9-1-1 (S01)

Synopsis : Cette série suit le quotidien des policiers, équipes paramédicales, pompiers et répartiteurs du numéro d’urgence de Los Angeles.

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Pour commencer, vous ne rêvez pas, avec un tel synopsis, nous avons bien affaire à une série procédurale pure et dure, celles que j’exècre souvent et critique toujours… pourtant, si vous êtes sur mon blog à lire cet article, c’est que je compte bien la regarder.

Créée par Ryan Murphy, cette série aligne un casting impeccable de tronches déjà toutes connues pour d’autres rôles et une idée d’origine qui me plaît énormément. En soi, rien de bien neuf vous allez me dire… Et je vous répondrai que les répartiteurs sont ce qui m’a le plus attiré pour voir cette série. Eh oui, je n’ai pas oublié le génial quinzième épisode de la saison 3 de Person of Interest (je vous rassure, j’ai cherché le numéro dans mes critiques) qui traitait précisément de ce sujet et devant lequel je m’étais demandé pourquoi une série de ce genre n’existait pas. Le côté adrénaline/course contre la montre devrait être intéressant, surtout si l’on suit uniquement les urgences sans savoir à l’avance que ça donnera (sérieux ou non) et comment ça finira (bien ou mal). Contrairement à des séries type Grey’s Anatomy, je pense qu’on aura un vrai suspense complet et quelque chose qui parvient à se détacher aussi de ce qu’a pu faire par exemple Chicago Fire. On verra, mais j’ai envie d’y croire, et c’est déjà un grand pas pour le sériephile que je suis.

Allez, on est en 2018, il est temps de sortir de ma zone de confort. Alors 9-1-1 parvient-elle à me faire changer d’avis sur ce genre de série ? La réponse après visionnage du pilot est plutôt oui : retrouvez l’avis sans spoiler sur cette page et cliquer sur le titre d’épisode pour le résumé détaillé).

