Land of Women – S01E03 – Chapter 3 – 17/20

Il est possible que je surnote légèrement cet épisode, mais c’est parce que j’ai vraiment apprécié être pris par surprise par le développement d’un personnage en particulier – de manière naturelle et fluide, ça fait plaisir. Pour le reste, la série se déguste, tout simplement, c’est un vrai plaisir à suivre. Un petit soap d’été qui a ses surprises et ses petits twists attendus, c’est exactement ce que j’en attendais et je me sens bien en vacances.

Spoilers

Gala commence à travailler pour la coopérative, Kate comprend que s’installer en ville sera plus dur que prévu.


Nadie os soporta

Flashback

L’épisode commence de manière surprenante par un flashback sur Amat. Cinq ans plus tôt, il a débarqué dans le petit village espagnol et a attiré aussitôt tous les regards sur lui. Il faut dire qu’il est charmant le monsieur et que toutes les femmes travaillant le vignoble savent s’en rendre compte. Il est pourtant bien suspect aussi : il paie cash la maison à Mariona et se fait aussitôt embaucher par elle pour bosser au vignoble.

Je veux bien que le montage qui suit nous le montre carrément utile et nécessaire au fonctionnement de la ville pour tous, mais tout de même, il est suspect. Il trouve son chien un soir de pluie au bord de la route et refait vraiment sa vie dans la petite ville.

La dégustation

Tout ça nous mène au présent où Amat réveille Gala aux aurores – plus précisément, le coq réveille Gala mais bon, ça revient au même – pour qu’elle vienne bosser avec lui. Kate souligne assez logiquement qu’elle ne comprend pas trop pourquoi elles se retrouvent à devoir bosser pour le type qui leur a volé de l’argent. Cela ne plaît pas plus à Julia qu’à Kate, mais il faudra bien faire avec. Les trois femmes se retrouvent donc à bosser ensemble au vignoble. Les scénaristes en profitent pour justifier le titre de la série : la terre des femmes l’est depuis la Guerre Civile où les hommes ont dû partir au front en laissant les femmes derrière. Depuis, elles font le vin ensemble par tradition.

Le truc, c’est que le vin n’est pas bon d’après Gala, parce que le raisin est cueilli trop tard, que tous les raisins sont mélangés dans les mêmes barriques, etc. Bref, Gala se fait des amies en expliquant aux femmes qu’elles pourraient faire un vin meilleur, surtout quand elle se plante dans son espagnol. C’est plutôt drôle dans l’ensemble – et c’est amusant d’avoir une américaine qui assure faire mieux le vin, hein.

À force de goûter le vin, aussi, elle finit par être un brin pompette et se met à parler trop, je trouve. Elle explique à Amat que Fred a disparu de la surface de la Terre et ce dernier essaie donc de lui venir en aide – l’occasion d’apprendre que son mot de passe à lui est « mot de passe » quand ils cherchent à débloquer les comptes de Fred. Il ne parle pas pour autant de la photo de l’enfant qu’il a chez lui, hein, alors que c’est ça qui nous fait nous poser plein de questions, non ?

En tout cas, ils se bourrent bien la gueule au passage, mais essaient tout de même de partir en voiture. C’est un brin ridicule, mais heureusement, ils tombent sur Andreu qui décide de les ramener plutôt que de les laisser conduire. Eva Longoria est exceptionnelle quand elle mime l’alcool, sachez-le. Elle est géniale aussi quand elle se bat contre un coq.

Bon, en tout cas, pour faire passer sa gueule de bois, sa mère lui propose de boire du vin – mais un vin qui vient de la cave d’Amat et qui est absolument excellent. Gala part aussitôt faire quelques tests après l’avoir goûté : il est bien meilleur. Elle propose ensuite à Amat de mélanger ce vin délicieux de sa cave à celui moins bon de la nouvelle production. L’idée est problématique vis-à-vis du traçage du vin et de toute la paperasse, mais Amat se laisse convaincre.

Clairement, l’épisode joue sur l’attirance (et l’alchimie évidente) entre ses deux acteurs. J’aime beaucoup ce que ça donne, en vrai, c’est sympa à suivre. Une fois Amat convaincu, il faut encore vendre le vin. Et pour ça, Gala a une solution aussi : sa pote Edna ne peut qu’adorer ce vin et elle paie en avance. Cela arrangerait bien Gala pour récupérer son fric au plus vite. Un ou deux mensonges plus tard, bim, Edna accepte de venir en Espagne goûter ce vin pour éviter que son rival ne l’achète en premier. Bien joué.

Kate

Julia devait travailler au vignoble, mais elle est finalement emmenée chez le médecin par Kate. Elles trouvent un bon moyen d’échapper au travail, surtout que tout ce que le médecin trouve à dire, c’est qu’elle ne doit pas mélanger alcool et médicaments. Sans déconner. Julia repart seule de chez le médecin, car Kate doit y rester pour se faire prescrire des hormones.

