemble, ils savent qu’ils sont obligés de mettre fin à cette parenthèse. Sophie doit retourner à la cérémonie organisée chez sa mère, inévitablement. Kevin l’y redépose, mais elle en profite aussi pour lui remettre une photo qu’il avait dédicacé à sa mère. Ouep, la mère de Sophie avait gardé la dédicace pendant toutes ces années. Si ce n’est pas triste tout ça.

Kevin finit alors sur la tombe de son ex-belle-mère pour boire un verre (non alcoolisé pour lui) avec elle et lui parler un peu, de sa sobriété, de sa réussite, du fait qu’il serait enfin prêt pour Sophie… mais qu’il a raté sa chance avec elle. J’ai adoré la scène, par contre laisser dans le cimetière une photo (qu’il récupère finalement) et une bouteille entamée, c’est étrange quand même.

Après ce séjour chargé en émotions, Kevin se décide à passer chez Kate, mais celle-ci est partie en retraite avec Jack alors que Toby est au travail. Il se retrouve alors à prendre un thé avec Madison, qui vient de se faire larguer une fois de plus. J’ai adoré la conclusion de Kevin qui est qu’elle n’est pas celle qui se fait larguer à chaque fois, mais celle qui est toujours prête à rester et se battre. Evidemment. Voilà donc la blonde avec qui il va se retrouver au lit en fin d’épisode ?

On a d’abord droit à un montage émotionnel avec la fin de chaque intrigue, et notamment avec Sophie qui découvre que son fiancé ne lui a pas donné la bague de sa grand-mère, mais une réplique. Oui, mais c’est quand même avec Madison que Kevin est au lit quand Randall l’appelle. Ils décident ensemble de se rendre à la cabane de famille pour se ressourcer, et ils invitent Kate au passage. Celle-ci révèle qu’elle est tout aussi triste qu’eux parce que son mariage est sur le point d’imploser ; mais ça, on ne le verra que dans le prochain épisode qui se concentrera logiquement sur Kate. Le cliffhanger voit ainsi la petite Kate (pas trop convaincu par la nouvelle actrice) venir déranger Jack à son tour.

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This is us – S04E11

֤Épisode 11 – A Hell of a Week (part. 1) – 17/20
Voilà donc un épisode qui reprend les bonnes vieilles habitudes de la série et nous propose une première partie d’histoire se concentrant sur l’un des membres du Big Three. Le développement du personnage mis au cœur de l’histoire tout comme l’ambiance qui se développe dans ces quarante minutes sont vraiment réussis… par contre, je suis un peu frustré de l’absence de certaines storylines. Trop de choses sont développées dans la série, finalement !

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How does it feel to be a hero?

Oui, j’ai quelques jours de retard, mais je ne peux pas patienter plus longtemps que ça avant de me remettre à cette série : il est hors de question de garder ce cliffhanger en tête plus longtemps, pas vrai ? Je frissonne encore de Randall en face à face avec cet inconnu… seulement la série décide de me faire patienter encore plus longtemps, elle. En effet, l’épisode met de côté cette intrigue pour reprendre d’abord par un flashback où les Big Three découvrent de nouveaux lits.

Rebecca étant malade et au lit, Jack se décide à regarder Shining et est terrifié de voir que Randall se relève. J’ai bien ri et c’est tant mieux, car l’épisode ne laisse que peu d’occasion de le faire finalement. En effet, Randall se dit terrifié, et paf, ça fait la transition toute trouvée pour revenir au présent.

Randall, face au voleur armé, se dépouille volontairement de son argent pour convaincre le voleur de s’enfuir au plus vite, avant l’arrivée de la police déjà alerté par des alarmes silencieuses. Une scène après, on découvre que c’est un mensonge quand la police lui conseille justement d’installer un système d’alarme, avant de lui expliquer que souvent ce genre de voleurs reviennent une deuxième fois, dans la même nuit ou la nuit suivante.

