Powerless (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mes avis sur les épisodes de la saison, à chaud, juste après visionnage.

Avis : Une série qui réunit Vanessa Hudgens, Alan Tudyk et surtout Danny Pudi – l’inégalable Abed de Community ? Évidemment que je me précipite dessus tout de suite, quelle question.

Je ne suis pas particulièrement plus renseigné sur la série en elle-même. C’est une comédie, ça OK, dans l’univers DC, ça, ça m’embête un peu plus parce que je ne suis pas à jour du tout dans Arrow/Flash et tout, mais bon, je survis avec ces retards et spoilers devant Supergirl, alors ce n’est pas une excuse suffisante pour ne pas commencer.

Bref, j’ai un peu peur d’être déçu quand même, car je me sens déjà fan d’avance alors si je n’aime pas, ça va me saouler d’avoir autant attendu un truc médiocre. Vous voyez ? J’ai déjà trop d’attente alors que j’en ai à peine vu une bande-annonce. Seulement, le casting et l’histoire de base (une compagnie d’assurance dans le monde des super-héros), c’est tout à fait ma came, comme dirait l’autre.

Allez, hop, le verdict avec les critiques de chaque épisode après chaque mes visionnages. Et on commence tout de suite avec le pilot !

01.jpgÉpisode 1 – Wayne or Lose – 16/20
What if it wasn’t? What if it was the opposite of a desk?

Verdict ? Ce n’est pas une déception, c’est même techniquement exactement ce que j’en attendais. Pas plus, donc, mais c’est déjà ça.

Je ne sais pas bien par où commencer : ce pilot était assez classique. Il introduit bien l’ensemble des personnages, une situation de crise qui ne dure pas et un schéma d’épisode qui va pouvoir tendre à se répéter à l’infini : problème, générique trop lent, solution, reproblème, solution définitive. Il lui manque a priori un fil rouge pour donner envie de revenir chaque semaine, et c’est peut-être ce qui fera défaut sur le long terme.

Pour le moment, cependant, la bonne humeur de Vanessa Hudgens est suffisamment contagieuse pour se surprendre à sourire sans raison. Les répliques fonctionnent pour la grande majorité d’entre elles, avec malgré tout quelques petits problèmes de rythme qu’il faudra corriger dans les épisodes à venir.

En soi, rien de surprenant dans un pilot, les premiers épisodes d’une série ayant souvent besoin d’un peu de temps pour ajuster leur équilibre, particulièrement en comédie. Les décors sont limités mais tous très travaillés, les effets spéciaux juste assez bons pour ne pas être horribles, juste assez mauvais pour nous rappeler qu’on est là pour rire. L’univers DC est pas mal exploité, histoire de nous donner l’impression d’être dans un monde connu, mais sans trop en faire non plus.

Chaque personnage est pour l’instant assez cliché, mais cela est un bon moyen de construire des personnages comiques et des comiques de situation qui se développent d’eux-mêmes. Chacun est parfait dans son rôle, et particulièrement Alan Tudyk en faux gentil/faux méchant ou Danny Pudi en Abed. Oui, bon, j’avoue que si j’ai autant aimé, c’est parce que j’ai vraiment l’impression de retrouver Abed de Community qui serait parti faire sa petite expérience dans le Dreamatorium.

Vraiment, c’est le même personnage pour l’instant, dans un univers décalé. Et ça me convient parfaitement.

Quoiqu’il en soit, chacun a réussi à me faire rire dans cet épisode, suffisamment pour qu’il soit dur de choisir un préféré, il n’y a donc pas que ça qui m’a convaincu. Je ne pense pas aller jusqu’à parler de coup de cœur pour le moment, car la première saison va devoir s’éviter pas mal de pièges pour réussir et il est dur de juger sur ces 22 minutes.

C’est un début solide, qu’il va falloir consolider et qui peut-être annonce le début d’une très bonne série !

02.pngÉpisode 2 – Wayne Dream Team – 11/20
You promised me that we were going to stand in awkward silence

La série est à peine commencée qu’elle est déjà en voie d’extinction avec des audiences catastrophiques, mais qu’importe, je suis de retour car moi, j’ai plutôt bien aimé le pilot.

Il est vrai néanmoins que j’attendais beaucoup de ce second épisode pour me faire une idée définitive. Avec le recul, je tiens à dire que le générique est finalement une valeur sûre. En revanche, cette semaine peine à me faire rire contrairement au pilot.

Cette fois, on a surtout l’impression que tout le monde fait de son mieux pour faire rire, mais ça semble forcé, autant dans l’écriture que dans le jeu des acteurs. Je n’ai pas réussi à rentrer dedans du tout, contrairement à la semaine dernière où le sourire de Vanessa Hudgens avait fait tout le travail à lui tout seul.

L’intrigue du parapluie protecteur est intéressante, mais traitée avec trop de négligence au sein de l’épisode. Le directeur qui se photoshoppe sur la photo de la boîte, c’était une bonne idée, mais son exécution peine à convaincre, même si le passage sur les memes était sympa.

L’autre bonne trouvaille de cet épisode vient de l’ajout d’un souffre-douleur pour tout le monde, qui n’est pas sans rappeler Sandra de Superstore, série diffusée juste avant… surprenant, non ? Non.

Et Emily qui veut se faire des amis… on pouvait difficilement faire plus forcé que ça comme intrigue, tout y tombe à plat, de l’idée de base à la vidéo anti-harcèlement de six heures. Du coup, ben, ça peine à me convaincre dans l’ensemble et je suis déçu parce que je rejoins les critiques négatives de la semaine dernière, malgré un casting que j’adore.

Tout le monde semble y mettre de la bonne volonté, mais ça ne prend pas et c’est bien dommage !

03.pngÉpisode 3 – Sinking Day – 13/20
Your father is a poor so it doesn’t matter if you have his respect

Moui. L’épisode commence par une scène d’introduction qui a réussi à me faire rire, mais la série peine encore à proposer une intrigue consistante dans ses épisodes. La structure en deux sous-intrigues est utilisée cette semaine, et s’il y a du mieux, ce n’est toujours pas ça.

D’une part, nous avons donc Emily qui galère avec Van, son boss. Il faut dire que celui-ci est un idiot finit et qu’il fait perdre un client important à la boîte. Il doit alors faire face à son père qui le considère comme une déception. Du coup, ces deux-là se démènent pour se trouver un nouveau client, la ville d’Atlantis, rien que ça.

L’humour est clairement forcé (littéralement dans une scène où les personnages font semblant de rire quand même) et tombe à plat dans cette intrigue, mais la relation Emily/Van fonctionne, ce qui n’est pas négligeable comparé à la semaine dernière. On voit donc ces deux-là apprendre à travailler ensemble et développer des running-gags qui sont au choix lourds ou efficaces, comme la constante mention de son père par Emily.

Il faudra voir comment ça évolue par la suite, mais c’est un peu tout le problème : cela fait trois épisodes qu’il faudra voir.

D’autre part, le reste de l’équipe traque la présence d’un superhéros au sein de la boîte. C’est plutôt très sympathique et fonctionne à merveille, avec de bonnes blagues et références au monde des super-héros et DC. Le côté parodie de Superman/Supergirl est une bonne réussite dans cet épisode, cela m’a fait sourire plus d’une voix.

Et puis, Danny Pudi parvient toujours à me faire rire, ce qui sauve pas mal de scènes.

Bref, l’épisode ne délivre pas toutes les promesses de la série, mais l’ensemble est meilleur que la semaine dernière. Il va falloir toutefois que Powerless se trouve bien vite un équilibre, parce que les répliques parodiant le racisme, c’est moyen, et la voix de dingue de Vanessa Hudgens, ça ne peut pas s’exploiter à chaque fin d’épisode.

04.pngÉpisode 4 – Emily Dates a Henchman – 11/20
Obviously.

Cela fait donc déjà six mois qu’Emily est arrivée dans l’entreprise. Alors je sais que ça fait deux semaines que je n’ai pas regardé, mais quand même, c’est long six mois, non ?

Quoiqu’il en soit, elle est célibataire et ça ne lui va pas quand elle reçoit une invitation de son ex pour… son mariage. Forcément. Elle fait donc une soirée filles au bar et rencontre l’homme idéal, un docteur qui n’est rien d’autre qu’un méchant homme de main.

L’intrigue est sympa, mais les scénaristes vont trop vite en besogne pour faire comme si Emily était subitement devenue amie avec l’ensemble de ses collègues et tout cela sonne particulièrement faux. L’équilibre n’est toujours pas trouvé dans les interactions des personnages, du coup, ce n’est pas franchement une bonne idée de proposer un saut dans le temps pareil.

C’est dommage car chaque personnage est sympathique, mais cela ne suffit pas à créer une dynamique d’ensemble.

De leur côté, les hommes de l’équipe récupèrent un boomerang de Batman et espèrent ainsi le rencontrer. Tous paraissent terriblement enfantins et l’intrigue n’est pas franchement drôle. En fait, c’est tout le problème de cette série qui est résumé avec cette intrigue : ça essaye d’être drôle en jouant sur les superhéros, mais ça finit par être trop enfantin et surtout, surtout, trop insistant.

Et du coup ça ne fonctionne pas du tout. La série est en passe de devenir la déception de la saison, surtout maintenant que sa fraîcheur est passée.

05.pngÉpisode 5 – Cold Season – 12/20
Is this exciting or Emily’s exciting?

Ayant pris du retard, j’enchaîne cet épisode après le précédent qui était extrêmement moyen. L’avantage, c’est que je suis confiant dans le fait que ça ne peut que difficilement être pire !

Donc comme d’habitude, deux intrigues. D’une part, Emily arrive au travail avec une bonne nouvelle : un concours du meilleur inventeur. Malheureusement, la concurrence est rude. Du coup, Teddy, dont je viens juste d’apprendre le nom (c’est donc Abed), stresse à fond sur le projet qu’il va tenter de présenter et c’est Emily qui l’inscrit contre son gré. Cela finit, sans surprise, très mal puisque Teddy perd et tombe en dépression, jusqu’à une petite conversation avec Emily, où ses gants chauffants finissent par trouver toute leur utilité. Plutôt classique, pas vraiment drôle, mais fonctionnel.

D’autre part, le boss part en week-end avec son amante et l’enfant de cette dernière, commandant une voiture en pièces détachées. Ron se laisse avoir par gentillesse et le boss abuse donc de lui pendant un temps… et en fait, tout court, car Ron a beau se défendre, il se fait avoir encore et encore. Sympa comme morale. Le tout se déroule en début de la saison hivernale, la saison où les super-méchants du froid débarquent en ville.

C’est un prétexte qui sert de titre à l’épisode, à quelques gags pas très réussis et… c’est à peu près tout. Et je veux pas dire, mais si même un épisode se concentrant sur Danny Pudi ne réussit pas à me passionner, c’est foutu.

Le niveau se maintient : une série qui tente d’être drôle sans vraiment trouver le bon équilibre pour l’être. Elle n’est pas ennuyante, mais pas drôle, divertissante, mais pas inoubliable. C’était une expérience sympa, qui aurait dû apporter une vraie révolution avec elle, mais qui arrive à peine à atteindre le rang de série sympa. Dommage.

06.pngÉpisode 6 – Bitch I’MA – 14/20
Aaaw people use my name as a verb?

Hey, on se retrouve aujourd’hui avec non pas un, ni deux, ni trois, mais bien quatre critiques d’épisode de Powerless. Eh oui, j’ai rattrapé mon retard et, comme ils ont déconné dans la diffusion (je suis bien content d’avoir pris du retard quand je vois comment ils se sont plantés), j’ai même pris de l’avance ! Sans regret.

En effet, c’était un peu plus agréable d’avoir plusieurs épisodes à se mettre sous la dent, histoire de bien rester dans le délire… et de confirmer qu’on a beaucoup d’inégalités dans la série. Cet épisode 6 débute sur le départ de Crimson Fox de Charm City. C’est très dommage : c’est l’une des seules super-héroïnes régulières de la série. Or, c’est bien de nous convaincre que nous sommes dans une ville habituée aux superhéros. Je ne suis pas trop convaincu par ce départ qui n’annonce rien de bon pour moi.

Le reste de l’épisode se divise comme toujours en deux intrigues. La première intrigue, celle qui donne son titre à l’épisode, rebondit sur ce départ de Crimson Fox avec Emily qui s’inscrit à un cours de self-defense, embarquant Jackie avec elle. Oui, mais Jackie lui pose des lapins car elle préfère être chauffeur Uber, soit disant pour payer un voyage à sa fille. Cette intrigue fonctionne mieux que celle des épisodes précédents, en prenant enfin un peu de temps pour approfondir les relations entre les personnages du casting principal. Malheureusement, ça peine à être vraiment drôle tant c’est convenu.

