Secret Invasion – S01E06 – Home – 12/20

Pour le final comme pour le reste de la saison, je suis bien resté sur ma faim. Je trouve que la série est passée totalement à côté de ce que les comics proposaient et n’est finalement qu’un divertissement plutôt moyen, avec des problèmes de cohérence parfois et surtout trop peu d’épisodes pour nous faire accrocher à ses enjeux. Bref, c’est un final à l’image du reste de la saison, qui souffre du manque de temps et des problèmes de construction qui précèdent. Il ne suffit pas de nous dire qu’un personnage est génial pour que ce soit le cas. Un goût d’inachevé terrible.

Spoilers

Dans cet épisode final, Fury confronte enfin Gravik, tandis que Sonya s’occupe de Rhodes.


To the last stand of the great Nick Fury

Comment ça, seulement 37 minutes pour l’épisode final ? Bon, ça m’arrange car le temps passe vite et que ma journée n’est pas extensible, mais vraiment, la série aura été décevante jusqu’au bout : attendre des années pour des épisodes de 35 minutes, c’est… inattendu. Dans le même genre, mais du côté positif, j’ai fini par me faire au générique. Je ne suis toujours pas 100% satisfait de l’idée d’utiliser ces images en IA, mais la musique a réussi à me rester en tête. Et oui, je vous vois venir : j’écoute le générique à chaque épisode, je suis de cette team et je ne comprends pas comment on peut passer les génériques. Ils font partie de l’œuvre ! Bref.

En Russie | Aux USA | Une fin en demi-teinte | En bref

En Russie

L’épisode commence par un appel de Fury à Varra, ce qui est tout de même surprenant : elle revient chez elle comme si de rien n’était, il prend encore le temps de l’appeler malgré sa trahison. C’est un couple fort que la série nous propose.

S’il l’appelle, c’est probablement parce qu’il n’est pas sûr de survivre à l’épisode alors qu’il a pris la décision de s’attaquer à Gravik. En effet, il est en Russie et il utilise une voiture vide pour faire diversion et pénétrer dans le camp de son ennemi. La diversion est grillée à des kilomètres, mais les Skrulls qui gardent l’entrée ne se doute de rien apparemment.

Pourtant, on découvre dans la scène suivante qu’il n’y a plus aucun Skrull dans le bâtiment. Bon, soit. Gravik a tout fait évacuer, parce qu’il savait que Fury allait venir, alors il l’accueille en le narguant. Il y a de quoi, en plus : Fury est en train de s’étouffer devant lui. Je… Je ne comprends pas. Est-ce que j’ai raté un épisode ? Depuis quand Fury s’étouffe-t-il comme ça, comme s’il avait une sorte de maladie cardiaque ? Il faut que ce soit une habitude pour lui puisqu’il a des médicaments ?

On ne l’a jamais vu si faible dans toute la série et on terminait l’épisode précédent sur un immense badass pour le retrouver si faible ? Une fois de plus, on sent que l’écriture est rushée pour tenir sur six épisodes, et c’est décevant. En plus, sincèrement, c’est écrit par une IA ce script ? Faut être sacrément con pour faire tomber ses médicaments dans cette situation et n’avoir vraiment pas de bol pour que la boîte tombe pile dans le trou adapté à sa taille là.

Cela permet en tout cas à Gravik de parader devant lui, puis d’entamer la conversation avec lui comme s’ils étaient de bons vieux potes. C’est l’occasion d’apprendre que Gravik est devenu un meurtrier d’être humain pour Fury. Sa première victime ? Le beau gosse qui lui sert d’enveloppe corporelle désormais. Franchement, ça tombe bien pour lui.

Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec un méchant qui avait la classe pendant les quatre premiers épisodes et qui termine par être… naze. Vraiment naze. L’acteur est excellent, hein, mais on lui donne à jouer une crise d’ado alors qu’il est adulte. Oui, oui, j’ai bien écrit crise d’ado. Je n’appelle pas autrement ce qu’on nous sert : il est frustré d’avoir été utilisé par Fury et jeté ensuite, parce que c’est selon lui ce que Fury a fait à l’ensemble des Skrulls.

Fury ? Il laisse ce gamin l’engueuler en étant à moitié mort au sol, parce qu’il est malade apparemment. Franchement, à la place de Gravik, je ne prendrais pas le temps de papoter autant. Ils sont ennemis mortels, non ? Et vous savez ce qui est super mauvais signe, en plus ? J’ai baillé à ce moment de grande tension dramatique. C’est terrible.

Ah, oui, il ne le tue pas parce qu’il a besoin de lui, c’est vrai : c’est Fury qui a l’ADN de Carol Danvers dont il a besoin. Et ça tombe bien : Fury serait prêt à lui donner en échange de la promesse qu’il se barrerait sur une autre planète pour mettre à bien son plan. Pardon ? Est-ce que Fury est en train de proposer la destruction d’une autre planète en donnant un pouvoir incomparable à un ennemi là ? C’est possible d’être si con ?

Oui, c’est possible, mais je l’ai été aussi, un peu. J’avoue, je me suis laissé balader par la série : ce n’est finalement pas Fury qui affronte Gravik… C’est G’iah. La surprise fonctionne bien, G’iah ne révélant son identité qu’au moment où Gravik allait tuer Fury. Reste la question de savoir à quel moment elle a décidé de se retourner autant contre Gravik et d’aller autant dans le sens de Fury, mais bon.

