Wrecked (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Wrecked. Bonne lecture !

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Avis : Wrecked, c’est la comédie d’été que j’attends le plus (bon, après le retour d’Another Period) depuis que j’ai vu sa bande-annonce il y a un mois ou deux. Je ne me suis pas plus renseigné que ça sur la série, car la bande-annonce parodiait LOST et je n’avais pas besoin de plus que ça pour adorer d’avance.

Si je m’étais renseigné, j’aurais découvert que Ginger Gonzaga faisait partie du casting et je l’aurais encore plus attendu avec impatience, je crois, car je l’ai adorée dans Mixology (surtout) et pour ses guests dans You’re the worst et Angel from Hell. Bref, c’est tout parfait sur le papier. En pratique, la série ne s’embarrasse pas des clichés et cherche à en jouer un maximum. Grosso modo, ça marche une fois sur deux, probablement parce qu’il faut le temps de se faire à leur humour. Je doute que ce soit très pertinent à regarder pour quelqu’un qui n’a jamais vu LOST, mais si vous avez vu la série, que vous l’ayez adorée ou que vous vous soyez ennuyés devant, jetez-vous sur Wrecked et vous rirez forcément à un moment ou un autre ! Surtout si vous l’avez adorée et vous souvenez bien des débuts…

Bon, malheureusement, je doute que la série n’aille très loin, c’est très lourd comme type d’humour et surtout, le format ne paraît pas du tout adapté à ce qui se fait à la télé. On dirait plutôt une websérie parodique dénichée sur Youtube qu’une vraie production de network, surtout qu’il n’y a pas l’air d’avoir de construction à long terme. Juste, ça se regarde et se dévore en riant des clichés et des parodies de l’originale, mais c’est à peu près tout. Du coup, je vais en profiter le temps que ça dure, et vous devriez en faire autant 🙂

Note moyenne de la saison : 16,5/20

C’est parti pour mon avis sur les épisodes :

01.jpgÉpisode 1 – All is not Lost – 16/20
This isn’t about us. This is about us beating everyone else, okay, survival of the fittest.

Locke est une femme ! Jack est ridiculisé ! Shannon et Sun ont fusionné ! C’est juste brillant ! Voilà ce que je n’ai pu m’empêcher de me dire au fur et à mesure de l’épisode. Il m’a pourtant fallu attendre le moment du crash pour commencer à rire, l’introduction était un peu longue. Personne ne se prend au sérieux dans cette parodie et c’est pour cela que ça fonctionne si bien. Je connais par cœur les épisodes de Lost et le détournement qui en est effectué ne peut que me satisfaire, car il joue en permanence avec mes attentes ! Ils ont tué Liam si rapidement, exactement comme les scénaristes avaient prévu de le faire avec Jack, par exemple. Ils le remplacent avec Owen (qui est plus ou moins inspiré de Charlie, quand même). Bref, tout dans cette sitcom tient les promesses faites dans la bande-annonce. Peut-être que sur le long terme, ça deviendra lassant, mais je suis pour l’instant tout à fait convaincu par cette beach party et les nombreux rires provoqués dans ces premières vingt minutes.

022.jpgÉpisode 2 – Rest in Peace, Callaway Hinkle – 15/20
Did you seriously not get that?

Pour ce second épisode, on oublie Rousseau de LOST et on passe directement au téléphone satellite de la saison 4. Perso, je trouve que ça fait réfléchir, je ne connais pas de numéro de téléphone non plus, surtout depuis qu’on a changé le téléphone fixe de la maison. Quoi ? Ma vie n’est pas passionnante ? Bon, et bien au moins, cet épisode l’était tout autant, j’ai énormément ri. Une autre intrigue tout aussi réussie s’occupe du fuselage et parodie Jack et son père. Le dialogue avec le « fantôme » du père est parfaitement maîtrisé pour se moquer de la série de base et détourne bien les enjeux de celle-ci. La toute fin nous introduit enfin le Sawyer de cette parodie, Todd, après une scène inspirée des premiers épisodes de Lost où les cadavres de l’avion doivent être brûlés, ce qui finit en vomi collectif. C’est là encore bien trouvé, bien écrit et bien joué dans le mode WTF. J’adore !

Capture d'écran 2016-06-22 19.10.59.pngÉpisode 3 – Always Meant To See That – 18/20
No one has DVDs anymore? Everyone is just streaming everything? Good for you, Netflix, you won!

Ce troisième épisode était tout aussi génial que le premier, peut-être aidé aussi par le fait que je craignais de m’ennuyer devant, pensant qu’on avait fait le tour la semaine dernière. Sauf que c’est juste brillamment drôle, alors non seulement, je ne me suis pas ennuyé, mais en plus j’ai ri. La série s’éloigne un peu de LOST, mais ce n’est pas plus mal. On y trouve de vagues références toujours, des blagues clairement destinées aux Losties, notamment sur les mystères de l’île ou le recensement, mais ce n’est vraiment pas le cœur du propos. L’idéer est de se marrer et LOST ne permet pas de le faire autant que l’imagination délirante de ces scénaristes le propose. En intrigue A cette semaine, nous avons donc l’affaire de la mallette, traitée très différemment de celle opposant Kate & Sawyer, qui contient… des sextoys. C’est mieux qu’un flingue ou qu’un avion en plastique. En intrigue B, bien plus drôle, les survivants ont le choix entre « Dumb et Dumber to » ou « Selma », un dilemme hilarant, peu crédible mais qui porte une bonne partie du potentiel commun. Et puisqu’en plus les deux intrigues se rejoignent et permettent de découvrir de nouveaux aspects des personnages, c’est vraiment tout bon pour Wrecked cette semaine !

04.jpgÉpisode 4 – The Community Pile – 14/20
Ever since the crash I have not been able to uh.. to go. To evacuate.

Bon, voilà, cette fois je suis déçu par cet épisode. L’ensemble reste bien fichu, mais je n’ai pas accroché aux intrigues cette semaine et je n’ai par conséquent pas ri des masses. Je ne dois pas avoir un humour assez pipi-caca pour cet épisode… C’était un peu mieux du côté de Jess et de son fiancé, néanmoins, et bien comique quand les deux autres se droguent. Bref, on arrive à l’épisode 4, faut pas s’étonner je pense si ça baisse un peu en qualité. Tant que ça continue à me faire rire, ça me va, mais j’ai moins accroché aux personnages qui étaient approfondis cette semaine. Mince alors, ils développent les mêmes défauts que LOST ! Les parallèles sont toujours sympas d’ailleurs, ça en fait une série vraiment drôle, qui parvient à se détacher malgré de nombreuses références. Ouais, bon, Ginger Gonzaga m’a manqué quoi !

05.jpgÉpisode 5 – Tubthumping – 16/20
Here we can be different. What do you want to be?

La sitcom poursuit ses références un peu lourdes à LOST, tout en parvenant désormais à s’en émanciper tout à fait car ses personnages prennent du poids (psychologiquement parlant uniquement) et une indépendance très salutaire. Les différentes blagues fonctionnent plutôt pas mal dans cet épisode, que ce soit la fosse pour le voleur ou les élections. Sans surprise, je suis totalement amoureux du personnage d’Emma, Ginger Gonzaga étant absolument parfaite dans ce type de rôle un peu condescendant. Mon dieu, j’ai envie de revoir Mixology maintenant. Il y a de vraies bonnes découvertes dans cette série, c’est très agréable à suivre et regarder, ça a trouvé rapidement un rythme de croisière et un humour propre. J’espère vraiment qu’on aura droit à une saison 2 (je n’ai pas du tout regardé ce que ça donnait comme audience).

06.jpgÉpisode 6 – The Phantom – 15/20
Moving is living

L’île continue à partir en vrille sévère en cherchant désespérément le nom de Leonardo Di Caprio, dans une intrigue qui fonctionne plutôt pas mal sur le plan de l’humour. La vie d’exilé sur l’île monte au cerveau de tous et c’est mis en scène d’une très belle manière, avec des envies de cannibalisme ou des amitiés improbables avec des animaux sauvages. Les personnages ont de vraies motivations qui dépassent le simple cadre de la parodie désormais, notamment Owen qui est encore un peu plus développé. En bref, ça donnerait envie d’avoir des épisodes plus longs, parce qu’on se marre bien devant et que c’est intéressant de voir vers quoi se dirigent les scénaristes.

