The Halcyon (2017) (S01)

Spoilers 1×02

02.pngÉpisode 2 – 13/20
It’s time to make some changements

L’introduction de cet épisode ne ménage pas le suspense bien longtemps : la guerre est là et Lady Hamilton veut révolutionner l’hôtel. Sans surprise. J’ai finalement peu de choses à dire de cet épisode qui se déroule de manière assez prévisible. Mister Gordon se fait virer par Lady Hamilton, mais puisque c’est une femme, elle doit passer par son fils pour se faire. Celui-ci commence par obéir aveuglément à sa mère, avant de prendre peu à peu du poil de la bête, comme on dit, et de prendre sa propre décision de garder son gouvernant. Entre temps, bien sûr, il y a eu quelques péripéties, comme son plus jeune frère qui ne supporte pas sa nouvelle position ou sa future copine (maybe) qui lui en veut d’avoir virer son père. Toute l’intrigue n’a donc rien de surprenant de ce côté-ci, et c’est un peu la même chose avec la maîtresse du premier Lord Hamilton. L’épisode se termine sur le départ en guerre de l’aîné des fils, responsable de l’hôtel, après avoir trahi sa mère donc. Impeccablement joué et avec une ambiance ’40s parfaitement retranscrite, cet épisode ne surprend malheureusement. C’est de l’historique prévisible et ça commence déjà à me lasser, mais au moins, j’ai pu travailler devant. Oups. Définitivement, ça plaira aux amateurs du genre, mais ça n’arrivera pas à être révolutionnaire pour qui que ce soit, à moins de n’avoir jamais suivi la moindre saga familiale, auquel cas, c’est probablement très savoureux.

Ci-dessous, mon avis à chaud sur les autres épisodes de cette saison.

Avis : Je n’aime pas les séries historiques. Combien de fois l’ai-je écrit ici ? Beaucoup trop sûrement, mais pas assez encore pour m’abstenir d’en découvrir certaines. C’est le cas avec The Halcyon, mais il y a un contexte : j’étais en vacances, déjà, chez une amie qui adore les séries historiques. Beaucoup de critiques présentent déjà ce nouveau drama britannique comme le nouveau Downtown Abbey, mais puisque je n’ai jamais vraiment regardé cette série, c’est avec un oeil novice que je me plonge dans cette première saison. Bon, OK, je reconnais, je suis là uniquement parce qu’Olivia Williams est au casting, mais cette actrice est juste fabuleuse.

The Halcyon suit donc la vie au sein d’un grand hôtel cinq étoiles de Londres, au beau milieu de la seconde guerre mondiale, puisque la série débute en 1940. Inévitablement, les histoires de famille, les dramas et les intrigues habituelles à ce genre de série vont vite venir perturber le casting et les jeux de domination en place entre les personnages. Pas de grandes nouveautés, mais un divertissement qui semble valoir le détour grâce à son casting très au point.

Capture d'écran 2017-01-06 12.58.20.pngÉpisode 1 – 15/20
The Halcyon Hotel!  The stories these walls could tell. So raise your glasses and give a cheer to 50 golden years!

Pour son premier épisode, la série ne fait pas dans l’originalité, comme je le suggérais en intro : cette première heure situe les personnages que nous allons suivre et leurs problèmes, avec des dynamiques assez classiques : la servante amoureuse au coeur d’un triangle, le patron adultère, la femme de pouvoir cocue, les jeunes fils, le serviteur dévoué à son maître, l’espion, la prostituée… Autant de personnages très convenus que l’on retrouve mais qui sont heureusement impeccablement interprétés pour nous sauver de situations déjà vues et revues. La fin de l’épisode voit la mort du grand patron de l’hôtel, là encore un poncif de ce genre de drama. Les grandes sagas familiales commencent bien souvent par la mort du patriarche en fin de premier épisode et nombreux sont les exemples de séries qui en font leur base (je ne vais pas citer pour ne pas spoiler les pilotes de ces séries, mais bon). Pour autant, la prévisibilité générale ne dessert pas trop le contenu de ce premier épisode au générique sublime. Si je ne suis pas fan non plus de la structure qui commence par nous montrer ce qui sera la fin de saison 1, force est de constater que cela fonctionne plutôt pas mal et que l’ambiance années 40 est pour l’instant agréable. Il faudra voir l’évolution à présent, j’essaye d’être confiant et de me dire qu’ils réussiront, si ce n’est à être imprévisibles, au moins à fournir quelques scènes brillantes, à l’image de la dernière scène entre la maîtresse des lieux et le chien. C’est ce qui a sauvé ce premier volet, alors je suis bien forcé de continuer à y croire !

02.pngÉpisode 2 – 13/20
It’s time to make some changements

L’introduction de cet épisode ne ménage pas le suspense bien longtemps : la guerre est là et Lady Hamilton veut révolutionner l’hôtel. Sans surprise. J’ai finalement peu de choses à dire de cet épisode qui se déroule de manière assez prévisible. Mister Gordon se fait virer par Lady Hamilton, mais puisque c’est une femme, elle doit passer par son fils pour se faire. Celui-ci commence par obéir aveuglément à sa mère, avant de prendre peu à peu du poil de la bête, comme on dit, et de prendre sa propre décision de garder son gouvernant. Entre temps, bien sûr, il y a eu quelques péripéties, comme son plus jeune frère qui ne supporte pas sa nouvelle position ou sa future copine (maybe) qui lui en veut d’avoir virer son père. Toute l’intrigue n’a donc rien de surprenant de ce côté-ci, et c’est un peu la même chose avec la maîtresse du premier Lord Hamilton. L’épisode se termine sur le départ en guerre de l’aîné des fils, responsable de l’hôtel, après avoir trahi sa mère donc. Impeccablement joué et avec une ambiance ’40s parfaitement retranscrite, cet épisode ne surprend malheureusement. C’est de l’historique prévisible et ça commence déjà à me lasser, mais au moins, j’ai pu travailler devant. Oups. Définitivement, ça plaira aux amateurs du genre, mais ça n’arrivera pas à être révolutionnaire pour qui que ce soit, à moins de n’avoir jamais suivi la moindre saga familiale, auquel cas, c’est probablement très savoureux.

Stranger Things (S01)

Avis : Dans la série des « Mieux vaut tard que jamais », je me suis enfin mis à jour sur Stranger Things au pire des moments, c’est-à-dire quand je n’avais absolument pas le temps de m’embarquer dans une nouvelle série, à moins de 24h de mon départ en vacances. Tant pis, j’assume.

Alors non, je ne suis pas passé à côté de la folie de cette série, mais j’ai réussi à échapper aux spoilers par on ne sait quel miracle. Depuis sa sortie, je meurs d’envie de savoir si c’est aussi bien qu’annoncée et je ne sais toujours pas trop de quoi ça parle, parce que je me suis tenu aussi loin que possible des informations sur la série. Je sais bien qu’il y a une histoire de Démogorgon. C’est tout… mais comme je ne sais pas ce que c’est, ben…

Saison 1Saison 2 | Saison 3

Sans plus tarder, voici mon avis.

Note moyenne de la saison : 17/20

01Épisode 1 – The Vanishing of Will Byers – 16/20
It was a seven.

Voici un pilot qui réussit assez bien à intriguer en situant ses personnages et une situation initiale plutôt basique : une petite ville des USA, un shérif à la cool et une touche de fantastique, le tout dans le passé. Le mystère vient bien de la touche fantastique : on voit des enfants jouer à une partie de ce qui ressemble à Donjons & Dragons et l’un d’eux se fait avoir par le Demogorgon. Pas de bol, il disparaît pas longtemps après. Cela aurait peut-être été un peu moins gros comme ficelle si je n’avais pas lu le nom de ce monstre partout, tout l’été, mais c’était bien fichu. Le reste de l’épisode nous montre donc sa mère se mettre à stresser et aller voir le shérif Hopper pour lancer les recherches, sa disparition ayant évidemment un impact sur l’ensemble des personnages présentés. Hopper, par exemple, a perdu sa fille, même si l’on ne sait pas encore comment. En parallèle, une petite fille au crâne rasé apparaît de nulle part avec un tatouage 011 sur le bras et une incapacité à parler. En revanche, côté capacité elle semble avoir des pouvoirs. C’est mystérieux à souhait et l’enquête qui se déroule dans le passé est frustrante par rapport aux moyens de la scientifique d’aujourd’hui. Pas d’empreinte, pas de relevés scientifiques, juste des faits, c’est d’un frustrant ! Du coup, les potes de Will s’unissent pour aider à le retrouver et Eleven semble attirer les convoitises et être redoutables. Une intrigue en parallèle pour ce pilot donc, qui finit évidemment par les réunir de manière un peu grossière. Cet épisode est clairement pensé comme le début d’un tout à enchaîner, ce que je ne vais pas me priver de faire, car il était assez passionnant malgré quelques petites longueurs, notamment autour du personnage de Nancy.