Après tout, Gravik a tué les deux parents de G’iah. Elle est un peu légitime à se venger. On découvre au passage qu’elle a pris le temps d’utiliser l’ADN de pas mal de gens, exactement comme Gravik. Cela permet la mise en place d’un super-combat plutôt amusant. Elle parvient ainsi à blesser Gravik, mais il reste un problème : il est capable de se régénérer à peu près en permanence. Cela ne facilite pas le combat, qui peut ainsi être plutôt classe.

Oui, c’est classe : les deux Skrulls ont tellement de pouvoirs ! Ils utilisent ainsi les pouvoirs de chaque Gardien de la galaxie, mais aussi des Avengers, et notamment de Carol Danvers. C’est un problème en ce qui me concerne, parce que G’iah parvient à tuer Gravik à force de ruse… mais elle conserve toutes ses capacités pour la suite du MCU. Elle devient de facto l’une des héroïnes les plus puissantes de l’univers. On ne sait pourtant pas grand-chose d’elle.

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Aux USA

Pendant ce temps, aux États-Unis, Rhodes continue de forcer à fond pour que le président déclare la guerre à la Russie. Ce n’est pas surprenant, mais tout de même, c’est grillé qu’il est un Skrull à force. Il insiste donc pour que la générale (enfin, je crois que c’est son grade) à la tête de l’armée américaine lui propose des solutions d’attaque alors qu’il a déjà préparé le discours d’annonce de guerre du président. On peut dire qu’il y tient vraiment à sa guerre, lui !

Cela dit, Rhodes ne brille pas par son intelligence. Sonya le sait bien apparemment : elle compte en tout cas là-dessus quand elle lui annonce que Fury prévoit de l’attaquer et qu’il serait bon de bouger le président au plus vite. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il s’exécute, prenant la menace au sérieux, apparemment. Mais qui est Sonya exactement pour avoir une telle influence en permanence ?

Une chose est sûre : elle est quelqu’un qui sait bien tirer à l’arme et qui se débarrasse sans souci des gardes du corps du président. On lit bien la tension palpable sur le visage de Rhodes alors que tous les gardes tombent les uns après les autres comme des mouches. Enfin, perso, je mets plus de temps à tuer des mouches que Sonya à tuer des gens apparemment.

L’avantage, c’est que ça permet d’avancer rapidement à une scène où elle s’attaque à Rhodes directement parce qu’il n’a pas été capable de vérifier si elle était là derrière la porte. La série révèle alors seulement à ce moment-là que la série révèle que Fury est à l’hôpital lui aussi.

Cela lui permet de parler directement au président, qui le braque avec son arme. Nous voilà alors face à la plus grande interrogation possible pour le Président : doit-il faire confiance à Fury et Sonya, ou Rhodes ? Sonya qui a l’habitude de couper des doigts pour prouver ce qu’elle dit est particulièrement inintéressante dans cet épisode, se contentant de braquer Rhodes sans rien faire pendant que Fury demande au président d’annuler – ou au moins de reporter – le missile prévu contre la Russie.

Finalement, Sonya finit par perdre son avantage sur Rhodes, forçant Fury à tuer cet imposteur. Le Président comprend donc enfin qu’il a été manipulé… et c’est un happy end drôlement facile ça ! En plus, en parallèle, G’iah réveille le vrai Rhodes dans la base de Gravik. Tout est bien qui finit bien : Sonya libère un à un tous les otages de Gravik, tous ceux qui ont été remplacés par des Skrulls peuvent donc reprendre leur poste. C’est terminé pour l’invasion des Skrulls. Et on n’aura même pas une scène pour nous expliquer à quel moment G’iah a reçu de Fury l’ADN des Avengers ou pourquoi elle accepte de se faire passer pour lui et tuer Gravik. Merde, on ne verra même pas Fury apprendre la mort de Gravik alors qu’il a tué Maria Hill ?

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Une fin en demi-teinte

Il reste à gérer la conclusion des intrigues secondaires, parce que oui, il en reste. Ainsi, Fury retourne chez lui pour tenter de sauver une fois de plus son couple avec sa femme. Il espère qu’elle le pardonne, mais ce n’est pas encore le cas : elle préfère lui dire au revoir. J’ai soupiré. Fort.

Le Président déclare finalement la Guerre lors d’une allocution télévisée, mais la guerre est déclarée contre les Skrulls et les extraterrestres envahissant la Terre. Moui. C’est un peu cliché. Et trop simpliste par rapport à la réalité de la situation : il y a des Skrulls qui sont là pour vivre en paix. C’est par exemple le cas de G’iah, en théorie. En pratique, elle est contactée par Sonya qui voit en elle une personne intéressante. En effet, elle envisage de l’utiliser et accepte qu’en échange G’iah utilise ses ressources à elle. Une relation donnant-donnant pour éviter la guerre lancée par le Président… alors que l’invasion Skrull est apparemment beaucoup plus conséquente que prévu ? Elles finissent dans un hangar plein de gens dans le coma.

En attendant, cet abruti de Président a eu une mauvaise idée en déclarant comme ça la guerre de manière publique. À présent, on découvre que tout le monde se méfie de tout le monde et que certains veulent faire justice eux-mêmes… quitte à se tromper au passage. C’est ainsi qu’on voit des gens tuer un présentateur, qui est Skrull, mais aussi une femme politique, qui est une humaine. C’est con.

