Trop, c’est trop : les news non citées sur le blog cette semaine

Salut les sériephiles,

Que se passe-t-il dans le monde des séries TV en ce moment ? Je n’arrive pas à suivre les news tordues et inattendues en ce moment, et j’ai l’impression de ne pas pouvoir attendre deux semaines le prochain « Derniers coups de… ». Par conséquent, j’ai envie de faire un rapide tour des news les plus dingues de la semaine.

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Tout a commencé en début de semaine avec l’annonce reprise un peu partout d’une réunion des acteurs de Friends. C’est une chouette nouvelle, donc je comprends que ça puisse faire les gros titres et ça me paraît même plutôt légitime. Le seul problème, c’est que ça s’est accompagné d’un gros malentendu repris un peu partout – d’abord sur quelques sites américains en qui il ne faut pas avoir confiance, puis sur à peu près tous les sites français qui en ont parlé. Ainsi donc, Hulu nous préparerait un nouvel épisode 100% inédit de Friends avec tout le casting. L’idée est charmante et donnerait presque envie – après tout, ils sont amis, ils peuvent bien se retrouver tant d’années plus tard pour une occasion ou une autre -, elle est surtout 100% fausse.

L’émission en question avec tout le casting réuni ? Si elle existera bien, elle ne sera que ça : une émission, avec des interviews et, à la rigueur, peut-être quelques petites improvisations ou avis des acteurs sur le futur des personnages. On est loin du nouvel épisode vendu dans les médias, particulièrement les médias français…

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La folie d’Hollywood fait dire n’importe quoi ! Et elle est à la mode en ce moment la folie à Hollywood : alors qu’on vient tout juste de dire adieu à Esprit Criminel il y a dix jours sur CBS, la chaîne concurrente NBC est en train de nous péter un câble ! Ainsi, la chaîne américaine a décidé qu’il serait plutôt pas mal de renouveler Law & Order : Special Victim Units non pour une saison supplémentaire, mais pour trois. Dire qu’on imaginait tous qu’elle touchait à sa fin… C’est râpé, on est reparti jusqu’en 2023. Franchement, ça donnerait presque le vertige.

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Le monde selon Dick Wolf

Pour nous achever, NBC s’est alors amusé aussi à renouveler toute la franchise Chicago pour… trois saisons supplémentaires également. Et comme jamais quatre sans cinq, New Amsterdam a suivi. Je suis surtout surpris pour cette dernière qui entre ainsi directement dans la cour des grands alors qu’elle me donnait l’impression de tout juste commencer. C’est quand même vertigineux ces cachets donnés pour trois ans, mais c’est plutôt une bonne nouvelle pour les fans parce que ça signifie l’assurance d’avoir des histoires menées à long terme tout de même.

La chaîne n’est pas spécialement étrangère du phénomène en plus : elle nous avait déjà fait le coup avec This is us en annonçant dès le départ un renouvellement sur plusieurs années. C’est une drôle de mode tout de même, mais c’est rassurant, alors ça me paraît être une bonne stratégie de leur part pour engranger de nouveaux spectateurs rassurés de savoir que les histoires auront probablement une conclusion (on n’imagine pas un network annuler une série de plus de cinq saisons sans prévoir une fin).

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Le seul bémol ? Il n’est pas toujours évident de se sécuriser la présence des acteurs phares pour trois saisons supplémentaires. ABC en a fait les frais récemment avec un acteur de Grey’s Anatomy qui a précipitamment quitté la série et NBC nous a fait le coup hier soir avec Superstore. Inévitablement, je vais spoiler ce départ dans la fin de l’article, donc si vous ne voulez pas savoir, arrêtez-vous là !

