This is us (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mon article sur la saison 1, écrit au fur et à mesure de la diffusion, semaine après semaine. Chaque paragraphe contient des spoilers sur l’épisode concerné.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Depuis l’an dernier et malgré l’annulation de la série il y a plusieurs années déjà, je me cherche une remplaçante à Brothers & Sisters. La saison dernière, j’y ai cru en voyant la bande-annonce de Life in Pieces et puis j’ai découvert à la rentrée qu’en fait, c’était une comédie. Pas le même format ni les mêmes enjeux donc. Ma déception fut vite oubliée une fois que les scénaristes eurent trouvés leur rythme, mais tout de même, ça m’est resté un travers.

Du coup, en regardant le planning des nouveautés cette année, j’avais de nouveau envie de me trouver une comédie dramatique au sens pur, autrement dit un bon soap familial un peu niais mais toujours juste. Oui, c’est comme ça que je résume B&S. Et oui, c’est pour ça que j’ai tenté This is Us.

Pourtant, Milo Ventimiglia ne m’a pas habitué à ce type de série, mais en même temps, en passant de Heroes à Chosen, il m’a prouvé qu’il était malin et ne s’enfermait pas dans un genre. Sa présence n’est donc qu’un plus en ce qui me concerne, car c’est un plutôt bon acteur. Bon, en revanche, la série qui commence sur lui à poil, je m’en serais passé, mais c’est la mode de débuter sa série sur une scène avec les acteurs à poil (je n’oublie pas Roadies). C’est tellement une mode que j’en arrive à me demander si ça vaut pas le coup d’un article (je ne pense pas prendre le temps de faire ça cela dit).

Quoiqu’il en soit, This is Us, c’est vraiment la série familiale sympathique et un peu gnangnan, pleine de bons sentiments et de drames ; bref, c’est un pur produit ABC et c’est exactement ce que je cherchais. C’est peut-être même plus que ce que j’aurais pu imaginer que je cherchais, mais là, j’en dis presque trop et j’en arrive aux spoilers.

Je ne sais pas si j’arrive à vous convaincre de tenter votre chance, mais j’en ai dit le plus important : il s’agit d’une série qui présente des personnages nés le même jour et célébrant leur 36 ans. Avec humour et tristesse, donc. Il est désormais temps de fermer cette page si vous n’avez pas encore vu la série, car je spoile méchamment dans la suite de l’article (ne regardez pas non plus la photo du premier épisode avant de le voir si vous ne voulez pas m’en vouloir) !

Note moyenne de la saison : 15,5

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C’est parti pour la critique de chaque épisode avec spoiler :

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 Épisode 1 – Pilot – 16/20
Happy birthday to you !

Alors que dire ? Le twist final, je l’ai senti venir au moment où l’on a appris qu’un des triplés n’avait pas survécu. Tout commençait à prendre place dans ce puzzle et donc ça ne m’a pas surpris outre mesure, puisque ça faisait depuis la première scène que je me demandais pourquoi ce look rétro pour Ventimiglia – et en même temps pas si rétro, c’est revenu à la mode. C’est plutôt bien mené, mais maintenant que ce twist est connu, je ne vois pas trop ce qu’ils comptent faire pour la suite. S’il s’agit de poursuivre sur les deux tableaux, ça peut vite virer à l’ennui (parce qu’on sera spoilé sur une bonne partie de l’épisode) ou à la lourdeur (par des ponts trop gros entre les storylines). En tout cas, moi qui me cherchait une nouvelle Brothers & Sisters, je suis on ne peut mieux servir avec cette série qui a tout du soap familial dans le même genre, puisque l’on suit quand même trois frères et sœurs. Bref, j’ai beaucoup aimé ce pilot alors que je m’attendais plutôt à m’ennuyer. Du côté du passé et du papa, j’ai trouvé la morale appréciable et pas trop lourde, avec une citation qui peut déjà bien marquer la série puisqu’elle a clairement marqué les personnages. Du côté du présent, j’aime beaucoup cette intrigue sur l’obésité. Elle entre en écho avec un problème souvent traité de manière oblique dans les séries, je trouve donc intéressant d’en faire une caractéristique principale du personnage. Il faudra voir sur le long terme, notamment niveau relation. Pour le frère star de sitcom, j’ai trouvé mignon ses caprices, mais je suis loin d’être accroché à son personnage. Enfin, ça passe beaucoup plus pour la dernière famille en ce qui me concerne : les deux petites sont super drôles pendant leurs matchs et les parents totalement dépassés. Le côté père adoptif malade, c’est vu et revu, mais j’en attends pas beaucoup plus d’un soap ABC. Bref, c’était un bon premier épisode, mais je suis sceptique sur ce que donnera la suite. Je reste prudent donc, c’est le genre de série qui peut cartonner autant que se planter.

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Épisode 2 – The Big Three – 15/20
How do you think we are doing so far… At parenting ?

Petit saut dans le temps en ce qui concerne le passé, nous voilà désormais quelques années plus tard quand les enfants sont en état de parler, de marcher, d’aller à l’école. Cela aurait pu être intéressant si nous avions des changements temporels pour l’ensemble des histoires, mais ce n’est pas (encore ?) le cas : pour ce que l’on appellera le présent, nous sommes trois jours plus tard. Alors, dans le passé, on voit la mère en plein babyblues des années après l’accouchement ; l’actrice est tout simplement brillante et le personnage vraiment bien écrit, ça sauve pas mal de défauts de séries. Défauts ? Ma foi, je suis accroché pour le moment, j’ai juste encore du mal avec les prénoms. J’ai bien aimé l’ensemble et j’espère qu’on continuera à naviguer à différentes époques dans la vie de la famille. Dans le présent et pour les triplés, l’acteur frustré (Kevin ?) apprend donc qu’il est lié à son network pour encore deux ans quand son agent (Katey Seagal !) le lui apprend. Excellente guest, ce casting est décidément très cool. Sa sœur (Kate ?) continue de complexer puissance 1000 sur son poids et c’est une intrigue que je continue de trouver assez crédible et bien menée. Pas passionnante, mais suffisamment intéressante. Et Randall, leur frère adopté, continue d’accueillir son père biologique dans ce qui est, probablement, la plus mauvaise intrigue de la série pour l’instant (et la moins crédible surtout). Il se rattrape néanmoins une fois mis en lien téléphonique avec son frère et sa sœur, avec qui l’enfance s’est de toute évidence mal passée, comme on le voit tout au long de l’épisode (tout va bien à la maison, mais pas à l’école ; cas classique). Ce rituel ridicule du Big Three passe étonnamment bien à l’écran et lie le casting avant même qu’une scène en présence ne soit tournée. La toute fin est un cliffhanger assez prévisible je trouve, si les deux parents s’étaient pointés en étant aimant, ça n’aurait pas fonctionné pour le drama. Il va nous rester le mystère de savoir si Jake est mort ou non, mais ça, c’est un classique des séries et j’espère que le suspens durera un temps. Un peu déçu de voir qu’ils n’ont pas changé d’actrice pour la mère : le collier suffisait à savoir que c’était elle, la voir si jeune après 36 ans, ça passe moyen quand même. En gros, j’accroche toujours, c’est très soap, c’est très feel good avec un peu de drama, la recette habituelle est bien maîtrisée pour l’instant. Rien d’excellent ou d’exceptionnel, mais une série comme on aime en retrouver chaque semaine, sans prise de tête.

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Épisode 3 – Kyle – 15/20
He just feels like a stranger.

Retour cette semaine d’un soap bien mené avec une petite surprise : la mère adoptive avait retrouvé le père biologique bien avant son fils. J’avoue que je n’avais pas envisagé cette possibilité et c’est plutôt une bonne idée de la part des scénaristes. C’était moins intéressant du côté des deux autres K et je comprends pourquoi l’épisode s’appelle Kyle, accentuant l’épisode sur Randall : Kevin continue de (ne pas) gérer sa carrière d’acteur, Kate voit sa relation se développer un peu avec un rencard différent nous permettant de découvrir sa voix sur Time After Time. Leur duo fonctionne vraiment beaucoup et c’est dommage (mais compréhensible) de les voir prendre la décision de se séparer. J’ai quand même une fois de plus préféré les flashbacks qui reprennent à la naissance des jumeaux et de Randall et nous montrent comment Rebecca, la maman, a retrouvé Shakespeare, le père biologique, et choisi le nouveau nom de son fils. Cet épisode poursuit donc sur sa lancée sans révéler la réponse que l’on attendait (où est passé Jack dans le présent) et je continue à accrocher surtout aux flashbacks. C’est constant et il y a déjà un rythme très agréable. Chaque épisode a réussi pour l’instant à apporter son lot de surprises et les personnages évoluent déjà, grandissant de manière imprévue. La série réussit pour le moment le test des cinq épisodes et réussit à endormir mes craintes post-pilot d’un show qui a tout révélé trop vite.

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Épisode 4 – The Pool – 14/20
Well it doesn’t say suck either yet here we are

Cet épisode tombe un peu dans la routine soapesque, mais ce n’est pas dérangeant. Il est surtout question de racisme cette semaine, que ce soit avec l’éducation de Randall qui finit par poser ses problèmes dans une famille de blancs ou dans celle de sa fille, qui joue Blanche Neige, ou que ce soit avec son père biologique, jugé par les voisins. Randall s’impose clairement comme mon personnage préféré du présent pour l’instant. J’aime bien aussi les deux autres évidemment, Kevin décrochant une audition grâce à sa réputation plus que grâce à son talent et Kate stalkant l’ex de son petit-ami. Leurs deux intrigues sont mignonnes, on va dire, mais ça manque un peu d’accroche pour l’instant. Les problèmes de Kate risquent sur le long terme d’être un peu chiants, même si ce n’est pas encore le cas (il y a beaucoup à faire de ce sujet très peu traité à la télévision après tout). La fin d’épisode voit Kevin débarquer chez Randall, ce qui promet un épisode 5 assez sympa à suivre. Comme d’habitude, j’ai beaucoup aimé le développement du passé, avec des parents débordés par leurs trois enfants à la piscine. Pas grand-chose à en tirer, si ce n’est une tranche de vie très bien interprétée par l’ensemble des cinq acteurs, y compris les enfants, donc. Le dernier échange de répliques m’a fait mourir de rire, même s’il ne prêtait pas à un tel fou rire. C’était juste tellement crédible ! J’ai eu un peu plus de mal à entrer dans cet épisode néanmoins, d’où une note en très légère baisse.

