Cleverman (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Cleverman. Bonne lecture !

 

Avis : Cleverman, c’est la série qui n’a rien pour elle, si ce n’est qu’elle commence cet été et que donc, j’ai un peu de temps pour la regarder (non, en fait, j’ai la masse de choses à voir et rattraper, notamment Scream, Unreal ou Preacher… mais chut). L’histoire n’a rien de tout à fait neuf et promet des thématiques plutôt classique pour de la SF, avec surtout du racisme, comme toujours.

Donc, la série nous raconte la vie des « hairy people », ça s’inspire plus ou moins d’une légende urbaine australienne si j’ai bonne mémoire et voilà, c’est de la SF où une minorité dotée d’une force surhumaine, et apparemment assez animale, se fait martyriser par les gens normaux. La paranoïa est donc un peu partout, à la fois du côté des martyrisés (aussi appelés subhumans, c’est pour dire) qui ont peur de tout le monde que des bourreaux. Oh, et il y a une langue chelou qui nécessite des sous-titres. Évidemment.

Bref, c’est de la SF, c’est mignonnet, le trailer m’a intrigué et la saison 2 est déjà annoncée par ABC et Sundance, donc je me suis lancé dans le visionnage. C’est parti pour un avis à chaud sur chaque épisode… Attention, spoilers !

Note moyenne de la saison : 09/20

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 13/20
They shot the kid ! She is dead because of us.

Alors une série qui commence par une exposition de sa mythologie à l’écrit a tendance à m’énerver un peu, mais la scène d’introduction est plutôt bien foutue et nous fait rentrer assez vite dans un univers auquel on n’a pas besoin de comprendre grand-chose. Il y a ces « sous-humains » hybrides qui doivent vivre parmi les humains. OK. Ce pilot me laisse un avis très, très mitigé pour l’instant. Je trouve que ça part un peu dans tous les sens et surtout que les scènes intéressantes étaient déjà toutes dans le trailer. Le reste servait à combler du temps d’écran, dans un épisode drôlement long qui met en place tout plein de choses, sans qu’on ne voit vraiment où ils veulent aller. Les personnages ne sont pas franchement accessibles pour leur grande majorité, étant assez caricaturaux dans la plupart cas. Du coup, j’ai regardé tout ça d’un œil, sans mauvais jeu de mot avec notre Cleverman. Ce sera peut-être plus intéressant la semaine prochaine car l’on ne sait pas vraiment ce qui nous attend désormais qu’on a vu la révélation du (anti)héros et la scène du parking, excellentes par ailleurs. Tout ça me laisse une impression de brouillon un peu bâclé. Affaire à suivre…

02.jpgÉpisode 2 – Containment – 12/20
I am the cleverman.

À défaut d’avoir un épisode de Containment cette semaine, Cleverman propose un épisode qui porte ce titre, ô ironie. Je ne vais pas mentir : je n’accroche toujours pas à fond. Il y a effectivement de bonnes scènes dans cet épisode, des choses marquantes, ça je ne le retire pas à la série. Les deux scènes de torture (celle avec le père, puis celle où Djukuru – merci Google – se fait raser) sont parfaitement bien trouvées et mises en scène (encore que du coup il le rase intégralement… mais pas les parties intimes ? Détail technique de mise en scène qui m’a fait rire). En plus, ça permet de se rendre compte de l’ampleur du travail de maquillage. J’ai bien aimé aussi l’intrigue autour de Cameron, le garçon qui se fait tuer (mais bonjour la crédibilité du cadavre diffusé à la télé, normal). En revanche, je n’accroche vraiment pas au personnage de Koen, ce qui est con vu que c’est le héros. Je m’explique : j’ai trouvé les flashbacks médiocres comme explications. C’est une victime de bullying qui se voit doté de pouvoir. Wouhou. Rien d’original quoi. Ce n’est pas forcément un mal, mais disons que ça va avec un manque de développement général des dynamiques dans cette série. Oui, je crois avoir déjà déterminé mon problème : c’est long, parce que ça manque de dialogue qui établissent clairement les relations entre les personnages. Au fond, ce que j’aime dans une série, ce sont les personnages, pas l’histoire. Bref, ça s’écoute plus que ça ne se regarde, il y a des passages intrigants, mais je décroche encore bien vite. Ce n’est peut-être pas fait pour moi. Je vais persister encore un peu, surtout que la saison 2 est déjà annoncée !

03.jpgÉpisode 3 – A Free Ranger – 08/20
I see you. I see blood.

Bon, ça ne s’arrange pas et j’envisage de plus en plus de laisser tomber la série… Je me laisse habituellement cinq épisodes. Je me suis pourtant « piégé » à regarder cet épisode en mangeant, pour rester à peu près concentré sur ce qu’il se passait. Beh, ça n’a pas suffi, je suis allé faire bronzette pour manger et je suis revenu ensuite pour finir l’épisode, c’est dire. Aucune scène ne m’a vraiment accroché cette semaine, mais j’ai retenu que Kora empêchait Koen de se servir de son pouvoir sur elle, mais pas sur la barman rousse qui est toujours destinée à mourir. L’autre info à retenir (j’imagine), c’est que les Hairies n’ont pas même physiologie que les êtres humains, ce qui est plutôt mauvais lorsqu’ils se font blesser (par balle). On ne voit pas bien en quoi leur physiologie serait différente, ni comment ils ont réussi à se planquer si longtemps sans que le monde ne découvre leur existence. Il faut l’accepter. Vraiment, j’essaye de m’accrocher, mais je n’y arrive pas. On verra la semaine prochaine… Peut-être qu’ils ramèneront leur monstre et qu’on en saura un peu plus, car je ne crois pas avoir eu d’infos sur lui cette semaine (à moins de l’avoir loupé en envoyant un message sur Whatsapp… oups).

04Épisode 4 – Sun and Moon – 10/20
Koen has no idea, you should taught him

L’épisode s’ouvre sur le monstre dans une scène marrante qui allège un peu les tensions qui vont suivre dans les 44 autres minutes. Je continue à trouver ces épisodes de presque 50 minutes trop longs, surtout que le générique étire à l’infini le truc pour pas grand-chose. Comme d’habitude, je me suis ennuyé dans une grande partie de l’épisode, mais quelques scènes ont attiré mon attention, notamment celle de la journaliste qui décide de raconter l’histoire des Hairies et manque de se faire tuer. C’est étrange comme série, il y a ces moments choquants toutes les 20/30 minutes et le reste se développe tout lentement. Cependant, certains points semblent intéressants, comme cette « drogue » qui permet aux humains d’atteindre les performances des Hairies. Certes, ça ne fonctionne pas encore, mais ça peut mener à des éléments intéressants dans un futur proche, comme le suggère la fin d’épisode (mais je suis sûr qu’il y a encore des effets secondaires en fait). La fin est sans grande surprise car anticipée depuis deux épisodes, mais elle soulève quelques questions supplémentaires sur Koen et Kora. Bref, je m’accroche, mais j’y vais toujours un peu à reculons, je trouve que tout ça est assez mal présenté dans l’ensemble.