Comme il fait jour, il est très clair que c’est pour la nuit suivante, peut-être. Pas évident tout ça : Randall est flippé à cette idée, étant bien incapable alors de répondre à ses filles demandant à Beth comment elle peut être sûre que le méchant voleur ne reviendra pas. Tu m’étonnes. En plus, il avait un couteau, quoi. En tout cas, j’ai adoré voir Déjà répondre à la place de ses parents, prenant pleinement le rôle de la grande sœur. C’est une bonne idée de la part des scénaristes !

Randall prend malgré tout la décision de passer la nuit seul, ce qui ne me semble pas être l’idée la plus brillante qu’il puisse avoir sur ce coup-là. Bon, forcément être seul dans ce genre de cas, c’est flippant, alors Randall appelle son frère. Kevin a ses propres problèmes : Sophie l’a donc appelée pour lui annoncer le décès de sa mère… Les deux frères peuvent donc se parler un peu, mais Randall ne peut être à cœur ouvert quand il se rend compte qu’il est obligé de mentir sur ses activités de la nuit précédente : il rentrait de l’aéroport où il s’était occupé de sa mère. Seulement, cette dernière ne veut pas alerter sa famille, tout comme lui ne veut alerter personne avec leur voleur.

Après une nuit épuisante, il retourne au travail où il continue de nier son traumatisme. C’est du Randall : il a beau savoir qu’il est stressé de base dans la vie, il refuse de se poser et d’assumer ses faiblesses. C’est un peu con, à force : je sais que c’est son caractère, mais c’est frustrant qu’il n’apprenne pas de ses erreurs. En même temps, je dis ça, je suis super entêté aussi quand je m’y mets.

En tout cas, ça ne marche que moyennement sa stratégie : il est déconcentré au boulot, préférant checker régulièrement les notifications de son téléphone où il est tenu informé à la minute près des mouvements inhabituels autour de sa maison.

Il a été bien rapide à mettre en place un système de sécurité qui doit coûter une blinde quand même, je trouve ça gros, mais bon, admettons. Le lendemain, Beth se rend compte que ses boucles d’oreilles ont disparu, et Randall comprend aussitôt que le voleur était probablement dans leur chambre. Il se jette sur le téléphone pour appeler la police, terrifié par cette idée. Je le comprends, pour le coup, c’est angoissant à fond.

Beth le voit bien stressé immédiatement et prend des mesures radicales pour s’assurer qu’il se calme ; le forçant à vider son planning du lendemain pour prendre le temps de lui parler. Elle est si parfaite, encore et toujours. Le soir même, pourtant, elle est forcée de le laisser faire son travail de conseiller municipal. Il est tout stressé car il doit monter sur scène devant une foule assez énervée, et la sonnerie de son portable n’arrange pas non plus ses affaires. Tu parles d’un homme politique. Mais bon, on a tous des jours comme ça, quand on n’est pas au top, c’est compliqué de garder une salle calme. J’en sais quelque chose.

Durant la nuit, voilà Randall qui se met donc à cauchemarder d’imaginer le voleur rentrer dans sa chambre et commencer à toucher Beth. Pas évident tout ça, franchement. S’il peut compter sur l’aide de Beth, il ne la saisit pas vraiment, son égo travaillant contre lui. Contre toute attente, celui qui arrive finalement à percer sa carapace, c’est le père du copain de Déjà, Darnell. Admettons. Il lui conseille de parler, d’aller en thérapie, de faire quelque chose d’autre que simplement courir car clairement, ce n’est pas suffisant.

Pour ne rien arranger à sa semaine, alors qu’il fait son jogging, il entend une femme crier et découvre qu’elle se fait agresser. Il joue les héros et n’hésite pas à exploser la tronche de l’agresseur, mais clairement, Randall tombe dans ce qui ressemble à un horrible début de dépression. Il s’explose le poing contre la tronche du voleur, mais au moins, il est vu comme un héros par la femme qu’il sauve. Et par Beth qui fait ce qu’elle peut pour lui, mais est bien impuissante, ne pouvant que le laisser dormir aussi paisiblement que possible.

