Culte – S02E06 – Un sens à ta vie – 15/20

Une conclusion à l’image de la saison : on nous propose une fin de saison qui ne trouve pas forcément de sens à la vie de tous les personnages, mais qui nous propose au moins de terminer les intrigues entamées pour les personnages, y compris la part de fiction. C’est bien fichu, franchement. J’espère une saison 3, parce que vraiment, c’est une excellente série qui fonctionne et a de bonnes idées. Et cette conclusion permet à la fois de dire au revoir à un phénomène culte… et de lui redire bonjour, trente ans après. Malin.

Spoilers

Le phénomène s’essouffle bien vite, et il faut lui dire au revoir.


Je supporte pas que tu aies du succès.

Et voilà, c’est déjà le dernier épisode. Incroyable comme ça passe trop vite quand on n’a que six épisodes. Le début de celui-ci avec la série « Pour être libre » dont j’avais oublié l’existence me fait me dire que ça aurait été bien aussi d’avoir un peu de contexte sur les choix graphiques immondes des années 90. Je dis que c’est immonde parce que c’est ce qu’on pense aujourd’hui, mais à l’époque, ça a eu un succès phénoménal, et ce n’est pas pour rien.

N’empêche que là, on nous sort une série sans nous expliquer le contexte ou le moment où c’est tourné pendant la tournée, justement. On voit un beau montage où les artistes enchaînent les dates, les tournages, les sandwichs et, en ce qui concerne Filip, les cachets. C’est vrai qu’on nous a vendu un début de saison phénoménal où il était accro… il faut y revenir.

Le succès lui monte à la tête, je l’ai dit plein de fois. Là, ça tourne au cauchemar : les fans les suivent partout et Filip finit par se faire un bad trip et tout confondre, clairement. Il fait un malaise en plein tournage, alors qu’il est avec ses deux meilleurs potes. La cadence est intenable. Salomé engueule Jean-Loup quand elle comprend que les cachets viennent de lui, mais elle finit surtout par le consoler quand elle comprend qu’il ne vit pas bien du tout ce qu’il se passe. Filip, lui, est soigné mais est clairement en dépression. Il s’en confie à Michel, avant de l’envoyer bouler une fois de plus parce qu’il veut construire sa vie avec Valérie, pas avec lui. La rupture est terrible.

La série est maligne, franchement. Il y a eu un procès contre un film qui retraçait la vie de Filip en tant qu’homosexuel, alors le choix est fait là de tourner autour du pot. Rien n’est jamais explicite et on se contente des rumeurs justement, des pistes brouillées, d’une relation qu’on ne connaît pas bien. C’est malin, c’est bien écrit, c’est un tour de force.

Bon, par contre, le malaise de Filip pose problème pour la suite de la tournée : Yann est forcé d’annuler le Bercy, surtout qu’il est dépassé par la situation quand il découvre que c’est Candice qui a écrit les chansons des 2Be3. Il s’est fait balader de bout en bout, c’est merveilleux. En tout cas, Filip a envie de faire le Bercy, c’est son rêve de toujours, et Frank refuse de renoncer à ce rêve. Il est prêt à payer le Bercy lui-même s’il faut, même si c’est le salaire d’une vie pour ses parents. C’est incroyable, au sens propre.

Il est prêt à tout sacrifier pour son pote, alors même qu’il s’engueule en permanence avec. Il se retrouve à donner tout son fric pour ça, à faire d’autres tournées de supermarché pour vendre ses produits et se refaire du fric. En vrai, c’est beau et mignon, parce qu’il fait ça avec son père ; tout en se prenant la tête avec Ellie qui est jalouse de son succès et le lui dit.

La série nous a déjà spoilé que ça allait se faire, malheureusement, alors il n’y a pas trop de suspense, même quand Salomé et Jean-Loup ont pour rôle d’en mettre à estimer que c’est de la folie pure de faire ce Bercy. Adel, lui, est déprimé – la mort de son père n’est pas encore digérée. Il décide aussi de reprendre ses études, voyant bien qu’il est au bout de son rêve. Il a une jolie conversation avec sa mère. La vie reprend ses droits.