05Épisode 5 – A Man of Vision – 08/20
I’m pregnant!

Rebelotte, encore un épisode auquel je n’ai pas accroché. C’était pourtant légèrement mieux la semaine dernière, je ne sais pas, j’avais espoir. Normalement, après cinq épisodes comme ça, je m’arrête, mais il paraît que la fin de saison est déjà la semaine prochaine, alors je ne vais pas gâcher mon plaisir. Bref, l’épisode en lui-même est un nouveau fourre-tout d’intrigues complexes hyper intriquées les unes dans les autres, qui commence par l’insémination de la femme de Slade, ce qui doit vouloir dire que toute l’intrigue médicale part de cette impasse. L’impression d’être devant la saison 4 d’Orphan Black (les personnages cools et les dialogues en moins) est néanmoins vite chassée par la désagréable sensation d’être devant Containment, avec une émeute et une zone… Le vocabulaire des deux séries est le même, et j’ai vite fait de choisir mon camp (indice : ce n’est pas celui de Cleverman). Bon, tout cela est à son tour chassé par un feu de camp digne de Koh Lanta qui barre en vrille sévère dans les croyances aborigènes et les hallucinations, et très franchement, je dois y avoir mis un paquet de mauvaise foi car je n’ai pas toujours pas tout compris. Ce n’est pas encore tout à faire l’heure du bilan de fin de saison, mais je doute fortement que l’épisode 6 me convaincra de revenir l’an prochain…

06.jpgÉpisode 6 – Terra Nullius – 05/20

C’est gênant. C’était le final et j’ai encore moins accroché que d’habitude, m’endormant carrément pendant l’épisode. Oups. Je crois que c’est la première fois que je m’endors devant une série inédite (bon, certes, je n’avais pas dormi depuis 36h, mais quand même) et c’est franchement dommage que j’en sois arrivé là, mais je n’ai pas accroché, je n’ai pas accroché. C’est hyper frustrant, parce que je me suis réveillé avant la fin et le cliffhanger avait quand même la classe quoi. Oui, mais c’est lent, trop lent, et les interactions entre personnages trop plates. Ca manque de dialogues percutants pour faire digérer la complexité de l’intrigue à laquelle je n’ai rien pigé faute de suivre plus attentivement… mais rien n’était fait pour conserver mon attention j’ai l’impression. Je ne reviendrai pas pour la saison 2, je crois. Peut-être que je regarderai quelques résumés, mais pas sûr. YodaBor la regardera j’imagine, pour ceux qui veulent quand même suivre des avis sur les épisodes, et je me contenterai de ses articles l’an prochain !

EN BREF – La série n’avait rien pour elle avant que je la commence et j’ai eu beau chercher, je n’ai pas vraiment trouvé, à l’exception d’une ou deux scènes bien cachées. Je n’ai pas réussi à accrocher à l’intrigue complexe faute de personnages bien écrits. Les acteurs sont bons, l’intrigue de base prometteuse mais classique. Ce qui pêche le plus pour moi, c’est l’écriture : les dynamiques entre personnages ne sont pas clairement définies, il n’y a pas une once d’humour et les dialogues sont des plus plats. M’endormir devant un season finale, c’est probablement une première pour moi. La saison 2 se fera sans moi.

 

Preacher (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Preacher. Bonne lecture !

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Avis : Preacher, c’est la première série d’été de cette année à laquelle j’ai envie de croire, mais genre de croire vraiment. J’ai lu quelques-uns des comics qui l’inspirent il y a un bon moment et j’aimais bien, même si ça m’a finalement saoulé. J’ai aperçu le casting et j’ai craqué : Dominic Cooper (parfait Stark dans Agent Carter), Ruth Negga (excellentissime Raina dans Agents of S.H.I.E.L.D) et Joe Gilgun (hilarant en remplacement de Nathan dans Misfits) se partagent l’affiche. Forcément, ça donne envie.

Le pilote d’une heure a été diffusé hier soir aux USA sur AMC, après la mi-saison bancale de Fear the Walking Dead, et donc je n’ai pas résisté à me le regarder dès ce soir. Verdict : je suis déçu car c’est loin d’être aussi génial que prévu. Par rapport à mes attentes, tout ce que je peux dire, c’est que c’est tout aussi sanglant que prévu. Pour le reste, je ne sais pas trop si je suivrais assidument tout l’été, car ce n’est qu’au cours des dix dernières minutes que je me suis senti investi dans l’histoire… Sur 63 minutes, c’est pas énorme.

Note moyenne de la saison : 15/20

Sans plus d’introduction, c’est parti pour mon avis sur chaque épisode :

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 14/20
I’ve been a bad preacher and for that I am sorry.

Le début m’a laissé perplexe – sans le logo AMC, j’aurais probablement pensé m’être trompé de lien et tout coupé. La première scène nous met direct dans le ton de la série : religion et bain de sang occupent les premières minutes du pilot, qui s’applique ensuite à dessiner l’univers et les personnages. Mais justement, ça pêche. L’univers n’est pas franchement introduit, il est posé comme évidence dans l’intro, puis avec l’apparition du vampire à l’accent toujours aussi tout bonnement incompréhensible (j’ai même envisagé la recherche de sous-titres un moment). Le surnaturel est à accepter comme une évidence. Les acteurs sont bons, mais on peine encore à voir où la série veut aller, puisqu’elle se contente d’une présentation et d’une rencontre (forcément musclée) entre Jesse, le prêtre, et Cassidy, le vampire. L’épisode dure une longue heure et ne s’affranchit pas de la marque de fabrique AMC, avec des lenteurs interminables que je vois plus comme des défauts qu’une qualité de production (quelques plans sont travaillés, c’est vrai, mais c’est loin d’être une généralité). Pour les effets spéciaux et le maquillage, la série possède une vraie ambiance True Blood avec le sud des États-Unis (et son côté western), du sang à foison et une moiteur qui transperce l’écran, nous donnant déjà envie de regarder l’épisode au beau milieu d’une chaude nuit d’été. Il y a donc une ambiance particulière, c’est vrai, des personnages forts, aussi, mais ça manque sérieusement d’une intrigue forte pour l’instant et concrètement, l’ennui n’est pas absent de ce premier épisode. Et cette longue mise en place n’est pas super rassurante pour la suite (mais j’ai appris avec le temps à ne pas juger une série trop vite sur son début), surtout parce que ce pilot se disperse et que ce n’est que sur les dernières minutes que je me suis senti vraiment captivé. C’est également là qu’on sent légèrement la direction que ça peut prendre avec la possession de Jesse par Genesis (moins explosive que prévue)… mais heureusement que je connais un peu l’univers, parce que sinon, je serais totalement perdu. Par contre, je suis surpris par la fin qui semble indiquer que la série va dévier largement de ce que je me souviens du comic. L’installation est faite, j’attends la suite et surtout une vraie intrigue avec des enjeux pour me faire une opinion plus poussée.

