Club de Cuervos (S01)

Avis : Le hasard fait parfois bien les choses. Alors qu’il m’était impossible de dormir à cause d’un tapage nocturne auquel je ne pouvais rien, je me suis dit que j’allais faire un tour sur Netflix, sans grande conviction. Je n’avais pas envie de regarder quoique ce soit, donc j’ai erré un peu en parcourant le catalogue avec curiosité, comme je crois que ça arrive à tous les gens ayant un compte Netflix. Vraiment, ne vous inscrivez pas, ça tue toute votre productivité, même quand vous ne regardez rien (vraiment, inscrivez-vous).

Toujours est-il que je suis tombé sur cette série au synopsis intrigant et en langue espagnole. Bim, il ne m’en fallait pas plus pour attirer ma curiosité, car ça fait un moment que j’ai envie de me trouver une série espagnole. J’ai bien Ministerio del Tiempo au programme de mon challenge, mais il n’est pas évident de trouver les épisodes légalement, et encore moins de les caser dans un emploi du temps (ils durent 70 à 80 minutes). Bref, c’était une double aubaine : j’avais du temps à tuer et ça me remettait à l’espagnol ; j’ai donc décidé de switcher Ministerio au profit de Club de Cuervos, même si je n’en savais rien de plus que le synopsis.

Hop, coup de tête efficace : pas de regret. C’est une série en espagnol certes, mais c’est avant tout une série Netflix : le cadre, le rythme, les intrigues, les répliques… tout paraît familier grâce à cette caractéristique toute bête ! C’était très agréable, dépaysant avec le Mexique, mais pas trop parce que Netflix, et assez adapté à mon rythme de vacancier.

Si vous ne connaissez pas, je vous recommande, surtout si vous aimez les séries-soap type Brothers & Sisters et peut-être aussi type One Tree Hill (en moins ado – mais je n’en ai vu que la saison 1 où ils sont ados aussi).

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Sé un Capitán – 16/20
Mi papá era un cuervo

Ce pilote introduit ses personnages et le conflit familial de la meilleure manière qui soit, nous présentant avant tout la discorde entre le frère et la sœur, autrement dit entre Chava et Isabela (je me pose les noms là pour les retenir en vrai). La structure en flashback apporte beaucoup, car Chava apparaît d’abord comme un président au top avant d’être aussitôt présenté comme un jeune en déperdition la plus totale, avec drogue et prostituées. L’univers du football n’est pas surexploité pour le moment, il s’agit plutôt d’explorer l’entreprise familiale, qui est donc une toile de fond, et la condition de tout un chacun autour de l’héritage. En bref, il y a de l’humour et du drame, de la tension et des histoires familiales qui ne font que commencer avec la « concubine » du père décédé. Quant à l’Espagnol, il passe très bien à l’oreille et ne m’a pas dérangé une seule seconde, alors que je m’en inquiétais un peu comme ça se passe au Mexique. Début très positif donc, malgré quelques défauts Netflix évident, comme la sexualité un peu trop représentée. En même temps, c’est un peu une caractéristique de tout ce qui est hispanique, donc c’est sans surprise.

02.pngÉpisode 2 – Hacemos Jabon – 14/20
Donde esta tu hermana ?

Isabel abandonne lâchement le club pour prendre un job dans l’entreprise de savon familiale. C’est lent de ce côté-là, mais c’est voulu : l’idée est de montrer l’ennui qu’elle est vouée à ressentir loin des Cuervos. Salvador « Chava », lui, se voit nommer, sans grande surprise, directeur du club et c’est la tête pleine de rêve pour ses équipes qu’il entend occuper ce poste. J’aime beaucoup ce personnage un peu cliché du jeune perdu qui se retrouve avec des responsabilités et l’acteur le joue bien, surtout quand il voit que sa sœur est la solution en cas de problème… ce que je comprends, car elle est aussi intelligente que drôle. Leur duo fait bien passer le comique et la relation frère/sœur pour l’instant. Ce second épisode confirme une série assez classique, mais à vrai dire parfaitement maîtrisée comme telle. C’est d’un niveau suffisant pour divertir et c’est entraînant, avec un côté soap très réussi lui aussi. En revanche, je trouve que le côté foot et l’intrigue sur les joueurs tombent un peu trop comme un cheveu sur la soupe pour l’instant, j’espère que ça va peu à peu être mieux relié au reste par la suite.

03.pngÉpisode 3 – Repuesta Uniforme – 14/20
No tengo hijos, señor. Y soy Julio, señor.

Chava continue de galérer à devenir le patron du club, car quoi qu’il fasse, il manque beaucoup trop de crédibilité pour l’être. Histoire d’empirer les choses, son cousin parfait vient se rappeler à son bon souvenir et il a beau tout faire pour être meilleur, ce n’est pas évident pour Salvador de se faire respecter. Sa sœur qui a tout ce qu’il faut pour diriger le club (sauf un pénis donc) galère de son côté avec Mary Luz qui parle évidemment à la presse pour se faire du fric. Bref, les galères s’enchaînent pour nos héros et c’est assez sympa de les retrouver dans ce nouvel épisode, avec toutes leurs chamailleries parfaitement jouées. Pour la première fois dans la série, le foot prend un peu d’importance. On a même droit à un match, il était temps car ça manquait finalement pour bien comprendre les enjeux, même si c’est expédié en une minute au lieu de 90. Enfin, l’intrigue secondaire sur ce pauvre Tony toujours sur la touche et malmené par ses coéquipiers continue également, mais je ne vois pas bien son intérêt pour le moment, sinon le scandale qui se pointe peu à peu. En bref, l’épisode est bien humoristique malgré des problématiques bien définies pour les héros, donc c’est un bon moment qui s’il ne marque pas les annales est assez cool.

