Ironheart – S01E06 – The Past Is the Past – 08/20

J’allais écrire que c’est une conclusion à la hauteur de la série, mais en fait, je ne peux même pas le rédiger comme ça, car précisément, ce n’est pas une conclusion. On se précipite vers une fin de saison qui reste très ouverte quand la certitude d’une saison 2 est loin d’être gagnée. Peut-être que j’aurais dû faire l’économie du visionnage de cette série, parce que cette fin est plus énervante à laisser les choses en plan sans explication des actions de ses personnages… Et en même temps, j’avais envie d’une petite dose de Marvel alors je ne peux même pas le regretter. Allez, c’est vu, on passe à autre chose. Et à une autre année !

Spoilers

Il est temps de voir Riri et la Cape s’affronter.

Right now, you look like shit. But soon, you’re gonna look like the king you’re born to be.

Le dernier épisode ne fait que quarante minutes ? Bon, tant mieux, il est temps de conclure cette histoire qui touche largement à son terme. Vraiment, ils n’avaient pas de quoi faire six épisodes. En fait, je crois qu’ils avaient de quoi en faire 12, mais qu’ils ont condensé en six en laissant de côté beaucoup de choses utiles.

Cet épisode reprend contre toute attente sur le flashback où John sauve la vie de Parker pendant un braquage. Ils prennent la fuite et se séparent : c’est là que Parker tombe sur un homme avec une cape. Celui-ci lui promet de pouvoir l’aider et l’invite à manger au restaurant en faisant apparaître la porte d’une pizzeria sous un pont. C’est fou.

L’homme essaie de convaincre Parker qu’il peut devenir une légende et qu’il devrait l’être. Voyant Parker déconcentré par une famille bruyante, il utilise ses pouvoirs pour faire taire la famille, puis demande à Parker ce qu’il souhaite vraiment. On dirait Lucifer, franchement. En tout cas, Parker demande à être riche, plus riche que son père, et à devenir roi. L’homme à la cape lui promet que ce sera le cas et passe un marché avec Parker. On ne sait pas exactement le prix que Parker va devoir payer, mais il accepte malgré tout. Pas étonnant que dans le présent, il finisse avec des veines rouges partout sur le corps, hein.

Dans le présent, justement, on retrouve Ezekiel et Parker qui partagent un festin. C’est bien simple : Ezekiel n’a pas le choix de manger et de faire tout ce que Parker lui demande, même se foutre une fourchette dans la jambe. Ben oui, c’est ce qui arrive quand on essaie de s’attaquer à Parker alors qu’on est fabriqué pour le protéger quoiqu’il arrive. Ezekiel paie cher ses petits pouvoirs, franchement, il n’a plus aucun libre-arbitre.

De son côté, Parker paie cher sa richesse. Certes, on lui a donné les moyens et les outils d’obtenir tout ce qu’il voulait, mais maintenant qu’il est super-riche, il comprend aussi qu’il est super-seul. Bref, il faut faire attention à ce qu’on souhaite, oh, wow, quelle surprise. Il essaie de confronter l’entité qui lui a donné la cape, mais il la fait plus rire qu’autre chose avec ses petits désirs de mortel d’en vouloir toujours plus. Quel ingrat. Parker finit par comprendre qu’il doit garder la cape le plus possible pour obtenir plus de pouvoir.

Quand on en revient à Riri, c’est pour mieux la voir péter un câble. Elle veut absolument retrouver Natalie, mais comprend que la réponse ne peut pas passer par la technologie. Ce n’est pas grave : elle décide d’utiliser l’armure pour arrêter Parker – amusant comment elle l’appelle désormais la Cape comme tous les autres parce que c’est son nom Marvel – et de demander ensuite à la magie de lui rendre Natalie.

Elle n’écoute pas tous ses alliés qui lui demandent de prendre le temps de réfléchir à ce qu’elle fera ou à ce que la magie a changé à son armure, se barrant aussitôt pour arrêter la Cape. Pardon, mais quelle est l’urgence ? Elle ne sait pas que plus personne n’est après elle, certes, mais même dans ce cas, tant qu’on ne la retrouve pas, elle a l’avantage ?