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Une star de Superstore quitte donc la série à la fin de la saison 5, malgré le renouvellement pour une saison 6 annoncée il y a plusieurs semaines déjà. Le truc, c’est que ce n’est pas n’importe qui : America Ferrara a posté un message sur ses réseaux sociaux pour annoncer la nouvelle. Superstore sans son héroïne ? Euh, ça me paraît compromis. En même temps, je me suis arrêté à la fin de la saison 3 parce que j’étais dégoûté du cliffhanger que je trouvais trop abusé… mais quand même quoi, c’est inimaginable ! Et puis, généralement, ce genre de départ est ce qui enterre les séries dans des saisons considérées comme médiocres (ce n’est pas toujours le cas de mon point de vue).

Non, vraiment, je n’arrive plus à suivre toutes les news, et on est qu’en février ! Ca ridiculise un peu les surprises du mois de mai : toutes les séries sont renouvelées avant et les grosses annonces de casting sont déjà faites… C’était mieux avant ?!

This is us – S04E15

Épisode 15 – Clouds – 14/20
Un épisode sympathique, mais pas tout à fait au niveau des précédents à mon goût. Il était tout de même plaisant de changer quelque peu les époques et les intrigues explorées dans cet épisode, surtout que je trouve que cette année la saison manque d’une cohérence globale pour l’instant, n’ayant pas autant que d’habitude un fil conducteur clair. Un bon épisode avec des émotions, donc, mais pas les chutes du Niagara de mon côté.

> Saison 4


Spoilers

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It’s kind of a long story. You’ve got an hour ?

Maintenant que Frankie m’a rappelé qu’une saison de cette série faisait non pas 16 mais bien 18 épisodes, j’entame ce nouvel épisode avec plus de sérénité que prévu. Malgré tout, j’ai tenu à le voir sans prendre de retard, de manière à avoir quand même quelques séries dans lesquelles rester à jour. Et puis, avec l’épisode précédent vu tout récemment, je suis resté dans l’ambiance, donc autant en profiter.

On repart avec un flashback plutôt marrant où les triplés rentrent chez eux avec chacun leur bulletin. Quand Jack arrive, c’est donc l’heure d’un conseil de famille assez révélateur du caractère des triplés : Randall est stressé d’avoir eu un A- quand il a des A partout ailleurs, Kate est dépitée de s’être fait larguée et privilégie ses émotions aux résultats scolaires et Kevin ignore tout le négatif pour se concentrer sur ses A en Arts plastiques et en sport. J’ai bien ri de tout ça, surtout que ce qui inquiète le plus les parents, c’est encore Randall qui stresse bien trop pour ses résultats scolaires.

Je le comprends, j’étais un peu comme ça petit aussi… après je ne me suis jamais formalisé de mes mauvaises notes en sport, hein. Autrement, Kate qui déprime, c’était chiant, mais pas autant que Kevin qui voulait absolument son argent de poche pour s’acheter des cartes de baseball, franchement, au point de reprocher à sa mère de ne pas être assez fun comme celle de Sophie. Trop sympathique.

Pourtant, ça suffit à ce que Rebecca craque et l’accompagne pour acheter les cartes de baseball, et la scène mère fils était sympathique. C’est de toute manière une relation clairement mise en avant dans l’épisode, avec de nouveau un parallèle passé/présent, d’ailleurs.

Dans le présent, Kevin ne rentre pas chez lui, mais passe directement voir sa mère, parce qu’il s’inquiète évidemment pour elle. Elle ne met pas longtemps à comprendre qu’il est au courant, et la scène qui s’ensuit est plutôt sympathique. J’aime bien le duo Rebecca/Kevin et ça faisait plaisir de le voir exploiter à nouveau, avec une sortie chez le disquaire, puis une virée dans l’ancienne maison d’une des chanteuses préférées de Rebecca. Tout n’est pas forcément subtil, mais ça fonctionnait assez bien, avec Rebecca se perdant une fois de plus dans ses souvenirs, en chanson.

Et bizarrement, si Kevin était là pour la réconforter, c’est l’inverse qui se produit : la mère réconforte le fils assez facilement, en lui disant qu’il est important de se souvenir qu’il est capable de tout rendre fun, tout le temps. Cette fois, elle en profite clairement : elle fait tout pour retarder le rendez-vous médical où Kevin doit l’emmener afin de connaître les résultats de son IRM. Comme on le savait déjà, les résultats ne sont pas bons et suggèrent très clairement un début d’Alzheimer.

