Conviction (S01)

Spoilers

Cet article résume tout ce que j’ai écrit sur la première saison de Conviction. Vous y trouverez un avis rédigé avant le début de la série, puis la critique « à chaud » de chaque épisode (écrite juste après la diffusion) ainsi qu’un bilan de saison en fin d’article. Bonne lecture !

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Avis : Hayley Atwell est de retour, partageant l’affiche avec Emily Kinney ET Shawn Ashmore. Un seul de ces trois acteurs suffirait à me faire commencer une série, je n’ai donc absolument pas cherché plus loin et je me suis jeté dessus. De manière hyper originale, c’est en plus une série ABC, alors c’est un peu comme si elle me criait de la regarder.

La série se concentre sur une équipe chargée d’innocenter des criminels déjà en prison car considérés coupables de crimes qu’ils n’ont peut-être pas commis. Je doute que beaucoup d’originalité se cache là-dedans, mais face à un tel casting, je ne résiste pas à l’envie de me faire une idée un peu plus approfondie. Voilà, c’est tout ce que je peux en dire avant de commencer, du coup, je vais pas m’attarder plus que ça en blabla introductif (c’est marrant comment la conclusion de mes intros d’article est toujours la même).

Note moyenne de la saison : 14/20

 01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Taking this job, working this pointless cases with you people, THAT’s my prison.

La série nous plonge tout de suite dans un épisode qui considère limite que les présentations sont faites : la première scène nous introduit le personnage d’Hayley Atwell, la seconde, le reste de l’équipe. Ce rythme un peu trop vif n’est pas sans me rappeler le pilot de Scandal où tout allait tellement vite que je n’avais pas le temps de digérer les infos. Espérons que la série aura une vie aussi longue, mais plus palpitante. L’avantage, c’est que de cette manière, on avance vite du point de vue de l’introduction de chacun et de la dynamique que propose la série. Il ne s’agit pas tant d’en savoir plus sur chacun des personnages : on en découvre plus sur Hayes surtout, le reste de l’épisode s’applique à montrer le fonctionnement de l’équipe et la résolution du cas de la semaine. C’est malgré tout un drama qui se planque sous des allures de procedural, un grand classique d’ABC, puisqu’il y a des affaires familiales ou sentimentales derrière les agissements de chacun des personnages, qu’il faudra creuser à l’avenir. Pour l’instant, il s’agit surtout de prouver l’innocence de personnages déjà reconnus coupables et ça risque de vite tourner en rond, mais au moins il y a des passages en périphérie de l’enquête assez intéressants. On trouve de bons plans et chaque personnage a malgré tout son moment de gloire, son intrigue secondaire qui sera développé en cours de route et qui est mise en évidence dans le montage final. C’est pour le moment un petit 15/20, car la série m’a surtout capté grâce à son casting, pas grâce à son écriture qui est assez banale. Il faudra voir comment ça évolue, le côté politique peut prendre le dessus et devenir sacrément passionnant. Je suis déjà plutôt content que ça ne tourne pas autour d’un couple-phare qui viendra pourrir tout le reste, comme c’est souvent le cas avec ABC (Grey’s, Scandal, Quantico, The Catch… et même Notorious, toutes sont tombées dans ce schéma à un moment ou un autre).

02.pngÉpisode 2 – Bridge and Tunnel Vision – 14/20
Mom, what a surprise! Note the absence of the word « nice ».

Cet épisode confirme tout ce que je pensais de la série au premier abord : elle n’est intéressante que pour son casting et le développement secondaire de chaque personnage car elle ne va pas encore assez loin pour le reste. Les cas à la semaine ne sont pas franchement passionnants et servent surtout d’excuse à l’existence et aux interactions de chacun. Tout n’est pas à jeter non plus dans la construction de la série, j’aime beaucoup les reconstitutions des crimes et la manière d’enquêter a posteriori de l’équipe, ça donne une perspective intéressante, bien qu’elle ne soit pas des plus inédites. La course contre la montre ne fonctionne pas trop pour l’instant, mais sera plus intéressante quand ils rateront vraiment un cas (ou tomberont sur un cas qui ne méritait pas de révision), histoire d’ajouter une vraie réflexion de fond sur la justice américaine, qui manque encore. C’est trop gentillet et banal, tout le problème est là. On attend plus d’action, de suspens, de rythme, de questionnement moral en 2016. Ce dernier point est trop vite évacué et pas assez mis en valeur pour le moment. Quoiqu’il en soit, la toute fin est super sympa et très feel good… Et puis, le casting, encore, toujours, me confirme que je veux revenir à chaque scène. C’est déjà ça.

03Épisode 3 – Dropping Bombs – 14/20
You can’t, this is a good job, one which’s not easy with you record to get, don’t throw it away just because… because your boss is being a bitch.

Rien de bien nouveau cette semaine, je m’accroche car je suis totalement fan de l’ensemble du casting (et de la garde-robe époustouflante d’Hayley Atwell, aussi, il faut bien le reconnaître). Cette semaine, l’intérêt de la reconstitution ne me saute pas aux yeux (malgré l’explosion, oui, c’est un très mauvais jeu de mots qui ne fonctionne pas) comparé aux deux premiers épisodes. Les scènes avec les proches des victimes paraissent toujours bien peu utiles (et en plus très clichées) et je me demande vraiment ce que font les figurants à l’arrière-plan dans les bureaux. Le côté politique prend comme je m’y attendais un tournant plus important, avec des ordres venant d’en haut et entravant un peu les choix de l’équipe (suis-je vraiment censé les shipper??). Niveau dynamique d’équipe, l’équilibre est clairement trouvé cette semaine, chacun ayant son rôle à jouer. On n’est donc pas surpris de voir Franklin au bord d’être viré ou rester grâce au soutien de Tess. Côté moral, les scénaristes jouent sur une corde sensible avec un terroriste en prison pour un crime qu’il n’a pas commis, car il en préparait un autre, et un gentil qui pousse un méchant au crime… Évolution intéressante. Le cliffhanger promet une suite un peu plus mouvementée et peut-être que cela permettra de bousculer un peu une routine déjà en train de s’installer…

04.pngÉpisode 4 – Mother’s Little Burden – 14/20
I may be a hot mess but I’m a hot mess with privilege

Le cas de la semaine est assez dur et suit une mère accusée du meurtre de son fils de 12 ans, autiste qui la battait. C’est une situation qui existe et dont on ne parle que rarement, l’épisode me convainquait déjà plutôt bien dès l’exposition, surtout qu’elle suivait une introduction réussie. Le cas était assez prévisible dès le départ, mais sympathique à suivre sans être révolutionnaire, donc. Il était bien mené et offrait une conclusion intéressante. Cet épisode revient inévitablement sur ce qui a catapulté Hayes à la tête du CIU, offrant une intrigue politique de fond qui continue à se dérouler sans être tout à fait d’un intérêt majeur. Hayes devient une vraie héroïne en faisant surgir la vérité sur les privilégiés américains, mais perd du même coup la relation parfaite qu’elle avait avec son frère. Finalement, la révélation de la semaine dernière n’a donc qu’un impact mineur et a pour principale conséquence de reléguer malheureusement les personnages secondaires au dernier plan (au point qu’on ne voit presque pas Ashmore cette semaine). Il est inévitable d’avoir des épisodes de ce type, mais c’est peut-être un peu tôt, d’autant que si la série a installé une routine confortable (les reconstitutions, la course contre la montre…), elle n’a pas encore réussi à s’imposer dans les audiences. Je ne suis pas sûr que cet épisode 4 l’aide beaucoup, car les motivations de chacun ne sont pas des plus claires. On est loin de ce que propose habituellement ABC, avec un côté cop show trop prononcé et des dramas pas assez mis en avant… Personnellement, ça me va car le casting est parfait,  mais je ne suis pas dupe et doute que ça puisse marcher bien longtemps aux USA.

05.pngÉpisode 5 – The 1% Solution – 13/20
Well, that doesn’t look too guilty, does it?

Hayes doit faire face aux conséquences personnelles de son interview désastreuse et choisit donc un cas de la semaine pouvant continuer d’aider à redorer son image. Difficile de ne pas compatir pour elle alors qu’elle s’est mise tout le monde à dos, à commencer par son frère… Même si elle savait parfaitement ce qu’elle risquait avec cette nouvelle frasque. Le cas de la semaine n’est franchement pas passionnant et une fois de plus, j’ai trouvé la révélation assez prévisible : je n’avais certes pas pensé au meurtre à deux, mais le couple était assez évident dès le départ, tant ils en ont fait autour de Frankie. D’ailleurs, ce sont les affaires personnelles d’Hayes et Frankie qui sauvent cet épisode, une fois de plus. Bien que rien n’avance dans cet épisode, on commence à mieux les cerner l’un et l’autre et c’est agréable. Je suis un peu mauvaise langue quand même, car on apprend de Tess que le copain de Frankie est coupable et Hayes se réconcilie avec son frère en fin d’épisode. Il y a de plus certaines graines qui sont plantées dans cet épisode (notamment la bisexualité d’Hayes, déjà sous-entendue dans le pilot) qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la suite, si suite il y a. Les audiences ne décollent toujours pas et j’essaye de ne pas trop m’attacher à la série, même si j’adore le casting. C’est bien le seul vrai point positif de la série et sans ça, je n’aurais pas continué je pense, il faut bien reconnaître que la série patine et n’apporte pas grand-chose de nouveau.

06.pngÉpisode 6 – #StayWoke – 16/20
Sensing a theme here

Cet épisode surfe sur un thème malheureusement à la mode aux USA : le racisme de la justice. On le retrouve tout autant en France, mais le mouvement est moins mis en avant de ce côté de l’Atlantique. Cet épisode cherche donc à prouver l’innocence d’une femme noire accusée d’avoir tué une policière au cours d’une manifestation. Il y a dans cet épisode des airs de Scandal et d’Orange is the new black, mais ce n’est pas si déplaisant et le thème est définitivement quelque chose qui a besoin d’être traité encore et encore si l’on veut une évolution des mentalités. Pour la première fois je crois, la résolution de cet épisode m’a vraiment surpris. Comme beaucoup j’imagine, je pensais que le meurtrier était le mari de la victime et il n’en était finalement rien, ce qui est clairement bien joué. Du côté, des intrigues personnelles, Hayes retrouve son ex (clairement une Olivia Pope) et flirte avec, mais l’alchimie n’est pas franchement là. Du coup, j’ai eu un peu de mal à être touché par ce qui est je suppose un cliffhanger. On verra par la suite, mais franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. En revanche, le passé de Maxine est légèrement développé et c’est beaucoup plus intéressant : elle a donc été flic, s’est fait tirer dessus et est devenue accro aux anti-douleurs. Ce long focus permet de la caractériser, avec en plus une culpabilité d’être bien placée quand des noirs se font tuer par les flics qui sont ses collègues. Le personnage n’a jamais été aussi intéressant, il était temps (mais il est trop tard car l’annulation de la série est quasi-certaine). Elle se fait malgré tout voler la vedette en ce qui me concerne, par Tess, dont on apprend enfin le passé après six épisodes à tourner autour sans savoir ce qu’il en était. Sa tante s’est fait tuer, elle a accusé le mauvais type et s’en veut, et c’est lui qu’elle va voir quand elle achète son café. C’est d’autant plus intéressant que lui semble flirter avec elle plus qu’autre chose. J’espère qu’on aura le temps d’en voir plus de leur relation et dynamique avant la fin de la série et je garde déjà un très bon souvenir de cet épisode, qui abordait des thématiques difficiles assez justement.

