English Teacher (S01)

Ça raconte quoi ?

La série se déroule dans un lycée américain, où le protagoniste s’efforce de réconcilier ses idéaux avec les compromis absurdes que lui impose la vie, entre drame perso, humour et réflexions sur le rôle de l’enseignant avec ses collègues dépassés.

Ce que j’en attends…

Quand j’ai vu le titre de cette série, j’ai immédiatement été intrigué, étant moi-même professeur. Je me dis que ça pourrait enfin être une série qui aborde ce qu’on vit au quotidien. C’est toujours bizarre de voir son métier en série, ça sonne souvent faux, mais parfois on a de bonnes surprises. En plus, là, les épisodes durent 20 minutes, alors ça me donne espoir d’avoir affaire à une petite comédie hebdomadaire pas prise de tête. Bon, bien sûr, c’est une série FX, donc je m’attends aussi à ce qu’elle ne se contente pas de dépeindre un quotidien banal, mais qu’elle aille gratter un peu plus loin sous la surface et ne soit peut-être pas que drôle. On verra bien, le synopsis promet de l’absurde.

Un autre point qui me laisse un peu sceptique, c’est la manière dont les séries sur des professeurs tombent souvent dans les clichés. Entre le prof ultra-dévoué qui sauve tout le monde ou celui qui s’effondre sous la pression, je crains un peu qu’on ne retrouve encore une fois les mêmes archétypes et que ça me soule par manque de réalisme. Mais ça, c’est le problème d’être du métier, je suppose.

The Acolyte – S01E01 – Lost/Found – 16/20

Comme toujours, les images, l’esthétique, toute la production est impeccable et vraiment léchée. Le budget est mis où il faut pour que ce soit visuellement attrayant – y compris dans le casting, donc. Pour autant, j’espérais accrocher plus vite à la série. Le premier épisode me laisse avec des questions et une envie d’en savoir plus : il fait son travail, sans que je ne sois à fond pour autant. Je vais me laisser embarquer parce que je sens qu’il peut y avoir de bons côtés dans cette histoire et que j’aime le casting, mais ça semble ne pas être à la hauteur d’Ahsoka, par exemple.

Spoilers

Une Jedi est provoquée en duel dans un bar.


An Acolyte kills the dream.

La mort d’Indara

Est-ce que je deviens vraiment fan de Star Wars ? Je me le demande, car les petits génériques des studios au début, ça m’a fait plaisir de les retrouver… mais pas du tout les explications de texte sur fond étoilé. Comme quoi. Faut dire aussi qu’on m’annonce un temps de paix entre Ordre Jedi et République Galactique qui est sur le point de toucher à sa fin, et que ça me rappelle un peu la géopolitique actuelle. Mais bon, ce n’est qu’un détail.

L’épisode commence à Ueda où nous suivons une jeune femme débarque dans un bar typique de l’univers pour demander à une Jedi de l’attaquer. Drôle d’introduction, mais au moins on découvre une jeune guerrière venue pour se battre. Je suis en plein rewatch de Buffy, les scènes de baston avec des extraterrestres au look de démons, ça me va très bien.

Bon, en revanche, notre jeune guerrière, elle est un peu en galère face à la puissante Jedi – Carrie-Ann Moss est donc de retour à l’écran, ça fait plaisir. J’insiste tout de même sur le « un peu ». Elle n’arrive pas à donner des coups à la Jedi, mais elle se bat sacrément bien. C’est une scène d’introduction qui manque de clarté sur les enjeux, mais qui est excellente pour créer du rythme et nous faire nous poser plein de questions. Je ceux dire la Jedi ne parvient pas à reconnaître la jeune héroïne aux multiples couteaux parce qu’elle a un foulard sur la tronche, alors qu’elle sait qui elle est ? Etrange.

Multiples couteaux ? Cela ne semble ne jamais s’arrêter, forçant la Jedi à sortir un sabre laser pour se protéger. Elle protège aussi, avec la force, le barman manquant de discrétion que la jeune héroïne attaque pour détourner l’attention de la Jedi. C’est super efficace : elle parvient à tuer la Jedi. Adieu Carrie-Ann Moss ? C’était bien la peine de revenir.

Le barman ? Notre héroïne semble hésiter à le tuer, mais comme il a un enfant dans les pattes, elle n’en fait rien. Bien. Vont-ils expliquer quelque chose pour une fois ?