02.jpgÉpisode 2 – See – 14/20
– I told you to forget her.
– Forget who?

Je suis revenu et je suis encore un peu plus perdu que lors du premier épisode : la série ne prend pas la peine de bien développer pour ceux n’ayant pas lu les comics et n’en ayant lu que quelques-uns, je suis paumé. L’épisode n’est pas mauvais en soi, mais tout n’est pas aussi intéressant. Le flashback introductif reste un vrai mystère arrivé à la fin par exemple. L’épisode suit une nouvelle fois Jesse dans sa vie au jour le jour, dans ses baptêmes comme dans les confessions de chauffeur de bus aimant les petites filles. Cette intrigue parcourt l’épisode et lui permet de comprendre la force de ses pouvoirs, menant au cliffhanger final où il essaye de ramener à la conscience une adolescente dans le coma – créant son propre petit miracle. On en saura plus la semaine prochaine. Autrement, Cassidy continue d’être mystérieux et d’avoir un humour très étrange, surtout quand il fait un petit massacre à la tronçonneuse au fond de l’église… Une intrigue qui semble expédiée bien rapidement, jusqu’à ce qu’on voit ces deux anglais tout juste enterré parler avec le Shérif. Il me reste à parler de Tulip qui enlève Jesse pour lui présenter une mission à faire, dans l’espoir de retrouver l’homme mauvais qu’elle aimait. Bon, et bien, l’intrigue avance on va dire, mais je ne sais pas à quoi m’attendre pour l’épisode 3. Je m’ennuie pas mal devant, mais à chaque fois que je fais le point de ce qu’il s’est passé pour un article, je me rends compte qu’il y a pas mal de choses intrigantes et de bonnes scènes malgré tout… Allez comprendre.

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Épisode 3 – The Possibilities – 14/20
Well, you look like shit but that’s becoming more and more regular

Ce générique a un style visuel top, mais la musique ne reste absolument pas en tête, c’est étrange comme choix… Bref, je suis de retour devant Preacher et j’ai totalement perdu l’espoir d’y comprendre quelque chose un jour. Le rythme est cependant un peu plus lent cette semaine, et c’est tant mieux pour y comprendre quelque chose, surtout dans les relations entre Jesse & Tulip. Leurs scènes sont pour moi la vraie réussite de l’épisode, qui m’a ravivé quelques souvenirs du comics. Une autre réussite est le développement des pouvoirs de Jesse : il a beau flipper sa maman, il s’en sert à merveille dans cet épisode. Par contre, la révélation de cette capacité à Cassidy est un peu tombée à plat en ce qui me concerne. Je m’attendais à mieux, de même que pour sa seconde rencontre avec les deux immortels. J’ai l’impression que le personnage est sous-exploité. En revanche, la mission des deux autres s’éclaircit un peu, ça peut être intéressant pour les épisodes à venir, mais pour l’instant, ça reste totalement égal en ce qui me concerne (certes, ça manque un peu de gore cette semaine, mais on a des révélations qu’on n’avait pas ces deux dernières semaines, et toujours autant de moments marquants).

04.jpgÉpisode 4 – Monster Swamp – 15/20
The world is turning to shit and you know what? It’s all your fault!

Les choses se clarifient un peu cette semaine et surtout les chemins de Tulip et Cassidy se croisent enfin lorsqu’elle le jette par la fenêtre parce qu’il célébrait une énième rencontre avec les anges et qu’elle s’est lancée dans un objectif de purifier la ville après la mort d’une prostituée (je crois ?) la veille. Bon, pourquoi pas. Qu’on m’explique par contre pourquoi elle l’embrasse ? Il a beau être mourant, ça ne justifie pas tout, si ? De son côté, Jesse se lance dans une quête qui paraît improbable, avec l’aide d’Emily : remplir l’église pour son prochain sermon… et ensuite voir son église pleine chaque dimanche. Improbable mission, c’est vrai, mais c’est sans compter sur son pouvoir dont il se sert finalement pour faire en sorte que le moins croyant de tous, Odin Quincannon se mettent à servir Dieu, devant toute la communauté. C’est parti pour une opération conversion ? Étrange cheminement que celui-ci, mais au moins, les enjeux de l’épisode était assez clairs dès le début et accomplis à la fin des 42 minutes… Reste la piste des anges que je ne comprends toujours pas, ceux-ci étant apparemment descendus sur Terre sans permission… mais dans de beaux draps quand le téléphone sonne à la fin, recevant un appel venu d’en haut, il semblerait. Bref, le rythme est un peu ralenti dans cet épisode, mais je commence à y voir un peu plus clair grâce à ça – en tout cas, je me suis senti moins perdu qu’avant, même si je suis toujours incapable de tout expliquer ou comprendre. Léger mieux pour cet épisode 4, j’espère que ça va continuer dans cette voie !

05.jpgÉpisode 5 – The South will Rise Again – 16/20
Preacher’s got a power. A power. He made me do things.

Bon, il était largement le temps que je vois cet épisode. Maintenant que la saison 2 est annoncée, je peux savourer un peu plus cette série, puisque je sais qu’elle aura le temps de voir sa fin venir (et surtout que je ne vais pas être déçu dans un mois). Cependant, l’épisode propose une longue, trop longue, introduction qui nous éloigne des quelques intrigues auxquelles j’avais accroché la semaine dernière. La scène entre Tulip et Cassidy développe enfin un peu la mythologie surnaturelle de la série, et c’est dingue que toutes les informations qui nous manquent depuis cinq heures débarquent seulement maintenant ! Tulip est le personnage qui nous permet d’enfin avoir le recul nécessaire sur les différentes intrigues et clarifie enfin un peu les choses – sans pour autant que ce ne soit limpide, c’est juste assez compréhensible pour comprendre ce qu’il se déroule. Il était largement temps, les différentes mises au point faites par notre bad girl sont véritablement ce qu’il manquait jusque-là à la série. Ainsi, les différentes intrigues avancent enfin et se rejoignent, les pouvoirs du Preacher étant découvert par beaucoup tandis que la mission des anges est expliquée à Jesse. Bref, il fallait au moins ça pour relancer mon intérêt pour cette série et c’est assez réussi pour conclure la première moitié de ces dix épisodes.

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Épisode 6 – Sundowner – 17/20
Do you have your car keys?

Juste quand je croyais commencer à comprendre, cette série part à nouveau en vrille dans une histoire d’ange et une bonne femme blonde qui ressuscite dix secondes après son headshot. Ça promet : les deux anges que l’on connaît sont donc après Genesis et sont eux-mêmes poursuivis par d’autres anges faute d’avoir leur permission pour être sur Terre. D’une certaine manière, ça se tient et ça permet à la séquence d’introduction d’être absolument dingue. Ce plan qui mène au générique est tout bonnement génial : il ne se passe rien, mais ça se bat bien et avec un sacré aplomb pour cette série qui se permet enfin d’aller dans le gore promis. Le reste de l’épisode est tout aussi bon et développe les relations entre les personnages, s’attardant longtemps sur le mal-être de Tulip, qui trouve une réponse en s’intéressant paradoxalement à celle qu’elle voyait comme son ennemie, et à la bromance Jesse/Cassidy. Oui, j’ai dit bromance, au bout d’un moment faut pas déconner, cette scène de la machine à laver, je peux qu’appeler ça comme ça ! Excellent épisode donc qui récompense enfin l’attente des six dernières semaines (surtout le premier mois de diffusion quoi). J’avais raison d’avoir envie d’y croire.