07.pngÉpisode 7 – A Simple Man – 14/20
Ladies and gentlemen, this is what we called unnecessary exposition

Vous savez ce qu’il manque à la série ? Un vrai générique à la NCIS après la première scène. Cette semaine voit une intrigue plutôt classique largement améliorée par la présence d’une caméra et d’un journaliste réalisant son propre Making a murderer, en gros. C’est une amélioration, car Hayes fait tout ce qu’elle peut pour les empêcher de filmer alors que les autres (Beth surtout) font tout pour bien passer à l’image. Des petits gestes révèlent les travers narcissiques (ou non) des personnages et c’est un développement hyper intéressant. D’un coup, d’un seul, une tonne d’humour est ajoutée aux habitudes du CIU et la série verse plus qu’habituellement dans la comédie, alors même que ça commençait par Maxine aux addict anonymes. Pour le reste, on continue sur la routine habituelle de la série, rien de transcendant dans cet épisode, même si les relations entre chacun sont perturbés par les caméras, notamment celle de Maxine et Sam. L’écriture est un peu brouillon malgré tout, car il y a trop peu de sous-intrigues développées, surtout après l’épisode de la semaine dernière. J’aurais aimé en voir plus concernant Tess et ne pas la voir se confesser à la caméra, de même que j’aurais préféré ne pas voir Maxine prendre une pilule, surtout que les conséquences de ces deux actions sont totalement mises de côté et ignorées par la suite. La résolution du crime cette semaine est plutôt bien construite, en s’appuyant sur un détail du quotidien des personnages. Bref, je le répète, j’ai trouvé tout ça un peu brouillon au premier abord, mais finalement toutes les pièces du puzzle servent à quelque chose. Je ressors de l’épisode avec un goût de trop peu, j’aurais préféré une fin différente, se reconcentrant un peu plus sur l’ensemble des personnages ou sur le documentaire. J’imagine qu’il faut attendre le prochain épisode désormais, mais la série reste assez constante sans surprendre ni décevoir.

Capture d'écran 2016-11-29 15.20.14.pngÉpisode 8 – Bad Deals – 14/20
We’re all bad guys in someone history

Une nouvelle fois l’intrigue de la semaine vient taper le passé d’un membre de l’équipe, mais cette fois on change un peu de focus pour un autre personnage, Sam, qui après huit épisodes est encore un parfait inconnu. C’est clairement le point faible de la série, ce personnage toujours sûr de lui et le voir en position de faiblesse est une excellente chose. L’intrigue en elle-même est vraiment réussie, comme d’habitude : c’est un procedural tout ce qu’il y a de plus classique, avec les suspects usuels dans une histoire d’enlèvement et une révélation du coupable qui a toujours du mal à me surprendre. J’ai dû déjà trop  bouffer de séries de ce genre, je ne sais pas, mais franchement, c’est chiant de deviner à l’avance à chaque fois le coupable. Au-delà de ça, les personnages et l’équipe sont sympas, et j’adore ce casting, ce qui m’aide à passer outre pour une fois. L’épisode était donc toujours au même niveau et il est vraiment dommage de voir toutes les intrigues secondaires (Maxine, Tess, le témoignage d’Hayes…) prendre leur temps alors que l’annulation est maintenant évidente, vu que Quantico récupère la case horaire de la série à la rentrée. C’est personnellement ma première grosse déception de la saison, secondée de près par Notorious, également sur ABC.

08Épisode 9 – A Different Kind of Death – 14/20
I didn’t know you were into scrapbooking

L’introduction montre à peu près la manière dont j’imagine mon futur avant de nous montrer un nouveau cas de la semaine où Hayes se fait court-circuiter par son boss favoris et où le débat choisi par les scénaristes est celui de la nécessité (ou non) de la peine de mort. Étant contre, je trouve intéressant de voir le débat une fois de plus mis en avant à la télévision, mais sans surprise, la série ne révolutionne pas la question ou le thème. C’est un épisode toujours classique que propose Conviction cette semaine, avec un casting toujours parfait (coucou Art d’Orphan Black). Les intrigues secondaires sont bien trop négligées cette semaine, à l’exception de Maxine qui est enfin confrontée par quelqu’un d’autre à son addiction. Sans grande surprise, la mère d’Hayes remporte les élections et le cas de la semaine est perdu à quelques minutes près. C’était d’autant plus attendu qu’il était temps que l’équipe soit confrontée à un vrai échec. Le point de vue des scénaristes (contre la peine de mort) passent aussi beaucoup mieux de cette manière. Bref, un bon épisode qui reste au niveau de ce que la série a toujours proposé. Voilà et maintenant la série entre dans son hiatus d’hiver, sur une fin qui n’est pas franchement un cliffhanger. Rendez-vous est tout de même pris en janvier, pour un nouveau jour de diffusion (la série inversant son horaire avec celui de Quantico). Ah oui quand même, ça sent pas bon pour un renouvellement, mais je me suis peut-être avancé un peu trop en parlant d’annulation la semaine dernière. On verra, mais la série est en danger certain.

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898Épisode 10 – Not Okay – 16/20
Brave women

Le retour de Conviction me fait de la peine à voir : je me rends compte que je suis l’air de rien attaché aux personnages et que la routine du compte à rebours en quatre jours fonctionnent. Certes, tout reste hyper prévisible, mais c’est un procedural assez agréable avec juste ce qu’il faut de drama. Je continue de leur reprocher leur flou artistique des débuts avec des personnages pas assez développés/intéressants et surtout trop caricaturaux. Dans celui-ci néanmoins, on avance enfin dans l’intrigue Tess et je continue de craindre que cela ne soit pas résolu pour la fin de saison (qui sera probablement la fin de série). ABC fait en tout cas une sorte de donner une chance à la série avec une nouvelle case horaire et un « Previously on » qui reprend toute la base de la série. Bon, on verra bien. Côté intrigue cette semaine, on tombe dans l’intrigue (malheureusement) clichée du meurtre vengeant un viol. C’est magistralement écrit pour faire réfléchir à la question et je n’en regrette que la conclusion qui voit les quatre victimes être les meilleures amies du monde. Donc se faire violer permet de se trouver des besties dans les autres victimes du même prédateur ? Mouais. C’est une fausse note un peu dommage dans un épisode construit autrement pour faire avancer les mentalités et critiquer un système judiciaire qui ne fonctionne pas toujours, comme on l’avait vu avec l’épisode 9. Dommage d’avoir attendu si longtemps pour faire cela : la série a trop tardé à se mettre en place. C’est bête, car elle fonctionne autrement impeccablement et que ce nouveau rôle de critique de la société leur va comme un gant. Je n’ai pas envie d’accrocher trop d’espoirs, mais il y a définitivement de quoi en faire une saison 2 et je suis toujours amoureux de l’ensemble du casting…

11.pngÉpisode 11 – Black Orchid – 15/20
Note to self to not stay alone late in the office with Blondie.

Cette semaine s’intéresse à un tueur en série, un truc que Conviction n’avait pas encore fait et qui aurait pu lui servir de fil rouge pour la saison (car c’est clairement une des choses qui manque, mais je voudrais pas me répéter, je le fais déjà beaucoup je trouve). Cette affaire est intéressante car Maxine et Tess ont toutes les deux des informations dessus. En effet, la première a travaillé sur le cas à ses débuts et connaît le détective en charge de l’enquête. C’est une manière intéressante d’explorer son passé maintenant que les scénaristes semblent avoir totalement laissé tomber sa dépendance, faute de temps j’imagine (idem pour le copain de Frankie dont on n’entend plus parler… dommage, dommage, ces impasses !). Quant à Tess, il s’avère qu’elle a une (nouvelle) obsession malsaine pour les serial-killers. Mouais pourquoi pas, même si ça sort de nulle part, c’était sympa de la voir s’investir autant dans une affaire, surtout que c’est elle qui en permet la résolution, ça change et ça pourrait être un truc qui revient sur le long terme, si long terme il y a(vait). Cela confirme surtout que j’adore Emily Kinney. En dehors de l’intrigue, Hayes et Wallace tentent d’avoir une conversation qui n’a rien à voir avec le boulot. C’est assez bien trouvé comme scène, je ne les aime toujours pas ensemble, mais ça manque dans beaucoup de séries ce genre de moments où des collègues sortant ensemble se rendent compte qu’ils n’ont rien à se dire. Cela prouve bien que Conviction a une certaine intelligence et des idées novatrices à apporter. Bon, malgré ça et comme d’habitude, l’affaire était plutôt banale, ce qui est vraiment un problème. Il est fort possible que la série ne trouve pas son public parce qu’elle est trop hybride entre les procedurals classiques (pour ne pas dire prévisibles) et la volonté de casser la routine en abordant des sujets de société. Les personnages commencent enfin à être un élément suffisant pour avoir envie de revenir, mais je doute sérieusement d’un renouvellement sur ABC car c’est un peu tard pour tout cela. Quant à un sauvetage Netflix ou autre plateforme de ce type, c’est peu probable, car ce n’est pas le genre de séries qui y a habituellement droit. Bref, j’entends bien profiter des deux derniers épisodes avec quelques regrets !

Capture d'écran 2017-01-16 14.03.11.pngÉpisode 12 – Enemy Combatant – 15/20
Maybe… but how will we ever know?

Cette semaine change assez peu la formule de la série, ce qui lui permet d’offrir un bon épisode qui ne casse pas trois pattes à un canard. Quoiqu’on puisse dire de la série, sa constance tout au long de la série est assez remarquable, mes notes ne variant finalement qu’assez peu. C’est dommage donc de la savoir probablement annulée. Bon, pour en revenir à cet épisode, l’originalité vient avec la rencontre du père de Hayes. Celui-ci correspond tout à fait à ce que j’en attendais, des interactions avec ses enfants jusqu’aux plans qu’il entretient dans toutes ses actions. J’imagine que je suis censé remercier les scénaristes de l’ajout de ce personnage car la dernière scène entre Hayes et son père est bien la première fois que je me suis intéressé au couple formé par Hayes et son mec. Il ne faut pas désespérer après douze épisodes donc. Le gros défaut de cette saison aura été de se concentrer autant sur ce couple, sans créer de vrais points d’intérêt autour d’eux et sans proposer d’autre fil rouge. Il est assez clair à présent que les intrigues secondaires de chaque personnage sont mises de côté faute de savoir si on aura une saison 2. Tant pis… Quant à cet épisode, il proposait un cas très intéressant d’affaire de terrorisme, avec un innocent en prison à cause de ses origines. Une fois de plus, ils ne sont pas allés chercher ça très loin, c’est tout à fait le genre de cas/problème que l’on rencontre malheureusement dans les faits divers, que ce soit aux États-Unis ou dans n’importe quel pays développé. C’est aussi tout à fait le genre de dénonciation qu’aime faire la série, alors c’est sûr qu’à défaut d’être surprenant, c’est au moins bien maîtrisé. Je doute que l’audience de la série soit suffisante pour vraiment changer les mentalités, mais au moins ils essaient ! En bref, c’est un épisode sympa de plus, mais toujours pas assez pour marquer les mémoires. Je doute que dans trois ans, je me souviendrais de ça quand je repenserais à Conviction… Si je repense à la série, déjà. Rendez-vous dans deux semaines pour le dernier épisode, parce que oui, ABC marque une pause (forcément, l’investiture de Trump le 20 doit bouleverser un peu le calendrier de la chaîne – qui en a d’ailleurs pris conscience la semaine dernière en décalant en toute logique la reprise du TGIT) à un épisode de la fin. Comment tuer une série déjà bien mal en point en une leçon…

14.pngÉpisode 13 – Past, Prologue & What’s to Come – 12/20
I like different.