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 20/20
Alors que je m’attendais à trouver une simple série procédurale comme il s’en fait des tas, les personnages principaux s’avèrent avoir des vies personnelles – certes, des vies clichées, mais des vies qui vont permettre quelque chose de plus sérialisé. En parallèle, la partie procédurale est assurée, avec un excellent rythme et une tension qui va crescendo. Pour un premier épisode, c’est excellent ; il faudra voir s’ils parviennent à garder le rythme tout au long des 13 épisodes de la saison.
S01E02 – Let go – 18/20
Un deuxième épisode qui confirme que la série me plaît (ouf) et possède un rythme de dingue. En effet, contrairement à un procédural classique, nous avons plusieurs affaires qui se succèdent et la vie des personnages qui est impactée par les différents cas. Ce n’est pas forcément très original, ni toujours réaliste, mais ça fait efficacement le travail.
S01E03 – Next of Kin – 19/20
On s’éloigne de plus en plus du procédural qu’on m’avait vendu pour un drama franchement réussi, mais du coup, je ne sais plus bien sur quel pied danser. La série est assez hybride dans son genre, même si elle est aussi classique dans son écriture du drama et du procédural. Du coup, c’est réussi et ça accroche pendant quarante minutes, en réussissant à surprendre par son rythme – qui a d’ailleurs encore changé pour cet épisode au niveau de la structure des intrigues. Quoiqu’il en soit, ça fonctionne à merveille pour le moment.
S01E04 – Worst Day Ever – 14/20
Et ce qui devait arriver arriva : à trop jouer dans la surenchère permanente, j’ai décroché de la série avec cet épisode qui part trop loin et nous propose des situations qui n’ont plus rien de crédibles. C’était le cas avant aussi, mais jamais de manière si visible. Après tout, ce n’est jamais qu’une série, mais quand on raconte une histoire, c’est quand même la base de réussir à maintenir une cohérence et une illusion de réel. Ce n’est pas le cas dans cet épisode, dont la note est heureusement sauvée par de bonnes interprétations et d’excellents effets spéciaux.
S01E05 – Point of Origin – 16/20
La série continue de développer ses personnages et leurs dynamiques, prenant enfin le temps de se concentrer sur ceux qui étaient restés au second plan jusque-là. Elle récupère un peu de sa superbe, malgré quelques situations qui manquent toujours de crédibilité.
S01E06 – Heartbroken – 16/20
En soi, c’était encore un très bon épisode, mais vraiment, ils ont perdu beaucoup en implication de ma part quand ils ont décidé d’aller trop loin et d’en faire trop dès les premiers épisodes. C’est définitivement divertissant, mais la qualité n’est plus aussi bonne qu’au début. Si en six épisodes, j’en suis à ce stade, j’ai peur d’être soulagé que la saison se termine plus que triste.
S01E07 – Full Moon (Creepy AF) – 17/20
Cet épisode porte bien son nom parce qu’il était assez fou et dérangeant à la fois. Si la crédibilité n’y est pas, il est toutefois super intéressant à voir : j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues de l’épisode et la manière dont certaines parvenaient à se croiser. Bien sûr, on ne suit pas la vie perso de chacun, comme toujours, mais j’étais surpris de voir qu’après plus d’un mois, je me souvenais encore des noms et détails de vie de chacun. C’est plutôt bon signe !
S01E08 – Karma’s A Bitch – 16/20
Cet épisode enchaîne les cas pour ne plus s’arrêter, mais ça fonctionne plutôt pas mal. Si sa construction est assez prévisible dès le titre, elle n’en reste pas moins intéressante et plus amusante que d’habitude… Et puis surtout, elle permet de se rassurer parce que je ne serai pas le genre de victime de cet épisode a priori. Et c’est plutôt cool comme ça.
S01E09 – Trapped – 16/20
Les cas extrêmes de cet épisode (et de tous les épisodes) permettent de nous faire oublier une écriture assez prévisible dans la mise en place des différentes situations. Cet épisode continue cependant de bosser sur l’évolution de tous ses personnages en mettant en avant ceux que je préfère, donc je peux difficilement émettre un avis négatif dessus. C’est un excellent divertissement, c’est bien fichu et maintenant qu’on sait que nous ne sommes pas là pour quelque chose de réaliste, mais bien pour une série dramatique, ça passe de mieux en mieux.
S01E10 – A Whole New You – 15/20
Après une saison qui a connu pas mal de hauts et quelques bas, cet épisode paraît étrangement bâclé et semble rater quelques étapes nécessaires à la compréhension des personnages. C’est dommage parce que c’est une fin de saison qui donne un goût de trop peu et dont les cliffhangers sortent presque tous de nulle part, étant introduit en hâte par quelques détails de l’épisode. Je m’attendais à un bien meilleur épisode conclusif. Il était bon, mais pas excellent.

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9-1-1 – S01E01 : Pilot

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de 9-1-1.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 20/20
The crazy part is as soon as help arrive, most people just hang up.

L’épisode débute sur la voix-off d’Abby nous distinguant tout de suite différents types d’urgence et nous présentant sa vie. Cela m’a déjà surpris car je pensais vraiment qu’on aurait une série faisant fi total de la vie personnelle de ses personnages. Friand de tout ce qui peut se transformer en intrigue feuilletonnante, je trouve ça bien qu’elle ait une mère malade et une vie perso désastreuse. Et pour compléter ma joie, elle m’offre sur un plateau d’argent le point 10 du Bingo Séries.

La série ne perd pas de temps à présenter la première urgence médicale : un ado qui ne respire plus après s’être noyé. Cela permet de découvrir l’équipe des urgences… et la frustration d’Abby de ne pas savoir comment les urgences se terminent… en l’occurrence bien. Ce n’est pas le cas de la deuxième urgence qui se termine par un suicide. Le rythme est excellent pour un pilot, et j’ai exactement ce que j’espérais.

Par la suite, notre urgentiste se rend à l’église pour se confesser : ancien alcoolique, il se confesse chaque semaine (youpi, une scène par épisode probablement). J’en retiens surtout que je suis heureux de retrouver l’acteur de The Catch (Ben, qui s’appelle désormais Bobby dans 9-1-1).