C’est bien triste et on n’a pas fini de pleurer, mais bon, Rebecca demande tout de même à Kevin de rester un pourvoyeur de fun et de ne surtout pas la traiter différemment. C’est possible au début, OK, mais pas à vie, clairement. Cela n’empêche pas Kevin d’être affecté par la nouvelle, en plus, et on le voit donc aller acheter la carte de baseball qu’il avait trouvé avec sa mère dans l’intrigue du flashback – un grand moment de joie mère/fils.

Toujours dans le passé, mais loin de Rebecca et Kevin, il y a Jack : il s’occupe d’abord de Randall qui a besoin d’améliorer ses notes en sport, l’emmenant ainsi pour s’entraîner à courir (d’où l’obsession du personnage pour la course aujourd’hui, j’imagine), puis de Kate et de sa rupture. La relation père/fille a toujours été magnifiée dans la série, alors ce n’est pas spécialement une surprise qu’il s’en sorte bien.

Pour en revenir au présent, Randall se rend finalement chez la psy, comme lui conseillait Beth la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé la scène d’introduction de ce nouveau personnage : on ne la voit pas de face, parce qu’elle est là pour écouter ce qu’il a à lui dire, pas le reste. Si j’ai aimé l’idée, je n’ai pas aimé son manspread, du tout.

Pour le reste, c’était intéressant de voir les faiblesses du personnage étalées si rapidement devant une inconnue dont on n’avait que la voix… mais encore plus de découvrir qu’elle connaissait déjà son patient : après tout, il est un homme politique. Toute sa vie est étalée sur Google, ne lui en déplaise ! C’est énervant pour Randall, parce qu’il aime avoir le contrôle, et ce n’est pas le cas du tout dans cette longue conversation. J’ai toutefois trouvé que ça manquait de prise pour vraiment être passionnant à suivre pendant une bonne partie de l’épisode.

Pourtant, Randall finit par craquer et s’énerver sur sa psy. Il n’aime pas du tout ses réponses, ou sa machine non éteinte qui n’arrête pas d’envoyer de la vapeur, ou même le tableau qui est dans la pièce. Ce n’est pas brillant tout ça, parce qu’il finit par quitter la pièce encore plus énervé que quand il y est rentré. Bref, le conseil de Beth, il ne l’aime pas du tout. Pourtant, celle-ci a besoin de lui à 100% de ses moyens, parce qu’elle n’arrive pas à l’être elle-même.

On découvre ainsi qu’elle est stressée depuis que l’homme est entré chez eux : elle a un spray anti-agression, des somnifères et un smartphone pour Annie dans son sac. Le smartphone ? De quoi avoir un moyen de contacter sa fille à n’importe quel moment. Randall n’est pas vraiment convaincu par cette idée de cadeau d’anniversaire allant à l’encontre des principes qu’ils s’étaient donnés, mais il n’en dit plus rien tellement elle est clairement détruite par ses émotions.

Mieux que ça même : ça suffit à le convaincre de retourner chez la psy, dont on découvre finalement le visage en fin d’épisode. A priori, on la reverra donc par la suite.

Enfin, il me reste à détailler l’intrique de Kate. Elle est de retour chez elle, mais elle n’a pas eu le temps de parler avec Toby pour autant. Celui-ci commence la journée par des excuses bien plates et un très joli cadeau : il veut transformer le garage en studio de musique. C’est beaucoup pour Kate : il en fait trop pour elle après un simple week-end qui ne lui a pas permis du tout digérer… surtout que Kevin a couché avec une Madison qui maintenant la harcèle.