Le médecin n’est pas d’une grande aide, elle n’a pas d’historique médical, ni de numéro de sécurité sociale. Bim. C’est la douche froide pour elle, mais en vrai, pour moi aussi. Je n’avais pas vu si loin les problèmes qu’elle allait rencontrer. J’aime comment c’est amené tranquillement dans la série, de manière hyper naturelle et pas forcée du tout.

Malgré tout, Kate sort de chez le médecin quand même et se réfugie dans son art. Elle se réfugie aussi dans les bras de sa mécano, hein. Cette dernière débarque pour comprendre pourquoi Kate n’est pas repartie et pourquoi elle reçoit désormais des appels de Maggie – Kate ayant utilisé son portable.

Bref, elle pourrait presque retrouver le sourire, Kate. Le lendemain, elle se rend au bar avec sa nouvelle amie mécano pour mieux découvrir que son médecin a raconté sa consultation à sa petite-amie, et que la petite-amie est une conne transphobe. Elle n’hésite donc pas à tenter d’humilier Kate quand elle essaie d’aller aux toilettes, révélant au passage à tout le bar – et donc à tout le village – que Kate est trans. C’est terrible. Kate a beau recevoir le soutien de la barmaid et de la mécano, cette dernière n’hésitant pas à balancer les coucheries de la copine du médecin, et dis donc, dans le lot, il y a le fait qu’elle a léché sa poitrine ! – c’est plus qu’un coup dur.

Au moins, ça permet à la série de proposer une très jolie scène sur le fait que Kate en a marre que tout le monde ne s’intéresse qu’à son genre plutôt qu’à elle pour ce qu’elle est. La grand-mère lui assure que c’est dans ses gênes si le village la déteste, mais j’ai beaucoup aimé comment Julia et Gala réconfortent Kate, en vrai. Ce sont de jolies scènes auxquelles je ne m’attendais pas forcément en lançant cette série – et oui, y compris celle où Julia emmène sa fille et sa petite-fille hurler sur le village au loin depuis les hauteurs de celui-ci. Elles m’ont fait rire – et bordel, ce paysage donne envie d’aller faire un tour dans le sud.

En plus, l’air de rien, Kate donne à sa mère une solution inattendue : le mot de passe permettant d’accéder à ses mails est « Katrina », comme pour la chanson Walkin’ on sunshine. Yep, la solution à tous les problèmes… et à un cliffhanger inattendu : dans les mails de son mari, Gala tombe sur la photo d’une femme avec son collier – celui qu’elle a tenté de vendre et pour lequel on lui a dit qu’il s’agissait d’un faux en toc. Elle en déduit aussitôt qu’il a une amante (plus vieille qu’elle, en plus !) et qu’il est parti avec elle. Elle le cache à Kate, évidemment, mais elle s’en confie à Amat qui la rassure comme il peut en lui disant qu’elle est magnifique, en gros. Ils sont sur le point de s’embrasser, mais sont interrompus par la barmaid qui s’avère être la petite amie d’Amat. Ben oui, évidemment.

Julia

Pendant que Kate vivait mal sa consultation médicale, Julia décidait de faire un peu de chantage de son côté. C’est assez exceptionnel : elle ignore complètement le prêtre, qu’elle n’aime pas, mais retourne voir Andreu pour lui annoncer que Gala est sa fille. Ils ont couché ensemble il y a des années et maintenant, Julia attend d’Andreu un peu d’argent. Et par un peu, il faut comprendre qu’elle attend le remboursement de tout ce qu’il n’a jamais payé, donc beaucoup. Enormément.

Cela explique aussi pourquoi il s’inquiète tant pour Gala quand il tombe sur elle et Amat complètement bourrés. Après les avoir ramenés chez Amat, Andreu rentre chez lui pour tenter de trouver de l’argent pour Julia. Le truc, c’est que nécessairement, Mariona tombe sur lui et veut aussitôt savoir ce qu’il s’est passé.

Le lendemain, elle débarque donc à la coopérative pour donner une belle baffe à sa sœur et l’insulter comme il faut. Elle préférerait brûler son argent que le donner à Julia, mais de toute manière, elle n’a même pas à le faire : Andreu ne peut pas être le père de Gala, puisqu’il est stérile. C’est ainsi que tout le village apprend pourquoi Andreu n’est pas déjà père, mais aussi comme ça que Gala découvre que sa mère a tenté de faire chanter son oncle et possible père biologique. Elle n’est pas ravie.

Cela nous mène logiquement à un autre cliffhanger : pendant la nuit, Julia fait un rêve et se souvient soudainement qu’elle a couché avec le prêtre. Ay, la virgen.

Les méchants

Pendant ce temps à l’aéroport de Barcelone, les hommes de main du père de Maggie débarquent et se dirigent vers la Catalogne en se cherchant un plan d’action. Ce n’est pas si évident de retrouver une aiguille dans une botte de foin, même avec le nom de famille de Julia ? Eh ben… Si. La Catalogne est une région touristique qui organise des tours en bus pour découvrir les villes du vin. Cela tombe bien pour nos méchants.