02Épisode 2 – The Weirdo on Maple Street – 16/20
You’re in trouble, aren’t you ?

L’épisode reprend un peu après la fin du premier, avec Eleven ramenée chez Mike par les trois garçons. La relation entre eux commence à se tisser et c’est très sympa à voir. Elle se fait donc surnommer Elf et fini par lui en apprendre plus sur elle : elle est en danger autant qu’elle est dangereuse, et les trois découvrent ses pouvoirs un peu contre leur gré. De son côté, Joyce, la mère de Will a du mal à garder son calme et crise. Jonathan, lui, décide d’aller chercher son frère chez son père, ce qui est évidemment un échec. Nancy continue sa relation avec Steve et je n’accroche que parce que l’actrice est magnifique. Pour l’instant, l’intrigue est encore trop obscure pour en tirer quoique ce soit. Cela se termine par une petite fête espionnée par Jonathan qui rentre de son voyage. La musique de cette série se confirme comme excellente avec ce second épisode. Côté défaut, j’ai quand même un gros problème avec les gamins qui crient dans toutes leurs scènes chez Mike. Genre personne ne les entend ? Je veux leur maison, je peux pas passer un coup de fil sans que toute ma maison ne soit au courant que je parle sérieux ! La fin de l’épisode vient sauver un début un peu plat : Eleven révèle la situation de Will, Joyce est confrontée à un ensemble de phénomènes paranormaux et Barbara, la meilleure pote de Nancy, disparaît à son tour, emportée par le Demogorgon à son tour, ce qui était malheureusement bien prévisible et alors que Nancy couche avec Steve. Ils n’auront pas perdu de temps. La série continue donc au même rythme : beaucoup de mystères qui s’entrecroisent et une fin qui donne envie de revenir.

03.jpgÉpisode 3 – Holly, Jolly – 18/20
You were supposed to help us find him alive.

Le début de cet épisode est bien plus violent que le précédent : il poursuit au même moment, histoire de profiter de Nancy et Steve, mais surtout du calvaire vécu par Barbara. Il est intéressant de passer de l’autre côté pour essayer de comprendre un peu comment ça fonctionne. De son côté, Joyce continue de partir en vrille malgré un Jonathan qui tente de la rationaliser. S’il savait qu’elle avait raison. La mère de Mike passe aussi pour l’aider à tenir le coup, mais se fait gentiment virer après un petit flip construit autour de la petite sœur, Holly, qui donne entre autre son nom à cet épisode. Le coup des lumières de Noël est sympa, et en plus, je vois ça à la bonne période. Egalement dans la continuité de l’épisode précédent, les garçons et Eleven tentent de monter un plan pour sauver Will. Elf se retrouve ensuite seule à regarder la télé et nous péter une canette de coca en flashback, rien de bien détonnant. Elle rejoint ensuite ses amis pour draguer Mike, mais je peine à voir à quoi rime tout cela. Hopper poursuit son enquête et s’approche de la vérité en enquêtant dans le labo du Dr Brenner, où se poursuivaient les activités autour d’Eleven. Nancy vit mal sa nuit d’amour avec Steve et c’est d’autant plus dur qu’elle ne peut pas compter sur Barbara pour l’aider à passer la journée. Heureusement qu’elle a son Steve, qui découvre les occupations de Jonathan la veille. Forcément, ça se passe mal pour lui et l’appareil est cassé. Tout l’épisode prend donc pas mal de temps pour retarder le moment où quelqu’un s’inquiète de la disparition de Barbara et pour nous expliquer les flashbacks aperçus concernant Elf, tout en nous en disant plus sur son passé meurtrier. Nancy finit par remonter la piste de Barbara et comprendre sa disparition. Une fois de plus, la toute fin de l’épisode déchire tout avec le corps de Will retrouvé juste après une scène nous faisant penser qu’il est encore en vie, puisque sa mère communique avec lui. Alors est-il encore en vie ou pas ? C’est une question qui ne trouvera pas de réponse avant l’épisode suivant.

04Épisode 4 – The Body – 16/20
Will is calling for me

Un épisode qui porte ce titre a une sacré responsabilité derrière lui, parce que je l’associe immédiatement à l’un des meilleurs épisodes de Buffy. Ceci étant dit, les premières scènes installent un niveau incroyable : la mère de Will apprend la mort de celui-ci et paraît totalement tarée, Eleven trouve un moyen d’entendre Will chanter « Should I stay or should I go » et Barbara est totalement oubliée. Difficile de ne pas aimer et de ne pas être accroché. Le mystère autour du corps repêché s’alourdit assez vite quand on apprend que c’est l’Etat qui a géré l’autopsie : il est d’un coup évident que nous avons affaire à un complot. En parallèle, les garçons déguisent Elf en vraie petite fille afin de réussir à l’emmener à l’école pour communiquer avec Will. Leur plan fonctionne après quelques détours histoire de combler l’épisode, mais n’apporte rien de bien concret pour eux, si ce n’est un incendie. Le shérif Hopper mène son enquête toujours et continue de se rapprocher, tout en étant encore assez loin pour n’avoir aucune réponse. Il finit néanmoins par découvrir que le corps de Will est une jolie poupée très réaliste mais pleine de mousse, et ça c’est très embêtant quand on annonce un décès. Ceux qui avancent le plus dans l’épisode sont malgré tout Nancy et Jonathan, qui à défaut de détruire un mur pour parler avec Will, se mettent à travailler ensemble sur la disparition de Barbara, évidemment liée. Ils découvrent ainsi une photo de notre cher monstre, ce qui fait tout de même bien avancer les choses. Bref, une mi-saison un peu prévisible, mais avec toujours sa dose de mystères agréable à suivre.

05Épisode 5 – The Flea and the Acrobat – 17/20
Will’s body was a fake

Hopper poursuit son enquête, encore, toujours. J’ai l’impression de n’écrire que ça sur lui, mais c’est un peu le cas, son intrigue perso se résume à cela, mais cette fois il touche au but. Quant aux garçons, ils comprennent que Will est dans un monde parallèle, celui des ombres, identique mais sombre et vide, avec tout un tas de monstres dedans… au moment où Hopper en trouve l’entrée dans le laboratoire. Enfin les choses avancent… pour mieux reculer, quand ils se réveillent chez lui. La théorie du complot est désormais évidente pour lui. Les garçons ont plus de chance car personne ne les soupçonne encore : ils arrivent à sous-tirer tout un tas d’informations utiles à M. Clarke et donc à avancer. Nancy et Jonathan continuent eux aussi leur enquête et se rapprochent ainsi, alors que la jeune fille s’éloigne de Steve, qui s’accroche (et on le comprend). Ce rapprochement passe aussi par une engueulade, mais bon, c’est du très classique. Joyce est soulagée du retour de son ex, mais c’est de courte durée quand elle comprend qu’il est de retour pour l’argent. Pour elle les choses avancent quand Hopper vient lui révéler qu’elle n’est pas folle alors que les gamins eux reculent : suite à une dispute entre Mike et Lucas, Elf s’en prend à Lucas, ce qui a pour conséquence de diviser le groupe. Elf disparaît ainsi. Ce n’est rien par rapport au cliffhanger, puisque Nancy a trouvé le passage vers le monde des ombres et qu’elle s’y engouffre seule… Oh oh. L’épisode avance donc et donne enfin quelques réponses et confirmations, c’est agréable.