À l’inverse, Alan Tudyk continue à être dans le surjeu qui le caractérise. Le personnage de Van pète un câble cette semaine car quelqu’un a utilisé ses toilettes persos. Là aussi, on retombe assez vite dans des thématiques vues et revues, avec les trois amis ligués les uns contre les autres.

La fin de l’épisode propose heureusement une très bonne blague avec les caméras de surveillance (procédé que j’ai néanmoins vu il y a moins d’un mois dans Teachers). Parmi les bonnes choses, l’emploi des prénoms comme verbe est un autre classique qui m’a plu… et la réplique sur Spartacus était on ne peut plus vrai, merci pour le spoiler !

Bref, ça remonte la pente des épisodes 4 et 5, atteignant pour moi vraiment le statut de divertissement. Sans plus. Si, c’est mieux qu’avant où ça me donnait à peine envie de revenir. Sans ce casting, je serais parti il y a déjà longtemps…

07.pngÉpisode 7 – Van v Emily : Dawn of Justice – 13/20
Ouh say cubicle!

L’épisode 7 nous introduit une nouvelle superhéroïne, Green Fury, et je sens venir une valse incessante de super-héros. C’est en soi une bonne idée, car cela permet de renouveler un peu les dynamiques avec le casting. Enfin, encore faudra-t-il qu’ils arrivent à créer de bonnes dynamiques… et que ça ne soit pas trop dommageable de perdre de bons atouts !

Green Fury, donc, débarque et sauve Teddy qui oublie aussitôt sa copine du moment, Hannah. Alors, ça fait un moment que j’ai vu les premiers épisodes, mais je crois bien que nous n’en avions jamais entendue parler de celle-là. Et pourtant, on a vu sa famille dans un épisode. J’aime bien quand une série avance vite, mais je trouve qu’on nous pond toujours des trucs en fonction des besoins de l’épisode, et ce n’est pas toujours efficace.

Il passe le reste de l’épisode à chercher sa Green Fury (encore une actrice que j’aime bien, vue l’an dernier dans Grinder, où elle incarnait je crois le meilleur personnage). Il tente tout ce qu’il peut, se fait sauver par un autre super-héros, et la retrouve finalement par hasard quand il se promène dans la rue avec Hannah.

Son obsession pour les super-héros prend donc une nouvelle tournure, qui rend le personnage un peu plus niais et débile. Dany Pudi le joue à merveille, mais j’ai du mal à accrocher, exactement comme lors de l’épisode 4.

La seconde intrigue ne m’a absolument pas passionné. Une fois de plus, il était question de la relation Emily/Van et donc d’une bataille d’ego. Emily y gagne un bureau (mais ça va l’isoler du reste du casting, alors je suis sceptique) et Van un peu d’humilité (ou pas). Il y avait quelques trouvailles marrantes (l’employé du mois), mais c’est tout. Or, ça résume de plus en plus la série pour moi : il y a vraiment de bonnes trouvailles dans le scénario et l’écriture, mais la mayonnaise ne prend pas.

C’est frustrant, Powerless est en train de suivre l’évolution inverse de The Great Indoors, qui n’a pas une once d’originalité mais qui réussit à s’en sortir par je-ne-sais-quel-miracle grâce à de bonnes dynamiques entre ses différents personnages.

08.pngÉpisode 8 – Green Furious – 15/20
We were emasculated Superman!

Green Fury est de retour dans cet épisode. C’est une bonne chose que la série entre dans cette continuité, même si je redoute toujours une valse de superhéros. Le monde des superhéros n’est que trop effleuré à mon goût, ou trop exploité au contraire. Je m’explique : disons que c’est censé se passer dans l’univers DC, mais je n’ai jamais vu autant de superhéros se côtoyer dans les séries DC (bon, ce n’est pas comme si je les regardais toutes non plus), alors leur surnombre à Charm City (et idem pour les hommes de main) me laisse un peu perplexe. C’est en tout cas donné comme un fait, donc c’est comme ça et il faut faire avec.

Comme d’habitude, nous retrouvons deux intrigues dans cet épisode. L’une ne m’a pas transcendé du tout, alors qu’elle se concentrait notamment sur Jackie, qui est un personnage que j’aime beaucoup. Il y était question de sa fille, qui devient pote avec Wendy. Franchement, je n’ai pas grand-chose à en dire, ça se regarde, mais ce n’était pas particulièrement drôle.

C’était beaucoup mieux concernant l’intrigue d’Emily. La série aborde le féminisme dans cet épisode, un élément inattendu pour une comédie sur cette chaîne, mais étonnamment (et heureusement) plutôt bien maîtrisé. Emily tente donc d’imposer ses vues féministes après avoir sauvé la vie de Green Fury. Elle se retrouve fichée comme sa petite amie.

Cette intrigue se concentre sur l’acharnement médiatique que subit Green Fury parce qu’elle est une fille, avec en écho la vie professionnelle d’Emily, qui subit le sexisme de Van (sois belle et tais-toi, en gros). C’est plutôt bien géré dans l’écriture, qui mène les deux à devenir très amies.

De son côté, Teddy continue d’être désespérément amoureux de Green Fury, uniquement parce que c’est une super-héroïne. J’ai aimé le pull « This is what a feminist looks like » qui n’est pas sans rappeler Unreal et la critique de Game of Thrones. Tellement, d’ailleurs, que je me suis demandé si, finalement, ce déguisement de Teddy n’était pas qu’une parodie de moi. Et en bon narcissique, paf la note de l’épisode grimpe.

Bref, c’était un épisode sympa, avec une très bonne construction, notamment dans le retour de l’Olympian et le scandale du faux-féminisme évité. Il y avait un côté très acerbe dans la critique de ce qui est infligé aux femmes célèbres, mais aussi une critique de la pub. De ce côté-là, c’est tout bon.

Oui, mais… il me manque toujours un truc, un vrai bon humour. Le plus souvent la série, le scénario, les acteurs en font trop pour faire rire, et ça se sent, et ça gâche un peu l’humour. C’est forcé, et ça ne prend pas sur moi quand c’est forcé.

Une fois de plus, néanmoins, j’ai adoré la conclusion de l’épisode avec le mansplaining de Van qui était bien interprété et digne du perso. Malheureusement, même s’il finit tout seul, il n’y a personne pour le contredire et c’est un peu dommage. C’était en tout cas fait intelligemment.

09.pngÉpisode 9 – Emergency Punch-Up – 16/20
I guarantee you’ll lava it

J’ai bien aimé cet épisode, mais c’est peut-être parce qu’il commençait à se faire tard quand je l’ai vu (indulgence ?) ou parce que peu à peu j’entre mieux dans l’univers de la série. Il n’y a pas à dire, enchaîner les épisodes a fait du bien. Malheureusement, j’ai peu d’espoir sur la survie de la série par la suite. Bon, ça reste des acteurs que j’adore, alors je poursuis de toute façon !

Cette semaine, on sort un peu de la construction autour de deux intrigues, et ça permet à la série de respirer. C’est ironique, car tout le problème des personnages est justement de ne pas pouvoir respirer à cause d’une attaque de gaz sur la ville de Charm City. Et seul le casting principal est au boulot parce que le reste est parti en week-end détente.

Le personnage de Dorothy (la grand-mère) est sympathique et, là aussi, c’est agréable de voir une sorte de cohérence se développer entre les épisodes. Puisqu’on la déjà vue auparavant dans la série, ça donne l’impression d’être devant un truc solide ; un peu comme le faisait parfois Community (shut up Leonard).

D’ailleurs, j’ai pensé à Community plusieurs fois devant cet épisode : l’équipe qui s’alcoolise et le team building qui part en vrille me rappelait le study group, l’attaque au gaz un certain épisode d’Halloween, les jeux de mots foireux et l’obsession du karaoke étaient des twists sympathiques dignes de Britta. Il faudra voir si la série parvient à rebondir sur tout ça dans les épisodes suivants, car on tient là une bonne base solide de références et d’informations à réexploiter par la suite.

Oui. Une fois de plus, « il faudra voir ». C’est vraiment dommage après autant d’épisodes de continuer à attendre que la série se libère un peu et ose plus de choses, tout en espérant qu’elle arrête de forcer sur d’autres points.

Et puis, quand même, il n’y a pas à dire, Vanessa Hudgens n’a vraiment pas perdu sa voix ! Sa partie de karaoké était bien trop courte, du coup. Là aussi, c’est la deuxième fois qu’ils exploitent sa voix et je m’attends de plus en plus à les voir nous pondre un épisode musical.

Bon, il y avait malgré tout deux intrigues bien dissimulées au sein de cette grosse histoire d’attaque de gaz. D’un côté, nous avions Emily obsédée par la construction d’une amitié avec ses collègues, de l’autre, Van qui embauchait des comiques pour avoir enfin de la répartie (et mettre à mal Jackie). Cela fonctionnait drôlement bien d’ailleurs de voir Van dans ce genre de délire (et sans vouloir virer à l’obsession Community, c’était très « deanesque » comme gag).

En conclusion, nous avions donc là un bon épisode, avec des gags efficaces et la construction d’une vraie dynamique de groupe. Nous en apprenons un peu plus sur les personnages et il y a l’esquisse de choses qui peuvent devenir des running-gags par la suite… si les scénaristes se décident enfin à assumer leur délire jusqu’au bout.

Pour l’instant, la série souffre surtout de vouloir trop faire rire et de vouloir être trop convaincante… Bref, elle se prend au sérieux, à l’excès, et c’est là que ça pêche dans la majorité des épisodes… pas celui-ci, néanmoins.

Oh, et je veux le même T-shirt que Teddy, il faut que je me le trouve !

Supernatural (S01)

Attention, si vous décidez de laisser un commentaire, merci de ne pas me spoiler les onze saisons suivantes, même celles que je dis avoir vu, car je les ai vues il y a dix ans, donc j’ai oublié pas mal de choses et je n’ai pas envie de m’en souvenir avant d’y être. Merci.

Spoilers sur l’ensemble de la saison 1 dans cet article, évidemment, puisque j’y critique les épisodes un à un.

Avis : Et voilà, mon énorme morceau du challenge séries 2017 est Supernatural et j’ai prévu d’en voir au moins une saison par mois, autant dire que si ça a l’air faisable, ça reste pas mal ambitieux ! L’idée était de m’en faire un épisode par jour, mais c’est loin d’être simple.

Pourquoi j’ai envie de (re)voir Supernatural ? Déjà, parce que j’aimais bien la série quand elle passait sur M6. Mais si, pour de vrai. Et puis M6 en a tué la diffusion avec des horaires improbables et un ordre totalement aléatoire. Je n’étais pas méga fan de la forme un peu trop « à la semaine » de la série, surtout sur cette saison 1. Cependant, j’en ai vu un peu plus de trois saisons quand même, ce n’est pas pour rien. Elle est vraiment cool à regarder dans le noir avant d’aller se coucher. Et puis, les guest stars sont le plus souvent des acteurs que j’adore.

Je l’avais commencée à l’époque pour Jensen Ackles que j’avais adoré dans Smallville et pour sa ressemblance avec Charmed. C’est un peu la série Wyatt/Chris que nous n’avons jamais eu alors… Je ne crachais pas dessus. Je sais bien que la série n’est pas la meilleure dans son genre, mais c’est clairement l’une des plus longues et rien que pour ça je suis un peu frustré de passer à côté de près de dix ans. Alors je suis bien spoilé évidemment, mais pas encore assez pour que ça gâche tout mon plaisir. Et puis, les premières saisons, je les ai vues il y a presque dix ans, autant dire que c’est un peu loin ! Bon, cette introduction ne sert pas à grand-chose, tout le monde connaît déjà la série de toute manière, c’est parti pour les 22 premiers épisodes de cette grande saga qui occupera tout 2017 !

Note moyenne de la saison : 15/20.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 18/20
We’ve got work to do

Ce pilot est quand même drôlement bien foutu pour un pilot, du flashback initial qui nous montre la mort de la mère à la mise en place d’une intrigue à plus long terme, avec le père à retrouver et Jessica qui brûle à la fin. Beaucoup de mystères, ça promet tout de suite un fil rouge qui ne peut que réussir. Ironiquement, si j’ai commencé la série pour Dean à l’époque, j’ai toujours préféré Sam et ça se confirme dès ce premier épisode, donc voilà, vous êtes avertis pour les treize saisons à venir. Treize saisons qui s’annoncent déjà longues à base de « Moi, j’aurais pas fait comme ça », de « Mais n’y vas pas, reste dans ta caisse/baraque », de « oh mais c’est l’actrice de [insérer ici une série que j’adore] » et de bonne musique rock des années 80. Ce premier épisode met bien en place la série en cochant toutes ces cases l’air de rien (et même x2 pour certaines parce qu’il y a de bien jeunes Sarah Shahi – Person of Interest – et Adrianne Padalecki – Agents of SHIELD – en guest). La relation entre les frères est hyper bien travaillée, chacun ayant son caractère et une crédibilité fraternelle assez dingue malgré le manque de ressemblance. L’enquête de la semaine (que j’entends bien convertir en enquête du jour pour tout voir à temps) me laisse un peu plus de marbre, c’est sûr, puisque c’est une bête histoire de fantôme, de dame blanche qui tue les hommes infidèles, mais c’est là le principe de Supernatural de toute manière. Je reconnais que bien que toute bête, cette intrigue fonctionne et il va de toute manière falloir que je m’habitue à ingurgiter ce type d’histoire, j’en ai plus de 200 à avaler encore. Peu importe, la mythologie est assez bien établie avec deux frères experts, une histoire à la semaine réglée (mais qui peut tout à fait recommencer plus tard), la dose de frisson, le suspens du cliffhanger, tout est très bien équilibré. Et vous savez quoi ? Soudainement, la trilogie du samedi me manque parce que OUI, cette série en a un jour fait partie (ça doit bien être l’une des dernières d’ailleurs).