Bon, il ne reste pas assez de temps pour se poser tant de questions : elle se rend à la pizzeria pour attaquer la Cape, mais elle tombe d’abord sur Ezekiel, dont elle comprend vite qu’il a été hacké. Le combat entre eux est expéditif, mais leur permet de parler entre deux coups. Elle trouve le moyen de faire en sorte de le rebooter. Certes, ça passe par quelques coups, dont un entre les jambes, mais ça finit par fonctionner. Désactivé, Ezekiel confie tout de même à Riri qu’il a toujours beaucoup de haine et de rage. Il ne sait pas quoi en faire, évidemment. Bref, il promet que ce n’est pas fini entre eux et non, ils ne sont pas amis.

Une fois qu’elle en a terminé avec lui, Riri décide d’aller confronter Parker. On découvre alors que l’armure possède une belle puissance magique pour faire face à Parker. Celui-ci devient invisible devant elle, mais elle ne se laisse pas faire et le fait réapparaître. Le combat prouve que la magie déshumanise complètement Parker, mais elle ne parvient pas pour autant à lui faire entendre raison.

Ainsi, le combat finit par une petite explosion qui laisse Riri bien mal en point, sans son armure et face à un Parker qui a deux flingues. Il promet de lui tirer dessus pour venger John, sauf que quand il le fait, il comprend que Riri n’est qu’un hologramme. En fait, elle est derrière lui dans la fumée.

Elle réussit donc à lui arracher la cape en le prenant par surprise. J’avoue m’être fait berner aussi par cette surprise, mais c’est principalement parce que rien ne laisse supposer que l’armure est capable de créer ce genre d’hologramme sur demande et que rien n’explique comment Riri le fait. C’est vraiment un « ta gueule, c’est magique » de plus – mais sans la magie, parce que là, c’est la partie technologie de l’armure qui le permet.

Je ne suis donc que moyennement convaincu et c’est dommage, parce que l’intrigue s’arrête comme ça pour Parker. Il n’a plus sa cape, et hop, problème (mais quel problème en fait ?) réglé. Le problème, c’est qu’être séparé de la cape blesse énormément Parker. Il est comme un drogué en manque. Elle le sait, mais elle s’en fout. Elle le laisse agoniser dans sa douleur et reprend l’ascenseur pour se barrer. Le laisser en vie ne me paraît pas une super idée : il a toujours énormément de pouvoir et d’argent, non ? Il a toujours envie de tuer Riri ? Pourquoi considère-t-elle que le priver de la cape suffit à le rendre inoffensif ? Non, vraiment, ça n’a pas de sens et ça m’énerve.

Une fois qu’elle sort de l’ascenseur, elle tombe toutefois sur l’Entité qui la prive de son armure. Voyant ses pouvoirs, Riri comprend vite qu’il est le magicien qui a donné la cape à Parker. Il essaie évidemment de passer un marché avec Riri, parce qu’il comprend qu’elle peut lui être utile. Elle a de la rage, se sent aussi incomprise et non écoutée que Parker, bref, elle est sa victime idéale et habituelle. C’est amusant.

Riri est sûre d’avoir affaire à Dormammu, car la sorcière lui a parlé de lui, mais il révèle finalement son nom : Mephisto. Allez, on continue de nous namedrop tout plein de Marvel et ça permettra la suite du MCU sûrement. Il propose le même marché à Riri qu’à Parker : elle perdra un truc qui ne lui manquera pas si elle lui fait confiance. Soit.

Pourquoi le ferait-elle, cela dit ? Elle semble l’envisager : il lui promet de rendre Natalie et c’est exactement ce qu’elle voulait. La série nous fait alors un truc étrange : Riri accepte le marché de Mephisto. Cela permet de faire revenir Natalie, mais une Natalie qui est désormais capable de toucher Riri et les objets autour d’elle. WTF ? On termine sur un cliffhanger total, parce que Riri s’est juste assurée que Mephisto n’en avait qu’après elle, mais… Je ne m’attendais pas à cette fin. Je suis loin de penser qu’il pourra y avoir une saison 2 en plus.

