I Feel Bad (porte bien son titre) – Pilot

Synopsis : Une mère, boss, femme, amie et fille parfaite apprend qu’il est normal d’être imparfaite, se sentant mal dans sa vie de tous les jours à propos de tout un tas de petites choses du quotidien.

Pour commencer, j’hésitais grandement à me lancer dans cette nouvelle comédie, parce que je veux réduire le nombre de séries que je regarde à la semaine pour des raisons évidentes de planning. Je maudis donc NBC de la faire commencer suffisamment tôt pour que je craque et tente le coup malgré tout : je n’ai pas encore énormément de séries en cours de diffusion (mais j’ai déjà pas mal de choses à rattraper, je sais), alors ça me paraît être un bon plan vous comprenez ?

C’est donc sans grande excitation ou a priori que je me met devant et on verra bien ce que ça vaut : je sais que le synopsis m’avait laissé de marbre, mais que la bande-annonce avait réussi à me faire rire. Restait à voir si l’ambiance est bonne ou si le trailer était vraiment très bien monté… malheureusement, c’est le deuxième cas qui l’emporte, j’ai trouvé le pilot de plus en plus horrible, au point de ne même pas regarder l’épisode suivant.


Épisode 1 – Pilot : I don’t want to turn into my mother – 10/20
Et… c’est un non pour moi. Certes, quelques scènes m’ont fait rire – principalement celles de la bande-annonce, cela dit – mais c’était trop rapide dans le rythme. L’humour ici est complétement fondé sur la rapidité de l’action, sauf que ça finit par être une accumulation de gags qui n’arrivent pas à prendre vraiment. La voix-off est insupportable par son omniprésence et du sexisme à gogo n’arrange pas l’ensemble. Je passe déjà mon tour pour la suite, pas le temps d’attendre qu’elle trouve son équilibre, surtout que je ne donne pas cher de sa peau (je peux me tromper, mais bon, je ne la vois pas obtenir une saison 2).

01

I think I need to sabotage my daughter.

Bon, tout commence comme la bande-annonce, donc il n’y a pas de surprise : on a affaire à une mère de famille complétement débordée qui aime bien rêver qu’elle trompe son mari et qui supporte encore ses parents chez elle. La mère de celle-ci est assez insupportable, le chaos familial est présenté trop rapidement par cet intermédiaire-là, et ça fonctionne. Une comédie familiale, quoi. Et ça empire avec le grand-père qui prend sa fille pour sa femme.

Oh, ce n’est pas qu’une comédie familiale : c’est aussi une comédie de travail, puisque la mère de famille bosse aussi avec une brochette de geeks sur des jeux vidéos et, ma foi, c’est assez marrant. On est à fond dans les clichés, mais ça fonctionne. Oh, ce n’est pas parce qu’ils bossent, je vous rassure, ce qui est marrant est définitivement de la voir tenter de prouver qu’elle est encore attirante et leur demander leur avis à eux. C’est genre la pire des idées.

Elle a donc la pire des crises d’identité et c’est un peu le but de la série : nous montrer qu’elle se sent vieillir et devenir ce qu’elle nous voulait pas être… sa mère. C’est un sujet vieux comme le monde (ou presque) et la série n’y va pas avec le dos de la cuillère, puis que la fille, Lily, se met à la danse sur My Humps, avec la choré qui va bien.

Devant sa mère, notre héroïne dont je n’ai toujours pas le nom fait la fière et dit que tout va bien parce qu’elle refuse de casser les rêves de sa fille publiquement, mais elle a détesté… ce qui nous est bien précisé par le plus gros défaut de la série : une voix-off beaucoup trop omniprésente. Et un rythme infernal : l’héroïne a ainsi la même idée que sa mère pour faire en sorte que sa fille arrête la danse, c’est-à-dire montrer beaucoup trop d’intérêt pour l’activité.

Cela ne décourage pas sa fille, donc elle utilise les nerds pour se plaindre à l’école de l’équipe de danse trop sexiste… Et aussitôt un garçon est ajouté au groupe. Cela empire totalement les choses pour Emet, parce que l’héroïne s’appelle Emet, j’ai enfin capté son nom au détour d’une conversation : elle pète un câble, littéralement, et la série m’a perdu à ce moment-là. C’est allé trop loin, trop vite. Cette affaire qui pourrait avoir perdu totalement Emet est vite réglée : Lily lui pardonne en deux secondes, parce qu’on approche de la fin de l’épisode après tout ça et qu’il faut que ça finisse bien. Épuisant.

