Paradise – S01E01 – Wildcat is Down – 17/20

Comme promis, cet épisode est bien intrigant et captive vraiment jusqu’à la dernière seconde, réussissant son petit coup de génie en détournant l’attention de ce qui fera sûrement le sel de la série. Je suis hyper curieux de voir vers quoi ça se dirigera, tout en étant plus mitigé sur les personnages qui n’ont pas réussi à tous me convaincre, malgré un casting vraiment cinq étoiles.

Spoilers

La routine matinale de l’agent Xavier Collins s’apprête à être bouleversée.

I’m the funniest President.

La série commence par le réveil de son personnage principal. Je suis un peu perturbé par l’espèce de filtre bleuté qui est appliqué, ça me donne l’impression de regarder un filtre Instagram. Un peu plus tard dans l’épisode, on apprend que cet homme s’appelle Xavier. Je vais essayer de retenir ce nom et d’oublier le fait que je l’adorais dans This is us.

Xavier se réveille donc, se lève, s’habille pour sa petite session de sport (bordel, qu’il est musclé ? Il l’était déjà tant ? Bon, ce qu’il faut voir, c’est surtout que le personnage a des cicatrices), laisse des post-it pour dire de manger d’abord une pomme et de se préparer correctement. Il a donc des enfants, ce qui sera aussi confirmé après son jogging où sa fille adolescente lui dit qu’il est vieux tout en s’occupant de faire à manger pour son petit-frère. Soit.

Avant ça, Xavier s’est arrêté dans son footing pour parler avec un agent de sécurité dont on ne sait pas encore grand-chose, mais avec qui il est pote. Alors que la série commence à traîner en longueur, on est confronté à un premier mystère quand Xavier s’énerve soudainement parce que son fils, James, lit un livre prêté par Presley, sa grande sœur. Xavier n’aime pas le haricot magique ?

C’est noté. Habillé de son plus beau costard, Xavier retourne devant la même résidence où était posté son pote agent plus tôt. Il a depuis été relevé par une certaine Jane. Bon, on comprend que tous sont là pour assurer la protection de quelqu’un d’important – ils sont des gardes du corps. Xavier s’étonne de voir que la personne qu’il protège dort encore ; ou en tout cas qu’il est encore dans sa chambre. Il traverse donc une baraque ultra luxueuse pour aller tenter de le réveiller, parce que tout de même, il va être huit heures du matin.

Le problème, c’est que le Président ne lui répond pas. Et pour cause : le Président a été assassiné durant la nuit. Oh. Xavier assurait la protection du Président, et il a clairement foiré. Où est le Paradis dans tout ça ?

La série nous propose ensuite un flashback pour confirmer que l’on a bien affaire au Président des États-Unis. Celui-ci finira étalé sur le tapis devant son lit, dans une mare de sang. Avant ça, on nous le présente comme un type qui se veut cool avec ses agents. Il rencontre Xavier dans le bureau ovale pour lui expliquer qu’il envisage l’après-mandant.

Il cherchait à ce moment-là un chef de la sécurité, parce qu’un ancien Président, ça se fait des ennemis. Surtout quand on n’a que cinquante ans. Côté sécurité, il n’a pas confiance dans son actuel chef de la sécurité qui commence à vieillir. Le Président est en tout cas hyper bavard, presque trop, et finit par lui dire qu’il est bien content qu’il soit noir, parce que ça fait bien à l’image. Ouais, ouais. Deux mandats de Président de États-Unis et il en est là de la diplomatie : être hyper franc et aller jusqu’à assumer qu’il ne connaît pas l’emplacement de la Syrie sur une carte.

Heureusement, Xavier le sait, de même que le huitième vice-président des USA. On comprend qu’il se fasse embaucher vu comme ils sont potes avant même de l’être.

De retour dans le présent, Xavier découvre donc le Président assassiné dans sa chambre. La porte-fenêtre est ouverte, il y a des traces de sang, une cigarette éteinte mais non consommée, un coffre-fort vide et deux verres bus. Bon. La réaction de Xavier est un peu étrange : il tente de conserver son sang-froid, stresse énormément, demande à Jane de boucler la zone et on repart dans un autre flashback. Roh.