Post-générique, on retrouve Parker qui débarque dans la boutique de la sorcière, Zelma. Il n’a plus de cicatrice, plus de traces de son pacte avec Mephisto, mais il propose à Zelma de faire un marché. Il a besoin de plus de magie, du genre magie du Supreme et il sait qu’elle peut l’aider à en avoir. Encore un cliffhanger ? Mais… pourquoi ? Depuis quand ils ont pour ambition de faire des saisons 2 ?

En bref

Marvel me manque toujours autant quand je vois ça. Les critiques négatives avaient grandement raison : la série manque de cohérence, de clarté dans ses enjeux et les personnages prennent des décisions contradictoires, quand ce ne sont pas les scénaristes eux-mêmes qui se contredisent. Tout ça, on peut encore s’y faire. Mais quand en plus la série ne parvient pas à boucler son histoire en six épisodes…

J’ai vraiment eu l’impression qu’ils rushaient une partie de ce qu’ils voulaient raconter et ne nous présentaient pas toute l’histoire, en plus ! C’est trop bizarre. Je n’ai pas réussi à accrocher autant que je le voudrais, mais j’adore toujours autant l’actrice qui joue Natalie. J’ajoute à ma liste de bonnes actrices dans de mauvais rôles Riri, évidemment, et je vais à présent me demander sous quelle forme cette histoire continuera.

Je ne vois pas Marvel offrir une saison 2 à cette histoire, mais comme ça se termine sur de gros cliffhangers… Non, vraiment, c’est étrange.

Heated Rivalry – S01E06 – The Cottage – 15/20

Aaah. J’ai l’impression que la série vient juste de commencer et la saison est déjà terminée. J’en ai marre des mini-saisons, rendez-moi les networks ! L’histoire commence à peine pour Shane et Ilya aussi, et c’est aussi parce que cet épisode prend ENFIN le temps de se poser et de développer une vraie relation. Je sais bien que enemies to lovers et tout, mais je n’ai jamais autant senti que dans cet épisode leur rivalité alors même qu’elle n’est plus un élément de tension. Et sinon, que cet épisode développe autant de choses, prenne autant son temps, c’est un vrai point positif. Juste, l’attente pour la saison 2 va être longue à présent, alors qu’il y a plein de choses que je souhaite voir désormais.

Spoilers

Comme une envie de passer des vacances au cottage.


For the next two weeks, let’s just be honest with each other.

Joyeux Noël ! Oui, j’ai encore mis de côté le blog pendant la période des fêtes, oui, je n’arrive pas à être aussi régulier ici que ce que j’ai pu l’être pendant des années et oui, j’ai toujours envie de l’être mais je me laisse emporter par d’autres choses – comme la vie. Malgré tout, toute la semaine, mes réseaux sociaux ont été envahis de Heated Rivalry et de blagues sur le cottage. Malgré tout, j’ai revu plein de fois cette semaine la dernière scène de l’épisode précédent. Aussi, avant d’être trop spoilé et malgré les nombreux cadeaux qui m’attendent, je me dis qu’il vaut mieux voir cet épisode au plus vite… Quitte à être frustré par l’attente interminable de la saison 2 (parce que ça va être quelque chose, encore, elle n’est pas écrite pour l’instant).

Et la dernière scène de l’épisode précédent ? Désolé, mais sans la chanson et sans le « huh ? » final de Shane comme dans le récap au début de ce dernier épisode, c’est quand même vachement moins cool. La première scène de cet épisode voit Scott monter sur scène pour raconter qu’il a accompli son plus grand rêve en remportant la coupe un mois plus tôt.