Du côté des nerds, c’est assez sympa de les voir s’inquiéter de Lily aussi, mais on nous ajoute des scènes clichées et sexistes à outrance, et franchement, bon, ben non, en fait. Il y avait de bonnes intentions au départ, mais plus l’épisode avançait, plus je me suis senti hermétique à ce que la série voulait tenter de me communiquer. Tant pis. Je regrette parce que l’idée de base semblait sympa quand même, mais bon, on est sur NBC et ce n’est vraiment pas ma tasse de thé ce type d’humour et logique finalement totalement sexiste. NEXT.

The Purge – S01E03

Épisode 3 – The Urge to Purge – 18/20
La violence est encore en périphérie des personnages cette semaine, mais elle s’approche de plus en plus et on sent bien que l’on bascule dans la série d’horreur qu’on nous avait promis. Forcément, c’est déjà beaucoup plus plaisant comme ça, parce que ça correspond mieux aux attentes créées par les films. Il n’y a plus qu’à, maintenant !

> Saison 1


03

So do you notify HR about my promotion or… is that on me ?

Et voilà, je me félicite d’avoir plein de temps libre le mercredi, mais je me retrouve à regarder cet épisode tellement tard que paf, je le publie le jeudi, c’est malin. Au moins, ça m’a permis de le voir à la bougie et de faire un chouette selfie pour le Bingo Séries.

Cet épisode reprend sur le baiser entre Lila et Jenna, qui interrompt quand même les choses en annonçant qu’elle est enceinte. C’est sûr que ça fout un froid. Rick est un peu flippé quand il retrouve Jenna, parce qu’il a la légitime impression que Lila n’en a pas fini avec eux. Et ils sont vite convoqués par Mr Stanton, le père de Lila, ce qui nous fait penser qu’il a peut-être bien raison. On suit le deal financier et franchement, ce n’est pas trop ce que j’attendais de la série.

En même temps, il est intéressant de voir que la nuit de la Purge n’est pas utilisée uniquement pour sombrer dans l’horreur des meurtres : des marchés financiers, ça fait forcément partie de la violence symbolique d’une telle « fête ». Et c’est encore plus vrai quand pour célébrer le nouveau marché, on leur propose de tuer une victime de la Purge.

Bon, la victime est un ancien employé de Stanton qui l’a trahit, et il demande à Jenna et Rick de le tuer. Ceux-ci refusent, même si Rick prend le flingue et semble hésiter jusqu’à ce que Jenna l’arrête. En tout cas, une chose est sûre : Jenna regrette son choix de faire marché avec lui. Elle explique à Rick qu’elle refuse de prendre l’argent d’un meurtrier. Bon, ça aurait été bien d’y réfléchir avant franchement.

Stressée et en larmes, Jenna attire immédiatement l’attention de Lila. C’est original. Les deux disparaissent donc sous le nez de Rick qui était parti chercher un verre d’eau à sa femme pour qu’elle se calme.

Dans le bus, la gourou demande à Penelope de se lever pour faire un discours et remotiver les troupes après la mort de Melissa qui ne voulait plus aller au casse-pipe, comme c’est étrange. Et le pire, c’est qu’elle le fait comme si de rien n’était. Elle le vit pourtant mal Penelope, et cela l’enferme dans ses souvenirs où elle était une heureuse petite fille avec ses parents et Miguel.

Pas franchement passionnant comme manière de perdre du temps dans la nuit de cette purge. J’aurais vraiment aimé une nuit complète en série, tant qu’à faire, mais bon, l’idée est de nous apprendre que les parents de nos deux héros ont été arnaqués par le gouvernement pour participer à la Purge. Oui, bon, merci, on a vu The First Purge.

Ils sont des OMS, des sacrifiés de la première Purge par le gouvernement. Et ils se font tuer chez eux où ils pensaient être en sécurité, après avoir caché Penelope et Miguel dans un placard. Leur mère a le temps de dire qu’ils ne sont pas dans l’appartement, histoire de leur sauver la vie. Sympa…

Bon, au moins on avance dans le présent : Penelope est désignée d’office comme la prochaine à être sacrifiée. Et même si elle est clairement flippée, elle est résignée. Elle se laisse donc kidnapper par de fausses nonnes fluorescentes sans broncher, parce que c’est rigolo de se sacrifier apparemment.