Dans cet autre flashback, le Président passe du whisky à la clope. Il papote avec son chef de la sécurité en étant bourré, demande à Xavier pourquoi sa femme Teri ne veut pas de troisième enfant (contrairement à lui) et lui confie qu’il pense que sa propre femme n’a pas voté pour lui. Pour la deuxième fois, le Président sous-entend aussi que le monde est un peu foutu : dans le premier flashback, il indiquait que le monde était 19 fois plus foutu qu’on ne le pense. Dans le deuxième, il lui dit que c’est intelligent de ne pas avoir d’enfant supplémentaire.

Dans le présent, Xavier appelle Billy, l’agent du début, pour lui demander de revenir vite et de toute urgence. En attendant son retour, il va voir Garcia, un autre agent chargé de surveiller les images des caméras de surveillance. Xavier demande un récap de la journée de la veille et l’obtient : l’ancien Président est bien séparé de sa femme, avec son fils qui ne se pointe pas toujours. C’est l’occasion d’apprendre qu’il s’est énervé lors d’un échange avec Sinatra, en présence de Xavier. Sinatra, on ne sait pas encore qui c’est, mais ça viendra.

Le Président a aussi une amante, qui a apparemment laissé sa boucle d’oreille dans la chambre, a papoté avec son père et a terminé sa journée en parlant longuement avec son garde du corps préféré. Oui, c’est son garde du corps préféré : un autre flashback nous révèle que Xavier a sauvé la vie du Président quand il était encore en exercice, n’hésitant pas à se jeter entre lui et un flingue et se prenant une balle dans l’épaule. D’où la cicatrice.

On ne sait pas encore pourquoi il a toute confiance en Billy, par contre. Ce qui est sûr, c’est que Billy comprend le nom de code « Laettner » alors que c’est en référence à une anecdote que le Président a raconté à Xavier (ça veut juste dire « se faire tuer », si je résume grossièrement).

Xavier envoie Billy faire le tour de la propriété et retenir tout ce qu’il peut, sans prendre de photo. Il lui demande particulièrement de passer voir sous le balcon de la chambre du Président. Son instinct est correct : on dirait qu’un corps est tombé dans les buissons sous le balcon. Il gagne encore un peu de temps avec d’autres agents et essaie aussi de rassurer Jane. Un mouvement de main subtil nous sous-entend qu’ils sont en couple.

Cela pourrait expliquer aussi que Garcia révèle à Xavier que les caméras étaient coupées pendant une partie de la soirée, partie de la soirée où Jane surveillait l’extérieur de la résidence et où Billy dormait sur le canapé. Oups. C’est d’autant plus étrange que Billy se réveille une minute après la reprise des caméras.

Il est enfin temps de signaler la mort de Cal, le Président, en tout cas. C’est Jane qui a la chance de le signaler au reste du monde. L’ex-femme de Cal est mise de côté, Sinatra (Sam ?) non, ce qui me laisse supposer qu’elle pourrait être vice-présidente. On aperçoit aussi le père de Cal, avant que les interrogatoires ne commencent. Là, on découvre que l’amante du Président est une autre agent de la sécurité, à présent chargée de l’enquête. Ben super.

Sa première question est de savoir ce que Xavier et Cal se sont dits la veille : on découvre que le Président chantait une chanson qui donne tout son sens au titre de la série – it’s just another day for you and me in Paradise. Autrement, il est question de nous révéler ce qui est dans le coffre-fort : les « nouvelles du monde entier ». Il s’agit d’une tablette, qu’un autre flashback dans le flashback nous présente comme la boîte la plus importante du monde. En effet, après avoir sauvé la vie du Président, Xavier a eu la chance d’accéder à ce plus gros secret d’État du monde.

Nous, pas encore. Mais ça va venir, je sens. En attendant, la nuit de son meurtre, le Président veut savoir si Xavier peut lui pardonner ce qu’il s’est passé. On ne saura pas quoi exactement, parce que Xavier se lance dans un récit nous expliquant pourquoi il n’aime pas « James and the Giant Peach », le livre que son fils lisait le matin même. Pourquoi faire un mystère de ce livre de Roald Dahl ? Parce qu’apparemment, ce livre était une obsession de sa femme avant sa mort. Mort liée à ce qu’a fait le Président, donc ; au point que Xavier lui dise qu’il ne dormira bien que lorsque le Président sera mort. Ca tombe bien, il l’est maintenant.

