Containment : une expérience réussie

Commande de 13 épisodes de la CW, la saison 1 a été annoncée comme un tout dès le mois de juin, sans lui laisser le temps de s’installer pour autre chose. C’est donc un one-shot dans lequel s’est lancé le network et je l’ai assez vite considéré comme une expérience d’écriture. J’aurais bien aimé la voir se prolonger sur une saison 2, mais puisqu’elle est terminée, parlons-en un peu et sans spoiler ! Si vous ne l’avez pas encore vue, j’espère que cet article saura vous convaincre d’y jeter un œil 🙂

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Bon, déjà, ça raconte quoi ? Containment raconte les débuts d’une épidémie éclatant au beau milieu d’Atlanta et imposant très rapidement la mise en place d’une zone de quarantaine importante. La ville est alors divisée par un « cordon » : le centre est en quarantaine avec une maladie mortelle qui se propage rapidement et le reste du monde, en-dehors, a les yeux braqués sur eux avec l’espoir de trouver un vaccin. Évidemment cette affaire de cordon sépare la population, les couples, les familles…

C’est fait pour qui ? Contrairement aux apparences (et surtout à la chaîne, CW), la série n’est pas uniquement faite pour les adolescents, même si ça leur plaira sûrement. C’est fait pour tous les amateurs de chaos, d’ambiance apocalyptique, de virus, mais aussi de politique. Si, si. La série reproduit assez justement plusieurs atmosphères différentes qui lui offre une forme hybride, comme la grippe qui frappe ses personnages.

Et en détails ? La critique de chaque épisode est disponible par ici.

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Cette commande de treize épisodes semble être un peu une expérience pour la chaîne qui se lance ainsi dans la mini-série d’été et semble vouloir dépasser le simple cadre adolescent qui la caractérisait depuis un moment. En effet, Containment semble vouloir jouer un peu plus dans la cour des grands que ce à quoi nous a habitué la chaîne avec des séries comme Smallville. Il s’agit bien sûr d’une évolution logique après une décennie, mais il est tout de même agréable de la découvrir !

Une intrigue vue et revue ?

Oui, définitivement. Il est impossible de mentir là-dessus, le début n’a rien d’original et joue sur des peurs assez vielles, remises en avant par la grippe aviaire d’il y a quelques années. Côté série, ce n’est pas non plus une grande innovation… Je pense bien sûr à Helix, qui était certes plus du côté de la science-fiction, mais ça remonte loin ; un épisode de la saison 1 d’X-Files partait quand même de ce postulat de base, hein !

La différence avec une série aussi vieille qu’X-Files est bien sûr que la série va jouer sur des peurs contemporaines, à commencer par celle du terrorisme. Nous ne sommes toutefois devant un nouveau Quantico et le but n’est pas d’aller créer une ambiance anxiogène grâce au terrorisme, bien au contraire même. Assez vite, le complot semble plus vicieux que ce qui nous est présenté au départ et il est facile de se prendre au jeu en tant que téléspectateur.

Quant aux dramas, ils sont classiques : on a le couple qui se retrouve séparé, l’ado enceinte qui ne sait pas quoi faire, le flic au grand cœur qui est débordé par les événements, la maîtresse d’école coincée en quarantaine avec sa classe, la nana d’apparence froide et calculatrice qui doit gérer la crise… Vraiment, le pilot nous présente une galerie de personnages assez clichés avec des acteurs tous beaux et apparemment lisses.

Et pourtant, assez vite, les acteurs se dévoilent, les rôles se découvrent comme plus complexes que d’habitude, l’intrigue s’écarte des chemins habituels et des téléfilms de seconde partie d’après-midi sur M6. Vraiment. Quelques surprises se cachent tout au long de la saison, transformant une histoire que l’on pensait connaître en quelque chose d’un peu différent.

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Un divertissement efficace

 Pourtant, assez vite, la série s’avère jouer avec les attentes de ses spectateurs. Il y a d’abord une chronologie un peu éclatée : la série (et le générique) commence par une scène d’émeute qu’il faudra attendre pendant encore plusieurs épisodes. Cela nous permet de se poser pas mal de questions dès le départ sur le sort des personnages et ce qui les conduit à la situation dans laquelle nous les avons vus pour la première fois. Ce jeu de chronologie est devenu très habituel depuis LOST et a été maîtrisé à merveille par How to get away with murder, mais il n’empêche que ce premier jeu suffit à intriguer le téléspectateur.

L’efficacité vient aussi de quelques épisodes spéciaux : des huis-clos ou des émeutes, la série sait proposer des épisodes qui bouleversent la structure habituelle des quarante minutes. Bien qu’un fil rouge évident de recherche de vaccin se dégage de l’ensemble des épisodes, chaque personnage se voit confier ses propres attentes et intrigues qui avancent (ou non) dans des épisodes fermés. Containment n’est évidemment pas un procedural, mais chaque volet de cette saison se propose de résoudre un problème en 40 minutes. C’est ce qui permet d’être assez vite accrocher.

L’article reste sans spoiler, mais il me faut bien en parler un peu : la fin de la série est ouverte. Attention, il ne s’agit toutefois pas d’une ouverture insupportable, bien au contraire. Si une saison 2 serait la bienvenue pour examiner les conséquences de ce qui est du coup la fin de la série, les treize épisodes forment un tout assez cohérent et complet. Il faut considérer le voyage plutôt que la destination, ne pas s’attendre à voir tous les problèmes résolus. Le parti pris est de conclure les intrigues concernant les personnages : chacun suit un chemin et évolue. La trame de fin ne sera pas résolu après ces treize épisodes, mais tout sera satisfaisant du point de vue des personnages. La série étant de plus composée de scènes marquantes, c’est largement suffisant.