Elle veut absolument s’excuser d’avoir couché avec Kevin, mais de toute manière Kate a d’autres chats à fouetter avec sa situation de couple qui n’est toujours pas claire, franchement. Heureusement, Madison est finalement de bons conseils en lui expliquant que cette relation avec Toby est très exactement ce dont elle rêve : un homme qui aime Kate sincèrement, dans tous ses états, et même quand elle ne cherche pas à lui plaire. Oh, je la comprends.

Bref, Kate et Madison sont rapidement réconciliées, et notre héroïne peut rentrer chez elle pour se réconcilier aussi avec Toby et découvrir que ce dernier a aménagé le garage en studio de musique non seulement pour elle, mais aussi pour bébé Jack. C’est très bien comme ça, et les scénaristes en profitent pour nous montrer que bébé Jack deviendra un grand chanteur en s’entraînant régulièrement, d’abord avec sa mère, puis avec ses potes dans le garage, puis en solo. Nice.

> Saison 4

This is us – S04E14

Épisode 14 – The Cabin – 18/20
L’épisode est assez lent dans sa mise en place, quand bien même les épisodes précédents étaient là pour ça et quand bien même on avance dans celui-ci de manière assez vive. Cependant, une fois qu’on est vraiment plongé dedans, l’ambiance est celle que l’on attend de cette série : il est difficile de retenir ses larmes par moments, les personnages font tous preuve d’une force magistrale et le montage révèle à merveille toutes les émotions du scénario. Bref, c’était superbe, comme toujours.

> Saison 4


Spoilers

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Care to join me in 520 pieces of pure meditative bless?

Je sais que ça ne se voit pas tellement vu que je le vois en retard, mais j’étais très impatient de regarder cet épisode, et je profite d’une pause dans un week-end à 100 à l’heure pour me le visionner bien rapidement, ce qui n’est probablement pas une bonne idée car je suis sûr qu’il va me dévaster. Je suis dans de bonnes conditions pour voir ce genre d’épisode, cela dit, puisque je suis très heureux de mon week-end. C’est déjà ça de bonne humeur pris avant d’être déprimé par cette série, non ?

L’épisode commence dans le passé avec Jack insistant pour mettre au point une capsule temporelle familiale dans le chalet de vacances… Kate n’ayant pas d’emploi quand la maison a cramé, pourquoi personne n’a pensé à aller vivre là-bas pour avoir le temps de se retourner ? Elle a l’air plutôt cool. Ah les problèmes de riches ne voyant pas les solutions les plus évidentes !

Toujours est-il que les trois adolescents (je pense qu’on peut dire qu’ils sont adolescents maintenant ?) ne sont que moyennement emballé par la capsule temporelle… même si ça révèle encore et toujours les caractères de tous, avec un Randall stressé de chercher ce qu’il peut bien enterrer. Ce n’est pas le seul à y réfléchir, parce que les parents aussi hésitent sur l’objet qu’ils peuvent y mettre, rêvant déjà du futur où ils pourront déterrer cette capsule et de la magnifique maison qui s’y trouvera.

Plus loin dans le futur, on retrouve Kate et Marc arrivant dans ce même chalet, alors que Rebecca essaie de calmer ses fils qui sont très remontés après Marc, sans même savoir ce qu’il s’est vraiment passé. Malheureusement pour eux, ils ne peuvent pas se rendre au chalet aussi vite que prévu, parce qu’avec la neige, la route est bloquée. Cela laisse donc le temps à Kate d’être seule avec ce connard de Marc qui, pour cette fois, se comporte à peu près amoureusement avec elle… mais pas avec le mug de son père.

Il s’amuse à faire semblant de le casser, soi-disant par accident. Casser la tasse de son père, ce n’est vraiment pas la meilleure idée du monde et ça énerve aussitôt Kate, évidemment. Elle décide d’aller faire un tour, sous la neige, mais il la laisse alors en-dehors de la maison, parce que c’est fun de la punir d’avoir un caractère et une vie en-dehors de lui, quoi. L’angoisse est tellement totale avec ce mec !