02.jpgÉpisode 2 – Wendigo – 13/20
Sam, you know we’re gonna find Dad right?

Le Previously On souligne quand même hyper bien l’importance du pilot, mais nous voilà déjà dans un épisode qui se suffit à lui-même. Et surtout, faut pas s’étonner que je la compare à Charmed quand ils font un épisode sur le Wendigo, quoi. La scène d’introduction me permet déjà de cocher quelques cases de Bingo, car moi, j’aurais pas sorti ma tête de la tente comme le fait… Cory Monteith ? Sérieusement ? C’est dingue, tous ces guests ! Cet épisode est assez similaire à ce que je me souvenais, à savoir qu’il n’est pas grandiose après un excellent pilot et qu’il entame une longue série de flirts pour les frères Winchester (ouais, j’avais réussi à m’épargner leur nom jusque-là). Donc, on a une intrigue de la semaine pas franchement passionnante et pas digne de me filer des frissons, même si elle est plutôt bien écrite et sympa, avec ses jumpscares bien foutus. Comme la série est elle-même bien fichue, on progresse aussi sur le fil rouge, avec Dean qui arrive à convaincre Sam de continuer le boulot de leur père tant qu’ils ne l’auront pas retrouvés. Et ce n’était pas évident, parce que si son brushing reste impeccable au beau milieu des bois, Sam n’en est pas moins énervé du meurtre surnaturel de Jessica. Je le comprends, mais bon, la colère ne lui va pas trop, vivement que ça lui passe. Un dernier point sur les effets spéciaux qui ont parfois un peu de mal à survivre à la HD, l’image elle-même étant elle-même pleine de grain parce que le filtre Supernatural veut ça. Ah, le passé !

03.jpgÉpisode 3 – Dead in the Water – 15/20
This isn’t a creature

Pas besoin de chercher bien loin ma guest dans cet épisode : Amy Acker, qui est l’une des raisons qui m’avaient fait adorer cet épisode à l’époque. Et pourtant, il est parfaitement inutile au fil rouge et n’est pas sans rappeler, à son tour, ce bon vieil épisode de Charmed (encore !) sur le monstre de l’eau. C’est un peu abusé comme les parallèles sont simples quand même, mais en même temps, les deux séries tapent dans la même mythologie, alors forcément l’originalité est un peu dure. Tant que j’en suis à parler d’Amy Acker, on note qu’elle est un flirt de plus pour Dean. Ceci n’est pas du tout abusé. L’épisode en lui-même n’apporte donc pas grand-chose pour la série, mais il est malgré tout très bien maîtrisé. J’en aime le suspense et l’histoire pas si évidente que cela à deviner à l’avance. Non et puis, de toute manière, Amy Acker sauve toujours tout et tant pis si j’ai écrit son nom trois fois en quelques lignes.

04.jpgÉpisode 4 – Phantom Traveler – 17/20
Time really does fly

Pas besoin de chercher loin pour trouver une guest qui a une tête connue : dès la scène de l’avion, j’ai reconnu une régulière de Veronica Mars (la femme du doyen). C’est un jeu sacrément marrant à faire et je me demande si ça va vraiment marcher pour chaque épisode, c’est pire qu’Ally McBeal à ce stade. Bon, il s’agit clairement du premier épisode de la série que j’ai dû voir, mais dont je n’avais aucun souvenir. Autant dire que j’ai trouvé ça un peu inquiétant en le commençant : s’il ne m’a pas marqué, ce n’est peut-être pas pour rien. Pourtant, j’ai trouvé ça plutôt sympa comme épisode. J’en arrive à me demander s’il avait été diffusé à l’époque sur M6, parce qu’il est vraiment cool et bien foutu. L’intrigue est plutôt originale et je ne vois pas comment j’ai pu oublier ça, alors qu’en revanche, j’imagine bien M6 le censurer suite à un crash d’avion, comme c’est souvent la « mode » dans ce cas-là. Bon, peu importe, l’épisode nous apporte que les démons se connaissent entre eux et ont des infos sur la mort de Jessica, ce qui sert carrément le fil rouge, tout en jouant sur la peur des avions. Très bien joué comme intrigue, surtout que les deux frères apprennent également que leur père est encore en vie et refile leur numéro à tous ceux cherchant de l’aide. Franchement, faudrait être difficile pour critiquer cet épisode et lui mettre une sale note, il a beaucoup de choses pour lui malgré son statut de stand-alone. J’en arrive carrément à me dire que la série est peut-être meilleure que dans mon souvenir et que les treize saisons vont passer vite à ce rythme.

05.jpgÉpisode 5 – Bloody Mary – 16/20
Believe me, I won’t say it.

Voici un épisode dont je me souvenais très bien et que j’avais trouvé marquant, trouvant totalement stupide l’idée d’aller dire trois fois Bloody Mary dans une salle de bain et terriblement flippant la sortie du miroir. Enfin bon, pourquoi pas, faut bien faire des épisodes et c’est sûr qu’il y en a pour le faire. L’intrigue en elle-même est bien menée et l’épisode ne perd des points que parce que je m’en souvenais un peu trop pour être surpris. Il n’empêche que cette saison démarre très bien et que si je tombais sur une série comme ça aujourd’hui, il y a de grandes chances que je choisirais de la regarder. Cependant, ça y est, je commence à sentir déjà avec cet épisode que la série étire un peu son fil rouge : les cauchemars récurrents et la culpabilité de Sam commencent à me saouler, même si c’est plutôt une bonne construction de personnage. C’est juste que je sais combien de temps ça dure et ça ravive mes souvenirs d’impatience d’avoir la réponse. Vu que je regarde ça plus vite cette année, ça m’aidera peut-être. Pour le long terme, l’épisode est intéressant car l’on apprend que Sam faisait des cauchemars avant le meurtre de Jessica et que c’est pour ça qu’il culpabilise. Huhu, je connais des scénaristes qui se préparent le terrain. Quant aux guest-stars, je me souvenais évidemment de l’insupportable Marnette Patterson dans cet épisode – cherchez pas, elle sera à jamais insupportable à cause de son rôle dans Charmed, oui, je sais, ENCORE cette série -, mais j’avoue avoir été totalement bluffé/surpris de tomber sur Genevieve Buechner (Fox dans The 100, génialissime Madison dans Unreal). J’avais pourtant dû voir qu’elle avait joué dedans quand j’avais consulté mon IMDB pour la nommer « performance de la semaine », mais ça m’était sorti de la tête. C’est dingue, elle est toute enfant dans cet épisode, que j’aimais déjà il y a dix ans et qui se confirme comme réussi. Quant à vous, j’espère que vous ne lisez pas cet article à voix haute dans votre salle de bain, sinon vous avez dit trois fois Bloody Mary et vous êtes dans la merde les gars !

06.jpgÉpisode 6 – Skin – 13/20
It does not sound like our kind of problem.

J’ai soit une mémoire bien meilleure que ce que je pensais, soit vu cette saison 1 plus d’une fois, car c’est un épisode qui ne me disait rien en lisant le résumé, mais qui m’est totalement revenu dès la première scène qui commence par la fin. Je n’aime toujours pas ce type d’épisode (et en plus plein de séries le font pour leur épisode 6, allez savoir pourquoi). Bref, il est question dans cette intrigue à la semaine de shape-shifter, mais ce n’est pas vraiment la meilleure intrigue de ce type que j’ai eu l’occasion de voir. Disons que comme toujours ça fonctionne, mais sans plus, surtout qu’il y avait pas mal de longueurs (mais qu’attends-tu pour tirer ?) que les scènes bien gores ne rattrapent pas forcément. Je trouve que les effets spéciaux patinent un peu avec le recul, genre on est loin du level Orphan Black quand il y a deux Dean à l’écran. L’air de rien, cet épisode travaille un peu le personnage de Sam, de manière à expliquer pourquoi il continue cet interminable roadtrip sans avoir besoin de faire référence au père. Ah et purée, j’ai bien cru pendant un moment qu’il n’y aurait pas de guests remarquables, et puis, j’ai reconnu un acteur de Daredevil. Bon, c’est clairement pas aussi WTF que d’habitude, mais quand même, c’est assez dingue. En même temps, ça fait 12 ans, ces acteurs secondaires ont eu plus d’une occasion de percer.

07.jpgÉpisode 7 – Hook man – 13/20
Dad would check it out

« Putain, mais t’as un portable et du réseau meuf ! » n’ai-je pas pu m’empêcher de crier lors de cette longue introduction qui voit la classique petite amie en danger de mort imminente. À quoi bon, me diriez-vous, quand elle peut simplement sortir de la voiture et se confronter à un agresseur invisible ? Oui, non, ça n’a aucun sens. L’intrigue n’est pas dingue d’originalité et, un peu comme dans l’épisode précédent, elle fonctionne mais ne me marquera pas outre mesure. Je pense que d’ici une ou deux saisons, j’aurais totalement oublié cet épisode. Bon, pas totalement, car la légende dont il s’inspire est connue, mais voilà quoi. Il ne m’a pas particulièrement fait frissonner (comme une majorité d’épisode donc), ni passionner. C’est comme ça. Au moins, il aura servi à ce que Sam prenne un bon temps en oubliant Jessica. Et puis, le complexe de Dean avec son papa, on en parle ? Non parce que le « il aurait vérifié » comme excuse pour aller checker chacun des cas de la saison, c’est moyen un peu. Côté guests, il y a bien le révérend dont la tête me dit grave quelque chose mais dont l’IMDB me dit qu’il est peu probable que je le connaisse et Drake d’X-Men 2, mais c’est le premier épisode sans tête familière à outrance. Je me demande comment le vive ces personnages secondaires qui n’ont pas eu de succès au milieu de tant de guests à la carrière de folie post-Supernatural.

08.jpgÉpisode 8 – Bugs – 11/20
I wanna find dad.

Cette saison s’occupe de toutes les légendes urbaines une à une, il fallait donc un épisode sur des insectes tueurs, sinon ce n’était pas drôle, et j’ai trouvé ça bien drôle que cet épisode explore un peu la relation au père (et le complexe de Dean dont je parlais ci-dessus). C’est bien le seul intérêt de cet épisode d’ailleurs, de nous montrer la différence d’éducation entre les deux frères, expliquant aussi leurs différents caractères. L’épisode est particulièrement mauvais et les effets spéciaux n’aident pas, c’est galère de créer une invasion d’insectes, que voulez-vous ? En plus, on n’a pas vraiment de conclusion et ça semble ne gêner personne. Dommage. Côté guest, la première réplique est énoncée par Brad de Continuum, donc j’ai pas eu à chercher longtemps, même si j’ai un peu galéré à reconnaître l’acteur qui a changé de look. Au départ, il m’a fait penser à Faraday de Lost, j’avoue. C’était rigolo aussi de voir ensuite un acteur de 4400… décidémment.

09Épisode 9 – Home – 17/20
 I have those nightmares… and sometimes they come true.