Un autre lendemain plus tard, il retourne au travail… où il n’assume plus tellement tout ce qu’il lui arrive. Il fuit donc sans explication et s’enferme dans sa chambre. Il appelle donc Kevin pour pleurer un coup et lui confier ses angoisses. L’acteur est excellent, mais par contre, j’ai directement déconnecté de la scène quand j’ai vu Kevin à moitié à poil dans un lit où il n’était clairement pas seul ! Sophie ? Cass ? On ne saura pas d’ici le prochain épisode…

Un autre flashback nous montre bien vite qu’il est question de se concentrer sur le stress de Randall. L’extrait de Shining suffisait à le comprendre pourtant : l’épisode va développer les angoisses de Randall, tout simplement, à tous les stades de ses vies. On le revoit notamment petit avec Jack le recouchant et restant à côté de lui et essayant de le rassurer, y compris quand il se relève une deuxième fois.

Cet autre flashback nous fait découvrir Randall à l’université, totalement stressé et flippé par un cauchemar où il n’arrive pas à éloigner Rebecca de l’orage. Il a heureusement Beth pour l’aider à gérer ce stress, mais c’est bien la seule. En effet, il continue de prendre soin de sa mère du mieux qu’il peut, et Rebecca est tellement débordée qu’elle ne parvient pas à le convaincre de lui parler de ses cauchemars.

Ainsi, Randall les évoque, mais ne les décrit pas plus que ça, expliquant à sa mère que ce n’est que passager, à cause des examens. Dur. Il faut dire que Rebecca doit gérer son nouveau boulot et ses trois enfants à la fois, alors ça fait beaucoup. L’épisode prend le temps de se consacrer aussi à une intrigue que j’avais oublié : Kate et son copain Mark, qui semblent ne plus filer le parfait amour. Il s’énerve clairement pour rien et je suis curieux d’avoir plus d’informations là-dessus. Pourtant, ce n’est pas le but de l’épisode de cette semaine.

J’ai beaucoup aimé comment l’épisode a pris la décision de développer les angoisses de Randall et surtout comment Beth apparaît encore et toujours comme la femme parfaite : dès l’université, elle est parfaite pour Randall, qui fait de nombreux cauchemars – notamment des cauchemars où il imagine Jack en vie. Elle l’inscrit alors à des sessions de thérapie de groupe, mais Randall ne peut s’y rendre… privilégiant plutôt une urgence familiale concernant Kate. Aïe.

Pourtant, le cliffhanger semble suggérer qu’il sera plutôt question de Kevin dans le prochain épisode, puisque c’est lui qui vient empêcher Jack de regarder Shining en fin d’épisode, pour lui dire qu’il n’arrive pas à dormir.

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This is us – S04E10

Épisode 10 – Light and Shadows – 17/20
Comme d’habitude, c’est un épisode de retour qui prouve que la série a encore pas mal de choses en stock, et c’est tant mieux. Les intrigues sont crédibles, cette famille continue d’être touchante à tous les niveaux et je crois que c’est la première fois que la série arrive à provoquer une émotion bien particulière en moi. Je n’en dis pas plus, lisez la critique pour tout savoir, parce que c’est spoiler !

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Spoilers

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Make sure he gives you a great love story. One for the ages.

Dingue ! Cela ne fait que deux mois que le dernier épisode a été diffusé, mais j’ai l’impression qu’une année complète s’est déroulée. Ce nouvel épisode commence par Kate et Toby rentrant chez eux pour mieux… se disputer, et j’ai mis quelques instants à me remettre en tête leur intrigue.

Ben oui, Kate n’a pas apprécié de lire le message de « l’amie » de Toby dans sa conversation de groupe crossfit. Pourtant, l’explication de Toby tient la route et Kate décide d’y croire… ce qui nous lance dans un bon gros épisode de Noël. C’est parfait, je culpabilisais de ne pas avoir encore retiré mes décorations, mais je retombe dans cet esprit avec plaisir.