Après tout ça, on voit Xavier rentrer chez lui en courant dans un monde qui n’est pas tout à fait le nôtre : les gens paient tous avec des bracelets qu’ils ont au poignet, les canards sont des robots juste là pour faire joli et un panneau publicitaire révèle que l’aube sera décalée de deux heures. Ouep, le cliffhanger nous informe qu’ils sont dans un dôme, dans une montagne – ils sont dans une ville gigantesque contenue dans une montagne du Colorado. C’est le Paradis, donc. Et ça limite les suspects pour le meurtre du Président. C’était donc ça le gros twist qui a renversé le cerveau de tout le monde. Même en ayant été prévenu qu’il y en aurait un, je ne l’ai effectivement pas vu venir du tout ; je m’attendais à la fin du monde… Mais eh, elle a déjà eu lieu apparemment. J’aime bien que ça explique le titre de la série… et ça me rend curieux de voir ce que la série va apporter par la suite, parce qu’on termine aussi avec les cigarettes du Président dans les mains de Xavier. Il a volé ça de la scène de crime, et c’est important : il y a un code secret dans les cigarettes.

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Paradise (S01)

De quoi ça parle ?

J’ai envie de me lancer en en sachant le moins possible, mais grosso modo, je sais qu’il est question de suivre un agent de sécurité du Président des USA. Et qu’il y a un twist quelque part.

Ce que j’en attends

On me l’a tellement vendue en positif que j’en attends trop. La série doit être capable de me surprendre et de me retourner le cerveau. On verra bien. En attendant, je la commence parce qu’elle est chaudement recommandée, parce que j’adore le casting et parce que c’est un peu honteux de ne pas l’avoir déjà vue. Oui, bien sûr, je suis en retard dans plein d’autres et commencer une nouvelle série n’est probablement pas la meilleure de mes idées en ce début de mois d’août. Mais eh, on ne vit qu’une seule fois ses vacances d’été 2025, et autant en profiter pour découvrir ce qui fut un coup de cœur de beaucoup.

Vous voyez où est le souci ? J’espère vraiment avoir un coup de cœur.

Note moyenne de la saison : 18/20

Pourquoi vous devriez regarder Eyes of Wakanda

Salut les sériephiles,

Franchement, je ne m’y attendais pas. Je pensais lancer un énième spin-off Marvel juste parce que c’était court, parce que j’aime le MCU (et Marvel en général) et parce que c’était sur Disney+. Et en fait… eh bien, j’ai été happé hier soir et j’ai déjà tout publié sur le blog.

Non, vraiment, je n’étais pas franchement chaud pour cette série. Une anthologie animée sur le Wakanda ? Bof. Le format ne me fait pas rêver : je n’aime pas les anthologies, c’est ultra court et je reste encore un peu traumatisé par les saisons ultra inégales de What If…?. Pourtant, en bon soldat Marvel, j’ai lancé le premier épisode à minuit, en me disant que je n’allais sans doute pas aller plus loin et surtout que ce serait déjà lancé pour quand je rallumerai l’ordinateur. Spoiler (enfin, non, surtout pas) : j’ai regardé les quatre épisodes et je me suis fait violence pour ne pas les enchaîner d’un coup. Du coup, j’ai envie de vous convaincre de regarder !

Eyes of Wakanda, c’est une mini-anthologie qui nous emmène aux quatre coins du monde et de l’Histoire, sur les traces d’artefacts en vibranium tombés entre de mauvaises mains – c’est-à-dire des mains qui ne sont pas celles du Wakanda. Chaque épisode suit un·e héros·ïne wakandais·e envoyé·e en mission loin de chez lui/elle. Le fil rouge est discret, mais réel. Et à ma grande surprise, ça fonctionne bien.

Ce qui m’a accroché tout de suite, c’est le style visuel. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais : ce n’est pas l’animation de What If…, c’est plus détaillé, plus nuancé, plus expressif. C’est joli, vraiment. Et ça fait plaisir de voir que Marvel Animation sait vraiment proposer quelque chose de beau à regarder, même si c’est chaque fois très différent.