Osha

Générique passe-partout. Réveil de l’héroïne, avec Pip, son droïd mignon qui permet quelques répliques pour Osha. C’est son nom, elle a un nom ! C’est Fillik qui nous l’apprend quand elle le croise en sortant de sa chambre. Les deux semblent être dans un vaisseau et faire partie de l’équipe chargée de la maintenance. Est-ce que pour autant ça va m’embarquer dans un autre univers ?

Je ne sais pas encore. Certes, on voit Osha et FIllik marcher sur le vaisseau et le réparer au plus vite parce que le commandant n’est pas à fond, mais quand on nous vend ensuite une héroïne hantée par des voix venue de son enfance traumatique et probablement enflammée, bon, je suis moins dedans.

Fort heureusement, deux Jedi viennent nous réveiller de cette torpeur : Yord Fandar et sa padawan, Tasi Lowa débarquent donc et sont à la recherche d’Osha, elle-même une ancienne Jedi. Au moins, la série commence à se préciser, on va dire, et puis Yord est interprété par Charlie Barnett, qui est un acteur que j’aime beaucoup. Bref, je suis content de le retrouver et c’est déjà ça.

Il nous explique donc que tout le village d’Osha a été détruit avant son entraînement. Depuis six ans, elle est devenue mécanicienne, mais la mort de la maîtresse Jedi Indara attire l’attention sur elle. Elle a beau être pote avec Yord, il se rend compte que la description qui est faite de la meurtrière correspond à 100% à Osha.

Osha déclare son innocence, trouvant risible qu’on puisse l’imaginer trahir l’Ordre et être capable de tuer un Jedi, mais le barman la reconnaît et est formel. Voilà donc Osha arrêtée.

Le vaisseau

Captive dans un vaisseau, Osha découvre que les criminels violents sont maîtrisés grâce à un parasite collé sur le visage. Elle sympathise brièvement avec ses voisins de cellule, avant de se rendre compte qu’ils sont complètement suicidaires : ils envisagent de s’évader alors que le vaisseau est en hyperespace. Osha réaffirme sa foi dans les Jedi, à un point où je doute qu’elle soit vraiment coupable de ce qui est arrivé à Indara.

Elle aurait mieux fait, en vrai, de suivre ses voisins de cellule : ils parviennent à s’évader en piratant les droïds qui conduisent le vaisseau. Cela signifie qu’ils abandonnent Osha dans un vaisseau qui dérive à l’abandon dans l’espace. Bref, c’est la formule parfaite pour mourir lors d’un crash ça. Elle galère beaucoup depuis sa cellule à trouver un moyen de s’évader, mais y parvient tout de même.

Je dois dire que la scène a réussi à m’attacher à ce personnage plus que je ne l’aurais imaginé. Elle s’en sort grâce à Pip, qu’elle réussit à récupérer au dernier moment et contre toute attente, sans réussir vraiment à maîtriser la Force comme elle l’espérait.

Il lui reste à s’évader du vaisseau en utilisant un pod de secours. C’est super simple à faire apparemment, mais elle culpabilise encore d’abandonner le prisonnier bloqué par le parasite. Elle le libère ainsi pour mieux être abandonnée par celui-ci. Complètement fou, il la bouscule et monte dans le pod, avant de se barrer seul, sans elle. Sympathique. J’ai ri de la situation dramatique. Osha étant l’héroïne, je doute qu’elle soit si vite tuée, hein. Le vaisseau se crashe tout de même.

Coruscant

Un vrai plus de la série est de nous montrer l’entraînement d’enfants se préparant à devenir des Jedi de l’Ordre. C’est plutôt sympathique à suivre, je trouve. Le prof s’appelle Sol et est le personnage sur lequel on se concentre dans cette scène : il apprend l’arrestation d’Osha et ne comprend pas comment on peut la soupçonner. Pour lui, Osha est une ancienne padawan qui était très gentille, bien sous tous rapports et n’aurait aucune raison de s’en prendre à Indara, qui l’avait sauvée. Et pourtant, Indara est aussi celle qui a conseillé de ne pas poursuivre l’entraînement d’Osha.

La série s’attarde un moment sur Sol, qui est évidemment du côté d’Osha, quoiqu’on en dise. Il fait tout pour l’innocenter, déjà, notamment lorsqu’il apprend le crash du vaisseau d’Osha sur Carlac. Tous les autres prisonniers ont été récupérés, déjà, et affirment aux Jedi qu’Osha est celle qui leur a permis de s’évader. Un petit usage de la Force plus tard, Sol a la confirmation qu’elle n’a rien fait – si ce n’est aider le criminel le plus dangereux qui n’a pas hésité à l’abandonner.