En conclusion, la CW semble s’être offert avec Containment une sorte d’expérience de ce qu’elle peut désormais proposer à ses téléspectateurs. Je l’ai déjà dit souvent de The 100, mais il semble de plus en plus évident que la chaîne souhaite s’écarter de son étiquette adolescente pour proposer des divertissements plus adultes qui ne tombent pas pour autant dans l’excès de sérieux et de nudité des productions à la mode. Un bon compromis qui permet à Containment d’être un divertissement qui ne révolutionne rien, mais qui est sacrément agréable à dévorer !

Falling Water (S01)

02.pngÉpisode 2 – Calling the Vasty Deep – 15/20
I used to love to dream

Alors je suis toujours autant perdu devant cette série, mais j’ai adoré les rôles secondaires cette semaine et l’ambiance très onirique. Je ne suis toujours pas sûr de savoir reconnaître les moments où les personnages dorment et ceux où ils sont éveillés. L’enquête qui se met en place pour les personnages est toujours aussi complexe et leur caractérisation est déjà plus au point que la semaine dernière, c’est donc un épisode légèrement mieux. En fait, exactement comme avec Westworld, le problème est que je manque d’attaches avec eux pour pleinement apprécier. À l’inverse de Westworld en revanche, la mise en place de l’intrigue in media res ne fonctionne pas car les personnages eux-mêmes sont perdus, ce qui rend quasi-impossible la collecte d’informations et de compréhension de l’univers de la série. Je suis donc totalement paumé et je ne sais pas combien de temps les scénaristes comptent nous balader. J’espère que ça ne durera pas trop longtemps, car il y a toujours le risque de lassitude. Pour l’instant, tant que je me pose un milliard de questions et que la thématique de fond m’intrigue, ça va. Le problème surgira si les réponses ne viennent pas, les questions s’accumulent et les personnages continuent de glisser entre nos doigts comme ça. C’est dur de s’attacher à eux s’ils remettent leur existence en question, même si les acteurs sont bons. Je continue pour lui laisser la chance de passer (ou non) le test des cinq épisodes, mais je suis frustré, car j’aurais un million de questions à poser au monsieur ci-dessus moi.

Ci-dessous le reste de mon article sur la saison.

Avis : J’aurais pu, et j’aurais dû, passer totalement à côté de cette série, mais le sort en a décidé autrement. Yodabor en a parlé dans l’un de ses articles et le synopsis m’a semblé tout à fait dans la veine de ce que j’avais envie de regarder en ce moment. Ensuite, j’ai lancé la bande-annonce, reconnu l’actrice et su qu’il fallait que je regarde parce que j’allais adorer.

Je n’ai rien relu avant de commencer et j’avais un peu oublié l’idée de base de Falling Water. Je vous la redonne quand même, parce que je suis gentil : trois personnes qui n’ont apparemment rien à voir se rendent peu à peu compte qu’ils rêvent différentes parties d’un même rêve. Fasciné par les rêves depuis longtemps, j’avoue que l’idée m’a tout de suite accroché, mais que j’ai peur de m’embarquer dans une histoire trop perchée. Quoiqu’il en soit, j’ai vu la bande-annonce il y a un moment déjà et je me suis dit que ça allait être top.

Alors, est-ce que c’était si bien que ça en avait l’air ? Réponse dans la suite de l’article !

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Épisode 1 – Don’t Tell Bill – 14/20
Do you ever get the feeling that your dreams are trying to tell you something?

Ce pilot d’un peu moins d’une heure possède pas mal de longueurs et de plans silencieux qui auraient pu être coupés pour respecter un format plus classique et appréciable. Dommage, je ne comprends vraiment pas l’intérêt de cette mode qui fait perdre du temps à tout le monde sans ajouter le plus souvent de contenu ou d’intensité dramatique. Bon, il nous présente quand même les personnages principaux de la série : Tess, Burton et Taka. Chacun d’entre eux possède sa propre obsession en rêve. Le titre de la série est très mystérieux et ça intrigue, d’autant que l’eau (qui tombe) est rapidement une obsession que l’on peut détecter dans presque chaque scène de cet épisode. Ce dernier se résume de toute manière lui aussi par le mot « mystérieux », car il est difficile de comprendre quoique ce soit dans celui-ci : on glisse d’un rêve à la réalité sans que tout ne soit toujours très clair, volontairement je pense. Du coup, c’est bien simple, je me sens un peu paumé face aux trois histoires qui commencent à se développer. Une sorte de conspiration liée aux rêves semble s’être mise en place avant l’arrivée du téléspectateur et en suivant ces trois personnages nous la découvrons en même temps qu’eux. Le problème, c’est que très peu d’éléments concrets sont donnés et c’est difficile de juger de la qualité de l’intrigue pour le moment. J’ai vu que le deuxième épisode avait été mis en ligne sur certains sites aujourd’hui, mais débordé de séries que je suis, je vais respecter les dates de diffusion officielles pour le moment et me contenter d’être intrigué cette semaine. En tout cas, la réalisation est bonne, les enchaînements de plan sympa. Pas un must see pour le moment, mais un début avec des pistes intéressantes.