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Épisode 5 – The Game Plan – 14/20
Promise me we’re never having child

C’est avec tout un tas de problème de connexions que je me suis lancé dans cet épisode, je vis dangereusement et ça n’a pas raté : tout un tas de pauses impromptues pendant que je le regardais et une qualité un peu chevrotante. C’est peut-être pour ça que j’ai un peu moins accroché, ou alors c’est parce qu’il était question de foot américain en permanence. En effet, l’épisode joue de ses chronologies pour lier chacun de ses personnages féminins au foot, une idée plutôt sympa, mais j’en ai un peu rien à faire du foot moi, qu’il soit américain ou pas d’ailleurs. On apprend que Rebecca ne voulait pas d’enfant, c’est ironique pour une future mère de triplés. Et puisqu’il est question de maternité, il est sympa de voir Randall flipper à l’idée d’avoir un troisième enfant alors que Kevin est en train de traumatiser ses enfants. Une fois n’est pas coutume, Kevin traverse toujours des interrogations métaphysiques et trouve étonnamment conseil auprès du père biologique de son frère. Kate, quant à elle, doit apprendre ce que c’est d’être en couple et a du mal à faire un compromis… je la comprends, quelle drôle d’idée de faire une pause pendant le match. L’épisode est toujours aussi solidement construit, mais ça m’a moins convaincu que d’habitude cette fois. Pourtant, il y a de bonnes dynamiques familiales et des avancées majeures pour l’intrigue. C’est finalement une bonne chose d’avoir conservé le suspens sans les mettre tous ensemble d’un coup, car l’on découvre petit à petit les choses, comme le décès du père. Peut-être que je suis déjà habitué à la qualité This is us, allez savoir. La très bonne conclusion prouve que les scénaristes sont doués et maîtrisent leur écriture, tout est réfléchi pour l’instant et la métaphore de la peinture exprime à la perfection le concept de la série. C’est à se demander pourquoi ce n’était pas dans le pilot !

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Épisode 6 – Career Days – 14/20
So I see you pick the fat one

Comme le titre l’indique, cette semaine se concentre sur la carrière de chacun des personnages (à l’exception bien sûr de la maman qui semble définitivement être mère au foyer). Kate se trouve un emploi mais a bien dû mal à s’imposer autrement que comme l’assistante (qui fait tout le boulot et se coltine les tâches ingrates en plus), Kevin ne parvient pas à exceller en tant qu’acteur et Randall traverse une crise existentielle en apprenant l’héritage artistique de sa famille biologique. Dans le passé, c’est Jack qui a du mal avec sa condition de métro/boulot/dodo et rêve de sa propre compagnie, alors que l’on apprend que Randall est surdoué. Comme d’habitude, tout cela n’est en fait qu’un prétexte pour explorer les relations entre les personnages et cela fonctionne plutôt bien. L’épisode se regarde, divertit et, à vrai dire, il n’y a plus vraiment de surprise, juste du plaisir à continuer à regarder les différents personnages évoluer. Randall reste mon préféré, mais j’ai adoré l’intrigue très classique de Kevin cette semaine. De toute manière, il n’y a pas de personnage que je n’aime pas dans cet épisode, chacun d’entre eux est vraiment très bien écrit et les relations entre tous sonnent juste, ce qui est toujours compliqué dans les castings larges avec quelques têtes d’affiche.

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Épisode 7 – The Best Washing Machine in the World – 15/20
Together, really?

Ah la machine à laver, symbole de toute une génération, de la mondialisation, de la capitalisation, du rêve américain… Il fallait en passer par là et c’est une bonne idée de la part des scénaristes, mais cela aurait dû avoir plus d’impact tout au long de l’épisode pour être vraiment marquant. L’épisode revient surtout sur la relation entre Kevin et Randall, ce qui est déjà une excellente chose car j’aime beaucoup les deux personnages qui sont hyper différents. Il y a clairement de quoi faire avec cette relation de frères, et le choix d’arrêter les flashbacks à l’adolescence fonctionne plutôt bien. J’ai adoré ces derniers, nous montrant des divisions de plus en plus flagrantes au sein de la famille, que ce soit entre les frères ou les parents. Je pense qu’on tient une première piste pour la disparition de Jack avec ses oublis de petites choses du quotidien et j’ai adoré voir Rebecca chanter. La résolution en fin d’épisode entre les deux frères est une bonne chose, qui ne suffira pas à apaiser toutes les tensions. De son côté, Kate continue son régime, qui ne va pas assez vite pour elle, d’autant qu’elle se compare nécessairement à Toby faisant le même régime et progressant huit fois plus vite. Et comme en plus il arrête sans la prévenir, les choses ne sont pas simple pour elle. Ce n’était pas vraiment passionnant, mais il est intéressant de suivre ce régime. Ces deux personnages se résument encore un peu trop à leur poids après tous ces épisodes, c’est dommage. Quant au cliffhanger, il n’intervient pas en toute fin d’épisode : Beth découvre que Rebecca connaissait l’identité du père biologique de Randall. C’est cool, ça va permettre quelques rebondissements à venir. Les secrets de famille s’installent, ça veut dire gros épisodes en prévision ça.

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Épisode 8 – Pilgrim Rick – 17/20
Woah, your family is amazing

Sans grande surprise, cet épisode donne faim dès ses premières secondes : c’est l’heure de Thanksgiving et des bons gros repas américains. C’est surtout l’occasion d’élargir un peu la famille avec les parents et la sœur de Rebecca. Toute sa famille est hyper clichée, mais ça fonctionne car ils n’y arrivent jamais, la journée n’étant qu’une suite d’accidents. Cela leur permet de bien sûr de créer leur propre tradition de Thanksgiving. Du côté de Kate, la période est évidemment compliquée avec toute cette bouffe et elle décide de rompre, faute de pouvoir gérer la tentation. Elle se rend ensuite chez son frère et poursuit tout l’épisode de son côté, avant de prendre une décision radicale. Je suis curieux de voir comment cette intrigue sur la chirurgie va être traitée. Kevin, lui, invite Olivia au Thanksgiving familial (beau résumé de la série au passage), dîner qui hurle à la catastrophe dès le départ maintenant que Beth connaît le secret de Rebecca. Et bien sûr, tout ça se passe chez Randall, totalement surexcité par ce congé. La réunion de famille est une bonne chose que j’attendais depuis longtemps et je ne suis pas franchement déçu du résultat, plein d’imprévus, de rencontres, de moments manqués et de départs. Les dynamiques sont évidemment redessinées aussitôt et c’est excellent, même si j’aurais aimé que Randall surprenne une conversation plutôt qu’il trouve cette lettre, car ça faisait un peu trop gros comme intrigue. Les scénaristes gèrent parfaitement cet épisode de Thanksgiving en tout cas, en proposant un épisode aussi traditionnel que la tradition qu’il commente, avec révélation des secrets et des problèmes de chacun. Tout culmine de manière très efficace dans les dernières minutes, avec un ultime flashback accentuant la scène douloureuse qui a précédé. Parfait.

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Épisode 9 – The Trip – 16/20
No wifi, I’m living in the past

Suite aux bouleversements catastrophiques de la semaine dernière, les frères et sœur s’isolent dans une cabane de famille que leur mère est sur le point de vendre. Les voir enfin réunis est une excellente chose et ils arrivent parfaitement à nous faire passer le feeling d’une famille malgré neuf semaines séparés. Kevin ne résiste pas à l’envie d’inviter d’Olivia, et évidemment, ça se passe aussi mal que possible avec des personnages hyper francs et des vérités qui font mal à dire – ou en tout cas à entendre. J’adore le personnage d’Olivia et je trouve l’analyse de Kevin pertinente et hyper intéressante à suivre. Leur relation est de loin ce qui m’a le plus plu dans cet épisode et, pour la première fois, je les ai imaginé finir ensemble sur le plus long terme. Les scénaristes s’en tirent bien. J’ai aimé aussi le développement autour de Kate et l’analyse qui vient cette fois d’Olivia. C’était simple et efficace et toujours très bien joué de la part de l’actrice, pourtant, ce n’était pas non plus l’épisode du siècle pour elle. Randall se retrouve à ingurgiter des champignons qui lui font voir son père puis son passé. Franchement, j’ai trouvé ça beaucoup trop cliché et simple, on le trouve dans toutes les séries américaines et je trouve dommage d’avoir besoin du recours à la drogue pour expliquer qu’il arrive à faire le premier pas du pardon envers sa mère à la fin de l’épisode. C’est une écriture un peu hâtive et bâclée, en plus à l’opposé de ce que l’on attend pour ce personnage qui mérite un peu mieux comme traitement. C’est pour l’instant ma plus grosse déception de la saison, alors autant dire que je continue de porter la série dans mon cœur. N’empêche que, c’est dommage. Du côté des flashbacks, on suit une fois de plus la crise enfantine de Randall en manque de repères sur sa couleur de peau et l’avenir qui s’offre à lui. Je trouve que c’est un thème très intéressant que l’on voit peut développer à la télé, donc ça passe très bien. En revanche, c’était par moment un peu longuet. La conclusion se fait en grande pompe (JEU DE MOTS) et est une fois de plus hyper efficace. En neuf épisodes, l’attachement aux personnages est super fort et c’est une vraie réussite de leur part. Bravo.

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Épisode 10 – Last Christmas – 14/20
Nothing bad ever happens on Christmas Eve

C’est l’heure de Noël dans cet épisode qui se concentre sympathiquement sur chaque personnage à chaque acte avant de les réunir enfin tous ensemble. Il aura fallu attendre 10 épisodes pour voir ça, et c’est juste dommage de ne pas voir Jack avec eux. Tout commence en flashback sur cette pauvre Kate qui se découvre une appendicite alors qu’elle est enfant et que c’est le réveillon. Pas de bol. Les coïncidences font toutefois bien les choses et elle amène toute la famille à l’hôpital le soir où le docteur qui la fait naître s’y trouve justement alité. C’est beau comme intrigue et ça fonctionne plutôt bien avec Randall qui déchire déjà en tant qu’enfant. Retour dans le présent avec Kevin qui se retrouve sans partenaire pour la pièce et avec une Sloan comme petite amie qui improvise tellement bien qu’il décide de faire la pièce avec elle. Pourquoi pas, mais ce n’est pas franchement la partie de l’épisode que j’ai préféré. J’ai trouvé bien plus intéressant de voir Kate confrontée à son choix de se faire opérer Sa relation avec sa mère est toujours aussi bien géré par les scénaristes, dans un dialogue qui paraissait drôlement vrai et sincère. La partie suivante se concentre sur le père biologique de Randall, confronté à sa mort…et à son compagnon. Randall organise une énorme fête à son travail, d’autant que sa famille est trop occupée pour être avec lui à l’heure. Ce n’est que le cadet de ses soucis quand un de ses collègues (hello William de Westworld), à qui il a acheté un bateau, décide de se jeter du toit. Finalement, il parvient à le convaincre de ne pas faire le con  et à le sauver, avant de rentrer chez lui pour le réveillon qui réunit toute la famille, de même que Sloan et Tobby qui s’invitent comme si de rien n’était. Et alors que j’étais plutôt content de voir qu’ils optaient pour une fin heureuse à la fin de cette mi-saison, je suis frustré de ce cliffhanger qui nous montre Tobby sur une table d’opération, probablement après une crise cardiaque. C’est dommage, mais il est vrai que l’épisode manquait un peu d’intensité par rapport à d’habitude. C’est peut-être leur moins bon épisode de la saison pour l’instant, mais c’est aussi le plus vu. La série semble en très bonne voie pour une saison 2 et une suite très cool, car ces dix premiers épisodes étaient un quasi sans faute. Il est dur de ne pas kiffer cette famille, et moi, je donnerais beaucoup pour être invité chez Randall quand je vois le mal qu’il se donne pour chaque fête de famille ! En tout cas, la série confirme qu’elle joue dans la cour des grands, avec des guests très remarquables et une écriture soignée qui fonctionne bien.