Avec un titre pareil, le moins que l’on puisse dire est que la série assume son avenir incertain (qui tend plutôt à l’annulation quand même). C’est dommage de voir une série avec autant de potentiel être si malmenée, mais j’ai déjà largement commenté tout ça plus haut et je vais le refaire en conclusion. Parlons donc de ce dernier épisode, qui prend le parti du flashback pour nous montrer la rencontre entre Wallace et Hayes. Dommage, donc, on repart une fois de plus sur ce couple qui n’a rien de vraiment passionnant, sinon ce que le père d’Hayes lui a dit en fin d’épisode précédent. C’est évidemment traité, mais pas de manière aussi approfondie que le suggérait les derniers plans. L’affaire de la semaine est particulièrement en-dessous du niveau de ce que la série nous a proposé cette saison, la déception est assez grande. On y voit Hayes tenter de réparer une erreur qui date d’il y a neuf ans avec un guest-star que je ne supporte plus à le force de voir écumer toutes les séries que je regarde les unes après les autres (c’est la deuxième en une semaine, après Man Seeking Woman). Le sujet que l’épisode tente d’aborder, l’homosexualité d’un homme amoureux d’une femme, est intéressant évidemment, mais ça manque clairement d’un attachement personnel convaincant et d’un enjeu prenant pour un dernier épisode de saison. Tous les personnages secondaires (ou presque) sont évacués, au profit d’un couple-phare qui ne m’a jamais été vendu comme il fallait. En parallèle, Sam se voit confronté aux conséquences de ses erreurs de l’épisode 8, mais cela est totalement éclipsé et marginal, comme d’habitude. Cela sert évidemment (et de manière prévisible) le WTF final et le cliffhanger, mais bon. Déjà, je suis déçu du choix du cliffhanger alors que la série est probablement annulée, ensuite, je trouve ça totalement inintéressant comme scène : les conséquences sur le couple Hayes/Wallace me passent au-dessus. Les scénaristes ont pris le pari de concentrer leurs efforts sur ces deux-là quand ils ont compris la série en danger, et ce n’était pas le bon choix. Les deux acteurs sont géniaux, mais ils manquent d’alchimie. C’est donc un dernier épisode décevant, qui ne conclue rien (mais il n’y avait plus grand-chose d’ouvert de toute manière à force d’éclipser les intrigues des persos secondaires) et qui n’ouvre rien non plus. Si c’est la fin, je la prends et l’oublie assez vite pour ne me souvenir que du côté divertissant ; si suite il y a, je reviendrais, mais avec méfiance. Un départ raté pour conclure une saison moyenne, en un mot comme en cent : dommage !

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Ces visages résument à peu peu près comment je me sens quand je repense à cette saison : vidé d’énergie, pensif face aux pistes non exploitées, ni déçu, ni heureux… et clairement arnaqué.

EN BREF – Une série au casting prometteur et avec un vrai potentiel, qui n’a pas réussi à installer un fil rouge solide et un attachement consistant aux personnages secondaires, trop souvent bâclés et mis de côté au profit d’un couple principal définitivement trop fade. Tout cela mène à un divertissement de qualité certaine, mais malheureusement insuffisante pour la saison 2016/2017, où les téléspectateurs ont largement de quoi trouver mieux ailleurs (et ne se privent pas pour aller ailleurs). C’est très dommage, car la routine de la série avait du bon et me réconciliait presque avec les séries de type procédural. Je ne m’attends pas à une saison 2, mais en cas de (bonne) surprise, je serais de retour. Comme je le disais, le divertissement fonctionne, mais il ne faut pas attendre plus, malgré un casting cinq étoiles. Si la moyenne de la saison est bonne, c’est parce que chaque épisode se laisse regarder sans passion certes, mais sans trop d’ennui également. Il n’en reste pas moins que Conviction est l’une de mes plus grosses déceptions cette année, car elle n’a pas (ou trop peu en tout cas) réussi à décoller d’un socle solide, tout en abordant chaque semaine des sujets de société qui méritent effectivement plus d’attention. Le pari des scénaristes pour sauver la série était une catastrophe qui l’a encore un peu plus enfoncée dans la médiocrité et n’a pas réussi à relever le niveau. C’est donc un cocktail mal dosé, qui aurait pu être explosif mais ne parvient pas à convaincre. C’est con quand tu t’appelles Conviction (oh oh, jeu de mot final !).

Westworld (S01)

SPOILERS

Retrouvez ci-dessous l’article sur cette première saison de l’excellente Westworld, écrit semaine après semaine.

Avis : Un générique hyper soigné de deux minutes et une heure huit de pilot ? Oh, je m’embarque dans une série bien galère et calibré pour être hyper à la mode… donc pas trop dans mes goûts habituels. Pourquoi je la commence ? Honnêtement, je ne m’en souviens plus ! J’en ai découvert le synopsis cet été et je sais que le tout Twitter l’attendait impatiemment.

Un rapide coup d’œil au casting suffit pour me dire que les acteurs sont supposément brillants et assez pour garder mon attention. Et puis, je me la suis ajouté sur mon TVshow time, c’est donc que j’avais repéré quelque chose qui m’intéressait, au-delà de J.J Abrams… La réponse m’est venue sur Twitter, évidemment, merci @Drakit qui m’a rappelé que c’était une nouvelle série des créateurs de Person of Interest. Et ça a un côté simulations qui ne peut qu’être bon du coup. Donc je m’étais fait confiance en le lançant et a priori rien ne peut mal tourner !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Note moyenne de la saison : 18/20

 01.pngÉpisode 1 – The Original – 18/20
Don’t you see ? Hell is empty and all the devils are here.

Oh la, cette série est intrigante et marquante dès son introduction. L’image futuriste de cette mouche sur l’œil de Dolores ne peut que me faire rester de dégoût, malgré le trip pseudo-historique qui s’ensuit aussitôt. Les décors sont assez sublimes, mais il en faut plus que ça pour me faire rester devant une série : les voix off sont une bonne chose, pour une fois, car elles intriguent vraiment. Malgré quelques longueurs, il est difficile de ne pas être immédiatement aspiré devant cette série qui a des côtés Person of Interest autant que Dollhouse (si, si, les décors et les mannequins ont cette vibe, avec juste quinze fois plus de budget et une tournure plus adulte). Oui, définitivement un côté Dollhouse malgré un synopsis de base très différent car les mêmes thématiques y sont abordées : c’est hyper frustrant de retrouver tout ça dans une autre série. J’ai vraiment l’impression que les problématiques sont les mêmes. Bien que frustré, c’est plutôt de très bonne augure car j’ai adoré la seconde saison qui explorait tout ça. Bon, j’en reviens à mes moutons et Westworld qui nous décrit après tout un jour sans fin parfaitement orchestré par des scientifiques-scénaristes pour des clients mystérieux, mais vicieux. De nombreuses variations des mêmes scènes sont proposées dans cet épisode et chaque fois, c’est bien joué par chacun des acteurs. Le mystère est entier quant aux enjeux des bugs expérimentés par ces mannequins en face des clients. En fait, j’ai déjà envie d’en savoir beaucoup plus sur ces mystérieux clients et sur la société. Il y a énormément de pistes à creuser dans ce monde violent que l’on nous fait découvrir en détail dans cet épisode et possiblement beaucoup de saisons en stock dans les autres mondes que les scénaristes peuvent créer. Je refuse de m’emballer trop vite et je suis un peu plus sceptique que pas mal de critiques que j’ai aperçus (sans lire) pour le moment, mais force est de reconnaître que je viens d’entrer dans un excellent univers qui va beaucoup me faire réfléchir, malgré un fil rouge encore un peu décousu.

02.pngÉpisode 2 – Chestnut – 19/20
This is the new world and in this world you can be whoever the fuck you want

Wow, cet épisode commence bien fort et tout à fait mieux que le premier en terme d’introduction de l’épisode. Cette fois, en effet, on suit l’arrivée de deux clients dans le Westworld, les deux clients étant en plus des acteurs à la tête connue (recyclage des rôles secondaires de POI en vue, accompagné du Prince Caspian, oui, je te reconnais Caspian). Cette réalité virtuelle est subitement bien plus forte dans cet épisode que dans ce qui a été proposé précédemment et c’est vraiment passionnant de la découvrir d’un œil neuf. En parallèle, Dolores continue d’avoir des réminiscences de sa vie de robot quand elle ne devrait pas et l’on apprend qui la détraque. Les coulisses de cette fiction virtuelle sont décrits sans que l’on ne comprenne beaucoup plus tout ce dont il est question, mais c’est quand même sacrément bien fichu et construit ; surtout le concept des rêves/cauchemars avec la première Tueuse. L’épisode nous balade d’ailleurs avec le personnage de Maeve se baladant elle-même, à poil forcément, dans le building de Westworld et découvrant un monde tout nouveau pour elle, dans lequel elle voit ce qui arrive à tous les cadavres autour d’elle. Le vrai cliffhanger reste un mystère pour le moment, mais je n’avais pas besoin de ça pour avoir envie de revenir. Toujours beaucoup de questions et d’éléments flous pour l’instant donc, mais un second épisode pour moi bien meilleur que le premier. Les épisodes d’une heure qui m’accrochent autant, c’est rare. Merde, je crois que je suis fan !

03.pngÉpisode 3 – The Stray – 18/20
I want a little adventure

C’est reparti pour un nouvel épisode et inutile de dire qu’après ces deux premières semaines, je suis clairement impatient. Bien sûr, l’effet de surprise est passé, mais ça n’en reste pas moins très accrocheur. Dolores continue de se souvenir d’un peu trop de choses, les clients poursuivent leur aventure dans le western et les problèmes ne font que commencer à Westworld. Clairement, mes personnages préférés sont les clients, car il est bien plus intéressant de les voir découvrir le monde et l’univers virtuel, exactement comme nous. J’aurais aimé les voir un peu plus, notamment Logan qui me fait rire à chaque fois depuis la semaine dernière. Évidemment, il est aussi difficile de ne pas accrocher à Dolores que l’on voit énormément et dont l’histoire se répète inlassablement avec des variations très sympa. Le fil rouge se développe dans cet épisode, avec une mythologie de base qui se complique lorsqu’on nous présente Arnold, mort dans le parc et dirigé par sa folie. Intrigant autant qu’intéressant : cela confirme que les clients peuvent mourir et surtout je sens que ce sera lié à une quête. Évidemment, cela permet aussi d’intensifier le suspense sur l’équipe de sécurité. Tout aussi intéressant est le rôle confié à Gina Torres, guest dans cet épisode qui nous apprend plus sur le passé de Bernard et sur son fils, Charlie. La toute fin est blindée d’action avec une Dolores qui prend conscience de son passée et se rebelle, alors que tout se complique aussi côté sécurité lorsqu’un robot semble développer une conscience et se suicide. Le personnage d’Elsie (la scientifique/sécurité) est intéressant aussi à creuser, je crois, surtout qu’à la fin, elle prend conscience des dangers de Westworld au-delà de la part de mystère qu’elle souhaiter percer. L’épisode prend cependant son temps pour en arriver là et c’est qui explique cette note légèrement plus basse que la semaine dernière.