07.jpgÉpisode 7 – The Trial – 19/20
Yeah and I’m sure in Germany they were like “come on, it’s just Adolf”!

La parodie continue avec cette fois un détournement sympa de Law & Order parfaitement assumé : les survivants organisent un procès après un coup de feu malheureux tout à fait bien amené de Dany. Pendant ce temps, Jess tombe dans les bras de Chet pour un coup d’un soir… qui se prolonge contre son gré. Cette fois c’est sûr : Jess est l’un des meilleurs personnages de la série et j’accroche à 100% à l’humour de Wrecked (même si bon, c’était déjà évident je crois). Tout cela mène à un exil injuste qui promet des rebondissements intéressants. De son côté, Emma soigne un patient comme elle peut et finit par être infectée elle-même après sa mort. Ils ont intérêt à trouver un remède, car je refuse de la perdre, elle ou Florence.

08.jpgÉpisode 8 – The adventures of Beth and Lamar – 18/20
What am I? What are we? Just background actors in the story of your freaking lives? I can’t believe I left Beth for you…

Tout s’accélère dans cet épisode où Steve révèle son vrai visage de tyran complétement cinglé en s’attaquant à Florence qui ne cherche qu’à sauver Emma. L’ensemble de cette storyline est géniale, y compris les flashbacks qui nous montrent que le loser est devenu cinglé pour de bonnes raisons (enfin, non, y a pas de bonnes raisons). Les différentes blagues de la série (à commencer par le trou dans lequel sont jetés Todd et Florence ou le bateau d’Owen) révèlent un intérêt scénaristique improbable : c’est là la clé de la série, qui parvient à établir une « mythologie » humoristique et faire avancer ses intrigues à coups de blagues. Chapeau bas, d’autant que ce n’est là qu’une des bonnes parties de l’épisode : le coup des figurants est franchement bien joué et le seul point négatif serait du coup l’intrigue d’Owen et Dany qui ralentit un peu cet épisode.

09Épisode 9 – Javier and the Gang – 16/20
Oh, I feel terrible. Do you wanna have sex?

Sans surprise, Owen tombe sur une cinglée sur l’île… Bon, OK, c’est surprenant, car il s’agit de Rosa, l’hôtesse de l’air et qu’elle est totalement cinglée. Elle s’est inventée une petite vie tranquille sur l’île et elle occupe l’ensemble de cet épisode qui se fait loin du camp. Ce n’est vraiment pas bien grave, car c’est un excellent épisode qui relie ses intrigues A (Owen et Rosa) et B (le raft). D’ailleurs, le raft s’en tire plutôt pas mal, si l’on met à part le fait qu’ils perdent Emma et la bouffe après même pas une nuit et qu’ils retournent sur l’île quasiment aussi vite. Bon, narrativement, c’est donc tout simplement excellent et amusant côté parodie autant que côté originalité. En revanche, du côté des blagues, ça prend un peu moins pour moi. Ce n’est pas bien grave, car c’est génial de voir la série se développer.

10.jpgÉpisode 10 – Cop Tricks – 17/20
You relax Steve, I’m already relaxed, I’m very relaxed.

Excellente fin de saison qui remet Jess & Todd ensemble, ne nous donne pas de nouvelles d’Emma perdue en mer, met un terme au règne de Steve, le tout en faisant d’excellent « call backs » sur les épisodes précédents, histoire de montrer que la série a toujours su vers quoi elle se diriger. C’est assez impressionnant, car je ne la prenais pas du tout (mais alors pas du tout) au sérieux lorsqu’elle a débuté. De série comique vraiment drôle, Wrecked a évolué vers une série qui joue des clichés que sont ses personnages tout en proposant une intrigue qui lui est propre et qui fonctionne. Chapeau bas, cette saison est géniale d’un bout à l’autre, progressant dans le scénario au détriment d’un soupçon d’humour qui ne manque pas pour autant. Vivement la saison 2, surtout après ce cliffhanger étonnant de chasseurs de prime qui en veulent à Danny, une vraie célébrité. C’est sa journée, il vient juste de se faire tirer dessus (always shoot the hostage).

EN BREF – J’attendais cette série car j’y voyais une parodie de LOST et uniquement pour ça, j’y ai gagné Ginger Gonzaga, encore là où je ne l’attendais pas, un humour à toute épreuve et… une vraie série à intrigue qui s’est développée depuis. Je ne sais pas bien à quel moment les producteurs ont décidé ça, mais la parodie débile s’est transformée en sitcom avec une intrigue suivie et des personnages développés sortant du cliché. J’ai donc gagné beaucoup plus que ce que j’attendais, c’est parfait !

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Braindead (S01)

Retrouvez ci-dessous mon article sur la saison 1 de Braindead, avec mon avis sur chacun des épisodes écrit semaine après semaine en cours de diffusion.

Avis : Un peu comme pour Roadies, je m’aventure avec Braindead dans une série que je n’avais pas prévu de regarder dans mon article sur les séries à voir cet été, et je le fais sans le moindre complexe après avoir entendu parler de la série dimanche dernier. J’y vais toutefois un peu à reculons, je regarde parce que la bande-annonce ne m’a pas suffi pour juger la série : je ne comprenais pas bien où ça voulait aller.

Bon et soyons francs : je ne vois toujours pas où ça va à la fin du premier épisode, ça a un côté série politique de seconde zone (type Scandal ou probablement The Good Wife, puisque les créateurs sont les mêmes), mais avec plus d’humour, sauf que cet humour n’est pas évident à adopter… et surtout, je n’arrive pas à savoir s’il est voulu ou non. Ou plutôt, oui il est voulu et totalement absurde. C’est un humour qui se veut vicieux et inquiétant (difficile à caractériser), pour marquer le spectateur dans les scènes qui renversent ce côté politique par de la SF totalement tirée par les cheveux (et un chouilla gore, un peu comme ce que proposait parfois True Blood). De ce point de vue-là, je dirais qu’on a affaire à un côté Mars Attack un peu. La série est néanmoins marquante surtout pour sa critique de la société et de la politique contemporaine, détestée par son personnage préféré et exprimée en quelques secondes d’écran.

En bref : cette série suit le personnage de Laurel Healy alors que son père la force à travailler pour son frère, le Sénateur Luke Healy. Laurel et Luke. Inspiration, quand tu nous tiens. L’histoire de la série est toutefois un peu plus tirée par les cheveux : le gouvernement américain cesse de travailler à cause de désaccords financiers et une partie de celui-ci semble subitement arrêter de réfléchir. La comparaison est un peu grosse, mais elle sert plutôt pas mal l’ensemble de l’intrigue, qui trempe dans le fantastique, mais pas vraiment. Je n’arrive pas encore à savoir si je conseille la série qui pour le coup a un côté très original et absurde dans sa critique de la politique. En tout cas, il est temps de passer à mon avis un peu plus détaillé, mais avant toute chose, trois lettres pour tout résumer : WTF.

Note moyenne de la saison : 15/20

C’est parti pour la critique de tous les épisodes, à chaud :

01.jpgÉpisode 1 – The Insanity Principle: How Extremism in Politics is Threatening Democracy in the 21st Century – 13/20
So, we’re famous. It’s like Hollywood but with uglier people.