06.jpgÉpisode 6 – The Monster – 18/20
Nancy, I’m right here, just follow my voice

Plus de peur que de mal : Nancy réussit à revenir dans les bras de Jonathan sans aucune blessure, mais le portail se referme derrière elle. Ils rentrent chez elle, terrifiés et se mettent dans le même lit. Au petit matin, ils partent sur leurs bonnes théories et s’enfuient, ce qui fait qu’évidemment la mère de Nancy s’en rend compte. Quant à Joyce, l’absence de son aîné ne semble pas l’inquiéter plus que ça, ce qui est quand même un peu gros étant la situation. Cependant, pas d’inquiétude, Hopper et Joyce continuent leur enquête. Grosse originalité dans cette phrase qui résume la série, mais bon. Mike, lui, se demande où est passée Eleven et tente de se réconcilier avec Lucas pour partir à sa recherche. Ça ne fonctionne pas : Lucas continue de son côté et approche très fortement de la vérité, Mike et Dustin continuent de se faire agresser par leurs meilleurs amis jusqu’à l’arrivée d’Elf pour les sauver. Evidemment. Et pour conclure, Nancy et Jonathan se retrouvent dans de beaux draps en préparant leur chasse au monstre, ce qui permet d’imaginer un épisode 7 qui va tenter la réunion de pas mal de monde, d’autant plus que le cliffhanger suggère qu’Eleven est plus en danger que jamais.

07Épisode 7 – The Bathtub – 18/20
Bad men are coming !

Voici un épisode sacrément bien foutu qui, enfin !, prend le temps de réunir tout le monde et de confronter les informations, ce qui permet de tout résoudre en genre dix secondes. Chaque pièce du puzzle prend sa place et c’est très agréable : Nancy et Jonathan retrouvent Hopper et Joyce et tous les quatre font enfin équipe pour retrouver les garçons et Eleven, qui sont pris dans quelque chose qui les dépasse totalement. Et c’est d’autant plus cool que ça permet d’améliorer un peu les effets spéciaux dans une course poursuite à vélo très sympa. Par contre, faut m’expliquer dans quel monde des camions ne vont pas aussi vite que des vélos, mais bon. C’était un épisode très réussi, qui ne laisse pas beaucoup de temps pour se poser, avec une bonne première partie pleine d’action et une seconde partie qui permet la confrontation des différents éléments pour enfin avancer. On apprend ainsi le décès définitif et prévisible de Barbara grâce à Eleven qui se la joue Olivia Dunham (et oui, Fringe restera ma référence à jamais, désolé !). Suspens, action et effets spéciaux sont donc au rendez-vous, avec une pointe de science et deux très bons cliffhangers. Il est évident que Joyce et Hopper se précipitent dans un piège, c’est pourquoi Nancy et Jonathan partent de leur côté. Cette série commence à créer une petite habitude : tout ce qu’il se passe est évident, répétitif et prévisible, mais c’est fait de telle manière qu’on ne peut pas leur en vouloir et qu’il est malgré tout dur de prendre de l’avance : la réalisation et le casting sont impeccables, donc on se laisse porter sans réfléchir outre mesure. Et puis les dynamiques entre persos sont excellentes aussi, notamment cette scène entre Nancy et Mike sur les secrets, c’est une très jolie relation frère/sœur qui tombe très juste. Ce n’est donc pas une série pour faire réfléchir, mais bien pour savourer, au beau milieu de l’été normalement, mais ça marche très bien aussi dans le grand froid de décembre !

08.jpgÉpisode 8 – Upside Down – 19/20
It has to be dead… it has to be !

On reprend donc directement là où on en était. Nancy et Jonathan sont complétement tarés et préparent assez de pièges pour buter une horde d’animaux sauvages. Les choses se compliquent quand Steve débarquent à son tour, mais ça ajoute une belle dose de comique très appréciable avant la confrontation avec le Demogorgon. Gros coup de cœur pour ces trois-là en tout cas, sans parler de la batte de Jonathan qui n’est pas sans rappeler Negan. J’ai adoré cette partie de l’épisode, parfaitement maîtrisé sur tous les points et qui auraient presque été suffisantes en elle-même. Hopper passe un accord avec le gouvernement pour aller récupérer Will, en compagnie de Joyce. Les voilà donc paumés dans le monde à l’envers, mais aussi dans les flashbacks pour Hopper. C’est très dommage d’avoir attendu la fin de saison pour nous proposer ces aperçus de sa vie passée qui auraient été plus appréciables dans un épisode proposant moins de suspens. Parce que du suspens, il y en avait, y compris du côté des gamins qu’on ne voit que trop peu dans leur gymnase pendant toute la première partie de l’épisode, avant de les retrouver totalement coincés par les méchants. Par chance, Elf n’est pas si vidée de toute son énergie que ça et elle bute absolument tout le monde en quinze secondes. C’est juste du massacre de base, et ça devient un peu gênant d’avoir envie d’être de son côté quand elle résout tous ses problèmes en tuant tout le monde en permanence. C’est cependant une belle manière de se débarrasser de cette intrigue et d’attirer le Demogorgon à eux. Le tout menant à un sacrifice d’Eleven impeccablement joué. Impressionnant pour une jeune actrice, cela fournit une conclusion magistrale à l’intrigue et à un monstre increvable. La toute fin de l’épisode prend ensuite son temps, mais pas trop, pour proposer la fin d’une partie des intrigues, mais surtout pour entretenir le mystère sur une seconde saison à venir. Les pistes ouvertes sont parfaites, puisqu’elles n’en disent pas trop et ne nous rendent pas non plus dingue dans l’attente. Autrement dit, encore une série que je serais heureux de retrouver pour une seconde saison !

Saison 1Saison 2 | Saison 3

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EN BREF – Une série Netflix sans scène de sexe intempestive ? Alléluia ! Pardon, je m’égare déjà : c’était une série aussi cool qu’annoncée, alors que j’avais peur de m’ennuyer devant à force de la voir survendue partout. Elle n’est pas exceptionnelle non plus, elle a ses défauts, notamment du côté de la cohérence. En revanche, rien à redire du tout sur le casting excellent, ce qui n’est pas évident avec des enfants. Si j’ai eu un peu peur du jeu de Dustin ou Lucas au tout début, ça s’est rapidement amélioré, probablement grâce à une direction impeccable. L’humour et les dynamiques que je cherche dans toutes les séries étaient là, la réalisation tout à fait parfaite, avec un bon travail photo et une ambiance musicale au top. Bref, c’est une série qui a eu un succès mérité et qui propose de sacrées performances à tous les niveaux ! Pourtant, je trouve qu’elle n’a pas encore atteint la perfection, parce qu’il manque encore des choses à sa mythologie, des grands thèmes prises de tête et sûrement encore un tout petit plus d’émotion pour m’avoir à 100%. Il faudra voir ce qu’elle propose pour sa saison 2 !

Saison 1Saison 2 | Saison 3

Utopia (S01)

Cet article a été écrit en septembre… je l’ai juste jamais publié avant. Oups. Dans le cadre du Challenge Séries 2016, j’ai switché One Tree Hill avec les deux saisons d’Utopia.

Avis : 159 épisodes me séparaient de la fin des frères Scott quand j’ai eu la flemme de voir un épisode de mon challenge ou de ma longue liste de séries à voir et conseillées par des amis. Pourquoi faire simple quand on peut errer sur Internet ? Je me suis mis en quête d’une chaîne Youtube intéressante, sans succès. Puis, je suis parti sur Netflix pour voir un énième film culte survendu que je n’ai jamais vu. Et c’est là, parmi les nouveautés de septembre, que je suis tombé sur Utopia.

Je n’en avais jamais entendu parlé, mais le titre et l’image étaient intrigants alors j’ai fait un saut sur TVshow time, où elle est hyper bien notée et où les commentaires sont carrément élogieux. Restait à savoir si c’était justifié. Sans plus de suspens, le verdict : oui, ça vaut le coup.

Grosso modo l’intrigue de base de la série met un certain temps à s’installer, mais ça plaira aux fans de comics, de forums internet, de séries anglaises (à la Skins, à la Misfits, en moins ado) et de thriller. D’ailleurs, je parle de Misfits, ce n’est pas innocent : on retrouve dans Utopia l’acteur Nathan Stewart Jarret, c’est-à-dire Curtis de Misfits.

Le synopsis est assez simple : un groupe de cinq geeks qui ne se connaissent qu’à travers internet se rencontrent quand l’un d’eux leur dit qu’il a le tome 2 jamais publié du comic Utopia. Oui, sauf qu’il y a une étrange organisation qui tue tout le monde pour récupérer ce script.

Bref, ça a un côté Chosen, un côté Orphan Black, un côté Cluster Agency, un côté anglais et ça se confirme rapidement comme hyper intrigant. Je recommande vraiment beaucoup, surtout si vous avez Netflix, c’est à portée de clic dès que vous avez 6h. Attention quand même, la série possède une fin ouverte à la fin de sa saison 2, c’est un peu frustrant (mais ça vaut le détour).