Alors que Kevin enchaîne les rencards sans succès, Kate et Toby reprennent leur vie et Randall s’inquiète pour sa mère. J’ai adoré ce début d’épisode qui nous fait passer ainsi Noël et le Nouvel an comme si de rien n’était. Après les fêtes, Randall traverse donc le pays pour accompagner sa mère et Miguel à l’hôpital où il a réussi à lui décrocher un rendez-vous à force de harcèlement. On sent bien que ça énerve Miguel de voir Randall aussi impliqué, alors que Randall, lui, est surtout embêté de garder un secret auprès de Kevin et Kate.

Pendant que Rebecca passe ses tests comme dans toutes les séries, on suit une mise au point entre Miguel et Randall, ce tout dernier en voulant au premier de ne pas avoir vu que Rebecca avait un problème. J’ai de la peine pour Miguel : il est persuadé que Rebecca va bien et qu’elle ne fait que vieillir un peu quand on sait déjà que ce n’est pas le cas. On le voit donc comme un grand-méchant incapable de se rendre compte de ce qu’il se passe pour un de nos personnages préférés.

Et comme d’habitude, la série déchire tout quand il est question de créer des situations familiales tendues, en n’oubliant pas de saupoudrer le tout de beaux moments d’émotions. On a ainsi droit à un petit récit de Rebecca racontant à son fils qu’il était celui se levant le plus tôt – et elle se souvient parfaitement de tous les levers de soleil avec son bébé dans les bras. Touchant.

En parallèle, on retrouve aussi Kate organisant une soirée d’anniversaire à Toby avec l’aide de Madison et Kevin qui en profite pour rencontrer… Sophia Bush ! Aaaah ! J’avais lu en début de semaine qu’elle débarquerait dans la série, mais je m’attendais à ce que ce soit dans deux ou trois épisodes, et donc dans deux mois. Certainement pas si tôt ! Je suis si heureux de la revoir à l’écran, j’adore cette actrice, même si je ne regarde jamais rien de ce qu’elle fait.

Enfin bref, elle interprète donc un nouveau flirt de Kevin, Lizzie. Elle est si chou, malheureusement, elle vit à Chicago, pas à New-York. Leur relation ne peut donc durer qu’une journée et j’aurais dû me douter qu’une telle actrice n’allait être là que pour un ou deux épisodes, mais j’en profite totalement, parce qu’elle a un rôle génial pour Kevin. Leur romance est super jolie et leurs sourires sont communicatifs, tous, les uns après les autres.

Bon, après, le rencard est un peu dans l’abus : Kevin a d’un coup toute sa journée de libre et se débrouille pour lui organiser un concert privé de John Legend, rien que ça. Jamais dans l’excès, cette série, pas vrai ? Le seul problème, c’est que Lizzie est mariée et qu’elle n’arrête pas d’envoyer des messages à son mari, pas à sa mère comme elle le disait à Kevin. C’était assez drôle comme conclusion à ce magnifique rencard : un baiser, puis Lizzie qui avoue toute la vérité parce qu’elle n’a pas envie de tromper son mari, même s’il a dit que, ouais, coucher avec une célébrité, ce serait OK.

C’est tellement n’importe quoi, et ça nous laisse Kevin totalement perturbé. Il se rend donc au travail et confie son portable à un assistant… ne voyant donc pas quand Sophie essaie de l’appeler.

Il ne faut pas que j’oublie que si Beth et ses filles sont totalement mises de côté, ce n’est pas le cas de Kate et Toby. On les retrouve avec une intrigue parsemée sur l’épisode, et vraiment pas chouette. Ainsi, Kate découvre, à l’occasion de la soirée d’anniversaire qu’elle organise, que Toby ne va plus à la salle de sport depuis quinze jours, contrairement à ce qu’il lui a dit. Eh, il devient lassant à mentir, à force !

Finalement, il explique donc à Kate qu’elle avait raison de se méfier de celle qu’il voyait comme une amie, mais qui était en train de tomber amoureuse de lui, au point de tenter de l’embrasser. S’il a changé de salle de sport, cela n’explique pas à Kate pourquoi il passe tant de temps loin d’elle.