Mais surtout, la série m’a bluffé par sa capacité à créer de l’émotion en très peu de temps. Chaque épisode dure à peine une vingtaine de minutes, et pourtant, à chaque fois, j’ai été pris dans les histoires. Que ce soit une guerrière libre qui refuse les règles, un espion déchiré entre loyauté et amitié, ou un prince en quête d’un destin plus grand que lui… tous les personnages m’ont touché. C’est rare que je m’attache aussi vite à des personnages qu’on ne revoit jamais après. Je sais, c’est le principe d’une anthologie. Mais là, ça vaut le détour.

Bien sûr, j’aurais aimé que certains épisodes durent plus longtemps ou qu’on m’en fasse carrément un film, mais c’est parce que je suis gourmand !

J’ai évidemment eu mes préférences : le deuxième épisode m’a complètement pris de court (fallait oser, vous verrez si vous regardez) et le premier m’a beaucoup rappelé Buffy, dans l’énergie de son héroïne. Le troisième m’a un peu frustré avec des choix scénaristiques pas toujours très crédibles, mais j’ai adoré l’utilisation de la mythologie Marvel. Le quatrième, lui, part dans un délire que je n’avais pas vu venir, et même si le concept est un peu gros par moments, j’ai aimé qu’on prenne ce risque-là et que ça propose une vraie conclusion.

Est-ce que tout est parfait ? Non. J’aurais aimé un épisode en plus. Ou deux. J’aurais aimé qu’on explore un peu plus certains personnages ou qu’on développe davantage le propos politique autour du Wakanda. Et j’aurais vraiment apprécié qu’on me glisse une ou deux vraies héroïnes de plus. Mais je chipote, hein. Parce que dans l’ensemble, j’ai été agréablement surpris. C’est juste que quitte à me parler du Wakanda et de son histoire, j’aurais vraiment beaucoup aimé en apprendre plus sur les Dora Milaje. En fait, je pensais que la série tournerait autour d’elles et PAS DU TOUT.

Si vous hésitez encore à regarder, sachez que ça se regarde en deux heures à peine et que c’est bien plus prenant que pas mal de séries Marvel live action récentes. Ce n’est pas juste un projet de plus pour boucher un trou entre deux films. C’est une vraie proposition, avec une identité propre et malgré tout des liens déjà faits avec le reste de l’univers très étendu que constitue Marvel depuis plus de quinze ans. Bref, je me répète une dernière fois : ça vaut le détour, vous devriez regarder ! Et si c’est déjà fait… Venez m’en parler 🙂


Eyes of Wakanda – S01E04 – The Last Panther – 17/20

C’est déjà la conclusion de cette mini-série, définitivement trop courte. Il y a plein de potentiel, il resterait plein (mais alors vraiment plein) de pistes à explorer et je sens qu’on ne fait qu’effleurer les nombreuses idées des scénaristes. Pourtant, la boucle semble boucler, même s’il s’agit d’une anthologie. Quatre épisodes, c’est vraiment trop peu, mais au moins ça leur permet d’assurer la qualité je suppose.

Spoilers 

Des siècles plus tard, il reste encore un artefact à aller récupérer loin du Wakanda.

We are not here to make History.

Une fois n’est pas coutume, le temps passe un peu entre deux épisodes. Cela dit, cette fois, les scénaristes sont dans l’abus : on se retrouve au dix-neuvième siècle, rien que ça, en Ethiopie. Notre héros est un prince du Wakanda, Tarafi, qui est en mission de Chien de Guerre avec Kuda, clairement là pour le former. J’aime bien l’humour qui se dégage de la maladresse évidente de la recrue qui est juste là pour observer d’après ce que raconte Kuda.

S’ils sont en Ethiopie, au beau milieu d’une guerre et d’une ville assiégée, c’est apparemment pour retrouver un artefact, une fois de plus. Rien de bien nouveau, donc, le scénario est assez classique après quatre épisodes. Tout repose sur les personnages, et ça le fait bien : Tarafi est impatient et veut vraiment récupérer l’artefact, Kuda préfère se retirer car il est trop compliqué de récupérer l’artefact sans être repéré. Seulement, la première règle est de rester discret.

Tarafi ne l’écoute pas du tout : il décide de désobéir à Kuda et d’aller chercher directement l’artefact, citant auprès de Kuda, pour se justifier, une réplique de Noni, qui est apparemment son héroïne. Des centaines d’années les séparent, mais bon, il s’en sort quand même. Soit. Cela nous mène tranquillement au générique, et j’aime beaucoup le fait que ça se fasse avec toujours le même lancement : le mot « Wakanda ».