07.jpgÉpisode 7 – He Gone – 18/20
It’s for me, Padre. Or will you let me burn, too?

Comment je suis content d’avoir persisté dans cette série quand je vois comment elle est désormais hyper cool et travaillée. Je suis absolument fan de Cassidy et Tulip, avec ironiquement un peu plus de mal sur Jesse, qui est pourtant le personnage principal. Cassidy, dans cet épisode, avance enfin un peu avec le côté vampire en se dévoilant pour de vrai à Jesse, qu’il considère comme son meilleur ami. Le cliffhanger ne m’inquiète pas trop, je suis sûr qu’il est encore en vie. Tulip est un personnage définitivement complexe, enfin approfondie depuis deux semaines. L’actrice est parfaite pour le rôle, tombant juste dans chacune des nuances qu’elle doit interpréter. De toute manière, la justesse des acteurs est quelque chose qu’on ne peut pas reprocher à Preacher : c’est toujours magistralement joué. Certes, j’ai du mal avec le personnage de Jesse, mais l’acteur s’en tire sans problème pour exprimer sa culpabilité et son énervement. Je suis pressé de voir la suite, ce qui n’est pas quelque chose que je disais lors des premiers épisodes. Je trouve que pour du AMC, il y a peu de longueurs. Certains passages sont clairement inutiles (comme ce moment où les deux enfants font la vaisselle et arrivent à court de savon, par exemple), mais ça se regarde sans qu’on ait forcément envie de faire autre chose. Je suis pressé de voir la suite.

 08.jpgÉpisode 8 – El Valero– 12/20
You dug out of hell with your hands?

Aïe. J’étais tellement impatient de regarder cet épisode que j’étais déçu à la hauteur de ces attentes de voir que Cassidy n’était pas là et que Tulip était mise de côté pour s’occuper de lui. Il n’y avait pas vraiment de suspens autour de cette intrigue, certes, je ne voyais pas trop où ils voulaient en venir avec Tulip et j’ai compris un peu tard ce qu’il en était, mais bon, Cassidy ne pouvait pas être mort. De son côté, Jesse a le cerveau grillé quand il voit Eugène revenir d’Enfer mais que ce n’est qu’une hallucination ou quand les anges essayent de récupérer Genesis en lui. Cela est intercalé dans quelques scènes où l’Église est prise d’assaut et où le pseudo-gore côtoie l’humour particulier de la série. Pas une franche réussite. C’est dommage, j’accrochais enfin à la série, mais cet épisode est trop centré sur Jesse et pas assez sur les dynamiques entre personnages. C’est ironiquement le moins bon épisode de la saison alors que je commençais à la vendre comme une vraie réussite. Rien d’irréparable toutefois, je reste optimiste pour la suite maintenant que cette phase transitoire nécessaire est terminée.

09.jpgÉpisode 9 – Finish the song– 14/20
Kill me…

Malgré le retour de Cassidy, cet épisode reste incroyablement long et le rythme n’y est pas de retour. C’est très frustrant après les deux semaines d’épisodes réussis d’être revenu à ça. Heureusement, il y avait du bon, notamment dans la construction du personnage de Tulip. La fin d’épisode nous révèle enfin ce qu’il en était de tous ces fichus flashbacks, même si pendant ces 48 minutes, j’en étais arrivé à la bonne conclusion : nous sommes en fait en Enfer, pas dans le passé. Moui. C’était une sacrée longue introduction pour une révélation qui tombe un peu à plat en ce qui me concerne. En fait, c’est bizarre, parce que je critique beaucoup, mais j’ai quand même passé un moment agréable devant l’épisode qui a évidemment fait pas mal de progrès depuis les premiers. Maintenant que j’en attends plus, c’est difficile d’être objectif dans la note.

11.jpgÉpisode 10 – Call and Response – 18/20
Told you he was a white guy

Bon, je crois que j’ai raté une étape dans la progression de Cassidy et du coup, j’ai eu du mal à accrocher. À l’inverse de Scream, j’ai découvert en cours de route qu’il s’agissait du season finale là où je m’attendais à quelques épisodes de plus. Du coup, j’étais un peu dérouté, j’avoue. Cela dit, je n’étais pas assez dérouté pour ne pas apprécier d’enfin avoir les réponses sur l’intrigue Tulip et sur son passé avec Jesse. Pour une fois, les flashbacks étaient donc bienvenus et l’épisode s’en porte mieux avec cette explication qui donne presque envie de recommencer à zéro pour mieux comprendre. Une moitié de l’épisode était consacré à cette intrigue qui permettait la réconciliation de l’ex-couple et le décompte de la venue de Dieu s’affichait de temps à autres sur l’écran, histoire de montrer vers quoi menait ce final… et il menait vers des effets spéciaux un peu foirés et un délire métaphysico-religieux plus poussif que prévu qui met en scène un dialogue tout mignonnet entre « Dieu » et ses fidèles perdus. Bon, au moins, ça conclue bien ces dix épisodes en donnant une direction précise à la suite de la série (qui est celle du comic), mais c’est parti en vrille sérieux quand même et l’épisode s’en trouve coupé en deux de manière un peu bizarre. Le montage final, qui commence par une scène avec un bon feeling HIMYM nous montre le désespoir s’installer en chacun des personnages avant une destruction totale. La fin, justement, est un peu longue à venir et le cliffhanger est des plus prévisibles, mais ça promet une saison 2 qui sera palpitante !

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EN BREF – La saison 1 de Preacher était un véritable OVNI de l’été : c’est bien simple, on ne comprend rien de rien aux premiers épisodes et il faut s’accrocher à la série pour en voir les qualités. Le casting aide beaucoup à le faire, car il est tout simplement excellent et que c’est ce qui m’avait amené là en premier lieu de toute manière. Peu à peu donc, la série progresse et atteint son apogée au ¾ avant de retomber un peu en qualité. Dix épisodes, c’était finalement un peu court et je serais bien resté un peu plus longtemps dans l’univers d’Annville. Il faut se rendre à l’évidence : malgré ses longueurs, son incroyable talent à dissimuler des éléments nécessaires à la compréhension et une dose assez dingue de délires religieux totalement perchés, Preacher a réussi à me rendre accro !