Pourtant, son discours finit par tourner autour de sa vie privée, inévitablement. Son coming out est extrêmement vu et commenté par tous – et il est heureux de recevoir des messages de fans, y compris de très jeunes fans gays, pour que ce ne soit pas qu’une insulte qu’on balance dans les vestiaires quand il est question de hockey. Scott parle de sa solitude, de la difficulté d’avoir été gay et insulté, indirectement, pendant des années. Le discours est réussi. Il est prenant. Il est aussi grandement hors sujet – parce qu’il a beau dédier son trophée à son équipe et son coach, il ne parle finalement que de sa relation. Mais en même temps, peut-on lui en vouloir ?

Des années de silence, ça vaut bien qu’on parle un peu de la peur paralysante du coming-out dans les médias. Et pas que dans le monde fictif d’Heated Rivalry, du coup. La scène est sympa, se termine par Kip qui voit tout ça depuis son bar gay préféré avec tous ses amis et… oh, c’est mignon. Sans plus, cette fois.

On s’attarde ensuite sur la rivalité chaude qui donne son nom à la série : Shane se rend à l’aéroport pour récupérer Ilya qui vient d’arriver. Ce dernier est tellement terrifié d’être là et de passer l’été avec Shane. Pour autant, il est vraiment venu et c’est très bien comme ça. Ils ont deux heures de route à faire ensemble. Shane est soulagé de savoir qu’Ilya n’a croisé personne et lui dit qu’il a tout prévu : le cottage est plutôt discret et retiré de tout, et il a dit à ses parents qu’il partait dans une retraite silencieuse. Un sacré silence, si vous voulez mon avis.

A l’arrivée, Shane reproche à Ilya d’avoir joué malgré sa blessure aux côtes, et il refuse donc de laisser Ilya porter ses sacs. Quel homme galant. Il a déjà fait les courses, il a un chalet de malade mental tellement il est beau et il s’inquiète de savoir si Ilya a soif. Aha. Soif de lui, très clairement. Le cottage est mignon tout plein, hein, et ils le baptisent vite. Tant pis s’il y a des vitres absolument partout.

Au moment de coucher ensemble sur le canapé, Shane explique qu’il n’a couché avec personne depuis un moment et que ça ne durera peut-être pas bien longtemps. La réponse d’Ilya est incroyable pour lui : lui aussi n’a couché avec personne depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, il y a des mois. Oh. Les voilà enfin et pour de vrai en couple, même s’ils ne le disent pas explicitement. Que c’est bien.

S’ils ont très envie de faire l’amour (sans même prendre une douche avant malgré le voyage, eh), Shane propose ensuite d’emmener Ilya dans la chambre qu’il occupera. Pardon, mais ? Est-ce qu’il a prévu de ne pas rester dans la même chambre que lui ? Ils sont certes en train de s’amuser et entrent dans un jeu de rôle un peu con, mais… c’était étrange comme développement. Tout ça pour coucher ensemble sur un lit, en plus.

D’ailleurs, alléluia, Shane veut fermer les putains de volet. C’est la base quand tu es une célébrité, non ? Ilya lui dit de ne pas le faire et jette la télécommande. Ils veulent vraiment vivre dans le danger. Je suis surpris que la série coupe la scène de cul qui suit, par contre. On passe de Shane qui va tailler une pipe à Shane qui gère le barbecue pour faire des hamburgers. What the fuck ?

En tout cas, ils sont mignons dans leur petite vie de couple. Ils paraissent si rangés et simples, si peu affamé de sexe (oui, oui, même dans la scène précédente). C’est donc ça de vieillir ? Ils se promettent d’être honnêtes pour deux semaines et finissent par parler bien rapidement de leur relation. Ilya cherche à savoir qui est au courant de leur couple, mais souhaite aussi savoir si les parents de Shane savent qu’il est gay.

Celui-ci n’est clairement pas prêt à en parler – ni à en parler avec Ilya, ni à l’avouer à ses parents. Il me fait tellement de la peine à avoir peur comme ça de son coming-out. Il a beau dire que ça a un peu à voir avec Ilya, on sent bien que c’est lui qui n’est pas à l’aise. Et je comprends bien pourquoi, mais il faut aussi qu’il se fasse à l’idée que c’est sa vie.