Ce n’est pas exactement le cas pour Filip qui se remet de son overdose en continuant de se cramer à petit feu. Il veut absolument rendre fière Valérie, s’assure qu’elle voudra toujours de lui, puis envisage un enfant avec elle. Lol. Il est complétement fêlé le pauvre. Et il n’est pas prêt pour la fin de sa célébrité. C’est si triste. En plus, le projet 2Be3 arrive à son terme. J’ai aimé la scène entre Jean-Loup et Salomé, même si c’est bizarre de les voir être vraiment potes : il débarque clôturer le projet financier des 2Be3 et finit par danser dans son bureau.

En tout cas, Filip reprend du poil de la bête très vite en retournant dans son quartier. Ses coéquipiers ont invité la presse à Longjumeau, avec pour but de continuer la promo du Bercy. Quand il apprend que le Bercy est une possibilité, Filip est le plus heureux des hommes. Tout le quartier est heureux de les retrouver et ça tourne limite à la télé-réalité. Et ça fonctionne : le Bercy est finalement complet.

La première conséquence directe ? Salomé démissionne et monte un label avec Candice maintenant qu’elles sont riches. Ca a de la gueule, il faut bien le reconnaître, mais par contre, vraiment, je suis dérangé par la représentation qu’apporte le couple Salomé/Candice dans la série. Non parce qu’autant je trouve bien que rien ne soit montré pour Filip/Michel (on ne sait pas si c’est avéré cette relation avec son mécène, c’était peut-être juste ça, un mécène), autant je ne comprends pas l’intérêt de proposer un couple de lesbiennes qui pas une fois dans toute la série ne s’embrassent. Je demande pas qu’elles s’embrassent au travail, hein, mais on a eu plein de scènes chez elles et en vrai, pardon, mais elles sont en couple ou coloc ? On a pourtant eu une bonne dose de scènes de cul hétéros à l’intérêt et la nécessité très discutables sur la deuxième moitié de la saison. OK, dans les années 90, l’homosexualité, c’est tabou et tout. Mais quitte à ajouter un personnage fictif lesbien et en relation stable, est-ce qu’il n’y aurait pas eu là l’occasion d’aborder frontalement la question de l’homophobie et, a minima, de représenter correctement la vie de couple LGBTA+ à l’époque ? Bref. Je suis mitigé.

Quoiqu’il en soit, on en revient alors au début de la saison : nos 2Be3 sont dans les loges de Bercy, prêts pour leur concert. Tout le reste du casting se retrouve en loge VIP, même la présentatrice de Fan 2… Et ouais, on comprend qu’il est temps de dire au revoir à ces 2Be3. C’est culte, et franchement, les acteurs choisis pour les interpréter sont vraiment géniaux… et les chansons du groupe, les chorés bordel. Bien sûr que ça a eu du succès ! Une belle success story, vraiment. La série termine par un concert attendu et plutôt réussi, mais aussi par des gros plans sur tout le reste du casting… Et voilà, ils sont partis un jour sans retour.

C’est culte, vraiment. La saison nous propose ensuite des images d’archive du vrai groupe et de tout ce qui a été reconstruit dans la série. La ressemblance des acteurs n’est pas toujours folle, mais ça fonctionne bien. Et la fin ! Je ne m’attendais pas du tout à cette fin !

On termine sur une interview des deux 2Be3 encore en vie, chargée en émotion. La chaise vide pour Filip est terrible, les extraits des interviews où on demande aux 2Be3 ce qu’ils seront dans 20 ans très violents et l’émotion vraiment palpable. 5 millions de disques vendus, tout de même. Bravo les 2Be3.

EN BREF

C’est vraiment une excellente série qui redore la production française et je suis content d’avoir vu cette pépite. Ceci étant dit, j’ai du mal avec cette saison 2 : elle a moins réussi à m’embarquer que la première, peut-être aussi parce que j’adorais la télé-réalité plus que je n’adore les 2Be3. J’ai eu l’impression que cette saison 2 flirtait beaucoup plus avec la fiction que la première saison, et ça m’a fait bizarre. L’attention aux détails y était aussi un peu moins poussée dans la reconstitution de l’époque.