Attention, spoilers ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 18/20

00Épisode 1 – 20/20
Where is Jessica Hyde ?

Voilà ce que j’appelle une scène d’introduction réussie : on est tout de suite plongé dans un univers qui déboussole et casse les codes. L’esthétique est dingue, avec des touches de jaune et de bleu savamment dispersées tout au long de l’épisode et dès cette scène d’intro. De manière générale, j’aime ce mélange de couleurs vives et ternes. J’ai aimé l’introduction des cinq personnages principaux sur leur forum, même si ça exigeait une attention un peu plus grande en forçant à regarder l’écran. Leur rencontre ensuite dans le bar était super drôle et assez réaliste de ce qu’il se passe quand on rencontre vraiment des inconnus à qui on a longtemps parlé sur internet. La suite, un peu moins, mais c’est une série britannique, il fallait bien un peu de sexe. La violence de la série est en demi-teinte tout du long, hyper psychologique et intense, j’aime beaucoup le style et le fait que les premières explications sur Utopia et Mark Dane interviennent finalement assez vite. Ce qui est top également, c’est que ces explications développent la dynamique Becky/Ian. L’épisode se termine sur une torture horrible de Wilson Wilson, qui m’a fait fermer les yeux, oui, j’assume (et forcément), puis sur les retrouvailles du trio. Débarque alors la fameuse Jessica Hyde et je m’attendais à un running « gag » d’une saison avant son apparition, alors c’est une sacré bonne surprise. Ce pilot est excellent, tout simplement excellent, il définit l’ambiance, le cadre, les personnages, les bases d’une intrigue bien compliquée… I’m in.

Épisode 2 – 18/20
We need to find Utopia

Ça se complique niveau intrigue, avec des méchants clairement nommés cette fois, merci Jessica : The Network. Au moins, c’est clair. J’aime vraiment beaucoup cette série et son ambiance de psychose permanente. Le personnage de Jessica Hyde est tout simplement badass et l’écriture très réussie, tant dans ses relations avec Ian et Becky que dans les révélations. Les différentes intrigues qui divisent l’épisode sont toutes très intrigantes autant que révélatrices, et c’est là la plus grande frustration : chaque réponse apporte vraiment son lot de questions et les avancées sont là, ce qui donne encore plus envie de continuer. J’ai vraiment bien aimé la relation entre les deux gamins, pour une fois qu’on a des gamins dans une série qui sont pas trop trop cons (un peu quand même) et surtout qui jouent bien… ça change, c’est inhabituel. L’épisode voit donc Grant donner la suite d’Utopia à une gamine qui ne sait pas ce qu’elle risque à laisser les garçons dormir dans sa chambre. Tout plein de questions se posent devant cet épisode qui traite subtilement de la théorie du complot. C’est une bonne chose que ça ne traîne pas trop de ce côté non plus, mais de manière générale, les scénaristes ne traînent pas vu qu’ils n’ont que six épisodes pour tout traiter. Et moi, je vais tout aussi vite à dévorer la série.

Épisode 3 – 18/20
I thought part 2… it’d be like a new story. It ain’t. It’s the same just… just different.

Encore une scène d’introduction très pertinente qui redéfinit bien la signification de LOL, si vous voulez mon avis. C’est dur de décrocher de son écran, alors même que je comptais me la mettre un peu en fond sonore car j’avais des tas de choses à faire à côté, pour le blog notamment. Seulement, dans cet épisode, le Network se révèle être un adversaire redoutable car la fusillade du début est utilisée pour faire accuser Grant d’une tuerie de masse. L’épisode est légèrement plus lent, mais il développe de nouvelles dynamiques toujours très bien mises en place, notamment Grant/Jessica. On en apprend également plus sur le Mr Rabbit qui s’avère être au cœur du problème : c’est lui qui est à la tête du network et sacrifie tout le monde, y compris ces pauvres enfants gentils de l’intro. Tant de violence ! Ce n’est pourtant rien comparé à la fin de l’épisode qui relance le rythme à fond avec le manuscrit retrouvé et la prise d’otage chez Alice par Arby. Jessica Hyde tombe entre les mains du Network avec le manuscrit, une scène qui aurait pu (et dû) être une fin de saison.

Épisode 4 – 17/20
That’s who we become. We’re just like them now.

Nos héros sont déjà bien transformés par ces trois derniers épisodes et cette rapidité continue de me rappeler la violence que représentait les 20 minutes de Chosen. On est dans le même trip de violence permanente et de besoins de s’adapter pour survivre, et c’est plutôt bon. Arby, ou plutôt Pietre, est enfin développé à son tour et finit par vraiment attirer la pitié, un processus étrangement débuté au cours de l’épisode 3, au beau milieu d’une fusillade qu’il orchestrait pourtant. J’ai peut-être parlé trop vite concernant les gamins : Alice est tout simplement insupportable avec son devoir à rendre, mais quelque part, ça paraît être une intrigue très réussie en terme de construction de personnages. Dans les développements étonnants, il y avait le coup de téléphone de Becky. J’ai aimé sa relation avec Ian et la manière dont elle est une grande sœur pour les petits. Quant à la toute fin, il est très cool de voir Grant considéré comme un adulte, mais Alice s’avère être une vraie psychopathe. Définitivement, les longueurs sont chaque fois éclipsées par des scènes finales très prenantes, violentes et toujours pleine d’informations détonantes. L’intrigue se développe chaque fois un peu plus et c’est pour le moment un sans-faute avec cette histoire de grippe ne visant qu’une partie de la population, qui promet de grandes choses. Ça me rappelle un épisode de Fringe que j’avais adoré, un peu sur le même principe. C’est juste flippant car ça sonne tellement réaliste…

Épisode 5 – 18/20
The purpose of Janus is to sterilize. The purpose of Janus is to sterilize the entire human race.

L’intrigue autour de Becky concerne donc sa santé fragile, ce qui n’est pas si étonnant car on le savait depuis le départ. Plus étonnant et surtout plus génial : leurs ennemis se révèlent plutôt intelligent et la grippe apparaît même nécessaire. Le but ultime est donc de stériliser 19 personnes sur 20 avec le vaccin de la grippe russe, pour que l’humanité puisse continuer à survivre sans surpeupler la Terre. C’est terrifiant à quel point ça paraît être un but noble utilisant les mauvaises méthodes. Difficile de ne pas se poser de questions devant cet épisode. De son côté, Pietre prend des risques en révélant à Jessica que c’est de lui qu’elle veut se venger… Ces scènes sont assez impressionnantes car jouées à la perfection par les acteurs. Les révélations sont parfaites, dépassant même le cadre du prévisible quand il est révélé que Pietre et Jessica sont frères et sœurs. Ça me conforte dans l’idée que cette série est aussi prenante qu’elle est maîtrisée, et encore ça fait un moment que je n’en ai pas vanté la réalisation, le cadrage, les effets spéciaux, la lumière ou les couleurs. Les dernières scènes étaient un peu moins prenantes que d’habitude, mais leurs conséquences seront de toute évidence bien plus importantes…

Épisode 6 – 19/20
I repeat we have a vaccine, it’ll be out tomorrow morning.

Boum, fin de saison, déjà. On n’aura pas eu le temps de souffler au cours des cinq premiers épisodes et ce n’est pas celui-ci qui va déroger à la règle. Cet épisode réussit le coup de vraiment surprendre avec le personnage d’Anya qui s’avère trempée à tout ça depuis le début : c’est une espionne et elle n’est pas russe. Ce n’est pas si étonnant vu la série, mais je me suis laissé berner, trop concentré que j’étais à me poser des questions sur d’autres choses. Tout fait croire un (long) temps à une vraie conclusion pour la série dès cette fin de saison 1 car toutes les intrigues semblent résolues. Cela dit, on sent bien venir l’entourloupe assez vite. C’est donc seulement à moitié surpris que j’ai vu Becky décider de finalement s’enfuir seule après une crise et surtout que j’ai assisté à l’ultime twist concernant Janus. Jessica l’avait en elle depuis le départ, et c’est pourquoi ils étaient tant obsédés par l’idée de la retrouver. C’est une conclusion très sympa je trouve qui voit la révélation d’une méchante derrière le pseudo Mr Rabbit. C’est vrai que c’était trop simple que tout soit résolu par Grant. Depuis quand les gamins ont le beau rôle dans une série ?