De son côté, Miguel est toujours dans le bar avec le policier qui ne voulait pas lui parler et qui se met à parler histoire d’avoir quelque chose à gagner en échange de l’information que Miguel souhaite recevoir. Comme Miguel n’a rien qui intéresse le flic, il se met à demander à tout le monde des informations, puis est finalement emmené par le flic aux vidéos de surveillance de la rue. Et par chance, il connaît bien le bus et la secte que cherche Miguel. Il lui indique donc le chemin, sans souci.

En échange, il récupère la voiture de Miguel, celle qui vient de gagner et qu’il a abandonné dans la rue. Une nuit de Purge. Sans qu’elle ne se fasse détruire ? Mouais. Pete le flic est tellement pote avec Miguel en un rien de temps – ils ont tous les deux fait l’armée – qu’il lui envoie deux journalistes pour l’aider à arriver plus vite à l’endroit où sera son bus.

Ah ça pour y arriver, il y arrive : il croise le camion des « nonnes » à qui il demande le chemin du bus, n’ayant aucune idée qu’il laisse Pénélope lui filer sous le nez. C’est con. Il l’apprend quelques instants plus tard après un passage par le bus. J’avais espoir qu’il tue au moins la gourou dans sa frustration d’avoir raté Pénélope, mais même pas. La série est quand même bien gentille par rapport aux films je trouve, même s’il y avait un peu plus de violence cette semaine. Je sais que ce n’est que le début de la nuit et qu’il faut tenir toute la saison, mais quand même.

De son côté, Jane est heureuse d’annoncer que le marché financier est enfin conclu, lançant aussitôt la fête entre tous les employés. Beaucoup de champagne et une Alison très prête au flirt avec Mark… qui préfère tenter de convaincre Jane de lui donner une promotion. Celle-ci est plus inquiète du sort de son patron qui est en train de se jouer cela dit, et elle passe l’épisode à stresser.

Surtout quand David, le boss, l’appelle et va ouvrir sa porte d’entrée en vidéo. Finalement, il ne lui arrive rien et le suspense a beau être là, la culpabilité de Jane est un peu aberrante. Elle a eu du temps pour réfléchir à son projet en théorie. C’est seulement maintenant qu’elle semble prendre conscience de ce qu’elle fait. Quant à Mark et Alison, c’est sans surprise qu’ils s’isolent en-dehors de l’étage sécurisé pour coucher ensemble…

Alison en profite bien sûr pour tuer Mark, parce que c’est son droit. Jane aime vivre dangereusement, et sûrement qu’elle a conscience de ce qui risquait d’arriver, et c’est elle qui les retrouve, sans escorte, en-dehors de la zone sécurisée et sans purge. Alison est toute contente de savoir qu’elle aura sa promotion, mais Jane est plutôt horrifiée. Elle prend quand même le risque complétement fou de tourner le dos à Alison. Non mais JAMAIS, sérieusement !

Enfin, l’épisode se conclut sur une dernière intrigue, celle ouverte la semaine dernière avec l’étrange homme masqué qui s’introduit dans une maison pour sauver une pauvre femme en détresse de ses deux agresseurs. Bon, comme il est masqué, j’imagine que ce mystérieux sauveur est un personnage que l’on connaît déjà des films ? Je ne vois pas bien l’intérêt de nous cacher son identité autrement. Cela rajoute un peu d’action et deux meurtres au moins, même si ça reste assez périphérique.

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You (Parfaite) – S01E02

Épisode 2 – The Last Nice Guy in New-York – 19/20
On continue sur la très bonne lancée du premier épisode avec un épisode qui ne perd pas de temps à faire avancer son intrigue et à développer la psychologie des personnages. C’est tout simplement excellent à suivre, et très intéressant. Bref, je suis en train de devenir accro à cette série, et vous devriez faire pareil si vous n’avez pas encore commencé à la regarder !

Saison 1


Spoilers

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Looks like I have to finish the job.