Cet épisode est si bien : on a enfin affaire au couple et à la romance que la série vendait. Certes, ça traîne en longueur et il ne se passe pas grand-chose à première vue, mais dans les détails, c’est ouf. Les deux personnages creusent vraiment dans le passé de l’autre, ils apprennent à se connaître comme un couple le ferait : il y a les moments ridicules, comme quand Ilya a peur d’un oiseau, et les moments terribles, comme quand il raconte la mort de sa mère, confortablement installé sur les genoux de Shane. Enfin. Cela n’a pas l’air si confortable, en vrai.

J’ai eu plus de mal avec la scène suivante, quand Ilya est tellement excité à l’idée d’être avec Shane qu’il le force un peu : Shane est au téléphone avec Hayden, ça ennuie Ilya qui ne peut plus jouer au jeu vidéo avec lui (j’ai ri du côté « ma tête est sur la couverture ») et qui décide donc pour se venger de l’exciter, le masturber, lui faire une pipe. Pardon, mais Shane a clairement dit non tellement de fois que je ne trouve ça ni excitant, ni mignon. Je vois bien que, dans le fond, on nous dit ensuite que Shane était consentant et a trouvé ça sexy… mais en vrai, non, ça ne l’est pas. Non, c’est non. On en est encore à dire ça en 2025 – et à paraître chiant et emmerdeur de tourner en rond quand on le dit, en plus. Eh, ça me sort un peu de l’épisode.

Je me suis rapidement calmé ensuite, pas quand on les a vus faire un foot, mais quand il a commencé à être question du futur. Ce n’est pas évident pour eux : Ilya n’en peut plus de la Russie et veut se simplifier la vie. Il envisage ainsi de jouer pour Boston. Certes, il serait un sacré rival pour Shane, encore et toujours, mais au moins, ils se rapprocheraient. Par contre, ça suppose aussi de se marier avec Svetlana pour Ilya.

On sent assez vite que ce scénario dérange Shane. Ils essaient d’en parler, tout en se touchant les pieds dans une scène d’intimité de couple qui passe bien – on n’est pas sur du sexe, juste sur deux amants qui commencent à parler d’avenir.

C’est au beau milieu de la nuit que Shane, incapable de dormir, réveille Ilya avec un plan pour leur futur. Et il voit très loin : une action caritative menée ensemble pour se rapprocher publiquement sans que ne soit bizarre, une carrière pour Ilya qui ne serait plus à Boston, mais à Ottawa pour se rapprocher de Montreal et donc de Shane, un futur très lointain où, une fois à la retraite, ils pourront se mettre ensemble. En vrai, je dis « très lointain », mais la retraite en hockey ne doit pas être si loin.

Ce qui est sûr, c’est que c’est surprenant de les voir envisager un avenir ensemble à ce point. Ilya lui balance donc qu’il l’aime. La réponse de Shane ? Holy shit. Suivi d’un « I love you too ». Ils sont si mignons. Si perdus. Si amoureux. Je me laisse complètement balader par cet épisode, alors que j’étais énervé quelques minutes avant. Ils sont passés de plan cul à relation de couple de manière bien peu crédible et trop peu développé, je trouve, mais c’est très bien pour eux. Et c’est une belle représentation, en vrai.

Ils sont amoureux comme tout, voient des jolis couchers de soleil et couchent ensemble, avec Shane et Ilya qui prennent encore le temps de poser de grandes questions sur « comment on a pu laisser tout ça se passer ? » au moment où Ilya s’apprête à pénétrer Shane. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était un peu drôle.

Et au milieu de tout ça, Shane continue de penser au futur : il propose à Ilya d’ouvrir une école de hockey et de donner des financements pour la santé mentale, pour lutter contre les pensées suicidaires (comme celles qui habitaient la mère d’Ilya).

Le temps semble passer vite et lentement à la fois au cottage, et c’est un peu pareil pour cet épisode qui n’en finit pas mais avance si vite à la fois. On retrouve ensuite le couple en train de se baigner tranquillement, avec un peu d’humour et un téléphone laissé de côté. C’est ce genre de journée d’été où rien ne compte que la paresse et l’oisiveté et ça a l’air si bien.