02.pngÉpisode 2 – Calling the Vasty Deep – 15/20
I used to love to dream

Alors je suis toujours autant perdu devant cette série, mais j’ai adoré les rôles secondaires cette semaine et l’ambiance très onirique. Je ne suis toujours pas sûr de savoir reconnaître les moments où les personnages dorment et ceux où ils sont éveillés. L’enquête qui se met en place pour les personnages est toujours aussi complexe et leur caractérisation est déjà plus au point que la semaine dernière, c’est donc un épisode légèrement mieux. En fait, exactement comme avec Westworld, le problème est que je manque d’attaches avec eux pour pleinement apprécier. À l’inverse de Westworld en revanche, la mise en place de l’intrigue in media res ne fonctionne pas car les personnages eux-mêmes sont perdus, ce qui rend quasi-impossible la collecte d’informations et de compréhension de l’univers de la série. Je suis donc totalement paumé et je ne sais pas combien de temps les scénaristes comptent nous balader. J’espère que ça ne durera pas trop longtemps, car il y a toujours le risque de lassitude. Pour l’instant, tant que je me pose un milliard de questions et que la thématique de fond m’intrigue, ça va. Le problème surgira si les réponses ne viennent pas, les questions s’accumulent et les personnages continuent de glisser entre nos doigts comme ça. C’est dur de s’attacher à eux s’ils remettent leur existence en question, même si les acteurs sont bons. Je continue pour lui laisser la chance de passer (ou non) le test des cinq épisodes, mais je suis frustré, car j’aurais un million de questions à poser au monsieur ci-dessus moi.

Channel Zero (S01)

Avis: “Cette fois, c’est la dernière série que j’entame cette année”, dit-il chaque jour depuis mi-septembre. Comprenez-moi, je n’avais pas entendu parler de Channel Zéro avant ces derniers jours sur Twitter. Le casting m’a immédiatement convaincu (y a la tante Petunia quand même !) et le sujet m’intrigue grandement. En plus, je n’ai plus vraiment de séries frissons à regarder dans le noir, à part peut-être la saison 6 d’American Horror Story. Il était donc dur de ne pas au moins jeter un œil à cette nouveauté de Syfy, même si je n’aime pas beaucoup cette chaîne à la gâchette « annulation » beaucoup trop facile.

Sans spoiler : c’est excellent, c’est horrifique, ça vaut le détour pour le moment ! C’est une histoire de série pour enfants sur une chaîne locale qui réapparaît en 2016 après avoir disparu pendant les années 80. Problème : elle réapparaît et un enfant disparaît. Un psychologue pour enfants, lui-même fan de l’émission petit, rentre dans sa ville d’enfance pour mener l’enquête.

Avec spoiler, c’est ci-dessous…

Note moyenne de la saison : 15/20

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

 

01.pngÉpisode 1 – You Have To Go Inside – 18/20
I’ll hold your haaaand.

Ce pilot est une claque, il faudra maintenant voir ce que ça donnera à long terme. Comme prévu le casting est excellent et le côté horrifique parfaitement maîtrisé, mieux que dans bien des séries du genre. De manière inattendue en revanche, la série s’inscrit dans cette mode des longues scènes de silence et de la lenteur de mise en place, et ça c’est dommage. Il est encore un peu trop tôt pour juger de la qualité de la série à long terme, mais c’est pour l’instant bien fichu, avec les jump scares comme il faut. Toute la série repose sur une série pour enfants un peu creepy avec des monstres qui semblent prendre vie. À moins que tout ne se passe dans la tête du personnage principal, un docteur qui a eu un passé difficile de témoin du harcèlement de son frère. Tous deux sont ainsi martyrisés par les autres et finissent par trouver refuge chez eux. En effet, il est révélé en cours d’épisode qu’il se contentait de regarder la « neige » de la télévision avec son frère. A moins que ? De nos jours, une petite fille de son entourage regarde elle aussi cette émission… Bref, tout se joue dans l’observation et la psychose, ce qui explique ce rythme très lent, nous harcelant d’images un peu louches et creepy par moment, dont on ne parvient pas encore à comprendre le sens. Je reconnais être très intrigué pour l’instant, il est quasiment évident que j’y reviendrai la semaine prochaine pour en savoir un peu plus, malgré un cliffhanger un peu moyen. Par contre, je la regarderai beaucoup plus tard et de nuit, car c’est clairement comme ça qu’elle doit se consommer, histoire de se faire un peu peur.

02.pngÉpisode 2 – I’ll Hold Your Hand – 14/20
All your secrets will be safe in Candle Cove

J’étais cette fois dans les conditions parfaites pour regarder un épisode de série d’horreur… mais je ne suis pas du tout entré dans l’ambiance cette fois. Il faut dire que c’était long et dépourvu du sentiment creepy du pilot, ce qui est un peu décevant : pas vraiment de frissons cette semaine, surtout des présentations en bonne et due forme des personnages. Les premières scènes cherchaient bien le frisson, mais sans nous le donner en ne montrant pas les choses. Ce que j’aurais attendu la semaine dernière, donc, et qui est vraiment long pour un deuxième épisode. Il était donc surtout question de la psychologie de chacun après que la gamine pète un câble au départ puis après la découverte du corps d’Eddie en milieu d’épisode. Et inutile de dire que Maria, alias Fiona Shaw alias Tante Pétunia, déchire dans son rôle à ce sujet. Sa performance est vraiment le meilleur à tirer de cet épisode, mais malheureusement, je ne la verrais jamais autrement qu’en Pétunia, ce qui est un peu horrible à dire (elle n’a jamais été que dans quoi ? 15 scènes sur huit films ?). On apprend aussi dans cet épisode que Mike a tué et enterré son frère, ce qu’il confesse une fois le corps retrouvé. Je reste sceptique, il pourrait tout aussi bien s’agir d’un suicide avec ces monstres. Bon, j’avoue, j’ai décroché par moment et je suis un peu perdu. Le cliffhanger n’a malheureusement pas vraiment fonctionné sur moi, même si je suis un peu curieux de découvrir les liens entre le monstre faits de dents et l’amie de Maria (qui en plus avait des liens avec les petits), j’ai surtout pensé « quoi ? Déjà ? Mais il ne s’est rien passé ? ». Une grosse déception cette semaine, comme quoi, un pilot n’est pas toujours représentatif d’une série. J’espère que ça va regagner rapidement en qualité, parce qu’il serait dommage qu’avec un casting pareil, le reste ne suive pas !