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Épisode 4 – Bofetada – 16/20
Por favor, Susanita, deberia ayudarme

Allez, cet épisode y va fort avec la nudité gratuite, avec un full frontal masculin et des boobs à tout va. Et encore, le full frontal masculin sert une bonne blague du scénario (et l’explication de pourquoi il a toujours les mains dans son short probablement) et pour tout dire, le scénario est bien drôle dans cet épisode avec l’amitié Tony/Susanita qui est géniale, Isabel qui parvient à attirer l’attention d’un sponsor masculin après quelques déboires misogynes (j’aimerais croire qu’ils sont exagérés mais…) et Chava qui drague une journaliste qui n’en a pas grand-chose à faire de lui a priori. J’espère que l’on reverra cette dernière, car ayaya mucha caliente. L’épisode est donc principalement drôle, mais en plus, il fait avancer les intrigues avec Goyo finalement viré bien vite et très malproprement après avoir couché avec Susanita (scène la plus drôle de la série au moins) et frappé Tony. Oui, sauf que j’ai fini par m’attacher à Tony et j’espère qu’on va continuer à suivre l’histoire de ce loser. En plus, cette colère finale de Chava ne fera pas du bien à sa réputation déjà bien entachée.

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Épisode 5 – Barreras Para Salir – 12/20
Cuervos es mi familia

Paty est de retour, alléluia, c’est cool que Chava pense comme moi que cette journaliste est sexy… Sauf qu’elle est aussi tout bonnement insupportable dans cet épisode, ne devenant plus qu’un cliché faire-valoir. Le comique de son rôle s’estompe un peu maintenant qu’elle n’est plus là que pour ça et l’épisode s’éternise un peu autour de cette intrigue, heureusement sauvée par Mary-Luz. De son côté, Tony continue de vivre toute sorte d’aventures étranges dans les vestiaires qu’on va finir par connaître par cœur à défaut de voir les matchs. Le seul problème, c’est que ça éclipse Isabel un temps, avant qu’elle ne revienne draguer le journaliste. Donc, un épisode moins drôle et tout en longueur, c’est dommage, j’espère que ça va vite repartir du bon pied maintenant.

06.pngÉpisode 6 – Afortunado en Jugar – 17/20
DONDE ESTAN? Eso no es une equipo.

La première moitié de l’épisode tourne autour du match de qualification qui approche et cela permet de redonner un peu d’importance au terrain et aux déboires de l’équipe, que l’on connaît un peu mieux à chaque épisode. Les vies de Tony et Moises/Ximena sont assez drôles et toujours mises en avant dans les épisodes, ce qui est sympa. Goyo est enfin remplacé dans cet épisode par un entraîneur totalement tordu qui privilégie le yoga au jeu. Étrange, mais je vois ça comme un moyen d’ajouter de l’humour autant à l’épisode qu’à la série. Et puis, il fallait trouver un truc pour justifier que l’équipe se défonce sur ce match et gagne. Techniquement, ce match est le plus long de la série et aussi ce que je kifferais sur les rares matchs que je suis, avec juste l’essentiel. La victoire est belle, la défaite aux qualifications n’en est que plus difficile pour tout le monde et permet de remplir la seconde partie de l’épisode. Et il y a encore le temps pour que Mary Luz manigance une fois de plus et que Rafa Reina refuse de célébrer son dernier match bien mal parti. Dire que je m’inquiétais du rythme mauvais dans l’épisode précédent, c’est tout réparé et la série s’offre son meilleur épisode l’air de rien, avec une scène finale à mourir de rire.

07.pngÉpisode 7 – Nuestro Guggenhelm – 15/20
Chava, do you know the definition of luck?

Toute une scène en anglais et je m’en suis rendu compte qu’à mi-chemin en notant la citation, je suis à l’ouest moi. Bon, après cet épisode 6 intense, le 7 fait pâle figure : il faut remplacer Rafa et cela offre l’occasion d’un nouveau duel frère/sœur avec Chava qui recrute un joueur international et Isabel qui est coincée par un accord effectué par Felix. Bref, une fois de plus, Chava se sent inutile et ridicule, ce qui ne s’arrange pas quand Mary Luz en rajoute une couche sur le sexe du bébé. Isabel tente une fois de plus de décrédibiliser son ex belle-mère et c’est un échec cuisant malgré une victoire certaine. Du côté des joueurs, on continue de suivre Moises et ses multiples tentations de tromper Ximenes auxquelles il résiste autant que possible alors qu’elle déprime des fréquentations de son homme. Elle en arrive à partir en vacances seule et sous-entendre la rupture. Du point de vue technique, cet épisode possédait le pire faux raccord que j’ai vu depuis un certain temps (le livre fermé/ouvert d’Isabel)… de même qu’il possédait leur meilleur plan séquence lors de la réunion finale. C’est finalement Felix et Isabel qui se font le plus avoir dans cet épisode et c’est agréable de voir la donne se renverser de la sorte.

08.pngÉpisode 8 – Aitor – 14/20
El Taj Mahal no es una casa es un mausoleo

Un épisode sous la forme de documentaire ? Pourquoi pas, mais on sent bien qu’on est sur Netflix, car c’est le genre de risque qu’une série prend rarement au cours de sa première saison si elle n’est pas assurée de s’en foutre royalement des audiences. J’ai trouvé sympa de découvrir d’un point de vue extérieur l’arrivée d’Aitor, surtout que le côté journalisme est quelque chose qui existe depuis un moment dans la série, ça se développe un peu plus ici et c’est une composante qui fonctionne bien. En revanche, le gros problème de cette forme du documentaire, c’est qu’on perd une bonne partie de l’humour habituel pour se concentrer sur des humiliations de Chava. Exit aussi les disputes entre frère et sœur qui n’apparaissent qu’en fond pour mieux exploser à la fin. Cela offre au moins un cliffhanger sympa pour la suite de la série, mais l’épisode manque du coup d’un petit quelque chose.