Post-générique, j’ai adoré, mais alors vraiment, voir dans le ciel la tête du Watcher. C’est un clin d’œil sympathique à What if de la voir observer ce qu’il se passe et ça nous permet de savoir que c’est un moment véritablement important de l’Histoire que nous observons. Et ça tombe bien pour Tarafi. En effet, alors que nous le retrouvons dans une voiture avec Kuda en train de s’éloigner de la ville assiégée, Tarafi révèle qu’il a bien envie de marquer l’Histoire.

Oui, il est un prince, mais il ne sera pas roi : son grand-frère le sera. Il ne sera qu’une petite ligne dans les livres d’Histoire, à moins de réussir à la marquer. C’est pour ça qu’il voulait absolument retrouver l’artefact – une arme avec une lame en vibranium. Déjà que les hommes passent leur temps à s’entretuer, introduire le vibranium n’est vraiment pas une bonne idée. Kuda essaie de mettre un peu de plomb dans la cervelle de Tafari, mais ils sont interrompus.

En effet, une silhouette apparaît magiquement à travers un portail pile devant leur voiture, ce qui provoque un gros accident dans la forêt éthiopienne. Kuda ne peut pas appeler au secours car sa balise de signalisation est en panne, mais il doit tout de même protéger le prince. Il fait aussitôt face à la menace, une silhouette avec de jolies griffes. Le titre de l’épisode ne laisse aucun doute : ils ont affaire à une Black Panther. Celle-ci est déterminée à retrouver la hache à peu près autant que Tarafi et Kuda sont déterminés à protéger la hache.

Il est assez vite évident qu’elle veut récupérer la hache et, contre toute attente, elle finit par se faire complètement maîtriser par Kuda et Tarafi. Mise à mal, elle n’a d’autres choix que de leur avouer qu’elle est une habitante du Wakanda elle aussi. Elle parle leur langue… et s’ils ne la connaissent pas, c’est qu’elle vient du futur. Euh.

J’ai un peu soupiré là pour le coup. C’est trop gros comme twist. Elle vient de 500 ans dans le futur (2300 ?) où le Wakanda n’est plus qu’un cimetière après l’attaque de la Horde. La Horde ? Une menace venue de l’espace qui a caché le Soleil. Grâce à ses gants de Black Panther, elle peut montrer à notre duo de héros le massacre de tous les guerriers du Wakanda un à un par la Horde. Ce massacre des Dora Milaje est complètement con en plus : il est révélé que le Wakanda a attendu pendant que les autres nations du monde se faisait exterminer, sans intervenir car les lois l’interdisent. Va falloir revoir la politique si tu laisses ta planète être détruite sous prétexte qu’on ne t’attaque pas directement. Hum. Ecrire ça, en pleine situation de réchauffement climatique et en mettant en ligne un texte… J’ai du culot, on va dire.

Bref. Malgré le massacre, quelques Dora Milaje survivent et l’héroïne de cet épisode peut donc montrer la suite de l’Histoire à Tafari et Kuda. Vraiment, c’est trop gros et trop simple ce twist de pouvoir leur faire assister à tout ! Malgré le Wakanda détruit, la reine, notre Black Panther, a encore accès à un portail temporel qu’elle n’utilise normalement que pour étudier le passé mais qui constitue désormais son dernier espoir.

Et là, la série nous explique qu’elle a observé les trois histoires des épisodes précédents à la recherche du lien, de la chaîne d’événements qui allait provoquer la destruction du Wakanda. Soit. Mais si c’est vraiment ce qu’elle cherche, pourquoi commence-t-elle dans le passé ? Comment sait-elle ce qu’elle cherche si loin dans le passé ? Limite, il aurait été plus intéressant d’avoir les épisodes à l’envers pour que ça tienne la route ? D’ailleurs, ça aurait été un sacré mystère à percer en tant que téléspectateur. J’imagine que ça aurait perdu trop de gens en route (et peut-être moi aussi, allez savoir, je suis chiant !), mais là, je ne comprends pas la logique.