04.pngÉpisode 4 – Dissonance Theory – 17/20
Is there something wrong with this thoughts I’m having?

Une nouvelle séance de psychothérapie en plein rêve avec Dolores nous apprend qu’elle rêve de liberté (je donnerai cher pour la voir s’échapper de Westworld pendant uné pisode) et surtout qu’elle pense. C’est embêtant pour un robot. On laisse de côté un peu trop l’équipe de sécurité et son intrigue dans cet épisode pour moi, mais il est très cool d’en voir un peu plus sur l’intrigue du labyrinthe, mais aussi sur le personnage de Maeve, toujours hantée par les flashbacks de cette fois où elle est morte. Il serait presque tout aussi intéressant de n’avoir plus que les épisodes du point de vue de ces robots humanoïdes qui sont passionnants et dont l’intrigue métaphysique est très prise de tête. C’est aussi le cas du côté des directeurs de Westworld et de l’intrigue politique derrière tout ça, encore bien cachée. Il y a beaucoup à surveiller pour les prochains épisodes, c’est toujours aussi passionnant, même si peut-être légèrement plus lent cette semaine. Je reste hyper impatient de voir la suite, et j’aimerais tellement pouvoir la bingewatcher ! À lundi prochain !

05.pngÉpisode 5 – Contrapasso  – 16/20
Are we… very old friends?

C’est reparti pour un épisode de près d’une heure cette semaine, mais cette série parvient généralement à me faire oublier sa longueur. Il manque toutefois un petit « previously on » en début d’épisode, ne serait-ce que pour savoir quelles intrigues seront développées cette semaine. Si je devais évoquer un vrai défaut de la série, ce serait précisément celui-ci, car il est dommage que tout ne soit pas mené de front chaque épisode, même si cette semaine, les scénaristes s’en tirent plutôt bien avec un peu de temps accordé à chaque intrigue. J’ai aussi du mal avec la chronologie autour de Dolores et des clients (à quel moment quittent-ils le parc, quand y reviennent-ils, que font les clients entre deux quand Dolores « rêve » ?). Beaucoup de questions cette semaine donc, mais un épisode toujours aussi intéressant : le côté western est loin de me déranger autant qu’au départ, car je suis pris dans l’intrigue du labyrinthe et je me demande vraiment où tout ça cherche à nous amener, avec une intrigue western finalement pleine de fantastique. Cela donne un côté très original à la série, on ne voit pas ça habituellement dans les séries, donc ça fonctionne bien. C’était un peu moins bon cette semaine avec des ralentissements peu nécessaires (notamment les longs plans sur l’orgie) et des scènes attendues depuis longtemps qui ont semblé presque trop bâclées (la rencontre au sommet des deux vieux en fin d’épisode). Quant au cliffhanger sur Maeve, il est à péter un câble tant elle a été sous-exploitée cette semaine ! Et puis, j’ai envie de savoir comment Logan va s’en sortir cette fois, aussi, son sourire au moment où il se fait tabasser était excellemment joué. Finalement, c’était un épisode de transition, pas d’événement majeur, mais une avancée lente vers un but encore inconnu.

06.pngÉpisode 6 – The Adversary  – 18/20
Because despite what’s in here we’re not so different, are we?

L’intrigue politique se précise maintenant que l’on sait que les robots sont utilisés pour de l’espionnage industriel au sein de Westworld. J’ai bien aimé voir Elsie et Bernard mener l’enquête tout au long de l’épisode. Cependant, cela paraît encore trop simple et j’imagine que ça va se compliquer avec le temps, notamment du côté de l’écrivain des scénarii. On ne peut pas en dire autant du côté de Maeve, dont l’intrigue est enfin développée et est loin d’être simple : elle apprend qu’elle est un robot et pète un boulon presqu’aussitôt que cela lui est prouvé. Son intrigue avance trop vite cette semaine, où elle double Dolores sans aucun problème dans la prise de conscience de son état. On la suit dans une petite visite guidée de l’entreprise (plus jamais je me plains qu’il y a trop d’escalators à la Défense) étage par étage, ce qui nous permet d’en découvrir enfin beaucoup plus sur celle-ci. Bien qu’un peu déçu par cet épisode qui abandonne totalement l’intrigue de Dolores, Logan et William pour le moment, ces 57 minutes ont permis d’avancer énormément et de promettre de prochains rebondissements passionnants. Ce double cliffhanger autour de Maeve trop intelligente d’une part et Elsie mise en danger de l’autre est une fois de plus une vraie réussite, comme les fins de tous leurs épisodes. Je suis curieux de voir la suite, mais cela fait un moment que la série m’a accroché de toute manière, bien au-delà de son histoire de labyrinthe, elle aussi approfondie cette semaine.

07.pngÉpisode 7 – Trompe l’œil  – 17/20
This world is as doom as ever

Elsie a disparu cette semaine, mais tout le monde s’en fout puisqu’elle est officiellement en congés. Maeve est désormais au top de l’intelligence et ne se laisse plus contrôler par le scénario ni par les pauses voulues par l’équipe technique, ce qui est un peu étrange quand même, car elle est supposée rester un robot quoi qu’il arrive. Il fallait bien un peu de suspens j’imagine. Du côté de William et Dolores, on reprend enfin l’intrigue dans la Ghost Nation se la jouant très Game of Thrones, puis un peu The 100 avec son attaque d’indigènes. Pas nécessaire, mais tout à fait dans le style l’époque. William avoue à Dolores qu’il est sur le point de se marier, ce qui nous mène à un drama digne des meilleurs soaps et la formation du couple tant attendu. La majorité de l’intrigue de leur côté est encore retardée pour la semaine prochaine, je pense. Enfin, le côté politique est une fois de plus développé cette semaine, mais ce n’est finalement plus ce qui m’intéresse trop. Pourtant, c’est assez intéressant, surtout du côté de Clem qui ne réagit plus comme elle le devrait. La fin de l’épisode est là pour nous mettre une claque, et il faut bien dire que ça fonctionne. Je soupçonnais depuis le début qu’un robot se cachait dans le personnel, mais j’étais plutôt parti sur la piste d’Elsie que sur celle de Bernard. La révélation fut donc une semi-surprise malvenue, surtout que le doute grandissait tout au long de l’épisode, qui mène au meurtre d’un personnage que j’aimais bien. Le contrôle est tel qu’il va être vraiment intéressant de voir Maeve tenter de s’enfuir. J’ai bien aimé son énième discours sur l’humanité, qui lui donne beaucoup plus de pouvoir et d’emprise sur les techniciens que ce qu’elle avait jusqu’à présent. C’est intrigant.

08.pngÉpisode 8 – Trace Decay  – 18/20
Time to write my own fucking story

Excellent début d’épisode qui revient sur le personnage de Bernard et la manière dont ce robot est manipulé pour tout oublier de la fin de l’épisode précédent, bien horrible. Cela permet un retour au statu quo précédent, avec un Bernard qui récupère son poste et une Theresa accusée de tous les torts. Seulement cette fois, Bernard sait qu’il n’est pas humain, ce qui créé des vagues qui vont être assez intéressantes à suivre sur la fin de saison je pense, d’autant plus que son comportement détaché vis-à-vis des situations de Theresa et d’Elsie est suspect. En parallèle, Maeve continue de mettre en place son plan, qui nous dirige petit à petit vers une guerre robots/humains qui est parfaitement développée jusqu’ici. Je ne sais pas trop de quel côté j’ai envie de me placer, mais je crois que les androïdes ont pour l’instant l’avantage dans mon cœur. Elle parvient à manipuler ses deux techniciens pour être capable de blesser et tuer les humains, ce qu’elle applique aussitôt sur Sylvester qui s’en tire de justesse. Elle prend également tout contrôle sur les robots de Westworld, un pouvoir qui devrait vite la faire remarquer. Dolores continue d’expérimenter quelques bugs dans sa quête, mais rien de transcendant pendant une bonne partie de l’épisode, si ce n’est qu’elle révèle à demi-mots que ses dysfonctionnements sont le bon vouloir d’Arnold. Cela se déroule alors que celle de l’homme en noir qui continue, lui aussi avec un robot perdant peu à peu la boule et se souvenant du sort de Dolores infligé par son allié. C’est con. J’ai particulièrement aimé dans cet épisode la manière dont l’ensemble des intrigues est enfin traité en tant que grand tout. Cela manquait énormément jusqu’ici, le plus gros défaut de la série étant pour l’instant son manque d’unité dans l’écriture. Le passé de Maeve est ainsi relié à celui de l’homme en noir, ce que l’on savait déjà, mais il était très cool de voir le pourquoi du comment. En effet, cette intrigue explique son comportement d’aujourd’hui et le simple fait qu’elle s’en souvienne promet le développement d’intrigues passionnantes pour les deux épisodes restants cette saison – et la suite de la série. Toujours pas de temps mort cette semaine, et beaucoup de pistes à explorer toujours, Westworld continue de me convaincre épisode après épisode.

09Épisode 9 –  The Well-Tempered Clavier – 19/20
You don’t know, do you?

Tellement de pistes à explorer pour boucler la saison et tellement peu de temps restant, cet épisode part avec une bonne base d’intrigues et ça se sent tout de suite. Maeve confronte Bernard sur son statut de robot et cela lui permet de s’en tirer sans problème. Ce n’est pas le cas pour lui qui voit son monde s’effondrer, forcément. Par un détour scénaristique un peu simple, il parvient à se souvenir de son « passé », qui permet de de se demander si Gina Torres sera une robot pour la suite de la série et révélant enfin le triste sort d’Elsie, assez prévisible. Maeve de son côté est un peu trop sous-exploitée cette semaine, mais elle continue sa quête de réunir une armée de robot, qu’elle parvient à convaincre grâce aux pouvoirs qu’elle s’est accordée. Simple aussi, mais diablement plus efficace. L’épisode s’intéresse également au sort de Dolores qui se remémore un peu trop de choses face à William et Logan. Cela confirme mon énorme coup de cœur pour le personnage de Logan qui est une fois de plus le parfait salopard et révèle une bonne fois pour toute que Dolores est un robot, la faisant se souvenir d’un coup d’un seul de l’existence d’Arnold. William se rebelle et bute tout le monde pour forcer Logan à l’aider à retrouver Dolores. Celle-ci est partie de son côté en quête d’une vérité qui nous apporte des réponses passionnantes en lien avec la quête de cette même vérité cherchée par Bernard. Et je me suis fait avoir par celle-ci, je me doutais bien qu’Arnold avait un lien avec les personnages que l’on connaît, mais je n’avais pas été si loin. Je ne sais pas bien pourquoi tellement ça paraît évident maintenant que je peux prendre un peu de recul. Une intrigue rondement menée et surprenante qui confirme donc que j’avais raison de m’accrocher à la série et d’y voir tant de qualités. Plus qu’une semaine avant la fin de saison, qui promet encore pas mal de révélations. Il reste en effet à boucler l’intrigue de l’homme en noir, dont je commence à être vraiment curieux de l’identité secrète (la double timeline totalement mindblowing semble se confirmer, surtout avec ce « William ? » final de Dolores). Quoiqu’il en soit, cette semaine, il se voit piéger par un robot, ce qui l’arrête dix secondes à peu près. Cela permet surtout d’en découvrir plus sur ses liens avec l’organisation de Westworld et le place donc en position de retrouvailles avec Dolores, le labyrinthe semblant quasi-résolu désormais. Quant à l’intrigue Maeve, je pense qu’elle sera l’objet d’un cliffhanger pour revenir en saison 2 plus que d’une réelle conclusion la semaine prochaine, tant il reste de choses à faire. Je peux me tromper cependant, et je suis pressé de découvrir le dernier épisode (et en même temps frustré d’y être déjà !).