09.pngÉpisode 9 – Fiebre Española – 14/20
Ser presidente te cayo del cielo Chava

Cet épisode est un peu long, mais il se concentre un peu plus sur l’équipe et l’arrivée d’Aitor, et c’est sympa. Son arrivée bouleverse en effet l’équilibre à peu près établi : Isabel et Chava ne se parlent plus et finissent par se battre en public, Potro se montre extrêmement jaloux de son nouveau coéquipier (principalement à cause de son entre-jambe) et Aitor a un agent très froid et particulier. En bref, c’est le bordel pour le club une fois de plus. Tout cela nous mène petit à petit à une succession de scènes d’orgie qui permettent de révéler la sexualité d’Aitor, qui se dit pansexuel du coup. L’épisode faisait plus transition qu’autre chose, mais c’était sympathique à voir. J’attendais juste un peu mieux après le documentaire en fait.

10.pngÉpisode 10 – Nuevo Padrote en el Pueblo – 15/20
Es Youtube. Singular.

Ca part un peu en vrille et je crois que c’est parce que l’on se rapproche peu à peu du final. Eliseo tente de ruiner les Cuervos de manière extrêmement visible, mais il n’est jamais que le vautour qui tourne autour du corps de sa proie à l’agonie. Isabel est carrément exclue des locaux par son frère tandis que Moises ne se sent plus du tout à sa place dans l’équipe à cause d’Aitor qui lui fait en plus des avances. À ce sujet, c’est marrant, mais je ne voyais pas vraiment les pansexuels comme ça, ça, c’est juste un obsédé sexuel. Tant mieux, c’est bien plus drôle et Aitor est clairement là uniquement pour son potentiel comique, car c’est à peu près tout ce qu’il a le pauvre. La situation se dégrade et ça promet des choses intéressantes pour les trois derniers.

11.pngÉpisode 11 – Empuja – 15/20
Estas ovulando ?

Comme je le pensais, les choses se compliquent et se pimentent au cours de cet épisode. Rafa revient en tant qu’entraîneur, faute de pouvoir trouver quelqu’un d’autre, ce qui entraîne une série de complications autour d’Aitor qui ne supporte bien évidemment pas d’être coaché par un petit joueur à la retraite. L’ambiance part vite en cacahuète : Félix démissionne après un ultime désaccord avec Chava. Ce dernier a bien d’autres choses à gérer pourtant : Mary-Luz est en train d’accoucher d’un petit Valentin… Iglesias, évidemment. Isabel est obligée de reconnaître ses torts et de reconnaître son petit-frère comme tel. L’épisode change un peu d’ambiance et se concentre à nouveau plus sur les Iglesias que sur les joueurs, tout en gérant mieux les deux de front. Tout cela se termine sur Eliseo qui fout la merde en révélant à Chava que les photos du portable rose avaient fuité grâce à Isabel. Voilà qui promet.

12.pngÉpisode 12 – Feliz Cumpleaños, Sr. Presidente – 18/20
Yo te apoyo. Nosotros te apoyamos.

Voilà un épisode bien violent : les secrets de Mary-Luz apparaissent peu à peu bien que sa présence auprès de Chava soit géniale, Aitor se retrouve au milieu d’un scandale sur sa sexualité après avoir été vu embrasser son agent. Dur. Dur retour à la réalité homophobe mexicaine avec de nombreux discours qui semblent sortir d’une autre époque. Cet épisode est une claque après l’ouverture dont faisait preuve la série sur tous les sujets sexuels et c’est une vraie réussite pour cela. Rafa se fait virer après un discours d’Isabel ne soutenant pas Aitor et il se venge aussitôt à la télé. Isabel passe vraiment de bien mauvais moments quand elle perd même le soutien de son mari lorsqu’il apprend pour les photos de Moises. Celui-ci aide Potro à retrouver ses érections dans une intrigue un peu naze et tordue. Bref, cet épisode est surtout d’une tristesse affolante pour le personnage de Chava qui passe le cap des trente ans de la pire des manières qui soit. La toute fin est un deus ex machina qui fonctionne plutôt bien car elle est imprévue mais parfaitement bien amenée. L’épisode final va être sanglant.

13Épisode 13 – Iglesia vs. Iglesia – 19/20
Isabel, ahora eres presidente

Voilà, il est l’heure de conclure la saison et cela se sent bien : le baptême de Valentin est un bon moyen de réunir tout le casting de la famille est de montrer les divisions, tandis que dans les vestiaires, Aitor parvient à trouver le moyen de se faire respecter. Potro retrouve son talon, Felix, Tony et le premier entraîneur (et Susanita !) ont chacun leur scène, bref, l’ambiance de fin est là jusque dans la trahison de Mary-Luz ou le clin d’œil au pilot lorsque Chava se réveille. Les conseils de famille et d’administration sont tout simplement horribles avec la destitution de Chava et la douleur familiale parfaitement jouée chez tous les acteurs. À partir de là, la fin est tracée avec de nouvelles relations qui se dessinent entre les personnages, le départ d’Aitor – et j’en suis dégoûté, son potentiel comique est loin d’être épuisé, puis surtout celui de Chava. Les dernières minutes ouvrent toutes les possibilités pour une seconde saison : nous ne connaissons toujours pas tous les secrets de Mary-Luz, Chava s’enfuit probablement pour mieux revenir, Isabel est enfin dirigeante mais s’apprête forcément à foirer, etc. C’était un épisode vraiment bien foot-u et clairement le meilleur de la saison.

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EN BREFClub de Cuervos s’est avérée être une vraie bonne surprise : je m’attendais à une série moyenne et j’ai finalement eu quelque chose qui dépassait le cadre du simple Guilty Pleasure. Il y a un peu d’originalité avec le côté foot, des personnages bien écrits et surtout tous très bien interprétés et des retournements de situation dignes des meilleurs soaps. Le générique reste en tête et le comique y est toujours présent en toile de fond. Il ne me reste plus qu’à attendre la saison 2 avec beaucoup d’impatience : elle a été annoncé pour 2016, ça ne devrait pas tarder.