Cela tombe mal pour moi, aussi, parce que ça me donne envie de partir en vacances en Espagne tellement les paysages sont magnifiques. De toute manière, le tour est finalement inutile : Maggie téléphone à la mécano et sait que Kate est à La Muga. Elle a la bonne idée d’en parler à son père, qui prévient aussitôt ses hommes de main. En toute fin d’épisode, ils arrivent donc à La Muga et… la suite demain, pour moi. Bien content d’avoir toute la saison à portée de main !

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Time Bandits – S01E04 – Prohibition – 16/20

Heureusement que la série est vraiment soignée du côté de l’esthétique et de l’humour, parce qu’elle patine davantage du côté du scénario. J’aime toujours beaucoup l’ambiance proposée et les idées apportées par ce voyage loufoque à travers le temps, mais j’aime moins, justement, qu’on perde du temps dans des intrigues futiles quand il y a trop peu d’épisodes pour vraiment se le permettre. Définitivement, j’aurais adoré que ça soit une saison de 22 épisodes là !

Spoilers

Kevin se fait à sa nouvelle vie de bandit, à défaut de savoir quoi faire de sa vie.


We’re still a gang and we’re traveling through time to find you.

D’accord, je me plains d’avoir deux épisodes par semaine, mais en vrai, ça fait plaisir de pouvoir déjà continuer la série et de ne pas attendre une semaine de plus.

Saffron

L’épisode commence par la sœur qui est désormais au Japon il y a fort, fort longtemps. Je ne comprends pas trop comment elle a pu passer de Troie à là sans carte et sans guide, mais bon, soit. Elle continue de chercher son frère partout en se faisant des amis qui ne parlent pas la langue. Ainsi, elle n’a même pas conscience d’être poursuivie par Fianna ou que sa nouvelle amie pense que son frère est un homme qui lui a voulu du mal plutôt que son frère. C’était amusant.

Saffron, c’est le nom de la sœur de Kevin, se fait en tout cas une vraie amie en la guerrière japonaise avec qui elle passe cet épisode. C’est ainsi que quand Fianna les rattrape, la guerrière essaie de venir en aide à Saffron. Ce n’est pas si facile néanmoins, mais heureusement, c’est surtout inutile : Fianna se rend compte de son erreur et comme Saffron n’est pas Kevin, elle la laisse tomber au sol et se barre. Pas une vraie méchante si elle ne tue pas Saffron, franchement !

Bon, après, tant mieux, ça aurait fait un peu tâche pour la suite de la série.

Quiproquos

On retrouve Kevin en 700 et en Angleterre où il fait partie d’un gang, n’en déplaise à ses parents qui ne voulaient pas que ça arrive – et ne pensaient pas que ça pouvait arriver. Après, il y a gang et gang. Le voilà dans un groupe de bandits qui sont des bras cassés et sont incapables de voler discrètement des choses dans un monastère.

Ils n’y restent pas longtemps, passant par un portail qui semble toutefois bizarre, parce qu’il clignote. Ils ne peuvent pas le fermer et se retrouvent ainsi coincés dans un entrepôt en pleine prohibition, avec un portail qui mène dans un monastère. Ils se cachent ainsi comme ils peuvent quand ils entendent ce qui ressemble à des gangsters en train de débattre dans un coin de l’entrepôt où ils viennent d’arriver.

Bingo : comme ils sont incapables de se cacher, les voilà qui se retrouvent à devoir jouer un autre gang et donner de l’alcool au premier gang. Et ça tombe bien : il y a plein d’alcool dans le monastère. La voix off de Kevin était un peu lourde pendant cet épisode, mais bon, ça apportait un peu d’humour. Et puis, c’était chouette de le voir être heureux d’être à New-York en 1929. Bordel, c’était il y a quasiment 100 ans.

Bien sûr, il a plein de connaissances sur la période et est le seul à comprendre que l’autre gang ne les a pas arnaqués en leur donnant des billets. C’était chouette comme tout : Pénélope est énervée de s’être faite avoir, mais elle est ravie qu’on reconnaisse ses qualités de leader et de pouvoir faire un peu de shopping.

La voix off de Kevin est finalement utile à l’épisode : elle permet à Kevin d’expliquer ce qu’est la prohibition pendant qu’on voit les personnages se changer (enfin !) et se rendre à un speakeasy où tout le monde pense que Pénélope est Madame Queenie et que Kevin est Babyface, un terrible gangster. C’est que c’est con un gangster ! Le problème de cette tournure des événements ? Eh ben, c’est que la vraie Madame Queenie n’apprécie pas trop qu’on vende de l’alcool sur son territoire, sans son autorisation et en se faisant passer pour elle. Outch.

Nos héros ne se doutent de rien cependant, ce qui permet à Alto de profiter à fond de sa soirée et de découvrir le jazz. Il tombe aussitôt amoureux de la chanteuse du speakeasy, ce qui était mignon, alors que Pénélope continue de donner des conseils et d’échanger sur son expérience de leader de gang plutôt démocratique. La vraie question à présent est de savoir de quelle période chacun de ces voleurs vient. Ils ne connaissent pas les billets et ne savent pas vraiment danser apparemment. Widgit, lui, se bourre la gueule et découvre les effets de l’alcool.