Cela n’a pas l’air d’émouvoir pour autant le Président. Il explique simplement à Fury que s’il tient vraiment aux Skrulls, il n’a qu’à faire en sorte qu’ils ne soient plus sa planète. Aha. Il serait temps que Fury respecte sa promesse effectivement. Ce ne semble pas être son projet pour l’instant : il préfère raccrocher au nez du président et repartir dans l’espace. Au moment de partir, cependant, il voit une voiture arriver.

À l’intérieur de celle-ci se trouve Varra. Elle est finalement prête à lui pardonner, ça se voit. C’est pour cela qu’elle part avec lui, même si son travail est important aussi. Elle ne part que pour un temps avec lui, histoire de l’aider à mettre en place les négociations qu’il envisage : les Kree seraient prêts à négocier la paix avec les Skrulls. Improbable.

La série se termine pourtant sur cette promesse et sur la réconciliation du couple quis ‘embrasse, un baiser qui se fait entre un humain – Fury – et une Skrull – Varra. Parce que oui, Fury accepte totalement l’apparence Skrull de sa femme désormais. Et le monde entier sait que les Skrulls sont sur Terre, donc elle compte bien s’assumer définitivement elle aussi… Tant pis pour la promesse faite à Priscilla de poursuivre sa vie, j’imagine ?

On s’arrête là en tout cas, et ce n’est pas plus mal je crois car j’imagine que ça aurait pu être de pire en pire ensuite. Il était temps que ça prenne fin et ça s’en sort avec un épisode plutôt réussi, en vrai. Il y avait ce qu’il fallait d’action et d’émotions, en tout cas. L’ensemble reste moyen… et il n’y a même pas de scène post-générique pour tenter de remonter le niveau et de nous hyper sur la suite du MCU. Décevant jusqu’au bout.

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En bref

Cette première saison de Secret Invasion a été pour moi une montagne russe, mais pas dans le bon sens du terme, principalement parce que c’était une montagne russe avec juste une énorme descente et aucune remontée ensuite.. Oscillant entre l’excitation initiale et une déception grandissante, l’adaptation de mon arc préféré des comics Marvel m’a laissé sur ma faim, avec des personnages manquant de profondeur et une intrigue qui m’a semblé précipitée tout du long.

J’ai été plus que déconcerté par certaines décisions scénaristiques, à commencer par l’absence de développement de personnages clés comme Sonya… ou même Fury, en vrai. Le manque de cohérence de l’histoire et l’absence de tension dramatique ont rendu certains épisodes plats et sans saveur. Le final de la saison, bien que légèrement meilleur, n’a pas réussi à rattraper les erreurs passées et on se retrouve avec une série qui ne parvient jamais à décoller. Ouais, y a de l’argent et des effets spéciaux, cool… Mais bon, ça passe à côté de ce qui fonctionnait le mieux dans les comics je trouve. Et puis, où est Daisy Johnson ?

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Je ne leur pardonnerai jamais, non.

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Pokemon Horizons – S01E11 – The Oliva’s Forest – 15/20

J’ai apprécié cet épisode permettant une exploration approfondie des personnages secondaires et de leur nouvel environnement. Malgré le manque de perspicacité caractéristique de l’héroïne, le bilan est donc plutôt positif. En plus, l’épisode s’est terminé sur une note de suspense qui m’a laissé impatient de découvrir ce qui se passera ensuite.

Spoilers

Comme prévu, Liko et Roy se rendent explorer la forêt d’Arboliva.


Je sais bien que je suis en vacances, mais je me prends le temps de rien faire (c’est-à-dire lire au soleil ou tout réaménager dans l’appartement par exemple) car je souhaite bien en profiter. Cela signifie que je continue d’être en retard dans toutes mes séries sans m’en préoccuper plus que ça. Toutefois, il faut bien que je donne le change quand même et je me suis dit qu’être à jour au moins dans Pokemon en fin de semaine serait bienvenu.

Voilà ce que j’ai écrit il y a quinze jours déjà. Et depuis, je suis à jour dans l’animé… J’ai juste oublié de poster les critiques sur le blog apparemment. Je vais essayer de rattraper le coup cette semaine en postant mes articles aussi quotidiennement que possible.

Gurumi | Liko & Mollie | Arboliva

Gurumi

Après un bref résumé de ce qu’il s’est passé depuis l’arrivée à Paldea, Liko commence cet épisode en s’intéressant de près à Dot et en faisant enfin le lien avec ce qu’elle sait de Gurumi. Malheureusement, les scénaristes s’amusent bien à nous montrer que Liko est super débile, parce qu’elle ne comprend toujours pas à qui elle a affaire. Non, à la place, elle pense que Dot est une super-fan des mêmes vidéos qu’elle et que c’est pour ça qu’elle ne lui parle pas ? Mais enfin ! Bon. Je ne sais pas si je dois me moquer de Liko, en vrai, parce que j’avais oublié que Dot était la nièce de Mordock…

De manière surprenante, l’épisode s’intéresse aussi au reste de l’équipage du dirigeable. On découvre donc que l’une d’entre elle, Mollie, a une maman qui s’inquiète pour elle. Dingue, le rôle des parents dans cet animé, c’est toujours quelque chose tout de même. Ils en font tout un foin dans cet épisode, avec Mordock qui s’inquiète pour Roy, Liko et Dot comme un parent et Friede qui commente le rôle des parents. C’est surprenant ce genre de scènes, mais je trouve chouette que ça permette de créer un peu de lien entre les personnages !