Superstore (S01)

Avis : Pas étonnant que mon challenge séries n’avance pas : j’ai encore binge-watché une série qui n’a rien à avoir avec la choucroute il y a deux semaines. Superstore, c’est une sitcom dont mon cousin m’a parlé il y a hyper longtemps et qui m’est revenu quand on cherchait à voir quelque chose avec ma meilleure amie pour pallier à l’ennui provoqué par Grace & Frankie (plus là-dessus plus tard).

Du coup, on a vu toute la saison hyper vite, je n’ai pas écrit mon article en même temps et depuis, je me le reporte jour après jour. Oui, mais vu que la saison 2 reprend demain (enfin, cette nuit aux USA) avec un épisode spécial, il faut bien que je vous en parle avant.

La série commence avec l’arrivée de Jonah pour travailler dans un supermarché, type Wall-Mart, appelé Cloud9. Les blagues s’enchaînent grâce à une structure d’épisode qui tourne bien souvent autour des grands thèmes de prévention pour employés : le racisme, le décès, etc. L’ensemble des employés que nous suivons est un peu paumé dans la vie, ce qui justifie une présence importante dans le magasin et un investissement somme toute… bien à eux.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Bref, c’est drôle, alors c’est parti pour un rapide résumé des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 13/20
I’m a Christian too, but in these four walls, my bible is the employee code of conduct.

Le pilot de la série ne m’a pas forcément convaincu immédiatement, je n’étais pas du tout dans l’ambiance je crois. Il faut en effet un certain temps pour comprendre la dynamique humoristique de cette comédie : les personnages sont encore sous-développés, tous représentant un cliché. Il y a le handicapé, l’adolescente enceinte, le nouveau un peu trop bon, la superviseur, le patron, la cheftaine de la sécurité… Bref, autant de personnes que l’on croise sans voir quand l’on va dans les supermarchés. Un certain potentiel se dégage malgré tout, notamment sur la fin lorsqu’Amy quitte le magasin et nous dévoile qu’elle cache quelques secrets bien à elle.

SuperstoreÉpisode 2 – Magazine Profile – 16/20
Framples! Instead of saying, « free samples », we should just say « framples. »

Cet épisode propose de développer les relations entre les personnages et le Cloud9 en intégrant à l’équipe une journaliste chargée de faire le profil du magasin et des employés pour le magazine de la chaîne de supermarchés. En ce qui me concerne, c’était déjà bien plus drôle et j’ai commencé à m’attacher aux personnages de Jonah et Amy. L’ambiance dans le supermarché est marrante et bien qu’encore peu développé, les personnages ont des rôles bien définis qu’ils respectent bien. Garreth évitant le photographe faisait par exemple un bon running gag avec une conclusion géniale.

03.jpgÉpisode 3 – Shots and Salsa – 15/20
Yes, Señor Cloud salsa is very good for parties

Le sujet de fond de cet épisode est le racisme… et ça marche plutôt bien, avec Amy qui lutte contre les stéréotypes et se retrouve forcée de les perpétrer, ce qui ajoute beaucoup d’humour à l’épisode. L’intrigue de Jonah, qui aide le pharmacien, est bien moins drôle même si elle partait bien, avec cette idée qu’il ne faut jamais proposer son aide aux collègues dans un supermarché. Bref, il y a pas mal d’humour dans l’épisode, même si ça retombe à plat du côté du personnage principal, ce qui est un peu stupide. Petit truc que je trouve sympa aussi : le nom qu’Amy accroche à sa veste change à chaque épisode et j’aime à penser qu’elle reprend les badges des anciens employés et des stagiaires de passage.

04.jpgÉpisode 4 – Mannequin – 17/20
‘Cause it looks like you got a sex doll and you dressing it up to look like Amy

Excellent épisode qui part d’une idée un peu idiote et la développe de manière très réussie : il y a un mannequin dans le magasin qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Jonah. C’est peu crédible qu’il passe un mois dans les rayons avant que quelqu’un ne le remarque, mais c’est plutôt pas mal comme développement car ça permet tout un tas de mannequins déguisés à mourir de rire et une scène où il tente de se venger en trouvant un mannequin d’Amy et se retrouve à mimer malgré lui une scène de sexe devant les autres employés. Bien joué de la part des scénaristes, cet épisode était du coup le plus drôle jusqu’à présent.

05.jpgÉpisode 5 – Shoplifter – 16/20
I can’t believe I’m gonna lose my job. I just upgraded all of the trash cans in my apartment. Stupid, Dina, stupid!

Amy ramène sa fille au travail et cela provoque tout un tas de problèmes quand c’est Jonah qui est forcé de la garder pour elle et que c’est évidemment le jour où la petite a ses premières règles. De son côté, Dina tente d’arrêter Lilian Bellacourt car elle a volé un rouge à lèvres. Oups, je me trompe de séries, Lilian, c’est dans Another Period. Rien que pour cette actrice, j’ai adoré l’épisode et j’ai bien ri, parce que la voir est suffisant pour se marrer tellement elle dégage une aura comique. C’est très bon donc et la série confirme son potentiel comique, notamment grâce au personnage de Dina tout en contradiction et très humoristique.

06.jpgÉpisode 6 – Secret Shopper – 16/20
The only way a secret shopper’s getting past me is if he doesn’t even know he’s a secret shopper.

Le magasin est en effervescence car un client-mystère s’apprête à parcourir les rayonnages pour faire une critique des services fournis par le magasin. Tout le monde fait donc son maximum pour le débusquer et lui permettre une expérience parfaite dans les rayons du Cloud9. Pas de chance : c’est la meilleure manière de provoquer une catastrophe. Il ne faut jamais se donner à 200% et cela se confirme à nouveau. Dina s’impose comme l’un des personnages les plus comiques dans cet épisode, sa chasse au client-mystère s’avérant être totalement flippante pour les pauvres clients qu’elle « aide » en faisant plus de dégâts qu’autre chose.