Il a encore besoin de négocier un peu, mais Sol parvient évidemment à avoir l’autorisation de partir sur Carlac pour rechercher Osha – qu’il espère en vie quand tout le monde la pense morte. Il prend avec lui une jeune padawan qui n’aime pas bien Yord, apparemment, et Yord lui-même – l’occasion de nous le présenter torse nu parce qu’il avait besoin de repasser ses vêtements et surtout parce que ça ne fait jamais de mal pour les audiences, même en streaming.

Carlac

Le vaisseau d’Osha s’est crashé sur cette planète enneigée et tout le monde la pense morte et perdue… mais elle voit à la porte de son vaisseau une ombre qu’elle décide de suivre en-dehors. Elle fait bien : elle se retrouve nez à nez avec Mae, sa sœur qui lui ressemble beaucoup. Elle est pourtant supposée être morte. Elle a encore une apparence d’enfance, mais Osha a rapidement une apparence d’enfant elle aussi. Et là, ça part en vrille, parce que l’héroïne se retrouve dans une forêt où elle voit son village brûlé, puis se retrouve face à Mae à nouveau, avouant le meurtre d’Indara, puis se réveille. Bien, tout va bien, un rêve, c’est un classique. Elle cherche de plus à venger son village, soit. Et sa sœur lui ressemble ? Sol nous apprend que Mae et Osha sont jumelles… Qui donc a tué Indara finalement ? D’accord, Sol est sûr que Mae est morte, mais tout de même.

À son réveil, Osha est soulagée de voir qu’elle a toujours Pip. Elle fuit le vaisseau avant l’arrivée du trio mené par Sol. Nous la suivons ainsi dans une grotte enneigée où elle ne se doute pas encore qu’elle est suivie par le trio. Rapidement, Osha se retrouve face à un ravin dont elle tombe alors qu’elle essaie de clamer une fois de plus son innocence à Sol.

Il a de bons réflexes le Jedi et il sauve la vie d’Osha, tout en décidant de la croire quand elle affirme que Mae est en vie. C’est facile d’accuser sa jumelle morte d’être une jumelle maléfique, non ?

Le cliffhanger le confirme pourtant, en nous expliquant aussi que pour tuer un Jedi, une lame en métal serait inefficace. Il faut un acolyte, qui tue sans arme – qui tue le rêve. Facile à dire : le type qui nous dit ça à un sabre laser, tout de même. Et il parle à Mae.

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The Acolyte (S01)

Synopsis : Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine… Découvrons les
méandres de l’Ancienne République, bien avant l’ascension de l’Empire, où un acolyte de l’ombre cherche à découvrir les secrets des Sith et à exploiter le côté obscur de la Force.

Pour commencer, The Acolyte est une série qui m’intriguait dès son annonce, mais que je n’ai pas commencé tout de suite. Pourquoi ? Sans doute parce que, malgré l’immensité de l’univers Star Wars et mes détours devenus hebdomadaires à Disneyland Paris depuis quatre mois, cette série a été étonnamment discrète. Peu de promotion, peu de retours de la part des fans, un silence radio étrange – symbole d’un ras-le-bol des fans face à trop de contenu ?

Je ne sais pas. Le casting a des atouts, mais comme je n’ai pas entendu parler de la série, c’est limite ce soir que je le découvre. Pourquoi donc me lancer ce soir, justement ? Je ne sais pas trop. J’ai envie d’une bonne série et j’ai espoir qu’elle puisse l’être. J’ai envie de m’immerger dans un univers différent et d’être happé. La bande-annonce de la prochaine série Star Wars, diffusée hier lors de la D23 au moment où j’écris ces lignes, m’a donné envie de retourner dans cette galaxie lointaine. Le risque, c’est de ne pas accrocher et d’avoir une nouvelle série entamée dans laquelle je vais mettre trois plombes à avancer – si j’avance, d’ailleurs. C’est le jeu, ma pauvre Lucette.

Est-ce que ça valait la peine d’attendre ? Je vous laisse découvrir ça avec moi, épisode après épisode. Que la Force soit avec moi, vous, ou pas du tout du coup, je ne sais plus.