Le lendemain matin, Rebecca et ses fils débarquent, prétextant être inquiets à cause de la tempête qui a eu lieu durant la nuit. Oh, Kate parvient à vivre dans les illusions un temps, mais comme elle a dû casser une fenêtre pour rentrer la nuit précédente, ça ne peut pas durer bien longtemps. Randall est celui qui comprend le premier le problème, brillant comme il est ; et la révélation finit par être vraiment bien prenante. J’ai adoré la scène, avec une Kate honteuse qui ne veut pas vraiment que sa famille sache la vérité, même si on voit qu’elle n’a qu’une envie, c’est cela.

Bref, il n’a fallu que quelques mois pour qu’elle tombe dans la putain de routine des femmes battues, culpabilisant de ses erreurs (soi-disant) et protégeant son agresseur jurant qu’il l’aime. La pauvre, c’est horrible… Heureusement, Rebecca est capable de calmer ses fils quand ils découvrent la vérité et de virer Marc de la maison. La scène est parfaite, Rebecca est absolument brillante durant celle-ci, faisant preuve d’une force et d’une rage calme de défendre sa fille qu’on lui connaissait déjà, mais qui est magistrale à voir. C’est ainsi que Marc sort de la vie des Pearson… en tout cas pour cet épisode, et j’espère pour toujours ; surtout que ça renforce les liens du trio et de leur mère.

Dans le présent, Randall hésite encore à se rendre au chalet avec son frère et sa sœur, mais Beth insiste pour qu’il y aille, voyant bien qu’il a besoin de ça, même si mentir à Kevin sur l’état de santé de sa mère ne sera pas des plus simples. Et puis, je ne sais pas, conduire avec un plâtre, ça ne doit pas être évident non plus, mais l’épisode nous éclipse totalement ce problème.

De son côté, Kevin se voit forcé de réveiller Madison pour pouvoir faire sa valise, et il découvre alors l’humour particulier de Madison qui propose de dire à Kate qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre. La tête de Kevin était plutôt marrante, mais bon, je trouve quand même toute cette relation n’est pas super bien gérée.

En parallèle, Kate nous démontre un bel exemple de charge mentale puisque c’est elle qui gère totalement tout pour son bébé, même quand elle n’est pas là : elle donne toutes les explications à Toby. Ouais, il a vraiment besoin de passer du temps avec son fils s’il n’est même pas fichu de savoir où est sa nourriture, franchement. Tu m’étonnes que Kate veuille le prendre avec lui pour ses quelques jours de vacances.

Il n’empêche qu’on en arrive très vite aux triplés quasi-quarantenaire qui passent du bon temps ensemble dans le chalet, avec Randall faisant un puzzle de 520 pièces représentant leur famille quelques années plus tôt et l’électricité qui claque. Ambiance film d’horreur, sérieusement ; surtout que Kevin n’arrive pas à remettre le courant, qu’il n’a aucune idée de l’état de santé de sa mère, qu’ils sont entre frères et sœurs ou encore qu’ils sont tous dans un état de nerfs peu agréables. Je veux dire, entre Kate qui ne peut plus avoir de news de son fils et Randall de l’état de sécurité de sa maison… c’est l’angoisse la plus totale.

Ils se rendent donc tous les trois en ville pour téléphoner et prendre des nouvelles du monde, même si Kevin est plutôt d’humeur à éviter le monde extérieur. Ce n’est pas une grande réussite, puisque Madison a laissé trois merveilleux messages vocaux à Kate pour expliquer qu’elle a couché avec Kevin, malgré leur accord. C’est totalement abusé, mais ça permet de rire un peu… même si on sait que c’est une graine de plus pour le week-end de l’angoisse absolue qu’ils traversent.

De retour au chalet, les mensonges des uns et des autres commencent à se voir de plus en plus, avec Randall découvrant la vérité sur Kevin/Madison et Kevin découvrant vite le secret de sa mère, bien caché par son frère et sa sœur. La tension monte rapidement d’un cran, accentuée par le huis-clos forcé. Kevin finit par s’isoler à l’extérieur, et Randall et Kate sont forcés de finir le puzzle seul.