Bon, Beck ne s’est toujours pas achetée de nouveaux rideaux, ni de nouveaux vêtements, mais un nouveau portable, pas de problème. Le sens des priorités. Elle récupère donc un portable et ne remarque même pas que Joe est toujours en train de l’espionner. Autant la semaine dernière, ça passait bien, autant cette semaine qu’ils se connaissent, c’est un peu gros qu’il passe la moitié de la journée à la surveiller.

J’aurais eu du mal tout le pilot avec le nom du gamin, mais il s’appelle donc Paco et il est de retour à la librairie pour lire beaucoup et avoir droit au meilleur côté de Joe. Il lui conseille de lire Frankenstein, et c’est rigolo comme choix de lecture, parce qu’évidemment, ça offre le point de vue du monstre. C’est qu’on frôle presque le méta dis donc !

Le pire côté de Joe ? Il a toujours Benji en otage et il lui fait manger du gluten. Et le problème, c’est qu’à lui parler, Benji finit par le reconnaître, ce qui est une sacrée complication. Heureusement, c’est un junkie, ce qui donne à Joe une sacrée marge de pouvoir : il le fait marcher au chantage. Une ligne de coke en jeu et hop, Benji lui abandonne son téléphone.

Du côté de Beck, Joe est toujours aussi charmant : il l’invite à un rencard où il est plus obsédé par elle que par ce qu’il dit. Et comme elle est totalement sous son charme, ça passe bien. Cela dit, même sous son charme, elle continue de s’inquiéter pour Benji qui ne lui donne aucune nouvelle.

Joe s’en occupe rapidement une fois qu’il a le téléphone : il lui offre une nouvelle vie sur les réseaux sociaux où il l’affiche comme le drogué qu’il est. Juste de quoi lui ruiner la vie, quoi. C’est un choix intéressant, plus que le meurtre auquel je m’attendais.

Rassurée pour Benji, Beck doit encore gérer son professeur de thèse qui est très insistant et veut clairement coucher avec elle. Elle en parle à ses amies qui n’en ont pas grand-chose à faire, même si Peach semble s’en inquiéter quelques secondes, avant de se rappeler qu’elle est plus importante que le reste du monde apparemment. Elle veut fêter l’anniversaire du divorce de ses parents, pour penser à autre chose.

Beck galère avec son prof et elle perd en toute logique le poste qu’elle voulait à tout prix garder. Connard. Dépitée, elle appelle Joe qui est une fois de plus à deux doigts de se faire griller, mais réussit à faire volte-face. Hop, nous assistons donc à un deuxième rencard entre eux où Joe prend complétement la confiance et séduit tellement Beck qu’il finit par être invitée par elle chez Peach.

Peach ? De la famille Salinger, rien que ça. C’est un peu gros, mais ça m’a fait rire. Je trouve ça cool qu’une série possède autant de bonnes références littéraires. La suivante est pour Stephen King qui sort un livre ramenant plein de gens à la librairie… au point que Paco est forcé d’aller chercher des livres dans la cave. Cela fait bien sûr flipper Joe, mais il l’arrête juste à temps, en s’énervant une fois de plus. Bref, un vrai comportement de psychopathe.

Il n’est pas beaucoup mieux quand il oblige Benji à choisir parmi trois verres lequel est son soda pour soi disant le libérer… pourtant, si Benji échoue misérablement, il s’en tire bien en proposant un marché à Joe : il lui explique de Beck est en train de le manipuler, qu’elle a besoin de lui pour faire bien devant Peach.

D’ailleurs, Peach qui est riche et qui n’est pas une si mauvaise amie, parce qu’elle décide de donner de l’argent à Beck pour qu’elle s’en sorte. Finalement, je vais finir par bien l’aimer, parce que c’est aussi une excellente détective qui repère bien les énormités du scénario de la semaine dernière, et la bizarrerie de Joe qui reste seul en permanence. Il est excellent de la voir enquêter, en quelque sorte, alors que Joe a lui mené son enquête et connaît absolument tout le monde à la soirée.

Sa solitude au milieu de toutes ces personnes de fac nous permet un charmant flashback où il se fait battre par l’ancien propriétaire de la librairie, charmant. Au rang du passé mystérieux de Joe, il y a également Candace dont on entend parler plusieurs fois dans l’épisode et qui semble être son ex s’étant barrée à Rome sans prévenir personne. Tiens, tiens. Il n’en est donc pas à sa première victime avec Beck, et ça le rend encore plus antipathique, si possible.