Roadies avait la citation la plus longue du blog jusqu’à présent, Braindead en a donc le titre. Ce pilote met en place la série, de manière un peu longuette malheureusement. Il faut en effet un certain temps avant d’entrer pleinement dans ce que cet épisode veut nous montrer : une invasion d’insecte qui nous bouffe le cerveau et nous rend totalement incapables de réfléchir, sans pour autant nous empêcher d’être nous-mêmes. Avant cela, il nous faut se taper l’introduction de Laurel et de son caractère, mais c’est long car l’on sait déjà vers quoi la série s’aventure… Le générique survient quand on ne l’attend plus, quasiment au milieu de l’épisode, ce qui ajoute à l’ambiance générale de chaos incompréhensible qui se dégage du pilot. Vingt minutes de séries à dormir debout, vingt minutes de gros n’importe quoi où des insectes ressemblant trait pour trait à des fourmis bouffent des cerveaux ou font exploser les têtes de ceux qui leur résiste. Bref, cet épisode perd son temps à tenter d’instaurer un univers cohérent et logique, avec de nombreux extraits de journaux télévisés authentiques, avant de sévèrement partir en vrille sans l’assumer. En fait, c’est surtout cela qui me dérange pour le moment : on a l’impression que les scénaristes n’assument pas leur désir de partir en délire pour effectuer leur critique, et du coup ça reste trop sérieux tout en donnant envie d’en rire. Certaines scènes semblent verser dans l’absurde pour faire rire, mais à côté de ça, ça reste très convenu ou sérieux pour être vraiment absurde. Ambiance instable donc, presque dérangeante, tout au long du pilot qui se transforme en quelque chose de très convenu qui essaye de ne pas l’être. Ça donne un truc totalement hybride et original, mais je ne sais pas si ça fonctionnera pour moi (ni d’ailleurs en terme d’audiences). Il faudra re-tester lors de l’épisode 2… En attendant, je vais aller écouter The Cars (You Might Think. De rien).

02.jpgÉpisode 2 – Playing Politics : Living Life in the Shadow of the Budget Showdown – a Critique – 16/20
We don’t really talk do we? We’re just contradicting each other.

Wow, ça continue à partir en vrille sévère dès les premières secondes puisque le résumé de l’épisode précédent se fait en musique… Et du coup, ça fonctionne beaucoup mieux, car on sait directement à quoi s’apprendre. BrainDead ne se prend pas au sérieux, et en fait, il ne faut pas la prendre au sérieux non plus si on veut l’apprécier. Ce second épisode est donc plus simple à avaler si je puis dire. Maintenant que l’on sait à peu près la critique politique qui s’y glisse et l’intrigue WTF qui nous occupe, il est plus facile de s’attacher aux personnages et aux intrigues. Bon, perso, jamais je quitterais ma maison si je voyais une telle invasion d’insecte au milieu de ma cuisine, mais chacun fait comme il sent j’imagine. Les têtes continuent d’exploser dans cet épisode, dès lors que l’hôte refuse de se laisser posséder et Laurel s’organise une réunion retrouvailles entre filles. Bref, rien ne va niveau logique, mais c’est au fond ce qui reste appréciable dans la série, qui parvient à nous proposer quelques scènes qui font un peu frissonner quand même, notamment ces dernières minutes. Et cette musique est après tout entêtante. Par conséquent, j’ai bien plus accroché que la semaine dernière et ça m’a fait rire, d’où la note croissante. Je suis pris au piège des questions soulevées par l’intrigue. Zut, il va falloir que je suive ça tout l’été finalement !

03.jpgÉpisode 3 – Going Oxes : How You Can Survive the War on Government Through Five Easy Step – 17/20
Well… Not many people know about this but bugs fart.

C’est reparti pour un résumé musical qui replace tout de suite l’ambiance de la série, avec même une réflexion méta pour l’achever. Je suis curieux de voir ce que donnera la VF. Cet épisode voit Laurel et Gustav se rencontrer et avancer sur leur enquête respective concernant les insectes qui bouffent le cerveau et font exploser des têtes en… pétant ? Wow, le niveau de WTF est plus puissant chaque semaine. Le pire, c’est que ça fonctionne sur moi et m’intrigue malgré tout. La bataille politique fait rage pour le frère de Laurel, ce qui amène des histoires plutôt intéressantes dans la série, même si c’est bien le personnage de Gustav qui s’impose en secondaire le plus cool. J’ai même de la peine pour son chat, ça fait un très bon cliffhanger. J’ai accroché vraiment à cet épisode qui nous ressert encore You might think à toutes les sauces, ça reste en tête et je finis par avoir l’impression d’être contrôlé par une horde d’insectes moi aussi. En bref, ce n’était vraiment pas parti pour, mais BrainDead s’impose comme une belle découverte de l’été.

04
Épisode 4 – Wake Up Grassroots: The Nine Virtues of Participatory Democracy, and How We Can Keep America Great
– 16/20
You know all lives matter? Not just black ones.

Les choses avancent décidemment bien vite dans cette série et je ne vois pas bien comment une saison 2 sera envisageable s’ils continuent à faire progresser leur intrigue comme ça. J’avoue ne pas avoir mis la priorité sur le visionnage de cette série, retardant une ou deux fois le moment où je ferai play de quelques jours. Cela dit, j’ai retrouvé avec plaisir cette intrigue, leur humour délirant et les personnages auxquels je suis finalement attaché, que ce soit Gustav ou Laurel. Les rebondissements sont bons et assez souvent imprévisibles quand même (sauf peut-être pour l’amie de Laurel, mais c’est justement parce qu’elle n’a pas rebondi après avoir sauté ehe), le traitement de la politique définitivement – et de manière terrifiante je dois dire – parfaitement crédible. Bref, ce petit OVNI télévisuel a pris ses marques et ça fonctionne bien : sans y être accro, je passe de bons moments devant cette série.

05Épisode 5 – Back to Work : a Behind-the-Scenes Look at Congress and How it Gets Things Done (and Often Doesn’t) – 14/20
I just blacked out. Woke up with food in my ears.

La saison s’apprête à prendre une nouvelle tournure avec l’infection de l’agent du FBI qui, bien qu’incertaine à première vue, est rapidement confirmée par la suite. Les infections d’insectes continuent tout au long de l’épisode, plongeant Laurel, Rochelle et Gustav dans des affaires de plus en plus compliquées. D’ailleurs, Gustav était une vraie réussite d’écriture dans cet épisode, ce qui change un peu : son côté un peu taré s’atténue un peu aux yeux de tous, maintenant qu’ils savent que sa conviction est justifiée. Le rapprochement amical avec Laurel sur la fin est assez juste et amusant. En revanche, cet épisode était plus décevant du côté WTF que j’attends désormais. Le cliffhanger semble même accentuer le côté dramatique, on verra bien : c’est une sacrée surprise si Laurel est infectée.

06.jpgÉpisode 6 – Past as Prologue: Notes Toward a Post-Reagan Theory of Pary Alliance, Tribalist, and Loyalty – 20/20
We can make things normal again

Wow. Je ne m’attendais certainement pas à ça en lançant cet épisode : oui, Laurel est bel et bien infectée, mais non, ça ne dure pas car elle peut compter sur ses amis pour la tirer de là. C’est tout bonnement le premier acte le plus drôle de la série : l’activation du cerveau droit permet de faire fuir les insectes et le cerveau droit, c’est le côté cool qui aime l’alcool, la bouffe, le sexe. Brillant retournement de situation. Le reste de l’épisode voit une sacrée progression dans l’intrigue et le tout est carrément bien amené, c’est super sympa à suivre et ça reste ponctué de pas mal d’humour. Clairement, cet épisode 6 relève le niveau déjà très bon du début de saison et je suis totalement à bord désormais. D’ailleurs, maintenant que j’ai compris l’humour de ce show, plus jamais je le lâche et j’envisage même de revoir le pilot pour mieux le comprendre.

20160809004132.pngÉpisode 7 – The Power of Euphemism: How Torture Became a Matter of Debate in American Politics – 16/20
Is this about your bug fixation?

C’est forcément moins marrant et bon cette semaine, mais quelques quiproquos sympas ont lieu dans cet épisode et le résumé chanté continue de m’enchanter toujours autant. Même si c’est moins bon, ça reste très bon avec Gustav et Rochelle sur les traces des infectés communiquant par « télépathie » (probablement une histoire de phéromones et tout) pendant que Laurel est interrogée sur ses activités terroristes. Évidemment. C’est n’importe quoi, bien sûr, mais ça marche grâce aux dérives politiques auxquelles nous sommes largement habituées et qui, ici, ajoute un compte à rebours qui dynamise l’épisode. Les deux intrigues se rejoignent quand Gustav et Rochelle trouvent le moyen de contrôler certains mouvements des infectés et donc de sauver Laurel. C’est un peu gros, mais ça passe bien avec le décalage habituel de cette série. Puisque la série est WTF, je me permets de souligner une info WTF : il y a une ville qui s’appelle Abbeville en Louisiane, exactement comme en France. Voilà, vous serez moins stupides en vous couchant grâce à ça, c’était le cadeau du jour pour patienter après ce cliffhanger sur le père de l’héroïne.