Pour autant, ces six épisodes se dévorent bien vite, les personnages sont attachants et suivent une vraie évolution qui finit par marquer. Je n’ai pas enchaîné les épisodes en si peu de temps sans raison : c’est une bonne série, qui mérite d’être vue et qui a la bonne idée de proposer de mettre en avant des acteurs inconnus. Ils sont si forts, en plus !

Comme pour Malik ou Isabelle en saison 1, j’espère revoir les acteurs dans d’autres rôles !

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Culte – S02E05 – La rançon de la gloire – 15/20

Amusant, ce titre d’épisode, parce que je trouve que ça s’appliquait déjà très bien à l’épisode précédent. On sent bien que le rythme s’emballe dans la vie des 2Be3 et que le succès vient avec une facette très négative qu’il n’est pas toujours facile de gérer. L’épisode continue lui dans la lancée du reste de la série : c’est bien, je passe un bon moment de divertissement, mais je n’accroche pas autant qu’à la saison 1.

Spoilers

L’album, c’était facile. Maintenant, il y a la tournée dans toute la France à assumer.


Ben non, je ne suis pas Michel moi.

J’enchaîne les épisodes, finalement, je n’ai jamais que deux jours de retard, c’est pas si pire. Cet épisode commence par une scène qui m’a fait un peu peur, on y suit une jeune adolescente dans un gymnase et au collège, et ça sentait un peu trop le flashback à mon goût. Ce n’est finalement pas le cas : on nous montre qu’elle a les 2Be3 sur son cartable, qu’elle est amoureuse de Filip, puis on la voit s’enfermer dans une salle de cours pour écouter les 2Be3 sur son walkman et danser. Est-ce que j’ai chanté et que j’étais à deux doigts de faire comme elle ? Il n’y a pas de preuve.

La scène suivante nous montre la même ado dans le public du Hit Machine. Et oui, la série nous met Charly et Lulu en vedette ! Voilà une saison de Culte qui serait intéressante aussi : comment est-ce que le Hit Machine a été créé et est devenu ce monument télévisuel pendant si longtemps ?

À l’arrivée des 2Be3 sur le plateau, l’adolescente s’évanouit carrément. Pfiou. C’est fou l’effet des Boysbands ! Quant au Hit Machine, bon, ils reçoivent une belle récompense avant d’affirmer qu’ils seront amis pour toujours. Cela n’a pas été le cas, malheureusement pour eux. À force de répéter leur amitié à tout bout de champ, ça ne peut que mal tourner.

Pourtant, c’est là-dessus que toute la promo envisagée par Salomé s’appuie : ils sont meilleurs amis pour la vie et c’est tout. Qu’importe qu’en coulisses, ils passent plein de temps à se descendre les uns les autres ! C’est terrible, parce que Filip continue d’improviser et que malgré les paparazzades où tout va bien, il a une vie qui sombre de plus en plus dans le chaos.

On le voit ainsi continuer de dormir avec Jean-Loup tant que Valérie n’est pas à Paris et s’empiffrer de cachets. Cela fait peur aux autres 2Be3, alors qu’une tournée de 100 dates est organisée par Salomé. C’est tellement fou de prendre des inconnus comme ça et de les lancer si vite dans un single, un album et une tournée, en partant de rien. Comment est-ce que ça pourrait ne pas leur monter à la tête ?

Valérie revient à Paris, retrouve Filip, mais refuse qu’il monte dans sa chambre. Ah. C’est la douche froide pour Filip. Il passe son temps à se poser des questions sur sa relation, finissant par être plus stressé par sa relation que par sa carrière, malgré le Zénith qui approche. Il s’en confie à Jean-Loup, s’énerve de plus en plus sans raison et se gave de cachets, à un point inquiétant. Et puis, la relation qu’il a avec Jean-Loup est terriblement malsaine. Jean-Loup finit par tenter un baiser, mais il se prend un beau râteau.

Filip va ensuite chercher ses parents en limousine, parce que bien sûr ils viennent le voir à son concert. Ils sont servis : Filip les couvre de cadeaux, mais Michel aussi apparemment. Tout ça termine donc en reproches de la part de Filip envers ses parents. L’engueulade est inévitablement violente. En même temps, après autant de temps sans se parler, ça ne pouvait pas finir autrement.