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Épisode 11 – The Right Thing to Do – 16/20
What would you guys say if I told you you’re having twins?

Le parti pris du retour est sacrément intéressant : on commence par une bonne blague avant de gérer le drama du cliffhanger. Inévitablement, il fallait bien voir la scène où les futurs parents apprennent qu’ils attendent des triplets. Forcément, ça fout la merde dans leur plan. J’ai adoré découvrir la mère de Rebecca, qui paraissait déjà bien horrible dans l’épisode de Thanksgiving et qui se confirme comme imblairable. Parfait. Quant au père de Jack, il a l’air bien horrible aussi. Ces scènes du passé m’ont un peu moins motivé que le reste de l’épisode, alors, je vais passer à la suite, malgré une très bonne conclusion sur l’achat de la maison. Pour en revenir au cliffhanger, Tobby est vivant, comme prévu (c’était trop tôt pour une mort). Évidemment, cela ne suffit pas à être un bon drama, du coup, il a aussi besoin d’être opéré et le fait, suivant les conseils de Kate. Celle-ci a le droit à une super déclaration d’amour, bien marrante, qu’elle lui rend après opération. L’intrigue est sympa mais gérée un peu trop rapidement. Randall doit gérer l’homosexualité de son père et ça créé une situation comique plutôt bien géré, puisque cela se transforme en scène classique de comédie où le père rencontre le copain de ses filles. La réécriture avec le copain de son père se déroule à merveille, c’est sympa et ça marche encore mieux quand Randall est jaloux. William lui avoue alors que son état a empiré… et Randall reste définitivement mon personnage préféré. De son côté, Kevin file le parfait amour, c’est donc le moment du retour d’Olivia avec une nouvelle coupe absolument horrible. Alors, je sais que je l’adore et que je voulais son retour depuis sa disparition, mais en toute logique, je commençais à m’attacher à Sloane qui, peut-être, lui correspond bien mieux. Alors ce retour me laisse mitigé, j’ai adoré la confession qu’il lui fait et qui donne son titre à cet épisode, mais c’est dommage de finir là-dessus. J’ai le sentiment qu’on la reverra alors c’est gênant. Cet épisode de retour était donc aussi réussi que les premiers épisodes de cette saison, et c’est super agréable de regarder cette série. J’ai adoré le moment entre les trois frères et sœurs à l’hôpital et la conclusion toujours aussi feel good. Très bonne série, y a pas à dire.

Capture d'écran 2017-01-18 14.47.26.pngÉpisode 12 – The Big Day – 16/20
No, that’s not true, that’s not true

Grosse prise de risque cette semaine avec un épisode qui éclipse totalement le présent pour revenir sur le jour de la naissance des triplés. Très perplexe, je comptais mettre une mauvaise note à cet épisode, mais la performance de Rebecca en fin d’épisode est telle qu’il est résolument impossible de tomber trop bas : l’épisode se tient et fait très bien son travail, c’est du pur This is us, malgré l’énorme changement de formule. Le début (et le milieu) était long, un peu chiant, mais le dernier acte de l’épisode est une pure réussite, comme toujours. C’est d’un frustrant, ils sont bons ! Retour sur la grossesse de Rebecca donc, qui évidemment avait sa dose de problèmes, mais franchement peu pour une grossesse de triplés à l’époque. C’est la grossesse à l’américaine, celle où tu attends des triplés mais tu peux quand même te taper un petit voyage à pied jusqu’à la supérette la plus proche et être simplement essoufflée. Bon, passé ce détail un peu exagéré, j’ai adoré le personnage de Rebecca tiraillée par ses nerfs et hormones (cliché américain bonjour), aussi hilarante que déprimante, car elle est elle-même au bord de la dépression. Et quand elle apprend qu’elle n’a que deux bébés, mais mon dieu, l’horreur est parfaitement jouée. Gros coup de cœur qui se confirme d’épisode en épisode sur cette actrice. Jack est un très bon personnage également, tout autant dans le cliché de l’amoureux transit et père de famille américaine idéal. Cela fonctionne très bien, à part avec cette scène du briquet qui introduit bizarrement la religion pourtant peu présente jusqu’ici dans la série. Voilà ce que je retiendrai surtout de l’épisode. J’aime bien le médecin, mais je ne vois pas ce que cela apporte à la série de se centrer également sur sa journée dans cet épisode. Il est très touchant de le voir coincé par le décès de sa femme et avancer grâce à ses propres conseils et à la naissance des triplés, donc ça fonctionne, mais c’est sans plus. Et enfin le pompier… Je suis peut-être sans cœur, mais rien à faire quoi. Heureusement qu’il y avait le reste pour rattraper, sinon la note aurait été drôlement plus basse… et sans ça, je crois que l’épisode, malgré sa prise de risque, aurait gagné en intensité et aurait tapé le 18. Une prochaine fois, sûrement ! Plus les semaines passent et plus j’adore de toute manière.

capture-decran-2017-01-25-14-36-35Épisode 13 – Three Sentences – 14/20
I have a fiancé. I feel so French.

Épisode qui moins botté cette semaine, même s’il y a toujours la qualité habituelle de la série et des avancées pour chacun des personnages. Dans les flashbacks, on suit les dix ans de nos triplés favoris. Rien de bien dingue dans des intrigues qui nous en révèlent plus sur chacun, sur les insécurités de Kate et surtout sur la perfection de Randall dès qu’il était gamin. Le vrai intérêt repose en fait dans l’introduction de la meilleure amie de Kate, Sophie, qui n’est autre que… l’ex-femme de Kevin. Rien que ça, vous en avez d’autres à nous balancer ? C’est intéressant comme concept de nous balader comme ça avec Olivia et Sloane pour nous pondre cette révélation. C’était probablement la meilleure partie de l’épisode, ça et les images de l’enterrement de Jack. La conclusion donc. Avant ça, on supporte les états d’âme de Kevin, mais aussi la décision de Kate d’intégrer un camp pour maigrir. J’ai aimé la pirouette pour se sortir de l’opération, qui était une intrigue cul-de-sac évidente, mais bon, l’histoire en elle-même était un peu répétitive. La prise de conscience en cours de route est touchante (le cours de tamtam là), en revanche, je suis déjà blasé du type qui la drague. Faut voir. Enfin, Randall est confronté à William pris d’une pêche nouvelle. William est du coup clairement le meilleur personnage de cet épisode pour moi, super drôle dans ses jeux de mots et ses délires. Malheureusement, cela ressemble très fortement à un chant du cygne et je crains beaucoup le moment où on va perdre le personnage, cela sera forcément touchant et triste… et comme la série parvient déjà refiler les frissons à presque chaque épisode (et qu’elle se fait sa réputation sur les chutes du Niagara qu’elle provoque), je crains le pire. Bref, un épisode un peu en-deçà pour moi, mais ça reste du très bon. Et tant mieux, car la série est déjà renouvelée pour deux saisons !

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Épisode 14 – I Call Marriage – 15/20
My husband is a freaking superhero and you have no idea what you’re talking about

Cet épisode vise aussi juste que d’habitude en reprenant sa structure habituelle développant un peu tout le monde à part égale. Cela débute sur le mariage de Rebecca et Jack, et je dois avouer que je suis surpris de la rapidité avec laquelle on passe dessus alors que j’imaginais plutôt un long épisode sur quelque chose comme ça. En fait, il est surtout question du divorce des meilleurs amis qui affecte plus Jack que cela ne le devrait. C’est plutôt bien fichu et Rebecca réaffirme ses sentiments pour lui alors qu’il s’occupe de louer leur premier appart’ pour une nuit. Trop de romantisme d’un coup, sérieux. De son côté, Randall craint de voir son père mourir et évite autant que possible le sujet de ses cauchemars. Pour la première fois, je le trouve un peu relou dans cet épisode à s’aveugler et refuser de se confronter à son futur deuil. Quant à son père, il s’occupe de ses petites-filles, et c’est juste trop chou. Kevin, lui, tente de reconquérir Sophie, ce qui est une intrigue sympa mais ça va mériter pas mal de flashbacks pour développer au mieux leur relation. Les éléments que l’on a sont plutôt efficaces et réussissent à introduire le personnage de Sophie à merveille. Seulement, en une saison, on est déjà à trois copines pour Kevin, va falloir ralentir le rythme. Enfin, Katie poursuit son « fat camp » et ça, franchement, c’était bof. Tobby la rejoint pour lui faire une surprise et décide de rester l’aider autant que possible après avoir rencontrer le connard qui la drague. Seulement, à être aussi délirant que d’habitude, il est juste lourd et ça part en engueulade de couple. En définitive, pas de vraie avancée dans l’intrigue cette semaine, mais un épisode sympathique et divertissant, qui confirme que la série est partie pour nous livrer une saison vraie fausse note. C’est beau la vie.

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Épisode 15 – Jack Pearson’s Son – 17/20
I don’t not like you.

Sans grande surprise, This is us propose cette semaine un épisode de St Valentin, en commençant par les parents débordés. Rebecca découvre dans cet épisode que Kevin, toujours adolescent, a couché avec Sophie. C’est violent pour l’époque, je pense, et même encore aujourd’hui, ce n’est pas le genre de truc qu’un parent rêve d’entendre. Tout cela mène à la première vraie grosse dispute de couple entre Rebecca et Jack quand ce dernier apprend qu’elle a eu des rencards avec Ben. Et comme il n’y a absolument pas de conclusion à ce propos, on sent bien qu’on est loin d’en avoir fini avec cette intrigue. Dans le présent, Katie va enfin dire ses quatre vérités à Duke qui fait en sorte que ses parents la virent du camp. C’est facile de la part des scénaristes comme issue de cette intrigue vraiment pas passionnante. Katie devient l’incarnation de la facilité dans cet épisode, avec une nouvelle échappée à LA question que le monde entier se pose à ce stade : comment Jack est-il mort ? Et ensuite, le mariage annoncé en grande pompe est décalé. Facilités, facilités, mais ça me va. Kevin, lui, a repris contact avec son ex donc, et ils en sont à se faire des rencards. C’est sympa et plus que son stress lié à sa pièce de théâtre. Personne ne l’aide vraiment avec ce stress, et surtout pas Sloane. Il cherche pourtant à joindre l’ensemble de sa famille, mais personne n’est là pour l’écouter… à part Miguel, qui lui pond un superbe discours sur son père et qui créé ainsi un lien avec Kevin. Inattendu, mais efficace. Randall, enfin, est au bord de faire un burn-out et c’est magnifiquement joué et amené. Bien sûr que cette série aborde ce sujet à la perfection, je ne vois même pas pourquoi je me pose la question. Ces crises de stress remontent à loin, puisqu’on en voit également dans les flashbacks. Ce personnage est définitivement parfait et Kevin qui abandonne sa pièce est hyper théâtral mais en dit long sur l’évolution de la relation entre ses deux là. J’aime beaucoup, c’était du bon This is us.