20160815132025.pngÉpisode 8 – The Path to War Part One: the Gathering Political Storm – 15/20
What’s the bug’s agenda?

La série continue d’avancer assez vite et centre beaucoup le potentiel comique sur Rochelle et Gustav. C’est une très bonne chose car ils font de meilleurs personnages principaux que Laurel depuis quelques épisodes (déjà dans l’épisode 7, ce sont eux qui ont tout fait). Laurel ne peut de plus pas assurer le comique alors qu’elle apprend que son père a Parkinson et n’en a plus pour longtemps à vivre. Forcément, ça casse un peu l’ambiance. Côté ambiance justement, c’était plutôt cool aussi du côté du gouvernement avec un interrogatoire de soi-disant terroriste et des complications politiques à tout va. Tout cela nous mène sur un cliffhanger moins violents que les deux derniers, mais la série n’a plus besoin de ça pour me faire revenir : chaque épisode a sa dose de rire tout en poussant son intrigue un peu plus loin… Et me voilà désormais pris au piège de cette intrigue que je cherche évidemment à comprendre un peu mieux. Très bon donc, même si c’est un peu moins passionnant que d’habitude car cet épisode prenait plutôt le temps de développer les choses que de surprendre le spectateur à tout prix. Du coup, c’était agréable d’en apprendre plus sur les parents de l’héroïne et voir ces scènes de « torture »/interrogatoire menées par Rochelle et Gustav.

09
Épisode 9 – Taking on Water : How Leaks in D.C are Discovered and Patched – 13/20
OK. Family misunderstanding.

Le bordel politique continue encore et encore avec une fuite de la conférence du CIA qui plonge tout le monde dans la confusion. Laurel et son frère se soupçonnent l’un et l’autre pour pas grand-chose et Gareth s’inquiète du nombre de mecs élevé avec lesquels elle a couché, ce qu’il sait grâce à une enquête demandée par Red Wheatus. C’est sur cette partie de l’intrigue que l’épisode est largement plombé avec du slut-shaming d’une part et une autojustification qui se résume en « ce n’est pas du slut-shaming » de la part des scénaristes. Franchement, Laurel a beau dire « you handled this poorly » à Gareth, je ne peux m’empêcher de penser que ce sont eux qui se sont plantés sur cette intrigue : certes elle le largue, mais quand même, c’était un épisode hyper gênant à voir à cause de ça. Tous les personnages semblaient d’accord pour descendre Laurel et même elle ne semble pas si sûre d’elle-même, il est considéré comme normal de trouver dégoûtant une nana couchant avec Michael Moore, qui fait ici des caméos décalés… Je sais pas, j’ai pas trop accroché à cette vision, même si elle est certes crédible par rapport au puritanisme américain. C’était peut-être juste mal amené ou Au-delà de ça, ça manquait de Rochelle et Gustav et le rythme n’y était pas. Je sais pas trop ce qu’il s’est passé, mais je suis déçu par cet épisode qui en plus n’a pas fait bouger l’intrigue d’un iota.

10.pngÉpisode 10 – The Path to War Part Two : The Impact of Propaganda on Congressional War Votes – 15/20
A 1% wants a war, the rest of us suffers.

Mais où sont Gustav et Rochelle? Mystère, Rochelle réapparaît comme si de rien n’était. Laurel préfère s’occuper de sa belle-sœur et de son bébé anti-Trump qui est possiblement infecté que s’inquiéter de ses amis qui ont disparu un temps. C’est une idée bien ridicule et donc marrante ce coup du bébé. Autre problème de cet épisode : le reportage commandé par Luke, que Laurel critique énormément avant de comprendre qu’il est réalisé par un de ses amis. Quant à Luke, il ne s’arrête plus de coucher à droite à gauche. Bon tout laisse suggérer que Rochelle est infectée (et pareil pour Gustav toujours absent) puisque le bébé qu’elle déclare en bonne santé est bel et bien complètement parasité par des insectes dans son cerveau. Pas du tout flippant. L’épisode était un peu long et manquait de fun par rapport à ce que la série proposait il y a quatre ou cinq épisodes, on sent que le final approche et que les choses s’intensifient. Ce n’est peut-être pas plus mal, mais j’ai encore du mal avec la forme hybride du ton de la série, car maintenant j’attends plus de pouvoir rire que de me prendre la tête devant… Cet épisode partait plutôt du côté de la prise de tête, signe toutefois que la série propose de grandes choses. Arf, décidémment, je ne sais jamais tout à fait quoi faire de ces épisodes !

11
Épisode 11 – Six Points on the New Congressional Budget : The False Dichotomy of Austerity vs. Expansionary Policies – 12/20
I don’t like things that are this insane

Que s’est-il passé, Braindead ? Cela fait trois semaines que la série décline et cet épisode ne rattrape toujours pas le coup, au contraire. L’humour a fondu comme glace au soleil et les intrigues politiques elles-mêmes se sont embourbées. Et puis surtout, ce qui me dérange le plus, c’est la disparition d’une cohérence suivie : Gustav a disparu quelques épisodes, la femme du frère de Laurel nous a occupé tout l’épisode 10 mais ne sert à rien dans le 11, etc. Je retiens surtout de cet épisode beaucoup de longueurs (Luke directeur de la CIA ?) et de détours (notamment avec Gareth ou, pour Laurel, la scène en illustration de cet épisode ci-dessus), et une tentative pour tuer l’insecte en Red qui échoue misérablement. Rochelle et Gustav semblent pourtant avoir aidé comme il fallait Laurel, ce qui suggère qu’ils ne sont donc pas infectés, contrairement à ce que je pensais. Dans ce cas, pourquoi les avoir fait disparaître alors qu’ils servent vraiment le potentiel de la série ? Autrement, toute l’intrigue Luke/CIA était en fait une manigance de Red. Pas franchement un cliff surprenant, c’était prévisible dès le début.En bref, cette semaine, je suis déçu et j’ai presque hésité à suivre le conseil donné dans le « Previously on » : changer de show en cours de route…

12Épisode 12 – Talking Points Toward a Wholistic View of Activism in Government : Can the Top Rebel? – 14/20
If you are facing the end of the world then we can’t do it on our own

Han, j’imagine que c’est le dernier Previously, je suis trop triste ! Les choses s’accélèrent dans cet épisode qui nous conduit peu à peu vers la fin de la saison. Red ne va pas bien du tout, Laurel s’embrouille avec Gustav et Luke est persuadé que la CIA est de son côté. En fait, je ne sais pas bien quoi dire sur cet épisode qui a oscillé tout du long entre me happer devant mon écran et m’ennuyer au point d’aller faire autre chose. Laurel décide de se barrer, du coup Gareth la demande en mariage mais c’est une blague et il reste quand elle lui demande de la suivre. Du côté du congrès ça dérape un peu dans tous les sens aussi, avec Red qui assassine Ella. Tiens, voilà le terme parfait : dérapage. Tout dérape à un moment ou un autre, y compris mon attention du coup qui n’a pas été aidé j’avoue par plusieurs bugs très dérangeants en cours de visionnage. La série semble repartir sur de bonne base en arrivant sur la fin de cet épisode, j’ai donc espoir d’un final réussi !

13Épisode 13 – The End of All We Hold Dear : What Happens When Democracies Fail: A Brief Synopsis – 17/20
Oh and I got a smoothie!

UN PREVIOUSLY ON ! Excellente surprise et très bonne introduction d’épisode qui fait un clin d’œil à l’audience, c’est le genre de gags qui ne peut fonctionner que dans une série comme Braindead. Cet épisode s’applique donc à conclure les intrigues ouvertes jusque-là, voyant ainsi Laurel se réconcilier avec Gustav et Rochelle, ce qui leur permet de comprendre le plan des insectes. Est-ce que c’était décevant ? Un peu, mais c’est bien vu d’ajouter une critique sur le réchauffement climatique. En revanche, c’était moins bien vu de nous faire la classique scène du « je t’aime » entre Laurel et Gareth. L’humour est définitivement de retour avec Rochelle et Gustav, qui confirment qu’ils sont les meilleurs personnages de cette série (en ce qui me concerne), ou avec la mort inattendue et parfaite de la reine. Cet épisode avait tout ce que je souhaitais voir je crois, y compris un dernier coup de You might think, forcément, et un Previously on conclusif absolument parfait. Je suis très heureux que la série ait pris le parti d’une vraie fin en cas d’annulation. Certes la série m’a perdu sur son chemin mais cette conclusion me réconcilie totalement, sa légère ouverture finale étant très exactement celle que je souhaitais.