Comme il ne leur manque finalement qu’une pièce – l’œil de leur père – ils comprennent qu’ils doivent rejoindre leur frère pour déterrer la capsule temporelle… Ben oui, c’est dans le sac de Randall que se trouve la pièce manquante, parce qu’il ne savait tellement pas quoi mettre dans celle-ci que pour parer son anxiété, Kevin avait pris la décision, pour lui, d’y mettre cette pièce. Il n’y a que Randall qui faisait ce puzzle de toute manière…

C’était sympa, plus que Kevin ayant mis une photo de lui et Sophie ou que Kate ayant mis une lettre de choses débiles à accomplir dans sa vie. Il reste alors les sacs de leurs parents, dans lesquels se trouvent un plan de leur maison de rêve et une cassette audio. Cette dernière contient un message de Jack enregistré en 1993… Oh.

C’était hyper prévisible, évidemment, mais ça fonctionne quand même beaucoup trop bien d’avoir Jack laissant un message à ses enfants, surtout quand le montage a la bonne idée de nous remettre la musique triste de l’épisode de la mort de Jack… comment voulez-vous que notre cœur ne soit pas brisé par cette conclusion ? Comment ne pas se réconcilier suite aux beaux conseils de Jack envers ses enfants ? Ils finissent tous les trois par pleurer devant ce fragment du passé rappelant une fois de plus que Jack est vraiment le père parfait.

Au moment de partir du chalet, tout le monde est donc réconcilié et Kevin comprend pourquoi son père voulait absolument fabriquer une maison à cet endroit. Sans surprise puisqu’on pouvait déjà la reconnaître sur le dessin vu en début d’épisode, il s’agit évidemment de la maison dans laquelle il vivra dans le futur qu’on connaît déjà… juste au-dessus du chalet : c’est probablement dans celui-ci que se repose Rebecca. Quant à Kevin, quand il rentre chez lui dans le futur, c’est pour mieux tomber sur Beth. Bien : le terrain est préparé pour le dernier épisode de la saison…

En parallèle, on suit évidemment Toby gérant bébé Jack avec plus ou moins de succès… jusqu’à ce que le nourrisson s’étouffe. Ce devrait être vraiment la panique pour tout le monde, mais ça ne l’est que pour Toby, parce qu’on sait qu’il grandira bien notre bébé Jack, finissant par être un beau gosse sachant chanter, quoi.

Il n’empêche qu’on est rassuré avec Toby d’entendre le médecin dire que tout va bien, et que c’est touchant d’enchaîner sur une chaîne où Toby se met à jouer à Star Wars avec son fils, lui racontant toute l’histoire et le couvrant de baiser.

> Saison 4

This is us – S04E13

Épisode 13 – A Hell of a Week (part. 3) – 18/20
Cette saison fait vraiment du bon travail pour me faire apprécier le personnage au cœur de cet épisode alors même que je ne l’avais jamais vraiment apprécié jusque-là. C’était un très bon troisième versant de l’histoire. Je m’attendais à un sentiment de conclusion dès cette semaine, mais la saison n’étant pas encore terminée, il reste encore à faire avec les intrigues de ces derniers temps. J’ai hâte de voir la suite, et la série réussit vraiment à faire le travail qu’elle est censée faire.

> Saison 4


Spoilers

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Sorry if that ruins your birthday diner but I’m sure Miguel will be around to pick up the pieces.

Et c’est parti pour la troisième partie de ce triple épisode, qui se consacre enfin à l’histoire de Kate. Il était temps ! On commence comme les deux précédents épisodes par Jack essayant de réconforter son enfant pour s’assurer de passer une bonne nuit, là où il passe la pire de sa vie. Comme je l’avais pressenti en cliffhanger, je n’ai pas trop accroché à la nouvelle actrice interprétant la petite Kate, mais bon, j’imagine que certains recast sont inévitables.