03.pngÉpisode 3 – Want to see something cool? – 18/20
Mike, TV shows don’t kill people.

Les frissons sont de retour et avec eux la claque psychologique de l’émission Candle Cove et des « pouvoirs » qu’elle donne à certains enfants. La série est vraiment bien foutue, car finalement on se demande toujours si Mike ne pourrait pas simplement être complétement cinglé, auquel cas, les meurtres d’enfants seraient les siens. Le stress grimpe lors de cet épisode à plusieurs reprises… Cet enfant qui s’arrache des dents, Mike qui se prend une balle, le monstre de dents qui lui bouffe un doigt, la maîtresse d’école psychopathe, le rêve de tante Pétunia… C’est parfaitement creepy et c’est bien meilleur que la semaine dernière. Je ressors de cet épisode avec des réponses, tout un tas de questions et des frissons qui me font regretter de ne pas me l’être gardé pour Halloween. Non, franchement, rien à voir avec celui de la semaine dernière et tout en commun avec le pilot, cet épisode était génial.

04Épisode 4 – A Strange Vessel – 13/20
Everytime we get someone to Candle Cove we get stronger.

J’ai entamé l’épisode en étant curieux de voir si cette semaine serait creepy ou ennuyeuse. Malheureusement, le début de l’épisode m’a fait rapidement opter pour la seconde option et je n’en ai pas démordu en cours de route, puisqu’il s’agit surtout du traitement des conséquences de la semaine dernière. Lily, la fille de Mike, apparaît assez rapidement comme possédée par son oncle alors que de son côté la shérif intérim mène l’enquête auprès de notre professeur psychopathe préférée. Rien de transcendant, mais cela permet d’avancer dans les intrigues. La possession de Lily tombe vite à plat et est vite résolue, mais mène à la mort de Jessica par les autres enfants possédés traqués par Amy depuis deux épisodes. Dommage, je l’aimais bien moi. En tout cas, il n’y a pas à dire, malgré les lenteurs de cet épisode, le casting est brillant dans les deux temporalités de la série (et particulièrement bien choisi pour les personnages des deux temporalités). Dommage que la saison se déroule totalement en dents-de-scie.

05.pngÉpisode 5 – Guest of Honor – 15/20
The guest of honor has arrived

La théorie voulait que cet épisode soit au comble du creepy, puisque ça fait du un sur deux depuis le début, j’ai donc attendu la nuit avant de le lancer, surtout que les nouvelles du jour étaient assez horribles et prenantes comme ça. Sans en être au comble, c’était totalement weird et plus d’une fois j’ai demandé à ma télé « What the hell? » en cours de route. Amy continue son enquête dans cet épisode et accepte, un peu malgré elle, l’aide de Mike après la mort de Jessica. C’était pas bien passionnant et extrêmement lent, malgré quelques révélations sympas par la prof, des dents et des cauchemars de Mike vraiment bien fichus. L’ensemble reste assez flippant quand on pense à tous ces gamins tueurs dans la nature ou à la scène entre Lily et le monstre en dents. Le problème, c’est que tout ça ne culmine que dans les dernières minutes de l’épisode et qu’il a fallu patienter un peu trop longtemps pour en revenir aux scènes dérangeantes que j’attendais bien plus tôt dans cet épisode. Le rythme est vraiment trop inconstant dans cette série et c’est très con, parce qu’elle réussit très bien à faire venir les frissons quand elle se décide à le faire. Le cliffhanger n’est pas franchement le meilleur qui soit, ça fait un peu cliché, mais ça m’intrigue malgré tout.

06.pngÉpisode 6 – Welcome Home – 14/20
We’re supposed to be together, I’ll stay

C’est déjà la fin de saison pour Channel Zero et j’attendais de cet épisode qu’il m’apporte un maximum de réponses, d’autant que j’ai cru lire qu’il s’agissait d’une série à anthologie, une fois de plus. Et ben, je dois dire que je suis déçu. Je n’ai peut-être pas tout suivi assez attentivement, mais franchement, je suis paumé avec cette série. C’est plutôt cool comme ambiance, j’ai rarement vu aussi creepy, mais mon dieu, c’est beaucoup trop long et inutilement mystérieux. Je ne dis pas, le mystère entretenait une certaine ambiance à la base, mais ça manque trop d’explications pour être agréable à suivre. Mike retrouve son frère et parvient à faire libérer sa fille, pendant qu’Amy se promène dans les bois, en gros. Rares sont les fins de saison aussi lentes à la télévision, et ce n’est pas une bonne chose. Tante Pétunia (elle s’appelle Marla !) manque de se faire tuer, mais avec l’aide d’Amy finit par buter elle-même la maîtresse cinglée. Bien. Le frère de Mike s’échappe de l’écran et l’abandonne dans sa « chambre » et bim bam boum, nous sommes projetés quelques mois dans le futur, avant de revenir en arrière et d’apprendre que Marla a tué son fils. La conclusion de cette saison est belle et vraiment fermée, on peut dire que c’est une réussite, mais je n’aurais pas tout compris à certains détails quand même, à force de ne regarder plus que d’un œil. Tant pis.