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EN BREF – Braindead, c’est la série en laquelle je ne croyais pas du tout une seule seconde quand je l’ai commencé d’un œil sceptique. Le pilot était trop sérieux tout en jetant de l’humour un peu partout, c’était étrange. Et puis, j’ai compris qu’il fallait que j’entre dans l’univers, qu’il y avait quelque chose à en tirer si j’étais un peu moins fermé d’esprit : des insectes dans le cerveau, c’est plutôt cool. Et puis, je suis entré dedans et c’était génial la manière habile d’introduire la critique politique dans un enrobage de blagues incohérentes. Et puis, c’était tout simplement brillantissime à la mi-saison, quand ils se sont mis à jouer avec mon amour du bacon que je ne verrai plus jamais pareil. Et puis, ça s’est essoufflé quand mes deux personnages préférés se sont effacés… Vraie bonne surprise donc, mais aussi vraie lassitude en cours de route, je suis finalement mitigé quand c’était pourtant l’une des meilleures séries d’été autour de son épisode six. Étrange O.V.N.I (c’est le cas de le dire), c’est une série que je recommande à ceux qui veulent passer un bon moment, rire, se divertir sans être trop accro à la cohérence/vraisemblance. Je pense qu’un jour je la reverrai avec plaisir si elle se fait annuler et je serai là pour une saison 2 si le renouvellement un peu espéré arrive. Exactement comme pour Roadies donc, c’était vraiment un bon été !

 

 

 

 

Roadies (S01)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 1 de Roadies, écrit au fur et à mesure de la diffusion.

 Avis : Et oui, je teste aussi des séries qui ne sont pas dans ma liste de ce que j’ai prévu de voir cet été, c’est ma grande logique. J’ai entendu parler de Roadies pour la première fois il y a deux jours, au détour d’un lien Twitter que j’ai reperdu. Grosso modo, je ne sais pas bien pourquoi je regarde. La bande-annonce envoyait du pâté, était originale car s’intéressait à un métier qu’on ne connaît pas bien et surtout, il y avait un espèce de feeling digne d’Unreal qui s’en dégageait. Bon, on n’en est pas à ce niveau quand même, mais il y a quelque chose. Ce sera parfait à voir l’un après l’autre, tous les mardis.

Les Roadies, ce sont donc ces gens qui organisent la tournée d’un groupe à travers les États-Unis, les suivant de villes en villes et faisant tout le travail qui permet aux artistes de faire leur show. Techniquement, ce sont eux-mêmes des artistes tant ce job est compliqué : il suppose d’abandonner toute vie sociale en dehors des collègues et de travailler contre la montre en permanence, en suivant un planning limite intenable. Bref, il y a vraiment de quoi faire une bonne série autour de tout ça… Et fort heureusement, les scénaristes s’en sortent très bien.

La série a sa propre ambiance musicale, inévitable et parfaite, ses personnages ont des dynamiques très vite et très bien établies et très franchement, ça vaut le coup, foncez et regardez ! 🙂

Allez, je ne vais pas perdre plus de temps que ça en introduction, parlons des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15/20

SPOILERS

01.pngÉpisode 1 – Life is a Carnaval – 18/20
The point I was actually trying to make is that when you see everybody running on like a long traffic shot that is completely manipulative. I was actually trying to make a statement about how fake those moments are. Identity versus reality and how life just cheats you out of your dreams even though we live on the oxygen of what isn’t truly possible, you know?

Oui, j’ai déjà un personnage préféré, rien que pour cette citation improbable, et on passe l’épisode à nous dire que Kelly Ann (c’est son nom) s’en va. Et on sait aussitôt qu’elle fera demi-tour, mais c’est parfaitement amené et monté, avec les extraits de tous ceux qui courent ! Bon, elle a quand même son skate dans la main quand elle court, mais ce n’est pas grave ! Ce premier épisode propose de suivre l’ensemble d’une journée autour de ces roadies et ça fonctionne plutôt bien. C’était pourtant mal parti, avec une intro qui sert qu’à accrocher l’audience par du cul pour du cul, comme c’est original. Cependant, une fois qu’on en arrive à la vie dans les coulisses, c’est bien meilleur, même si ça part un peu loin avec déjà une stalker qui s’introduit sans problème en loges. L’épisode est sympa, introduit bien ses personnages et son style musical (que j’adore) et me convainc déjà de revenir la semaine prochaine malgré sa longueur et ses scènes un peu improbables, mais super cool, de skate ou de flingue ! Tout est construit de manière logique dans cet épisode et c’est une introduction extrêmement bien écrite et réussie, qui nous explique bien les raisons d’être de chaque personnage et nous montre leur choix de rester faire ce travail improbable qui semble être totalement dans leur ADN. Grosse réussite.

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Épisode 2 – What Would Phil Do? – 16/20
I gotta find my own thing

Deux semaines déjà ont passé et je ne comprends rien à la diffusion de Roadies, puisqu’apparemment cet épisode aurait été diffusé la semaine dernière. Bon, je survivrais : je me souvenais de toute évidence de l’important. Pendant ces deux semaines, j’ai eu le temps de revenir du premier épisode et de m’inquiéter de la pertinence de cette série sur le long terme, j’en attendais donc beaucoup de cet épisode (pendant lequel j’ai découvert que J.J Abrams était lié à tout ça ?) et quelques minutes m’ont rassuré avec ce trajet en bus qui nous montre les dynamiques entre l’ensemble de l’équipe. Concrètement, c’est très réussi, même si on ne suit toujours que trois ou quatre personnages de manière approfondie, leurs rôles sont très clairement définis et l’enjeu pour toute la troupe se dessine dans les intérêts de chacun. Il y a finalement des intrigues pour tenir l’ensemble d’une saison, notamment du côté de la réintégration de Kelly Ann ou la prise de pouvoir de Bill. Excellent.

03.pngÉpisode 3 – The Bryce Newman Letter – 14/20
Trust me, there is no crisis so relevant that it can’t wait ten minutes.

La bande-originale de cette série est toujours au top, ça fait Plaisir de regarder rien que parce que l’on sait qu’on aura du bon son. Je suis moins fan du côté drug and sex qui continue sans arrêt, mais cette partie mise de côté, la série réussi plutôt bien à mettre en place ses personnages et les dialogues sont parfaits, insufflant un rythme très particulier qui me rappelle toujours Unreal après trois épisodes, en peut-être moins fluide, car je ne suis pas toujours tout quand je fais autre chose à côté (je sais, c’est pas bien). Cela dit, il faut bien dire que c’est dur de mettre de côté le drug & sex qui constitue une bonne partie de l’ADN de la série comme le rappelle une nouvelle fois cet épisode qui finit avec sur une mise à nu au beau milieu de la scène du show. Nous voilà bien. Je suis du coup assez mitigé, car j’aime certains personnages et qu’après tout il s’agit là de composantes qui peuvent servir la narration (on va dire dans un cas sur deux). De toute manière, je suis accroché depuis le premier épisode et je continue de trouver fascinante l’idée de base derrière Roadies, donc je vais forcément en continuer le visionnage chaque semaine.

04.pngÉpisode 4 – The City Whose Name Must Not Be Spoken – 16/20
You said the C-word on the bus

L’ensemble de l’épisode se concentre sur une malédiction jetée par erreur sur le bus lorsque le « C-word » est prononcé à l’intérieur de celui-ci. Un ensemble de tâche doit alors être accompli pour se délivrer de ce mauvais sort, à commencer par beaucoup de route, des œufs à casser et des ballons à faire s’envoler. C’est un bon prétexte pour forcer les personnages à passer du temps ensemble et à se rapprocher encore davantage, avec un couple qui se forme clairement de plus en plus. Une seconde sous-intrigue se consacre à la recherche d’un membre du groupe et est bien moins intéressante, malgré le développement plus approfondi de Bill et Shelli. Tout cela est assez intéressant car l’on en apprend effectivement plus sur la vie des Roadies qui suivent les groupes dans les tournées, ce qui est plutôt cool car c’est un métier dont on entend jamais parler. C’est divertissant et vite fait instructif, que demander de plus ? … Des épisodes un peu plus court, sûrement, car il y a toujours quelques minutes de trop en ce qui me concerne.