De son côté, Frank traverse une période vraiment compliquée, y compris au lit où il n’arrive plus à rien avec Ellie. C’est triste pour eux, parce que ça ne fait que tendre leur relation compliquée (à défaut de tendre autre chose) : elle est jalouse que Salomé lui accorde tant de temps quand elle n’en a pas pour elle, il est déprimé que Salomé lui bouffe 100% de son temps.  

Il passe sa soirée d’avant-concert à déprimer seul sur le canapé et à voir Adel revenir avec encore une nana différente à l’appartement. C’est évident qu’il profite un peu trop du succès, mais bon, il finit par dégager la fille en question : il s’agit de celle qui ne le calculait pas en cours au début de la saison et il ne lui pardonne pas d’être possiblement lepéniste. Tu m’étonnes.

Alors que le premier concert approche, Salomé découvre aussi l’existence d’Alliage. Forcément, le succès des 2Be3 inspire : quand il y a de l’argent à se faire, il y a de la concurrence. Elle est flippée, en parle à Yann et finit par oublier le concert : le trio se retrouve à se rendre à pied au Zénith. Cela paraît complètement fou. C’est l’envers du succès, je suppose.

Le concert a quand même lieu, avec un Zénith plein à craquer. Les garçons donnent tout ce qu’ils ont (oui, c’est un jeu de mot avec le titre de la chanson, j’assume) et font tomber la veste bien sûr. C’est fou, parce que je continue de voir trois inconnus sur scène, là où je n’ai jamais associé les vrais 2Be3  des gens lambdas. La série réussit au moins ça.

Le concert est efficace, c’est un succès et ça fait plaisir à Yann. Il ferait mieux de s’occuper de ses poulains, en vrai : Jean-Loup se transforme en dealer pour Filip qui continue de péter un câble à peu près tout le temps. Il s’attire aussi la jalousie de Michel quand tout s’arrange avec Valérie : elle avait une fille dont elle ne lui avait jamais parlé, mais qu’elle présente après le concert.

Frank, lui, retrouve son père après le concert. Celui-ci est heureux pour son père, assumant même le fait qu’il soit possiblement homosexuel. C’est fou comment ça semble être un sujet tout le temps avec ce boysband – même encore aujourd’hui, en vrai. Et pourtant, du côté d’Adel, ça ne l’est plus : ses frères sont heureux pour lui parce que les filles l’adorent… mais ils essaient aussi de lui faire prendre conscience que leur père ne verra jamais la maison en Tunisie.

Pas le temps de s’en occuper malheureusement : la tournée commence et il faut partir en Tour Bus. Terrible. Bien sûr, dans tout ça, Salomé culpabilise aussi : avec l’arrivée d’Alliage, elle a bien compris qu’il y avait une date de péremption aux 2Be3. Terriblement triste. Elle a beau culpabiliser de ce qu’elle ne peut pas vraiment offrir aux 2Be3, elle continue de les exploiter, hein.

Les concerts s’enchaînent : chaque soir, une ville différente, chaque jour, un trajet en Tour bus avec le courrier des fans et la presse qui parle d’un nouveau Boysband. Cela les stresse et bien sûr, ça finit par avoir un impact : le Zénith de Nantes ne se remplit pas assez vite au goût de Yann. Clairement, il a misé trop haut pour un jeune groupe. Salomé doit trouver un moyen de relancer la carrière de ses poulains.

Ce n’est pas gagné : elle les inscrit pour une interview à Fan 2, mais ça se termine mal avec Filip qui s’énerve. Il est de plus en plus instable le petit : il harcèle Valérie en la faisant surveiller constamment quand il est en tournée, il pète des câbles en interview et il s’engueule même avec Frank qui ne supporte pas de voir ses camarades claquer tout le fric. C’est terrible. La dispute entre eux est bien gérée et montre les tensions incontournables avec ce genre de groupe.

Valérie est inévitablement de plus en plus terrifiée par le comportement de Filip, au point de contacter Michel pour avoir ses conseils et son aide. C’est improbable, et pourtant ! La scène est bien fichue, en vrai.

L’épisode se termine toutefois par bien plus triste : Adel apprend le décès de son père. Il faut donc se rendre à l’enterrement. Dire qu’il faisait tout ça pour lui, dans l’espoir de lui offrir une maison… C’est triste. Je m’attendais par contre à voir des paparazzis à la fin de la scène, pour justifier que ce soit le cliffhanger.