07.jpgÉpisode 7 – Color Wars – 15/20
Each member of the winning team takes home $100.

Une journée spéciale dans le magasin débute, encore : celle de la guerre des couleurs, qui permet de booster un peu la productivité des employés. D’abord réticent, Jonah finit par vendre tout et n’importe quoi à son client après avoir été briefé par Amy qui souhaite récupérer la prime de l’équipe gagnante. Évidemment, son plan foire quand il apprend que son client n’est autre que le mari de celle-ci. C’était un épisode sympa avec de bons gags et un approfondissement agréable sur les personnages principaux. En plus, ça correspond tout à fait à ce que l’on peut attendre d’une sitcom.

08.jpgÉpisode 8 – Wedding Day Sale – 14/20
I turned my safe search up to the max and then Googled, « world’s gayest parties. »

Moment de gêne extrême : c’est le jour de la vente des affaires de mariage et le patron découvre seulement maintenant que le mariage gay est totalement ignoré de leur vente. Ce qu’il ne tolère pas pour on ne sait quelle raison : il en fait du coup des caisses et des caisses, et c’est juste gênant… donc drôle. Pendant ce temps, les scénaristes développent encore un peu le couple Cheyenne/Bo lorsqu’Amy essaye de les raisonner sur le prix que coûtera un enfant. Alors que tout le monde pense que Bo fuit ses responsabilités, c’est tout l’inverse qui se produit quand Dina et Amy le retrouvent enfin. L’épisode possède quelques bonnes blagues, mais je le trouve un peu en-dessous.

SuperstoreÉpisode 9 – All-Nighter – 18/20
Relationships between supervisors and subordinates is now just strongly discouraged. It’s not forbidden anymore. THIS is not forbidden anymore.

Wow, de loin le meilleur épisode de la saison : toute l’équipe se retrouve coincé durant la nuit à cause des fermetures automatiques et des clés restées dans la voiture du boss. Bim, c’est l’occasion rêvée pour faire la fête dans le supermarché, un truc qui s’avère être un vrai rêve éveillé quand on y pense car il y a tout ce qu’il faut pour une fête au top. Et Cheyenne l’a bien compris, dans la scène la plus WTF possible où elle enchaîne de la danse classique avec Anaconda, le tout toujours en étant enceinte. Amy se vide des bouteilles d’alcool toute seule et Dina révèle enfin son amour à Jonah, moment de gêne extrême à nouveau, mais ça fonctionne tellement. C’est un peu tard dans la saison, c’est vrai, mais c’est l’épisode où je me suis dit que cette série valait vraiment le coup d’être vue. Mieux vaut tard que jamais.

10.jpgÉpisode 10 – Demotion – 15/20
I don’t want to be Assistant Manager.

C’est dur de proposer mieux que l’épisode précédent mais l’idée d’avoir Dina demandant à reprendre un job moins élevé pour sortir avec Jonah était une bonne idée assez bien exécutée d’un bout à l’autre de l’épisode. C’est de loin la plus drôle de l’ensemble de ce casting avec son côté bourru qui cache un grand cœur : peut-on faire plus cliché ? Probablement pas, mais là encore c’est pour ça que ça marche. La série sait jouer des clichés à merveille.

SuperstoreÉpisode 11 – Labor – 14/20
I know you’re scared. This is a big moment. But rest assured Cloud 9 will be fine without you.

Cheyenne accouche finalement, mais elle ne peut pas se permettre d’aller à l’hôpital car elle a besoin de sa paye pour vivre. Révolté, Jonah lance, presque malgré lui, un mouvement de grève et finit par y embarquer tout le monde après 20 minutes d’hésitation. Ça fonctionne plutôt pas mal et cela mène lentement à un cliffhanger plutôt réussi où Dina annonce à tout le monde qu’elle est virée. Cet épisode faisait donc définitivement avancer l’intrigue, mais il était en revanche un peu moins drôle. Il y avait néanmoins

EN BREF – Et voilà, saison terminée : c’était bien court et un peu précipité, mais ils ont réussi à s’établir une routine avec les cassettes vidéos, à développer un peu les personnages tout en les gardant clichés (ce qui parfois me rappelait un peu Community, en définitivement moins bon). C’était définitivement trop court et en même temps assez long pour commencer à exploiter son potentiel et fournir de bons épisodes. Je suis bien content que ce soit prolongé pour une seconde saison, qui commence pas plus tard que demain, pour voir un peu ce que ça donnera à plus long terme. En bref donc, c’est à voir si vous voulez rire un peu, il y a tout ce qu’il faut.

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Secret City (S01)

Avis : Secret City, c’est la série d’été que j’ai honte d’avoir raté lorsqu’elle a débuté. Entièrement diffusée au mois de juin (ou presque), cette série australienne marque le retour d’Anna Torv et rien que pour ça, je me devais de la voir, car cette actrice est génialissime, brillante dans le rôle d’Olivia Dunham tout au long des cinq saisons de Fringe et franchement, je n’ai besoin de rien d’autre pour commencer une série.

Du coup, je n’ai même pas regardé de quoi il s’agissait avant de la commencer et j’ai attendu la diffusion du dernier épisode (ce lundi) pour la bingewatcher sans honte. Résultat ?