Comme nous sommes dans une série, il ne faut pas oublier le passage obligatoire par la scène de sexe : elle se fait par l’intermédiaire d’un pompier profitant d’une application de rencontres et de son camion. Ce petit jeune, Buck, se fait ensuite remettre en place par son supérieur, Bobby, parce que se balader comme ça, c’est mal. Nous tenons donc un jeune pompier impulsif qui fera forcément des siennes plus tard.

Le deuxième acte nous embarque dans ce qui promet d’être une excellente série si elle parvient à nous faire ça chaque semaine. C’est perché : l’appel d’urgence est celui d’un homme qui dit entendre un bébé dans ses canalisations. Si l’hypothèse de la drogue est évidemment envisagée en premier lieu, c’est finalement bien un bébé qu’il faut sauver d’une mort certaine. Si le cas est totalement tiré par les cheveux, la situation devient rapidement stressante avec une course contre la montre pour sauver le bébé, l’intervention de la police pour tenter de comprendre ce qu’il se passe, des problèmes secondaires (entre l’ascenseur trop lent et le « ne tirez pas la chasse ») et l’« accouchement » le plus wtf de la télé jusqu’à présent (et pourtant, j’en ai vu… mais il détrône haut la main celui vu dans Angel).

Et puis, à la moitié de l’épisode, la première frustration : le bébé et sa mère sont retrouvés, puis sont amenés à l’hôpital et… c’est tout. Les équipes d’urgence n’ont pas besoin de plus, le reste est digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Allez, ça donne presque envie d’un spin-off directement, mais bon, on n’est pas là pour ça.

À la place, nous avons droit à un drama plutôt sympathique : la policière que nous venons de rencontrer (Athena Grant) a des problèmes avec Buck, le jeune pompier impulsif. Forcément. Les deux s’engueulent à propos de la réaction du jeune qui ne voulait pas sauver la mère.

Athena Grant est elle-même mère de famille et est confrontée à un gros problème dans la vie : son mari, père de ses deux enfants, est gay. C’est problématique et ça offre une scène de coming-out prévisible et ajoutant une dose de drama pour la saison à venir. Finalement, nos urgentistes ont leurs propres urgences personnelles. C’est tout bête comme technique d’écriture, mais ça aide bien à accrocher à ces personnages.

Un nouveau cas vient occuper la suite de l’épisode, avec une femme étant étranglée par son propre serpent qui n’a clairement rien à faire dans son appartement. Bon, Buck l’impulsif nous tue le serpent contre l’avis de ses collègues, mais ça suffit à sauver la victime et à ce qu’il couche avec. Traqué par Bobby, son boss, puisqu’il couche avec l’aide du camion, le jeune se fait finalement virer. Tous ses collègues en sont tristes (surtout Henrietta « Hen »), mais c’est la vie. Comme nous sommes dans une série et en plus dans un pilot, on se doute que ce n’est pas définitif…

Et en effet, un dernier cas vient encore renforcer la qualité de l’épisode : une petite fille seule chez elle qui entend des voleurs. Abby fait tout ce qu’elle peut pour la localiser, mais ce n’est pas évident puisqu’elle vient juste de déménager. Elle envoie aussitôt la policière dans le quartier, mais malheureusement, toutes les maisons s’y ressemblent et elle ne peut pas faire grand-chose.

Elle pense ainsi à appeler les pompiers pour utiliser la sirène du camion et localiser la maison qu’elle pourrait entendre dans le combiné. L’idée est bonne, mais nos pompiers sont occupés : Henrietta envoie donc Buck à la rescousse. Forcément.