Retour à Lawrence, ça faisait longtemps qu’on n’était pas venu chez les Winchester… et eux aussi. Sam avoue enfin à Dean qu’il fait des cauchemars parfois prémonitoires. C’est ce qui leur permet un retour à la maison malgré un Dean pseudo-sensible et si fragile qui a décidé de ne jamais y retourner. OK, OK. Cet épisode propose de vraiment s’intéresser au passé des Winchester et c’est une excellente chose, car il donne l’impression d’avancer dans le fil rouge. Il révèle bien la sensibilité des deux personnages principaux, et ils en ont besoin après ces derniers épisodes où ils sont trop mis en avant comme des experts invincibles (mais tout le problème est qu’ils le sont, une série avec un si petit casting, on sait bien qu’ils vont survivre). Je n’ai aucun souvenir de cet épisode qui pourtant a de quoi marquer, notamment avec la scène du bébé dans le frigo, qui est pas mal stressante dans son genre. J’ai un problème avec les maisons hantées de toute manière et cet épisode y va plutôt fort de côté-là. Les épisodes qui touchent la corde personnelle des deux frères sont clairement nécessaires pour maintenir l’attention et l’intérêt pour la série, et ce cliffhanger avec l’excellent Jeffrey Dean Morgan sait comment le faire ! Il veut savoir la vérité, mais allez savoir sur quoi, et Sam a des pouvoirs, mais allez savoir lesquels. Il était cool aussi de s’approcher du fil rouge de la saison avec l’esprit de la mère, à ne pas confondre avec le démon tout feu tout flamme qui l’a tué. C’est juste génial cette manière de distiller les éléments dans l’épisode, mais c’est dommage qu’ils n’aient mieux réparti ça sur les 22 épisodes, car ça créé de sacrés différences de qualité entre les épisodes. Celui-ci manque un peu de clarté sur la mère, mais il gère plutôt pas mal. Côté guest, c’est Adèle de Grey’s Anatomy que j’ai reconnu à la voix, parce que le look est bien différent. Pourtant, c’est la même année que ses premiers épisodes dans Grey’s, mais bon, ça date, alors je ne me souviens pas…

10.jpgÉpisode 10 – Asylum – 16/20
Dude, she kissed me, I’m scarred for life.

Et voici le très classique épisode sur l’asile psychiatrique, un grand incontournable des séries d’horreur et/ou de fantasy. L’hôpital hanté est donc revisité de manière plutôt banale avec des fantômes, des possessions et une histoire chargée… C’est un classique qui a fait ses preuves et qui est très bien exploité. Certes, on n’est pas au niveau de l’épisode précédent, mais on remonte la pente des épisodes 7 et 8 qui avaient perdu en qualité avec cette très bonne légende urbaine. Et puis, il y a même un jump scare terriblement prévisible qui a fonctionné sur moi. Au-delà de cette intrigue, le fil rouge continue de s’étirer à l’infini : leur père leur envoie désormais des coordonnées par SMS, mais comme il n’est toujours pas là, Sam s’énerve et Dean s’énerve que Sam s’énerve car il veut juste suivre les ordres de papa. Une scène qui a tendance à déjà se répéter et ça ne fait que dix épisodes (sur 250, merci bien). Cette fois, l’absence du père est même au cœur de la possession par le docteur fou, puisque Sam dit tout ce qu’il a sur le cœur une fois possédé. Classique, comme je le disais plus haut, mais efficace. Quant au cliffhanger, il est assez violent car inattendu et brusque, avec une fin bien placée. Tu parles d’une mi-saison (oui j’ai vérifié, je pensais que c’était le précédent et en fait non, c’est celui-ci). Autrement, c’est encore un épisode qui a su me faire croire qu’il n’y aurait personne de connu parmi ses rôles secondaires, pour mieux me surprendre avec Nikki des 4400. Et comme j’adore l’actrice (qui n’a malheureusement pas trop percé depuis), c’était très bien. Ce défilé de visages connus, c’est juste dingue !

11.jpgÉpisode 11 – Scarecrow – 14/20
Well, then this selfish bastard is going to California

« Je regarde un épisode par jour en 2017 » qu’il disait. Et le voilà, le 28 janvier, à l’épisode 11. Tout va bien, c’est largement faisable, n’est-ce pas ? Suite au coup de fil du cliffhanger, le père Winchester donne des noms sur lesquels enquêter mais la division entre les frères n’est que plus perceptible. Sam veut chercher papa, Dean veut obéir à papa. C’est un peu le résumé de la saison 1, de toute manière, et je suis bien sûr du côté de Sam, toujours. Alors l’intrigue de l’épouvantail n’est pas vraiment super passionnante et fait un peu redite de l’épisode avec le crochet, jouant sur les mêmes peurs des petites villes des USA finalement. Le genre de ville que je kifferais visiter mais qui en même temps est toujours synonyme de films d’horreur. Il y a des côtés que j’aime bien dans l’enquête malgré tout, car elle montre bien la nécessité qu’ont les deux frères à bosser ensemble désormais, ce qui crève l’écran dans des scènes au téléphone. Le coup de tête de Sam est donc un peu libérateur par rapport à l’intrigue lourde et répétitive, ça permet de donner un peu de consistance au fil rouge et de le faire rencontrer une autre fille sexy, encore. Je sais, j’ai intérêt à m’y habituer, il me reste 12 saisons comme ça à avaler encore. Et puis, c’est Meg, je l’aime beaucoup comme personnage, elle apporte une touche féminine sympa au casting et il est évident qu’on la reverra après un tel cliffhanger, qui intrigue déjà beaucoup plus et donne encore plus envie de (re)découvrir la suite. Quoiqu’il en soit, il y a pas mal de facilités dans le scénario, notamment la nana qui n’en a plus rien à foutre de la mort de ses parents juste parce qu’ils ont tenté de la sacrifier ou Sam qui retrouve Dean en cinq minutes et sans galérer. Cela dit, pour la réunion des frères, c’était bien joué et l’intrigue avance. Pas trop de guests reconnaissables pour moi dans ce Scarecrow… mais il y a un acteur de Zoo, d’après IMDB. C’est dingue, ça va vraiment être dans chaque épisode ! Petite mention aussi sur la technologie de ouf, téléphones à clapet et tout ! Trop la classe, ces Winchester.

12.jpgÉpisode 12 – Faith – 15/20
I’m not gonna let you die, period.

Ah le classique coup de la marche et de l’escalier à trous ! Cet épisode est sympa parce qu’il change la structure habituelle de Supernatural en nous montrant d’avance la fin d’un cas et en envoyant Dean à l’hôpital. Croyez-moi, quand on sort soi-même d’une chirurgie ambulatoire où on a trouvé le moyen de se faire grave chier à l’hôpital alors qu’on y est resté 5h tout compris, on comprend l’angoisse de cet épisode ! Il faut donc sauver Dean dans cet épisode, et ça nous fait presque oublier le fil rouge de la saison. Bon, par contre, c’est un épisode dont je me suis souvenu en cours de route, alors ça casse un peu le suspens (déjà pas trop présent puisqu’on sait que Dean va survivre). J’aime bien cet épisode, qui exploite le concept des sectes, encore et toujours, concept qu’on retrouve dans pas mal des séries du genre. Il ne révolutionne rien, et certainement pas la série, mais il se laisse regarder avec de bons moments. Est-il utile de parler guest-star quand Julie Benz est dans l’épisode ? Non, c’est bien ce que je pensais. Oh et puis, il y a aussi l’acteur du révérend, qui était dans le premier épisode de la saison 2 de The Magicians, histoire de rester dans le cadre du challenge. Côté musique, excellent usage de « Don’t fear the Reaper », que j’ai adoré découvrir (du moins, je le croyais) en lisant Career of Evil de JK Rowling Robert Galbraith.

13.jpgÉpisode 13 – Route 666 – 12/20
Oh woh, she dumped you.

La route 66 est mythique, il fallait donc un épisode qui s’en inspire au sein de cette première saison, c’était tout bonnement inévitable… Mais ce n’est pas forcément leur meilleur, loin s’en faut. Dean décide donc de rendre service à son ex, Cassie, dont on n’a jamais entendu parler, lorsqu’elle l’appelle à la mort de son père, tué par un camion fantôme (mais ça, elle ne le sait pas encore). L’épisode est très ennuyeux et seule l’ancienne relation amoureuse de Dean vient sauver ça en approfondissant un peu le personnage (mais tout semble indiquer que c’est pour un épisode et qu’on oubliera tout ça dès le prochain, jusque dans le script). Cela dit, tout oublier, c’est un peu l’envie qu’on a en finissant l’épisode – et pourtant, je m’en souvenais, pas pour les bonnes raisons, donc. J’ai malgré tout apprécié le côté #AllLivesMatter avant l’heure, mais ça paraît un peu trop forcé, malheureusement. Disons que ça se note pour l’époque, c’est osé (et tout à fait nécessaire), mais la l’histoire de fond est chiante et les courses poursuite pas si bonnes que ça, alors ça ne rattrape pas tout. Côté guest, c’est donc un vrai plaisir de découvrir Megalyn Echikunwoke interprétant l’ex de Dean. L’actrice que j’ai adorée dans 4400 est juste géniale, alors ça ne devrait pas m’étonner que ses débuts soient dans Supernatural. Elle remonte largement le niveau de cet épisode médiocre en tout cas, et pas que grâce au personnage. Dernière réflexion, parce que je trouve ça surprenant, pour un épisode 13, ils auraient pu faire sur le vendredi 13… ou tout simplement, ne pas laisser la piste Meg traîner si longtemps.

14Épisode 14 – Nightmare – 14/20
The same things killed our mother

Ah, encore un épisode dont je me souvenais en fait, c’est marrant comment tout me revient petit à petit (bon et un peu rassurant pour ma mémoire également, même si c’est le côté prêtres qui m’est revenu en premier aha, puis les différents meurtres qui m’ont marqué, allez savoir pourquoi). Sam fait un nouveau cauchemar, mais il arrive trop tard pour sauver la victime, un peu comme pour Jessica, et il y a de quoi être frustré. L’épisode en lui-même est très prévisible, avec Sam qui a des visions de futurs meurtres, qu’il cherche à endiguer et le fils complétement cinglé qui est responsable de tout ça. C’est triste, parce que j’avais un bon souvenir de cet épisode, mais finalement, ce n’est pas si exceptionnel que ça. Il est intéressant de voir les pouvoirs de Sam se développer un peu plus, en tout cas, mais tout est trop prévisible jusqu’à la révélation du démon, qui nous apprend plein de choses sur le fil rouge de la saison et permet à Sam de débloquer la télékinésie. Autrement dit, il y a beaucoup de choses qui se dessinent avec ce nouvel épisode, mais toujours pas d’avancées majeures. Toute la saison traîne en longueur, exactement comme dans mon souvenir. Côté guest, il faut parler de Beth Broderick évidemment, de Sabrina l’apprentie sorcière. Encore une déjà célèbre avant de venir dans la série, mais quand même, un visage connu de plus.

15.jpgÉpisode 15 – The Benders – 07/20
But the best hunt is human

Je devais beaucoup trop de temps sur M6 le samedi soir très tard, car cet épisode, je m’en souviens aussi, de mon premier visionnage dans le noir pendant la trilogie du samedi (tellement de souvenirs !). Il y est question d’enlèvement, et c’est Sam qui disparaît dès le départ de l’enquête. Et franchement, ce n’est pas bien passionnant. La série s’éloigne des histoires surnaturelles pour proposer une intrigue hors propos du fil rouge et du genre : une famille de cinglés qui aime traquer les humains. Pourquoi pas, l’idée, sur le papier, est bonne… mais seulement sur le papier. Aussitôt vu, aussitôt oublié, franchement. C’est décevant, jusque dans la pseudo relation entre Dean et la flic, quoi. D’ailleurs, quel mauvais perso que cette flic hantée par la mort de son frère. Rien n’allait. Et oh ! Comme c’est étonnant, c’est un épisode où personne n’a percé dans les guests ! Tous ont eu des petits rôles à droite ou à gauche d’après IMDB, mais c’est tout. Décidément, cet épisode n’a rien pour lui… mais ça peut être pour ça aussi que personne n’a percé. Allez savoir, il faut bien des ratés dans chaque saison. Celui-là en revanche, il y va fort et je me demande si je ne m’étais pas endormi devant petit. On ne saura jamais, je pense, mais ce ne serait pas étonnant.

16.jpgÉpisode 16 – Shadow – 16/20
Hiding’s a little bit childish, don’t you think ?

Et c’est le retour des écouteurs qui ne fonctionnent pas avec cet épisode, la série propose quand même beaucoup de récurrences (et une ruelle qui a servi à de multiples épisodes d’Angel, entre autres). J’aime bien l’idée d’origine en tout cas, cette ombre qui s’attaque à ses victimes. Cet épisode entre une nouvelle fois dans la liste de ceux que j’avais oublié mais dont je me souviens une fois devant, principalement grâce à Dean se vantant de ses conquêtes, parce que c’est bon, stop. Je dis la même chose de quasiment toute la saison, je sais. Le retour de Meg est absolument génial, même si vraiment pas crédible du point de vue de Sam, qui heureusement s’en méfie. J’aime beaucoup l’intrigue autour du personnage de Meg, même si je continue de regretter les quelques stand-alones depuis sa dernière apparition. C’est un truc qui m’a toujours énervé dans Supernatural, il y a trop d’épisodes qui servent à combler les trous de manière pas trop discrète. L’avantage, c’est que ce n’est pas le cas de cet épisode qui joue aussi avec nos nerfs : les victimes de Lawrence, Meg qui s’avère être une invicible bitch totale et le retour du père parfait, qui aide enfin à avancer… du moins, le pense-t-on ! Voir les Winchester ensemble est un truc qu’on a attendu seize épisodes, juste pour que ça dure deux scènes et que le cliffhanger nous relance dans la série qu’on a connu depuis le début et en conservant le mystère de Meg qu’on a cru réglé un moment. Ah les bâtards ! Côté guest star, j’ai eu un doute qu’IMDB a confirmé : la victime de base de l’épisode (Meredith) a servi d’assistante à un certain Mike Ross dans Suits. Et puis Jeffrey Dean Morgan, quand même.