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EN BREF – Une excellente surprise comme j’aimerais en avoir plus souvent, mais qui est déjà la deuxième de cette année après la découverte des épisodes de Secret City. J’aime beaucoup l’ambiance dans cette série, car il y est développé un vrai sens esthétique qui facilite l’entrée dans l’univers sanglant mais fun d’Utopia. Pour autant, il y a un humour certain et une ambiance très anglaise, qui ne manque pas de me faire penser à un Misfits bien plus atténué ou à un Cluster Agency (une bonne websérie française) plus violent. La conspiration qui est développée a la grande gentillesse d’être très vite dévoilée sans oublier de se compliquer épisode après épisode. De ce côté-là, je confirme la ressemblance avec Orphan Black et même avec Fringe, pour la science délurée. En quelques mots comme en cent, Utopia réussit à mélanger ce que je trouve le meilleur de plusieurs séries en un mix assez détonnant et toujours fonctionnel. Cette saison est super courte, mais c’est bien là sa seule fausse note.

The Great Indoors (S01)

Ci-dessous, mon article sur la première saison, écrit au fur et à mesure de la diffusion de chaque épisode. Chaque critique contient des spoilers sur l’épisode dont il est question et les précédents. Bonne lecture !

Avis : Je suis comme ça. J’ai des épisodes en retard un peu partout, je ne suis pas forcément à jour dans mes cours et je suis en train de foirer le Challenge Séries (je vais juste switcher OTH pour le valider…), mais hop, je commence une nouvelle série. Si je m’étais écouté, je serais parti sur quelque chose en 40 minutes et surtout sur de la SF, mais à défaut d’avoir le temps et par peur de ne pas trouver mon bonheur, j’ai plutôt décidé de commencer une série que j’avais envie de commencer le mois dernier mais que j’ai laissé filer !

The Great Indoors, c’est le genre de série qui n’est absolument pas mon style, avec les rires pré-enregistrés, les personnages clichés et l’histoire de base pas super originale. Oui, mais la série a aussi Joel McHale en tête d’affiche et rien que pour ça, ça a déjà tout bon. Et le trailer m’avait à peu près convaincu qu’il y avait des blagues réussies dedans. De toute manière, si la tête d’affiche de Community et de The Soup a choisi ce pilot, c’est que l’humour y était ! Cela dit, j’en ai entendu surtout des échos négatifs, et je ne savais pas à quoi m’attendre.

L’histoire de base est assez simple : Jack, un aventurier, revient à New-York dans les locaux du magazine pour lequel il bosse depuis (trop) longtemps. Oui, mais voilà, internet est arrivé et avec lui, les millenials. Un peu à la manière de Younger, ceux-ci dominent totalement la rédaction et la série suit Jack tentant de s’intégrer à l’équipe de jeunes après avoir appris que le magazine (qui s’appelle Outdoor) devait couper le budget des expéditions (d’où le titre de la série). Et franchement ? C’est mieux et plus drôle que ça en a l’air en ce qui me concerne ! Je comprends les critiques négatives, mais franchement c’est une série pas prise de tête avec des gags simples, et c’est exactement ce dont j’avais besoin en ce moment.

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
You wish you were that guy !

Ce pilot suit donc l’arrivée de Jack et sa rencontre avec l’ensemble de l’équipe. Je n’attendais pas grand-chose de ce pilot et, pire, je m’attendais à être sacrément déçu, mais finalement, il y a une certaine fraîcheur inattendue qui se dégage de l’ensemble du casting et du scénario. Chacun des personnages a ses défauts exacerbés qui servent la dynamique d’ensemble, les blagues tombent juste à chaque coup, le will they/won’t they est plutôt cool (elle a un petit côté Annie en plus) et le seul défaut que j’y trouve pour l’instant est le bar, dont l’introduction est plutôt ratée pour l’instant. Autrement, il y a tout ce qu’il faut pour rire et pour me faire revenir, car c’est simple, pas prise de tête et plutôt bien fichu pour un petit budget.

02.pngÉpisode 2 – Dating Apps – 14/20
Jack you need us, because you’re new at this and you’re old at life.

La fraîcheur n’est pas perdue dans cet épisode qui s’attaque à un grand classique des sitcoms ces deux dernières années : les applications de rencontre. C’est bon enfant, plein de clichés mais ça vise assez juste côté humour pas prise de tête, et c’est ce qu’il me fallait après une journée bien longue. Toujours rien d’exceptionnel, mais juste de quoi rire sans être non plus trop prévisible. Il n’y a pas trop de fil rouge scénaristique ou de constante pour le moment, mais ça parvient à passer outre par sa simplicité de ton et le surjeu voulu des acteurs, à commencer par Brooke.

03Épisode 3 – Step One: Shelter – 15/20
I forgot about Jack’s sleep-bragging

Jack apprend que le magazine n’a plus les moyens de payer sa chambre d’hôtel et qu’il va lui falloir payer son propre loyer. Il se retrouve ainsi à faire le tour de ses amis (donc le barman) avant de devoir vivre en collocation avec Clark dans sa mini-chambre qui vaudrait bien 600€/mois dans Paris, minimum (ça a même ses propres toilettes !). Autant dire qu’à New-York, ça ne doit pas être donné, et c’est plutôt cool de voir une série aborder le sujet. Bon, après, ils pourraient économiser sur la bouffe vu la pendaison de crémaillère. En parallèle, Brooke tient tête à son père qui souhaite qu’elle annonce toutes les mauvaises nouvelles à l’équipe… Et ce n’est pas si simple quand il est incapable de décevoir qui que ce soit. L’épisode se tient et poursuit sur la lancée de la série, avec même un gag prévisible mais génial en fin d’épisode, avant une suite de spoilers Game of Thrones (ou pas). Bref, le meilleur de la série pour l’instant.

04.pngÉpisode 4 – You Don’t Know Jack – 16/20
He seems happy… DOESN’T !

Pas grand-chose à retenir de cet épisode : tous les collègues de Jack l’aident à vider un garage dans lequel il a entreposé ses souvenirs et en apprennent ainsi un peu plus sur son passé. C’est excellent car la série se lance alors dans une suite de références aux années 90 que les jeunes ne connaissent déjà plus, ce qui manque un chouilla de crédibilité, mais après tout pourquoi pas, j’ai déjà eu ce genre de conversation avec des gens ayant un ou deux ans de moins que moi (le pire reste le « c’est quoi ça VHS ? » d’une amie). Emma aide Jack à conclure son histoire avec Jesse et met en péril son cœur et son sommeil, running gag plutôt cool. Clairement, la série ne sera pas la comédie de la décennie, mais c’est assez comique pour me garder comme spectateur. Je n’ai pas trop conscience de ce que peuvent donner les audiences en revanche, ça me fait un peu peur vu les échos que j’en avais…

05.pngÉpisode 5 – No Bad Ideas – 15/20
Someone please describe Brooke’s face to me right now

Je crois que ce qui me plaît dans cette série, c’est le côté très ancien de la forme et de l’écriture, qui franchement ne révolutionnent rien, qui se mélangent avec des thèmes purement modernes et contemporains, parodiés à l’extrême. Rien d’original donc, mais ça fonctionne cette semaine encore avec une insistance disproportionné sur les décalages générationnels et les étiquettes que l’on applique aux gens, avec les clichés qui leur correspondent et tous les problèmes d’étroitesse d’esprit que ça peut impliquer. Finalement, j’y trouve une simplicité que je fuis habituellement et je crois surtout que c’est révélateur d’un énorme manque d’How I met your mother. Avec des types comme moi, les sitcom à public ont encore de beaux jours devant elles.

screenshot_20161205-112854Épisode 6 – Going Deep – 14/20
You shut your filthy mouth did you say Beyonce?