Note moyenne de la saison : 14,5/20 

The Acolyte – S01E01 – Lost/Found – 16/20

Comme toujours, les images, l’esthétique, toute la production est impeccable et vraiment léchée. Le budget est mis où il faut pour que ce soit visuellement attrayant – y compris dans le casting, donc. Pour autant, j’espérais accrocher plus vite à…

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The Acolyte – S01E04 – Day – 14/20

On reprend l’intrigue principale de la saison et j’ai toujours beaucoup de mal à trouver la série bien écrite. C’est souvent maladroit, avec un rythme haché qui peine à introduire son humour et des personnages aux décisions pour le moins…

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The Acolyte – S01E05 – Night – 17/20

C’est un épisode bien plus kiffant avec du rythme, de la bataille, des sabres lasers, des révélations et des rebondissements mal amenés (oui, je ne peux pas faire que des compliments, désolé, il y a vraiment des scènes qui cassent…

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The Acolyte – S01E07 – Choice – 14/20

S’il était temps d’avoir certaines réponses et si j’aime en théorie les épisodes de 42 minutes, celui-ci perd beaucoup de temps à nous réintroduire ce que nous savons déjà pour l’avoir vu dans le troisième épisode de la saison. C’est…

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Voir aussi :

Ahsoka (S01)

Synopsis : Dans l’univers étendu de Star Wars et après avoir fait une apparition marquante dans The Mandalorian, Ahsoka Tano se lance dans une quête personnelle, explorant ses liens avec la Force et traquant des figures emblématiques de la galaxie. Pour commencer, Ahsoka ne me fait pas trépigner d’impatience. Le personnage était sympathique dans The Mandalorian,…

The Mandalorian (S03)

Synopsis : Pour ce début de saison 3, Disney + nous indique que le Mandalorian entame un nouveau périple. C’est tout. On va faire avec, hein. Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 Pour commencer, j’ai hésité à me lancer dans une énième saison en cours de diffusion puisque je suis déjà en retard partout. En…

The Book of Boba Fett (S01)

Synopsis : Après avoir recroisé la route du Mandalorian, Boba Fett et Fennec Shand retournent sur Tatooine. Le chasseur de prime y monte sur le trône de Jabba. Pour commencer, quelle idée de lancer une nouvelle série le 29 décembre 2021 ? Elle arrive trop tardivement pour être vraiment considérée comme une série de 2021, trop tôt…

The Decameron – S01E03 – By Homer, It’s a Winner’s Wreath – 18/20

Les épisodes sont trop longs, ça se confirme, mais qu’est-ce qu’ils sont drôles. C’est un mélange impertinent d’humour, de sexe et de quiproquos qui fonctionne à la perfection. J’ai eu peur un temps que l’intrigue soit trop éclipsée par tous les désirs des personnages, mais ce n’est pas du tout le cas : on avance même plutôt vite dans les rebondissements, et c’est sacrément plaisant à suivre !

Spoilers

Pampinea organise des jeux pour divertir ses invités et fêter son mariage.



Behind closed door, we can do whatever we want.

Un épisode par semaine, c’est hyper plaisant tout en étant un peu de la torture, parce que j’aime vraiment beaucoup cette série. Au moins, ça marque mon été.

Misia

L’épisode commence bien et me fait regretter de ne pas l’avoir vu avant : un peu d’Enya dès le début, ça ne peut faire que du bien. Bon, la scène est un peu triste puisqu’il s’agit du deuil de Misia, mais ce n’est pas grave. Misia prépare donc une couronne de deuil, mais lorsqu’elle fait l’erreur de l’amener devant Pampinea, celle-ci souhaite savoir de quoi il s’agit. Et c’est ainsi qu’on se retrouve avec une couronne de la victoire.

Misia organise donc des festivités pour chacun de nos personnages, histoire de fêter le mariage sur le thème de la pureté. Tindaro en profite pour charmer Licisca – qu’il pense toujours être FIlomena – et Panfilo demande à Pampinea le récit de son mariage. L’improvisation vaut ce qu’elle veut et on s’amuse de tous les quiproquos et toutes les grimaces déjà en place entre les personnages. Franchement, il y a de quoi rire un bon coup.

Le concours du jour ? Il consiste en plein d’épreuves toutes plus loufoques et idiotes les unes que les autres. Pampinea fait tout pour les gagner, quitte à tricher de manière bien visible devant tout le monde. J’ai bien ri sur le concours de lancer de plumes ou le concours de dessin. Les scénaristes sont forts, les acteurs s’éclatent. Oh, et on notera que le côté « racontons des histoires » correspond enfin à ce qu’est le livre inspirant la série… mais bon, c’est clairement pour le fun plus que pour autre chose.

Les jeux (de l’amour ?)