05.pngÉpisode 5 – Friends & Family – 14/20
I love how much you love that band…

Oh Christina Marie Moses débarque dans la série juste après la fin de Containment, voilà une guest très sympa ! Ce qui n’a pas grand-chose à voir avec l’épisode, je vous le concède. C’était un épisode sympa qui approfondissait encore un peu la relation Bill/Shelli autour de la notion de manque et dans le but prévisible de les mettre ensemble, mais je m’attendais à ce que ça vienne plus tard dans la saison à vrai dire. J’aime toujours autant le concept des guest-stars musicales et cette semaine, ça permet un développement rapide sur le groupe backstage. C’est une bonne chose, autant que le côté fan qui continue à surgir un peu à chaque épisode et qui donne cette impression de tournis et de déplacements qui correspond assez au sentiment que semblent vivre les Roadies.

06.pngÉpisode 6 – Longest Days – 14/20
It is what it is.

Bon, encore un long épisode de Roadies qui s’achève pour moi. Je suis parfaitement mitigé : d’un côté, je m’ennuie profondément devant la moitié de l’épisode, de l’autre, l’ambiance, les répliques et les personnages continuent de me faire revenir. Cette semaine se concentre sur les ruptures, qu’il s’agisse d’amour ou de job, et c’est sur la fameuse réplique « It is what it is ». Dès le début de l’épisode, il est question de cette ligne et de son emploi entre les différents membres de la troupe. Il s’agit évidemment d’une introduction au reste de l’épisode. Bon, le truc, c’est que c’est très long à se mettre en place, mais ça finit par payer dans le dernier quart de l’épisode où Janine révèle qu’elle avait un plan depuis le début et que ce plan cherche à réduire le guitariste du groupe à néant. C’était un rebondissement assez prévisible la semaine dernière, mais j’avais fini par m’attacher à elle dans cet épisode et à lui accorder ma confiance de spectateur. C’est donc de loin le retournement le plus réussi de la série pour l’instant. Chacun évolue un peu dans cet épisode, c’est globalement bien écrit et ça fait plaisir de suivre cette série qui n’a pas eu à tâtonner pour trouver son ton, malgré ses longueurs. Quant à la B.O, elle continue d’être parfaite, c’est agréable.

20160810212416Épisode 7 – Carpet Season – 16/20
You got your whole life in front of you, behind of the wreck.

Nous suivons cette fois la troupe à Seattle alors que Phil revient par surprise au beau milieu de l’anniversaire de Shelly. Ce retour lance le départ d’une intrigue qui ne m’a pas franchement passionné et qui représente les principales longueurs de l’épisode. À l’inverse, j’ai vraiment apprécié la storyline autour de Shelly, que j’aime de plus en plus au fur et à mesure des épisodes. La photographe-bitch qui apporte sa mauvaise humeur et casse tout le monde est un classique pas trop mal revisité qui permet de développer un peu Kelly-Ann, donc j’approuve totalement, forcément. Tout comme la semaine dernière, l’intérêt porté à son frère dans cet épisode est cool, surtout que la guest de la semaine est l’une de mes préférées depuis le lancement de la série. En bref, c’était un épisode assez classique dans le fond comme la forme, mais ça passe bien et j’en demande pas plus de la part de Roadies : la fin donne le sourire et l’envie de revenir pour l’épisode 8. J’y serai.

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Épisode 8 – The All-Night Bus Ride – 11/20
We’re on a bus for 12 hours, just tell a story.

Bon. Non. Désolé, mais Phil ne m’intéresse (vraiment) pas comme personnage, il représente vraiment le pire de la série pour moi en terme d’écriture, de développement, tout ça. C’est le cliché de l’américain pourri jusqu’à la moelle. Du coup, le flashback était au-dessus de mes forces. J’ai complétement décroché et je me suis baladé sur Twitter pendant ce temps-là, et du coup, j’ai pas trop suivi l’épisode. C’est naze parce que j’aime bien la série par ailleurs et que j’aurais aimé ne pas avoir à perdre un épisode (heureusement plus court que d’habitude) comme ça. Au moins, j’étais au soleil, j’ai bronzé. Tout ne concernait pas ce flashback, heureusement, mais je n’ai vu que peu d’avancée pour les personnages dans cet épisode. Il donne certes un nouvel aperçu de la vie dans le bus, mais franchement ce n’est pas trop ce que je voulais voir cette semaine alors c’était assez décevant. J’espère que ça va repartir mieux pour l’épisode 9 car ce trajet de nuit donnait envie de dormir plus qu’autre chose.

09.pngÉpisode 9 – The Corporate Gig – 14/20
I really appreciate all the fans of Dead Sex out there.

Cette semaine, la série propose un épisode plus sédentaire que d’habitude, ce qui change et casse un peu sa routine folle avalant les kilomètres habituellement. Il m’a aussi donné envie d’aller acheter une Funko Pop parce que le bus s’arrête à la Fun Co, et franchement, c’est un signe non ? Kelly-Ann traverse une crise existentielle après avoir retrouvé son journal intime entamé (et terminé) le jour de ses 16 ans alors que Reg, lui, traverse une crise professionnelle avec l’annulation de la tournée. C’était un épisode long et pas très fun, malgré la Fun Co. J’ai trouvé ça dommage et me suis ennuyé pendant des 40 des 50 minutes. Et puis, les dix dernières minutes ont tout changé : Kelly & Reg flirtent à nouveau et Phil nous fait une petite crise cardiaque à laquelle il ne survit de toute évidence pas. Bon, ben… merde. Je n’aimais pas trop Phil, mais il est clair que cela va entraîner tout un tas de conséquences pour le dixième et dernier épisode.

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Épisode 10 – The Load Out – 16/20
I can’t give you the life you may want.

C’est l’heure de l’enterrement de Phil, des secrets et surtout de l’arrivée gênante et surprise de Shawn : bref, c’est la fin de saison. Et du coup, c’est un double épisode dissimulé qui se déroule : 1h30. Sans surprise une fois qu’on a cette donnée, cet épisode était long à voir, ce qui lui fait perdre des points sur ma note (à chaud, j’étais monté à 18 après la dernière scène, mais faut pas déconner). Il tournait surtout autour de l’enterrement de Phil donc, qui avait le plus étrange des souhaits : qu’on fasse des câlins à son cadavre, mon dieu que c’est terrifiant. Ils ont beau mettre une musique émouvante, c’est juste trop étrange pour moi, entre l’odeur, le froid et l’angoisse de la chose… Arf. Bon, autrement : le dernier mot de Phil était donc Pistache et c’est le nouveau surnom de Kelly-Ann, Shelly rompt avec son mari qui voulait pourtant commencer une famille, Reg choisit son camp à deux reprises (le staff par-dessus l’administration, Kelly par-dessus Janine). La saison conclut donc une à une les différentes intrigues pour nous éviter l’attente interminable d’une seconde saison et peut-être aussi par crainte de ne pas en avoir une, car elle n’est pas encore annoncée. À aucun moment les choses ne paraissent forcées, tout « coule » très bien dans ce final et ce n’est pas évident à faire quand tout est conclu. Les happy ends qui suivent cette scène creepy d’enterrement finissent par nous foutre les frissons, avec d’excellents flashbacks dans le documentaire de Kelly et un écho évident au pilot de la série qui fonctionne à merveille lorsque Reg court pour la rejoindre. Ce dernier plan est un crève-cœur, mais en même temps, on en perçoit déjà l’issue positive. Juste ce qu’il faut pour revenir si besoin, juste ce qu’il faut si c’est une annulation qui attend la série. Des fins de saison comme ça, j’en voudrais plus !