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Épisode 16 – Memphis – 18/20
Hey just drive, son, we’ll get there. Just drive.

Quand les acteurs préviennent sur Twitter que l’épisode est horrible niveau émotions et que ça commence par un acteur qui chante « You are my sunshine » (cette chanson me traumatise depuis Angel), je sens bien que les choses vont être difficiles. Cet épisode se concentre donc sur William, ce qui est clairement défini par le flashback introductif nous apprenant que William n’a jamais connu son père non plus. Le reste de l’épisode nous offre un bon aperçu de la vie d’artiste de William, très proche de sa mère, mais séparé par la distance. Ce n’était pas forcément passionnant avant l’arrivée au milieu d’épisode, malgré un passage musical sympa. William quitte donc sa vie à Memphis pour venir s’occuper de sa mère malade, et il y rencontre au passage la mère de Randall, qui sombre peu à peu dans la drogue, embarquant William avec lui. En-dehors des flashbacks, nous suivons Randall et William partant en roadtrip pour Memphis, après que le médecin valide ce long périple malgré la crise d’anxiété de Randall dans l’épisode précédent. C’est un peu gros, mais comme les scénaristes prennent au moins le temps de se justifier, cela s’accepte. Assez vite, on comprend toutefois qu’il s’agit d’un épisode d’adieu pour William et, forcément, c’est un peu de la torture. Un détour les voit rendre hommage à Jack et on sent bien que les scénaristes cherchent à titiller notre corde sensible, avant une arrivée à Memphis. Les choix musicaux dans cet épisode sont excellents et les détails de fin de vie de William sont excellents même si bien prévisibles, de la petite voiture cachée dans la cheminée de son ancienne maison aux fous rires avec son fils. Randall retrouve donc une bonne partie de ses racines dans la joie, avant de finir dans l’horreur à l’hôpital de Memphis, où il apprend que William ne retournera jamais voir ses petites filles à qui il a dit au revoir en début d’épisode. Sans trop de surprise, il refuse de les voir une dernière fois car il souhaite qu’elles gardent une bonne image de lui. Il est étonnamment difficile de devoir dire au revoir à ce personnage qui nous a été introduit comme destiné à mourir en fin de saison, mais cela prouve bien que l’attachement peut être rapide et que l’on ne sait pas bien de quoi la vie sera faite. C’est après tout le plus gros message de la série, avec sa métaphore du citron dans le pilot qui continue de se valider épisode après épisode. Dur aussi de ne pas sentir les larmes monter quand Randall reprend les gestes de Jack avec William où lorsque le montage sur la vie de William se lance. La performance de la dernière scène, le retour de Randall, est excellente, sans surprise non plus. Le prochain épisode risque d’être sacrément difficile, avec un enterrement j’imagine, car finalement cet adieu au personnage est réussi, mais manque d’une dernière étape pour vraiment me faire craquer. Ouf. La semaine prochaine, je prépare le paquet de mouchoirs.

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Épisode 17 – What Now? – 18/20
Adults make these things sad and I want you two to make it fun.

Je ne sais pas bien ce qui me prend, je sors de 7h de dissertation, je suis étrangement de bonne humeur (les nerfs, quand ça lâche, faut pas chercher) et je décide de m’autoflinguer en regardant This is us. En même temps, mes nerfs étant sans dessus dessous, ils ont peut-être enfin une chance de me faire vraiment pleurer toutes les larmes de mon corps. Je la vis mal d’avance cette fin de saison de toute manière – et surtout, je pensais que c’était déjà la fin, savoir qu’il reste encore un épisode me réjouit tellement ! Je vais commencer par les histoires périphériques qui étaient un peu moins passionnantes, comme d’habitude. Tout d’abord, Kate, qui continue sa relation avec Toby et est sous-exploitée cette semaine. Pas bien grave, mais elle est responsable du pire cliffhanger de la série : elle se dit coupable de la mort de son père, et ça termine sur un flashback où il prend la route et voilà. C’est vicieux. Et mal. Méchants scénaristes. Côté flashbacks, Rebecca part donc faire sa tournée et Jack ne lui dit pas vraiment au revoir. Il se fait gentiment dragouiller par la secrétaire blonde de service (bonjour le cliché) mais la recale de la meilleure manière qui soit, parce qu’il fait toujours tout bien comme il faut. Puis, il se casse donc à Cleveland sur le conseil de sa fille, pour arranger les choses. Et c’est tout pour cette semaine. On nous tease sa mort pour la fin de saison, sans grande surprise. Reste à savoir si c’est à ce moment-là ou pas. C’est un peu mieux du côté de Kevin, qui réussit à reconquérir Sophie, douze ans après l’avoir trompée. C’est beau. Cette semaine voyait enfin la (vraie) première de sa pièce, qui se passe super bien. Comme nous sommes dans une série, un producteur se trouvait comme par hasard dans la salle et veut l’embaucher pour un film à l’autre bout du pays. Lui qui se sentait enfin bien à New-York avec sa Sophie avec qui il a réussit à recoucher. C’est con ! Petit drama tranquille, ça passe très bien, surtout qu’il y a l’intrigue principale de cet épisode en parallèle qui est bien plus réussie. Oui, parce que c’est l’enterrement de William, et ça partait mal en début d’épisode avec un petit montage bof qui m’a mis un peu mal à l’aise tant la série fait mieux d’habitude. Seulement, j’adore ses derniers vœux, qui m’ont à leur tour fait craindre la crise de larmes (j’ai un petit traumatisme des enterrements joyeux depuis la saison 6 de Private Practice, mais je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler). Il demande donc à ses petites filles de lui organiser un enterrement joyeux, et les filles cartonnent à ça ! Bon, pas autant que William qui semble ne s’être fait que des amis dans le monde entier, et principalement dans son nouveau quartier. C’est mignon comme tout et c’est irritant tant de perfection de la part des deux pères de Randall. Pas étonnant, du coup, qu’il soit si parfait lui aussi et se décide en fin d’épisode à aller démissionner dans une très bonne scène. Il était clairement temps, après le coup des poires (ça m’a fait rire, je suis quelqu’un d’odieux). Il était aussi temps qu’il pardonne à sa mère, même si la scène n’a pas réussi à me toucher autant qu’elle le devait. Je crois que le maquillage et le costume pour vieillir Rebecca n’aide pas aussi. Et j’en arrive à parler du meilleur personnage de l’épisode : Beth. La voilà énervée après William qui ne lui a pas dit au revoir. C’est très justement joué et c’est elle qui a réussi à me coller des frissons dans cet épisode devant son armoire à pharmacie. Son discours était parfait et OUI, j’ai lâché quelques larmes. Je vous l’avais dit que mes nerfs avaient lâché. Quant à la carte postale finale, c’est tellement évident qu’elle est vraiment bienvenue et touchante. Si vous me passez le jeu de mots, c’est une carte bien jouée de la part des scénaristes. Voilà. Sur ce, pour ne pas déprimer, j’ai enchaîné avec le dernier épisode de Jeune diplômée, une websérie bien marrante (dispo sur Youtube, avec Soline de FPCFPC) et qui malgré le format court a réussi à sécher mes larmes et me remettre d’aplomb pour les révisions. En tout cas, This is us, cartonne toujours autant en ce qui me concerne.

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Épisode 18 – Moonshadow – 15/20
What do you love about me right now, Jack?

Nous voilà partis pour le final de la saison 1, boîte de mouchoirs à côté au cas où. L’épisode propose un énorme flashback sur Jack/Rebecca, avec flashback dans le flashback. L’idée est assez claire dès le départ : cet épisode fait le tour de la relation du couple, de la rencontre à la mort de Jack. Côté rencontres, donc, Jack est un vétéran de la guerre du Vietnam qui a 28 ans, pas de boulot mais le cœur sur la main, et des parents insupportables. Une vieille dame cherche donc à le caser à tout prix sans se douter qu’il passe certaines soirée à jouer au poker. Encore et toujours le cliché du poker. Il gagne et s’y fait tabasser, perdant tout son argent. Encore et toujours, comme je disais. De son côté, Rebecca se concentre sur sa carrière de chanson, ce qui entraîne les critiques de ses amies peu heureuses de la voir risquer sa vie comme ça. Rebecca est bien forcée de se rendre à l’évidence : sa carrière ne décolle pas, elle accepte donc qu’on lui présente un homme, au cas où. Sans grande surprise, on découvre que Rebecca n’a pas rendez-vous avec Jack. C’était prévisible, parce que la série nous a habitué à ce genre de détours. Ils finissent par se rencontrer dans un bar, à un moment où tous les deux sont prêts à entamer une relation. Rebecca empêche même, sans le savoir, Jack de faire une énorme connerie lorsqu’il l’entend chanter sur scène. Un regard, un sourire et un bonjour en fin de performance, et voilà donc le début de leur romance… Quant à la fin de celle-ci, l’épisode reprend où la série avait laissé les choses la semaine dernière. Jack se rend au concert de sa femme, se bourre la gueule et s’en prend à Ben qui avoue avoir franchi la ligne avec Rebecca. En effet, il a tenté de l’embrasser, mais elle n’était vraiment pas d’accord du tout. Rebecca laisse tomber sa tournée pour le ramener chez eux, déçue alors que cinq minutes plus tôt elle aurait été prête à l’embrasser si elle avait pu. De retour chez eux, les choses s’enchaînent plutôt mal et ils s’engueulent comme jamais. Comme d’habitude, c’est sacrément bien joué par les acteurs qui jouent l’hystérie à la perfection. Ils se balancent les pires vacheries du monde et le pire, c’est qu’ils les pensent, même s’ils se les balancent de la manière la plus horrible possible. Il est donc décidé, par Rebecca, que Jack ira chez Miguel. Il lui fait donc une dernière grande et belle déclaration d’amour avant de s’éclipser, peut-être pour la dernière fois, mais nous ne le saurons pas, car c’est là que ça s’arrête, sans révéler pour autant comment il meure où en quoi Katie est vraiment responsable. Ce n’est vraiment pas le cliffhanger du siècle et c’est sacrément frustrant, car on aurait dû le savoir cette semaine. La saison s’achève sur la promesse que leur histoire d’amour ne fait que commencer, et je me demande si les scénaristes n’ont pas réécrit une partie de la fin à l’annonce des deux saisons supplémentaires. L’épisode surprend en consacrant quelques scènes aux enfants malgré tout : Katie, de retour à New-York, décide qu’elle veut suivre les traces de sa mère et chanter. Bon, ça sort de nulle part, mais la pauvre n’a tellement pas d’intrigue quand on y songe que c’est une bonne chose, j’imagine. Kevin se rend à son audition, avec le soutien total de Sophie. Cela reste apparemment une sacrée erreur, comme c’est suggéré par la voix off de Jack. Quant à Randall.. Il souhaite adopter un enfant. Forcément, après avoir retrouvé son père. Comme toujours, je suis bien plus convaincu par cette proposition d’intrigue pour la suite. C’était un bon épisode de la série, mais ce n’était pas non plus le meilleur. Tout consacrer aux flashbacks aurait été une bonne idée si cela se terminait vraiment sur la mort de Jack, mais la série choisit de laisser ses spectateurs sur leur faim en gardant son secret jusqu’en saison 2. Les cliffhangers de chacun des trois enfants paraissent quant à eux un peu trop précipités pour être pleinement appréciables, tombant comme un cheveu sur la soupe. En tout cas, ma boîte de mouchoirs n’aura pas servi cette semaine et c’est une surprise ! La fin de saison est un peu bancale à mon goût, ça retombe comme un soufflet après une montée en tension réussie dans les épisodes précédents. Dommage, mais toujours divertissant, à l’image de la série.