Licisca a couché avec Dioneo la nuit précédente, et trois fois plutôt qu’une. Elle finit par s’en vanter auprès de Filomena qui est absolument dégoûtée. Dioneo est peut-être sexy, mais il n’en reste pas moins de la classe inférieure. Les scénaristes en profitent pour établir de nouvelles règles entre ces deux personnages : une fois dans la chambre, elles reprennent les rôles qu’elles sont censées avoir. Ou plutôt, Filomena se permet de faire ce qu’elle veut sans jouer la servante, y compris critiquer tout ce que peut faire Licisca.

C’est excellent pour l’humour et Filomena est vraiment un personnage génial. Pendant le reste de l’épisode, elle fait de son mieux pour être une servante, mais ce n’est pas si évident. On la voit donc parler et faire des remarques ironiques un peu trop souvent, s’attirant les foudres de Misia. C’est plutôt marrant à suivre.

En plus, en parallèle, Licisca se fait une ennemie en la personne de Pampinea. C’est assez inattendu, mais elle en a marre des jeux de Pampinea avant les autres et n’hésite pas à le faire savoir, défiant à plusieurs reprises les décisions de son hôtesse. Pampinea pète un câble, assez légitime, mais quand l’aigle de Sirisco choisit Licisca comme grande gagnante du dernier jeu, elle est forcée de se reconnaître ex-aequo (lol) et d’aller bouder dans sa chambre.

Sirisco fait tout ce qu’il peut pour la réconforter avec un livre de dessins du vicomte, et… c’est étrange de les voir si proches d’un coup, à commenter les dessins de « paysages » du vicomte, qui sont clairement des dessins pornographiques en fait. Il faut ce qu’il faut pour justifier ce qui suit avec Pampinea qui cède totalement aux désirs de la chair – notamment quand Sirisco lui montre comment le vicomte l’aurait embrassé.

Dioneo serait discret selon Licisca… mais bon, il se réveille bien tard, et uniquement grâce à Tindaro. Ce dernier est amoureux fou de celle qu’il pense être Filomena. Il envisage déjà de l’épouser et en parle à son médecin pour avoir ses conseils. C’est si drôle : Dioneo vient juste de coucher trois fois avec elle, alors il fait tout pour qu’elle reste célibataire. Quel succès cette Licisca !

Et quel succès ce Dioneo, parce que Neifile passe également l’épisode à essayer d’attirer son attention et à la chauffer, tout en continuant de prétendre qu’elle est pieuse. Pampinea et Licisca n’hésitent pas à lui faire remarquer qu’elle est assez ridicule dans ce rôle, d’ailleurs. Licisca peut se le permettre de toute manière, parce que la nuit suivante, c’est encore elle qui est dans le lit de Dioneo. Celui-ci est assez surpris de voir qu’elle est déjà de retour, sans sembler se sentir honteuse ou regretter quoique ce soit. Et pendant qu’elle couche avec Dioneo, notre pauvre Neifile continue de fantasmer sur lui pendant ses prières du soir. Difficile de lutter contre ses pulsions, même pendant les prières.

Sexe

On a donc droit à un super montage de Neifile lisant la Bible, puis se masturbant sur « All I ever think about is sex ». On est à deux doigts de la pornographie, en vrai, parce que le montage enchaîne sur du sexe entre plein de personnages – Sirisco prenant la place du Vicomte (et Misia est au courant) ; Licicsca qui se matte dans le miroir de la chambre de DIoneo…

Et bien sûr, il faut encore plus de sexe pour conclure ce montage. Un nouveau beau gosse débarque à la villa, en la personne du postier. C’est évidemment Panfilo qui ouvre la porte à Andreoli et tombe immédiatement sous son charme. Pourtant, il apporte de mauvaises nouvelles – encore un décès dans la famille de leur hôte de toute manière morte, mais aussi la ruine pour Panfilo. En effet, toute sa fortune a été confisquée par les banques et il est temps pour lui d’assurer son futur (et celui de Neifile) en obtenant une place définitive auprès de Pampinea.

Le jour, il prétend donc trouver Pampinea brillante et drôle. Le soir, il couche avec Andreoli dans la grange – et ce sont les seuls que l’on voit complètement nus finalement. Pourtant, c’est peut-être la relation qui a été la plus bâclée, parce que l’on passe d’une scène où ils se parlent en se draguant à peine à une scène où ils couchent ensemble.

Si tout le monde couche avec tout le monde dans le plus grand des calmes et dans la joie la plus totale, il reste tout de même quelques épisodes. On enchaîne donc avec Sirisco forcé de faire peur à des hommes voulant rentrer dans la villa et se prenant un peu trop pour l’homme de la maison. Pampinea est forcée de le remettre à sa place, l’engueulant devant toute la maison et en profitant pour dire que ses invités sont des couards.