Le plan fonctionne bien et si Lily, la petite fille, est à deux doigts de se faire capturer par les voleurs (et peut-être pire), Abby réussit à les convaincre qu’elle va les aider s’ils la laissent tranquilles. Là encore, le plan est impeccable, jusqu’à ce qu’un des voleurs réagissent au piège en prenant Lily en otage. Cette dernière le mord et parvient à s’échapper, mais ce n’est pas le cas du voleur qui décidément nous sert beaucoup de rebondissements : depuis sa moto, il tire sur Lily, sa mère (arrivée en cours de route dans le camion de Buck) et sur la flic… avant d’être arrêté par le jet d’eau de Buck à qui on n’avait pourtant dit de ne pas jouer le héros (code d’écriture indiquant évidemment qu’il allait le faire). Tout est donc bien qui finit bien pour tout le monde, puisque Buck se voit réintégrer à l’équipe.

Bref, je pense que la critique est assez claire : l’épisode est excellent et m’a pris aux tripes, me scotchant même à l’écran, ce qui est rare pour un pilot. Certes, c’est un procédural et les personnages ont des vies privées hyper clichées, mais l’écriture est top. La tension a pris sur une bonne moitié des cas de l’épisode. J’ai l’impression d’avoir vu deux ou trois épisodes grâce à cet excellent rythme.

J’y mets 20 car je l’ai ressenti comme ça, mais je ne pense pas que resterai autant à fond chaque semaine. Ce pilot est aussi prometteur qu’il en avait l’air et je suis juste très fan pour l’instant, c’est même le meilleur pilot que j’ai vu depuis un moment. Vous pouvez être sûrs que je continuerai de regarder cette série, toutefois, j’espère qu’elle saura aussi nous proposer des cas où ça finit mal ; sinon, la tension risque de bien vite retomber et la série sera drôlement plate. Ce premier épisode a fonctionné car je pensais vraiment qu’une des affaires au moins finirait mal et que je n’avais pas envie que ce soit le cas (bon, hormis le serpent, elle, elle aurait pu mourir sans que ce ne soit trop traumatisant : impossible de m’imaginer à sa place !).

Pour un pilot, que tout finisse bien est une bonne chose, mais pour le bien de la série, il faudra proposer des cas où ça se passe moins bien. En attendant, ça a tout pour devenir une série addictive.

LA to Vegas (S01)

Synopsis : La série se déroule dans un avion effectuant un aller-retour hebdomadaire Los Angeles-Las Vegas chaque week-end. Tous les passagers ont le même but : rentrer en étant les grands gagnants du casino de la vie.

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Pour commencer, cette série n’a pas grand-chose pour elle et hurle à l’annulation avec son synopsis bateau et ses photos promos très peu réussies. Pourquoi me l’infliger alors ? Et bien d’abord parce qu’une de ses actrices principales est campée par l’une des prétendantes d’Unreal. Comme j’adore cette série, j’adore tous les acteurs qui en sortent et j’ai envie d’au moins tester leur projet.

Mais ce n’est pas tout ! À l’écriture, on retrouve ainsi Alison Bennet, productrice de You’re the Worst (qui a fait un temps partie de mes séries préférées quand même) et scénariste qui me donnait l’impression d’être talentueuse, même si ses récents projets me laissent plus perplexes. Bref, je ne vais pas juger avant de voir, et du coup, je me suis dit que j’allais regarder et voir ce que ça donnait.

Ci-dessous, retrouvez chaque semaine mon avis sans spoiler sur les épisodes. Pour les critiques complètes (et avec spoilers), il suffit de cliquer sur le titre 😉