Leur plus gros problème ? Savoir s’ils mangent les pates de la veille ou s’ils se font des hotdogs. Ils remontent donc vers le chalet et ne peuvent apparemment pas rester éloigné l’un de l’autre bien longtemps. Comme d’hab, donc, sauf que cette fois, il y a le père de Shane dans la cuisine et il les voit à travers la fenêtre.

Ca aurait pu passer l’air de rien, mais bon, Ilya était en train de l’embrasser. Au moins, pour une  fois ils ne sont pas en train de coucher, c’est déjà ça. Il n’empêche que c’est la fin du paradis pour les deux stars. Le père de Shane a donc vu son fils embrasser son pire rival. C’est un peu violent comme coming out. C’est pour cela qu’il vaut mieux dire les choses tant qu’on le peut, je suppose – mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’aborder le sujet, et encore moins de tout avouer comme ça.

Le père de Shane n’est pas excellent dans sa réaction en plus, parce qu’il choisit de se barrer, tout simplement. Shane essaie bien de le rattraper, une fois remis de son choc, mais non. Ilya est drôlement incroyable dans cette scène : je ne reconnais pas tellement le personnage. Il insiste sur le courage de Shane, il le soutient sans s’énerver, sans rien dire, finalement. Shane vit son pire cauchemar, mais Ilya souhaite être là pour lui. Il lui propose même de l’accompagner chez ses parents. Et quand Shane se met à genou devant Ilya, cette fois, c’est juste pour pleurer.

En vrai, Shane est tellement stressé que je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui conduit ensuite pour aller chez ses parents. Ilya porte le t-shirt de l’équipe adverse, ce qui est hilarant quand on sait qu’il va rencontrer officiellement ses beaux-parents. À l’arrivée, Shane ne sait plus où se mettre ou quoi penser.

Son père avait juste oublié son chargeur chez Shane et il a été servi. C’est un peu gros cette histoire après autant de temps, mais soit, on fera avec. Shane présente donc Ilya à ses parents, après avoir annoncé qu’il était gay. Sa manière d’enfin le dire, après tant de temps, c’est presque trop simple. J’ai de la peine pour lui quand même, parce que ce n’est pas évident comme coming-out, d’être pris par surprise dans l’intimité et tout.

L’avantage, c’est que les parents prennent tout ça plutôt bien : ils ne s’énervent pas, ne l’insultent pas, ne semblent même pas si affectés que ça par les mensonges de Shane. Eh, la mère reconnaît qu’ils se doutaient – ou en tout cas qu’ils s’étaient posés la question de savoir s’il pouvait être gay. De là à imaginer que leur fils couchait avec son pire ennemi, en revanche, ça, ils n’étaient pas prêts.

Les parents se posent quand même la question de savoir quand leur relation a commencé, et c’est si drôle. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas poser, je crois, parce qu’ils découvrent que leur fils leur cache une décennie de mensonge et de baise avec Ilya – même si le mot baise n’est pas exactement plaqué comme ça sur leur relation.

Shane m’a tellement fait rire à détester le mot « lovers », mais ce qui m’a achevé, c’est la mère qui passe à l’alcool. Elle sort de la vodka, pour Ilya, ce qui est une pure blague en vrai, et une prise de risque. Les parents posent aussi de bonnes questions sur le futur. Ils gèrent la carrière de Shane depuis si longtemps que c’est logique. Cela dit, rien ne vaut le moment où la mère se demande si son fils a pu laisser gagner Ilya, parce que bon, y a des priorités dans la vie et la sienne, c’est le hockey.

De son côté, Ilya s’en sort bien de son coming-out bi auprès des beaux-parents, en annonçant qu’il n’a jamais été amoureux que de Shane, même s’il a couché avec plein de femmes. Ils commencent à se faire du pied sous la table, ce que je trouve quelque peu osé, mais allez, pourquoi pas. Ils aiment vivre dangereusement.