Sirisco ? Il est remis à sa place en public, certes, mais aussi dans la chambre de Pampinea où elle lui demande de l’appeler à nouveau « Vicomtesse » et de ne plus jamais s’introduire sans son autorisation. Il ne serait qu’un vaisseau à travers lequel elle jouit du vicomte ? Parfait. Il semble bien le prendre, avant de l’enchaîner avec des réflexions assassines pour sa confiance en elle-même déjà peu développée.

Trahisons

En parallèle, Neifile a de plus en plus de pensées impures et s’en confie à Panfilo, qui la réconforte comme il peut. Rassurée, elle décide de se mettre nue devant Dioneo, qui était plus occupé à chercher Licisca (qu’il pense toujours être Filomena). C’est dur pour son avenir à lui, en vrai, il fait le choix de Licisca plutôt que Neifile. Elle lui en voudra – et il se retrouvera sans titre de noblesse alors que c’est un peu ce qu’il vise aussi. En plus, Licisca n’est là que pour les plaisirs de la chair, non ?

Cela semble assez peu l’intéresser quand Dioneo lui fait une déclaration d’amour. Pourtant, elle commençait bien mieux que toutes celles de Tindaro. Cela finit par faire rire Licisca, surtout quand il lit les didascalies de son propre texte. Malheureusement, ça signifie aussi qu’elle paraît sacrément charmée par Tindaro, et le tout devant un Dioneo complètement jaloux. Il faut dire que Tindaro s’invite dans la chambre de Filomena le soir-même.

L’air de rien, on se dirige donc vers une rupture inattendue entre Licisca et Dioneo. Le pauvre était fou amoureux d’elle et se retrouve à devoir supporter qu’elle lui dise qu’elle est libre de faire ce qu’elle veut pour son futur. Quant à Tindaro, il est tellement content de lui qu’il finit par envisager de se marier avec « Filomena ». Cela pousse Dioneo à envisager de l’empoisonner. Après tout, il a besoin que son maître soit en mauvaise santé pour justifier sa présence à la villa et l’amour lui donne des ailes. Jolie trahison !

Dioneo en arrive à faire une jolie déclaration d’amour à Licisca, encore. Il sait qu’elle est noble (lol), mais souhaite s’évader avec elle de la villa. Vivre en la voyant avec Tindaro, pourquoi pas… mais la voir amoureuse de Tindaro, c’est impossible. « Filomena » est à deux doigts de révéler sa véritable identité à Dioneo, mais préfère finalement coucher avec lui. C’est dommage, parce qu’il aurait mieux fait de rester auprès de Tindaro : celui-ci est malade, mais la cuisinière s’occupe correctement de lui. Elle comprend bien vite qu’il est empoisonné, lui file un remède et le met en garde contre le docteur. Tindaro se met donc en quête de retrouver Dioneo, pour mieux le voir en train de coucher avec Licisca dans sa chambre. Oupsie.

Pendant ce temps, dans la cuisine, la vraie Filomena se lie d’une amitié assez improbable avec Misia. Est-ce qu’ils se dirigent vers un autre couple improbable ? Filomena est tellement dégoûtée par les serviteurs en théorie… À moins que ce ne soit par les hommes comme Dioneo ? Elles commencent l’épisode en se détestant, avec une Filomena qui n’hésite pas à se moquer de Misia, et elles finissent potes. On sait vers quoi ça se dirige.

Cliffhangers

Du côté des inattendus, Panfilo prend le temps de papoter avec Sirisco. Il se le met dans la poche l’air de rien, en l’écoutant se plaindre et en l’invitant à se plaindre encore plus. C’est ainsi que Panfilo apprend la mort du vicomte. Franchement, ça m’a provoqué un petit sursaut de surprise et ça m’a confirmé que j’étais à fond dans la série.

Le cliffhanger est excellent lui aussi : Pampinea annonce qu’elle est enceinte du vicomte (lol) à la surprise générale, mais est interrompue par Tindaro qui vient confronter Dioneo. Il annonce à tout le monde que son médecin l’empoisonne, le destitue aussitôt, lui fait retirer ses vêtements (avant de se rendre compte que ça ferait trop plaisir à d’autres) et… demande en mariage « Filomena ». Licisca accepte évidemment, devant un Dioneo dépité. Jolie tournure surprenante des événements.

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