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That ’70s Show (S01)

That70sShow

Avis : J’ai donc switché Undressed avec That ’70s show dans mon #ChallengeSéries2016 et je ne le regrette pas. Heureusement, je le savais déjà : j’avais vu quelques épisodes l’an dernier, mais arrêté après être parti en vacances. Je suis un grand fan des années 70 qui s’ignore musicalement parlant et donc cette série me parle naturellement, surtout qu’elle a Laura Prepon en tête d’affiche, et qu’elle est rousse (elle passe par toutes les couleurs cette actrice). Il est marrant de voir les looks et style de chacun, notamment dans ce qui est revenu à la mode aujourd’hui (ah le cycle de la vie). Cette saison 1 fait les présentations avec le groupe d’amis et leurs parents. Une introduction qui se fait assez rapidement car les vieilles sitcoms ont après tout bercé mon enfance à forte dose de rediffusions télévisées. Le parti pris de tout imiter et tout détourner est génial, car ce qui est dérangeant dans la production de l’époque devient drôle précisément parce que c’est dérangeant.

Malheureusement, la saison s’essouffle un peu en cours de route et le génial devient banal, avec même quelques ratés (ça reste agréable à regarder d’un bout à l’autre, mais il y a des discontinuités vraiment dérangeante, surtout dans les relations entre les personnages). Le tout s’achève avec un épisode qui n’a rien d’exceptionnel pour un final. J’espère que la qualité va réaugmenter en cours de route et si ce n’est pas le cas, tant pis, il faudra juste conserver le niveau actuel !

Enfin bref, c’est parti pour un avis un peu plus détaillé sur chaque épisode (et sans photo parce qu’il est dur d’en trouver qui soient de bonne qualité et que je suis un peu plus flemmard).

Note finale de la saison : 15,5/20

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Épisode 1 – That ’70s Pilot – 17/20
You’re so cool to be OK with it

Hello Wisconsin ! OK, je sais que j’ai déjà vu ces épisodes dans une autre vie (hum, il y a genre un an), mais je n’avais jamais poursuivi et je ne sais pas pourquoi, car j’adore. Il faut certes se faire à la qualité d’image ’90s et aux looks ’70s et aux rires préenregistrés et à… J’adore cette ambiance ’70s parfaitement reconstruite. Cette série semble faite pour moi ! Les gags sont géniaux et fonctionnent à merveille, jusque dans les clichés et préjugés. Les présentations avec cette bande d’amis sont faites sans traîner et chacun a son rôle au sein du groupe.

Épisode 2 – Eric’s Birthday – 18/20
Well you’re getting a party and best of all it’s a surprise

Parfait, la mère d’Eric semble à peu près aussi douée que la mienne pour faire des surprises. Ce titre d’épisode permet d’apprendre facilement le nom d’au moins un des personnages. Le développement des différents personnages fonctionne, de même que les nombreuses réflexions machistes et les caractérisations des personnages datées – car après tout, ce sont les années 70. J’aime beaucoup la manière dont l’ensemble est filmé et les échos qui se dessinent déjà entre les épisodes, de même que les relations amoureuses et amicales entre chacun, et les relations familiales aussi. Tout fonctionne à merveille pour l’instant.

Épisode 3 – Streaking – 16/20
All families are embarrassing and if they’re not embarrassing then they’re dead.

Cet épisode fonctionne un peu moins que les deux premiers, malgré des running gags toujours au point et la scène qui m’a le plus fait rire pour l’instant, avec cette parodie de la Cène. Cette plongée dans les années 70 continue d’être à la fois fascinante et reposante par rapport après les multiples annulations de sitcoms de ce mois de mai 2016. Au moins, cette fois, je sais que j’ai huit saisons devant moi, c’est plutôt pépère.

Épisode 4 – Battle of the Sexists – 15/20
Don’t you want your balls back?

Quatre épisodes plus tard et forcément il faut déjà que les scénaristes soulignent le sexisme de leur propre écriture. Ce n’est pas de refus, cela prouve définitivement que c’est bien un détournement volontaire pour l’humour. Et du coup, ces considérations sexistes rétablissent un peu l’équilibre avec le personnage de Donna, toujours autant garçon manqué. Cela n’empêche pas l’épisode d’être bourré d’humour et l’écriture de proposer une triple storyline typique des sitcoms, les intrigues A et C étant relié sur la fin d’épisode. C’est la première fois que les personnages sont autant séparés, mais ça continue de donner une bonne série, donc c’est un test réussi.

Épisode 5 – Eric’s Burger Job – 14/20
Dating is prostitution man, unless you don’t get what you paid for…

Les scénaristes s’aventurent dans de nouvelles dynamiques en développant un peu Steven (et son amitié avec Donna), c’est plutôt cool et cela prouve que la série commence à rouler assez pour prendre des risques. Les parents d’Eric sont toujours aussi cinglés et ils apportent beaucoup à l’humour de la série pour l’instant. Cela dit, ça se précipite beaucoup autour du personnage d’Eric pour seulement cinq épisodes : la première petite amie, le premier baiser, le premier job, l’anniversaire… ça commence à faire beaucoup. Non pas que ça soit dérangeant car le personnage est top, mais c’est dommage de ne pas travailler un peu plus sur les autres aussi, d’autant qu’Eric n’avance pas trop non plus. Je suis curieux de voir l’évolution que va connaître la série.

Épisode 6 – The Keg – 15/20
Yeah well danger is my middle-name

Paf, j’ajoute le mot “keg” à mon vocabulaire, et j’ai du mal à croire qu’il n’y était pas déjà dis-donc. Je suis rassuré de voir que la série arrête de s’effondrer, cela faisait quelques épisodes que les points s’évaporaient maintenant que l’effet de « surprise » est passé. Bon, surprise le mot est fort puisque c’est dans le titre et que j’avais déjà vu le pilot, mais disons le temps de se ré-acclimater à That 70’s show. Cette fois, ça se stabilise autour d’épisodes comiques qui ont un rythme bien établi – même si je commence à me demander s’ils vont oser s’engouffrer dans l’intrigue Donna/Steven, car ces deux-là se rapprochent dangereusement, malgré un épisode une fois de plus centré sur Donna et Eric.

Épisode 7 – That Disco Episode – 17/20
What is disco?

Pauvre Steven ! Je suis content de le voir enfin au centre d’un épisode, mais c’est triste que ce soit pour être coincé à apprendre à danser aha ! L’épisode met en place des quiproquos assez bien foutus et des scènes de danse parfaitement réussies. La musique disco est une réussite totale de l’épisode qui permet à l’ensemble du casting de s’éclater. Donna et Steven se rapprochent encore, ça nous profile une fin de saison intéressante, mais en attendant there was something in the air that night… Excellent épisode qui finit de la meilleure des façons possibles.

Épisode 8 – Drive-in – 16/20
You don’t want this place to burn down twice, do you?

Un grand classique des séries américaines, le ciné plein air fait son apparition dans la série et est traité de manière tout à fait classique. Le vrai intérêt de cet épisode vient des parents, une fois de plus. La série s’amuse à détourner des grands classiques, du tableau d’Hopper à Titanic, et le fait plutôt bien. Les parents deviennent les adolescents, et c’est ce qui fait le fun, plus que la storyline A d’Eric & Donna ou que la storyline B sur la musique écoutée à l’envers.