Cette série, basée sur deux romans, est absolument brillante et ce n’est pas rien de le dire : il s’agit d’un thriller politique, c’est bien loin de mon genre de prédilection. Elle met en place une ambiance très particulière, dévoile un complot et propose des personnages extrêmement bien écrits. Tout est fait pour respecter la cohérence et inévitablement le casting est tout simplement brillant. Cette série n’a rien de léger, c’est vrai, mais elle percutante et fait réfléchir. Pour l’ambiance, je la conseillerais à ceux qui ont aimé The Man in the High Castle. Pour le sujet, ça semble se rapprocher de House of Cards que je n’ai toujours pas vu, mais en Australie. Peu importe, il faut en retenir que c’est brillant.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

 01Épisode 1 – A Donation to the Struggle – 18/20
I guess something strange is going on

Ce pilot nous plonge dans une ambiance très étrange, celle d’un Camberra où un corps mystérieux est retrouvé assassiné et pique la curiosité d’une journaliste qui sera notre héroïne, Harriet Dunkley. Assez vite, elle se retrouve sur la piste du Ministre de la Défense, Mal Paxton, grâce à une photo envoyée par une source anonyme. Sur celle-ci, le ministre semble menotté en Chine, ce qui tombe bien vu que l’intro se passait là-bas. Le côté politique nous expose la vie australienne que je suis bien loin de connaître et qui nous montre le continent partagé entre son alliance avec les USA et celle avec la Chine. Les personnages nous sont présentés rapidement, mais chacun semble avoir ses motivations et objectifs, quitte à ce que ceux-ci soient opposés. Clairement, le complot ne fait que se dévoiler et l’ambiance intimiste, mystérieuse et quasi-menaçante nous poursuit de la première à la dernière minute. On ne voit pas bien où ils veulent aller pour l’instant, mais c’est un peu inévitable sur un premier épisode de ce genre : je n’aurais pas aimé en savoir trop.

02Épisode 2 – The Watchers – 19/20
Political graveyards are full of people who have been loyal to idiots.

Cet épisode se centre beaucoup sur l’enquête menée par Kim, qui avance à pas de géant alors qu’elle prend de grands risques pour retrouver la carte SIM et télécharger des documents compromettants. D’un peu trop grands risques d’ailleurs qui la conduisent à la mort. Je ne m’y attendais pas. Je suis dégoûté. Vraiment. Je m’étais déjà attaché au personnage, ce n’est pas tous les jours qu’on en voit des comme ça, et je croyais vraiment qu’il y avait plus de choses à venir. Dégoûté. Je tire mon chapeau bas à la série, c’est rare d’arriver à instaurer ça en si peu de temps. À côté de Kim, Harriet fait bien pâle figure et semble cumuler les défauts de base des journalistes, interprétée par une Anna Torv au top de sa forme.

03Épisode 3 – Beware the Jabberwock – 17/20
We lost him twice

Sans honte et sans gêne, Secret City traite directement l’enterrement de Kim, toute transexuelle de son état. C’est fait sans fard et c’est inattendu : la série prend une dimension réaliste et adulte dans cet enterrement que j’ai rarement eu l’occasion de voir à la télé. Le traitement des transexuel(le)s est toujours délicat, mais cette série est certainement un exemple en la matière. Tout ceci est énormément dérisoire par rapport au reste de l’épisode qui se concentre sur l’avancée (magistrale et à pas de géant) de l’enquête d’Harriet : celle-ci embarque Felix dans ses aventures et surtout dans ses problèmes après avoir décodé l’étrange dernier message de Kim. C’est hyper bien fichu et écrit, magiquement joué de tous les côtés et on ne peut pas que s’énerver de voir les politiques planifier leur petite vie tranquille.

04Épisode 4 – Falling Hard – 17/20
An ASD agent, Kim Gordon, was killed investigating a murdered anti-China activist, who called himself Max Dalgety.

L’enquête s’accélère encore dans cet épisode où la politique s’emballe à tout vitesse : le sénateur Bailey annonce en fin des épisodes des mesures nouvelles assez intéressantes pour la suite de la série, promettant une vie bien plus compliquée pour Harriet. C’est passionnant de suivre l’enquête et de voir à l’avance les obstacles qu’elle va rencontrer, surtout que tout est fait de manière à nous réserver encore quelques surprises, comme ce cliffhanger totalement WTF.

05Épisode 5 – Ghosts in the Machine – 18/20
Senator Bailey, does this mean legislation makes you the most powerful person in the country?

Sans surprise, face aux nouvelles mesures annoncées dans l’épisode 4, Harriet a beaucoup de pain sur la planche. Le final approche et le plan général des scénaristes se dessine mieux que jamais, avec la montée de pouvoir du sénateur Bailey qui est vraiment une figure sympa pour le téléspectateur, car elle nous partage entre haine et sympathie : c’est une vraie figure ambiguë et sa relation avec Harriet ne nous aide pas. À bien des égards, cela me rappelle Fringe et Olivia/Nina. C’est toujours passionnant à suivre car les personnages ont des objectifs précis et bien clairs, d’Harriet qui souhaite clarifier la mort de Kim à Bailey qui veut juste plus de pouvoir (non, c’est plus complexe, je sais). Bref, j’adore.

06Épisode 6 – The Light on the Hill – 18/20
There’s blood on your hands Thomas, that’s why you can’t sleep at night

C’est déjà la fin pour Secret City et c’est franchement dommage car je me suis vraiment attaché au rythme semi-lent de la série qui avance en fait à toute vitesse et aux personnages tous très bien écrits (et avec des dialogues bien foutus, en plus). C’était un épisode un peu plus dur à regarder parce que j’ai éprouvé beaucoup d’inquiétude dans ces cinquante minutes pour les personnages que j’ai appris à aimer : je me demandais quel arc conclusif était encore possible pour chacun d’entre eux. C’était finalement assez banal comme fin, mais je n’en demandais pas forcément plus. Cette fin en demi-teinte est du coup une franche réussite en ce qui me concerne et j’espère franchement une saison 2 après cette scène finale.

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Bref, Secret City est bien trop courte, ce qui lui permet d’éviter bons nombres de défauts et d’être un divertissement hyper agréable, qui traite des sujets assez importants de manière toujours très justes. L’ensemble du casting est parfait, avec un vrai niveau de jeu qui permet de ne pas décrocher les rares fois où l’écriture s’embrouille… ce qui n’arrive presque jamais, car les scénaristes ont vraiment peaufiné leurs six scripts. Un vrai plaisir que je recommande chaudement 🙂

Angel from Hell (S01)

Avis : Angel from Hell n’était pas franchement ma découverte comique de l’année, c’était sympa sans plus, mais alors vraiment sans plus. Seulement voilà, au bout de cinq épisodes, j’avais fini par m’attacher un peu au personnage, j’avais été heureux de retrouver Ginger Gonzaga et Liza Lapira, pendant que Jane Lynch renouait enfin avec un personnage marrant et supportable. Même si le trailer avait tout spoilé des vingt premières minutes, il y avait des moments cools dans les quatre autres épisodes.