10.pngÉpisode 10 – The Bicameral Mind – 20/20
I know what your maze is.

Double dose de Westworld cette semaine pour la fin de saison, et ce n’est pas de trop pour conclure toutes les intrigues. Cela commence avec un joli écho à la première scène de la série qui est très bien trouvé. Le première partie de cet épisode se concentre surtout sur l’intrigue Dolores avec la résolution du labyrinthe. C’est parfait, la révélation étant particulièrement incroyable puisqu’il est révélé qu’Arnold avait pour but de créer la conscience de ses robots, ce qui explique les incidents que nous avons perçu plus d’une fois lors des épisodes précédents. En parallèle, nous suivons Logan et William toujours à la recherche de Dolores, et cela devient sanglant avec un William pétant les plombs et butant tout le monde pour retrouver sa dulcinée. Je connais un Logan qui regrette d’avoir eu la bonne idée d’emmener son beau-frère avec lui à Disneyland. J’aurais aimé une meilleure conclusion pour le personnage de Logan que j’adorais, mais la révélation sur William fonctionne très bien, malgré sa prévisibilité. N’ayant jamais aimé William, je ne peux pas être déçu de son sort et de le voir transformé en cet homme en noir qui nous aura occupé toute la saison. Il est brillant de voir Dolores finalement lui casser la gueule avant de s’enfuir avec son vrai amour. Charlotte pousse Robert à démissionner, avec l’accord de ce William, ce qui sent bon la catastrophe rien que sur le papier. Et quand Robert explique à William que le nouveau scénario va lui plaire, j’ai compris vers quoi on se dirigeait et que le vrai mindblowing était probablement là. Il est donc temps de parler de Maeve qui, quant à elle, continue d’orchestrer sa révolution qui tourne au slasher pour l’équipe technique de Westworld dont les créations sont de vrais psychopathes en puissance. Je n’étais pas vraiment prêt pour ça et c’est une pure réussite, même si la chronologie n’est pas des plus évidentes au premier abord. Maeve est une pure badass avec son nouveau look et c’est brillant, la seconde partie de l’épisode fonctionne encore mieux que la première, surtout que je n’ai compris la supercherie de ce nouveau scénario que quelques secondes avant sa révélation niée par Maeve en milieu d’épisode : quelqu’un se joue d’elle et lui donne ce désir de liberté, à elle et à d’autres machines. La seconde partie est donc purement intrigante, car l’on se demande où tout cela mène et surtout quelle est la part de vrai dans cette histoire de massacre total. Maeve parvient à s’enfuir de Westworld… pour mieux y revenir alors que Dolores atteint le centre du labyrinthe dans un moment de lucidité qui fait froid dans le dos. Elle décide alors de simplement exécuter Robert, qui se suicide avec plaisir, sachant que les machines ont désormais leur propre conscience et leur besoin de revendiquer leur monde. Ce double épisode final m’aura donc coupé le souffle à plus d’une reprise tant il était haletant et impeccable en tout point, jusqu’aux suicides très shakespearien d’Arnold, puis Robert. Pourquoi se prendre la tête à inventer une réplique qui déchire quand Romeo & Juliet suffit ? Une fin extrêmement violente, donc, à la hauteur de ce que nous ont proposé ces dix épisodes tout à fait dingues. J’en redemande tellement plus et je suis si pressé de voir la suite, j’espère une saison 2 où nous assisterons à l’affrontement entre ces riches et les machines, au sein du parc, privé de ses sécurités habituelles. Un Hunger Games en plus badass quoi.

Fin.png

EN BREF – Je ne taris plus d’éloges sur cette série que je recommande à tout le monde car elle parvient enfin à allier le budget et la qualité, surpassant les défauts que je déteste dans pas mal de choses à la mode avec beaucoup d’audace et de cran. Le scénario est juste brillant, les thématiques abordées sont celles que j’adore dans à peu près toutes les séries et l’écriture de l’ensemble de la saison est dynamique au point de mener à une fin explosive qui a réussi à me réserver quelques surprises quand je croyais avoir tout deviné. Cette série était un pur bonheur et est clairement ma meilleure découverte de la saison, avec une qualité que je n’avais pas encore trouvé ailleurs depuis bien longtemps. Chaque épisode est à voir et à revoir, je ne doute pas que je me replongerais dans cet univers à de multiples reprises, tant la série a réussi à ne pas me décevoir sur l’ensemble de ses intrigues ! C’est tellement rare, vu comment je suis compliqué !

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Notorious (S01)

Spoilers

Comme le reste de mes articles, celui-ci a été écrit semaine après semaine au visionnage de chaque épisode.

Avis : Oui, voilà encore une série que je ne commence que parce que j’adore le casting. Piper Perabo, c’est mon héroïne de toujours rien que pour Coyote Ugly, et J. August Richard, c’est Gunn d’Angel quoi. Bref, le casting a suffi me vendre une série que je n’aurais jamais regardé a priori vu son synopsis de base, plus ou moins inspiré d’une histoire vraie. Et je dis ça, même s’il y a Marc Blucas au casting. Il a vieilli depuis Buffy, on va dire qu’il n’a pu que s’améliorer et choisir de meilleurs rôles (spoiler alert : non).

Allez, je vais pas vous épargner le classique passage par le synopsis, histoire de savoir de quoi on cause : l’histoire d’un avocat plutôt bon chic bon genre qui sort avec la productrice d’un show. Ensemble, ils tentent de tout contrôler : les médias, le système judiciaire et bien sûr (surtout), l’un et l’autre. Oui, oui, je compte vraiment regarder ça, ça crie le ABC moyen dès le résumé de la série. On pourrait croire que j’ai appris ma leçon depuis The Catch, mais non, clairement, ça ne m’a pas suffi. Alors bon, je commence avec très peu d’attente cette série, ça ne devrait pas être trop dur pour elle d’être cool.

Comme d’habitude, je ne compte pas m’éterniser plus que ça en blabla, mais clairement, c’est dans la line-up ABC, si vous aimez le Shondaland, c’est pour vous. Allez, c’est parti pour le résumé critique de ce pilot !

Note moyenne de la saison : 15/20 01Épisode 1 – Pilot – 17/20
It’s breaking news, I’m doing my job

Encore une série qui débute sur une scène de cul, ça faisait longtemps dis donc. Je vais finir par devoir faire cet article sur cette mode pourrie à force. Bon passé ce détail, je dois dire que je ne pouvais pas mieux deviner en introduction : j’aime beaucoup. C’est une série rythmée, avec de nombreux (nombreux !) personnages bien écrits (chacun a ses motivations assez clairement dessinées) et bien sûr, évidemment, son bon lot de dramas pour bien débuter. L’enquête principal de cet épisode est le délit de fuite de la voiture d’une star qui lance tout un tas de problèmes qui vont nous occuper toute une saison. Bon, ce n’est pas tant le drama que j’ai aimé, mais ce côté précipité qui rappelle le meilleur de Scandal, la musique qui rappelle celle d’HTGAWM et les décisions de Julia, un chouilla similaires à celles de Rachel d’Unreal. Pour un premier épisode, c’est un test réussi puisque la série récupère le meilleur de pas mal de séries. Quant au couple d’acteurs principaux, je les trouve plutôt choux l’un et l’autre en victimes de trahisons sentimentales voués à se rapprocher. C’est un cas classique de Will they/Won’t they parfaitement reproduit aussi entre leurs assistants : c’est ABC, il faut des relations amoureuses. J’ai fini ces 40 minutes vraiment accroché à mon écran et plus tellement sur ma critique, c’est un très bon départ. J’espère maintenant que ça continuera à ce rythme et sans fausse note trop énorme, car cet épisode a lancé à la fois une enquête de saison complexe et une enquête d’épisode conclue. Bien, bien, bien !

02Épisode 2 – The Perp Walk – 15/20
Let me start by saying that it’s a shameful act to arrest a man at his own wife funeral.

Pas de grande surprise devant Notorious cette semaine, mais au moins cela veut dire pas de mauvaise surprise non plus. La série remplit le contrat implicite qu’elle nous proposait au premier épisode : nous avons une intrigue de la semaine (la maman qui a perdu son enfant) et un fil rouge pour la saison (qui a tué Sarah ?) ; les deux avançant en impactant les différentes relations entre les personnages. Bon, l’intrigue de la semaine n’était pas des plus originales, ni des plus passionnantes, mais elle était efficace avec la présentation du problème, l’enquête à charge puis la surprise des vraies raisons du pourquoi du comment. Le fil rouge autour de Sarah est largement plus intéressant : on découvre ainsi son frère qui promet d’apporter quelques complications pour Jake. En parallèle, Julia tombe sur Ryan à moitié à poil dans son bureau parce que celui-ci dort dans le bureau de sa boss… Clairement le personnage est là pour provoquer des remous et attirer l’audience féminine, élément classique de ce type de série qui joue autant sur l’apparence des acteurs que l’écriture. Pour l’instant, c’est donc prévisible sans l’être trop et c’est plutôt intéressant à suivre pour en savoir plus sur l’intrigue Sarah/Oscar. J’ai plus de mal à comprendre l’intérêt du personnage de Louise qui semble être un appui comique pas si efficace. Bref, j’ai regardé un second épisode qui fonctionne, mais c’est aussi parce que j’adore l’actrice principale.

03Épisode 3 – Friends and Other Strangers – 12/20
And I’m sure I’ll hear all of that in every other networks so find me something that no one else has.

Le côté procedural prend clairement le dessus cette semaine avec le coma d’une star internationale qui passe du bon temps à violer de jeunes filles innocentes. Tristement banal, cet épisode n’en est pas moins intéressant, notamment du côté de la vengeance de la victime. Bon, ça reste étrange que le mec s’appelle Trinity, pour moi c’est un nom de fille depuis Lust for Love (pour une fois que je parle d’un film, il vaut le coup promis). La fin de l’épisode nous en révèle un peu plus sur le passé de Louise. Je sais que je le réclamais la semaine dernière, mais c’était pas hyper habile dans la manière dont c’est amené je trouve. Les ficelles sont vraiment trop grosses dans cet épisode, mais j’ai aimé en découvrir un peu plus du côté de la production et du patron de network qui choisit les sujets et comment les traiter, coupant l’herbe sous les pieds de Julia. Enfin, Ryan se rapproche à nouveau de l’avocate blonde dont je n’ai pas encore retenu le nom. Je suis bien plus mitigé que d’habitude sur cet épisode, mais ce n’est pas très étonnant, on entre dans les épisodes nécessairement un peu moins intéressants car il faut encore garder du suspens pour les épisodes à venir. Du coup, la note est moyenne, mais je ne doute pas que ça puisse encore remonter dans les semaines à venir.