Dans ce flashback, on a donc droit à Kate qui invente une merveilleuse histoire pour s’endormir avec son père. Comme les semaines précédentes, j’ai moins accroché à cette partie de l’épisode, même si c’était chouette de voir de très jolies images et une histoire qui insiste sur l’importance de sa mère pour elle.

Quelques années plus tard, on retrouve à nouveau Kate, adolescente, et Marc, son copain. Le couple semble très heureux, avec un joli échange de « je suis amoureux de toi » et Kate qui invente son copain au dîner d’anniversaire de sa mère, même si ses frères seront là et ne l’aiment pas. Il est plus vieux, après tout. Et aussi, accessoirement, c’est un vrai connard.

Le personnage qui paraissait tout gentil dans son premier épisode apparaît beaucoup moins sympathique dès le début de celui-ci, empêchant Kate de manger du chocolat – parce qu’il sait qu’elle tient à son régime, soit – ou n’appréciant pas de la voir plus intelligente que lui pour conseiller les clients. Ces petits détails qui en font le parfait connard…

Dans la scène suivante, on découvre donc que Kate est énervée de ne pas avoir réussi à appeler Marc la veille puisqu’il n’a pas décroché. Et quand il la rappelle, il lui reproche d’avoir voulu impressionner un autre mec – le client – avec ses connaissances. Il est déjà bourré et se réconcilie avec Kate, bien trop conciliante. L’appel est finalement bien court, mais aussi bien lourd. J’ai tellement de peine pour Kate.

Cela fait donc trois mois qu’elle est en couple avec Marc, et Rebecca commence donc à s’inquiéter de savoir qui il est. On la voyait débordée pour s’occuper de ses enfants, mais finalement, elle est capable de prendre un peu de temps pour sa fille. Il est ainsi décidé qu’elles prendront un café avec Marc avant le dîner… mais bien sûr, le lendemain, il ne se pointe pas à l’heure et ne s’excuse pas, avant de se montrer particulièrement pressé et malpoli. Non, vraiment, un connard, qui passe son temps à se plaindre et à annoncer qu’il a démissionné le matin-même à Kate en même temps qu’à Rebecca.

Kate fait tout ce qu’elle peut pour montrer les bons côtés de Marc, alors que Rebecca reste en retrait de la conversation pour les observer sans aimer ce qu’elle voit. Quel jeu d’actrice, c’est toujours aussi bluffant, franchement. Bien sûr, après ce café un peu flippant, Rebecca essaie de faire comprendre à Kate qu’elle n’a pas trop envie de la voir aller à la cabane familiale avec Marc – parce qu’elle ne connaît pas vraiment Marc.

Kate est loin d’être stupide : elle comprend bien que Rebecca déteste son copain, et c’est pour cela qu’elle s’embrouille finalement avec sa mère. La scène est vraiment bien fichue, avec de la tension qui n’éclate jamais vraiment, mais des méchancetés qui sont très justes balancées par Kate. Elle est totalement manipulée par Marc, c’est horrible.

Et elle décide donc d’aller à la cabane avec Marc le soir-même. Bien sûr, on sait déjà que ça va mal finir, mais c’est horrible à voir : il s’énerve après Kate parce qu’elle refuse de quitter son job aussi, et c’est dingue comme la scène est crédible. Il révèle son vrai visage, conduit bien trop vite et finit par larguer Kate au bord d’une route déserte au beau milieu de la nuit. L’angoisse, l’angoisse, l’angoisse. Comme quoi, l’amour peut rendre aveugle et il faut faire toujours attention, hein.