Le seul dont on connaisse l’époque, c’est Kevin et il fait peur à absolument tout le speakeasy sans avoir la moindre idée de la vraie raison pour laquelle il fait peur – il pense ainsi être un criminel pour avoir photocopié un livre. Il m’a fait rire, honnêtement, surtout que d’un côté, il se prend pour un gangster et de l’autre, il continue de parler à ses parents. Après, tant mieux, c’était l’occasion de savoir que la sœur s’appelait Saffron.

Prohibition

Les années folles plaisent beaucoup à Pénélope et aux bandits, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Pendant qu’Alto vit sa meilleure histoire d’amour avec Emmie, le reste de l’équipe continue de voler les moines. Malheureusement, Judy et Bittelig sont surpris par les moines et, pire, ils le sont au moment où le portail se referme. C’est con pour eux.

Le timing n’est vraiment pas idéal, mais ça empire encore quand Alto apprend que des gangsters chassent à présent les bandits et qu’ainsi on se retrouve avec Pénélope, Alto et Kevin forcés de fuir dans une course poursuite hilarante où Pénélope les fait tous tourner en rond. L’avantage, c’est que ça gagne du temps pour Widgit qui doit encore comprendre ce qu’il se passe avec le portail. Bon, c’est pas gagné : il se contente de se retrouver face à un portail en miroir. Bon, tout de même, il finit par réussir à récupérer Judy et Bittelig.

Par contre, le trio est aussitôt pris en otage par le vrai Babyface, celui qui tournait en rond à cause de Pénélope. Cela fait que Pénélope décide aussitôt de suivre la voiture – et franchement, il y a toujours autant d’humour. Bon, ceci étant dit, j’ai trouvé la fin d’épisode un peu précipitée : le trio pris en otage est sur le point de se faire tuer quand Pénélope débarque et est rejointe par l’autre gang avec qui elle était pote.

C’est là que tous les quiproquos sont levés les uns après les autres, notamment quand Madame Queenie elle-même débarque sur le toit en question. Si ça se fait avec humour, j’ai trouvé que c’était trop simple comme résolution et ça me dérange un peu que ça se finisse si vite. Finalement, nos héros s’en sortent donc en éclaircissant le quiproquo, Madame Queenie ne cherche pas à se venger plus que ça et reprend son business comme si de rien n’était et ouais, voilà, c’est la fin pour cette période : Alto dit adieu à sa copine et nos héros s’en vont vers de nouvelles aventures.

Est-ce que pour autant j’ai eu l’impression qu’on avançait dans la saison ? Pas du tout. Et en vrai, c’est pas forcément un problème quand on a des saisons de 22 épisodes… mais on a affaire à une saison qui va être courte, c’est évident, et c’est un peu frustrant de voir que l’histoire n’avance pas et que les personnages ne savent pas ce qu’ils font.

L’Être Supérieur

Pendant ce temps, chez Kevin, nous suivons deux personnes de petite taille découvrir ce qui est arrivé aux parents. Il s’agit apparemment d’inspecteurs travaillant pour l’Être Supérieur de manière à comprendre ce qu’il s’est passé. Le but est toujours de remettre la main sur la carte. Nous apprenons même, en toute fin d’épisode, que si l’Être Supérieur veut la récupérer, c’est parce qu’il a peur de son utilisation si elle tombait dans de mauvaises mains, d’une part, et, d’autre part, parce qu’il en a besoin pour faire un grand reset de la Terre.

Eh oui, Dieu adorait les dinosaures, mais il en a marre des humains qui font trop la guerre. Il est temps d’après lui de passer à autre chose. Finalement, j’ai presque envie d’être pour les méchants si leur plan consiste à empêcher ce grand reset.

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Time Bandits – S01E03 – Medieval – 16/20

L’humour de la série est excellent et c’est très fun à suivre, mais un problème flagrant se dessine dans ce scénario : les enjeux ne sont pas clairs. Autant dans les deux premiers épisodes, on voyait à peu près ce que voulaient les personnages, autant dans celui-ci, je trouve qu’il manque une direction claire pour les personnages principaux. Finalement, les personnages secondaires ont presque plus d’intérêt que les héros… C’est embêtant. Heureusement, tout le reste est impeccable – du casting à la réal.

Spoilers

Les bandits errent au Moyen-âge.


It’s actually a pterosaur!

J’aime vraiment le générique de cette série, mais beaucoup moins la durée totalement aléatoire des épisodes et le fait qu’apparemment, on va nous sortir deux épisodes par semaine. Eh, franchement, un seul par semaine, c’est très bien, arrêter de nous balancer des trucs aléatoires comme ça. La saison va passer trop vite à ce rythme, en plus !

La sœur

La première scène de l’épisode est brillante. On suit la sœur de Kevin dont personne ne semble se soucier rentrer de l’école pour mieux se rendre compte qu’il n’y a personne à la maison, rien dans le frigo (qui est plein et rempli de légumes, j’étais mort de rire) et personne pour faire le ménage. Heureusement, elle a son aspirateur automatique. Franchement, c’est brillant à quel point la famille de Kevin est débile.