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NCIS Tony & Ziva – S01E09 – Ride or Die – 14/20

Le rythme s’accélère et le dernier épisode a de quoi remonter le niveau, je pense, parce que j’aime bien comment cet épisode de transition nous mène vers une intrigue finale qui devrait permettre la victoire des héros après quelques épreuves de plus. La construction de la saison est basique, mais pourquoi pas. Quant à cet épisode, il va vite en besogne, ne rend pas justice à l’intelligence de tous ses persos, mais eh, il fonctionne bien.

Spoilers

On quitte cette fois Paris pour une île au sud de l’Europe où Jonah s’est rendu avec Aaron.

You couldn’t erase us so you multiplicated us.

Pour retrouver Tony, Ziva et Claudette décident de traquer Jonah et Aaron Grave. C’est plutôt logique. Heureusement, Tony trouve aussi le moyen de communiquer à Ziva un moyen de le contacter, avec des codes peu difficiles à craquer, mais qu’il faut savoir où chercher. C’est trop rapide, je trouve : j’aurais aimé les voir galérer un peu à le retrouver.

Le but de l’épisode est ailleurs, et on nous le présente vite : la nouvelle idée de Tony, qui fait un espion peu crédible, est de retrouver Jonah pour récupérer 9.4 qui est une IA avec un historique prouvant tous les méfaits de Jonah. Ouais. Ils auraient pu commencer par là quand ils avaient la clé, non ? De son côté, Ziva prend également le temps de papoter un peu avec Sophie et Tali, pour les mettre à l’abri et découvrir que Tali est en pleine crise d’adolescente déjà.

Enfin, Boris débarque aussi pour aider Ziva et Claudette. Il sait en effet que son couple n’est pas en sécurité tant que l’histoire avec 9.4 n’est pas terminée. Mouais. Les scénaristes semblent ramer à trouver des raisons de le garder, mais soit.

Pendant ce temps, Jonah passe son temps avec Graves dans une villa de luxe où le riche homme d’affaire expose ses armes comme des œuvres d’art. On voit que la villa est ultra sécurisée et on comprend pourquoi Jonah avait besoin de la confiance d’Aaron pour entrer dedans. Il cherche toujours à la gagner pour savoir comment ouvrir son coffre-fort, en vain. Et pour cause : le seul à avoir le code, c’est Aaron lui-même. Il s’en vante auprès de Jonah, ce qui est la chose la plus conne possible. J’ai tellement ri. Dans le même genre, Tony se fait repérer par une caméra espion si peu discrète !

Il donne quand même RDV à Ziva, mais il ne se pointe pas au RDV. Évidemment. Ziva ne s’inquiète pas outre-mesure de sa disparition, même si elle veut toujours le retrouver. Elle se rend avec Claudette et Boris sur l’île où il est censé être, reçoit comme elle sait le faire un comité d’accueil pas prêt pour elle et demande à Boris et Claudette de les protéger en les supprimant des vidéos de surveillance. Boris sait se débrouiller pour contourner l’ordre tout en accomplissant le même résultat.

De son côté et contre toute attente, Martine débarque également sur l’île. Son but est de continuer de traquer Jonah maintenant qu’elle a tué Lazar. Je ne crois toujours pas à cette mort, mais en tout cas, elle affirme à Jonah qu’elle l’a tué. Elle traque ensuite, sans le moindre mal, Ziva. Mort de rire. On nous fait un pataquès sur le génie de Boris pour la dissimuler sur l’île, mais Martine la retrouve en traquant son téléphone ? Par pitié.

L’échange entre elles est l’inverse de celui qu’on a eu précédemment : Martine demande l’aide de Ziva pour stopper Jonah (quelle idiote, elle aurait pu le faire toute seule il y a peu !), mais pour Ziva, la priorité est de retrouver Tony, qu’elle pense désormais être avec Jonah. Oups, ce n’est pas ce qui était prévu.