Épisode 9 – Thanksgiving – 15/20
Oh my god, I forgot your mother

Autre grand classique : l’épisode de Thanksgiving. Pas de grande originalité, mais ça fonctionne malgré tout : de la belle-mère insupportable qu’on oublie au retour de la fille accompagnée d’une amie sexy, les storylines sont toutes déjà vues ailleurs. Mais après tout, la force de that 70’s show est précisément de jouer sur les clichés et les attendus. L’épisode fonctionne parce que ce classique a toujours fonctionné dans ce type de séries. Donna pardonne trop rapidement à Eric, mais parce qu’au fond, Donna & Eric sont fait pour aller ensemble dans cette saison 1, procéder autrement ne serait pas possible.

Épisode 10 – Sunday, Bloody Sunday – 16/20
Eric, it’s been a perfect sweet Sunday, let’s not spoil it.

Un épisode de facture plus originale qui nous présente la fameuse grand-mère, hilarante. Les grand-mèress sont toujours plus marrantes et son duo avec Fez, le « kid from non-America » est génial. Les scénaristes ne pouvaient décemment pas passer à côté de ça. Tout dans cet épisode s’enchaîne plutôt pas mal et, même si j’ai un peu de peine pour les devoirs d’Eric, c’est franchement drôle à suivre.

Épisode 11 – Eric’s Buddy – 16/20
No way this is your car? So you’re the guy I hate?

Bon, la série nous introduit un nouveau personnage destiné à disparaître en fin d’épisode, mais c’est une composante des sitcoms après tout. C’était un personnage d’autant plus intéressant qu’il permettait à nouveau d’aborder la question de l’homosexualité, cette fois en s’éloignant un peu des clichés, ce qui est déjà plus intéressant. Donna et Steven continuent de flirter et se rapprocher, le danger se profilant lentement. Quant à l’intrigue B sur Red devenant vendeur, elle est plutôt pas mal dans la construction du personnage et apporte des éléments nouveaux pour les épisodes suivants que j’espère voir développés par la suite.

Épisode 12 – The Best Christmas Ever – 14/20
Merry Christmas oh oh oh and a bottle of rum

Déjà l’heure de l’épisode de Noël dont le titre fait des promesses difficiles à tenir. Ce n’était probablement pas le meilleur Noël de qui que ce soit et l’épisode un peu lent à se mettre en place. Une fois de plus, les scénaristes s’attardent sur Steven et Donna, mais cette fois Eric commence à comprendre le problème, car tout le monde a compris qu’il en pinçait pour elle.

Épisode 13 – Ski trip – 15/20
We’re all going to die… and I love Michael.

Donc, le groupe d’amis décide de partir pour un week-end au ski, mais sans Michael parce que celui-ci a décidé d’embrasser une autre fille… Inévitablement, cela se termine en panne sous la neige pour l’ensemble du groupe et en autostop pour Kelso. Le huis-clos de la cabane de Jackie est évidement propice au premier baiser entre Donna et Steven, et à la baffe qui va avec. Tout ça se conclue malgré tout bien, sans surprise pour une sitcom, mais avec une bonne écriture de bout en bout.

Épisode 14 – Stolen Car – 16/20
Responsible people don’t go around getting their nipples twisted

Un bon épisode où Eric se voit confisquer la voiture iconique du pilote et finit ainsi personnage secondaire dans la voiture du cousin de Michael… L’épisode était déjà bon avant que l’on découvre qu’il s’agissait évidemment d’une voiture volée et qu’ils finissent la nuit au poste. Pendant ce temps, Donna et Jackie sont incompréhensiblement amies et passent de bons moments à discuter de leur première fois respective à venir. C’est que l’air de rien le tout fonctionne plutôt bien ! Dommage que ça manque d’un vrai bon gag et d’une scène à finir par terre !

Épisode 15 – That Wrestilng Show – 16/20
Well fine, kill each other, just do it together.

Les scénaristes prennent le temps de se concentrer un peu plus sur les parents de Donna, c’est sympa, d’autant que la thérapie est hilarante et que le père avec Fez et Steven est à mourir de rire. La sœur d’Eric semble aussi rejoindre le casting de manière bien plus régulière, et c’est tant mieux car la dynamique entre eux est celle d’un frère et d’une sœur. Quant à la lutte, c’est à croire que c’est un truc du Wisconsin, entre ça et HIMYM, mais ça fonctionne de voir Red faire des efforts pour avoir une relation avec son fils.

Épisode 16 – First Date – 16/20
I don’t know why they call it fondue, they should call it fundue ‘cause it’s fun!

Un premier rencard le jour de la St Valentin avec les parents sur le dos, l’angoisse… mais c’est hilarant, une fois de plus, j’aime vraiment cette série (en tout cas, cette saison 1). Toutes les intrigues de l’épisode sont à mourir de rire, du Long Island à la soirée des parents. Bon, certes, c’est un peu plus triste du côté de Steven, mais ça fait un moment que ça dure, et c’est plutôt pas mal de voir enfin Eric et Donna ensemble de manière officielle (en revanche Donna paraît trop vieille pour son rôle maintenant).

Épisode 17 – The Pill – 19/20
I am caring Michael Kelso’s child.

Wow. Et beh ça alors, je ne m’y attendais pas : Jackie est enceinte (du moins, elle le croit). Et je ne m’attendais pas non plus à ce que cela soit aussi propice à la comédie, mais l’épisode est à mourir de rire, d’autant qu’il est évident assez vite que Jackie n’est pas enceinte. Du coup, tout est dans le comique de situation et les quiproquos tout au long des 20 minutes, ce qui permet les meilleurs gags de la saison et une bonne utilisation des trois quarts de personnages (le seul point négatif de l’épisode est la sous-exploitation de Fez et Steven). Excellent.

Épisode 18 – Career Day – 18/20
Well, it’s Career Day, not Career Half-Day

Euh ? Jackie et Kelso sont de nouveau ensemble ? Non, parce qu’ils viennent juste de rompre et la première scène enchaîne les faux raccords les concernant, c’est très intrigant. En revanche, l’épisode est plutôt cool parce qu’ils nous présente enfin la famille de Steven et Kelso, tout en approfondissant un peu chaque personnage secondaire, et notamment Jackie. Et puis Katey Sagal était si jeune à l’époque de cette saison 1, c’est presque étrange !

Épisode 19 – Prom Night – 19/20
You guys are making me sick with your prom talk, proms suck.

Donc, nous voilà déjà à l’épisode Prom alors qu’il reste encore une poignée d’épisodes. Pourquoi pas ? Un long moment de ces vingt minutes est néanmoins consacré à la préparation plus qu’à la fête en elle-même et cela permet de confirmer que Kelso et Jackie ont bien rompu malgré les erreurs de continuité dans l’épisode 18. Ca nous donne un bal de promo inattendu par rapport au reste de la saison, avec Jackie et Steven ensemble avant qu’elle ne retombe dans les bras de Michael (la mignonnerie de cette scène), pendant que Donna et Eric sont plus occupés à prévoir leur première fois qui ne se passe pas comme prévue. Qui ne se passe pas, d’ailleurs. Encore un autre épisode qui déchire, avec même un petit guest de Gloria Gaynor, on se met bien en 76 (pardon en 98, donc).