Gurumi | Liko & Mollie | Arboliva

Liko & Mollie

Comme prévu, Liko et Roy font de nouveau appel à Nemona dans cet épisode, afin de se rendre dans une forêt qu’ils souhaitent explorer. Malheureusement pour eux, il ne risque pas d’y trouver le moindre Pokemon : un incendie a récemment eu lieu et a tout cramé. Il faut d’abord traverser un paysage de désolation pour enfin attendre des arbres, et quand ils y arrivent, Roy se sépare du reste du groupe pour partir à l’aventure seul.

Si je n’étais pas convaincu à première vue, c’est finalement une bonne chose : après onze épisodes, on commence enfin à nous développer le personnage de Mollie après tout. Elle se comporte en vraie grande sœur avec Liko. Je ne sais pas bien ce qu’elles font à attendre assise sur une souche d’arbre que le temps passe, mais c’était chouette d’avoir Mollie qui lui parle de son avenir. Et qui lui rappelle que l’orientation à onze ans, c’est normal que ce soit flou.

L’idée était aussi d’ajouter un peu de mystère autour du personnage de Mollie : elle refuse d’entrer dans les centres Pokemon et a clairement des regrets sur le job qu’elle aurait pu faire – d’où le Leveinard. Malgré son comportement de grande sœur, elle est tout de même capable de paumer rapidement Liko quand celle-ci se décide à cueillir quelques baies Oran pour son Poussacha.

Liko se rend donc au point de rendez-vous, un énorme arbre, mais en chemin, elle semble se paumer encore plus. Je veux dire, elle se rend au milieu de la forêt, mais se démerde pour repasser par la forêt cramée. Elle y trouve un Axoloto blessé – l’occasion de me souvenir que les Pokemon ont parfois un look différent à Paldea. Une fois de plus, Liko ne brille pas par sa vivacité, touchant la peau du Pojemon après avoir entendu qu’il était toxique.

Bon, allez, l’avantage, c’est que ça permet une petite scène d’action avec plein d’autres Pokemon qui s’inquiètent des blessures de l’Axoloto et pensent que Liko lui veut du mal. On a ainsi un rapide petit combat pour Poussacha et d’autres Pokemon qui embarquent Axoloto au pied du grand arbre. Liko ne pense toujours pas à se capturer un deuxième Pokemon, par contre…

Arrivée au pied du grand arbre, elle veut toujours venir en aide à l’Axoloto, mais elle ne parvient pas à s’imposer pour autant auprès des Pokemon sauvages. Mollie, elle, n’a aucun mal à le faire : sa vocation est de venir en aide aux Pokemon sauvage, justement.

Gurumi | Liko & Mollie | Arboliva

Arboliva

De son côté, Roy se promène en forêt dans l’espoir d’y trouver un Pokemon rare. Pour mieux voir, il se dit que le mieux à faire est de grimper à un arbre géant… sauf que ce n’est pas un arbre : c’est clairement un Pokemon, non ? Bon, je ne sais pas exactement. Ce qui est sûr, c’est qu’il y voit une pokeball antique et que tout se met à bouger. Et pour cause : c’est bien un Pokemon.

Ce dernier n’apprécie pas de voir la forêt être envahie par des humains : il attaque donc Roy (qui retombe sur ses pieds, c’est improbable) et Liko, qui sont bien surpris par la taille de ce Pokemon. Ah c’est clair que c’est inattendu et que ça ne doit pas courir les rues.

Si leur premier réflexe est de s’enfuir, ils sont forcés de rester pour protéger Mollie qui, elle, refuse de partir tant que l’Axoloto n’est pas sain et sauf. C’était sacrément chouette de voir Liko et Roy faire équipe et utiliser les capacités de Poussacha et Chochodile pour mener à bien un combat. Ce n’est pas forcément crédible de faire face à un Pokemon si puissant alors qu’ils débutent à peine, mais ça menait à de bonnes scènes – notamment Liko flippant pour l’incendie.

En fin de compte, tout est bien qui finit bien : ils parviennent à mettre KO le Pokemon juste assez longtemps pour qu’il comprenne que Mollie venait en aide à Axoloto. Lui aussi avait peur qu’on veuille du mal à Axoloto suite à l’incendie. Le message écolo est clair en fin d’épisode : l’arbre géant (Arboliva ?) montre à Liko et Roy l’étendue des dégâts. La suite au prochain épisode. Et à vrai dire, ça termine tellement en queue de poisson que je suis bien content qu’il soit déjà dispo puisque j’avais pris du retard !

J’ai tout de même regardé le petit segment sur Olivini en fin d’épisode. Cela permet d’apprendre à mieux connaître ces monstres que je ne connais pas !

Gurumi | Liko & Mollie | Arboliva

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Special Ops : Lioness – S01E02 – The Beating – 16/20

Est-ce que je vais finalement aimer la série ? C’est inattendu, mais ça en prend le chemin : en fait, tout est inattendu, même la construction de l’épisode qui est à contrepied de tout ce que j’imaginais de la série, y compris après avoir vu le premier épisode. Le début de celui-ci était long et m’a totalement pris par surprise avec une intrigue dont je cherchais l’utilité à long-terme… quand elle était faite pour le court-terme, histoire de mieux nous montrer différentes facettes d’un personnage en un seul épisode. Et bordel, toute la deuxième partie de l’épisode était intense, je ne m’y attendais pas.