La sœur finit par chercher son frère, à défaut de trouver les parents ou de s’inquiéter quand elle voit une porte fenêtre brisée. Dans sa chambre, elle voit ainsi un placard qui mène vers un lac avec deux (amér ?)indiens qui la regardent et sa seule réaction est : « Random ». Elle me fait trop rire, j’adore. Par contre, je ne m’attendais pas à ce qu’elle embarque dans son propre voyage : on la retrouve ainsi ensuite sur le bateau de Mme Chung. Elle n’a rien pour comprendre le chinois et Mme Chung n’a rien pour comprendre l’anglais, mais on s’amuse bien tout de même.

Mme Chung se retrouve à devoir expliquer à la gamine que Kevin a sauté dans l’eau et… La sœur est quand même assez courageuse pour faire de même. Je ne m’y attendais pas. C’est ainsi que la sœur se retrouve en pleine guerre de Troie…

Préhistoire

Si Kevin est moins débile que sa famille, il n’en reste pas moins un enfant qui n’a pas envie de voir ses parents mourir. Il interroge donc les bandits pour savoir ce qu’il en est de ces morceaux de charbon qu’il compte désormais porter avec lui un peu partout, dans l’espoir de les ressusciter. Penelope lui propose plutôt de remonter le temps pour arriver pile à temps pour sauver les parents. C’est plus ou moins le seul plan qu’ils ont : ils ne savent pas quoi faire face aux forces maléfiques qui les traquent pour récupérer la carte.

L’idée est sympathique, mais ils n’ont jamais fait ça. Parmi les bandits, il n’y a donc que Pénélope pour faire semblant d’y croire. Widgit m’a fait rire à ne faire aucun effort, mais de toute manière, peu importe : Kevin change vite d’idée fixe quand il tombe sur le crâne d’un dinosaure et qu’il trouve ça bien trop classe.

Il fallait bien qu’on passe par la préhistoire dans la série, même si finalement, le détour n’est que de courte durée. On a tout de même Bittelig qui trouve des œufs de dinosaure et se fait attaquer par la maman ptérosaure, mais tout ça donne envie à nos bandits de fuir au plus vite vers un autre portail. Ils sont bien moins fans que Kevin à l’idée de découvrir la préhistoire, bizarrement, et sautent dans un portail pour échapper au ptérosaure. Meilleur moment pour donner le nom du dinosaure, Kevin !

Moyen-Âge

Tous les bandits débarquent donc, comme le titre de l’épisode l’indique, au Moyen-Âge. Ils défoncent un toit et une maison au passage, mais bon, ils remboursent les dégâts avec… Qu’est-ce que c’était ? Un porte-bougie ? Elle est généreuse Pénélope, franchement, parce qu’elle fait un cadeau même quand elle pense avoir perdu Kevin. Cela ne semble pas l’affecter plus que ça, cela dit.

Bien sûr, Kevin finit par les rejoindre avec son crâne de dinosaure, alors tout va bien. Ils se rendent ensemble en ville où les villageois les prennent pour des étrangers (un ami qu’on n’a pas encore rencontré ? Nope), des sorcières, puis des chasseurs de dragon. Une fois de plus, Kevin sauve à son insu la situation et Pénélope est assez maligne pour s’éviter un procès pour sorcellerie.

Après, je trouve cette image du Moyen-Âge franchement peu renseignée et un peu conne : on insiste sur l’ignorance des gens, qui croient donc que les étrangers sont des sorcières, qui pensent que les chats sont maudits car le Pape l’a dit et que la Peste vient de Dieu pour punir les fausses rumeurs – et pas des rats non mangés par les chats tués par les chrétiens. C’est une image un peu pétée, sans parler de la taverne pleine de bougies mais sans bouffe parce que c’est la famine ou tout le village trop heureux de voir qu’ils ont des chasseurs de dragons alors que ça n’existe pas.

Pénélope accepte au nom de tous les bandits de devenir les chasseurs de dragons du village sauf que, pas de bol, ils en veulent juste pour se battre contre le shérif et contre son armée qui torturent les gens. De toute manière, c’est ça ou être pris pour des sorcières. Les villageois sont tout de même sympathiques : ils donnent leurs meilleures armes à Pénélope (des bâtons) et informent Kevin du point faible du shérif (il ne sait pas quand arrêter la torture). Bref, on s’amuse bien et tout tourne autour de l’humour – d’ailleurs, je dois dire que Judy est excellente à « sentir » la douleur de Bittelig à distance ou à faire de la psychanalyse malgré elle.

Sans grande surprise, nos héros finissent en tout cas en prison. Oh, ils tentent bien d’échapper à leur destinée de chasseurs de dragons, mais tout le village compte trop sur eux pour ça. Et puis, on traite de Pénélope de lâche, et ça, elle n’aime pas. Le gag des huit hommes qui maîtrisent Bittelig à la force de sept hommes est exceptionnel, il va finir par devenir mon running-gag préféré s’il continue pendant tout l’épisode comme ça – entre le dinosaure et ça, c’était déjà bien parti, mais juste après, on voit qu’il aurait pu s’échapper de la prison sans problème et ne le fait pas.