Quant à Beck, elle ferait mieux de se méfier, parce qu’à se dire amie avec Joe, elle exacerbe sa méfiance. Benji a eu bien raison de lui dire qu’elle n’était pas forcément la Beck qu’il voyait, mais plutôt une fêtarde utilitariste. C’est plutôt intéressant dans la psychologie du personnage, par contre Joe finit par oublier totalement Benji.

Celui-ci pète un câble, détruit quelques livres et finit par avoir une idée qui lui assure sa liberté : il offre à Joe une vidéo de lui se rendant coupable d’un meurtre (involontairement certes, mais quand même). La destruction mutuelle assurée est une super méthode pour se sortir de beaux draps : avec ça, Joe peut lui faire du chantage et donc s’assurer que Benji ne dise rien de son enlèvement. Toutefois, il ne voit pas les choses aussi simplement. Il préfère tuer Benji avec son allergie à la cacahuète tant qu’il a sa confiance. Ce n’est pas un tueur, mais puisqu’il s’agit de sa nouvelle petite amie, il est prêt à tout apparemment.

De son côté, Beck tente de retourner voir son professeur de thèse pour montrer les dents, parce que c’est le conseil que lui a donné Joe. Et ça fonctionne : elle bluffe en disant avoir trouvé sept autres étudiantes se plaignant du même prof, et hop, le connard perd la face et lui rend son job. Cela ne prend pas beaucoup de temps et n’aide en rien la prochaine qui aura problème, mais bon, c’est sympa que l’intrigue avance vite.

En plus, ça permet à Beck de comprendre que Joe est beaucoup trop sympa, a de bons conseils et mérite autant un donut qu’un baiser. Les voilà donc officiellement en couple après ce deuxième épisode, alors que Joe est officiellement un meurtrier. Un meurtrier oui, mais un meurtrier plutôt intelligent parce qu’il a bien cerné Beck et le problème que Benji créait : à trop vouloir la mettre dans un rôle qui ne lui correspondait pas, il l’a changée et fait devenir comme il pensait qu’elle était. C’est un grand classique de la psychologie, surtout à l’heure des réseaux sociaux, et ma foi, ça rendait très bien à l’écran.

Saison 1

The Purge – S01E02

Épisode 2 – Take What’s Yours – 17/20
Si j’aime beaucoup ce que la série apporte au concept des films en terme d’univers étendu et de réflexion sur la moralité d’une telle nuit, cet épisode manque clairement du sentiment de peur qu’il essaye désespérément d’inclure. Il n’y a pas tellement de suspense, en fait, surtout que nous sommes au début d’une longue nuit. Il y a aussi quelques déceptions dans les choix d’explications de sous-intrigues. Cela reste une bonne série et un début plus lent permet d’être sûr que la série se garde quelques balles à tirer pour la suite.

> Saison 1


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So be an American and purge.

Que j’aime ce générique ! Je crois que je vais le choisir pour l’action selfie du Bingo Séries de ce mois-ci. On verra, j’ai encore le temps d’ici le 7. L’épisode reprend sur la terrifiante nuit qui commence, et c’est excellent de voir à quel point le concept a tout prévu : la Purge est une idée qui paraît totalement aberrante, mais une fois remise dans la logique américaine, ça paraît possible et crédible. On nous montre donc les préparatifs d’un tueur qui a tout prévu pour passer une bonne soirée. On ne le revoit qu’en fin d’épisode quand il se dirige vers la maison d’une femme, en train d’être envahie par deux purgeurs. Reste à voir s’il a pour but de tuer la femme ou de venir à son secours…

On retrouve Jane, notre employée dans de beaux draps quand elle dit au revoir à sa dealeuse et découvre la réalité de la purge quand cette dernière tue deux hommes devant elle. Pendant ce temps, sa secrétaire, Alison, la cherche dans son bureau et farfouille dans l’ordinateur de sa boss, découvrant probablement la nature de son deal financier.

Qu’importe, Jane parvient à remonter à l’étage sécurisé sans que rien de mal ne lui arrive. Félicitations, j’imagine. Un flashback arrive pour nous renseigner sur l’origine de la storyline de Jane avec un entretien d’embauche qui se passe plutôt bien ; même s’il est étrange. Elle ne dit pas grand-chose et est immédiatement embauchée. Les mouvements de caméra et les regards de son boss laissent toutefois peu de doute sur la nature de cette embauche, tristesse.