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EN BREFThis is us est très exactement la série que j’attendais depuis un peu plus d’un an, à savoir un bon drama familial aux allures de soap, qui réussit à viser juste à chaque épisode. C’est un Brothers & Sisters déguisé, amélioré même, avec un casting excellent et une structure qui permet de ne pas trop s’ennuyer grâce à des flashbacks nous faisant explorer de nouvelles facettes de l’histoire en parallèle. À plusieurs reprises, la série a su se montrer audacieuse et, concrètement, elle ne m’a jamais déçu. Pourtant, force est de constater une certaine routine dans l’écriture et surtout des pauses qui n’arrivent pas à marquer autant qu’elles le devraient (que ce soit la pause de Noël ou cette fin de saison). N’étant pas un grand émotif, je ne peux pas dire que cette série a provoqué chez moi les chutes du Niagara, comme je l’ai lu dans beaucoup de critiques. Touché, oui, en larmes, rarement, mais une chose est certaine : les scénaristes savent comment titiller le canal lacrymal de leur audience. C’est sans surprise que la série est renouvelée d’emblée pour deux saisons, car après mon scepticisme en début d’année (que je résume en « ça passe ou ça casse » à partir de l’épisode 2), j’ai rapidement été convaincu que la formule pouvait fonctionner sur le long terme. Il reste encore beaucoup à explorer et les scénaristes se sont même gardés sous le coude ce qui aurait dû être la fin de saison. Une belle réussite, qui n’a rien de grandiose, mais qui s’impose déjà comme un mastodonte destiné à durer. Cette famille a su entrer dans nos cœurs et c’est avec plaisir que l’on revient vers eux, mais je n’en suis pas (encore ?) à me demander ce qu’il va advenir de chacun d’eux comme je le fais avec mes séries préférées. C’est un très bon divertissement, rien de plus, mais c’est déjà beaucoup par rapport à d’autres séries. Je rejoins donc la masse des gens vous conseillant de regarder la série, avec ce bémol que, contrairement à d’autres, je n’ai pas envie de la survendre non plus. Elle est géniale, mais parce qu’elle parvient à être originale dans sa structure malgré des intrigues hyper classiques.

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Atlanta (S01)

Spoilers 1×04

04.jpgÉpisode 4 – The Streisand Effect – 10/20
I need to eat today, not in September.

Toujours pas, pourtant j’essaye. Je me suis ennuyé devant la majorité de cet épisode. Je vois la critique, je vois l’humour, mais je n’accroche pas. J’ai bien aimé par exemple la critique de la notoriété facile et stupide, celle des réseaux sociaux et tout ce qui tournait finalement autour de Paper Boi. C’était plutôt bien trouvé, mais le voir continuer sa vie comme si de rien n’était et s’offusquer de ça après l’épisode de la semaine dernière où il a vu, sans réagir vraiment, un type se faire buter sous ses yeux… Nope. Quant à Earn, l’absence de Vanessa ne lui fait pas grand bien, son intrigue s’enlisant dans le manque d’argent pour la deuxième semaine consécutive. Le problème, c’est que ce n’est pas tourné vers l’humour, c’est juste un fait et c’est même plutôt déprimant. Alors oui, il y a une forte part de réalisme, mais c’est quand même vendu comme une comédie et l’humour a du mal, à l’exception de quelques répliques, à trouver sa place et les personnages ne rentrent pas franchement dans mon cœur, entre nombrilisme et intérêts étranges. Ils sont paumés, c’est probablement voulu, mais du coup moi aussi je suis paumé et je n’ai plus trop envie de revenir, d’autant qu’il y a beaucoup de plans longs qui n’ont pas grande utilité ; le décor étant déjà fixé depuis trois épisodes. Je vais encore lui laisser (au moins) une chance la semaine prochaine, mais je crois que la série se poursuivra sans moi, malgré son renouvellement pour une saison 2.

Ci-dessous le reste de l’article sur cette saison, écrit semaine après semaine.

Avis : J’ai raté le début d’Atlanta ! Qu’à cela ne tienne, me voilà et je rattrape vite fait bien fait ces deux premiers épisodes de 25 minutes chacun. Je pensais que ce serait une série d’une heure, donc je dois dire que ça m’arrange bien que ce soit si court, même si c’est par ailleurs frustrant.

Alors je vous vois venir, si vous avez cliqué sur ce lien, c’est pour deux raisons : soit vous connaissez déjà et du coup vous êtes juste curieux de ce que je peux bien avoir à en dire, auquel cas vous êtes bons pour passer direct à la critique des épisodes ci-dessous, soit vous n’en avez jamais entendu parlé et vous vous demandez simplement ce que c’est que cette série…

Bienvenue au club ! Je n’en ai pas la moindre idée ! Je n’en ai vu que la bande-annonce des personnages regardant la télé, diffusé il y a quelques mois maintenant et je m’étais dit qu’un tel trailer était culotté. Rien que pour ça, j’espère qu’ils auront une partie de mon humour. L’autre truc qui m’a archi-convaincu que je devais tester, c’est la présence de Donald Glover, alias Childish Gambino, alias j’arrête-de-jouer-dans-Community-pour-percer-dans-la-musique-mais-finalement-je-me-retrouve-dans-une-autre-série-un-an-après-la-fin-de-Community-#andamovie. Donc voilà, c’est Troy et même si Abed n’est pas là, je me dois de regarder, pas vrai ?

En plus, Alison Brie a tweeté qu’elle adorait et mon âme de fan n’a pas pu s’empêcher de trouver ça trop cool qu’ils soient encore amis. Sans beaucoup plus de renseignement, je me suis donc plongé dans les premiers épisodes, dont voici tout de suite ma critique !

 01.pngÉpisode 1 – The Big Bang – 14/20
Yeah man, rap is D-E-D. Ded.

Ok QUOI? Je croyais que c’était une comédie, c’est quoi ce début ? Je sais qu’on est sur FX, mais je m’attendais pas à un tel début, qui commence donc par une altercation qui se finit en coup de feu. Les USA, donc. Bon, il m’a donc fallu près de cinq minutes pour rire et je ne suis donc pas tout à fait sûr de me sentir devant une comédie, mais j’ai tout de même rapidement accroché puisqu’on suit quasi-exclusivement la vie d’Earn, c’est-à-dire Donald Glover, c’est-à-dire la raison de ma présence ici. L’humour est disséminé juste assez savamment pour provoquer le sourire de temps à autres. Bon, c’est particulier, définitivement pas ce que je regarde habituellement avec une ambiance beaucoup plus portée rap et jurons raciaux. Rien qui me transporte pour l’instant, mais je crois que je vais avoir Paper Boi en tête pendant un long moment. Je ne suis pas un grand fan des épisodes en structure de flashback qui te montre la fin et passe le reste du temps à en arriver là et je trouve que ça fait mauvais effet sur un pilot. Franchement, ça m’aurait tout autant surpris en conclusion d’épisode. J’imagine qu’ils avaient peur que le public ne resterait pas sans ça.

02Épisode 2 – Streets on Lock – 13/20
I fucking hate this place, man.

Earn et son cousin, Paper Boi, se sont donc fait arrêter après le coup de feu. Le vrai problème du pilot était qu’il ne définissait pas vraiment l’intérêt de la série et ça se ressent dans ce second épisode qui continue d’errer sans trop savoir ce qu’il nous montre. Certes, ça fait facilement écho à la situation du personnage principal lui aussi en pleine errance, mais c’est un peu bizarre comme lancement, surtout que je ne me suis pas renseigné sur la série avant. La comédie a certes ses personnages principaux, mais j’ai un peu de mal à voir les tenants et les aboutissants. À défaut d’être bien trouvée, la critique sur le racisme policier et carcéral était assez bien menée et est toujours nécessaire. J’ai malgré tout préféré la célébrité nouvelle de Paper Boi, c’était un peu plus accrocheur et léger. Bon, je suis très mitigé sur la série pour l’instant, il me manque un vrai point d’accroche je trouve. À voir par la suite.

03.pngÉpisode 3 – Go for Broke – 14/20
My name is “12 years a slave”. The slave.

La prison a disparu du paysage avec l’épisode 2, ce qui nous laisse la perspective de suivre un Earn complétement fauché – et j’entends par là plus que moi – à travers une double journée forcément pas facile. Cet épisode m’a fait un peu plus rire avec sa scène totalement absurde de fast-food, mais pour le reste, je continue à y trouver des coupes étranges, des transitions pas franchement compréhensibles et, heureusement, une bonne vibe rap par derrière. C’est la seule chose qui me fait rester, son côté décalé par rapport à ce que je regarde d’habitude, mais j’ai pas encore le matériel pour m’attacher aux personnages et c’est un peu décevant niveau humour par rapport à ce que j’en attendais/ce que j’avais lu comme réactions dessus. J’ai malgré tout apprécié les scènes avec Vanessa qui étaient fun, mais pas du tout capté l’intrigue autour de l’interprète de Paper Boi (dont j’ai pas encore retenu le nom). Bref, toujours pas convaincu après trois épisodes, je suis toujours aussi perdu devant Atlanta. C’est peut-être ce qui fera sa force à long terme, si je veux rester optimiste.

04.jpgÉpisode 4 – The Streisand Effect – 10/20
I need to eat today, not in September.