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EN BREF – Je reviendrais probablement en saison 2, mais uniquement parce que le pilote était un vrai coup de cœur et que les six épisodes ont su proposer des moments hyper creepy qui me resteront en mémoire encore longtemps. Sérieusement, cette marionnette, ce monstre en dents ou ces enfants tueurs étaient de vraies réussites télévisuelles. L’ensemble des acteurs, et ça inclut les enfants ce qui est rare, est d’une qualité rare, mais la lenteur générale est un vrai défaut plombant l’ensemble de la série.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

 

Luke Cage (S01)

Avis : Est-ce vraiment utile de présenter Luke Cage ? Dernière coproduction Netflix/Marvel, la saison 1 est apparue sur le service de streaming le 30 septembre. Bien sûr, je n’avais pas trop le temps de la commencer (et je ne l’ai toujours pas d’ailleurs), mais je m’y suis mis dès que ça m’a paru envisageable de le faire vis-à-vis de mon emploi du temps.

Saison 1 | Saison 2

Alors, je me jette dedans avec une grosse peur d’être déçu quand même. J’ai généralement du mal avec les productions Netflix dont je trouve les épisodes trop longs, trop sexuels et souvent pas assez rythmés. Bien que j’adore l’ensemble du casting, j’ai peur que ce ne soit pas bien suffisant, surtout que le personnage de Luke Cage n’est pas vraiment mon préféré. Malgré tout, j’ai envie d’y croire, surtout que je pensais pareil vis-à-vis de Jessica Jones qui fut finalement une belle découverte. Je peux en dire autant pour Daredevil saison 2 (mais ça, je peux dire merci à Elodie Young) ou à la saison 4 d’Orange Is The New Black. Bref, Netflix m’a plutôt positivement surpris cette année et j’ai tendance à ne plus écouter autant la petite voix dans ma tête qui me dit que je risque de m’ennuyer. Pour autant, j’ai prévu des choses à faire à côté de chaque épisode, j’avoue, car je connais désormais l’univers Netflix/Marvel et leur réalisation léchée qui fait perdre un peu de temps quand même.

Inutile de préciser qu’il y a des spoilers dans la suite de l’article où je donne mon avis sur chaque épisode !

Saison 1 | Saison 2

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Moment of Truth – 14/20
Stay home. Stay black.

L’introduction de cet épisode est sacrément longue et ennuyeuse, après un générique moins exceptionnel que ce que j’imaginais*. Elle permet certes de présenter un peu la vie quotidienne du héros, mais j’ai trouvé dommage que ça traîne autant. Netflix, quoi. Le premier point positif que j’ai repéré, c’est l’excellente soundtrack. J’espère que ça va durer, mais pour l’instant ça permet d’accrocher à l’univers et de capter un peu mon attention, je suis bon public que voulez-vous. Comme prévu, c’est un plaisir de retrouver l’ensemble du casting, déjà vu dans tellement de séries auparavant. L’intrigue politico-policière me laisse pour le moment de marbre, mais je suis tout de même intrigué par l’ensemble. Je trouve intéressant de ne pas rester focalisé sur Luke et de voir un peu le point de vue des « méchants », ce qui pourtant me déplaisait totalement dans la première saison de Daredevil. Ici pourtant, c’est presque le plus intéressant. L’épisode se déroule sans parvenir à vraiment m’accrocher, mais sans que je ne décroche pour autant. Pour l’instant, c’est un entre-deux des autres séries de l’univers d’Hell’s kitchen (je sais, on est à Harlem, mais bon), dont je demande à voir le potentiel à long terme maintenant que les 50 premières minutes nous ont mené à voir en contexte la bande-annonce. Luke apparaît comme un justicier en fin d’épisode, donnant enfin une perspective à la série. Je me doute néanmoins que le côté procedural va vite s’effacer pour privilégier la trame de fond, à l’exception d’un ou deux épisodes plus moyens en cours de saison. La structure Netflix habituelle, donc, avec une réalisation toujours aussi impeccable.

* concernant ce générique, j’ai évidemment changé d’avis en cours de route et suis maintenant à fond quand je l’entends.

02.pngÉpisode 2 – Code of the Streets – 15/20
Pop’s dead. A casualty of war. You know, shit happens.

Je ne suis pas bien fan de la structure qui propose la dernière scène au début d’un épisode, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire dans d’autres articles. Pas d’exception cette fois, je ne vois vraiment pas l’intérêt. Quoiqu’il en soit, cet épisode développe un peu plus le personnage de la flic (Misty), la seule actrice que je ne me souviens pas avoir déjà vu ailleurs. C’est une excellente chose que son personnage soit développé, car elle est très intéressante d’un point de vue narratif, avec une construction plutôt réussie de mon point de vue. J’ai du mal à en dire autant de Luke qui n’est qu’une boule de nerfs contenus sur le point d’exploser un peu en permanence. Pour un héros titre, c’est dommage, car pour le moment, c’est surtout l’un des personnages les moins intéressants de la série : je le trouvais même plus intéressant lors de ces passages dans Jessica Jones. J’ai aussi décroché sur le flashback concernant Pop, une intrigue qui ne m’a pas trop intéressée, je reconnais, avant qu’elle ne soit liée à celle de Misty. Le début d’épisode est donc un peu moins bon, surtout parce que l’action met trop longtemps à arriver. Évidemment, après la fusillade, c’est tout de suite mieux : l’origin story est désormais très claire. Niveau réalisation, les plans sont excellents, avec de nombreux travellings assez prenants : autant l’écriture est parfois un peu faible, autant la réalisation scotche à l’écran. Bref, la fin de ce second épisode est déjà bien plus prenante que ce que la série a proposé auparavant, ça fait plaisir.