S01E01 – Pilot – 14/20
Ce n’est pas la série comique de l’année, c’est sûr (et pourtant, l’année vient juste de commencer), mais on sent une bonne volonté générale qui donne envie de revenir. Les présentations avec les personnages fonctionnent bien, j’ai surtout souri à défaut de rire pour l’instant, mais je sens que ça peut être drôle avec le temps. À suivre, peut-être avec du retard.
S01E02 – The Yikes and the Dead – 15/20
Les personnages s’avèrent déjà plus attachants que je ne m’y attendais et l’humour est bon. Si on sent qu’il s’agit d’une petite série qui n’ira probablement pas très loin, c’est une comédie qui paraît solide et fera passer un moment divertissant à tous ceux qui lui laisseront sa chance.
S01E03 – Two and a Half Pilots – 16/20
Un casting sympathique, des blagues qui fonctionnent sans être trop élaborées et une écriture tout à fait classique font de cette série une comédie aux allures un peu vieillottes, mais aussi une comédie qui fait ce qu’elle est supposée faire. Pas plus, pas moins. La structure change un peu cette semaine et ouvre de nouveaux horizons : tant mieux.
S01E04 – The Affair – 15/20
Les épisodes passent et se ressemblent, confirmant que la série pourrait, contre toute attente, finalement tenir la longueur, malgré sa structure classique. J’ai même eu un vrai éclat de rire devant cet épisode, alors que jusque-là, c’était fun et ça me faisait rire, sans plus.
S01E05 – The Fellowship of the Bear – 16/20
Ma foi, la série continue son petit bonhomme de chemin avec trois intrigues amusantes. Je ne sais pas si ça tiendra jusqu’à une saison 2, mais franchement, ça a le grand avantage de me faire rire à chaque épisode. Il y a toujours un personnage, une intrigue ou une blague pour me plaire, et une fois de plus : c’est tant mieux !

LA to Vegas – S01E01 : Pilot

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de LA to Vegas.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 14/20
This plane is full of monsters!

L’introduction voit Ronnie, une hôtesse de l’air paumée dans sa vie et clairement plus en retard que moi, arriver à l’aéroport et se précipiter vers son avion, le fameux vol pour Las Vegas donc. Si la comédie de cette arrivée fonctionne à peu près, elle n’a absolument aucune crédibilité.

Ronnie décide de démissionner quand elle apprend que sa collègue, Jill, a obtenu le poste qu’ et se met donc à draguer un passager régulier, qu’elle découvre mieux et avec qui elle décide de coucher dans les toilettes – mais ce n’est pas si simple.

Deux jours plus tard, elle le retrouve, mais il est marié avec… tiens, tiens, une actrice de You’re the Worst dont on se demande comment elle a eu le job. En tout cas, son mariage bat de l’aile, donc de ce côté-là, la porte est ouverte pour une relation Ronnie/Colin dans la suite de la série.

Du côté de ce qui fonctionne dans l’humour : le sourire forcé de Ronnie et Bernard lorsqu’ils travaillent, le jeune couple parfaitement innocent décidant d’aller se marier pour mieux revenir séparés, la strip-teaseuse qui veut convaincre tout le monde de faire son métier. Il y a clairement des personnages qui peuvent devenir attachants, ou au moins vraiment marrants, si on leur laisse le temps de faire leurs preuves et de trouver une dynamique. Si on intègre le fait que ces personnages sont des clients réguliers du même vol qui se connaissent très bien, je trouve qu’on tient effectivement une bonne piste de série.

En plus, pour le casting, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres : ils peuvent avoir tout un tas de guests, des personnages marrants n’étant là que pour certains épisodes, des réguliers s’absentant une fois ou deux… C’est sympa.

Du côté de ce qui fonctionne moins : certains personnages, à commencer par le pilote que les scénaristes considèrent clairement comme leur personnage le plus drôle alors que ce n’est pas mon humour et, comme toujours, le fait que tout le début de l’épisode était dans la bande-annonce.

En revanche, c’est plutôt cool de voir la deuxième partie totalement inédite. Il est intéressant d’avoir deux parties à l’épisode avec le vol aller, puis le vol retour, mais la série risque d’être vite handicapée par cette structure qui empêche ses personnages de se voir en-dehors de l’aéroport ou de l’avion ; surtout en ce qui concerne Ronnie/Colin. Bref, on a une série qui fonctionne plutôt bien grâce à son huis-clos, mais qui va être limité par celui-ci.

Je continue de penser que la série sera annulée après les dix épisodes de cette saison, mais je ne suis pas aussi sceptique qu’avant le visionnage sur le fait que je vais continuer à la regarder. Je ne m’y attendais pas, j’étais persuadé de ne pas aimer et finalement, c’était un bon moment – même si j’attends encore de rire vraiment. Pour l’instant, l’idée était surtout de présenter les personnages et c’est chose faite.