Cette série continue à proposer des épisodes hyper classiques, mais c’est pour cela que je l’apprécie, ce n’est pas prise de tête et ça fonctionne très bien dans le métro. D’un côté, nous avons donc Jack qui aide son meilleur ami à surmonter un divorce qu’il voulait pourtant. Il n’y arrive pas, bien sûr, parce que le cliché veut qu’il soit un mec incapable de parler de choses profondes (d’où le titre de l’épisode, qui n’a même pas pris le temps d’un jeu de mots graveleux assez facile). Il est donc aidé par Brooke. Pendant ce temps, les trois millenials entrent dans un concours de celui qui se déplacera le moins durant la journée, de manière à gagner deux places pour un concert de Beyonce. C’est l’occasion de développer un peu les trois personnages, même si c’est hyper bateau là encore. Les références à l’actualité sont toujours disséminées avec justesse et c’est un épisode qui parvient à faire rire (les zombies ! Pokémon Go !) sans avoir à chercher trop loin dans la complexité. Les personnages secondaires introduits (au fastfood surtout, mais le vendeur aussi) sont géniaux et je ne serais pas surpris de les voir revenir de manière plus régulière.

capture-decran-2016-12-11-17-43-35Épisode 7 – @emma – 12/20
Call instagram and tell them to get rid off all the negatives

J’espérais voir beaucoup Emma parce que le titre de l’épisode semblait indiquer une plus forte présence de sa part, mais c’était tout l’inverse cette semaine, avec un épisode insistant sur son importance en la faisant disparaître un temps de la rédaction du magazine. Cela fonctionne un peu trop bien, elle apparaît si vitale au show que son absence se fait tout de suite ressentir, y compris en terme de qualité de l’épisode. Le reste continue son bout de chemin sans grandes variations ou surprises, mais pour une saison 1, ça va. C’est un peu trop rapidement oubliable (notamment toute cette intrigue sur la magie). Il est maintenant établi que les plus vieux ont besoin des plus jeunes et j’espère que l’on va moins se concentrer sur ce fossé des âges ridicules. Je trouve qu’ils vont toujours un peu trop loin pour être crédible, comme dans cette réplique de Jack concernant les négatifs sur Instagram. Même en voyage, vu le nombre de photos de lui qu’il a, je doute qu’il n’ait pas connu les appareils photos numériques. Je veux bien que ce décalage soit là pour faire rire (et ça a marché pour cette réplique, en plus), mais ça commence à être un peu trop exagéré pour rester pleinement appréciable en terme de sens. Il faut voir comment ça va évoluer, mais j’aimerais que les intrigues se centrent un peu plus sur Emma, que les scénaristes affirment comme l’une des membres-clés. À eux de bien jouer maintenant, tout le comique repose sur le trio Emma/Jack/Brooke, et il y a beaucoup de possibilités drôles et dramatiques à exploiter.

08.pngÉpisode 8 – Office Romance- 15/20
I’m Brittish

Bon, cet épisode de mi-saison est assez routinier pour une sitcom avec l’ensemble du casting apprenant que Clark est amoureux d’Emma, à l’exception d’Emma bien sûr. Tout le monde l’aide à aller se planter et ce n’est pas surprenant. Il y a comme d’habitude de bons comiques de situation, principalement dans la sous-intrigue. La première intrigue se recentre en effet sur Jack, mais c’est un peu lourdingue, alors que la sous-intrigue s’intéresse sur les secrets gardés par Mason et Brooke. Les quiproquos et situations sont drôles, même si elles ne font pas avancer l’intrigue de fond, inexistante. Jack sort avec Amy et rompt aussitôt avec, il ne se passe donc pas grand-chose de nouveau, ce qui semble inhérent à la forme de toute manière. C’est une sitcom qui ne cherche pas à avancer, mais simplement à établir des personnages qui peuvent rester égaux à eux-mêmes sur le long terme. Pour le moment, cette première partie de saison a donc réussi à tenir son rôle sans le moindre souci et à proposer une série qui se laisse regarder quand il y a besoin de rire un peu sans prise de tête.

Capture d'écran 2017-01-07 00.53.22.pngÉpisode 9 – The Mediocre Outdoor – 14/20
Oh no Clark fell and I didn’t catch him… in video.

Donc les millenials ne savent pas prononcer gif ? Ils n’ont surtout jamais fait de camping, comble du comble pour une équipe de journalistes d’un magazine tel que The Great Indoors. Cela offre une bonne excuse de scénario d’épisode continuant d’agrandir le gap générationnel entre jeunes et vieux. C’est sympa, mais comme toujours un peu trop exagéré pour être pleinement drôle. L’exagération fait de toute façon partie de l’ADN de la série et ça fait un moment que je l’ai acceptée, mais il y a des épisodes où c’est plus difficile que d’autres. Ou peut-être que la critique des jeunes accros à leurs téléphones me touche un peu trop personnellement pour que je trouve ça pleinement hilarant quand ça l’est, allez savoir ! Quoiqu’il en soit, l’épisode avait ses longueurs, certes, mais aussi ses bons moments, comme toujours, notamment dans la relation Brooke/Jack, là aussi comme toujours. Cette critique continue donc dans la lignée des précédentes, un peu comme la série : rien d’exceptionnel, mais un divertissement qui s’avère… et bien, divertissant, avec ses moments drôles.

the_0000673150.jpgÉpisode 10 – The Explorers’ Club – 15/20
I’m 26, it’s time for me to start giving back.

Cet épisode était vraiment sympa, même si je n’ai pas trop aimé l’idée du club, qui est un peu la base de l’intrigue. Comme quoi, ça ne fait pas tout et le script d’une comédie passe à 80% par les répliques. Et les répliques brillantes et bien senties, on en a eu pas mal entre Jack qui charrie Clark avant de se faire lui-même ridiculiser au club, justement, et le duo Emma/Brooke. Autant je ne suis pas forcément fan de l’idée qui se dégage du duo Jack/Clark, qui n’est quand même pas loin du harcèlement professionnel, autant Emma est clairement excellente dans son rôle de millenial désabusée par sa vieillesse prenante. J’ai bien plus ri que d’habitude, mais cette partie de l’épisode m’a malgré tout paru insuffisante pour rattraper le reste. En effet, et j’ai cru comprendre que ce n’était pas une opinion très populaire auprès des trois fans de la série, je n’ai pas accroché au développement du personnage de Roland. C’était très intéressant comme idée de lui accorder un peu de temps. Précisément, l’intrigue avait trop de longueurs, et c’est dommage car niveau répliques, ça s’améliore, et pas qu’un peu.

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Épisode 11 – Mason Blows up – 13/20
I was a horse and you were riding me

Bof, épisode un peu mou cette semaine, malgré quelques bonnes trouvailles. L’épisode se centre un peu plus sur Mason, ce qui est une bonne chose car après onze épisodes, on ne le connaît encore que trop peu si on excepte qu’il est le cliché gay célibataire habituel des sitcoms. Le problème, c’est qu’après ces vingt minutes autour de lui, nous en sommes toujours là et qu’au passage, Jack est devenu encore plus irritant. Et en même temps, les personnages fonctionnent de mieux en mieux du point de vue de la dynamique de groupe, le rôle de chacun est bien défini et même lorsqu’ils doivent s’effacer pour faire place aux autres, ils arrivent encore à percer un peu. Ainsi, les affaires de Brooke ou l’absence d’article à écrire de Clarke sont tout aussi marquantes que le « Y’Busted » de Mason. Comme chaque semaine, rien d’exceptionnel, mais des sourires et quelques rires. Difficile d’en attendre plus.

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Épisode 12 – Paul’s Surprise – 14/20
Please say Got’ya

Mon dieu, Brooke ramène Paul au boulot et il est aussi insupportable qu’il devrait l’être, c’est parfait. Cela provoque plein de situations embarrassantes puisque bien sûr Jack fait de la merde, surtout lorsqu’il doit faire un discours sur les fiançailles de ces deux-là et descend Paul en public. Bref, l’épisode se concentre un peu sur Jack et les sentiments inavoués qu’il a encore pour Brooke. Ce n’est vraiment pas subtil, mais ça se saurait si c’était le genre de série à faire dans la subtilité. En parallèle, les trois millenials se disputent pour savoir qui mène les autres, et c’était beaucoup moins bon. En définitive, le retour de la série après plusieurs semaines d’absence se déroule à merveille, l’épisode est un peu court, mais on a l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages. Après seulement 12 épisodes, la série a trouvé son ton et me donne envie de revenir même si c’est on ne peut plus simple comme formule.