Cela permet à tout le groupe de rencontrer le shérif de Nottingham, qui leur présente les différentes tortures réservées aux bandits (gloups), puis le crâne d’un dragon qu’il aurait tué lui-même avec sa propre épée. Kevin voit bien que c’est juste un ensemble d’ossements d’animaux et n’hésite pas à le faire remarquer, évidemment. Il fait le malin, mais finit par s’écraser de peur face au shérif quand il le menace et prend sa voix grave.

Retour au village

Avant de torturer les bandits, on les ramène toutefois en prison où ils sont avec une sorcière et surtout avec Bittelig qui peut les libérer en quelques secondes à peine. Ils retournent au village pour récupérer les affaires qui leur appartiennent, sauf qu’ils tombent sur le maire, persuadé que les voir signifie que le village est tiré d’affaire. Ce n’est pas le cas, parce que le shérif doit toujours venir le matin suivant pour tous les brûler. Sympa.

Judy propose alors d’utiliser la peur comme une arme, mais bon, reste à savoir comment faire. Le maire du village, lui, propose d’utiliser plutôt une arme comme arme. Pas con. Ce qui est sûr, c’est qu’à l’aube, les hommes du shérif et le shérif lui-même débarquent pour récolter leur moisson. Pénélope se fait alors passer pour une sorcière et Kevin utilise son portable pour faire croire au shérif qu’il a emprisonné dans sa petite boîte d’autres humains.

Après, un portable, ça se vole vite et le shérif en a malheureusement conscience. Kevin est vite fait prisonnier avec Judy et Alto – les autres étant supposés être prisonniers du portable sont laissés tranquilles et assurent aller chercher de l’aide auprès de guerriers Huns. Bon, les trois prisonniers mis au bûcher comprennent vite qu’ils sont dans la merde et doivent trouver un moyen de s’en sortir.

Kevin essaie de raisonner les soldats qui veulent le brûler, mais autant dire que ça semble peine perdue. Et pourtant, en deux temps trois mouvements, Kevin parvient à renverser tout le système d’oppression en place quand les soldats comprennent qu’ils sont le vrai pouvoir du shérif – lui-même trop occupé à jouer sur le portable. Amusant comme élément anachronique, je dois dire.

Ce qui est beau, c’est que Kevin parvient ainsi à être libéré et qu’on lui laisse plusieurs semaines pour enseigner l’évolution aux habitants. En effet, Kevin, Judy et Alto sont laissés quelques semaines dans le village, le temps d’aller chercher des guerriers huns (qui ne viennent pas car Pénélope leur a volé des choses) et de revenir en se trompant dans les calculs.

C’est une belle bande de bras cassés ces bandits. Ils finissent ainsi l’épisode en se tirant en courant du village dans lequel ils ont ramené maladroitement un ptérosaure : c’est simple, ils ont oublié de fermer le portail. Et grâce à eux, tout ce que Kevin vient d’apprendre aux villageois va vite être oublié : l’existence des dragons est confirmée par la présence de ce dinosaure. On note tout de même que Pénélope arrive à voler un bout de tapisserie avec le visage d’un homme qui ressemble à son ex – quelque chose me dit que c’est le genre de détails qui peut avoir son importance… ou alors pas du tout, allez savoir.

Les méchants

Du côté des méchants, on envoie Fianna à la recherche de Kevin. Fianna, c’est la démone chasseresse qui a tué les parents de Kevin et c’est aussi l’ex de Widgit apparemment. Bref, la course contre la montre existe toujours, sauf que le cliffhanger révèle que Fianna est sur la mauvaise piste. Plutôt que de traquer Kevin, elle traque sa sœur et se trouve donc à Troie. Les méchants continuent en tout cas de surveiller ce que font les bandits : c’est l’occasion de confirmer que les chats sont de mèche avec les forces maléfiques et que l’un d’entre eux est même possédé à distance pour tenter de tuer nos bandits. Un échec cuisant, mais tout de même.

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Wild Cards – S01E10 – Romancing The Egg – 16/20

Peu de surprises pour cet épisode de fin de saison qui réussit tout de même à marquer le coup comme il faut, avec une petite inversion des rôles et des arnaques qui se superposent les unes aux autres pour mener de manière fluide à un cliffhanger. Pas de panique : la série est renouvelée. Bref, à l’image de la saison 1, l’épisode est parfaitement maîtrisé du côté du rythme et sait ce qu’il fait.

Spoilers 

Le grand plan de Max est enfin révélé dans cet épisode.

I have so many questions, I’m pratically vibrating.

Le mari

Vous savez quoi ? Sur ce genre de séries que j’aime bien mais qui a encore toutes ses preuves à faire, je trouve que la fin de saison est hyper importante pour se faire une idée de la direction que la série prendra par la suite. Est-ce que la saison 2 proposera la même chose ou est-ce que le rythme sera un peu plus intense ? Tout dépendra de ce que proposera l’épisode, en fait.