Toujours pas, pourtant j’essaye. Je me suis ennuyé devant la majorité de cet épisode. Je vois la critique, je vois l’humour, mais je n’accroche pas. J’ai bien aimé par exemple la critique de la notoriété facile et stupide, celle des réseaux sociaux et tout ce qui tournait finalement autour de Paper Boi. C’était plutôt bien trouvé, mais le voir continuer sa vie comme si de rien n’était et s’offusquer de ça après l’épisode de la semaine dernière où il a vu, sans réagir vraiment, un type se faire buter sous ses yeux… Nope. Quant à Earn, l’absence de Vanessa ne lui fait pas grand bien, son intrigue s’enlisant dans le manque d’argent pour la deuxième semaine consécutive. Le problème, c’est que ce n’est pas tourné vers l’humour, c’est juste un fait et c’est même plutôt déprimant. Alors oui, il y a une forte part de réalisme, mais c’est quand même vendu comme une comédie et l’humour a du mal, à l’exception de quelques répliques, à trouver sa place et les personnages ne rentrent pas franchement dans mon cœur, entre nombrilisme et intérêts étranges. Ils sont paumés, c’est probablement voulu, mais du coup moi aussi je suis paumé et je n’ai plus trop envie de revenir, d’autant qu’il y a beaucoup de plans longs qui n’ont pas grande utilité ; le décor étant déjà fixé depuis trois épisodes. Je vais encore lui laisser (au moins) une chance la semaine prochaine, mais je crois que la série se poursuivra sans moi, malgré son renouvellement pour une saison 2.

Better Things (S01)

Spoilers 1×03

03.pngÉpisode 3 – Brown – 08/20
 Put on a pants

Et si on commençait l’épisode par un plan suggestif et trompeur ? Pourquoi pas après tout, c’est à la mode. Pour tout dire, je me suis profondément ennuyé devant cet épisode et c’est limite la scène qui m’a le plus fait rire. C’est embêtant, je fondais pas mal d’espoir sur cette série, mais finalement, je trouve que le soufflé est retombé très vite avec cette comédie qui empile les clichés et sujets tabous pour n’en rien dire de plus. Cette semaine, il est donc question du racisme banal chez les plus vieux, avec la mère de Sam qui n’apprécie pas que sa fille ramène un homme de couleur chez elle. Au-delà de l’appréciation, c’est surtout qu’elle ne s’y attend pas, blablabla. Le racisme expliqué, quoi, mais à ce sujet, Grey’s Anatomy s’en est mille fois mieux tiré la saison dernière. Pire, l’humour n’est même pas drôle dans cet épisode et c’est bien pour ça que je m’ennuie. Si je dois tirer du positif de l’épisode, je le tire du casting, toujours impeccable. Cela dit, ça ne compense pas l’écriture. Je ne sais pas ce qu’il manque, la série a théoriquement tout pour me plaire, mais son côté catalogue des tabous me gêne car je ne vois pas bien à quoi il sert. Finalement, j’ai l’impression que les scénaristes étirent leur vingt minutes comme ils peuvent et ne disent rien, même du côté évolution des personnages. La chute est dure après un départ plutôt bon.

 

Avis : J’ai découvert le trailer de cette série cet été et je l’ai aussitôt ajouté à ma liste tant l’ambiance semblait similaire à ce que peuvent proposer Catastrophe ou You’re the worst. Très franchement, je n’ai pas cherché plus loin et je suis bien content d’y avoir retrouvé Constance Zimmer dans le pilot.

Better Things, c’est a priori l’histoire de vie d’une actrice quarantenaire qui galère à élever seule ses trois filles, dont l’aîné entre dans l’adolescence. J’en ai vu le pilot et je ne crois pas qu’il y ait beaucoup plus à savoir pour commencer la série, qui met assez vite en place son personnage principal et ses problèmes. L’humour est clairement là, même si comme d’habitude, j’ai eu du mal à entrer dedans dès le premier épisode. Il me faut souvent quelques épisodes avant de cerner l’ambiance de la série et de m’y attacher assez pour rire. Cela dit, j’insiste, c’est déjà drôle et s’inscrit dans le même ADN que Catastrophe, You’re the Worst et même un peu Man Seeking Woman, dont elle est néanmoins très éloignée.

Bref, après ce pilot, c’est tout bon, je recommande et je vais probablement commenter à la semaine. C’est parti :

capture-decran-2016-09-09-13-45-33Épisode 1 – Pilot/Sam – 16/10
I wish for just one boring day

Comme je le disais en introduction, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’ambiance et le délire de la série, pourtant la première scène en est un assez bon exemple. Le type d’humour est tout de suite mis en avant et j’ai su que j’arriverai à accrocher. C’est le genre d’épisode que je peux revoir à la fin de saison et rire trois ou quatre fois plus qu’au premier visionnage. Je sens que l’humour est là, c’est juste que je suis pas encore dedans. En terme d’histoire, il s’agit surtout d’une présentation des personnages, un peu malhabile pour les trois filles, puisque c’est fait progressivement en cours d’épisode. Chacune semble avoir ses névroses et peut poser des problèmes intéressants à suivre, donc c’est bienvenue. On suit pendant ces vingt minutes un seul et même personnage, ce qui est toujours risqué, mais l’actrice a les épaules pour assurer un tel rôle et est très bien entouré pour le moment. Pas vraiment de cliffhanger, mais suffisamment de pistes (les sms, les problèmes de tournages, les problèmes avec ses filles) pour nous convaincre de revenir suivre sa vie. Un très bon épisode qui entame une série qui a probablement de quoi s’imposer une grille déjà très saturée : un seul problème, ça manque un peu d’originalité car ça s’inscrit dans une veine déjà très à la mode depuis deux ou trois années.

02.pngÉpisode 2 – Period – 13/20
Mom you’re a freakazoid

Bon, finalement, je commence à douter de ce que peut offrir la série. Je ne vois toujours pas où ils veulent en venir avec cette comédie. Ce genre de série a généralement une sorte de morale de vie derrière qui finit toujours par ressortir, même dans le cas de Catastrophe (prendre la vie comme elle vient) ou de You’re the Worst (chacun peut trouver son alter-ego). Là, on suit juste la vie totalement paumée d’une quadragénaire qui ne sait pas trop comment gérer ses enfants, son job, sa mère maintenant et qui est encore en état d’avoir des enfants. Cool, mais il me manque définitivement quelque chose et j’espère qu’ils vont vite trouver un peu plus que ce ton décalé pour les caractérister. Les deux premières scènes m’ont fait marrer pour leurs actrices en guests (Last Man on Earth/Orange is the New Black), mais c’est la deuxième semaine consécutive que les invitées m’intéressent plus que le casting de base et l’étrange message féministe. Il manque une perspective, juste une perspective, qui ne soit pas simplement d’aborder des sujets tabous pour les aborder. Au fond, cet épisode était très cool pour ses scènes sur les règles, mais il n’y avait rien derrière en terme de message, quoi, on s’en arrêtait au fond qu’ils en parlent pendant quelques minutes. C’est étrange, même la critique du fait que ce soit tabou reste implicite et son discours ne mène nulle part. Mystère, ça se veut décomplexé, ça l’est, mais ça n’apporte pas grand-chose. Quant à l’humour, ça fait sourire, sans plus.

03.pngÉpisode 3 – Brown – 08/20
 Put on a pants

Et si on commençait l’épisode par un plan suggestif et trompeur ? Pourquoi pas après tout, c’est à la mode. Pour tout dire, je me suis profondément ennuyé devant cet épisode et c’est limite la scène qui m’a le plus fait rire. C’est embêtant, je fondais pas mal d’espoir sur cette série, mais finalement, je trouve que le soufflé est retombé très vite avec cette comédie qui empile les clichés et sujets tabous pour n’en rien dire de plus. Cette semaine, il est donc question du racisme banal chez les plus vieux, avec la mère de Sam qui n’apprécie pas que sa fille ramène un homme de couleur chez elle. Au-delà de l’appréciation, c’est surtout qu’elle ne s’y attend pas, blablabla. Le racisme expliqué, quoi, mais à ce sujet, Grey’s Anatomy s’en est mille fois mieux tiré la saison dernière. Pire, l’humour n’est même pas drôle dans cet épisode et c’est bien pour ça que je m’ennuie. Si je dois tirer du positif de l’épisode, je le tire du casting, toujours impeccable. Cela dit, ça ne compense pas l’écriture. Je ne sais pas ce qu’il manque, la série a théoriquement tout pour me plaire, mais son côté catalogue des tabous me gêne car je ne vois pas bien à quoi il sert. Finalement, j’ai l’impression que les scénaristes étirent leur vingt minutes comme ils peuvent et ne disent rien, même du côté évolution des personnages. La chute est dure après un départ plutôt bon.

One Tree Hill (S01)

Avis : Bon, je pensais finir cette série pendant l’été et finalement, j’ai passé presque tout le mois de juillet sans en voir un seul épisode. Bien joué.

Les Frères Scott. La pire erreur de traduction française. Comment passer à côté de cette série qui a marqué sa génération ? Simple : ce n’est pas possible. Du coup, j’en ai déjà vu la saison 1, un épisode de la saison 3 et l’épisode final. Et entre, j’ai lu les résumés dans les magazines. C’est bien simple, je ne suis pas fan de cette série : trop féminine, trop ado, trop soap… Hum, elle a tout du guilty pleasure quoi et je l’ai mise dans mon challenge dans cette optique. Après tout, j’ai aussi eu du Ally McBeal, je dois pouvoir le faire ! Et surtout, j’ai promis à Laura que si elle finissait Lost, je finirais OTH. Et je ne l’ai pas fait. Il est temps de tenir ma promesse !

Alors hop, j’ai emprunté l’intégrale des DVDs à ma sœur (oui, après lui avoir offert, ET ALORS ?) et je suis reparti sur cette saison 1 dont je me suis rapidement rendu compte que j’avais tout oublié, ou presque.

 Note moyenne de la saison : 14,5/20


01.pngÉpisode 1 – Pilot – 16/20
Scott for the game!

C’est vrai que les premières scènes justifient assez bien le titre choisi en VF avec de nombreux parallèles entre les deux frères que j’avais absolument totalement oublié. Autre oubli, de la part des scénaristes cette fois : pas de Brooke dans cet épisode ! J’étais pourtant sûr qu’elle était dans tous les épisodes de la série. Pas grave, ma préférée reste Haley de toute manière. Bon, un peu de sérieux, ces quarante minutes mettent bien en place l’intrigue de cette petite ville, les frères rivaux, les relations humaines entre chaque personnage, le pourquoi du comment de la situation, le basket – personnage incontournable de la série – et le match improbable entre les deux frères évidemment hyper serré. C’est un pilot sympa, même s’il faut supporter Peyton et la voix off de Lucas. Bon, je commence bien s’ils me gavent déjà ? Non ? Ah euh… hum. Je retrouve bien les qualités qui lancent une série culte dans ce pilot et surtout, en bon teen drama/soap, ça donne envie d’enchaîner. Du coup, allez hop, épisode 2.