17.jpgÉpisode 17 – Hell House – 15/20
You did this ? You’re a freaking jerk !

Nouvel épisode, nouveau grand classique et comme j’enchaîne les épisodes tout mon dimanche, ça devient presque too much. Peu importe. La relation entre frères fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode qui relance les hostilités amusantes entre eux. Et heureusement, parce que l’intrigue est donc plutôt banale avec une maison hantée et deux pseudo-journalistes web qui enquêtent sur des fantômes. Il était temps que l’on rencontre d’autres chasseurs pour la crédibilité de la série, malheureusement, ces deux-là sont juste le cliché habituel des mauvais amateurs qui se croient pros. S’il n’y a rien de bien original dans la proposition d’histoire pour cet épisode, celle-ci est bien menée du début à la fin, avec des twists un peu prévisibles, mais sympas, et surtout plus d’humour que d’habitude. Or, la série fonctionne toujours bien quand elle se lance dans l’humour… et ici, avec en plus, une pseudo morale philosophique sur les gens qui croient trop facilement aux histoires d’horreur. Côté guests, on retrouve la Stargirl de Smallville, dont je savais avoir vu le visage quelque part. J’aurais été incapable de dire où et elle ne sert à rien, je tiens à le dire. Sinon, et c’est un spoil sur la suite de la série, je me rappelle que les deux cinglés du site web sont appelés à revenir. C’est donc des visages qui deviennent connus grâce à la série.

18Épisode 18 – Something Wicked this Way Comes – 14/20
Because I’m the oldest which means I’m always right

Comme ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de Charmed dans cet article, je profite du titre de cet épisode pour le faire. De rien. Et pour ceux qui ne comprendraient pas, c’est le titre du pilot (et du 7×22, à peu de choses près). Cet épisode est absolument terrifiant d’un point de vue enfantin, avec un monstre qui vient aspirer leur force vitale pendant la nuit. Côté fil conducteur de la saison, cet épisode explore à nouveau la relation entre les deux frères (il n’y a que ça dans cette série de toute manière) à travers des flashbacks de Dean protégeant son frère… et foirant son rôle de grand frère, ce qui le trouble encore aujourd’hui. Trow de sensibilitad kwa. Je me moque, mais ça donne un épisode vraiment sympa, malgré l’absence de vraie avancée. J’aurais aimé par exemple que Sam se serve de son pouvoir contre le monstre, mais non. Quant au monstre en lui-même, il a le look des détraqueurs en plus creepy encore, alors forcément, ça file les frissons. Niveau guest… Il y a un gamin qui a joué dans Angel aussi, ce n’est pas forcément un visage connu, je sais, mais sa tronche de merdeux (ouuups), je m’en souviens.

19Épisode 19 – Provenance – 15/20
It’s not a who, it’s a what.

Oh, je me souviens de ce tableau et de ces idiots achetant un tableau si creepy. Je veux dire, il y a des gens qui cherchent à mourir quand même ! L’épisode en lui-même ne m’a pas passionné pendant un bon moment, il faut bien le dire. Disons que c’est un autre moyen de passer le temps, et que c’est un peu frustrant quand on sent toute la mythologie en place derrière dans la série. Sam drague encore une nouvelle nana, Dean aussi au départ dans le bar d’ailleurs et ça finit par être un débat entre eux, qui est probablement la scène la plus intéressante de tout l’épisode. Sam est mignon à draguer et à avoir peur pour la vie de sa future petite amie. Quant au tableau, il s’avère que l’esprit du père de famille le hante pour aller égorger tous les proprios… à moins que ce ne soit la petite fille qu’il tente de surveiller. L’intrigue fonctionne, une fois de plus, sur un bon rebondissement final qui améliore la qualité du tout et un jump scare qui m’a totalement eu malgré sa prévisibilité. Côté guest star, on retrouve une vraie tête connue (en tout cas pour moi) avec une actrice d’Heroes (et d’une mini-série Heroes). Mais il m’a fallu un peu de temps pour la replacer. Plus on avance dans la série, plus c’est difficile de trouver… Il y avait également une actrice des 4400, mais j’avoue que j’ai cherché sur IMDB, je ne sais pas si ça compte vraiment aha !

20.jpgÉpisode 20 – Dead Man’s Blood – 17/20
We’re not different. Not anymore.

La fin de saison approche avec cet épisode sur les vampires et la cohérence interne est à peu près respectée (plus que d’habitude en tout cas) avec une mention de Sarah, la nana draguée par Sam dans l’épisode précédent. Cependant, ce n’est pas ça qui nous approche de la fin de saison, mais bien l’intrigue : le mentor de John Winchester se fait buter par des vampires (surprise, ils existent… Je ne vois pas trop pourquoi ils ont décidé d’en faire une surprise avec tous les monstres qui existent de toute manière) et donc le papa se pointe pour aider ses gosses. Sam passe son temps à le questionner, et il n’y a pas à dire, je le préfère vraiment à Dean, surtout quand il s’engueule avec son père. Il faut de la gueule pour s’engueuler avec Jeffrey Dean Morgan (et que ça soit crédible). Toujours pour aider l’intrigue générale, qu’il faut bien amener à sa conclusion maintenant qu’on est à l’épisode 20, l’idée du Colt est introduite ; une arme capable de tuer n’importe quel démon… pratique et un peu deus ex machina comme solution, mais l’épisode est plutôt bon avec son gang de vampires… et un Jeffrey Dean Morgan tellement badass avec le colt. C’est une fin magistrale, avec un cliffhanger parfait. Côté guest, j’ai immédiatement reconnu Warren Christie, acteur dans la trop éphémère Happy Town et dans tout un tas d’autres séries depuis, apparemment. Tant mieux pour lui, parce que John n’a pas laissé beaucoup de chance à son personnage !

21Épisode 21 – Salvation (part.1) – 18/20
After all these years we’re finally here

Meg est de retour ! J’en avais presque oublié son existence, c’est mal. Les Winchester sont enfin unis pour trouver et tuer le démon qui s’en est pris à leur famille, et comme ça ne fait jamais qu’une saison que j’attendais ça, c’est parfait. Et puis, l’épisode parvient même à jouer sur ma peur des clowns, l’air de rien. J’aime la manière dont les visions de Sam se produisent de plus en plus souvent et suggèrent une avancée vers une mythologie plus poussée. Mythologie qui se développe d’elle-même avec une Deb particulièrement violente dans cet épisode et un chantage autour du Colt, ajout de l’épisode précédent qui révèle toute son utilité scénaristique ici dans une intrigue qui en revient au premier démon à l’origine de tout. Et cette fois, les deux frères parviennent à sauver Monica, mais pas à tuer le démon pour autant. Pendant ce temps, leur père se plante avec Meg qui découvre (à ses dépens) que le Colt est un faux. Bref, autant dire que l’épisode y va à fond dans les tensions, les twists, les drames et que jusqu’au coup de fil final, la tension est à son comble. Très bon cliffhanger qui lance parfaitement le season final ! Côté guest (je vais réussir à tenir toute la saison !), j’ai reconnu l’héroïne de Riftworld Chronicles, websérie dont j’attends toujours la suite et encore plus maintenant que j’ai revu l’actrice (dans le rôle de Monica).

22.jpgÉpisode 22 – Devil’s Trap (part.2) – 19/20
Fine, you’re both so sure. Go ahead. Kill me… I thought so.

Les deux frères s’en font à nouveau pour leur père, mais cette fois, ils ont de bonnes raisons d’avoir peur et on ne sait pas non plus s’il est en vie ou non. Ils se rendent chez Bobby, un ami de leur père qui sort un peu de nulle part et qui les aide à capturer Meg. C’est parfait : il est temps de la torturer avec un petit exorcisme, mais tout cela va un peu trop vite, je trouve, une impression que j’avais déjà eu il y a dix ans. La mort de Meg parvient quand même à être touchante malgré cette rapidité d’exécution. C’est frustrant d’avoir attendu 22 épisodes pour que tout se précipite comme ça, mais ça fonctionne bien parce que le rythme est du coup carrément plus pressant que l’habitude créée par la série. Le coup des possessions dans l’immeuble est un excellent moyen d’ajouter de la pression, de même que le décompte des balles du Colt. Côté twist, ça fonctionne bien avec la révélation du père possédé, la torture de Dean, la balle perdue dans la jambe de John et bien sûr l’accident de voiture final. Cliffhanger de merde ! C’est genre la pire des fins de saison, l’épisode est dingue, mais rien n’est résolu, pire on régresse. J’avais réussi à oublier la frustration du final… et pourtant ! Je la revis de plein fouet et il n’y a pas à douter, je serais de retour pour la saison 2. Côté guest… Eh bien, il n’y en a pas dans cet épisode, il n’y a que des acteurs récurrents de la série ou des figurants, ce qui est un peu normal pour un final. Cette saison restera la plus compacte de ma vie en guests, c’est pire que quand je regardais Ally McBeal !

23.jpg
Incroyable mais vrai : j’ai tenu toute la saison sans poster une seule photo de la voiture. BAM.

En bref – La saison a bien tous les défauts dont je me souvenais (beaucoup d’errance et un fil rouge trop souvent absent), mais elle est aussi bien meilleure que ce que je croyais. L’urban fantasy me manquait ces derniers temps et le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis servi avec Supernatural. C’était un plaisir de revoir ces épisodes, la majorité d’entre eux en tout cas, et de redécouvrir une intrigue complexe enveloppée dans une mythologie qui tarde toujours à se dévoiler. L’intrigue de la saison n’est même pas achevée avec un recommencement promis juste avant un accident qui va changer la donne, de manière évidente. Malgré cette frustration finale, la saison 1 est tout bonnement géniale, réunit un tas de très bons acteurs tout au long de ses 22 épisodes et propose une histoire bien à elle, passionnante, au milieu de réécritures de légendes urbaines plus ou moins réussies qui font tout le charme de la chose. Je ne regrette vraiment pas de me relancer dans l’aventure Supernatural, et ce n’était pas gagné avec autant d’épisodes à revoir ! Rendez-vous en février pour la saison 2 🙂

A Series of Unfortunate Events (S01)

Avis : Une série Netflix avec Neil Patrick Harris au casting, en faut-il vraiment plus pour expliquer pourquoi je me suis lancé dans le visionnage de cette série ? Faut-il parler du fait que ce soit les Orphelins Baudelaire et que, du coup, j’ai lu ça dans une autre vie ? Non, je ne crois pas que ce soit nécessaire, alors sans plus tarder, voici mon avis sur ces huit épisodes, couvrant les quatre premiers livres de la série !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 18/20

01.jpgÉpisode 1 – The Bad Beginning : Part One – 20/20
We have absolutely nothing

Oh un générique super original avec une ambiance déjà bien définie et Neil Patrick Harris qui m’ordonne en chantant de regarder ailleurs ? C’est largement plus qu’il n’en faut pour m’accrocher et, coup de bol, la première scène ne dit pas autre chose tout en m’impressionnant avec le craquage réussi (et parfait) de deux allumettes dans le même plan. Il faut toujours qu’une allumette ne s’allume pas quand je m’y tente. Peu importe, pour en revenir à la série, il faut bien peu de temps pour accrocher à cette série qui transporte aussitôt dans cet excellent univers délirant mais merveilleusement bien retranscrit avec la présence d’un narrateur à l’écran. J’avoue que j’étais plutôt frileux par rapport à cette adaptation, mais il n’a pas fallu longtemps pour que je change d’avis et sois totalement convaincu par la réussite incroyable de la mise en scène et le jeu à la hauteur des acteurs, y compris enfants, ce qui n’est jamais simple à trouver. Neil Patrick Harris semble fait pour le rôle et ne pouvait probablement rêver mieux tant le rôle est fait pour lui. Ce pilot est une pure réussite qui propose une histoire qui se tient et ouvre quelques-uns des mystères à explorer pour la saison, finissant sur le couple des parents et là, perso, le fan en moi a hurlé de joie : Cobbie Smulders ?! Je n’étais pas du tout au courant, mais c’est tellement génial de la revoir dans un rôle – et en plus dans la même série que NPH. Ah Barney et Robin… Je ne pouvais pas demander mieux ! C’est sans hésitation que je monte la note à 20.