Spoilers

Cruz découvre un peu plus son nouveau travail, tandis que nous, on découvre la vie de Joe.


Are you getting a divorce ?

Le premier épisode m’a plu principalement grâce à son rythme vif. J’espère que le deuxième sera capable de garder la cadence, car l’ensemble n’est pas assez solide pour me faire accrocher outre mesure. Le nom ne me dit rien qui vaille, en tout cas, et commencer par le générique ne m’inspire pas non plus. Cela dit, c’est bien, ça permet de passer en revue les personnages pour ne pas trop les oublier.

La famille de Joe | S.E.R.E | Banlieusarde

La famille de Joe

L’épisode commence là où je ne l’attendais pas du tout : aux États-Unis. Je pensais qu’on enchaînerait sur la suite de la mission de Cruz, mais non, le temps a passé entre les épisodes. Ainsi, Aaliyah est désormais à New-York après un détour par Paris et Joe connaît toute sa vie grâce aux échanges de SMS entre Aaliyah et « Zara ». Cette dernière a improvisé que son père ne voulait pas qu’elle soit sur les réseaux sociaux pour justifier de ne pas en avoir. Efficace.

Nicole Kidman, dont le rôle est encore flou, est impressionnée par sa réactivité et félicite Joe pour cette nouvelle recrue. Oui, Joe raconte tout ça à Nicole (mais qui es-tu Nicole ?), puisqu’elle semble être sa boss. Elle lui rend des comptes, mais demande aussi son autorisation pour faire vérifier une fois de plus la crédibilité de Cruz – pour vérifier si elle est parfaite dans ce rôle et ne risque rien.

Bien que flippée par ce qu’il s’est passé avec Isabel, on apprend toutefois que Joe se résout à prendre quelques risques : Cruz est dans la banlieue de New-York alors qu’Aaliyah y est. Cela ne plaît pas à Nicole. Une fois cette conversation terminée, les deux femmes peuvent parler d’autres choses que du boulot.

Il est donc temps d’apprendre un peu plus de choses sur la famille de Joe. Son mari s’appelle Neal ! Et il est au générique donc on va continuer de le voir, même si je me demande vraiment à quoi il va servir dans la série. Ses filles ? Joe assure qu’elles sont mignonnes, mais on nous montre l’une d’elle en train de se battre sur le terrain de son match de foot (je crois que c’était du foot et flemme d’aller revérifier, j’avoue). Voilà qui promet.

C’est vraiment contre toute attente que la série prend un virage à 180° en nous présentant à présent plus en détail le personnage de Neal. J’adore l’acteur, j’aime particulièrement le retrouver dans le rôle d’un chirurgien s’occupant d’enfants – ça me réconcilie avec l’annulation de Red Band Society j’imagine – mais… quel est le putain de rapport avec la série ?

On le suit très longuement en consultation à observer des radios puis à aller annoncer à des parents qu’une petite fille a une tumeur gigantesque dans le cerveau. Il propose grosso modo de lui retirer un œil comme traitement médical qui ne suffirait pas à la sauver et la laisserait dans une courte vie de douleur. Il annonce ensuite que la fille n’a que six mois à vivre sans opération, mais que c’est ce que lui ferait. Bref, le père en face, qui était très calme et rationnel jusque-là, s’excite d’un coup et fout un coup de poing au médecin, parce que eh, c’est bien d’être macho dans une série.

Neal le pardonne cependant, parce qu’il aurait fait exactement la même chose. Ah ben super. L’avantage, c’est qu’il se retrouve avec un cocard quand il va chercher sa fille qui en a un elle aussi. On apprend donc qu’elle s’est battue à cause d’une insulte raciste, qu’elle est exclue de l’école, qu’elle s’appelle Kate aussi (j’essaie de le retenir) et… Neal rentre chez lui avec toute sa petite famille.

C’est là que Joe peut retrouver son mari et l’écouter lui raconter une longue histoire pour ne pas répondre à sa question. Elle voulait savoir pourquoi il avait un œil au beurre noir et il lui explique toute une histoire sur la moitié de ses patients qui ne survivent pas et un ancien collègue qui ne supporte pas la moindre mort parmi ses patients. Tout ça est bien gentil, mais on est loin de la série d’espionnage qu’on nous vendait.

Et on ne s’en rapproche toujours pas quand Joe prend ensuite le temps d’aller faire la morale à Kate, en lui expliquant que son père a eu une dure journée. En vrai, je ne vais pas mentir : j’aime le personnage de Joe et j’aime sa manière d’élever sa gamine… mais je ne suis pas là pour ça. Après, la gamine fait semblant d’être compatissante envers son père pour s’éviter une punition qui dure trop longtemps.

Nous, pêle-mêle, on découvre que Neal et Joe préfèrent faire l’amour que répondre au téléphone, qu’ils ont souvent des urgences forçant les filles à être seules et que Kate n’est pas au courant du vrai travail de sa mère. Elle la pense traductrice et ne comprend pas trop pourquoi elle a besoin d’un flingue pour ça.