02.pngÉpisode 2 – The Places You Have Come to Fear the Most – 15/20
I can describe Lucas in one word : bastard.

Le jeu du chat et la souris de Lucas et Peyton continue dans cet épisode qui introduit enfin Brooke comme bitch de service, histoire de laisser Peyton paraître gentille en comparaison. C’est drôle et ça fonctionne plutôt pas mal. Nathan continue d’agir en bon connard envers son demi-frère pour se venger de leur père, Lucas lui a une panne se… euh non, une panne de basket. Il n’arrive plus à marquer et ça le perturbe, évidemment tout cela est résolu grâce aux bons conseils de son coach, mais surtout de sa maman qui l’aide à surmonter ses Daddy issues. Oui, ce n’est pas censé être ça, je sais. Haley continue d’être la meilleure amie parfaite, avec le petit crush pas assumé et les conversations sans intérêt entre potes. Difficile d’en demander plus pour le moment.

03.pngÉpisode 3 – Are you true ? – 14/20
There is a new Scott in town

Allez, c’est parti pour le bizutage de ce pauvre Lucas qui passe évidemment par Nathan s’en prenant à Haley ou au terrain de basket de son demi-frère. Forcément, il faut bien que quelque chose aille mal pour Lucas maintenant qu’il a récupéré son talent de joueur. Et malheureusement, elle n’aide pas vraiment à lui mentir. Tout est donc fait pour qu’on l’apprécie, mais je crois que je connais déjà trop la série pour ça. De son côté, Peyton assume son côté dark et Karen mouche les mères de l’équipe à coup de « you’re still a bitch », pourquoi pas ? Oh, j’en oublie presque de parler de Brooke qui oublie son soutif dans la voiture du nouveau de l’équipe. Bah tiens !

04.pngÉpisode 4 – Crash Into You – 15/20
You reinvented cruel tonight.

Quatre épisodes… Il était temps que Peyton et Haley se rencontrent autour des toilettes chez Nathan, quand même. Oui, parce que celui-ci organise une petite soirée avec son demi-frère histoire de bien l’enfoncer encore un peu plus. Il faut dire que c’est facile quand tout lui sourit, si ce n’est un peu d’acné que la HD met bien en valeur. Il était aussi temps que la mère de Nathan entre dans le cadre de la série, car elle manquait beaucoup pour comprendre l’ensemble de l’histoire. Avec cet épisode, les personnages sont définitivement introduits et on comprend bien l’enjeu derrière chacun d’entre eux. Lucas est un peu plus mis en valeur, mais le cliffhanger final insiste surtout sur Haley alors que Nathan est enfin humanisé au travers de sa rupture avec Peyton. La série avance finalement assez vite par rapport à mon vague souvenir.

05.pngÉpisode 5 – All that you can’t leave behind – 13/20
OK what’s with the attitude?

40 minutes à voir Peyton griller tous les feux rouges qu’elle croise plus tard, l’histoire de fond avance progressivement avec une dispute Haley/Lucas qui continue encore et toujours un peu plus de se déchirer à coup de sourires faussement amicaux et de réflexions coups bas. De son côté, Nathan se morfond de sa rupture avec Peyton (on ne sait pas bien pourquoi, il l’a largement cherché et il le sait) tout en tentant de gérer la pression imposée par son père à propos d’un match père contre fils. Le premier rapprochement avec son frère apparaît soudainement à cette occasion… et pendant ce temps, les scénaristes ne savent pas quoi faire de Brooke.

06.pngÉpisode 6 – Every Night is Another Story – 16/20
What the hell is going on?

Oh merde, la vieillesse, Peyton fait des compiles CD à Lucas. Bim. Je ne suis pas un grand fan de ce genre d’épisodes qui place le début dans le futur puis revient en arrière, mais c’est assez sympa de voir enfin le casting entièrement réuni et surtout, ça donne un peu plus de place pour Brooke. L’ensemble de l’intrigue est mise en place comme il faut pour les rapprochements entre chacun des ados, c’est en revanche un peu moins bien mené du côté adulte en ce qui me concerne. Dommage, mais ça ne gâche pas un épisode qui était assez bon pour que je m’en souvienne et qui marque vraiment le début de la saison avec une amitié Peyton/Haley et un rapprochement des fameux frères Scott.

07.pngÉpisode 7 – Life in a Glass House – 14/20
For some reason when I think of Dan I don’t think of the word “party”.

Les choses reprennent leur cours normal… ou pas. Haley en pince totalement pour Nathan et est bien forcée de l’avouer à Lucas, qui ne le prend pas si mal. Heureusement, Peyton est là pour l’aider et la conseiller. Cette amitié est plutôt bienvenue et de manière générale, il faut bien reconnaître que la série s’en tire plutôt bien dans l’écriture de ses personnages et des relations humaines pour le moment. Je ne sais pas encore si ça dure sur l’ensemble de la série, mais j’en ai un plutôt bon souvenir sur la saison, et apparemment c’est un souvenir justifié. Quant à Brooke, elle est une bitch alcoolisée parfaite dans cet épisode, absolument jouissif. C’est aussi l’épisode qui introduit la paternité adolescente, une intrigue que je trouvais ratée la première fois et qui n’est toujours pas au top à la revoyure.

08.pngÉpisode 8 – The Search for Something More – 14/20
I gotta change my karma

Après l’épisode précédent où elle a tout foiré, Brooke se lance dans une grande opération Karma pour rattraper ses erreurs, ce qui n’est pas des plus simples. Pendant ce temps, Karen hésite à partir en Italie dans l’école de ses rêves qui l’a accepté. Haley se retrouve dans un rencard forcé avec Nathan grâce à Brooke qui déconne sérieux dans une soirée où universitaire où Peyton se fait droguer. Les grands classiques quoi. L’épisode est tout simple, mais ça fonctionne, jusqu’au baiser Haley/Nathan et au départ de Karen, nécessaire car l’actrice est enceinte et que oui, ça commence à se voir. Tous les couples s’arrangent peu à peu, c’est mignon.

09.pngÉpisode 9 – With Arms Outstreched – 16/20
Who knew reading could be so much fun?

Cet épisode relance un peu la saison en proposant deux renversements de situation : Nathan se décide à prendre des amphétamines à cause de la pression imposée par son père ; Lucas se laisse tenter par Brooke et se met en couple avec après un excellent rencard entre ces deux-là. J’apprécie de plus en plus Brooke et la manière dont elle prend la vie, même si elle n’a pas grande crédibilité pour une adolescente de son âge. Quant à Nathan, cette intrigue vise à l’humaniser et tout, mais bof en ce qui me concerne, ça ne prend toujours pas. Heureusement, il y a Haley pour le rendre plus intéressant. Qu’on me débarrasse de Peyton, sinon, elle se prend tellement la tête pour rien, c’est frustrant.

10.pngÉpisode 10 – You Gotta Got There to Come Back – 14/20
Peyton is just too hard

Cet épisode est drôlement plus lent et continue de s’éterniser sur les relations entre Nathan et son père, alors qu’on a bien tous compris que son père est de toute manière un connard qui s’est fait virer de chez lui par sa femme. Next. La relation Peyton/Haley est très sympa à voir, mais dommage qu’elle soit si peu crédible : on parle de l’ex d’un mec et de sa nouvelle copine qui deviennent super pote l’air de rien. Je sais qu’on est au lycée, mais franchement ça n’arrive pas souvent. De son côté, Brooke parvient à rendre Lucas sympathique et supportable, j’aime beaucoup leur couple. L’histoire de Jake est un peu plus développée, bien qu’il reste périphérique. Enfin, Lucas fait la paix avec son demi-frère dans cet épisode en l’invitant à jouer dans un match fun de basket, sur le terrain de quartier.

11.pngÉpisode 11 – The Living Years – 13/20
Just keep it legal

Haley prend la vie côté Nathan et évidemment ça ne lui réussit pas : ses notes se dégradent et Nathan culpabilise. Il décide malgré tout, après 40 minutes de papotages et d’hésitation, de ne pas reprendre le basket. Peyton continue de se rapprocher de Jake, à croire que les scénaristes ne savent plus quoi faire d’elle en attendant de la remettre avec Lucas, ce qu’ils semblent vouloir faire le plus vite possible : effectivement, Lucas passe les ¾ de l’épisode avec Peyton ou avec son père et la jalousie de Brooke est largement raisonnable. Oui, sauf que du coup, ça la rend insupportable. À l’inverse de l’épisode précédent, c’est à son tour à lui d’avoir une (mauvaise) influence sur Brooke. Tout cela reste très teen drama, mais c’est ce qu’est cette série après tout.

12.pngÉpisode 12 – Crash Course in Polite Conversation – 14/20
My family so screwed up, nothing new would make a difference right now.

Bim, 40 minutes à voir Peyton se morfondre d’angoisse pour son père perdu en mer pendant un ouragan. Il fallait bien quelque chose pour la rapprocher encore de Lucas et laisser Brooke de côté. Celle-ci est totalement parfaite dans cet épisode, mais Lucas la trompe quand même. Connard, même s’il s’arrête en cours de route. Toute cette intrigue ne m’a vraiment pas passionné et heureusement, il y avait la famille Scott pour remonter le niveau : les parents de Dan débarquent pour son anniversaire. Et comme toujours dans les séries qui proposent ce genre de réunion de famille improvisée, ça part en cacahuète de tous les côtés avec des révélations de secrets. Pour une fois, j’en arrive même à apprécier Nathan qui met si bien Haley en valeur et Dan est humanisé à son tour quand on apprend qu’il a abandonné sa carrière à cause de son père. Moui.

13.pngÉpisode 13 – Hanging by a Moment – 13/20
I don’t like the person you’re becoming.

Et voilà, Lucas décide de larguer Brooke pour Peyton et embrasse cette dernière dans un couloir du lycée comme si de rien n’était. Les scénaristes se souviennent ensuite que ça fait longtemps que les meilleurs amis n’ont pas eu de scènes ensemble, mais cette scène Lucas/Haley est bien vite avortée… ce qui évidemment est volontaire pour mener à leur dispute. Le tout se termine sur un cliffhanger bien violent de mi-saison : Karen est de retour, Keith est responsable d’un accident de voiture après avoir trop bu, Lucas est en arrêt cardiaque, Peyton est sur le point de tout dire à Brooke. Bref, il n’y a que Haley et Nathan qui s’en sortent bien sauf que ce dernier fait la connerie d’avouer ses premières intentions . Bon, et je ne me souvenais PAS DU TOUT de cet épisode, c’est fou ! En tout cas, la fin le sauve car il était long et pas bien passionnant.