03.pngÉpisode 3 – Who’s Gonna Take the Weight – 12/20
I ain’t see shit – catchphrase of the day.

Bon, la meilleure scène de l’épisode (et de la série) était une scène que j’avais déjà vu en tant que bande-annonce sur Twitter. Je savais bien que je n’aurais pas dû m’auto-spoiler comme ça, parce que du coup, ça a beau être une scène de baston brillante, ça m’a pas fasciné pareil de la voir en contexte. En plus, la structure était à nouveau en flashback et l’enquête menée par Misty ne m’a pas passionnée outre mesure, puisqu’il s’agit pour elle de découvrir que Luke Cage est derrière la vendetta héroïque en cours. À certains égards, ça m’a rappelé la saison 1 de Person of Interest que je ne porte pas dans mon cœur. C’était long pour pas grand-chose je trouve… Heureusement la soundtrack s’est avérée une nouvelle fois particulière géniale et bien trouvée, ça aide à s’y retrouver au milieu de toute cette violence souvent gratuite. Du coup, j’ai de nouveau décroché par moments, ce qui m’a permis d’être un peu surpris par la trahison du partenaire de Misty, de mèche avec Cottonmouth/Cornell Stroke. C’était pourtant a priori très prévisible. Quant au cliffhanger, il a eu le mérite de me laisser sur les fesses, mais ça sent bon le réchauffé de Jessica Jones où le bar de cher Luke avait lui aussi le droit d’exploser avec Luke dedans. Franchement, ils auraient pu varier un peu.

04.pngÉpisode 4 – Step in the Arena – 14/20
No one can cage a man if he truly wants to be free

Un épisode flashback était-il vraiment utile ? Quelqu’un pour m’expliquer pourquoi il est inconscient alors que dans Jessica Jones, il n’avait aucun problème à sortir du bar après l’explosion (certes moins violente) ? Bon, il a fallu s’y faire néanmoins et supporter les allers-retours chronologiques entre les deux périodes, d’un côté avec le temps de Luke en prison à draguer la psy de groupe et de l’autre avec l’enquête sur l’explosion, qui avance assez vite. Il était finalement plutôt sympa de découvrir la vraie origin story de Luke Cage de son nom à l’explication de sa super-force, donc on va dire que l’utilité existe. J’aurais préféré qu’on commence la série avec la partie flashback de cet épisode, car ça aurait moins donné l’effet de pause dans l’intrigue générale. Cette pause possède malgré tout ses qualités propres qui lui permettent d’obtenir une meilleure note, malgré quelques défauts et une scène qui ressemblait un poil trop à la manière dont Wolverine a obtenu ses propres « pouvoirs ».

05.pngÉpisode 5 – Just to Get a Rep – 13/20
You want to go to war, I’ll take you to war

Yes, une intro très réussie pour cet épisode qui fait réapparaître Claire Temple de manière badass dans l’univers connecté des séries Marvel/Netflix. Je suis bien heureux que celle-ci soit présente si tôt dans la série et j’espère qu’elle est là pour un bon moment, même si son intro manque un peu de clarté. Il est cool de la voir trouver sa voie, ou du moins la comprendre. Luke Cage confronte un peu Stoke, mais ça s’avère drôlement faiblard par rapport à mes attentes. J’imagine que c’est encore trop tôt dans la saison pour un conflit vraiment épique. L’introduction des balles Judas semble néanmoins un bon moyen de réintroduire du suspens dans cette saison faiblarde du point de vue du fil rouge. Pour l’instant, en effet, la saison comporte des épisodes qui se suivent, mais ils sont encore un peu trop discontinus pour être pleinement prenants. Pourtant, cette fois, l’enterrement de Pop était l’apogée de l’épisode (un chouilla surjoué pour moi), ce qui est évidemment un lien assez clair entre les épisodes. Je ne sais pas, il manque quelque chose quand même.

06.pngÉpisode 6 – Suckas Need Bodyguards – 16/20
You find a weakness and you squeeze.

Que j’aime ces clins d’œil d’une série à l’autre, que j’aime retrouver la voix de Trish en début d’épisode ! En plus, ça me déculpabilise de tous les liens que je fais entre chaque série à chaque fois que je regarde. Autrement, cet épisode accentue encore un peu plus la méchanceté de ses méchants. Scarfe se fait ainsi tirer dessus par Cornell alors que Claire retrouve un Luke qui ne se souvient pas d’elle. Cette scène de retrouvailles est absolument géniale et relance enfin un peu les choses, d’autant que Claire trouve tout de suite son utilité auprès de Luke. De son côté, Misty est forcée de chercher son ancien partenaire mystérieusement disparu, et pour cause puisqu’il se vide de son sang chez le barbier. Autrement dit, les choses se recoupent enfin dans cet épisode et c’est agréable à suivre, d’autant que ça se prolonge avec fusillades, course-poursuites, interview destructrice de Mariah en direct et arrestations impromptues. Très clairement, la mise en place aura été assez longue, mais ça valait le coup : l’épisode se termine ainsi sur le décès de Scarfe juste après la découverte par Misty des pouvoirs de Luke et sur l’arrestation de Cornell Stoke. Il suffit donc d’une demi-saison pour boucler cette première intrigue et réunir Luke et Claire dans un duo qui promet de grandes choses pour la suite. Ce n’est pas un cliffhanger à proprement parler, ça change pour un épisode 6 d’une saison Netflix et c’est bien joué de la part des scénaristes !