La raison est pourtant évidente : il n’a pas encore encaissé le fait que son fils était aveugle. Et c’est dur à entendre pour Kate, comme c’est dur pour lui de l’avouer. C’est tout triste… mais pas autant que les émotions qui submergent les parents quand ils se rendent compte que bébé Jack commence à apercevoir des lumières. C’est si chou !

En flashback, on reprend sur l’histoire de Jack s’étant bourré au golf avec son beau-père. Rebecca est inquiète pour lui et son alcoolémie, mais elle est loin de se douter de tout ce qu’il s’est passé entre son mec et son père, inévitablement. Elle est loin de se douter également que son amant n’a pas payé son loyer et qu’il n’est pas loin de se faire expulser.

Lui, en revanche, il le sait et il n’assume pas trop sa pauvreté face à elle. Il décide donc de faire un break et larguer Rebecca, lui expliquant qu’il est trop pauvre pour elle et s’en fichant pas mal qu’elle ne se préoccupe pas spécialement de son compte en banque. Perdue, Rebecca se rend donc chez ses parents pour l’anniversaire de son père, où elle se confie à sa mère sur les sentiments qu’elle a pour Jack.

La mère lui explique alors que si Jack a rompu avec elle, c’est probablement parce que le père a réussi à le faire changer d’avis : il a une fâcheuse tendance à entrer dans la tête des gens pour leur donner les mauvaises idées, parce qu’il est persuasif le monsieur. Rebecca plante donc ses parents pour l’anniversaire, inévitablement.

Elle se rend auprès de Jack, à qui elle dit qu’elle l’aime, avant que celui-ci ne le lui dise en retour. Une belle et grande histoire d’amour, encore et toujours. Oui, mais ce qui fait la force de cette scène, c’est encore de voir Rebecca s’en souvenir dans le futur – notre présent, donc – et pleurer de savoir qu’elle va progressivement oublier de plus en plus de choses. Quelle performance encore, passer d’un personnage de vingt ans à celui de grand-mère, rester crédible dans les deux, nous balancer toutes les émotions du personnage comme ça !

Et oui, c’est en effet ce que lui dit le médecin : il y a de fortes chances qu’elle perde peu à peu ses souvenirs. Et si ce n’était pas encore assez traumatisant, la série termine son épisode par un cliffhanger totalement what the fuck : Randall rentre chez lui, fait la tournée des chambres avec émotion, puis tombe nez à nez avec… un cambrioleur ? Je ne m’y attendais tellement pas ! C’est… flippant, tout simplement. C’est bien la première fois que j’ai peur devant cette série, et je me demande vraiment vers quoi ils vont oser se diriger pour la suite !

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This is us – S04E09

Épisode 9 – So Long, Marianne – 20/20
Ah oui, quand même. Cet épisode de Thanksgiving fait le choix de développer vraiment l’ensemble des personnages, en les associant parfois en créant des duos ou trios inhabituels… mais il est absolument parfait. Je crois qu’il n’y a pas une intrigue que je n’ai pas aimée, pas un personnage que je n’ai pas trouvé attachant, pas une minute où je me suis dit « vivement la fin ». Et puis, ils ont encore réussi à m’avoir à la fin de l’épisode. Cela faisait un moment que ça n’arrivait plus, je suis content qu’ils se soient repris avant de partir en pause, alors ça me donne envie de surnoter.

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Spoilers

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It’s Thanksgiving. She probably wants to make up as much as you do.

À une semaine du vrai Thanksgiving (un peu plus, d’ailleurs), la série revient avec un nouvel épisode consacré à la fête américaine. C’est toujours un grand moment dans la saison, parce qu’ils ont de bonnes idées pour les fêtes de famille dans cette série familiale ! Et cette année, on a Nicky comme nouveau membre de la famille, invité chez Randall. C’est l’avantage d’ajouter un membre de famille qui n’a pas d’amis, ça.

En flashback, on comprend que cet épisode va se concentrer à nouveau sur la relation entre Nicky et le reste de la famille, au sens large. Enfant, il se planque avec Jack pendant que son père gueule, ce qui semble être la seule chose qu’il sache faire.