13.pngÉpisode 13 – DTR – 14/20
This is our third date, we should probably talk

C’est reparti pour un épisode sans prise de tête, prévisible mais assez marrant malgré tout. Bon, un épisode qui revient sur le fait que Jack est vieux alors que je viens de souhaiter mon anniversaire, c’est du foutage de gueule ou bien ? Jack se retrouve à coucher avec Kaylee, la coloc de Mason, dont on a jamais entendu parler avant . C’est assez réussi car cela provoque de bonnes situations comiques (la salle de bain) et des commentaires sarcastiques tout au long de l’épisode. Jack découvre les joies des relations millenials dans les grandes villes, ce genre de clichés habituels des séries que The Great Indoors ne pouvait ignorer. Et tenter d’être en couple avec une jeune fait prendre conscience à Jack qu’il est plus vieux que prévu, ce qui offre la possibilité de faire évoluer le personnage sur le sujet, une première en treize épisodes. Cela se fait de manière un peu radicale, et je me demande si cela va devenir plus fréquent par la suite. En tout cas, pour l’instant, la série se poursuit sans grosse fausse note et en servant chaque semaine ce que j’attends d’elle, à savoir du divertissement un peu vieillot dans la forme, mais assez neuf dans le fond. Cela fonctionne et j’en arrive à me demander s’ils ne vont pas réussir à se décrocher une saison 2 l’air de rien !

14.pngÉpisode 14 – Friends Like These – 18/20
Now if you excuse us, we have to go masturbate

La série prend le choix d’explorer la relation de Rachel et Jack. C’est une excellente chose inattendue après une demi-saison passée à nous montrer Jack comme un grand gamin incapable de développer une relation. Tellement d’ailleurs qu’il n’a pas d’amis, puisqu’ils sont tous morts dans de terribles accidents. Le barman commence donc à flipper de mourir alors que tous les autres sont juste dingues et pas du tout flippants pour Rachel. Mason est drogué au chewing-gum énergisant, Emma ramène son copain neuneu, Clarke ramène une prostituée pour se venger et la rendre jalouse, Brooke ramène Paul. Et ben croyez-le ou non, mais je trouve que cet épisode est le meilleur de la série, avec un rythme très bon, des problèmes relationnels pour chacun et tout un tas d’intrigues qui jouent de bons fils rouges, prouvant les relations amicales entre eux et la force de ce couple Rachel/Jack. Yep, définitivement un excellent épisode qui a su me faire rire à de nombreuses reprises et me conforter dans le choix d’avoir poursuivi mon visionnage de cette série malgré un début vraiment moyen.

16.pngÉpisode 15 – Relationship Jack – 15/20
A man in love is never alone… Rachel is taking a poop.

 Jack est heureux en amour et cela inquiète ses amis qui se rendent compte qu’il vire à l’obsession avec Rachel, sans être capable de continuer à travailler correctement. C’est pourtant plutôt cool de voir Jack en mode lune de miel, même s’il est un peu trop gentil pour que ce soit vraiment drôle. Les changements de comportement je veux bien, mais ils sont carrément allés à l’opposé de son caractère là, laissant même Clarke prendre sa place. Cela lui monte aussitôt à la tête et il prend donc la place de Jack. Ce n’est pas bien original, mais la série ne l’a jamais été et ça ne l’empêche pas de réussir à être marrante. En plus, Rachel s’impose de plus en plus comme un personnage excellent pour Jack et pour la série en général. Il n’y a pas à dire la qualité générale s’améliore depuis qu’elle est là, et j’espère que ça va continuer comme ça car la série est en train de devenir vraiment comique, l’air de rien, et je m’attache de plus en plus aux personnages.

17.pngÉpisode 16 – Aaron Wolf – 15/20
I want to get your integrity pregnant

La série change de jour et repart au passage sur un épisode plus classique avec Jack jaloux d’un autre aventurier qui donne son titre à l’épisode : Aaron Wolf. C’est un ancien collègue de Jack et bien sûr, il le déteste. Bon, il faut dire que c’est dur d’apprécier ce cliché sur patte qui ne cherche qu’à vendre sa marque. Comme toujours avec The Great Indoors, on cumule tous les clichés possibles et on voit ce que ça donne. Comme toujours aussi, tout le monde passe sa journée à boire, que ce soit chez Eddie ou dans le bureau du boss. On en revient donc à un épisode où Jack veut que les jeunes travaillent bien et où un élément perturbateur l’empêche d’atteindre son but. Finalement, cela délivre ses promesses quand Jack et Clarke partent en aventure dans les bois. Clarke étant le boulet qu’il est, tout l’humour vient de lui.  Bien sûr, la leçon du jour est que les millenials ont appris des choses au contact de Jack, c’est donc bien mignon. L’humour passe toujours bien dans cette série : ce n’est pas exceptionnel, pas renversant, mais ça fait son job de divertissement et c’est un excellent format pour les pauses-repas si vous n’avez personne à squatter, lalala.

Capture d'écran 2017-04-04 14.35.03.pngÉpisode 17 – Cubicles – 17/20
Later Days, Mayonnaise.

Je crois bien que l’épisode de mardi dernier était un vieil épisode qui n’avait rien à faire à ce stade-là de la saison, car la diffusion a repris normalement le vendredi. Mieux : cet épisode repart sur les intrigues à long terme et fonctionne tout de suite beaucoup mieux. Ne supportant plus ses collègues, Jack demande à Brooke d’avoir son propre bureau, mais celle-ci lui offre à la place un box, bouleversant l’espace habituel de nos héros. Cela fonctionne très bien car l’épisode enchaîne les gags autour de ces cubes placés au centre de la rédaction. Cela permet d’explorer la relation Mason/Clarke, de voir Emma comprendre que Jack s’appelle Ashley et Brooke devenir une pro du harcèlement. Cette dernière était particulièrement hilarante dans son rôle à contre-emploi et les différents personnages s’en sortaient tous bien, même la réceptionniste que j’exclue toujours de ces critiques alors qu’elle apporte une petite touche sympa (je ne trouvais pas ça drôle au début, mais désormais, je m’y suis fait et elle manquerait si elle n’était pas là).

Cet épisode est également celui de la rupture entre Rachel et Jack, pour raison professionnelle puisqu’elle déménage au Canada. C’est bien dommage car j’adorais ce personnage, mais ça fournissait une nouvelle intrigue très efficace. Bref, les seul défauts de cet épisode sont de dire au revoir à Rachel (de la pire des manières, je crois) et de nous montrer Eddie voulant être magicien. C’était censé être drôle, mais ça ne l’était pas. Heureusement qu’il y avait la scène du churros pour rattraper ça, c’est l’un des meilleurs gags de la série, aussi idiot soit-il !

Screenshot_2017-04-08-11-06-19.pngÉpisode 18 – Party Paul – 17/20
– You’re bi…
– Lingual? Si, claro.

C’était un épisode bien plus drôle que je ne l’aurais cru. Le but principal est de nous montrer Roan, le père de Brooke, devenir pote avec Paul, son fiancé, autant qu’il l’est avec Jack. Ce qui fonctionne le mieux dans cet épisode est le fait qu’il réunit tout le monde autour de la même intrigue. Du côté des « vieux », on a donc Jack qui est missionné par Brooke pour que Paul & Roan finissent par s’entendre. Bien sûr, cela se passe aussi mal que prévu, avec un Paul qui finit dans la nature. Brooke est un peu sous-exploitée cette semaine, c’est dommage. Du côté des millenials, Mason hésite entre trois rencards possibles, ses amis tentent donc de l’aider. Cela mène à la meilleure scène de la série (et à un fou rire aux larmes pour moi, dans le métro, bonjour l’affiche !) où Jack découvre la bisexualité de Mason. Ce n’est pas si drôle en soi, mais je la découvrais en même temps que lui et le comique de répétition a eu un bon effet sur moi, de même que le passage à l’espagnol. Je suis incapable d’expliquer ce que j’ai trouvé si drôle dans cette scène pourtant classique. Derniers bons points de l’épisode : le cliché d’Emma qui passe deux secondes à faire des trucs informatiques qui prennent des heures habituellement (histoire de faire rire), car c’était efficace sans être trop redondant et assez utile à l’intrigue, le retour du fastfood avec la serveuse connasse et le retour de la punchline de Paul, qui est un bon ajout au casting. La conclusion de l’épisode est moins efficace, mais l’épisode est solide ; et surtout, j’ai explosé de rire quoi.

18.pngÉpisode 19 – Ricky Leaks – 18/20
So now any of us can read what any of us has written about any of us?