Si Tony ne se pointe pas au RDV donné à Ziva, c’est parce qu’il reçoit un MMS avec une photo de Ziva pendant qu’elle se battait avec son comité d’accueil. Il la pense ainsi otage de Jonah et Aaron car la photo est bien choisie. Tony ne met pas longtemps à tomber dans le piège qu’on lui tend. Une fois prisonnier, cependant, il sait comment s’en sortir : en faisant en sorte que Jonah soit forcé de révéler à Aaron qu’ils sont ennemis.

C’est hilarant : Jonah lui en veut pour des raisons liées à son passé et à la mort de ses parents. C’est tellement nul comme mobile pour être à deux doigts de détruire le monde. En même temps, je n’aime pas ce personnage, c’est peut-être pour ça aussi. Je suis presque heureux quand Jonah, dans un petit power move tout naze, décide de le tuer en faisant exploser l’endroit où il est. Tony est laissé pour mort pour le reste de l’épisode (si seulement).

Cela énerve particulièrement Ziva de savoir Tony possiblement mort, alors elle se rend finalement chez Aaron en passant par des tunnels construits à l’époque par les nazis. Point Godwin atteint, oui, mais pourquoi pas, après tout. Jonah enchaîne de son côté les power moves, réussissant à prendre le dessus sur Aaron et récupérant 9.4 des mains de Martine. Celle-ci se rend compte qu’elle est amoureuse d’un monstre quand elle le voit prêt à tuer le petit-fils d’Aaron s’il n’obtient pas d’Aaron les infos qu’il souhaite.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle pète un câble et tue Aaron. Ce faisant, elle sauve le gamin et c’est tout ce qu’elle espérait. Elle parvient aussi à s’enfuir, mais après avoir remis l’ordinateur de Lazar à Aaron, alors rien ne va. Sans surprise, il est alors révélé que Martine bosse toujours avec Lazar, qu’elle n’a pas tué, et que Tony est encore en vie. Ziva, Claudette et Boris le retrouvent dans les décombres du bâtiment qui a explosé, parfaitement en vie. Bref, tout est bien qui finit bien pour nos personnages, qui partagent un moment romantique. Tony et Ziva sont toutefois interrompus par un autre coup de fil de Sophie.

En effet, cette dernière devait protéger Tali en l’emmenant loin de tout ce merdier, mais leur avion a été détourné sur l’île. Faudra m’expliquer comment Tony le comprend si vite, mais l’essentiel est ailleurs : leur avion s’est posé sur l’île et Sophie n’a pas réussi à éviter un autre kidnapping de Tali. Il faut dire qu’elle était seule contre quatre hommes et deux drones. Bref, l’épisode final consistera une fois de plus à retrouver et sauver Tali, avant de se venger de Jonah. Et cette fois, Ziva et Tony sont à la même page et veulent suivre le même plan.

Et non, cela n’a pas toujours été le cas. Du côté des flashbacks, on se concentre dans cet épisode sur les préparatifs du mariage. Le matin du mariage, en novembre 2021 (comment ça, près d’un an après ? Une série qui sait qu’un mariage prend un an à préparer ??), Tony est stressé. Il découvre en effet que son père ne peut être présent le jour-même et demande donc à Ziva de décaler d’une journée le mariage pour que son père puisse être là. Ben super.

Tout se passe donc bien, jusqu’à ce que Tali disparaisse soudainement. Tony est le premier à s’en rendre compte, il met Sophie et Claudette sur le coup (décidément, babysitters à vie ces deux-là), mais ne prévient pas Ziva. On la prévient tout de même et elle se met à stresser, contrairement à nous. Nous sommes dans un flashback, on sait déjà que Tali va bien, quoi. Ce n’est pas le cas des mariés qui se retrouvent à s’embrouiller le jour du mariage.

Eh oui, Ziva reproche à Tony d’avoir perdu sa fille, ce qui ne plaît pas au marié qui considère qu’il a tout géré pendant quatre ans et que c’est sa fille. Bref, la thérapie de couple a été un échec pour eux et même si Sophie retrouve Tali, ça ne suffit pas à les réconcilier. Le soir même, devant la piscine de l’hôtel, ils en arrivent à la conclusion qu’une séparation est peut-être plus simple pour eux.