07.pngÉpisode 7 – Manifest – 16/20
Look what Luke Cage did to your cousin

Aussitôt arrêté, aussitôt libéré, Cornell Stoke possède désormais une arme redoutable pour lutter contre Luke. L’épisode laisse de côté le développement de Luke pour se concentrer un peu plus sur Mariah et Cornell, autant dans leur présent que passé. Bon, je vois l’intérêt en terme de construction narrative, mais ça ressemble surtout à une nouvelle pause dans l’intrigue générale qui retarde inévitablement ce que l’on attend. C’est marrant, à la semaine, ça me dérangerait probablement moins, mais à tout voir d’un coup, ces épisodes sont un peu chiants. Évidemment, tout cet ennui culmine par le premier meurtre de Stroke en flashback et le meurtre de Stroke par Mariah dans le présent (yep, jeu de mots de fou, je sais). Je reconnais que je ne m’attendais pas à la mort de ce personnage emblématique si tôt dans la série, ils m’ont eu. Du côté de Luke, c’est la crise de foi et de confiance en soi, assez classique. Heureusement, Claire est là pour le remotiver et Misty pour flirter/enquêter. En bref, on a affaire à un épisode très lent qui se termine de manière explosive et un cliffhanger de fou où Luke s’écroule, en sang. Finalement, mon cliffhanger de mi-saison était là !

08.pngÉpisode 8 – Blowin’ Up The Spot – 18/20
Nigga, I am your brother.

Une simple balle Judas n’est apparemment pas assez pour Luke, il faut en plus que Wallace, le nouveau méchant venu du passé, s’attaque à son ambulance. C’est tout bonnement brillant et je me suis même inquiété pour Claire, j’avoue. Il faut donc l’opérer, mais ce n’est pas si simple d’opérer un incassable. De son côté, Misty mène l’enquête sur la mort de Stroke, ne croyant pas une seconde à la culpabilité de Luke, et Mariah est une garce manipulatrice très forte qui réussit elle à le faire accuser. Cet épisode mérite enfin toute mon attention de sériephile, avec un rythme très bon et des rebondissements bien fichus. Voir Luke affaibli rend tout de suite beaucoup plus intéressant la série, je me rends compte que le manque d’attachement envers le personnage vient aussi de son invincibilité. Il était très intéressant de voir Luke en fâcheuse posture donc, mais aussi Claire le défendre bec et ongles ou Misty s’énerver face à son impuissance dans l’enquête. Excellent épisode avec excellent cliffhanger, tout cela m’a rappelé les meilleurs moments de Jessica Jones.

09Épisode 9 – DWYCK – 14/20
What’s up Doc? I always wanted to say that.

Cette fois, je peux dire que Luke Cage m’a rendu accro, j’ai enchaîné sans hésiter sur un nouvel épisode qui dure un peu plus d’une heure. C’est trop long Netflix, faut pas faire ça. D’un côté, je trouve appréciable de me dire que les scénaristes n’ont pas à s’inquiéter de la longueur exacte des épisodes et des scènes à couper, de l’autre, je suis tellement formaté aux épisodes de 42 minutes que dès qu’une série fait plus, je trouve le temps long à un moment ou un autre. Toujours, et ça depuis Fringe/Dollhouse qui étaient les premières à tenter le truc sur les chaînes de grands networks. Tout ça n’a rien à voir avec l’épisode cela dit, mais pour être honnête, la pression retombe, le suspens aussi? et avec eux, l’action. C’est donc un épisode bien moins passionnant qui nous montre Luke se faire tuer à petit feu par la balle Judas et découvrir qu’il a un ADN trop cool qui lui a permis de devenir super fort. OK. Les méchants d’Harlem, eux, sont tous réunis pour un petit meeting qui vire au massacre général et Luke se fait soigner par son savant fou préféré qui le laisse aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. C’est beau de faire confiance aux mauvaises personnes !

10.pngÉpisode 10 – Take it Personal – 15/20
Who needs trust when you have power?

Sans grande surprise, Claire passe les cinq premières minutes de l’épisode à sauver la vie de Luke comme si c’était un truc super simple qu’elle faisait chaque jour. Pourquoi pas. L’épisode s’intéresse une fois de plus à un côté beaucoup plus politique : Wallace décide de s’en prendre à la réputation de Luke en commettant un meurtre policier au beau milieu de la rue. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la police s’énerve, ce qui nous fait tomber l’air de rien dans le débat du #BlackLivesMatter. Il était difficile de passer à côté avec une série pareille et un casting comprenant une minorité de blancs, ce qui est encore bien trop rare, d’autant plus que Mariah a le rôle politique parfait pour en venir à aborder ce sujet-là. Misty a donc les mains bien pleines et pendant ce temps, Luke découvre que sa jolie psy était en fait au courant des expérimentations qu’il subissait, ce qui lui permet du coup de se rapprocher de Claire. La tension entre eux est sympa. Le cliffhanger l’est tout autant, même si ça part trop vite en fusillade générale alors qu’on assistait à un meeting politique soit disant bon chic bon genre. Les conséquences politiques sur la carrière de Mariah vont être assez cool, je pense.

11.pngÉpisode 11 – Now You’re Mine – 17/20
Your family is jacked up!