La famille de Joe | S.E.R.E | Banlieusarde

S.E.R.E

Pendant que Joe joue à la Desperate Housewives, Cruz s’ennuie ferme dans son appartement. Elle vit apparemment un nouveau confinement et elle le passe à s’entraîner et faire du sport dans un appartement dont elle ne peut sortir. Elle fait ensuite des insomnies, ce qui paraît peu crédible tout de même : comment c’est possible quand on a passé sa journée à faire du sport ?

Et comment c’est possible que son envie soit alors de sortir en pleine nuit pour faire du sport ? Oui, oui, elle se lance dans un jogging nocturne. Au cours de celui-ci, elle est suivie par une voiture, puis une autre débarque et hop, voilà Cruz qui est kidnappée. La situation serait franchement inquiétante si on ne savait pas déjà que Joe a demandé à ce qu’elle soit testée.

La voilà donc embarquée malgré elle et foutue dans un tonneau sur un bateau, puis aspergée au jet d’eau froide alors qu’elle est partiellement déshabillée. Et autant j’avais aimé la pudeur du premier épisode, autant celui-ci change radicalement de ton : on y voit Joe et Neal faire longuement l’amour, puis on enchaîne sur Cruz en train de se faire déshabiller par un jet d’eau, avec une culotte qui ne résiste pas au poids de l’eau.

Je comprends très bien la violence psychologique du truc qu’ils veulent mettre en scène, mais je trouve ça franchement dérangeant de nous le montrer avec autant de détails. Ce n’est que le début de sa torture, et je plains sincèrement le personnage : elle est laissée dans le froid à moitié nue, gazée et exposée ensuite à une lumière vive avec musique à fond.

Horrible nuit, quoi. Le lendemain, elle se réveille avec une autre alarme à fond et trouve de quoi s’habiller. Le soulagement est de courte durée : elle est aussitôt rejointe par ses kidnappeurs. Elle décide de se battre contre les trois hommes qui arrivent, comme si elle pouvait faire quoique ce soit.

Elle refuse de leur donner son nom, et ça permet d’enchaîner avec encore plus de torture. Euh, j’ai pas signé pour ça bordel ? Quel étrange changement de ton d’un coup. Malgré la torture, Cruz ne se laisse vraiment pas abattre et n’hésite pas à s’attaquer une fois de plus à un de ses agresseurs. Elle est impressionnante.

La série nous révèle alors ce qu’on savait déjà : tout ça est orchestré par Joe qui voulait tester son agent. Humph. Il est difficile de continuer d’adorer Joe quand on nous la présente si froide avec Cruz, franchement. Au moins, ça met en relief le début de l’épisode : il nous montrait le côté humain de Joe avant de nous la montrer plus froide que jamais… et je trouve que ça fonctionne super bien comme formule. Cela n’a rien de bien nouveau, mais c’est efficace.

Bref, revenons-en à la torture de Cruz. Joe lui rappelle les règles : survivre, s’évader, résister, s’échapper ; c’est a priori un truc qui existe vraiment. Joe explique que si elle a dû faire ça, c’est parce qu’elle a besoin de savoir combien de temps elle a pour venir la chercher avant qu’elle ne craque – si elle a un jour besoin de venir la chercher, évidemment. C’est… beaucoup, tout de même.

Joe en profite pour annoncer la mort d’Edgar, dans des conditions plutôt violentes. Reste à savoir si ce qu’elle dit est vrai ou juste une manière d’énerver Cruz. Une chose est sûre, Joe connaît les points de faiblesse de Cruz : elle lui parle de ses parents, de son ex, de sa relation abusive… Voilà une violence psychologique qui semble bien plus efficace pour faire craquer Cruz.

Joe la laisse pleurer un peu, tout en lui annonçant l’arrivée du deuxième round de la torture. Bordel, voilà qui ne donne pas du tout envie d’être espion. C’est très calmement que Joe explique ce qu’il reste à faire pour qu’elle craque. Il est évident que Cruz a déjà été entraînée à résister à tout ça, mais quand il est question de son frère mort, on sent qu’une nouvelle corde sensible est touchée.

Le bourreau suit en tout cas à la perfection les ordres de Joe : posant des questions jusqu’à ce qu’elle se mette à s’intéresser au but des questions, puis faisant en sorte de l’immobiliser au sol pour qu’elle craque – après lui avoir donné un espoir de s’enfuir. C’est là qu’un autre militaire ordonne d’arrêter la torture pour éviter que ça ne termine au tribunal, même si Joe n’est pas d’accord du tout pour mettre un terme à la torture.

Elle ne connaît pas le point de non-retour pour Cruz… Même si le sergent doit s’arrêter, Cruz refuse de s’arrêter, elle. Elle n’hésite pas une seule seconde à se battre contre lui et à s’acharner. Joe résume bien les choses depuis l’autre pièce : maintenant, Cruz pense avoir gagné et avoir le dessus. Elle ne connaîtra pas son point de rupture. Moi, je me pose quand même une question importante : comment Cruz va pouvoir reprendre le rôle de Zara alors qu’elle a clairement des ecchymoses sur tout le corps désormais.