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EN BREF – J’ai commencé cette série par pure curiosité après avoir aperçu la bande-annonce, parce que je trouvais l’idée de base du synopsis très sympa. Et globalement, c’est comme ça que je vois la série : un divertissement très sympa, qui a un rythme bien particulier, des faux-airs d’Unreal en moins bon, des épisodes très bons et d’autres bien moins… et avec cet épisode final, une série qui a la scène la plus creepy que j’ai vu (et pourtant j’ai vu Nip/Tuck ou Tru Blood, mince !). Très jolie saison 1, avec un début et une fin, menée à merveille même si parfois un peu inégale en chemin. Jusqu’à la dernière scène, j’hésitais un peu, mais je suis désormais convaincu que je veux revenir pour une deuxième saison s’ils la produisent et que je me contenterais de cette saison 1 s’il n’y a pas de suite. Joliment jouée de la part des scénaristes, cette saison est un vrai feel-good !

 

 

The Man in the High Castle (S01)

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Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Avis : Hop, hop, hop, ça fait quelques mois que je laisse de côté The Man in the High Castle sur ma liste de séries à voir, au point que je l’ai mise dans mon challenge séries 2016. Et donc, je me suis demandé pourquoi ne pas profiter de ce début de mois de Juin totalement morose pour me lancer dans un marathon SF. Partant de là, j’avais encore pas mal de choix par rapport à ma liste de séries à voir cet été… mais après un bilan de mai que je trouve un peu trop mitigé, je me suis dit qu’il était temps d’avancer encore un peu mon challenge, et rien de tel qu’une courte saison pour faire ça. Voilà, il n’en fallait pas plus pour me lancer !

Alors, pourquoi regarder cette série me direz-vous ? Personnellement, parce que j’adore la SF et que Laura m’en a beaucoup parlé. Le synopsis m’intriguait aussi : la série propose de nous plonger dans une Amérique où les nazis auraient gagné la 2nde Guerre mondiale. Elle débute en 1962. Bref, un plot classique pour le genre de l’uchronie, mais qui m’intriguait quand même. Et puis, le générique a commencé et j’ai vu qu’Alexa Devalos jouait dedans… Ce qui avait dû me convaincre au premier abord. En effet, j’adorais cette actrice secondaire (hum tertiaire même) dans Angel, où elle jouait une guest géniale (Gwen) au look très discutable.

Et donc, après une saison, je conseillerais cette saison aux fans de 11.22.63 et Agent Carter (forcément vu la période…), aux fans de science-fiction, aux fans de Colony pour le côté résistance, aux amateurs d’uchronie et de séries qui prennent le temps de s’installer. La réalisation est plutôt bien foutue, l’écriture de la série intrigante et Alexa Davalos a vieilli de la meilleure des manières qui soient… Je n’ai pas lu le livre (mais lu pas mal de commentaires s’indignant que la série s’en éloignait… encore, toujours), mais j’ai vraiment apprécié cette première saison. Elle démarre et se termine très fort, avec malheureusement un coup de mou regrettable au milieu. Enfin, ça reste drôlement brillant quand même et je vais commencer à la recommander à pas mal de monde, je pense !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Note finale de la saison : 17/20

01.jpgÉpisode 1 – The New World – 18/20
We lost the war, didn’t we? No I can’t even remember what we were fighting for.

Encore une série qui prend la peine de commencer par un long générique, Daredevil style. L’univers est assez vite introduit par un joli plan de croix gammée, ça te met tout de suite dans l’ambiance. Les USA se sont fait diviser par les force de l’Axe, à la manière de l’Allemagne dans notre histoire… qui est justement le cœur de l’intrigue. La série prend une bonne vingtaine de minutes à mettre en place son intrigue, parce qu’il faut avant tout présenter les personnages, notamment Juliana. Elle se retrouve bien malgré elle mélée à un complot qui la dépasse, celui du Man in the High Castle, un homme mystérieux qui produit des films montrant les USA gagner la guerre… bref, montrant notre réalité. C’est très intrigant dès le départ et ça accroche. La vie semble avoir repris son cours normalement, mais tout un tas d’éléments nous rappelle bien que ce sont les « méchants » qui ont gagné (ah les USA et leur manichéisme). Ce long épisode (59 minutes, c’est long) est une introduction qui va permettre aux personnages principaux de se rencontrer et à l’histoire de se mettre en place plus rapidement que ce que je pensais. Excellent.

02Épisode 2 – Sunrise – 19/20
That film can change the world.

Bon alors autant je n’étais pas franchement fan du personnage de Frank dans le premier épisode, autant les scènes de torture psychologique que les japonais lui font subir dans celui-ci m’ont mis de son côté en quelques instants. Je me suis laissé prendre au piège de cette intrigue complexe (mais pas trop) et je commence même à apprécier les scènes du côté ennemi, auxquelles je n’avais pas accroché du tout au départ. Les choses avancent très vite encore dans cet épisode, avec Juliana qui fait confiance aux mauvaises personnes et l’interrogatoire de Frank qui se conclue de la pire des manières. Ils nous ont pourtant fait croire par leur montage que l’issue pouvait être positive pour tous… Mais non. Beaucoup de tensions, de stress, de suspens et une fin horrible, qui a fait avancer tous les personnages à vitesse grand V. J’aime vraiment beaucoup pour l’instant, on frôle la perfection, j’ai juste encore du mal avec l’intrigue autour de Joe… Mais je crois que ça ne durera pas à ce rythme-là !

03.jpgÉpisode 3 – The Illustrated Woman – 16/20
It’s good to have you back Franck, really good.

Voilà un premier épisode un peu plus long et calme, il fallait bien que ça ralentisse un peu à un moment ou un autre. Pour autant, l’intrigue avance malgré tout. Nous suivons Franck reprendre le cours de sa vie « normale » et être animé d’un fort désir de vengeance que l’on comprend largement. Par ailleurs, les nazis & japonais continuent d’essayer de rattraper Juliana et de percer le mystère qui l’entoure, ce qui fait que l’on suit un personnage les traquant et créant le chaos dans la zone neutre. La fin nous offre un cliffhanger haletant après un épisode un peu plus lent, c’est très prometteur.

04Épisode 4 – Revelations – 14/20
I’m not here to kill Nazis. I’m here because I need answers and I’m not leaving until I get them.

Bon, ça commence à devenir décevant la manière dont ça n’avance pas en cours d’épisode. Le cliffhanger précédent a été résolu en un rien de temps et tout est monté lentement en épingle dans cet épisode, pour nous ramener au personnage de Franck qui choisit au dernier moment de ne pas assassiner le prince… Tout ça pour être finalement témoin de l’assassinat. C’est un peu gros, mais ça fait un excellent cliffhanger qui avance la série vers l’étape suivante. En plus, ce regard avec le petit garçon… Bouleversant de suspens. Du côté de Juliana et Joe, j’ai eu un peu de mal à accrocher, parce qu’il paraissait évident que c’était trop tôt pour rencontrer le « man in the high castle ». En plus, Juliana commence à me taper sur le système à vouloir rester à tout prix à Canon City qui ne lui a apporté que des emmerdes (cependant, ça reste très bien joué de la part de l’actrice)… jusqu’au moment où elle apprend ce que Franck compte faire et repart précipitamment. Comme si elle pouvait changer quelque chose, sérieux, le temps qu’elle rentre tout sera terminé… Et elle n’a pas plus de réponse que 10 minutes avant ! Je préférais le rythme des deux premiers et j’ai espoir que ça reprenne…

05Épisode 5 – The New Normal – 13/20
I just want things to go back to normal.

C’est peut-être une mauvaise idée d’enchaîner autant les épisodes, mais je trouve que l’on est très loin du rythme et de l’intensité des premiers épisodes. Plus on avance, plus j’ai l’impression de me retrouver devant Colony, et ce n’est pas franchement un compliment. L’épisode était pourtant plutôt prometteur avec le retour de Juliana à San Francisco et sa vie totalement bouleversée par ses quelques jours d’absence, mais justement ça insiste un peu trop dessus et sur sa curiosité maladroite pour la résistance. L’autre point problématique de l’épisode, c’est sa séparation d’avec Joe, dont l’intrigue de retour chez les nazis n’est pas des plus passionnantes. Et puis, il y a cette scène finale qui voit Juliana fuir en percutant Tagomi qui, à son tour, fait tomber le fameux collier. Combien d’objets vont-ils faire tomber d’ici la fin de saison au juste ?

06Épisode 6 – Three Monkeys – 15/20
We were only ever as happy as they allowed us to be.