Elle est rapidement dans une bien mauvaise posture avec David, son boss, qui n’instaure pas une très bonne ambiance de travail avec son harcèlement permanent. Comme dans le présent, elle regarde un live feed de la nuit de la purge sur son portable, on finit par deviner qu’elle a probablement embauchée sa dealeuse pour autre chose qu’un deal financier obscur. Si elle cherche juste à tuer son boss, je vais être déçu de cette intrigue, parce que certes, c’est un connard, mais elle pourrait trouver mieux pour se venger que la purge.

Enfin bref, Alison revient dans son bureau et fait sa curieuse, tentant d’obtenir de Jane une confession sur son plan pour tuer David, qu’elle a probablement vu à l’ordinateur. C’est le genre de petites conversations assez intéressantes qui permettent de voir à quel point l’Amérique de la Purge est complétement tordue. Il est normal de parler de meurtres que l’on aurait envie de faire. Magnifique.

Un autre flashback nous montre Jane rencontrer la dealeuse/meurtrière et passer commande de sa purge.

Le couple de presque riches continue de découvrir la joie d’être riche et d’être dans un lieu « sûr » pour la nuit de la Purge. Jenna voit que Lila continue de l’éviter autant que possible, mais cette dernière prend soudain la décision de venir lui parler. C’est cordial entre elle, mais Alison reste perturbée par leur plan à trois, clairement.

Leila enchaîne ensuite avec un petit dialogue en compagnie de l’autre partie de ce plan à trois (Rick ?) qui tente beaucoup plus de se la jouer cool… alors qu’il est clairement tout aussi perturbé que sa fiancée par le passé. Et le problème, c’est que Lila n’a pas envie de les laisser tranquille très longtemps : elle préfère lui faire du chantage pour coucher une nouvelle fois avec.

Lila retrouve plus tard Jenna au bord de la piscine et hop, elle recommence à la draguer elle aussi, prenant sa température et la recoiffant pour l’embrasser. Elle exerce drôlement bien ses charmes, parce que ça fonctionne vite. La nuit de la purge commence bien pour les deux femmes, mais c’est rapide comme « rebondissement » de la voir craquer si vite. Je me demande ce que la suite va leur réserver.

Du côté de Miguel, toujours pas de changement : il est à la recherche de sa sœur Pénélope et tombe sur des infirmiers de fortune qui ont une sorte de passe-droit pour la purge parce que personne ne semble les attaquer. Soit disant que l’être humain a besoin d’ordre même dans une nuit comme ça. Mouais. Il les aide rapidement, espérant quelques informations sur sa sœur, mais il n’obtient rien de concret.

Il reprend donc la route et tombe dans un piège télévisuel peu vendeur de rêve : il est participant d’une émission de télé-réalité qui souhaite filmer en direct sa mort et qui lui propose de survivre en terminant un parcours. Facile.

Bien sûr tout le parcours est extrêmement piégé, avec une maison des horreurs, des scies par-ci par-là, des faux escaliers, etc. Pourtant, Miguel s’en tire miraculeusement bien. En même temps, nous ne sommes qu’au deuxième épisode, ce serait trop tôt pour le tuer. Et puis, c’est chouette, il gagne une nouvelle voiture placement de produit qui règle le problème de l’essence qui finirait immanquablement à… manquer.

Miguel peut donc continuer sa nuit et se rendre auprès de Pete, l’homme qu’il cherchait pour avoir un moyen de retrouver sa sœur, mais celui-ci n’en a rien à faire, ça va de soi.

Dans le bus, les prières ont repris de plus belle, et il faut quand même être totalement taré pour être encore motivé à mourir. Pourtant, Penelope continue de croire toute la théorie qu’on lui a apprise et elle la répand toujours à ceux qui sont submergés par le doute face à leur suicide, notamment Melissa. La pauvre est immédiatement choisie par la gourou du bus, parce qu’elle fait désordre (euh non, pardon, parce qu’un être supérieur lui dit de la choisir, bien évidemment).

Bien évidemment, Melissa supplie tant qu’elle peut pour ne pas mourir, mais elle n’a plus le choix. Même quand Penelope se propose pour y aller à sa place, elle se voit refuser le droit d’être purgé, parce que c’est au tour de Melissa de l’être et c’est tout. Gloups.

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