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Banlieusarde

Bon, en tout cas, une chose est sûre : après tout ça, Cruz ne voudra plus être amie avec Joe. Cette dernière l’amène dans sa nouvelle maison, un endroit fort sympathique dans une banlieue chic protégée par l’armée. Malheureusement pour elle, la torture n’est pas terminée : elle doit supporter un petit discours pédagogique de la part de Joe, puis elle va devoir vivre avec toute l’équipe Lioness. Et franchement, ça ne donne pas envie cette colocation avec des types qui font semblant de s’attaquer avec des fusils et utilisent de vraies armes pour que ça s’arrête, avant de passer des soirées console…

Vous me direz, ça ne changera pas Cruz : quatre ans avant, elle était déjà dans une coloc minable. En attendant, un passage par la douche nous permet d’apprendre que Cruz perd carrément une dent dans l’affaire. Ils n’ont pas fait semblant de la torturer. Quand le reste de son équipe l’apprend, ils décident de se rendre à une baston dans un bar.

Et pour cause : ils savent très bien qui est le sergent qui est responsable de SERE et ils peuvent donc aider Cruz à se venger. La torture a été si violente que je comprends le besoin de se venger de la part de Cruz… mais les autres ne brillent pas particulièrement à mes yeux. Cruz va trop loin en plus, à s’acharner sur un seul sergent qui ne faisait que suivre des ordres. Qu’elle s’acharne comme ça sur Joe, ce sera plus justifié, je trouve.

Bon, la scène de combat est finalement interrompue pour reprendre l’intrigue en fil rouge, il serait temps. Le cliffhanger de l’épisode est donc qu’Aaliyah appelle Zara pour prendre de ses nouvelles et pour lui proposer une virée en maillot de bain le lendemain. Un maillot de bain très court. Bien sûr. C’est d’autant plus amusant qu’elle doit avoir le corps roué de coups, donc le moment est très mal choisi : elle a beau expliquer qu’elle a eu un accident de voiture, je vois mal quel genre d’accident de voiture peut laisser autant de marques… Bref, c’est un peu mal écrit et c’est sans surprise que c’était aussi un peu mal joué. Mais bon, j’accroche bien à l’ensemble.

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Special Ops : Lioness – S01E01 – Sacrificial Soldiers – 14/20

Je commençais la série avec beaucoup de mauvaise foi et en m’attendant à ne pas trop l’aimer – en vrai, je la testais pour le principe car j’aime bien le casting. Le résultat est surprenant : il y a bien sûr des passages à l’image de ce que je craignais et des moments où l’écriture n’est pas du tout à mon goût dans ce premier épisode, mais le rythme est très vif (pas le temps de s’ennuyer quand on essaie d’écrire une critique en même temps) et l’intrigue générale me plaît. Le cliffhanger de l’épisode me donne envie de continuer, c’est donc plutôt un essai réussi.

Spoilers

Joe doit trouver une nouvelle recrue pour le programme Lioness.


Nevermind, I know what to do.

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Syrie

La série commence par de jolies vues de la Syrie. C’est toujours un plus quand une série nous fait voyager. Evidemment, le but est de nous introduire directement une scène d’action avec une femme en burqa qui cherche à se cacher d’hommes en se planquant dans un souterrain. Sous le plancher, elle utilise son portable pour téléphoner.

A 17 km de là, des militaires sont sur le qui-vive car ils observent un homme ennemi être à découvert et se demandent ce qu’il peut bien fabriquer. Parmi eux, Zoe Saldana, dont le personnage s’appelle Joe. Je l’écris tout de suite, même si on ne l’apprend qu’au bout d’un très long moment dans l’épisode. En tout cas, on découvre que la femme du début d’épisode, Isabel, est une espionne qui travaille pour Joe et dont la couverture vient d’être grillée.

Tout le monde la cherche parce qu’elle a un tatouage de croix sur la côte depuis la mort de son frère. Ce n’est pas bien discret quand on s’infiltre dans une cellule de terroristes (je suppose ?) musulmans d’avoir un tel tatouage… Joe promet de venir la chercher et l’action commence aussitôt : l’homme qui était à découvert fait en fait exploser plein de bombes qui commence aussitôt une attaque très claire contre les américains. C’est con pour la nana qui attend sous son plancher. Zoe Saldana fait son maximum pour essayer de la sauver, mais elle doit déjà se débarrasser des soldats qui veulent la tuer. En vrai, la série nous enchaîne sur une scène d’action dès le départ :  j’ai l’impression de voir le budget de la série s’envoler déjà, et ça ne fait qu’aller dans la surenchère quand un avion américain se mêle ensuite de la bataille au sol pour attaquer les ennemis.

Cela permet à Joe et son équipe de gagner du temps pour se mettre à l’abri. Une partie de l’équipe prend un hélicoptère qui leur permet de rejoindre au plus vite le lieu où est planquée Isabel, mais je trouve qu’on sent dès le départ que ça ne va pas le faire pour elle. Et effectivement, l’espionne est clairement en danger : un homme finit par comprendre qu’elle se planque peut-être sous le sol.

La communication qu’elle entretenait avec Joe se coupe alors qu’elle est faite prisonnière, laissant Joe face à la compréhension que c’en est fini de sa recrue. Elle passait des coups de fil pour tenter de la sauver, elle doit à présent en passer d’autres. Alors que l’espionne se débat comme elle peut, Zoe ordonne finalement la destruction de toute la base avec un tir de missile. J’imagine que l’essentiel est de ne pas compromettre Lioness – du peu que je sais de la série avant de la commencer, il s’agit d’un commando ultra secret qui ne peut se permettre d’avoir une espionne comme otage.