Jeune adulte, Nicky se planque toujours parce que son père gueule, et quand Jack se pointe chez eux, il lui propose de se barrer dans un bar. C’est sympathique sans être exceptionnel, et il faut retenir de ce Thanksgiving passé ensemble qu’ils finissent par écouter la chanson « So Long, Marianne » ensemble, avec Nicky qui lui explique le texte de la chanson et son espoir d’un retour de Marianne. Ils ont passé ainsi leur meilleur Thanksgiving, notamment à manger des crevettes.

Chez Randall, Beth marche sur des œufs avec Déjà qui est stressée par l’arrivée de sa mère biologique et Randall marche sur des œufs avec sa mère qui le boude toujours, malgré l’aide de Miguel qui les laisse seuls. Le truc, c’est que Rebecca est vraiment vexée par l’attitude de son fils, au point de décider de se barrer faire un tour en ville. Là-dessus, l’épisode et les scénaristes m’ont complètement baladé comme ils n’avaient plus su le faire depuis un moment. J’y reviens dans la suite de la critique.

Une fois arrivé chez Randall, Nicky décide de partir en roadtrip avec Annie et lui pour apprendre à mieux les connaître, principalement parce qu’il vit mal la présence de photos de son frère. Cela laisse Kevin tout seul avec Beth et Miguel, puisque les filles sont à l’étage et sa mère en ville. Il décide donc de reprendre sa relation parfaite avec Tess.

Il l’aide ainsi à gérer son coming-out, parce qu’elle n’ose pas le faire au lycée et qu’un post Instagram suppose qu’elle le fasse et lance cette bombe dans sa vie. J’ai bien aimé cette intrigue, même si c’était moins exceptionnel que le reste de l’épisode et que je ne suis pas convaincu par le coming-out au drive du fastfood. C’est un inconnu, je ne suis pas sûr que ce soit très safe niveau réaction pour quelqu’un qui n’assume pas… Et en même temps, il y a tellement de manière de faire un coming out, pourquoi pas. Ce qui compte, c’est que Tess finit par assumer qu’elle a un crush sur Zendaya ! Comme je la comprends.

Elle est très heureuse de voir les réactions en tout cas, c’est chouette, et ça permet à Kevin de « réparer » quelqu’un d’autre dans la famille. Forcément quand Randall lui demande ce qu’il souhaite faire ensuite, Kevin lui raconte qu’à quarante ans (dans quelques mois donc), il espère fonder une famille. Rien que ça.

Avant tout ça en tout cas, on a pu suivre le roadtrip d’Annie, Nicky et Randall qui sont retournés dans l’ancienne maison des Pearson pour récupérer le carton « fêtes de famille » oublié dans la maison. Alors je sais pas, il n’y a que dans les séries qu’on oublie des choses en déménageant, non ? Je veux dire, en perdre dans le camion et tout, oui, ce sont des grands classiques, mais une maison, une fois vidée… on voit tout de suite qu’il reste des cartons !

Le truc, c’est que ça permet toutefois à Nicky de ne pas se sentir à sa place quand Annie lui fait remarquer qu’elle ne le connaît pas… Heureusement, Randall avait aussi oublié des CDs dans son ancienne maison et parmi eux, un CD avec « So Long, Marianne ». C’est l’occasion pour Nicky de découvrir que son frère pensait toujours à lui et aimait se souvenir du fameux Thanksgiving passés ensemble. Il n’en faut pas plus pour que les crevettes deviennent une nouvelle tradition familiale pour eux (y compris pour bébé Jack devenu adulte et sa femme enceinte, j’étais content de les revoir !), sauf que dans tout ça, tout le monde s’absente de la maison – à commencer par Rebecca qui ne répond pas à Randall de la journée.

Et Beth qui ne voulait pas être seule avec Shauna quand elle arriverait se retrouve à devoir lui ouvrir la porte quand il ne reste plus qu’elle, Miguel et Déjà. Et forcément, tout en faisant la cuisine, Beth se met à détester Shauna et le fait qu’elle s’en tire si bien dans la ville : elle a un nouveau job, un nouveau look et une relation toujours parfaite avec Déjà.