02Épisode 2 – The Bad Beggining : Part Two – 18/20
Yessica Haircut is my name

Bon, si j’adore le générique de cette série, je trouve un peu dommage qu’il soit si plein de spoilers, il fallait que je le dise. Ce n’est pas non plus bien grave, car il y a de bien nombreuses qualités pour le compenser. Ce second épisode propose un flashback sympa pour expliquer la manipulation du Comte Olaf auprès de Mr Poe pour réussir à obtenir la garde des orphelins Baudelaire. Je continue de rêver devant la bibliothèque de Justice Strauss, mais c’est assez dingue de posséder autant de livres tout en étant si naïve. Dans cet épisode, Olaf tente en effet de se marier à Violet et tout le plot d’une longue heure va tourner autour de ça et la crédulité de tout le monde qui y assiste sans comprendre le problème. Bien évidemment. Tout cela permet la mise en place d’un épisode très réussi dans un univers toujours aussi déjanté, qui ne perd son point que par sa longueur, qui aurait pu être moindre en réduisant la longueur de certains plans ou en équilibrant mieux sur plusieurs épisodes. Autre petit défaut, j’ai trouvé le début d’épisode assez lourd avec un « previously on » intégré à l’épisode qui n’était franchement pas nécessaire vu que la diffusion sur Netflix fait que l’on peut être à peu près certain que les deux premiers (au moins) seront vus à la suite. Cela aurait à la rigueur pu être utile en diffusion à la semaine – et ça m’arrangerait si Netflix proposait certaines de ses séries originales comme ça, car je suis juste incapable de m’arrêter en cours de route. Pour conclure sur une note plus positive, j’ai adoré les innombrables jeux de mots sur figuratively/literally, qui ne sont pas étrangers à n’importe quel fan d’HIMYM (2×09 les gars). Et comme il y a NPH et Cobbie Smulders dans cet épisode, il est difficile de ne pas y penser.

03.jpgÉpisode 3 – The Reptile Room : Part One – 19/20
Life is a conundrum of esoterica.

Pris d’une curiosité inutile, j’ai changé la langue sur le générique et, surprise, il est bel et bien traduit en plusieurs langues. C’était un peu inévitable tant il est constitutif de l’épisode – puisqu’il le raconte en annonçant assez clairement « Spoiler alert »… Au moins, c’est fait, et l’épisode en lui-même n’arrête pas de nous annoncer la suite. L’exposition est aussi un peu lourde quand on en arrive au troisième épisode, mais c’était aussi le cas des livres, de mémoire. Les orphelins Baudelaire arrivent donc enfin chez leur oncle et le pauvre acteur a bien du mal à égaler l’inégalable Neil Patrick Harris, mais l’effort est clairement là et l’univers toujours parfaitement créé. L’intrigue est bien plus entraînante dans cet épisode où le comte Olaf revient s’en prendre aux enfants quand ils se croient en sécurité, et cela provoque d’excellentes scènes au suspense bien plus haletant. Quant aux personnages, Sunny continue d’être un bon comic relief, Violet a un petit côté irritant que je ne saurais trop expliquer (peut-être son faux air de Jennifer Lawrence, allez savoir, de toute manière, je piffrais pas l’actrice dans Supergirl, alors ça n’aide pas) et Klaus continue d’être génial, comme dans mon souvenir (mais bon, ayant lu le livre gamin, inutile de vous préciser à qui je m’identifiais hein ?). Et pour conclure le très très bon de cet épisode, le méta était parfaitement maîtrisé.

04.pngÉpisode 4 – The Reptile Room : Part Two – 16/20
That’s absurd?

L’épisode reprend sur la mort de Monty et la série continue dans son absurdité parfaitement mise en scène avec l’arrivée de Mr Poe sur les lieux, puis de tous les complices d’Olaf. Les dialogues absurdes s’enchaînent et sont bien savoureux, surtout que Mr Poe est une vraie réussite d’interprétation, comme la majorité des personnages de toute manière, même si les acteurs sont tous dépassés (et de loin) par un Neil Patrick Harris en très grande forme. C’est malgré tout l’épisode qui possède le plus de longueurs (avec le labyrinthe notamment). Il se laisse regarder, mais il est plus facile d’être distrait devant, puisque les quiproquos sont le seul vrai intérêt et que les effets spéciaux ne sont pas tous au point (le paquebot), donnant envie de regarder ailleurs. Jacquelyn débarque à nouveau pour aider les orphelins qui doivent désormais se rendre chez leur tante Joséphine. Bref, rien n’est terminé, mais en même temps, c’est le milieu de la saison. L’intrigue autour des parents n’est toujours pas éclaircie et même pire, elle ne fait que s’obscurcir. La structure en double épisode est plutôt sympa pour un visionnage en plusieurs soirées, j’aurais pu m’organiser comme ça, mais ça se saurait si je n’enchaînais pas les épisodes !

05Épisode 5 – The Wide Window : Part One – 17/20
The safest strategy is to be afraid of them all.

Tante Joséphine est donc totalement dingue, et pas de bol, c’est à son tour de garder les orphelins Baudelaire. Elle est simplement hilarante avec ses nombreuses peurs et Alfre Woodard l’interprète à merveille. Je ne doutais pas de ses capacités d’actrice, mais elle prouve une fois de plus son brio, qui parvient presque à éclipser NPH. Et les enfants s’en tirent plutôt pas mal à côté de ces acteurs renommés, même si je continue à préférer Klaus à Violet. Tante Joséphine est une Grammar nazi, donc même si elle tombe amoureuse du comte Olaf comme une bleue, je ne peux pas lui en vouloir et je l’adore aha ! Grosso modo, cet épisode a perdu la fraîcheur que la série proposait dans ses premiers épisodes, principalement parce qu’on commence à connaître l’univers. Pourtant, la délocalisation constante, tous les deux épisodes, fonctionne à merveille et apporte assez de renouveau pour toujours garder l’intérêt. Quant à Neil Patrick Harris, il excelle dans son rôle et est quasiment méconnaissable une fois déguisé en capitaine, c’est juste incroyable à quel point c’est un très bon caméléon, capable de jouer la folie sous toutes ses facettes. Il ne me reste plus qu’à dire que cet épisode se termine sur un gros cliffhanger autour du sort de la tante.

06Épisode 6 – The Wide Window : Part Two – 19/20
You made a serious grammatical error!

Je ne me souvenais pas du bouquin, mais merci Klaus, car dès que j’ai vu la lettre, j’ai remarqué les fautes de grammaire/conjugaison et je ne suis même pas anglais ! Soyons clairs, si je me suicide, promis, je laisse une lettre sans faute… et s’il y en a, enquêtez en mon bon souvenir ! Bon, après, si je me suicide, enquêtez, parce que j’ai pas l’intention de me suicider, hein. Et puis, vous allez me dire qu’il y a des fautes dans mes articles, et vous aurez raison, mais c’est parce que je ne me relis pas… C’est mal, je sais, mais je pense qu’une lettre de suicide, je vais me sentir forcé de la relire avant de passer à l’acte, ce que je ne souhaite toujours pas faire. Peu importe, revenons-en à cet épisode qui respecte une fois de plus la structure habituelle de la série – que je me souviens avoir trouvé redondante dans les livres qui finissent par me revenir un peu. Je ne sais plus si j’ai tout lu, je crois que j’en avais raté quelques-uns, mais c’était il y a tellement longtemps et j’ai tout lu d’un coup. Donc, structure habituelle, ouragan et orphelins trop forts grâce à leurs allergies (sacrément bien jouée pour la langue de Klaus, sérieusement). La maison de la tante qui est détruite par l’ouragan part totalement dans l’absurde, mais ça fonctionne bien avec l’humour de la série, de même que le voyage en bateau et la correction incessante des abus de langage et fautes de grammaire. C’était absolument atroce (et plutôt rassurant sur mon niveau d’anglais) d’être irrité par toutes ces fautes d’ailleurs. Même si la structure était habituelle, j’ai trouvé la construction particulièrement bien jouée avec la très bonne utilisation des peurs de Joséphine et des petits détails distillés tout au long des épisodes 5 et 6. J’ai particulièrement aimé le cliffhanger qui promet un peu de changement.

07.jpgÉpisode 7 – The Miserable Mill : Part One – 18/20
I’m having a very terrible childhood right now

Les orphelins arrivent donc à Lucky Smells après de courtes péripéties et les voilà à recevoir quelques réponses bien décevantes sur leurs parents… et moi, je commence à être frustré de me dire que la fin de saison approche et que je ne me souviens plus des livres – vous voyez très bien où ça risque de me mener ! Cet épisode nous en apprend donc plus sur les parents, même si les infos sont données au compte-goutte. C’est assez intéressant à voir se mettre en place, même si l’intrigue dans la scierie n’est pas ma préférée du tout et que l’histoire d’amour du comte Olaf sort de nulle part. C’est un épisode un peu plus faible que les autres, mais bon, ce n’est pas comme si la série ne pouvait pas se le permettre. Et puis cet avant-dernier volet a l’avantage de voir Klaus se faire lobotomiser pour deux-trois minutes, les parents enfin rejoindre leurs enfants qui ne sont pas les Baudelaire contre toute attente et les Baudelaire qui reçoivent la visite de Dr Orwell et d’un Neil Patrick Harris qui semble totalement gérer en femme. Cette fin remonte clairement le niveau en tout cas. Au passage, gros coup de gueule contre Netflix qui t’affiche la fin de l’épisode lors de l’attente du chargement et en miniature de présentation. Un peu abusé, quoi, et ce n’est pas la première fois.

08.jpgÉpisode 8 – The Miserable Mill : Part Two – 16/20
Haven’t you learn anything this year? Week? Season?

Mr Poe subit des conséquences bien désagréables à la disparition des orphelins, ce qui promet quelques scènes amusantes. Klaus est à nouveau lobotomisé depuis qu’il a ses lunettes et ça vire à l’accident. Le début de l’épisode était un peu trop long. Le mystère des parents est laissé de côté trop longtemps et tous les jeux de mots sur le noir et blanc est une idée sympa, mais un peu trop lourde. Bon, j’avoue, qu’ils m’ont récupéré avec une bonne citation de Beckett et un Neil Patrick Harris qui fait une excellente femme. C’est presque un problème d’ailleurs : le comte Olaf est un beaucoup trop bon acteur ! Bon, ce dernier épisode m’a un peu moins convaincu, il faut bien l’avouer, les reproches d’Olaf à Orwell sont assez justifiés : ça marchait mieux quand il était seul et que ça ne partait pas dans un délire d’hypnose. Quoiqu’il en soit, l’histoire en elle-même fonctionne, mais l’absurde est poussé un tout petit trop loin pour moi. Peu importe, je serais là pour une saison 2 et il est possible que je ne résiste pas à l’envie de relire les livres d’ici là. Le cliffhanger est plutôt très bien fichu et donne envie de se jeter immédiatement sur la suite… qu’ils auraient pu tourner au passage, franchement. Non ? Bon, non peut-être pas. En tout cas, je l’attends impatiemment, en espérant d’autres chansons comme celle-ci, parce que c’est toujours un plaisir d’entendre la voix de NPH.

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EN BREF – Une excellente adaptation de très bons bouquins que j’avais aimé petit. Empruntés à la biblio, ce sont toutefois des livres à peine lus une fois. Je ne suis même pas sûr d’avoir tout lu, car la révélation sur les parents dans l’épisode 7 ne me disait rien, mais alors rien du tout. Alors que c’est plutôt big quand même.

Et sinon, pour parler de la série en elle-même, c’est une énorme et excellente surprise. Bien sûr, j’en attendais beaucoup de bien, mais pas autant. Là, la narration d’origine est parfaitement respectée, les images subliment le texte, l’absurde est hyper bien rendu dans le scénario, avec quelques références meta intelligemment glissées tout au long de la saison, et l’univers si particulier est là. Difficile de ne pas accrocher et de ne pas se sentir retomber en enfance. Bref, c’était une excellente production Netflix, peut-être même celle qui me plaît le plus à ce jour (en concurrence rude avec Kimmy Schmidt) et clairement la meilleure saison que j’ai vu en 2017 pour l’instant. Elle était facile celle-là, pas vrai ? Énorme coup de cœur !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

The Magicians (S01)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Une bonne semaine de 2017 s’est déjà achevée et je n’ai toujours pas regardé un seul épisode de mon challenge séries ! C’est le constat inadmissible de mon 7 janvier et donc je me suis jeté sur mon lit pour entamer le visionnage de The Magicians, première série que j’ai choisi cette année.

Alors mon choix n’est pas innocent : on me l’a vivement recommandée cette série et c’est présenté un peu partout comme un Harry Potter pour adultes. Bon, vu les images promos, je dirais plutôt pour ados, mais je peux me tromper. Je n’en sais pas grand-chose avant de commencer, et ce n’est pas plus mal comme ça, je me préserve de toute déception ou trop forte anticipation – même si j’avoue que j’ai vraiment envie d’une bonne série fantastique. A priori, elle devrait faire l’affaire, mais j’ai appris à me méfier depuis la déception que fut Shadowhunters, dont j’ai commencé la saison 2 juste avant d’ailleurs.