Il n’y a plus d’internet dans la rédaction du journal parce que Brooke ne parvient pas à dire à l’électricien qu’il est mauvais. Seulement, il entend toutes les critiques que Jack fait de lui. Il démissionne donc et balance tous les mails envoyés sur le serveur du boulot aux employés du magazine : c’est le Ricky Leaks. Oh, j’adore ce genre d’épisodes ! Du coup, j’en ai attendu un peu trop et j’ai été quelque peu déçu, malgré un épisode clairement très drôle. Il n’y a pas à dire, j’aime beaucoup cette série, aussi simplette soit elle. Il n’y a qu’une seule intrigue cette semaine, qui tourne autour de la révélation des mails et une escalade sympa : un meme autour de Clarke (Orange Soda), Clarke en-dehors de pas mal de délire et surtout Clarke qui aime Emma. Ce dernier secret reste bien secret, mais la majorité du temps, les gags autour de la révélation tombait à plat pour moi. Je trouvais surtout la situation de Clarke bien triste… Dans l’ensemble, il y a de bons moments et j’ai éclaté de rire plusieurs fois, ce qui n’était pas du tout le cas en début de saison. Je me retrouve donc à espérer un renouvellement, mais toujours pas d’infos.

Capture d'écran 2017-04-29 13.40.10.pngÉpisode 20 – The Heartbreaker – 15/20
Happy divorce-sary.

Jack décide d’aider Eddie à se trouver une nouvelle petite amie, ou au moins un coup d’un soir, pour oublier son ex-femme. Cela dit, Eddie aime se saboter, alors Jack utilise les millenials pour trouver des solutions, ce qui permet de bons gags, notamment sur la bisexualité de Mason, encore. C’est finalement Brooke qui l’aide le mieux, mais le bar dans lequel ils se rendent est également celui dans lequel est Denise, l’ex-femme d’Eddie. Brooke était parfaite dans cet épisode, à se bourrer la gueule et à révéler sa vraie personnalité. Clairement, elle vole l’épisode et son mariage avec Paul touche à sa fin. Eddie n’a de toute manière ni besoin d’elle, ni de Jack pour finalement se mettre avec Allie, une amie de Brooke, au moins pour la nuit. Et peut-être plus, il faudra voir la suite. De son côté, Emma veut larguer Greg, ce qui ouvre une fenêtre de possibilités pour Clarke. Seulement, Clarke est aussi beaucoup trop attaché à Greg, alors il lui fait une journée parfaite, tel un père avant le divorce. C’était un peu moins fun de ce côté-là, surtout que l’intrigue reste très ouverte avec une Emma énervée après Clarke et une rupture avec Greg pas franchement sincère. Mais bon, c’était un épisode marrant malgré tout.

21.pngÉpisode 21 – Roland’s Secret – 16/20
– Here you go, Clark Kent
– Thanks, Souper Girl.

Oh là. Changer de case horaire et de jour, encore, à deux épisodes de la fin de saison ? Cela sent très mauvais l’annulation. Quoiqu’il en soit, l’épisode n’était pas trop mauvais avec deux intrigues cette semaine. D’une part, Emma est malade, ce qui (pour une raison mystérieuse qui n’est autre que c’est comme cela que son père a séduit sa mère) donne envie à Clarke de tenter sa chance pour se mettre en couple avec. Il décide donc de lui acheter de la soupe dans un Starbuck de la soupe (je ne connaissais pas, c’est étrange comme concept) et y rencontre la fille parfaite pour lui. Il est juste trop idiot pour s’en rendre compte, mais heureusement Mason est là. Emma se montre évidemment hyper désagréable avec lui quand Clarke se montre finalement à sa porte. Du coup, il finit l’épisode en rencard avec Nikki, ce qui bien sûr rend Emma jalouse. Pendant ce temps, Jack se retrouve au milieu d’une future dispute entre Roland et Brooke. Cette dernière voit un conseiller conjugal avec Paul avant même le mariage, demandant à Jack de le couvrir. En parallèle, Roland lui apprend qu’il est de nouveau marié (à Sheryl, dont il peine à retenir le nom) mais ne l’a pas dit à sa fille. Tant de secrets voués à être révélés, ça ne peut que promettre quelques merdes sur le chemin. C’est effectivement le cas, mais le père et la fille parviennent à se mettre finalement d’accord. Brooke est donc motivée à se marier le plus vite possible. Pas de chance, c’est Paul qui change d’avis et est maintenant d’accord avec elle pour prendre son temps. Arf, la fin de saison promet de déménager ! Cet épisode était sympathique, mais pas aussi drôle que les précédents. J’ai quand même ri à plusieurs reprises, il faut bien l’avouer, et l’approche du dernier épisode se fait subtilement. J’espère que la fin ne sera pas trop ouverte, parce que je crains l’annulation.

22Épisode 22 – The Company Retreat – 13/20
Funny running into you at this mandatory work event.

Bon, c’est embêtant, ils s’en vont sur un épisode un peu moins drôle que d’habitude. L’ensemble de l’équipe part dans une retraite d’un week-end dans les bois. C’est lors de ce voyage annuel que Jack avait couché avec Brooke, et Jack compte bien en profiter pour que Clark et Emma commencent une relation.
Comme c’est la fin de saison, il ne fait aucun doute que les choses avanceront d’un côté ou de l’autre (ou des deux). Il y a quelques bons moments, surtout dans la relation Jack/Brooke et l’idiotie d’Emma qui ne comprend rien à la drague de Clark. Bien sûr, les choses ne peuvent se faire sans que Clark ne fasse n’importe quoi.
Pendant ce temps, Roland décide de quitter le journal pour trois mois, laissant la direction à Jack. Il profite du week-end… avec Mason ? Drôle d’intrigue finale pour ces deux-là.
Sans grande surprise, Clark et Emma finissent ensemble, mais l’intrigue est franchement décevante. Emma tombe dans les bras de Clark parce qu’elle l’a entendu se « battre » pour elle en faisant un câlin à Greg après lui avoir dit qu’il aimait Emma. Un an pour ça ? Bof. Ils ne sont toujours pas faits pour être un couple en plus… et Emma le sait très bien, puisqu’elle fait ensuite semblant d’avoir oublié le week-end à cause de l’alcool, ce que Mason découvre facilement, faute de temps pour faire durer le suspense.
Quant à Jack et Brooke, ils ne se passent rien entre eux durant le WE, Jack prenant plutôt la décision d’appeler Paul afin qu’il se batte pour elle. N’assumant pas trop cette énorme erreur, il demande ensuite à partir au Brésil à la place de Roland. Alors pourquoi pas en soi, mais c’est un peu gros, parce qu’à aucun moment nous n’avons vu Jack vraiment retomber amoureux de Brooke. Autant je trouve qu’elle a toutes les raisons d’être sous le charme, autant Jack n’a rien laissé paraître qui indique ses sentiments dans les épisodes précédents.
Enfin, Eddie et Esther ne servent absolument à rien cette semaine, Esther n’ayant même pas de réplique dans l’épisode.
Franchement, c’était un dernier épisode décevant, malgré quelques bons moments. C’était à la hauteur du début de saison, mais pour la fin, ça retombe comme un soufflet.

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EN BREF – Je ne donnais pas cher de cette saison 1 que je ne regardais que pour Joel McHale que j’avais adoré dans Community. Force est de constater que je m’étais trompé : si la série ne révolutionne absolument rien, elle finit par trouver son rythme et ses dynamiques humoristiques. Cela marche très bien après quelques épisodes. Divertissante dès le début, la série en arrive même à être marrante par la suite, puis carrément hilarante. Quelques-uns de mes plus gros fous rire de l’année ont eu lieu devant The Great Indoors et je ne m’y attendais pas du tout.
La conclusion de la saison n’est vraiment pas à la hauteur, mais elle a le privilège de fermer un peu l’ensemble des intrigues. Clarke et Emma ont eu leur premier baiser, la tension entre Brooke & Jack est réglée par le départ de celui-ci, les personnages secondaires n’ont de toute manière pas eu de fil rouge. On sent qu’il y a encore des tas de choses à raconter avec ces personnages, mais si la série devait s’arrêter là, il y aurait malgré tout un sentiment de conclusion apporté.
La saison 2 reprendra trois mois plus tard au retour de Jack si elle doit exister, la saison 1 peut malgré tout être visionnée comme un tout sans suite. Le network n’a plus qu’à faire son choix sur un renouvellement ou non, mais quoi qu’il arrive, je serais satisfait. J’ai beau avoir adoré cette première saison, elle n’a pas réussi à se rendre incontournable ou essentielle. Je serais heureux de la retrouver, triste de la quitter, mais en aucun son annulation ne me fera tomber en dépression comme celle de The Last Man on Earth pourrait le faire.
Affaire à suivre, donc.