Quelqu’un m’explique pourquoi il s’acharne à tirer sur Luke ? Non ? Bon, OK. L’épisode reprend là où le précédent nous avait laissé, avec Luke protégeant Misty comme il peut. Côté flic, ça ressemble fortement à une prise d’otage et c’est intéressant de voir comment les médias couvrent l’affaire, ce qui heureusement ne prend pas trop de place dans l’épisode. La tension est bonne dans ces cinquante minutes qui continue de refermer le piège autour de Luke qui apparaît forcément de plus en plus comme un fugitif. L’épisode divise Luke et Claire, ce qui est une bonne chose car cela permet à cette dernière de se lancer dans un plan de sauvetage de son héros (et accessoirement de Misty). Mariah, quant à elle, disparaît bien vite de tout ce merdier, ce qui est probablement la chose la plus crédible à faire avec son personnage. L’épisode est franchement intéressant à suivre, car les différentes intrigues et dynamiques se mêlent les unes aux autres. Bref, cinquante minutes que l’on ne voit pas passer, c’est appréciable, surtout quand elles filent le sentiment d’une fin de saison alors qu’il reste encore deux épisodes.

12.pngÉpisode 12 – Soliloquy of Chaos – 15/20
My trigger finger is just fine

Je m’attendais à un début très différent qui prendrait un peu de distance chronologique avec les événements des épisodes précédents, mais même pas. Luke s’enfuit sans trop de suspens et poursuit l’épisode en cavale. Il est assez clair qu’il reste à l’innocenter pour les épisodes suivantes. Bon, c’est malheureusement assez long à mettre en place, même si on sent bien qu’il s’agit d’une transition vers l’épisode final. Le vrai intérêt de l’épisode n’est pas vraiment la cavale de Luke, ni dans l’aide improbable qu’il reçoit de la population, mais bien dans le personnage de Shades qui est arrêté après que Claire et Misty ont montré ce qu’elles avaient dans le ventre à l’épisode précédent. Shades manipule donc tout le monde et retrouve assez vite des lunettes de soleil. C’est la seconde fois en peu d’épisodes qu’on nous fait le coup du méchant arrêté et libéré, je lui souhaite un meilleur sort. Le développement de Mariah est plutôt appréciable aussi, justement parce qu’elle est elle-même appréciable autant qu’elle est détestable. Les différentes intrigues finissent par se percuter dans la boutique de Pop et entament dans les dernières minutes l’intrigue de l’épisode final.

13.pngÉpisode 13 – You Know My Steez – 16/20
I was innocent before, I’m innocent now. I’ve got work to do!

Je sais bien que je suis un fan de la première heure de LOST, mais j’en ai vraiment marre des flashbacks à tout va dans les séries, et particulièrement dans cet épisode final qui commence par une scène dont je peine à voir vraiment l’utilité. La suite est un joli combat à main nu entre les deux frères qui s’étend sur un sacré paquet de temps, avec une foule pour les acclamer. Drôle de match de boxe entre les deux frères qui, en plus, se fait en parallèle d’un flashback. Métaphore lourde et tellement pas utile pour faire passer le message de la série : j’ai trouvé cette scène conclusive trop pleine de clichés, c’est un peu dommage. Il est ensuite temps de régler tous les problèmes concernant l’innocence que Luke doit récupérer. C’est sûr qu’il s’est fait moins discret que notre petit Daredevil, ce n’est donc pas bien étonnant. Il se laisse même aller à son petit discours moralisateur sur Harlem, ce qui est clairement un écho aux pages des comics et au début de la série. Le meilleur de cet épisode vient définitivement de Mariah, avec une performance d’actrice absolument brillante. Je trouve bien cool la manière dont tout se règle : Mariah et Shades gagnent clairement ce combat de manière totalement abjecte alors que Luke est rattrapé par son passé. Le montage final est une vraie réussite qui contraste un peu ce début d’épisode trop caricatural pour moi.

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EN BREF – Une écriture inégale largement compensée par un casting impeccable, une réalisation réfléchie et une soundtrack de qualité, le dernier poulain des écuries Netflix/Marvel ne révolutionne pas le genre, mais confirme la qualité globale des séries de l’univers lancé par Daredevil. La construction se fait toujours à coups de flashbacks et d’épisodes visant à combler un peu une saison qui ne respecterait autrement pas sa commande de 13 épisodes, mais c’est un fait qui ne m’énerve même plus outre mesure, car je le sais en arrivant (évidemment, ça m’irrite quand même, je ne suis pas patient). Dès le deuxième épisode, je m’étais fait une idée assez précise de cette première saison qui recopie à la lettre le schéma de Daredevil et Jessica Jones. Au moins, désormais, on sait à quoi s’attendre quand on plonge dans l’univers de ces shows, même si en l’occurrence, ça s’est en plus amélioré peu à peu, avec de très bons épisodes en cours de route. Ces deux derniers points aident assez vite à surmonter les défauts pour se concentrer avant tout sur les qualités de construction qui n’apparaissent qu’à long terme. L’ambiance est la même dans les grandes lignes entre chaque saison et ça donne donc l’impression d’avoir 39 épisodes d’une même série. Si on ajoute à cette trilogie les 13 épisodes à venir d’Iron Fist, on obtient de quoi faire un épisode par semaine toute l’année, et c’en est presque dommage que Netflix ne choisisse pas ce mode de diffusion ! En tout cas, je serais présent pour Iron Fist, Defenders, Punisher ou une saison 2 de Luke Cage, l’ensemble des univers se recoupant juste assez pour que ce soit marrant  de constater leur propre autonomie. Et puis, grosso modo, la qualité y est quand même.

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