Qu’en est-il ? Et bien je vous invite à le découvrir dans la critique à chaud de chacun des épisodes, ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

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01.pngÉpisode 1 – Unauthorized Magic – 13/20
Am I hallucinating?

Une première scène cryptique aux effets spéciaux pas forcément hyper travaillés, voilà qui n’est pas fait pour me rassurer à l’entrée dans ce nouvel épisode.C’est vite oublié et laissé de côté pour se concentrer sur le personnage de Quentin Coldwater et l’institution d’une mythologie fantasy à la Narnia s’appelant Fillory. Et Fillory, c’est le livre qui a permis à Quentin et sa pote Julia de survivre à un lycée difficile. Pourquoi pas, on comprend assez vite où tout cela les mène : à Fillory. Ou en tout cas, dans un New York parallèle où ils sont testés pour leurs capacités magiques sans beaucoup plus d’explications que cela. Julia se plante mais fait en sorte de s’en souvenir en se blessant alors que Quentin découvre l’université de Brakebills et fait quelques rencontres de personnages qui seront là pour rester, comme les plus vieux ou comme Alice. Le temps semble passer assez vite et Julia est en pleine dépression pour son anniversaire. Ce n’est pas Quentin qui va l’aider en lui disant qu’elle manque probablement de potentiel, mais bien le méchant de la série (enfin j’imagine). Pourquoi pas. Et Quentin de son côté se retrouve lié à une histoire qui le dépasse, parce que c’est une série fantastique, avec Alice et deux autres dont je n’ai pas encore le nom. Bon, outre ce résumé, il vaut bien que je donne mon avis : c’est bateau, mais ça se laisse regarder. Franchement, j’en attendais un peu mieux : les choses se déroulent un peu trop vite et sur un schéma globalement prévisible pour ce type d’intrigue ouvrant sur un monde magique et une université. Le mélange séries ados/fantastiques fonctionne plutôt pas mal cependant et le cliffhanger est intrigant, avec le premier truc vraiment surprenant, à savoir une menace sortie de nulle part et plutôt puissante, qui connaît évidemment Quentin, notre petit élu comme le furent tant d’autres avant lui. Ce pilot semble donc avoir pas mal de potentiel mais est pour l’instant un peu prévisible. J’aime bien, sans plus, or moi je cherchais à devenir accro… et malgré la rapidité de la chronologie, j’ai trouvé pas mal de longueur dans l’épisode.

02.jpgÉpisode 2 – The Source of Magic – 14/20
All we can do is make them magicians

L’épisode reprend quasiment où le premier nous a laissé : Quentin se réveille de son attaque qu’on nous repasse en flashback, au cas où. Évidemment, ce sont nos quatre héros (Quentin, Alice, Penny et Kady, j’ai appris le nom des accros au sexe) qui se sont débarrassés de l’agresseur du doyen. La scène est sympa, mais aurait gagné à être montré avec suspens, plutôt qu’en flashback. Quoiqu’il en soit, voilà Quentin et Alice qui passentle reste de l’épisode à se demander si ce sont eux les responsables de l’attaque avec leur sort ou si c’est lié à Fillory. Ils finissent par se faire prendre parce qu’ils sont vraiment pas doués et après une petite terreur, Quentin apprend qu’il peut rester et continuer son apprentissage de la magie. De son côté, Julia poursuit sa découverte de la magie du mauvais côté, du moins dans l’ombre de Brakebill. Elle y est testée en compagnie d’une autre novice. Le test est sympa, un peu long, mais il faut bien combler l’épisode/la saison.Sans grande surprise, l’autre novice s’avère être la pro qu’elle ne semble pas être, comme dans n’importe quelle série qui se respecte. Le coup de l’otage qui s’avère de mèche, c’est un grand classique. Un peu moins classique est l’intrigue de Kady qui est de mèche avec la branche des magiciens qui ne sont pas à Brakebill. Humph, je commençais à bien l’aimer, zut. Je me sens bête d’être passé à côté de ça, mais pas aussi bête que Julia qui se laisse tatouer.

03.jpgÉpisode 3 – Consequences of Advanced Spellcasting – 15/20
I’m a squat-mancer

Cette fois, l’épisode reprend quelques temps plus tard. Julia est ainsi devenue une vraie experte et c’est tant mieux. Si ce n’est pas la peine de s’attarder sur l’apprentissage, cela veut dire qu’il y a une bonne intrigue à venir. Un peu dommage quand même de ne pas en savoir plus, je me demande si c’est mieux expliqué dans le bouquin, mais bon. En attendant, Julia doit apprendre à faire le vide dans sa tête pour maîtriser la magie. Pourquoi pas, ça donne un objectif à cet épisode. De son côté, Quentin continue de se rapprocher d’Alice qui veut toujours contacter son frère. À la place, c’est son frère qui entre en contact, juste après un test déterminant la spécialité des étudiants. Alice s’amuse donc avec la lumière alors que Quentin n’a pas encore de spécialités. OK, OK. Elle apprend ensuite que son frère a fait un burn-out magique en voulant aider une de ses potes. Passionnant. Il est donc un « Niffin » et la nouvelle obsession de sa soeur et de le ramener. Quentin obtient son propre objectif grâce à son tuteur : il doit l’aider à retrouver un bouquin magique perdu pour pouvoir continuer à faire la fête dans leur fraternité. Cela lui permet de retrouver et confronter Julia, confrontation que j’attendais plutôt pour un épisode plus tardif. C’était assez sympa et je commence à être vraiment accroché à cette série finalement.. merci Jules, c’est entièrement et uniquement grâce à toi, espèce de cinglée. Quant à Penny, il apprend qu’il est un « voyageur » ; il peut donc voyager partout dans le monde, et même les mondes. On en arrive alors au cliffhanger d’une Alice qui s’enfuit de la fac après avoir presque retrouvé son frère. L’intrigue fonctionne plutôt bien et c’est cool d’avoir ce type de résolution si vite dans la série. Allez, une dernière phrase pour souligner l’excellence des choix musicaux.

04.jpgÉpisode 4 – The World in the Walls – 16/20
Laughing at you? What kind of a friend would do that?

Quentin se réveille dans un hôpital psychiatrique et The Magicians se permet de nous faire l’épisode de la folie bien plus tôt que ce que les autres séries du genre proposent habituellement. Je veux dire c’est quand même un énorme classique vu et revu dans tout un tas de séries/comics/films, et que là en plus, c’était largement et lourdement suggéré dans les épisodes précédents que ça arriverait. Aucune vraie surprise si ce n’est que ça arrive tôt dans l’établissement de la mythologie de la série, mais en même temps, on a déjà fait le tour de pas mal de choses.J’ai plutôt bien aimé la manière dont c’était traité cependant, jusqu’à l’intermède musical totalement wtf qui me laisse Taylor Swift en tête. Merci bien. En revanche, je trouve ça un peu tiré par les cheveux que tout vienne de Julia. Leur confrontation dans l’épisode précédent n’est pas assez forte pour mener à ça, je trouve. Cela dit, c’était bien joué comme manière de retarder un peu l’intrigue générale (Alice quoi) tout en l’accélérant du côté de Julia et de sa supérieure dont j’ai toujours pas retenu le nom, la top bitch de New York, quoi. L’épisode passe vite, c’est le premier, et c’est une excellente chose. Autre petit coup de cœur qui se confirme pour le personnage de Penny également, il me saoulait au départ, mais depuis deux épisodes, il devient sacrément intéressant avec son don. Bon, c’est un épisode un peu à part dans la série donc, mais qui parvient à tisser des liens intéressants sur la fin et offre des pistes plutôt prometteuse. Dit autrement, une belle réussite, mais en même temps, c’est très rare que ce type d’épisode tombe à côté avec moi, c’est une perspective que j’adore… mais dans laquelle personne n’excellera jamais autant que Buffy, désolé.

05Épisode 5 – Mendings, Major and Minor – 14/20
You should know better than to mess with Google magic

Marina (j’ai retenu son nom !) a puni Julia qui tente tout ce qu’elle peut pour revenir dans le monde magique, tout en gérant son mec au passage… qu’elle finit inévitablement par tromper avec celui qui l’a ramené dans le monde magique, juste pour avoir sa dose. Oui, non, j’abandonne la subtilité, toute cette magie est clairement une métaphore de la drogue, ce ne sont pas les premiers à le faire de toute manière. Son intrigue est plutôt triste, parce que James (son fiancé donc) finit par ne plus la reconnaître à cause de Marina. Décidément, Julia n’a pas de bol et c’est tant mieux, car c’est elle qui me donne envie de continuer la série. Du côté de Brakebill, une espèce de journée banalisée orientation est organisée pour que chacun se trouve un mentor. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet le retour d’Alice, j’imagine que c’est déjà ça, surtout que sa famille lui fait gagner une popularité dont elle se passerait bien. Rien d’exceptionnel de ce côté-là, donc.Quentin apprend que son père est cancéreux et ne souhaite pas se soigner, ce qui permet une excursion du côté de ses relations avec lui, déjà mises à mal dans l’épisode précédent. Franchement, c’est purement et simplement ennuyant, et c’est ennuyeux que ce le soit. Je me rends compte que j’aime bien la série, en plus, puisque si ça me saoule, c’est que je sais que ça pourrait être mieux. Là franchement, sa quête pour sauver son père ne m’a pas fasciné et a rendu le perso encore un peu plus relou. Penny s’affirme comme le plus intéressant une fois de plus avec une projection astrale qui l’amène chez la Bête qui a rendu aveugle le doyen. Cela donne presque l’impression que l’intrigue avance… alors que non. Un épisode qui comble bien la saison, quoi, avant d’aller faire un vrai tour du côté de Fillory !

06Épisode 6 – Impractical Applications – 14/20
The Beast isn’t in the books

Julia continue d’être une énorme badass qui remue ciel et terre pour avoir sa dose de magie, et c’est sacrément drôle. Elle se trouve ainsi une nouvelle amie qui lui donne de nouveaux sortilèges, mais ce n’est toujours pas suffisant, alors il faut s’en prendre à Marina. L’obsession de Julia commence à être vraiment chiante à force, et elle est passée de coup de coeur à grosse relou, et la mère de Kady ne l’aide pas, j’avoue. Cela dit, il est kiffant de les voir bosser ensemble à voler Marina. Pas de bol, la plus vieille des deux y perd la vie. Il me reste heureusement Penny, qui continue d’entendre la voix venue de Fillory, mais il n’apprécie pas vraiment Quentin, alors il ne le croit que moyennement. Et il n’a pas le temps de vraiment s’y attarder car la nuit lui apporte à lui et à l’ensemble des premières années un bon bizutage en règle. Aussi longtemps après le début des cours qu’on ne voit jamais, c’est pas des plus crédibles, mais ça permet de justifier un rapprochement entre Quentin et Penny qui trichent pour passer une première étape. Vraiment pas convaincu par cet épisode de bizutage qui n’avait que pour but de développer un peu les personnages, notamment Kady, et les faire enfin développer leurs capacités communes. Bref, la classe supérieure les fait mieux travailler que leurs profs quoi. La toute fin relève un peu le niveau avec le rituel où chacun dit la vérité et fait avancer les dynamiques de chacun en duo. Très sympa, même si un peu WTF de les voir se foutre à poil pour rester dans l’école. Le cliffhanger est intrigant, mais pourquoi pas, ça fonctionne.

07Épisode 7 – The Mayakovsky Circumstances – 13/20
Why don’t you two just fuck?

Donc nos quatre étudiants préférés se retrouvent en Antarctique pour passer encore un autre test. Pourquoi pas, mais c’est un peu chelou. Ils y laissent leur voix au passage et ça c’était drôle. Alice et Quentin s’embrassent enfin, mais en même temps c’est un couple auquel je n’accroche pas une seule seconde alors bon… C’était intéressant de les voir contrôler de mieux en mieux leur magie, cela dit, mais ça part vraiment en vrille et j’ai du mal avec leur obsession de la nudité des persos alors qu’ils ne peuvent de toute manière rien montrer. Ridicule, quoi, mais marrant de voir ces deux-là totalement obsédés. Idem pour Penny, j’ai aimé le voir développer ses pouvoirs et sa relation avec Kady. Pas de bol, celle-ci se fait découvrir par l’école et elle l’abandonne donc comme une merde. J’ai trouvé ça un peu trop simple comme développement. Julia, elle, se retrouve à devoir gérer sa vie perso lorsque sa sœur débarque pour la sauver de sa consommation de drogue. Vraiment pas ouf comme intrigue et j’espère que ce sera mieux au prochain. De leur côté, Eliott et Margo préparent un voyage à Ibiza et plus ça va, moins j’accroche à ces personnages, qui finissent par invoquer un génie. C’est déjà mieux avec le personnage de Todd qui introduisait du comique, mais pas avec Mike, qui introduisait un pseudo mystère en fin d’épisode. Bref, l’épisode n’apporte pas grand-chose et je ne vois pas bien où ils veulent en venir. C’est peut-être le gros point noir de cette saison : elle ne développe pas une intrigue assez claire, elle emporte juste ses persos sans vrai but précis d’un point à un autre, souvent sans transition.