Ziva en a marre que Tony veuille la réparer car c’est à elle de faire le travail psy de se réparer et elle sait bien que Tony a voulu se marier sur un coup de tête. Quel couple ! En vrai, je ne sais pas ce qu’elle trouve à Tony, je passe mon temps à me poser la question devant cette série. C’est beau qu’elle soit amoureuse à ce point, mais elle décide quand même de l’annulation du mariage : ils ne peuvent pas se faire confiance, ce n’est pas une base saine.

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NCIS Tony & Ziva – S01E08 – Fire Sale – 14/20

Il faut bien avouer que j’ai totalement lâché la série à quelques épisodes de sa fin. Franchement, les intrigues d’espionnage alambiquées à la mords-moi-le-nœud ne parviennent pas du tout à m’accrocher. Heureusement, les personnages sont sympathiques pour la plupart et il y a quelques situations comiques qui font que la série reste plaisante à regarder, même si elle n’est pas le coup de cœur que j’aurais pu espérer pour le retour de Ziva à l’écran.

Spoilers

À Paris, nos héros cherchent toujours un moyen de contrer Jonah.

W-E-A Weapons exposition and you’re killing me with your stupidity.

Je ne sais pas quoi vous dire : le temps passe vite, les semaines aussi. Cela fait un mois que je n’ai plus vu d’épisodes de cette saison 1, ce qui fait qu’elle est désormais terminée. Il est peut-être temps de m’y remettre, même si j’ai oublié une grande partie de l’intrigue. Pour la première scène de l’épisode, il n’y en a pas besoin de toute manière : on retourne une fois de plus dans un 2020 sans Covid où Ziva se tape une crise d’angoisse parce qu’il faut organiser le mariage et que Tony et Ziva ne sont pas d’accord sur tout.

Tony veut un bien plus grand mariage que Ziva, pas à l’aise dans la foule. C’est pour cela que Tony retrouve Henry un peu plus tard pour lui dire qu’il ne peut finalement pas être son témoin : il fait passer sa future femme avant son témoin. C’est plutôt logique, ma foi. De son côté, Ziva essaie de comprendre pourquoi elle fait une crise d’angoisse à l’idée d’organiser un mariage, mais pas à l’idée d’être dans une fusillade. Elle s’en confie à son psy qui est définitivement un étrange personnage pour la série, je trouve. En fait, ce qui me perturbe c’est qu’il paraît être plus ami que psy pour Ziva, jusque dans sa manière de lui donner des conseils.

Dans le présent, nous retrouvons nos héros à Paris. Ils sont en liaison avec Claudette et Boris, avec toujours ce but de faire tomber Martine et les agents véreux d’Interpol. On nous présente donc l’intrigue de l’épisode, avec encore une convention à squatter sans autorisation, une « anti-Claudette », Freda, en ennemie sur laquelle Tony et Claudette veulent prendre une revanche et un Boris qui doit revenir sur le terrain.

Du côté de Martine et son mec, les tensions sont de plus en plus fortes, inévitablement : Martine a été mise au courant des mensonges de Jonah et elle n’apprécie pas de se faire doubler – surtout quand ça met en danger la vie d’une enfant. Malgré tout, Jonah parvient apparemment à la convaincre qu’ils sont toujours ensemble et à l’embrasser comme si de rien n’était.

La suite de l’épisode voit nos héros se grimer comme ils peuvent. La perruque blonde vient bien à Ziva, bizarrement, là où la moustache de Tony et la casquette de Boris les rendent plus visibles qu’autre chose, je trouve. La moustache suffit apparemment à tromper la sécurité, cependant, même si le garde a une photo de Tony sous le nez. Plus c’est gros, plus ça passe ? Tony lui parle et je comprends que le garde veuille s’en débarrasser au plus vite.

Une fois à l’intérieur, nos héros doivent trouver des cartes d’accès et espionnent aussi Aaron Graves pendant qu’il rembarre une journaliste. Soit. Ce n’est pas si simple : c’est à Claudette de récupérer la clé d’accès et elle est stressée d’être une nouvelle fois face à Freda. Elles sont officiellement amies, mais la compétition entre elles est rude et elles passent leur temps à se descendre l’une l’autre. Pas évident de faire face, donc. Pourtant, la scène est plutôt humoristique quand elles se croisent. Avec l’aide de Boris, Claudette trouve l’excuse parfaite pour faire un câlin à Freda et, au passage, copier numériquement sa carte d’accès. C’est ce dont ils avaient besoin pour Tony, Ziva et Boris ensuite.