Épisode 20 – A New Hope – 12/20
Eric is in the throes of adolescence… which sucks no matter what decade it is. Am I right?

Un épisode parodie de Star Wars ? Bon, et bien pourquoi pas. C’est tiré par les cheveux, mais la blague d’entrée sur Star Whores fonctionne tellement. C’est une bonne idée que d’avoir pensé à cet épisode sur ce film qui a effectivement marqué 76 après tout. C’est néanmoins un épisode qu’une vraie sitcom des années 70 ne se serait clairement pas permis, cette dose de méta était déjà presque surprenante pour l’année de production. Bon, cet épisode est l’un des premiers qui ne me fait pas rire une fois fini, parce que je le trouve plus triste qu’autre chose, entre les coucheries de Kelso, Donna qui part en larmes et le travail du père d’Eric qui s’apprête à le fermer… Mouais.

Épisode 21 – Water Tower – 14/20
It’s more fun than it looks.

Et oui, Eric, tes parents ont une vie sexuelle, il faut frapper à la porte avant d’entrer ! Bon, l’épisode est bourré de faux raccords entre les plans, ça m’a franchement perturbé – est-ce fait exprès ou pas, je n’arrive pas à me décider. Après tout, les sitcoms sont toujours pleines de faux raccords. L’épisode est assez sympa, mais il manque définitivement une continuité plus forte entre les épisodes, après tout ce qu’il s’est passé dans le précédent, j’en attendais plus.

Épisode 22 – Punk Chick – 13/20
God this is perfect, you’re easy too?

Cet épisode était intéressant en plaçant les parents d’Eric comme les voix de la raison. C’était assez bien vu de la part des scénaristes de donner des parents de substitution à Steven et Kelso, car il est très clair que la série s’en fiche un peu des familles de chacun (je veux dire Donna a toujours une petite sœur dans la nature quand même). L’intrigue B autour Donna et d’Eric justement n’est pas des plus passionnantes, et la continuité continue (lol) de me poser des problèmes avec le couple Kelso/Jackie à nouveau en froid ? Il semblerait que les épisodes soient diffusés dans le désordre, ou alors c’est Netflix qui déconne, mais en tout cas, quelque chose ne va pas.

Épisode 23 – Grandma’s Dead – 14/20
I forgot the Tupperware.

Je pensais avoir un bon humour noir, mais là j’ai eu du mal avec le point de départ de cet épisode. La mort de la grand-mère est certes créatrice de bonnes blagues, mais à côté de ça, il s’agit quand même d’un décès et de la culpabilité d’un petit-fils. Il y a donc du bon et de bonnes blagues, mais un léger malaise qui persiste, je ne sais pas trop comment l’expliquer. Je crois que je suis devenu trop sensible avec le temps, et puis c’est tout.

Épisode 24 – Hyde Moves in – 14/20
Oh my god, I can feel like all the molecules of my body

Bon, voilà une avancée de l’intrigue nécessaire pour justifier un peu le squattage permanent du gang : Hyde s’installe chez Eric. Ce n’est pas d’une crédibilité folle avec les difficultés d’argent des personnages, mais ça passe parce que c’est une sitcom. L’intrigue sur Kelso/Jackie est plutôt marrante aussi, même si là encore c’est du déjà-vu.

Épisode 25 – The Good Son – 16/20
Oh man I love my new brother!

Étrange fin de saison que celle-ci : l’épisode 24 aurait été plus marquant comme fin je trouve. Ici, il ne se passe rien de bien particulier ou marquant pour une fin de saison, c’est un épisode de facture tout à fait classique qui voit Eric comprendre que la cohabitation avec Hyde ne sera pas des plus simples car celui-ci est évidemment mieux vu de la part de ses parents, car en tant qu’invité il fait plus facilement les corvées. L’écriture est juste, c’est effectivement comme ça que ça se passe dans ces cas-là après tout, jusqu’à la bêtise finale avec les torts partagés. Un bon épisode, qui remonte un peu le niveau de cette fin de saison, mais dommage que ce ne soit pas plus marquant ou qu’on ne voit pas plus certains personnages !

 Et voilà, une saison d’achevée, mon challenge avance à nouveau après le visionnage complet de Person of Interest le mois dernier. Je ne sais pas si je vais réussir à tenir le rythme d’une saison par semaine, d’autant que cette semaine marque la fin de saison des networks et qu’elle est donc chargée en émotions ! On verra ça d’ici une semaine 🙂 Rendez-vous sur le blog demain, pour des nouvelles de Fear the Walking Dead, Silicon Valley et les autres à la semaine.

 

Teachers (S01)

Avis : Toujours dans l’esprit « Je n’ai pas le temps de commencer de séries », j’ai regardé la saison 1 de Teachers, un peu au hasard, beaucoup parce qu’Alison Brie de Community en a fait la promo sur Twitter (elle est plus ou moins productrice) et un chouilla parce que c’est du TV Land, qui diffuse aussi l’excellente Younger (dont j’ai déjà parlé ici). Donc, oui, je n’ai pas le temps, mais je le prends, on va dire.

Alors, il m’a fallu le premier épisode pour vraiment rentrer dedans car ça a une vibe très féministe, un peu à la Girls que je n’aime pas car je trouve ça trop excessif comme humour. Heureusement, ce n’est pas que ça, malgré son casting à 99% féminin (et des personnages célibataires). Non, c’est beaucoup plus, et c’est devenu avant la fin du deuxième épisode un véritable coup de cœur !

Pourquoi ? Parce que ça s’approchait bien plus de Community que je ne l’aurais cru : la formule est géniale ! Chacune des professeurs de cette école est un cliché caractérisé par un trait de personnalité bien particulier : la névrosée, la rageuse, la naïve, etc. Et ça fonctionne parfaitement : chacune est amusante à sa manière en solitaire, mais la dynamique de groupe est hyper forte et très réussie, et elles ont même leur propre dean techniquement avec le directeur de l’école, Principal Fearson, seul homme du casting, hilarant lui aussi.

Bref, ça plaira définitivement aux fans de Community, Younger, Kimmy Schmidt (dont j’ai également parlé par là), et peut-être même à ceux de Girls, le sexe en moins. À mourir de rire. Et l’excellente nouvelle que j’ai découverte après coup : la série s’inspire d’une websérie avec les mêmes actrices et les mêmes personnages… Il y a donc 26 épisodes de moins de deux minutes à s’enfiler avant et la saison 2 est commandée par TV Land. De rien.