Et donc, elle veut détruire du vibranium pour rectifier l’Histoire : empêcher Tafari de récupérer la hache, c’est permettre de faire en sorte que dans l’avenir le Wakanda soit connu dans le monde, grâce à l’intervention d’un futur roi – T’Challa. Bref, elle veut replacer la hache et tente de prouver qu’elle vient du futur en leur annonçant la grosse de la reine, enceinte d’un quatrième enfant d’après elle. Tafari sait que c’est vrai, contrairement à Kuda : il est au courant que sa mère est enceinte et fait donc confiance à cette Black Panther.

Le portail temporel se referme et force Black Panther à repartir dans son futur qu’elle espère avoir réussi à changer. Elle décide de repartir, même si elle sait qu’un saut de plus dans le passé risque de la tuer. Cela ne sert pourtant à rien : elle a réussi à convaincre Tafari qui, à son tour, parvient à convaincre Kuda. De toute manière, la dernière Black Panther doit faire face à des araignées géantes dans son labo. Tout semble perdu, forçant la Panthère à comprendre ce qu’il en est : tout est dans les mains de ses ancêtres. Tout ce qu’elle peut faire désormais, c’est espérer qu’ils le sachent et défendre le portail temporel.

Dans le passé, les éthiopiens sont en train de gagner contre leur envahisseur, mais Tafari et Kuda parviennent à repénétrer dans la ville avec pour mission d’aller replacer la hache exactement là où elle était. Apparemment, son emplacement est très important pour l’Histoire. C’est con, parce qu’elle est déjà en ville et que ce serait plus simple d’en rester là. Pourtant, ce n’est pas ce qu’on leur demande.

Tafari et Kuda risquent donc le tout pour le tout et traversent la ville assiégée pour replacer la hache. Le prince manque de peu de mourir, mais est sauvé in extremis par Kuda. Ce dernier finit pourtant par être enseveli sous un bâtiment, forçant Tafari à poursuivre seul la mission, l’abandonnant derrière lui bien malgré lui.

Il parvient à replacer la hache, mais c’est trop tard : Kuda ne répond plus et est probablement mort. Et une bombe explose.

Dans le futur, la dernière Panthère hurle « Wakanda forever » en tentant de repousser la Horde et de l’empêcher d’aller dans le passé. Dans le passé, Kuda survit et doit faire face à la reine pour expliquer ce qu’il s’est passé. Ils ont changé de mission en cours de route et ont refusé de ramener la hache. Ils assurent qu’elle a dû être détruite, mais le cliffhanger de cette saison nous montre qu’elle est au contraire dans un musée où un jeune homme en veste en jean (eh, c’est notre époque ça) l’observe. Cet observateur n’est autre que Killmonger, juste avant qu’il ne vole la hache et ne challenge T’Challa. Autrement dit, tout ce que nous avons vu était certes le passé de notre Wakanda, mais il menait vers un présent différent de celui qu’on connaît, un où le Wakanda ne s’était pas révélé au monde.

Grâce à Tafari et Kuda, la suite d’événements qui est mise en place permet donc de mener au MCU tel qu’on le connaît. C’est sympa, mais ça aurait pu traîner sur plus de quatre épisodes. Et surtout, ça bloque un peu la nécessité d’une saison 2, ce qui est dommage quand le projet est de qualité comme celui-ci.

En bref

C’est difficile de donner son avis sur une saison quand celle-ci ne fait que quatre épisodes. La qualité est au rendez-vous, j’ai adoré l’ambiance de ces quatre épisodes et j’ai eu un vrai coup de cœur pour les deux premiers et pour les dessins de manière générale. Les différents héros présentés sont tous attachants et donnent tous envie d’en savoir plus sur le Wakanda ou sur chacun d’entre eux. J’aurais aimé, peut-être, davantage d’héroïnes ou d’épisodes passant le Bechdel Test, mais je dois être trop chiant, je suppose.

Il n’y a pas à dire, en tout cas, c’était bien mieux (largement même) que la saison 3 de What if et ça prouve une fois plus que Marvel Animation soigne et signe des projets de qualité. Il est frustrant d’attendre tant de mois à chaque fois pour si peu d’épisodes, mais si j’ai hésité à regarder cette mini-série, je ne regrette vraiment pas les deux heures que j’ai passé à le faire.

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