Beaucoup de développement de personnage dans cet épisode, et de manière plus réussie que dans les épisodes qui ont directement précédé. Les personnages principaux sont toujours séparés chacun de leur côté et on finit par se surprendre à trouver sympa ces personnages de Nazis qui entourent Joe, avec leur vie de famille tout ce qu’il y a de plus banal… Jusqu’à ce qu’ils parlent de l’Holocauste, de meilleur whisky et de meilleur monde. Hum, il y a peut-être un fond de regret, de questionnements sur ce qu’il s’est passé. Il est cool également de constater les différents parallèles entre Joe et Juliana, cherchant chacun de leur côté des États-Unis des indices sur le Man in the High Castle et sur Grasshoper. Je ne suis pas bien certain d’avoir compris toutes les implications des révélations de cet épisode, mais je suis impatient de continuer tout de même.

07.jpgÉpisode 7 – Truth – 17/20
In your culture, truth is of higher importance and only with the truth one can move forward.

Je tiens à commencer par dire que wahou, Alexa Davalos a quand même fait des progrès énormes en terme de jeu d’actrice depuis son passage dans Angel. Voilà. Maintenant l’épisode en lui-même était à nouveau hyper intéressant, et surtout hyper prise de tête, surtout que j’ai l’impression qu’on se dirige vers un virage SF – et après tout, je voyais la série comme ça avant de la commencer. Il y a donc un nouveau film à trouver, des écoutes à droite à gauche, de la confiance accordée trop facilement, un couple un peu improbable… La tension monte et est palpable jusqu’au bout, où Juliana retrouve le corps de Trudy… Ce qui ne suffit pas à me convaincre que ce n’est pas elle qu’elle a aperçu au marché. Je suis très sceptique devant cet épisode, j’ai un milliard de questions, et ça a tendance à me rassurer à 3 épisodes de la fin ! En revanche, l’intrigue autour de l’antiquaire m’a laissé perplexe pour le moment, je ne vois pas bien où ça souhaite aller derrière.

08.jpgÉpisode 8 – End of the World – 19/20
It’s a trap, the Kempetai are coming

Pfiou, un nouvel épisode qui fait monter la pression jusqu’à sa conclusion épique. Tout commence par un message codé de la part du Man in the High Castle, puis par Juliana qui annonce la mort de sa sœur à ses parents, faisant comprendre sa culpabilité à son beau-père. Et puis, tout s’enchaîne jusqu’à ce qu’il la prévienne du piège tendu à la résistance en toute fin d’épisode. Entre, il y a eu quand même pas mal de gap-fillers, notamment l’intrigue autour de Thomas qui sera paralysé dans quelques mois, mais on fait avec et ça fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode par rapport aux autres. Et puis quand même, nous faire sympathiser avec un nazi forcé de tuer son fils, c’est bien joué de la part des scénaristes. En revanche, l’intrigue autour de Frank et l’antiquaire était vraiment là pour combler, même si ça donne un peu d’enjeu avec le bus à prendre en fin d’épisode. La toute fin réunit bien sûr le couple Juliana et Joe, sans grande surprise, et ils sont forcés de monter dans une étrange voiture, tout en étant poursuivi par les japonais. Quelque chose me dit que Juliana n’arrivera pas à choper son bus à temps…

09.jpgÉpisode 9 – Kindness – 19/20
This isn’t like the other film…

Pfiou, la série prend le virage que j’attendais, ouiii ! Mais avant ça, il faut suivre un épisode un peu longuet parce que – ironiquement – possédant trop de rebondissements et sous-intrigues à régler. Il est intéressant de voir comment tout se met en place autour du visionnage du dernier film. Il fallait que Frank ne parte pas pour qu’ils puissent tous les deux utiliser l’argent pour sauver Joe, une des sous-intrigues qui se déroule à vitesse grand V. Ed leur apporte encore beaucoup trop d’aide, ça devient louche et puisque Frank ne peut plus être le Man in the high castle (j’y reviendrais) comme je le soupçonnais depuis un ou deux épisodes, c’est mon nouveau suspect numéro 1 (ou alors il va mourir bêtement). Bref, la toute fin d’épisode mène notre couple préféré, Juliana & Frank, devant un écran qui leur diffuse le dernier film du haut château… et oh surprise ! Cette fois la vie n’est pas rose. Oui, mon “oh surprise” est totalement ironique, car les scénaristes l’introduisent lourdement avec la mention de Nagasaki dans la scène qui précède. Et donc Juliana découvre avec horreur que la victoire implique des sacrifices atroces, en l’occurrence une bombe atomique, et que peut-être elle se trompe depuis le début. Puis, le film enchaîne et nous montre des Nazi tuant des prisonniers. Oh ironie du sort, Frank fait partie de ces prisonniers et a le droit de voir son propre headshot par (oh surprise bis, roulement de tambour) Joe ! Magistralement bien amené !

10.jpgÉpisode 10 – A Way out – 18/20
– What was that?
– A nightmare.
– With me in it, how is it possible?

Ce dernier épisode reprend très exactement là où le précédent nous a laissé, et commence donc plutôt bien, avec l’arrivée de Joe une fois le film terminé. Ils essaient de comprendre ce qu’ils viennent de voir, mais n’en parlent pas à Joe, et en même temps ne peuvent soudainement plus leur faire confiance. Faut dire que tout ça ne doit pas avoir grand sens pour eux. Juliana et Frank acceptent alors de comploter pour tuer Joe en échange d’un bateau qui les amènera au Mexique, malgré les réticences de Juliana, partagée entre son amour inavoué pour Joe et la terreur des images qu’elle a vues. Toute cette intrigue est du coup un peu longue et nous amène à une scène finale où c’est en fait Joe qui prend le bateau pour le Mexique, parce que Juliana lui fait confiance à lui plutôt qu’au film (bien joué) et que de toute manière Frank n’est pas là… Encore un départ raté pour le couple. Il faut dire que Frank a mieux à faire puisqu’il essaye de sauver la vie d’Ed, qui s’est dénoncé comme l’homme possédant une arme amenée lors de l’attentat contre le prince (c’est anecdotique, mais j’ai percuté seulement dans cette épisode à quel point niveau date cet attentat tombe proche de JFK du coup). Et donc Ed continue de beaucoup trop se sacrifier pour ses amis, je trouve ça presque louche. Côté politique, on apprend que les Nazis souhaitent désormais entrer en guerre contre les Japonais, et que ce sont eux qui ont commandité ledit attentat. Pourquoi pas, laissons les méchants pas beaux s’entretuer. Wegener lui s’apprête d’ailleurs à rencontrer Hitler sous les ordres d’Heydrich. Compliqués, toutes ces scènes et noms en allemand, mais il faut en retenir que c’est finalement Hitler qui vit dans un château… et qu’il regarde un bout du film Grasshopper. Ah, la migraine qui se pointe… Est-ce qu’il a gagné la guerre grâce aux films, pouvant empêcher ce qui devait se passer ? La tension monte, Hitler semble en savoir un peu plus que nous sur les films, et finalement tout part en cacahuète puisque Wegener décide de se suicider pour ne pas tuer Hitler, ce qui oblige Obergruppenführer (OUI J’AVOUE J’AI CHERCHÉ SUR GOOGLE) à emprisonner Heydrich. Et maintenant qu’on a dit tout ça, les scénaristes nous font un virage à 180° et nous ressortent Togami de nulle part. Armé du collier de Juliana, celui-ci ferme les yeux et se tape un petit voyage du côté de l’Amérique dirigée par les USA. Il semble donc en mesure de traverser d’un monde à l’autre, de vivre du côté des films autant que de celui où l’Axe a gagné la guerre. C’est tout de même décevant de ne pas avoir plus d’informations sur la manière dont il parvient à faire cela ou sur l’identité du Man in the high castle (tout laisse suggérer que c’est lui… mais pourquoi ferait-il ça ? et surtout, il a l’air de ne pas comprendre ce qui lui arrive alors peut-être pas ? Est-ce lié au collier ?). Beaucoup de questions sont donc en suspens dans cette fin de saison, ils m’ont eu par surprise avec Togami, finissant sur un personnage présenté comme secondaire dans la série, et je me retrouve à attendre la seconde très, très impatiemment.

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