04.pngÉpisode 4 – Tell Me A Secret – 14/20
Good morning. I got your text, your voicemail and your e-mail. What’s up?

La structure sous forme de procedural se confirme dans ce quatrième épisode qui nous introduit l’histoire d’un sportif tué et d’un meilleur ami accusé. Forcément, notre productrice et notre avocat préféré sont sur le coup. Bon, c’est sans surprise de ce côté-là et c’est une intrigue sympa : Julia et Jake aident donc à nouveau à résoudre un meurtre sans que la police n’intervienne à aucun moment, ce qui est toujours d’une crédibilité dingue. Ella et Ryan continuent de se rapprocher, leur relation avançant assez vite de manière qui se veut mignonne… mais je ne suis pas dupe : quand ça avance si vite, ce n’est jamais une bonne chose. L’un d’eux pourrait tout à fait être coupable du meurtre de Sarah, dans un retournement de situation hallucinant. Je vais probablement trop loin, mais je me méfie de ses histoires qui fonctionnent trop bien. Concernant le fil rouge justement, on avance un peu avec Oscar accusant Levi Young lors de son interview en direct de prison. Et ce dernier n’est un connard que parce qu’il est gay, ce qui justifie aussi qu’il se suicide en fin d’épisode. Ah, bon. Enfin, l’énorme point positif de cet épisode, c’était l’embauche de Monica Barbaro en guest-star. Je suis bien content d’avoir vu Yael d’Unreal dans un rôle totalement différent pour me confirmer que c’était une actrice que j’adore. Bref, un épisode un peu « routinier » à la sauce ABC, avec une avancée du fil rouge en début et fin d’épisode, et un milieu plus inégal faisant évoluer les personnages.

05.pngÉpisode 5 – Missing – 16/20
I thought you were news producer.

Il m’a fallu décaler le visionnage de cet épisode de plusieurs jours et ce n’était pas forcément de bon cœur car j’aime bien avoir ma petite dose de Notorious chaque semaine désormais. Julia est hantée par la fin de l’épisode précédent et le suicide de Levi. Cet épisode est un peu plus centré que d’habitude sur le fil rouge de la saison, ce qui est une bonne chose, car les avancées se font avec l’arrivée d’un nouveau DA qui a tout du futur love interest pour Julia. Oh le triangle amoureux qui se dessine n’est pas des plus fins, mais il fonctionne bien. En parallèle, il y a bien sûr une intrigue de la semaine qui s’engouffre dans les tréfonds de la justice américaine et des mères porteuses. C’est un sujet que l’on voit finalement assez peu abordé de manière aussi concrète dans les séries et films, pourtant cet épisode nous montre bien qu’il y a des zones d’ombre vraiment problématique à explorer. Tout finit bien de ce côté-là, car il fallait boucler l’intrigue en un épisode. Le fil rouge est bien sûr plus compliqué : Oscar apprend que Jake a couché avec Sarah et leur confrontation se fait sous les yeux indiscrets (et théoriquement interdits de voir ça) de ce nouveau DA suspectant désormais Jake. Bref, ça avance toujours épisode après épisode, c’est intéressant et le rythme de croisière me convient tout à fait !

06.pngÉpisode 6 – Kept and Broken – 14/20
I’m innocent of these charges

Je publie cette critique un peu en retard et je m’en excuse, j’avais un WE chargé. J’avoue ne pas avoir été aidé non plus par l’annonce de la réduction de la commende de Notorious à dix épisodes. La série sent bon l’annulation et c’est franchement dommage… Nous voici donc à un mois de la fin de la série et j’espère vraiment qu’en si peu de temps, ils parviendront à boucler l’intrigue. Pas de bol, juste après cette annonce, la série nous pond un épisode où pour la première fois, la concurrence met à mal Julia. Tout cela prend une sale dimension méta. Il est question en cas de la semaine de la disparition d’une jeune fille parfaite qui fait du striptease en ligne en secret, mais ce n’est pas transcendant. En concurrence, Julia en pond une autre qui, elle, est liée à un trafic de drogue. Concernant le fil rouge, on apprend que Sara a eu un enfant, une info qui promet pas mal de retournements, car cet enfant est probablement celui de Jake. L’épisode se termine avec la résolution du cas de Julia là où la concurrence n’a aucune piste pour expliquer le meurtre de leur jeune fille et surtout sur l’arrestation de Jake en plein direct, devant une Louise qui comble comme elle peut. Oui, vraiment, j’espère qu’on aura le fin mot de l’histoire même en cas d’annulation.

07.pngÉpisode 7 – Chase – 17/20
Are you still close with Jake Gregorian?

Bon, ben… La semaine dernière, j’angoissais un peu de ne pas avoir le fin mot de l’histoire et cet épisode vient boucler le fil rouge de manière totalement inattendue. J’en arrive en fin d’épisode à hésiter à continuer. Il reste trois épisodes pour la nouvelle intrigue lancée dans les dernières secondes de l’épisode et putain, ça fait chier. Parce que oui, j’ai aimé cette résolution précipitée du fil rouge de la saison. Outre le timing surprenant, je n’avais pas vu le coup de l’inceste, du viol et du bébé, et en même temps, je trouve que ça ne semble pas si sorti de nulle part que ça quand on réfléchit un peu aux premiers épisodes et aux réactions qu’avaient le frère. C’est assez dingue et c’est mené sur les chapeaux de roues, ce qui laisse encore le temps de faire tomber Oscar derrière et nous présenter un nouveau meurtre. Alors certes, je ne suis vraiment pas fan de la structure de l’épisode qui commence par une course-poursuite (dont on devine aisément l’issue) avant de nous faire un petit flashback. Pas vraiment utile, surtout que cette course-poursuite tombe à plat (et n’a absolument aucune conséquence, ce qui n’est pas bien crédible). Outre ces détails, l’épisode est un vrai plaisir à regarder et on obtient toutes les réponses que j’attendais plutôt d’une mi-saison (qui en plus avait tout de la fin de saison). La série s’en tire du coup magistralement bien, mais je sais pas comment ils vont gérer leur fin de commande raccourcie. Je suis vraiment déçu de cette probable annulation qui pend au nez de la série, parce que ces sept épisodes ont instauré une routine et des personnages que j’aurais pu suivre sur plus longtemps sans problème. C’est bête.

08.pngÉpisode 8 – The Burn Book – 15/20
Oh my god, you read my journal?

J’ai finalement pris la décision de continuer la série pour ses trois derniers épisodes car j’aime vraiment beaucoup le casting et le rythme de Notorious. Je me doute que nous n’aurons pas de fin à ce nouveau fil rouge, mais j’étais curieux de voir vers quoi aller se diriger la série. Ce n’est pas décevant du tout, avec un focus sur ce nouveau cas cette semaine, qui nous amène à considérer une reprise un peu grossière du Bling Ring. Sans grande surprise, la série a toujours dit s’inspirer de faits réels et les modifier, et cette idée est plutôt sympa, même si n’est pas Emma Watson qui veut. La notion de meurtre s’ajoute à ce qu’il s’est passé en vrai, de même que tout un tas de scandales sexuels assez rigolos et de toute manière gentillet en terme d’images puisque nous sommes sur ABC. J’ai bien aimé cet épisode donc, mais l’intrigue de fond n’est toujours pas exceptionnelle. Je comprends bien pourquoi ils ne laissent pas de seconde chance à la série (enfin, ça me surprendrait beaucoup) et en attendant, je regarde ces épisodes en savourant ce qu’on me propose. Enfin, en ce qui concerne l’évolution des personnages, il n’y a pas grand-chose à dire cette semaine qui ne se concentre une fois de plus que sur Julia (et sa relation avec Louise, mais c’est vite laissé de côté). Tant mieux, j’ai pas envie de m’investir dans des histoires compliquées entre 150 personnages si le glas final est dans deux semaines.

09.pngÉpisode 9 – Choice – 16/20
Mister District attorney…You’re ready to present your case?

Cet épisode déchire, tout simplement. Le départ ne promettait pourtant pas quelque chose de grandiose avec un fil rouge qui s’essouffle vite autour de Jake tentant la défense de Maya. Assez vite pourtant, l’intrigue autour de Carlos « El Toro » Mora éclate du côté de Julia et Louise. Il apparaît assez vite évident que c’est une idée stupide d’y aller, mais que des journalistes de leur envergure décide de le faire quand même est un peu évident. Cela permet en plus à Megan d’enfin prendre le grade qu’elle devrait avoir depuis le départ. C’est donc très positif et à partir du départ de Julia – qui faisait très fin de série dans le style – tout se déroule de mieux en mieux, avec la résolution du cas Maya en direct au beau milieu de nulle part. Cette résolution du fil rouge est improbable si tôt dans la saison, mais elle a peut-être été précipitée par la réduction du nombre d’épisode initialement prévu. Force est de constater que ça fonctionne très bien, car si la révélation en elle-même n’a rien de surprenant, son anticipation et la manière dont elle se déroule a su me dérouter dans ce que j’imaginais pour la série. C’est du coup d’autant plus frustrant de se dire qu’il s’agit probablement de l’avant-dernier épisode de la série. Le cliffhanger est haletant, mais de la même manière, j’ai peur que les scénaristes ne s’embarquent dans une intrigue de trop grande envergure pour les 40 minutes restant à cette saison. Affaire à suivre.

10.pngÉpisode 10 – Taken – 16/20
I actually agree with you on that

Quel épisode ! Que c’est frustrant de savoir que c’est le dernier ! Je ne peux pas dire que c’est imprévisible comme intrigue, mais ça a le mérite de n’être pas assez traité dans les séries que je regarde (hormis Scandal, peut-être). Julia est donc enlevée à la place de Louise et tout le monde se démène pour la sortir de là en faisant son job n’importe comment – à l’américaine donc, puisque c’est ce que nous montre toutes les séries. Le suspens est bien plus présent que d’habitude, le fil rouge totalement effacé et c’est une fin de saison (série?) frustrante car les scénaristes ont enfin su prouver avec cet épisode qu’ils étaient capables de proposer une suite de mini-intrigues fil rouge diaboliquement prenantes tout en développant les relations entre personnages – et c’est ce qu’il manquait vraiment au départ. Ils ont tous eu un rôle à jouer dans ces 42 minutes au rythme endiablé et probablement aidé par la réduction de la commande des 13 épisodes initiaux – certes, je ne vois toujours pas bien l’intérêt de Ryan et Ella, mais avec un peu plus de temps, ils auraient pu devenir quelque chose, comme le montre les dernières répliques de celui-ci. J’ai même fini par vraiment kiffer Louise, qui est une pure badass dans cet épisode (jusque-là, les scénaristes la faisaient passer pour ça sans parvenir à lui donner véritablement le rôle pour autant). La dernière scène ouvre un nouveau mystère qui peut malgré tout être une conclusion en demi-teinte après un final plutôt très positif pour tout le monde, je ne passerais donc pas ma vie à me demander le sort des personnages en cas d’annulation et c’est tant mieux.