08.jpgÉpisode 8 – The Strangled Heart – 13/20
Why is your face making that face?

Le retour à Brakebill n’est pas de tout repos pour Quentin qui fait face à une Alice très chiante qui veut séparer le renard d’elle pour savoir si elle est vraiment amoureuse de Quentin. Le premier semestre s’est donc déjà achevé et Kady s’est bien barrée, dommage. Penny continue d’essayer de maîtriser ses voyages et se retrouve coincé dans un groupe d’étude avec Alice et Quentin. Comme par hasard, dis donc. Julia se retrouve dans une clinique traitant l’addiction et ça ne lui réussit pas, elle continue d’être parfaitement chiante et c’est bête parce qu’elle commençait quand même super bien. Bien évidemment, l’un de ses médecins est un magicien lui aussi, et ça permet d’instaurer aussitôt un flirt. Cela permet à Julia de se relancer dans la magie. Mouais. Eliot continue sa relation avec Mike qui se fout royalement de lui, et du coup, il est difficile d’accrocher à cette partie de l’épisode, mais pas autant que le doyen tentant de récupérer sa magie. L’intérêt autour de Mike est bien meilleur quand il s’attaque à Quentin et finit par blesser Penny. C’est clairement l’intrigue de l’épisode et ça tombe bien, car elle est intéressante. Il est temps d’essayer d’en savoir plus sur Fillory et malheureusement ça finit par un double meurtre d’Eliza puis Mike. Eliott se retrouve donc à tuer son mec et le doyen finit dans une énorme dépression. Le seul avantage ? Alice et Quentin se réconcilient aussitôt. Beaucoup de longueurs et de détours pour en revenir parfois au point de départ, c’est bien dommage que le potentiel de la série ne soit pas mieux exploité. Cela dit, les effets spéciaux sont bons, les dialogues aussi et l’on commence enfin à voir un peu mieux vers quoi les scénaristes se dirigent. Alléluia.

09.jpgÉpisode 9 – The Writing Room – 15/20
I’m a super-villain, now talk.

L’épisode commence par Quentin recevant la lettre d’excuse de Julia, mais il ne s’en soucie pas vraiment des masses, s’occupant plutôt de son précieux manuscrit, volé par Penny. C’est marrant parce que Penny fait un très mauvais conteur et que les trois héros décident de se rendre en Angleterre, et avec Eliott en plus. L’intrigue change un peu de ce que la série a proposé jusque-là et ça fonctionne très bien. Une fois de plus néanmoins, le côté université est totalement abandonné, c’est dommage de nous présenter un synopsis parlant d’une université magique et de finalement ne pas s’attarder sur cet aspect de l’histoire qui aurait pu être vraiment pas mal. Cet épisode explore donc une maison hantée qui nous fait découvrir l’intrigue derrière Fillory. J’ai beaucoup aimé le côté fantôme et les flashbacks, en revanche, il est impressionnant de voir avec quelle rapidité Quentin accepte la chute de son dieu… Tout ça pour trouver un bouton bien caché, c’est bien joué, et ça offre un bon cliffhanger. De son côté, Julia décide d’utiliser la magie pour faire le bien, et si c’est intéressant de découvrir une nouvelle facette de la magie, je ne suis que moyennement convaincu par la manière dont c’est proposé et exploité. Je pense que cela servira pour la suite de la saison/série de voir Julia développer ce don cela dit, donc c’est utile. En plus, le personnage de Julia s’en sert pour grandir, peut-être qu’elle sera moins chiante après avoir tué sa nouvelle pote, allez savoir.

10Épisode 10 – Homecoming – 14/20
All magic where I from is sex magic, don’t you know that?

Rebecca ! Pardon, Eve, je t’aime ! Bon, allez, un peu de sérieux. L’épisode se concentre sur Penny qui a disparu après avoir saisi le bouton : il se retrouve à Neitherland, ce qui est bête, car il s’y fait poursuivre. Pas grave, il est capable de retrouver Quentin dans ses rêves les plus fous (mouais, marrant sans plus). Tout le monde se lance donc dans une opération sauvetage, qui passe par Alice et Quentin allant rendre visite chez les parents de celle-ci, qui pratiquent donc des orgies comme hobby. OK, OK. Elle a donc un passé tortueux et torturé, youpi. Cela semble vraiment trop tiré par les cheveux, mais bon. Penny se retrouve dans une bibliothèque contenant tous les livres du monde et ça fait rêver – et en même temps cauchemarder d’imaginer les bides qu’elle doit contenir. Il récupère au moins des informations précieuses de cette manière. De leur côté, Eliott et Margo se trouvent embarqués dans une sous-intrigue qui se veut humoristique et s’avère assez étrange côté exploitation : Margo se découvre un clone chez son ex. Pas du tout flippant. Enfin, toujours moins flippant que les conversations entre Alice et Quentin après que celle-ci lui avoue qu’elle ne jouit pas à chaque fois. Ou lorsque pour faire revenir Penny avec eux, il faut qu’ils fassent l’amour. Enfin, Julia se retrouve à accueillir tout un groupe chez elle, et j’ai vraiment raté une étape sur ce qu’il se passe. Elle se retrouve en tout cas nez à nez avec Kady, et ça sent la vaste opération de recyclage de personnages. Et ça ne rate pas : les deux se retrouvent d’accord pour trouver les actions du groupe pas si ouf lorsqu’elles finissent dans une boucle temporelle et comprennent que leurs potes veulent juste invoquer une divinité (sort of). Tu m’étonnes. Tout cela donne un épisode plutôt marrant à suivre, et qui en plus fait avancer l’intrigue générale. Pas mal.

11.jpgÉpisode 11 – Remedial Battle Magic – 16/20
We should have listened to you, Q.

L’épisode commence par le groupe d’étudiants prenant la décision de passer un marché avec la Bête, ce qui mène à leur mort à tous, en une ou deux minutes (mais une semaine dans la série). Tout cela n’est qu’une simulation grâce à un sortilège, alléluia. Le reste de l’épisode les voit tenter de trouver une solution, et ce n’est pas évident. Les Travelers décident de tous se suicider les uns après les autres, ce qui fait que Penny est un peu dans la merde, surtout que la Bête lui parle de plus en plus et qu’il ne sait plus quoi faire pour ne pas l’entendre. Julia, Kady et le reste du groupe continuent leur petit délire et la première s’avère être une élue touchée par Dieu, blablabla. Nous revoilà dans une série fantastique, donc. Les deux intrigues séparées se réunissent enfin dans cet épisode, par l’intermédiaire de Kady, utile à tout le monde décidément. Pourtant, elle atteint une impasse avec Julia, lorsqu’elles apprennent que leur divinité est morte. Bon ben voilà, Julia part dans une petite crise de foi. Et c’est dans un rêve qu’elle apprend que tout est encore possible. Pendant ce temps, le groupe des étudiants se sépare de ses émotions pour devenir de meilleurs magiciens, et surtout pour que leurs pouvoirs reviennent. Cette partie de l’épisode est surtout intéressante car elle permet le rapprochement de Penny et d’Alice… mais surtout un plan à trois Eliott/Margo/Quentin, surpris par Alice. Aïe. Voilà un épisode qui a su me surprendre dans ses twists, surtout qu’il y en a beaucoup que je n’ai pas trop senti arriver. C’était plutôt bien foutu.

12.jpgÉpisode 12 – Thrity-Nine Graves – 15/20
All of y’all look like you did a crime last night

Julia et Kady continuent leur quête pour ramener la déesse dans ce monde et c’est sans grande surprise que ça finit en scène de cul entre Julia et son nouveau mentor. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est attendu. Penny est le seul à ignorer ce qu’il s’est passé pendant la nuit, et c’est juste beaucoup trop drôle. Je ne suis pas super fan de cette méthode des flashbacks qu’ils ont pour éviter l’écriture de certaines scènes, mais bon, c’est leur esthétique et leur marque de fabrique alors… Le trio a du mal à s’en remettre et Alice couche avec Penny pour se sentir mieux. OK. Ce n’est pas du tout tordu comme situation, heureusement qu’ils ont les bouteilles d’émotion pour ne pas s’entretuer avant d’aller à Neitherland. Malheureusement, tout se passe mal : Quentin est renvoyé à l’université, le reste du groupe récupère ses émotions dans la bibliothèque. Quentin se souvient soudainement qu’il a des professeurs et obtient enfin des réponses. Cela lui permet de se réconcilier avec Julia et d’avoir là encore des réponses, et putain, c’est là qu’on se rend compte qu’il est temps d’aller vers le season finale. Eliott et Margo réussissent à trouver le moyen de se faire virer de la biblio, ce qui la transforme uniquement en scènes inutiles. Le groupe parvient finalement à s’enfuir grâce à l’aide d’un membre de la classe qui a disparu et qui était introduit dès le pilot. Au moins, ça paraît construit comme intrigue et ça les mène à Fillory. Et tant mieux, parce que de leur côté, Julia et Quentin font un petit voyage dans les années 40 pour accéder à Fillory, rien que ça. C’est un peu trop tiré par les cheveux, même pour moi. On verra ce que propose le dernier épisode, mais franchement, ça va loin. D’un autre côté, l’action et les rebondissements sont bons, donc difficile de se plaindre !

13.jpgÉpisode 13 – Have you brought me little cakes? – 17/20
Geek out, we’re in the book.

Quentin ne peut faire autre chose qu’écrire son voyage à Fillory. Cela offre donc un épisode sympa car un peu original, avec une narration totalement différente. La série aura su prendre des risques narratifs tout au long de la saison, et c’est une bonne chose. Il se passe tout un tas de péripéties dans cet épisode, dont pas mal sont annoncées dans les épisodes précédents ou en tout cas évoqués dans les récits sur Fillory. La saison apparaît donc parfaitement maîtrisée et ce n’est pas simple quand il est question de boucles temporelles. Julia et Quentin trouvent le moyen de revenir dans le présent et de retrouver le groupe. L’air de rien, l’intrigue avance plus vite que jamais et Eliott se retrouve marié et coincé à Fillory en un rien de temps alors que Penny retrouve enfin Victoria, la nana coincée dans son donjon. L’intrigue se divise dans tous les sens et ça créé un épisode mouvementé qui m’a perdu en cours de route : pour la première fois dans la série, j’avais du mal à deviner ce qui allait se passer, et c’est tant mieux, ça manquait beaucoup avant.  D’autres pistes restaient à explorer, comme la divinité de Julia qui est présentée comme fausse et finit par la violer en utilisant le corps de son copain mort. Rien que ça. La série part vraiment super loin dans cet épisode, elle est dans la surenchère constante. Du coup, l’épisode se conclue en beauté : Penny perd ses mains, tout le monde se fait laminer sans le moindre combat et Julia passe un marché avec Martin, qui était en fait le grand méchant depuis le début. C’est parti en vrille totale, enfin, et ça me laisse plein de questions sur le contenu de la saison 2. Bonne nouvelle, je la découvrirais bientôt ! C’est l’avantage d’avoir un an de retard…

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EN BREF – Ce n’est pas tout à fait la série que je voulais voir, du moins pas au début. Je regrette quelques longueurs, de nombreux détours en cours de route et surtout, surtout, l’absence de vrais cours d’université. Quoiqu’au moins comme ça, ça paraît être une vraie fac, ça se saurait si on y bossait. Tout le monde devient expert en deux épisodes, c’est un peu dommage d’aller si vite tout en arrivant à perdre son temps. L’intrigue de fond peine à se faire voir pendant une grosse partie de la saison et la division Julia/Quentin tout du long est un peu dommage, surtout quand on voit ce que la série peut proposer une fois qu’ils sont réunis. En fait, ce dernier épisode est exactement ce que je m’attendais à trouver quand j’ai ajouté The Magicians à mon challenge : de la très bonne fantasy avec un level de WTF digne de True Blood, histoire de bien rendre accro. Reste à savoir si la saison 2 parviendra à rester à ce niveau. En tout cas, l’addiction à la série a finit par prendre et je retiens mes coups de coeur pour les persos de Julia (par moment) et Penny. En revanche, Quentin ou Alice, c’est juste pas possible. Je réserve encore mon avis sur Margo aussi, parce qu’un coup, elle me blase, un coup, je l’adore. Allez, à dans une vingtaine de jours pour la suite et HOP, une série à jour dans mon challenge !

P.S : Je suis hyper heureux de voir que l’actrice de Julia est bien la Lily de Grey’s Anatomy (saison 8 ?). Lorsque j’avais vu ses deux épisodes, je m’étais dit que l’actrice deviendrait forcément quelque chose et j’étais dég qu’elle ne reste pas plus longtemps, d’une manière ou d’une autre, dans Grey’s. Je ne me suis pas trompé, youpi !

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