Par chance, il lui balance avant ça son sac, donc elle peut au moins téléphoner à sa mère depuis une station-essence où Marc la retrouve pour s’excuser, pendant l’appel. Elle décide alors d’accepter ses excuses, mais cette fois, Rebecca a senti la panique dans la voix de son enfant, d’où le branle-bas de combat qu’elle organise ensuite pour s’occuper de sa fille avec ses deux fils. Quelle intrigue puissante ! Pauvre Kate, qui a fini toute seule juste avant qu’il ne se mette à neiger (parfait pour le Bingo Séries ça). Pauvre Rebecca qui se retrouve à stresser pour sa fille. Pauvres nous, forcés d’attendre encore avant d’avoir le fin mot de cette très bonne histoire !

De retour dans le présent, on découvre qu’il est 23h17 pour Kate quand Randall est confronté à son voleur. Ah, le décalage horaire ! C’est dingue comme on oublie à quel point les États-Unis sont si vastes et les décalages horaires si importants. Bref, ce n’est pas le sujet, cela dit : le sujet est la tristesse de Toby face à son fils aveugle. Il espère donc que son fils pourra regarder un jour Star Wars et Rick & Morty avec lui… deuxième merci pour le Bingo Séries, Toby ! Mais pas merci pour ta difficulté à accepter le handicap de ton fils.

Ce n’est pas si facile pour Kate tout ça, parce qu’elle venait de réserver son fameux week-end de retraite avec Toby. À la place, Kate reçoit un appel de sa mère qui s’incruste à la retraite puisque Toby doit travailler. Kate n’ose pas lui dire pour Toby, Rebecca n’ose pas dire qu’elle est malade, et c’est l’angoisse franchement : les non-dits s’installent et n’empêchent pas la vie de continuer son cours, avec Rebecca rencontrant Gregory par exemple, où Kate demandant à Madison de venir surveiller le chien. Ah, les non-dits, il n’y a rien de pire pour créer de la tension inutile, mais il y en a dans toutes les familles, alors c’est crédible.

Il est tout aussi crédible de voir Rebecca toute enthousiaste de passer du temps avec sa fille – elle veut des journées parfaites avant la maladie, donc. Malheureusement, la vie n’est pas si simple : la nouvelle de sa maladie la ronge, la tristesse de Kate la ronge aussi. En plus, la majorité des gens présents à la retraite sont venus… en couple. Et elle, elle est là avec sa mère. Evidemment que c’est galère à supporter.

Elle finit par s’en confier à sa mère après un appel de Gregory que sa mère a pris pour Toby, et cette fois, Rebecca a enfin les réactions parfaites pour Kate, réussissant à la bouger pour la faire se baigner dans la piscine pour oublier tout ça. Rebecca en profite aussi pour s’accrocher à ses souvenirs et expliquer à sa fille la raison de son surnom (qui se traduit « insecte », concrètement), réussissant à lui expliquer qu’être sensible ne l’empêche pas d’être forte. La conclusion de tout ça ? Rebecca lui annonce qu’elle doit forcer Toby à assumer son rôle de père. Autrement, elle pourra, de toute manière, éduquer Jack toute seule, parce qu’elle en est capable et c’est tout.

C’est dingue, on n’avait jamais vu ce genre de scène entre le duo mère/fille avant. Pour la première fois de la série, elles semblent vraiment à la même page, et j’adore voir ça. Malheureusement, ça enchaîne par Rebecca devant parler de sa maladie. Les non-dits finissent par être dits donc, sans blesser personne. Mieux que ça, Rebecca est effectivement plus détendue et drôle depuis qu’elle sait ce qu’elle a, et cette scène mère/fille est juste méga touchante.

Un petit karaoké plus tard (vive Ironic !), les deux rentrent et sont vraiment amies comme jamais, parlant même d’un petit marathon Friends à se faire. C’est chouette ce développement, franchement. Kate retrouve donc Toby, et c’est lourd entre eux. La tension est là quand Kevin appelle sa sœur. Ensemble, ils décident de passer le week-end entre triplés et Toby demande alors à sa femme de lui laisser Jack pour le week-end. C’est inattendu comme demande de sa part : elle a bien sûr du mal à le faire, mais elle comprend que c’est ce qu’elle doit faire ; ce qui est une bonne chose.

> Saison 4