Bonus Perabo.png
Je ne sais pas encore quelle légende choisir : »Sorry Julia, you get cancelled. »/ »Yes Julia, against all odds, you’re renewed »

EN BREF – Bien que de moulure très classique, la série est efficace et boucle deux fils rouge en dix épisodes, tout en offrant un portrait plutôt cool de ses personnages (souvent pas assez développés, forcément) et un retour dans une rédaction télé, ce qui me manquait depuis Newsroom. La forme du procedural s’adapte plutôt bien à ce que les scénaristes souhaitent en faire et il est frustrant de se dire que nous n’aurons probablement pas de saison 2. La fin est certes ouverte, mais l’on peut aussi choisir qu’elle soit une fin définitive à la série, et c’est très sympa de la part des scénaristes de nous avoir offert cela. Ces dix épisodes ont su me convaincre et j’aurais aimé qu’ils arrivent à convaincre aussi les américains.

The Good Place (S01)

Cet article a été écrit à la suite du visionnage de chaque épisode de la saison, il s’agit de réactions à chaud contenant bien évidemment des spoilers une fois l’introduction passée.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Avis : Bon, j’aurais dû faire cet article il y a quelques jours déjà, mais je me suis laissé déborder. Il est temps de parler un peu de The Good Place. Comme pour 90% de mes séries, je me suis dit que j’allais la commencer parce qu’il y avait quelqu’un que j’aime bien au casting, en l’occurrence Veronica Ma… Euh pardon, Kristen Bell. Oui, il n’en a pas fallu beaucoup plus, je n’ai même pas lu le résumé de la série, je me suis fié à l’affiche.

Bon, il faut bien que je développe un peu quand même : ça nous raconte l’histoire d’Eleanor, une jeune femme qui se retrouve envoyée au Bon Endroit, aka le paradis. Problème : elle n’a rien à faire là, mais ça, elle ne va certainement pas en informer « l’architecte » qui la reçoit et lui explique qu’elle est au paradis. Tu m’étonnes.

Voilà, c’est le point de départ de cette comédie très loufoque et décalée. Il y a un effet de mode post-mortem fun qui circule depuis l’an dernier de toute évidence, car pas mal de thèmes semblent rejoindre ce que proposait Angel from Hell. Oui, mais alors en mieux, en beaucoup mieux. Il ne faut pas longtemps pour s’attacher aux personnages assez classiques de cette sitcom et au pitch un peu étonnant qui permet des libertés scénaristiques très intéressantes. Les deux premiers épisodes de lancement m’ont totalement attaché aux personnages et c’est le premier coup de cœur dans les nouveautés de cette année.

C’est parti pour le résumé des trois premiers, car oui, trois épisodes sont déjà diffusés !

Note moyenne de la saison : 16/20

01Épisode 1 – Everything is Fine – 17/20
Ah, fork me.

Pouf. Il y a beaucoup de choses à introduire dans cet épisode et les scénaristes s’en tirent plutôt pas mal. Eleanor accepte un peu trop vite sa mort clairement prématurée et il est assez triste de voir que ce quartier est plein de jeunes personnes qui n’ont pas l’âge de mourir, les pauvres. Michael n’en révèle pas beaucoup plus sur les morts de chacun ou le fonctionnement des âmes sœurs. Les premiers sourires me sont venus assez vite et j’ai beaucoup aimé cette introduction expliquant très bien et rapidement de quoi il en retournait. Le calcul permettant de savoir à quelle endroit de l’après-vie on appartient m’a énormément plu et je n’ai pas pu m’empêcher de faire pause pour savoir un peu ce qui rapportait ou retirait des points (de rien pour la photo ci-dessus, je sais que vous l’avait fait aussi). Franchement, ce pilot est assez bien fichu. Beaucoup de choses me plaisent, à commencer par cette interdiction de dire des gros mots (facile, mais efficace, comme pour les langues parlées qui sont toutes les mêmes), le couple de personnages secondaires (condescendant ou muet), l’erreur basique qui justifie la série ou les tableaux de clowns parfaitement flippants. C’est vraiment bien trouvé et j’ai pas mal ri, surtout devant la scène de chaos sur fond d’Ariana Grande très réussie et à mourir de rire… ce qui est problématique quand on regarde l’épisode dans le RER. Oui, bon, ça m’apprendra, je sais, mais ce cliffhanger est génial.

02Épisode 2 – Flying – 16/20
Let me earn my place here

Le pilot nous a révélé clairement le type d’humour qu’il fallait attendre de la série, et ça me va très bien, j’ai donc enchaîné logiquement sur le second épisode qui continue à merveille son introduction de la série. La logique dont je parle est bien sûr Eleanor qui essaye de devenir bonne pour obtenir sa place et ne pas se faire dénoncer… C’est parfait, car directement on voit qu’elle influence son âme sœur sur la mauvaise pente à peu près autant qu’il ne l’influence sur la bonne, ce qui promet pas mal de situations humoristiques. Les flashbacks ne sont pas forcément nécessaires, mais ils sont drôles eux aussi alors je les accepte. J’aime aussi beaucoup les différentes intrigues des personnages secondaires et je ne me remets pas encore de cette benne à ordures tombée du ciel. Bref, entre de bons effets spéciaux et un humour génialissime (le chien !), je ne peux que me précipiter sur l’épisode 3 dès sa sortie, surtout que le cliffhanger (banal) est intrigant. Qui donc sait qu’Eleanor n’a pas sa place dans The Good Place ? La suite au prochain épisode, mais sûrement pas quelqu’un de si bon s’il prévoit de lui faire du chantage !

03Épisode 3 – Tahani Al-Jamil – 15/20
Fun fact: Colombus is in the bad place because of all the raping, slave trade and genocide

La série se poursuit avec un humour excellent, le meilleur venant de Janet et ses fun facts absolument insupportables. J’adore tout simplement cette sitcom. Chidi se cherche un job dans ce qui est l’intrigue la moins drôle de la série pour l’instant, mais c’est largement rattrapé par Janet. Beaucoup plus drôle était l’histoire réservée à Eleanor persuadée que sa voisine lui veut du mal (forcément vu le mot reçu). Cela se conclue par un nouveau poste pour notre héroïne chargée de trouver l’erreur commise par Michael, c’est classique, mais ça fonctionne assez bien dans la manière dont c’est amené. Les quelques flashbacks sur la vie d’Eleanor ne sont pas des plus nécessaires, sauf que ça installe une routine alors je suis pas contre (OK, c’est simplement ses longs cheveux qui ne font que me rappeler Veronica Mars). Excellent cliffhanger à nouveau, avec une révélation de Jianyu un peu prévisible (leur regard dans le pilot au moment des âmes sœurs ne pouvait pas être innocent) mais véritablement savoureuse !

04.jpgÉpisode 4 – Jason Mendoza – 15/20
You broke the world ! That’s not a compliment.

Cette comédie se poursuit sous les meilleurs auspices qui soient, avec une Kristen Bell décidément très en forme. J’ai beaucoup aimé le déplacement des flashbacks vers Jason, même si ça continue à ne pas servir à grand-chose, au moins, on ne sera pas lassé d’avoir toujours le passé des mêmes personnages exploré. Il y a pas mal de bonnes choses dans cet épisode, ce qui fait avancer assez vite l’intrigue (avec Jason qui refuse de continuer à mentir dans un premier temps, puis qui accepte de prendre des cours d’éthique à son tour). Plus on avance, plus je trouve intéressantes les interactions entre les divers personnages et les secrets qui se construisent, ce qui est ce que j’aime principalement dans les séries, surtout les comédies. J’aurais d’ailleurs pensé que le secret entre Eleanor et Jason durerait un peu plus longtemps, pour prolonger la série qui est maintenant forcée de garder un rythme assez vif, ce qui est toujours difficile. J’ai adoré la manière dont Jason a appris le secret d’Eleanor : c’est hyper crédible et ça m’a fait rire. Il en faut peu quand je suis bon public grâce à une écriture rythmée et peu décevante. Pour l’instant, ça fonctionne plutôt très bien avec un excellent humour et des relations entre personnages très justes, permettant la création d’un certain nombre de quiproquos. L’univers de The Good Place est rafraîchissant et c’est l’une des seules vraies originalités que je trouve dans les nouvelles séries cette année.

05.pngÉpisode 5 – Category 55 Emergency Doomsday Crisis – 15/20
No. Too soon. By exactly 9 days.

Ce cinquième volet poursuit la routine de la série et ça reste bien drôle, même si ça manque un peu de WTF. J’aime définitivement tous les personnages de cette comédie qui fonctionnent autant dans leurs dynamiques de groupe que dans les intrigues secondaires où ils sont seuls. C’est à vrai dire ce qui est le plus remarquable si tôt dans The Good Place : les scénaristes savent parfaitement quoi faire de chacun d’entre eux. Tahani est celle sur qui les auteurs se concentrent cette semaine, dans des flashbacks que j’ai trouvé plus réussis que ceux de l’épisode 4 avec une enfance clairement difficile et une mauvaise place dans le classement général qui me rassure (sa condescendance !). J’espère qu’on aura un jour l’occasion de voir la sœur débarquer dans le quartier, ce serait bien drôle. Je pense en effet que les règles énoncées dans le pilot peuvent facilement être changée vu le chaos qui règne dans le quartier : Michael n’est pas vraiment au point en tant qu’architecte. Pas grand-chose à redire donc, juste de nouvelles attentes face à ces vingt minutes. Les différentes intrigues fonctionnaient toutes et il était bon de voir Chidi chercher comment supporter Eleanor ou de les voir tous les deux cohabiter avec de nouveaux personnages secondaires. Bref, c’était très sympathique et la série se confirme comme une excellente découverte de la saison après le test des cinq épisodes.

06.pngÉpisode 6 – What We Owe To Each Other – 16/20
Usually architect doesn’t live in their neighborhood

L’épisode de cette semaine est un peu moins drôle, mais il continue de faire avancer les intrigues à toute allure. Eleanor aide l’architecte à comprendre ce qui ne tourne pas rond dans le quartier, ce qui est drôlement compliqué pour elle étant donné qu’elle est la cause et ne veut pas de faire prendre. L’obsession pour Friends, les activités pour ne pas penser… étaient de bonnes idées de la part des scénaristes, qui ont mis un peu de fun dans cet épisode. C’est plus compliqué du côté des autres personnages : en aidant Jianyu à séduire Tahani, Chidi comprend qu’elle est peut-être fait pour lui. En tout cas, ça crève l’écran que ces deux-là sont clairement des soulmates et ça donne une bonne perspective pour la suite de la saison, de même que ce départ annoncé de Michael. Janet interagit avec tout le monde cette semaine, ce qui s’explique par son rôle de robot. C’est très drôle de la voir surgir et disparaître en permanence, ça fonctionne très bien dans la dynamique de la série. Bref, je continue à apprécier cette nouvelle comédie qui s’impose comme la meilleure trouvaille pour me faire rire cette saison. Il m’a fallu plus de temps pour accrocher à Life in Pieces qui était celle de l’an dernier, c’est donc un bilan déjà très positif.