Il commence par nous proposer un petit développement supplémentaire pour le personnage de Max, qui a donc un mari qu’elle n’a pas vu depuis deux ans. Le mari de Max vient directement de Buenos Aires et en veut à sa femme de découvrir toutes les activités qu’elle mène dans son dos, surtout quand ça touche son argent. C’est en fait ce qui a attiré son attention, mais c’est exactement ce que voulait Max : ramener son mari dans sa vie pour qu’il l’aide sur son gros coup à venir. Et elle fait tout ça en continuant de flirter avec Cole, une vraie génie.

Pour s’assurer que son mari fasse le job avec elle, Max lui promet de lui revendre sa villa – ouais parce qu’elle a mis sa maison à lui à son nom à elle, tout de même. Cela dit, il y a un truc qui ne colle pas trop : elle s’attendait à ce qu’il vienne, mais elle ramène tout de même Cole chez elle ?

Et puis, bien sûr, Cole se lance aussitôt dans des recherches sur le mari de Max. Il prend une petite photo de manière pas bien discrète pour la comparer à la base de données de la police et en savoir plus sur lui. Du moins, ça, c’est ce qu’il espère, mais il semblerait quand même que la police ne possède pas grand-chose sur le mari. Cela dit, Cole contacte Rachel et elle, elle a un fichier encrypté à lui transmettre. Ce n’est donc pas un petit criminel auquel on a affaire : c’est un voleur international.

Le plan

Dans tout ça, on découvre que la fidélité de Max n’est ni pour son mari, ni pour Cole avec qui elle a clairement eu un moment d’alchimie. Elle est pour son meilleur ami et valet, Ricky, et je trouve ça étonnant de les voir avoir une scène ensemble où c’est clairement évident que c’est lui sa priorité. Cela a manqué dans la saison où il était souvent ressort comique, sans plus.

Loin d’être comique cette fois, il s’inquiète de voir Max si proche de Cole sur les caméras de surveillance. Elle lui affirme que ce n’était que de la fatigue et qu’il n’a pas à s’inquiéter : leur coup est toujours sa priorité. Reste à savoir ce qu’elle compte à faire exactement : je sens qu’on nous monte un épingle quelque chose qui ne servira qu’à faire libérer Georges, son père, de prison. On a ainsi une petite scène où elle le retrouve, mais je sens que le gros du développement de Georges sera en saison 2.

Une fois que c’est fait, Max peut se rendre au commissariat et constater que Cole fait exactement ce qu’elle veut : il fait des recherches sur Olivier, son mari. C’est évidemment son but, parce que le coup qu’elle est en train de monter consiste à faire tomber Olivier. Elle balance donc à la police toute la « vérité » : Olivier serait de retour en ville pour voler un œuf impérial, d’une valeur de plusieurs millions d’euros. C’est pour une tentative de vol de ce même objet que Georges a fini en prison. Bref, Max joue la victime d’Olivier : il la forcerait à tenter de faire un casse à 33 millions d’euros, comme il avait forcé son père avant.

Bien gentille, Max préviendrait donc la police pour qu’ils puissent arrêter Olivier, qui est un voleur connu sous le nom de « Phantom » et qui intéresse bien sûr le FBI. Elle est maligne. Comme je suis sûr que les scénaristes le sont aussi, je suis à peu près sûr qu’elle a autre chose en tête. On ne le saura qu’en fin d’épisode, cependant. En attendant, il nous reste à découvrir toute la mise en place du plan pour voler l’œuf.

Le casse

C’est un peu abusé car ça change des épisodes habituels où Max et Cole mènent l’enquête, mais en même temps, on est en fin de saison, alors changer les petites habitudes, ça le fait aussi. Et puis, on est surtout sur une inversion des rôles : Cole se retrouve à devoir être en infiltration en tant que criminel.

C’est la police qui le met dans cette situation, pour pouvoir superviser Max qui fait plein de conneries tout de même. D’ailleurs, la situation est simple : soit ils réussissent à arrêter Olivier, soit Max sera arrêtée pour toutes les lois enfreintes depuis le début de la série et Cole perdra toute chance de récupérer son bureau et son job. Allons bon. Tout est donc en place, plan aussi, pour que l’épisode puisse se diriger vers des scènes d’action avec un type à peser pour contourner son alarme.

Seulement, avant ça, il reste à développer davantage le personnage de Max : elle raconte donc son histoire à Cole et on sent qu’elle a eu un mariage difficile. C’est important comme scène car le lendemain, Olivier déclare à Max qu’il est toujours amoureux d’elle et qu’il fera tout pour passer le reste de sa vie avec elle. Ben tiens. Ils sont tous avec des micros, mais ça n’empêche pas Max de se laisser attendrir. Ridicule ? Pas tellement, mais ça le devient quand Olivier se sent menacé par Cole. Le triangle amoureux mis en place est amusant, même s’il n’a rien d’original. Une part de moi aurait aimé que ça puisse se faire sur plus longtemps que le dernier épisode de la saison ; une autre part en revanche se satisfait de ne pas avoir à le supporter sur trop longtemps.