Donc l’annulation m’avait un peu déçu, sans plus. Honnêtement, cinq mois plus tard, j’en avais même oublié l’existence de la série. C’est donc avec beaucoup de surprise que je l’ai vue apparaître dans mon agenda TVshowtime fin juin. Bref, la chaîne se débarrasse de ces épisodes, et même si je doute que la fin propose une vraie fin, je ne refuse pas le petit guilty pleasure d’une diffusion bâclée pendant l’été. Bref, ci-dessous retrouvez mon avis sur chacun des épisodes, à la semaine (et légèrement modifié pour les cinq premiers).

Note moyenne de la saison : 10/20

01Épisode 1 – Pilot – 14/20

Comme je m’en doutais, le trailer révélait tout ce qui pouvait prêter à sourire dans le premier épisode en 2 ou 3 minutes, c’est donc totalement spoilé que je suis arrivé devant cette série. Cela dit, vraie bonne surprise de retrouver Liza Lapira (qui devait pourtant être dans le trailer, mais j’avais oublié). Jane Lynch a trouvé avec cette sitcom un rôle rafraîchissant plus que nécessaire après la catastrophe qu’était devenu son personnage dans Glee, pilote sympa. Je regarde beaucoup trop de sitcoms « sympas » apparemment. Et en plus, Angel from Hell recycle un bon titre de la B.O d’HIMYM, je vais pas bouder mon plaisir.

02Épisode 2 – Face Your Fears – 11/20

Je me suis donc regardé le second épisode aujourd’hui, et je l’ai trouvé plutôt pas mal… décevant. Les meilleurs gags sont dans le pilote, et ça sonne ensuite un peu trop tiré par les cheveux. Au plan formel, l’épisode cumule les faux-raccords, mais j’ai cependant bien aimé le travail de la musique, histoire de leur donner un peu de crédit quand même. Pas de Liza Lapira dans cet épisode, mais Ginger Gonzaga (de l’excellente Mixology – et depuis la brillante Wrecked), qui est toujours aussi drôle dans ce genre de rôle qui lui colle à la peau. Heureusement qu’elle est là pour remonter le niveau d’humour !

03Épisode 3 – Go with your Gut – 13/20

Heureusement Angel from Hell a ensuite délivré un épisode plutôt drôle, qui rattrape ce second épisode moyen. L’histoire n’avait rien d’exceptionnelle et tous les gags ne prenaient pas forcément, mais il y en avait quelques-uns qui fonctionnaient plutôt bien. Jolie manière en tout cas de continuer les interactions entre les personnages sans qu’elles ne paraissent trop forcées dans la suite de la saison.

04Épisode 4 – Family Business – 12/20

Rien d’exceptionnel dans ces 22 minutes, qui n’étaient certes pas soporifiques, mais pas au niveau de ce que la série pourrait proposer. Un épisode qui se regarde, sans plus, malgré un gag un peu plus drôle que les autres (le coup du strip-teaseur). Dommage, la série laisse de plus en plus filer ses gags : par exemple, ici, aucune retombée. Le gag se fait et puis disparaît sans conséquence. Le côté ange gardien reste sympa aussi, mais bonjour la crédibilité. Je crois que j’aurais déjà tenté à ce stade de la tester plus – ou de m’en débarrasser !

05Épisode 5 – Soulmates – 12/20

Retour apprécié de Ginger Gonzaga, dans un rôle malheureusement trop secondaire, mais l’actrice est toujours aussi géniale. Je sais que mon opinion est loin d’être la plus répandue, mais je ne suis qu’amour et elle a juste volé la vedette dans cet épisode (at least you stole the show comme dirait l’autre, dégagez de mon dancefloor). L’intrigue de la semaine en elle-même était sympathique, mais finit malheureusement assez mal avec ces chiffres aberrants de soul mates qui promettent par conséquent de trop nombreux épisodes sur la même thématique (ou pas puisque la série est annulée). Peu importe pour l’instant, ils ont encore le temps de réparer leur défaut. La série passe le test des cinq épisodes avec suffisamment de succès pour que je continue de la regarder pour l’instant, probablement pour l’ensemble de la saison 1. J’ai la géniale idée de ne pas regarder les audiences cette année, donc je n’ai aucune idée d’où ça va, mais je ne suis pas encore assez attaché pour être déçu en cas d’annulation. Donc, tout va bien.

Ironiquement, après avoir écrit ces quelques lignes, la série a été annulée et déprogrammée pour plusieurs mois…

C’est vrai que c’était pas une sitcom des plus brillantes, mais elle avait quand même des thèmes sympas et de bons acteurs. J’irai pas pleurer sur la tombe de la série en revisionnant en boucle ses cinq premiers épisodes, mais c’est dommage, il y avait quelque chose à en faire. Ginger Gonzagua, au plaisir de te revoir rapidement ailleurs ! OUF, ce fut le cas !

06Épisode 6 – Angel Probation – 11/20

Bim, cinq mois plus tard, la série ressuscite pour une diffusion express. Et bien, ce n’est toujours pas mauvais, mais franchement, ce n’est pas des plus simples de reprendre la sitcom après autant de temps. L’idée est de mettre l’ange en probation sans pouvoir parce qu’elle a triché à un jeu. Pas bien brillant, mais ça provoque les conflits humoristiques voulus, pendant qu’Alison se rapproche à nouveau de son ex. Cela dit, je ne sais pas si c’est l’annulation qui me fait prendre du recul ou non, mais j’ai trouvé dur de rentrer dans l’épisode.