07.pngÉpisode 7 – The Eternal Shriek – 17/20
The problem in the neighborhood is me

Cet épisode est une vraie réussite comique, pour changer, qui en plus a la bonne idée de faire avancer l’intrigue à grande vitesse à nouveau. Toujours pour sauver sa place dans le quartier, Eleanor décide de sacrifier Janet et de garder ainsi Michael auprès d’elle. En effet, seul Janet a le moyen de le faire partir. C’est plutôt bien vu de la part des scénaristes : le personnage de Janet est déjà rebooté au bout de sept épisodes (et on ne doute pas que ce ressort scénaristique pourra être réutilisé plus tard). Ses échanges avec Jianyu sont à mourir de rire. Quoiqu’il en soit, ce plan ne fonctionne que partiellement, car Michael se met alors en quête de trouver le meurtrier de Janet. Tout cela nous mène à une Eleanor qui confesse qu’elle n’a rien à faire là. Quelque chose me dit qu’elle ne sera pas crue par Michael qui en profitera plutôt pour la féliciter de sa modestie (ou elle sera suivi par Tahani qui veut trop bien faire). En tout cas, avec un tel rythme, on n’a pas le temps de s’ennuyer devant cette série qui est un vrai coup de cœur !

Screenshot_2016-10-23-02-39-23[1].pngÉpisode 8 – Most Improved Player – 16/20
You just casually cited Emmanuel Kant

Désolé de ne pas avoir pris le temps d’écrire cette critique plus tôt, j’ai à vrai dire vu cet épisode dans le métro et du coup, je n’ai jamais pris le temps après de venir rédiger quelques lignes sur le blog. Soyons clairs, j’ai ri tout seul dans le métro et rien que pour ça, The Good Place continue de valoir le coup avec cet épisode. C’est l’heure du « procès » d’Eleanor et de ses amis, chacun y passe avec la crainte que la vérité sur le meurtre de Janet ne soit révélé. Cet aspect est super bien géré, avec une Janet cassée qui est hilarante. J’ai aimé les auto-références au pilot et l’ensemble du délire de détecteur de vérité, qui était absolument hilarant avec Tahani. De manière générale, il ne s’allume pas aussi souvent qu’il le devrait néanmoins, mais ça n’empêche pas que c’est drôle. L’arrivée des gens de la bad place relance bien la série, encore qu’ils paraissent beaucoup trop cool pour être vraiment mauvais, le système binaire mis en place apparaît encore plus stupide comme ça. C’était une bonne surprise de voir Adam Scott débarquer, car il apporte une bonne touche d’humour dans tous ses rôles. Le cliffhanger un peu prévisible est efficace et donne clairement envie d’enchaîner !

screenshot_2016-11-18-18-51-071Épisode 9 – … Someone Like Me as a Member – 18/20
Get the fork out of my neighborhood

Il y avait des escaliers automatiques dans la chambre d’Eleanor ! J’ai adoré découvrir le personnage de la vraie Eleanor et leurs interactions, mais je reste perplexe quant au sort du gentil Jianyu. Quoiqu’il en soit, la sitcom prouve une fois de plus qu’elle a plus d’un tour dans son sac et développe des amitiés nouvelles et vraiment sympa dans cet épisode, tout en rebellant un peu Michael. L’arrivée de « Fake-Eleanor » dans la Good Place bouleverse des dynamiques qui semblent établies depuis bien longtemps dans l’au-delà, et c’est une bonne chose de pouvoir suivre tout cela. La mythologie de la série s’élargit considérablement avec la menace de la Bad Place et la création de Shawn, qui n’est jamais que Dieu après tout, c’est-à-dire une entité jugeant des désaccords existant entre la Bad et la Good Place. La série m’accroche toujours autant et je me marre tout seul dans le RER, c’est donc un vrai plaisir de la découvrir chaque semaine. Je suis pressé que la série reprenne désormais, car oui, c’était déjà la mi-saison !

Capture d'écran 2017-01-06 23.56.19.pngÉpisode 10 – Chidi’s Place – 14/20
You wish you were related to a woman you wanna have sex with ?

Le cliffhanger de la mi-saison est un peu trop expédié à mon goût, mais les conséquences prennent simplement leur temps pour se faire ressentir. Tahani découvre donc que son âme sœur lui ment et décide de ne pas le dénoncer immédiatement, pour mieux le comprendre et le connaître. De son côté, (fake) Eleanor découvre qu’(real) Eleanor la pense amoureuse de son âme sœur, Chidi. Il est difficile de dire que ça sort de nulle part, puisque c’est un peu ce que j’attendais de la série à son tout début et que c’est clairement le schéma habituel des séries, mais ça tombe comme un cheveu sur la soupe et c’est dommage car ça plante un peu le retour en ajoutant des longueurs inutiles… Tahani rattrape le tout en faisant elle aussi une déclaration d’amour à Chidi, qui n’a jamais su prendre une décision dans sa vie. Encore un truc tiré par les cheveux d’ailleurs, surtout dans les flashbacks, mais bon. Cela permet de mieux apprécier l’épisode avec un choix ridicule de sa part. L’amitié naissante entre Eleanor et Tahani est elle aussi une très bonne chose qui fonctionnait déjà dans la première partie de cette saison. Janet et Jianyu finissent par se marier l’un à l’autre, et c’est définitivement là que se situe le plus drôle dans l’épisode. Retour un peu décevant donc, j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode qui manquait un peu trop du loufoque habituel. En plus, il y a une perte de temps inhabituelle pour la série qui, malgré un mariage express, stoppe son intrigue principale dans cet épisode pour explorer… ben pas grand-chose, justement. J’étais habitué à mieux, j’espère que ça reprendra plus en forme la semaine prochaine !

The_0000898990.jpgÉpisode 11 – What’s my motivation? – 17/20
Seems everyone real problem with me is me

Eleanor se lance dans une mission pour remonter sa côte de bons points, ce qui est une belle idée de la part des scénaristes. En effet, cet épisode me rassure en remontant la pente en bas de laquelle la série était restée la semaine dernière et en réussissant à me faire rire de nouveau. C’est peut-être grâce à Amy Okuda que je suis toujours heureux de retrouver à la télévision. En revanche, l’ajout de Good Eleanor, je ne m’y fais toujours pas et son aveu de sentiments pour Chidi, c’était juste gênant, parce que pas crédible pour l’instant. Jianyu, lui, souhaite à son tour avouer la vérité sur son statut maintenant qu’il est marié à Janet. Le rythme de la série est tel que ça ne dure pas et que cela arrive plus vite que prévu, après avoir été surpris par Michael. Janet et Jianyu s’évadent donc et aperçoivent Eleanor sur le quai. C’est à ce moment-là que les scénaristes nous pondent enfin une « medium place », il était temps. Seulement, c’est au moment où le juge débarque en train ; c’est donc le moment parfait pour qu’Eleanor, Jianyu et Janet volent le train. Drôle de cliffhanger qui conclue un épisode absolument hilarant. Cela fonctionne très bien cette semaine avec un rythme retrouvé et des rebondissements très cools.

the_0000252997 Épisode 12 – Mindy St. Claire – 16/20
I’m talking « Kristen Stewart on a red carpet » level of emotionless here, all right?

Petit coup de mou avant l’épisode final, ce volet de la première saison erre un peu histoire de noyer le poisson. Il n’est pas mauvais, mais il n’est pas particulièrement excellent non plus. Je n’ai pas accroché à l’humour apporté par le personnage de Mindy et je suis bien content qu’on ne soit pas resté beaucoup plus longtemps sur sa propriété. Tout l’humour reposait cette fois sur Jianyu ne voulant pas retourner dans le quartier et sur Tahani, toujours aussi excellente. Le mariage de Janet et Jianyu est quelque chose qui semblait vraiment sorti de nulle part la semaine dernière mais qui s’avère être une bonne trouvaille comique. Je suis moins convaincu par la partie sur le procès d’Eleanor, même si elle offre de bonnes répliques. En effet, le côté juge suprême qui ne supporte pas les émotions aurait pu être un bon running gag, mais à de rares expressions près, c’était surtout long et peu efficace, notamment du côté des flashbacks, drôles mais pas forcément utile. Une fois n’est pas coutume, le rythme est néanmoins toujours très vivace : l’arrivée et le départ de la medium place se fait en vingt minutes, les scénaristes évacuent assez vite tout ce qu’il peut s’y passer et c’est tant mieux. La situation finale est excellente pour lancer un dernier épisode riche en dialogues et en situations problématiques.

the_0001219906Épisode 13 – Michael’s Gambit – 20/20
What the fork is a Chidi?

Comment suis-je passé à côté de ça, moi qui adore tant Huis-clos de Sartre ? « L’enfer, c’est les autres ». The Good Place ne nous raconte pas autre chose. L’épisode était grandiose avant même la révélation finale, avec chacun des personnages se torturant effectivement et apportant ainsi énormément d’humour. Les relations amicales et amoureuses s’entrechoquent au milieu de révélations pour savoir qui de Chidi, Tahani, Jianyu ou Eleanor iront dans la Bad Place. C’était bien drôle, surtout quand la soi-disant vraie Eleanor débarque pour réclamer sa place. Purement brillant, cet épisode faisait déjà un très bon final avant que l’héroïne comprenne qu’ils étaient déjà en Enfer. Et je ne comprends pas comment j’ai pu me laisser balader comme ça alors que dès le pilot, j’ai dit que ça manquait d’explication sur les morts et le fonctionnement des âmes soeurs. J’ai toujours trouvé Tahani condescendante et insupportable pour son entourage, il en allait de même pour Chidi, et franchement, c’est juste évident une fois qu’Eleanor le dit, le déclic a totalement fonctionné sur moi. Ah, je me vantais sur Westworld qui ne m’avait pas eu, mais alors là, tel est pris qui croyait prendre ! Ce final achève une saison parfaite, dont les défauts s’expliquent désormais : les flashbacks se justifient pour expliquer ce final, de même que le rythme rapide si souvent souligné au cours des treize épisodes. Tout était donc maîtrisé et le reboot final promet une saison 2 bien comique, avec des combinaisons de personnages différentes. Ils ont l’éternité devant eux, la série peut facilement proposer quelques saisons, apporter des variations de casting et des situations cocasses à l’infini, notamment du côté des couples. Je suis impatient de voir Eleanor et Tahani ensemble ou de revoir Jianyu tomber amoureux de Janet à chaque fois. La toute fin était peut-être un peu longue, mais elle place les bases d’une saison 2 que je suis déjà impatient de voir.

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EN BREF – Meilleure découverte comique de la saison pour l’instant, The Good Place a déjà une bonne place dans mon cœur (OH OH quel humour !). La série a réussi à me faire rire et à me bluffer à de nombreuses reprises, avec pas mal de moments wtf et des rebondissements inattendus grâce à un rythme soutenu. Il faudrait être difficile pour ne pas accrocher et la conclusion de la saison 1 offre des perspectives passionnantes pour une saison 2. C’est sûr qu’il sera dur désormais de proposer une nouvelle mouture aussi surprenante car la révélation finale est connue, mais je ne crache pas sur plus d’épisodes avec ces personnages. Et puis, ils m’ont surpris sur treize épisodes, peut-être qu’ils arriveront à m’étonner encore l’an prochain en nous apprenant qu’un personnage gagne sa place au paradis ou en changeant de perspective (avec Tahani ou Chidi en perso principal par exemple, même si Eleanor paraît pour le moment celle ayant les épaules d’assumer la révélation chaque fois). Je m’en veux toujours d’être passé à côté du twist final tant il paraît évident une fois découvert, mais c’est probablement la marque d’une excellente série. Bravo et vivement la saison 2 !

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