Tony et Ziva s’arrangent pour détourner l’attention des gardes, ce qui permet finalement à Boris et Ziva d’entrer dans les coulisses de la convention où ils doivent à présent se charger d’un drone. Je trouve ça abusé à quel point on nous donne des missions type jeu vidéo au fur et à mesure. Je sais que le plan est énoncé dès le début de l’épisode, mais ça ne marche pas sur moi ces intrigues à la semaine un peu alambiquées.

Bien sûr, la mission ne peut se contenter de tourner autour de Ziva et Boris. Quand ils comprennent que Martine et Jonah sont devant eux, ils donnent l’alerte à Tony et Claudette. Tony créé donc une nouvelle diversion à la convention, en réutilisant la même excuse et en ridiculisant bien malgré lui Freda. Ceci étant dit, j’ai beaucoup aimé l’idée de la relation entre Freda et Claudette qui se développe autour d’une scène où Claudette doit donner des instructions à Tony pour pirater un serveur. C’était une belle écriture, on s’amusait bien et ça faisait avancer l’intrigue : Claudette gère à merveille ses instructions, permettant à Tony de trouver une vidéo satellite de la mort d’Henry. Cela lui donne des envies de vengeances, surtout quand il a Jonah en vue.

En parallèle, Boris et Ziva sont confrontés à Martine. C’est toujours un plaisir d’avoir des petites chorégraphies de combat pour Ziva, et il faut bien dire que Martine s’en tire bien elle aussi. Elle est tout de même maîtrisée par Ziva. Nos héros semblent donc avoir toutes les cartes en main pour gagner, surtout qu’ils ont toujours la clé USB qui permet le contrôle d’à peu près tout ce qui existe.

Cela permet à Boris de suivre à distance ce que Jonah fait sur sa tablette : ils sont à une exposition sur des armes et la démonstration suivante concerne un chien robot à tête chercheuse. C’est problématique parce que Jonah découvre que Tony est à l’exposition, alors il en profite aussitôt pour faire de Tony la nouvelle cible du chien.

Celui-ci se met à tirer dans le tas en cherchant le chien, tandis que Ziva et Boris découvrent qu’ils sont tous les 4 les nouvelles cibles. Martine profite de ce moment d’inattention de Ziva pour la mettre à terre et récupérer son arme, ainsi que 9-4. C’est gênant. Martine repart avec la clé qui permettrait à Jonah de détourner les armes du monde entier à sa guise.

Du côté de l’expo, le chien tue des gens et c’est la panique assurée. Pour s’en débarrasser, décision est prise d’utiliser une onde électromagnétique qui désactive toute la technologie au centre de la convention. C’est bien problématique : ça signifie notamment que Tony perd la preuve qu’il venait de récupérer concernant la mort d’Henry. Il prévient aussitôt Claudette qu’il est hors de question pour lui de se laisser avoir comme ça : il suit Jonah à la trace à présent, comprenant que le but de ce dernier était de se rapprocher de Graves une fois la sécurité occupée à autre chose.

Et effectivement, nous suivons Jonah être celui qui exfiltre du bâtiment Graves. De plus, Jonah, comme prévu, se débarrasse de Martine et lui brise le cœur. Avant de le faire, il lui vole la clé USB. Franchement, comment elle peut être présentée comme si intelligente et maligne pendant toute la saison et se laisser avoir comme une bleue si simplement à ce moment-là. Je ne comprends pas. La trahison ne lui sied pas, surtout quand elle se retrouve à hésiter à tuer son autre collègue avec qui elle bosse depuis deux épisodes.

L’épisode se termine sur ce petit cliffhanger et sur Ziva qui assure à Claudette qu’elles retrouveront Tony même s’il n’a plus de portable. Oh, et bien sûr, revenons sur la ridicule petite crise d’angoisse de Ziva pendant la fusillade. Je sais bien qu’on vient de nous redire en flashback qu’elle en faisait, mais c’était cinq ans plus tôt et jamais dans les mouvements de foule. Cela me paraît complètement déconnant et pas raccord avec le personnage là…

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