14.pngÉpisode 14 – I Shall Believe – 15/20
It was only six weeks

L’avantage de cet accident, c’est qu’on ne voit pas trop Lucas dans cet épisode. En revanche, Haley déconne sérieusement et Karen a un retour bien horrible : elle découvre Brooke en larmes sortie de nulle part et l’alcoolémie de Keith. Bref, rien ne va plus. En revanche, Peyton n’a rien dit à Brooke avant de recevoir le coup de fil à propos de l’accident. Bon n’empêche, on sent la vieillesse de la série : les smartphones, c’était pas ça à l’époque et bordel, ça change tout. Cet épisode est assez intéressant car il permet de remettre à plat pas mal de relations, notamment Peyton/Nathan qui deviennent potes après avoir rompu trois mois avant. Ça commence à faire beaucoup en si peu de temps d’ailleurs, il s’est pas passé autant de choses dans ma vie ces six dernières semaines moi.

15Épisode 15 – Suddenly Everything Has Changed – 13/20
Are you breaking up with me?

Et voilà, Lucas rompt avec Brooke comme si elle était de la merde et ça le libère pour Peyton. Pendant ce temps-là, Haley fait sa crise d’ado et les parents de Nathan engagent un nouveau combat pour le divorce, comme c’est original. Les scénaristes continuent de développer Jake et c’est un vrai mystère de voir qu’il est si peu inclus dans les promos de la série : on ne le voit pas sur les couvertures des DVDs et tout, étrange. Cet épisode traite donc des conséquences de l’épisode 13, ce que faisait déjà le 14… Du coup, ça commence à traîner en longueur, Lucas est un adolescent insupportable qui fait la morale à sa mère au lieu de se faire engueuler et les parents de la série se comportent tous eux aussi comme les ados qu’ils ne gèrent pas. Et tout ça pour que Lucas et Peyton ne soient pas ensemble. Seule la scène finale remonte un peu le niveau avec Brooke qui révèle qu’elle a vu Lucas à la webcam de Peyton. Ah, les teen dramas.

16.pngÉpisode 16 – The First Cut is the Deepest – 13/20
I got DSL, you want to come over?

Mon dieu, il fut un monde où cette citation était une vraie ligne de drague alors ? On est si bien en 2016. En 2004, donc, Lucas fait sa crise d’adolescence parce que tout va mal dans sa vie bouhouhou et il décide de se taper la première inconnue (bon beh tant que ça, je t’ai reconnu, actrice de Smallville) qui lui paye une bière à l’instant même où il entre dans le bar. Bien, vu comme ça forcément. Keith et Karen continuent leur jeu de chat et la souris, Brooke et Peyton sont forcées de travailler ensemble pour tenter de retrouver Lucas, Nathan se voit offrir une voiture par son père tout en apprenant que sa mère a eu une aventure et Haley fait une obsession envers une star qui passe pour un concert dont elle ne parvient à avoir les places. Oh et Karen propose à Debbie de devenir partenaires avant de lui donner des conseils de maman à maman. Heureusement, la fin de l’épisode vient remuer un peu tout ça : Nathan demande l’émancipation et Lucas ne le sait pas encore, mais il a couché avec la mère de la fille de Jake. Bien joué.

17.pngÉpisode 17 – Spirits in the Night – 16/20
Alphabetical order. Scott. Scott. Unalterable.

L’équipe a un match important bien loin de Tree Hill et paf, c’est l’excuse parfaite pour que tout le casting adolescent se délocalise, y compris Mouth qui sort soudainement de nulle part et s’avère plus sportif que tout le reste du casting. Brooke fait tout ce qu’elle peut pour que son équipe de pom-pom girls remporte le championnat et ça en devient sanglant. Tout aussi sanglant : Lucas et Nathan recommencent à se disputer (comme c’est original) et sont forcés de dormir dans la même chambre malgré tout. Karen et le père de Peyton sont les chaperons inutiles de cette sortie et Keith galère à s’ajuster aux changements provoqués par le rachat de son garage par son frère. Forcément, il change tout et c’est difficile à avaler, mais bon venant du personnage de Dan, ça ne devrait pourtant pas le surprendre. L’ épisode était plutôt sympa et permet de faire avancer les relations entre les personnages, surtout par rapport à Brooke ou à Haley et le reste du monde. Ce week-end est bien sûr voué à se terminer et le monde à revenir tel qu’il était avant.

18.pngÉpisode 18 – To Wish Impossible Things – 17/20
I just want to play ball again, you know, get over the damn drama.

Oh, ce moment de gêne de vente aux enchères de l’équipe de basket. On peut revenir sur le fait qu’ils sont censés avoir quoi, 16 ans ? Et ce sont des scènes drôlement longues en plus, mais cela permet agréablement de renouveler les duos : Nathan/Peyton, Haley/Lucas, Jake/Nikki, Brooke/…Mouth… Et bien sûr la mère de Lucas avec le père de Peyton, parce que why not ? Du coup, l’épisode part un peu dans tous les sens : Nathan et Peyton finissent dans la piscine, Lucas et Haley font une bataille d’eau qui finissent par la révélation d’un tatouage, encore, Timmy pense séduire Debbie et ça dérape, quant à Brooke et Mouth, ils finissent dans un strip-club. Sérieusement, quoi. Oui, Lucas, moi aussi j’aimerais bien quitter tout ce drama, mais c’est un peu le but de la série, donc c’est à peu près normal que tu vois Nathan et Peyton s’embrasser et tu fais de même cinq minutes plus tard avec ta meilleure amie, hein. Tout comme il est normal que ton oncle demande ta mère en mariage. Tout comme il est normal que l’épisode se termine sur une Brooke se pensant enceinte. Bon, malgré tout ce drama, l’épisode était assez intéressant dans le développement de ses personnages et j’avoue, j’aime Brooke.

19.pngÉpisode 19 – How Can You Be Sure ? – 14/20
Maybe you could pull out a Dan Scott and get her pregnant too.

Donc après avoir eu droit à la scène d’achat de préservatifs, Brooke est en fait enceinte de Lucas, qui se comporte toujours en parfait boulet avec Peyton. Sans parler de son comportement général avec Brooke, qui finit par le lui rendre. Quant à Nathan, il n’est pas franchement mieux avec Haley. Et puis, Nikki trouve une photo de Lucas chez Jake. Bref, tout le monde fait de la merde dans cet épisode si on résume. La fin de saison approche, mais il y a tellement de retournements tout le temps que ça ne se sent même plus : tous les épisodes ont de quoi proposer des cliffhangers de fin de saison. Cela dit, la fausse grossesse de Brooke, c’est un peu gros à avaler comme facilité scénaristique, mais bon, il faut bien de temps en temps pour combler les épisodes. Et puis, ça a humanisé un peu Dan, comme si ça changeait quelque chose au fait qu’il est là pour être détesté de toute manière.

20.pngÉpisode 20 – What Is and What Should Never Be – 15/20
Who knew you two would switch places?

Nathan se trouve un premier boulot en se baladant au supermarché et les choses se passent un peu difficilement pour lui. C’est une adaptation. De son côté, Haley organise une soirée chez Nathan et cela part en vrille quand Tim invite tout le monde et que ses amis ne se pointent pas. Comme une catastrophe n’arrive jamais seule, Brooke débarque avec Nikki qu’elle a rencontré dans un bar. A bitch party. Les choses empirent aussi du côté des parents de Nathan qui en arrive au sexe du divorce pendant que leur fils se fait arrêter pour une fête dont il n’a même pas profité, après la révélation de la partie de jambes en l’air entre Lucas et Nikki. Évidemment, tout cela fait des dégâts et l’épisode s’achève sur une ligne assassine de Peyton (voir ci-dessus). À noter aussi : Keith s’est fait embaucher à quelques heures de route de Tree Hill et commence son prochain travail deux semaines plus tard. Comme ça tombe bien, il reste deux épisodes dans la saison.

21.pngÉpisode 21 – The Leaving Song – 17/20
Now I have to be a pornstar?

Haley découvre que Nathan va sur des sites pornos et oh lala, c’est mal, c’est le drame. Déjà à l’époque, j’avais trouvé cette storyline un peu excessive et j’ai du mal à sortir de cette vision malgré les très bons arguments qu’elle avance. Je sais pas, j’ai toujours du mal à entrer dans son raisonnement, mais en même temps, c’est aussi que maintenant c’est carrément devenu monnaie courante de voir des gens à poil ne serait-ce que dans les séries. Bref, l’épisode avance par ailleurs : Dan devient coach puisque Whitey est à l’hôpital, Lucas décide de se barrer avec Keith maintenant qu’il est ami avec Haley, Debbie signe les papiers du divorce et Peyton se fait voler Jenny par Nikki, alors Jake décide de se barrer. Oui, l’épisode porte bien son nom tout d’un coup, mais ça laisse rêveur quant au contenu du final car pas mal de storylines se trouvent déjà bouclées à la fin de ces 40 minutes. Tant mieux, pour une fois, ça ne traîne pas en longueur.

22.pngÉpisode 22 – The Game That Played Us – 16/20
Your season is over.

Au moins, c’est clair : le final est intimement lié au match de basket des Ravens, bonjour le méta. Tout se joue autour de flashbacks pendant le match ce qui donne un rythme nouveau à l’épisode qui correspond bien à l’idée que je me fais d’une fin de saison. Oui, sauf que le match est perdu en milieu d’épisode et ensuite, les choses ralentissent. La défaite n’est même pas une surprise, on sait bien que c’est la fin de saison et que ce serait étrange de les faire continuer la même saison de basket l’année suivante. Pourtant, il se passe plein de choses : Nathan et Haley passent à l’acte, Debbie et Keith aussi, juste parce que, mais eux sont carrément surpris par Dan. Brooke dupe Nikki mais pas le téléspectateur, ce qui conclue l’intrigue Nikki/Jake et les Frères Scott terminent cette saison parfaitement réconciliés, un peu comme Brooke et Peyton. Enfin, Haley et Nathan se sont mariés, et c’est un peu le gros défaut de cet épisode qui se termine sur le départ de Lucas… Pas trop crédible qu’il s’en aille comme ça après une telle révélation, de même qu’il n’est pas trop crédible de voir Haley se marier à l’arrache comme ça par rapport à l’écriture du personnage jusque-là. Pour plus d’infos, il faudra revenir en saison 2, mais je me souviens désormais pourquoi je n’avais pas continué: il y a un bon sentiment de conclusion et de wtf qui se dégage de cet épisode.

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EN BREF – Cette saison 1 est exactement comme dans mon souvenir : elle a ses longueurs, beaucoup trop de teen drama pour moi et malgré tout, on finit par s’attacher à une grande partie des personnages, bien que Lucas et Peyton soient imblairables les trois quart du temps et que chaque personnage passe une partie de son temps à faire des choses qui ne correspondent pas tout à fait à son caractère. Oui, mais voilà, l’histoire reste prenante et c’est largement suffisant en ce qui me concerne. Un bon divertissement avec de nombreux rebondissements voués à être oubliés au fur et à mesure, je poursuivrai mon visionnage avec la saison 2.