En tout cas, une fois que c’est fait, on peut enfin avancer vers l’action de l’épisode : Cole, affecté au service de sécurité, s’arrange pour récupérer le poids de l’homme d’affaire possédant l’œuf et se faire intimider par Olivier (ou pas), Olivier s’apprête à voler l’œuf dans la chambre de l’homme d’affaire. Seulement voilà, au moment crucial, toute l’équipe – Ricky compris parce qu’il les gère à distance – entend que l’homme d’affaire a changé et renforcé son système de sécurité.

C’est con. Comme il est assez débile pour s’en vanter devant ses invités, Max passe aussitôt à l’action et vole la montre de l’homme. Il y a tout de même un compte à rebours assez peu agréable pour eux, ce qui fait qu’Olivier et Max doivent se dépêcher d’entrer dans le coffre où se situe l’œuf. Olivier peut ainsi le récupérer, tandis que Max remet la montre de manière peu crédible. Autant voler la montre, ça collait, autant la remettre j’ai du mal à y croire.

Fin de saison

Sans la moindre surprise, Olivier tente alors de s’échapper avec l’œuf. Il a un petit flingue imprimé en 3D pour tenter de s’en prendre à Cole, mais finalement, c’est Olivier qui est doublé par Max et les flics. Le voilà donc qui se fait arrêter par les autres détectives du commissariat. Tout est bien qui finit bien : Cole récupère l’œuf, Max a sa sweet vengeance, Cole récupère son badge de détective, Max voit la peine de son père réduite à un an et récupère également sa liberté.

C’est problématique pour l’équilibre de la série, en revanche. On savait que leur duo était constitué pour une durée limitée, mais on s’y fait à ce duo d’enquêteurs improbables et il nous faut une saison 2. Ce qui devrait être un happy end n’est donc pas la fin de l’épisode, loin de là. Il reste juste assez de temps pour que ça parte en vrille une dernière fois.

Max assure qu’elle fera sûrement une petite croisière avec Ricky, ce qui n’attire pas les soupçons de Cole immédiatement. Il n’en reste pas moins un détective qui comprend vite qu’il y a quelque chose de suspect quand il n’arrive plus à joindre Max et Ricky. Ils sont un peu con par contre : ils suppriment les numéros de téléphone trop rapidement, avant de s’enfuir. En vrai, pour n’attirer aucun soupçon, ils auraient mieux fait de dégager AVANT de supprimer le numéro. Bref, Cole se rend compte que Max l’a doublé lui aussi et qu’elle a volé l’œuf, sans comprendre comment. C’est assez improbable en même temps : Ricky est celui qui a mis en place le nouveau système de sécurité de l’œuf et a permis à Max d’aller échanger l’œuf avec un faux sans trop de difficulté.

Cole arrive toutefois trop tard pour arrêter Ricky et Max. Il se contente de rentrer chez lui, dépité et de caresser Mark… Jusqu’à ce que Max débarque. Trahi par sa pote, il lui assure qu’il va l’arrêter, mais celle-ci, avant tout, veut avoir le temps de parler avec lui, parce que c’est important. En effet, si elle a décidé de ne pas s’enfuir avec Ricky comme prévu, c’est parce que celui-ci a retranscrit les échanges audio volé par Max il y a trois ou quatre épisodes. Et dans ces échanges, il y a l’identité du meurtrier du frère de Cole. Forcément. Quand elle le dit à Cole, il n’y a pas vraiment de suspense sur le contenu de la réplique… Reste maintenant à savoir qui est responsable parmi les flics. Oui, je suis sûr qu’on aura un flic véreux à faire tomber en saison 2.

En bref

La série n’a rien inventé et certainement pas le genre de la série procédurale, mais elle fait bien son taf et est divertissante. Tous les épisodes ne se valent pas, mais il y a souvent des petits twists dans les résolutions qui font que c’est sympa à suivre. Bien sûr, tout l’intérêt de la série réside aussi dans le duo : Max et Cole sont des personnages rapidement attachants. Concrètement, l’humour de Max porte la série quand ce n’est pas insupportable ; Cole est le cliché du flic qui doit se décoincer et, bien sûr, tous les deux ont un passé chargé à développer.

C’est là-dessus que la série se sécurise un intérêt pour la saison 2 : on sent bien qu’il y a beaucoup à faire du côté du père et du mari de Max (Georges et Olivier), mais aussi du côté du frère de Cole. Toute cette histoire de trafic de drogue pour lequel Cole a perdu son poste d’enquêteur à la base était vraiment l’intrigue que j’attendais pour le dernier épisode de la saison 1.

Bon, vous l’aurez compris, je serai au rendez-vous pour la saison 2 : Wild Cards est une série amusante, pas prise de tête et vraiment sympathique à suivre pour ce qu’elle est ; un petit procédural de qualité moyenne… Mais ça fait du bien d’avoir ce type de séries de temps en temps. Et puis, le cliffhanger donne envie de revenir pour en savoir plus, alors la série a tout compris et tout gagné.

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