Note finale de la saison : 18,5/20

Teachers

Épisode 1 – Pilot – 16/20
« 
I can relate. One day, I dreamt I had a dick. »

Bon, je sais que je regardais la série parce qu’Alison Brie en a fait la promotion sur Twitter, et parce qu’elle est productrice, mais j’étais quand même hyper surpris de la voir débarquer dans un rôle génialissime. Comme je le disais en introduction, il m’a fallu quelques scènes pour vraiment entrer dans la série, mais cette intrigue sur la campagne anti-bullying qui tourne les enfants en véritables monstres était habilement mené. Bref, au bout de vingt minutes, j’étais plié en deux, et c’est Alison Brie qui a finalement marqué la transition entre série sympa et sympa drôle. Un pilot donc qui se cherche et se trouve, c’est agréable.

Épisode 2 – Picture Day – 19/20
“I’ll be back right. Oh. I’ll be back right.”

Bim, les tâtonnements du début sont entièrement oubliés et effacés : cet épisode est une pure réussite et il n’y a clairement pas besoin d’Alison Brie pour rendre cette série géniale ! C’est à partir de là que le sentiment d’un Community 2 s’est installé pour moi : tous les gags fonctionnent parce qu’ils sont « out of box » à chaque fois. Le coup de la photo classe est une excellente idée d’intrigue et la loi des trois morts un running-gag un poil prévisible mais qui délivre les fous rires voulus. Je suis peut-être un public facile en tant que futur prof, mais cet épisode est franchement une belle réussite qui permet de cerner chaque personnage et dont les intrigues A et B se rejoignent avec brio.

Épisode 3 – Duct Duct Goose – 17/20
“How can you lose a child in the ceiling?”

Cette série va finir par faire travailler mes abdos un peu trop ! Double intrigue à nouveau : d’un côté le super-intendant et l’élève qui se cache dans le toit, de l’autre la participation au casting de Miss Snap au Bachelor. Alors certes la fin de l’épisode est assez prévisible, mais elle est aussi terriblement efficace, j’adore. Ce casting déchire et les répliques s’enchaînent parfaitement. Je dirais bien que ça fait longtemps que j’ai pas ri autant, mais après tout, j’ai regardé Kimmy Schmidt il y a peu. Sans ça, les notes seraient probablement plus hautes.

Épisode 4 – Hall of Shame – 18/20
“It just came up in the natural flow of the conversation.”

Miss Snap couche avec l’homme de ménage dans l’école et sur un baby-foot (oh mon dieu cette fin !) pendant que Mary-Louise enseigne la religion comme science. Voilà, tout est dit sur la perfection de cet épisode, je crois. Les blagues s’enchaînent plus vite que les vingt minutes qu’on ne voit pas passer. Du coup, je n’ai pas noté grand-chose à dire sur le blog, oups. Et en plus, j’ai enchaîné avec le suivant, car l’ensemble s’enchaîne quand même pas mal !

Épisode 5 – Jacob – 18/20
« 
I want you to go to the corner and think about what you just said, OK? »

Et hop, encore un épisode réussi. L’arrivée de la nouvelle copine de Jacob est une parfaite réussite qui donne une superbe dynamique et j’aimerais qu’elle soit là pour plus longtemps. Bon, cette intrigue éclipse un peu les autres personnages, même si cette idée de la clique était hilarante, mais pas toujours parfaitement menée. Après cinq épisodes d’affilées, je dois également reconnaître que la série a ses limites, le générique très répétitif est assez lassant, surtout quand il commence à se faire tard. Mais à part ça, brillant !

Épisode 6 – Drunk Kiss – 18/20
« 
Why are we watching this? »

Reprise de Teacher après une pause dodo : juste ce qu’il fallait pour confirmer que j’adore la série. Cet épisode traite avec humour de l’amitié un peu trop tactile de Chelsea et Mary Louise, et ça fonctionne parfaitement parce que les deux personnages sont tellement dans leur cliché respectif qu’il fallait leur faire ça. Brillante idée, bien meilleure que l’intrigue B qui restait tout de même assez drôle, mais servait surtout de remplissage. Il manque encore un peu quelque chose pour que cette série soit totalement parfaite, mais vraiment on s’approche de tout ce que j’adore dans les sitcoms – le méta en moins.

Épisode 7 – Bad Tweeter – 20/20
« 
You don’t even have children because nobody would marry you. »

Une fois de plus, Miss Snap apporte beaucoup trop d’humour à l’épisode, de même que la militante (eh oui, je n’ai pas encore appris les noms à ce stade). L’autre truc qui fonctionne toujours, c’est la réaction des gamins face à ces maîtresses névrotiques, parce que ce sont eux les cerveaux dans cette école. Si seulement j’avais pu avoir une école comme ça. Cet épisode atteint une perfection nouvelle pour la série : chaque personnage sert franchement à quelque chose, y compris le principal, et tous ont leur moment de gloire comique. J’adore !

Épisode 8 – Sex Ed – 19/20
« The six degenerates sitting around doing nothing. »

L’idée de l’épisode de proposer des activités extra-scolaires est bonne, mais comme le titre de l’épisode le souligne bien, l’idée de base c’est surtout la Sex-Ed par Mary-Louise. C’est donc cette partie avec le retour du fameux Hot Dad qui fonctionne à fond, alors que le reste est plus moyen et sert beaucoup de gap-filler, ce qui est dommage, mais assez courant dans la formule d’écriture des sitcoms. J’ai néanmoins eu mon meilleur fou rire devant cet épisode (indice : à la fin) totalement wtf, alors je monte la note !

Épisode 9 – Hot Lunch – 20/20
« 
Do the math, people! »

Rien ne vaut un bon running-gag et les blagues de Mary-Louise sont tellement mauvaises que sa conclusion répétitive est à mourir de rire. Et le reste de l’épisode aussi d’ailleurs : déjà l’enchaînement de blagues Harry Potter/cul était forcément parfait au milieu de ma relecture d’Harry Potter, mais en plus cette intrigue avec la petite suédoise (je crois ?) et Miss Snap était parfaitement menée. Beaucoup de méta dans cet épisode, du coup, avec des références culturelles un peu partout. C’est quasiment le truc qu’il manquait le plus jusque-là à la série, alors franchement, ne me demandez pas mon avis dessus. Just do the math, people !

Épisode 10 – Last Day – 20/20
« 
I wanna show that son of a mother a piece of my mind. »

Toutes les bonnes choses ont une fin, et celle-ci est arrivée bien trop rapidement ! Un dernier épisode réussi, sans surprise, sur la fin d’année et avec la menace d’un professeur à virer – et franchement, elles sont toutes à virer à ce stade. Bon, je confirme que Mary-Louise est mon personnage préféré à ce stade, mais elle n’a que peu d’avance sur les autres. Les six personnages principaux de ce casting déchirent et franchement ces dix épisodes étaient truffés de fous rires. Je ne regrette pas d’avoir testé un peu au hasard cette série et je suis heureux que mon vol soit annulé par la grève finalement, car j’ai pu voir les dix épisodes d’un coup… j’ai déjà envie de les revoir ! Très, très bon !