Pendant ce temps, dans l’avion, Toby est tout heureux de voir que la vidéo du premier avocat de son fils fonctionne très bien sur les réseaux sociaux… et Kate se dit donc que c’est le meilleur moment pour lui avouer la vérité, là, dans un avion où ils sont coincés pour quelques heures. Franchement, y a pas idée ! Il est vexé, mais il se raisonne malgré tout, alors qu’il y aurait de quoi en vouloir à sa femme pour un peu plus longtemps – la nourriture, c’est une chose, mais le mensonge pendant plus de 24h, voilà quoi.

Forcément, Toby lui en veut et n’arrête pas les réflexions désagréables quand il arrive chez Randall et Beth. Kate se retrouve donc à devoir se confier à Beth, surtout que celle-ci lui a confié qu’elle était dégoûtée que Shauna s’en tire à nouveau bien dans la vie. Ce qui ne va pas avec Kate et Toby ? Kate déteste son mari sportif, qui a perdu du poids sans elle. Et évidemment, Beth a les meilleurs mots et conseils pour l’aider à se décider à en parler avec Tobby avant que ce soit un problème grave dans leur mariage. Par contre, quand Kate se motive à parler à Tobby, elle n’ose pas lui dire quoique ce soit, parce qu’il donne à manger à leur fils. Le seul (gros) problème, c’est qu’elle découvre ensuite que Toby échange des messages avec une certaine Lady Kryptonite qui se dit là pour lui… C’est mauvais signe pour le couple, ça !

De son côté, Beth remarque que Déjà n’est pas si bien finalement : ben oui, elle est déçue de voir que sa mère a une vie de plus en plus rangée. Elle se rend compte qu’elle est capable d’avoir une vie normale, et c’est difficile parce qu’elle n’était pas capable de le faire en s’occupant de sa fille. Au moins, Beth peut être à nouveau dans le rôle de la mère avec sa fille adoptée.

Enfin, du côté de Rebecca, j’ai donc été totalement baladé, parce que j’ai cru naïvement que quand on la voyait en ville, c’était l’occasion de découvrir pour de bon que Randall avait raison : elle perd peu à peu ses souvenirs, et c’est atroce.

Elle pense ainsi apercevoir William, avant de se rendre compte que pas du tout. Et si l’homme qu’elle accoste est très sympathique avec elle, elle oublie aussitôt ses indications. Pour ne rien arranger, elle ne répond pas à ses SMS et oublie son portable dans un magasin. Heureusement que les gens lui indiquent facilement son chemin quand elle le demande quand même, mais ça paraît fou que sa maladie soit déjà à un stade si avancé sans que personne ne s’en soit rendu compte, et alors qu’elle est en couple avec Miguel – et c’est là que j’aurais dû capter, avec une série comme celle-ci, qu’on était en train de nous piéger !

Rebecca finit par faire une crise dans un restaurant japonais quand elle ne trouve plus son téléphone et ne peut appeler son fils… Elle est donc ramenée par des officiers de police chez lui. Sauf que bien sûr, il s’est passé plein de choses entre temps. Tellement d’ailleurs qu’on est en fait quelques temps plus tard : elle n’est pas ramenée chez Randall, mais chez Kevin, qui pour ses quarante ans organise l’anniversaire. Le regard inquiet de Miguel, Kate et Kevin en dit long. On découvre tout de même que Kevin est fiancé, avec une femme enceinte, et qu’il ne parle plus à Randall. Remember ? NON PUTAIN, justement ! Je suis dégoûté, c’est tellement chouette de voir les deux frères ensemble, je n’ai pas envie qu’ils se disputent.

Le sujet de la dispute ? Bon, ben, pour l’instant, j’en suis à imaginer que Randall a gardé pour lui la confession que sa mère lui fait le soir de Thanksgiving. Elle arrive en retard avec une tarte, comme promis, et explique qu’elle a simplement oublié de rallumer son portable après le film… mais confie aussi à Randall qu’elle avait oublié le film choisi une fois assise dans la salle. Aïe, c’est une fin tellement triste !

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> Saison 4