En vrai, Shane vit son cauchemar, mais ça se passe plutôt bien : les parents de Shane prennent tout ça si positivement. La mère a un peu de mal à digérer tout ça, mais ce qu’elle ne digère pas, c’est que son fils se soit senti si mal : elle aurait aimé qu’il puisse le dire sans que ce ne soit si difficile. Et là, une fois de plus, bordel ce jeu d’acteurs. Je suppose que ça peut paraître lent, long et pas crédible, tout ça, mais le jeu des deux acteurs dans cette scène est très réussi. C’est une très belle scène de coming-out, finalement.

La mère a l’occasion de s’excuser, à dire à Shane de ne pas avoir honte, de ne pas s’excuser et… à lui dire qu’elle est fière. C’est si beau. C’est la réaction que tout le monde devrait avoir, c’est celle qu’on voit de plus en plus souvent à la télévision, mais soyons francs, ce n’est pas toujours celle qui se déroule dans la réalité.

Sinon, de retour à table avec Ilya, la mère est surprise de découvrir que son gendre est prêt à trahir Boston pour aller jouer à Ottawa – eh, la fidélité en hockey, c’est important aussi – mais elle comprend ce que ça signifie pour le sérieux de la relation de son fils. Le père s’intéresse aussi au cas de Scott, pour savoir s’ils ont pu communiquer. Il est intéressant et surprenant de voir qu’Ilya l’a contacté – j’aurais attendu ça de Shane, à la rigueur, même s’il est vrai que c’est Ilya qui a été le plus chamboulé.

En tout cas, il est clairement question d’avenir et de coming-out à faire à plus grande échelle, Shane entame alors une jolie crise d’angoisse. Je crois que tout ça est un peu trop concret pour lui – avoir sa mère qui vante le courage de Scott, c’est quelque chose. Et ce qui calme son angoisse ? Shane qui lui dit que sa famille est là et que son petit-ami est là. Tout est bien, tout est si bien.

Quelle tristesse que ce soit déjà la fin d’épisode. Le générique de fin se déroule alors que Shane et Ilya rentrent au cottage. C’est frustrant, j’ai l’impression que ça ne fait que commencer vraiment. Il y a tellement encore à raconter. Les acteurs ont signé pour trois saisons, la deuxième est validée par la chaîne. Vivement la suite. Ce générique de fin où ils rentrent en voiture, comme un couple, est si mignon. Si long aussi. Si banal, en fait.

En bref

Mon avis sur la série fait un peu un grand écart entre le début et la fin, parce que ça partait vraiment mal : je pensais avoir une romance, j’ai eu un plan cul qui ne pensait qu’au sexe. Pourtant, sur la fin, j’ai une série mature qui me parle représentation – et qui le fait bien – tout en développant un couple très sain dans un contexte toxique ; j’ai une vraie romance, des personnages qui grandissent ensemble. En chemin, il y a Kip/Scott, un couple qui était bien plus ce que j’attendais de cette série que ce que la série a proposé.

Et mon avis au milieu de tout ça ? En perpétuelle évolution. Je ne sais pas quoi penser : la saison est trop courte, les épisodes trop différents, le rythme incroyablement expéditif au début et si lent ensuite… C’est un petit OVNI, mais c’est ce qui rend la série si bien, peut-être ? Je n’ai pas su à quoi m’attendre d’un bout à l’autre.

Enfin, si, il y a une constante dont j’ai peu parlé dans mes critiques tant elle est évidente et saute aux yeux : les deux acteurs principaux sont incroyables. Ils ont une alchimie qui crève l’écran et qui les rend immédiatement beaux et attachants. On a envie de les voir ensemble, envie de les voir s’embrasser et wow, chapeau pour le casting et les performances.

L’histoire ? Ce n’est pas terrible du tout, parce que la série semble survoler plein de détails et tout le contexte. Et maintenant ? Maintenant, j’ai envie de savoir la suite, j’ai envie de connaître les autres personnages et les autres couples. Il faut attendre la saison 2 et il est bien possible que ça se fasse en lisant toute la saga. Foutu pour foutu… Allez savoir.

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