07.pngÉpisode 7 – Angel Appreciation Day – 10/20
I still can’t believe you assassinated Brad’s guardian angel

Cet épisode se concentre un peu plus sur le frère d’Alison, ce qui fait du bien à la série qui sous-traite un peu trop ses personnages secondaires. Ainsi donc, il tente dans cet épisode de vendre une maison, ce qui est compliqué parce que 1) il est stupide et 2) sa sœur a tué son ange gardien qui était une guêpe. De son côté, Alison tente de gérer son stress alors qu’elle va passer à la télévision. Bon, rien d’exceptionnel franchement.

07Épisode 8 – Practice Guy – 08/20

Aïe, les audiences avaient donc raison de ne pas suivre du tout cette sitcom ? Cet épisode s’enfonce dans les pires pistes possibles : Alison s’entiche d’un beau gosse pour le principe de se remettre en selle (imagé comme expression n’est-ce pas ?) et les personnages secondaires sont enfin développés, mais leurs intrigues sont nazes (qu’est-ce que c’est que cette Prank war ?). Grosse déception sur cet épisode qui ruine un peu le potentiel de la série… Parce qu’au fond, je persiste à penser que la série a du potentiel !

09.pngÉpisode 9 – Rain check – 08/20
A Tuesday, and that’s all I can tell you. But HEY it’s a Saturday!

La série continue de développer le personnage de Brad, mais ça ne prend plus autant que dans l’épisode sept. Amy tente également d’aider son pote ange qui a fait de la merde avec sa protégée précédente, passant pour un gros stalker dans la rue. Il y avait bien quelques scènes pour faire sourire, notamment du côté du rencard d’Alison, mais c’est à peu près tout. C’était très lourd du côté du père qui recommence une vie amoureuse (et sexuelle), reprenant même des gags déjà vus ailleurs. Pas franchement un exemple d’écriture. J’aurais peut-être été plus indulgent si j’avais vu cet épisode en novembre dernier, mais là cette « scène sous la pluie », c’était franchement trop pour moi.

 10.pngÉpisode 10 – Funsgiving – 07/20
That’s what funsgiving is all about

La diffusion précipité d’été n’aide pas un seul instant à se mettre dans l’ambiance de cet épisode censé être dévoilé pour Thanksgiving. Du coup, je l’ai regardé d’un œil, mais il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose qui vient le sauver, la majorité des gags tombant à plat en ce qui me concerne. J’ai commencé à me dire devant ces vingt minutes qu’il allait être long de voir toute la saison en fait, et j’espère que je me trompe : il y a eu de bons moments après tout dans les premiers épisodes, mais clairement, je ne retiens pas grand-chose de positif de celui-ci.

 11.pngÉpisode 11 – The Flask – 08/20
She is so funny and aggressive and always around

Et ça continue de partir en vrille côté qualité dans cet épisode, c’est donc avec satisfaction que je m’approche de la fin. Cette fois, Amy vend sa flasque d’alcool chez un antiquaire pour payer le loyer à Alison… sauf qu’elle ne peut apparemment garder l’argent selon les règles des anges (qui continuent d’apparaître au bon vouloir des scénaristes), ce qui fait qu’Amy paye à Alison tout un tas d’objets et de services qui sont supposés être des blagues. Dommage que celles-ci ne prennent pas. À la place l’épisode s’éternise en longueurs pas très utiles (la harpiste, vraiment ?) et essaye trop d’être drôle sans l’être vraiment. Ou alors, c’est parce que je sais que c’est annulé que ça ne prend pas. Allez savoir. La révélation finale sur la classe d’impro ne m’a pas franchement surpris, même si je regardais tellement ça d’un œil distrait que je ne peux pas dire l’avoir prévu.

 12.pngÉpisode 12 – Believe me (1) – 09/20
Payback is an orange bitch

Cet épisode semble trainer en longueur tout du long pour en arriver à un final qui sera un peu mieux fichu avec, je suppose, le mariage. Je ne sais pas bien comment on en est arrivé là : il y avait pourtant de bonnes racines dans les premiers épisodes, mais ça évolue toujours de plus en plus mal. Dans cet épisode, Amy et Alison se retrouvent coincées sans argent, ni papier, ni téléphone et cherchent un moyen de s’en sortir… pourquoi pas, mais c’était un peu long, malgré quelques bonnes blagues et références à ET. D’un autre côté, les intrigues s’attardent sur le père et le frère d’Alison, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi ils sont soudainement si importants pour la série.

 13.pngÉpisode 13 – Believe me (2) – 12/20
You would never do anything to make me believe that you’re an angel

Bon, voilà un épisode qui enfin permet à Alison de croire qu’Amy est un ange, ce qui donne la possibilité d’avancer dans l’intrigue générale de la saison… mais c’est à peu près tout et c’est une fin ratée. Ce dernier volet prend également le temps d’approfondir les personnages secondaires, ce qui est quelque chose que j’apprécie généralement, mais ici, ça marche moyen en ce qui me concerne, principalement parce que c’est un dernier épisode et que c’est trop tard pour faire ça. L’intrigue autour du mariage a annulé offre finalement une scène drôle, mais il a fallu le temps pour en arriver là, et tout cela se conclue sur un cliffhanger qui tente de relancer l’intérêt de la série… Pour rien, puisque c’est définitivement annulé. Bon, ben voilà.

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EN BREF – Ce n’était pas forcément super drôle, mais il y avait Ginger Gonzaga en guest dedans, et rien que pour ça, j’imagine que ça valait le coup de suivre ces treize épisodes. Bon, il y avait de bonnes blagues parsemés au hasard dans ces treize épisodes, mais plus la saison avançait, plus l’humour s’épuisait. Définitivement, cette annulation n’est pas une grosse perte ! Le cliffhanger final ne me fait ni chaud, ni froid, c’est terminé et ce sera bien vite oublié de toute manière.