En tout cas, ça nous plonge directement dans une série plus sombre que ce qu’en j’imaginais à la base. J’imagine qu’elle ne pourra garder ce niveau d’enjeux tout du long, donc j’attends encore d’être convaincu sur du plus long terme, mais ces premières minutes sont plutôt chouettes.

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Cruz

Après le générique (sympathique, mais pas plus marquant que ça), on enchaîne sur une ambiance radicalement différente : on se retrouve dans un diner d’Oklahoma City… quatre ans plus tôt. Mais pourquoi cette obsession des flashbacks dans les séries, franchement ? Était-ce vraiment nécessaire ?

On y découvre le personnage de Cruz, qui travaille dans ce diner et ramène ensuite de la nourriture à son frère parce qu’il lui demande. Malheureusement, elle oublie de lire son deuxième sms qui lui demande un milkshake et ça provoque une cascade d’embrouilles dans l’appartement, avec son frère qui la traite de garce et Cruz qui s’énerve contre une copine de son frère. Les deux filles en viennent aux mains, jusqu’à ce que le frère de Cruz trouve normal de la cogner pour qu’elle arrête de faire ce qu’il considère être de la merde.

Bordel, ce n’est pas glorieux comme introduction de personnage. Cruz se rend dans son lit pour pleurer, mais bon, c’est un cliché sérieusement malvenu le coup de la nana trop faible pour se défendre qui deviendra finalement une super espionne. Disons que le cliché pourrait être amené plus subtilement en tout cas, parce que ce squat ne paraît pas tellement crédible.

La scène suivante ne l’est pas tellement plus : on est clairement sur un point très faible de l’épisode avec l’origin story de Cruz. Le lendemain matin, elle décide de se défendre face à son copain et prend donc une poêle pour le tabasser avant de sortir de la maison. Le type s’énerve assez logiquement et se met à la poursuivre dans la rue. Là, on suit Cruz qui hurle à la mort dans toute la ville sans pour autant que quiconque ne s’arrête pour l’aider, alors que son copain lui court après en caleçon. Dans toute la ville, oui.

Cruz finit par entrer dans un centre de recrutement pour marine où un soldat peut lui venir en aide face à ce copain qui se démonte un peu une fois qu’il comprend qu’il a affaire à l’armée. Face aux compliments implicites du militaire une fois le copain défiguré sorti, Cruz explique qu’elle a triché en utilisant une poêle et le militaire lui explique que c’est très bien pour gagner une guerre. Voilà donc comment elle va être recrutée parmi les marines.

C’est quelque peu exagéré comme destin, mais ma foi, le rythme est assez vif pour que j’adhère malgré tout à ce que propose la série pour l’instant. J’ai juste un peu peur que si le début est si peu crédible, la suite soit dans l’abus total. Après, il faut que j’arrête d’essayer de prévoir trop la suite et que je vive le truc. Ce qui est bien, c’est que ça se passe si vite que c’est possible : en deux minutes, on voit Cruz dormir dans un parc, retourner au travail et y être harcelé par son ex.

Son patron finit donc par appeler la police. Là, un flic lui conseille de se rendre dans un abri, parce qu’elle y sera plus en sécurité que dans le parc où elle souhaite dormir. Elle finit par accepter, parce qu’elle est peut-être bornée, mais pas complètement stupide non plus. L’abri ? Un immense gymnase déjà plein de gens…

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Marine

Le lendemain, nous suivons Cruz non pas en train de porter plainte, mais en train de passer un examen pour l’armée. On comprend que le temps s’accélère pour rattraper les quatre ans, mais bizarrement, aucune indication temporelle n’est vraiment donnée.

On sait juste Cruz est une excellente recrue chez les militaires : elle a des résultats brillants à l’écrit, mais aussi dans les tests physiques ; et dans les tests physiques des hommes tant qu’à faire. Ouais, la petite Cruz fragile qui ne se défend pas face à son copain est loin, très loin ; elle fait plus de tractions et de pompes que la plupart des hommes. Une super-militaire.

Son profil se démarque rapidement, ce qui fait qu’elle a un entretien auquel on assiste pour apprendre à mieux la connaître. C’était pas le but du flashback, normalement ? Sa mère est morte, elle n’a plus rien eu à faire de ses études et a motivé de la haine d’elle-même. Côté famille, elle n’a plus personne : son père est un inconnu, un de ses frères est mort, l’autre en prison. Bon, le temps a passé, clairement…

La Marine n’est toutefois pas inscrite dans son ADN, mais elle sait qu’un marine lui est venu en aide. Elle veut à présent aider d’autres personnes à son tour. Je me doutais que ça allait être patriotique à souhait et je ne suis pas déçu. L’armée redonne une vie à Cruz, yay !

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Joe

La série nous amène ensuite au QG de la CIA où Joe doit s’expliquer sur ce qu’elle a pris comme décision. On obtient enfin officiellement le nom de personnage de Zoe Saldana, puis Joe se défend bien, expliquant qu’elle ne pouvait pas savoir que sa recrue avait un tatouage. En réponse, on lui dit de checker mieux que ça ses prochaines recrues et de chercher les tatouages, même si c’est illégal de le faire.

Je résume vraiment approximativement, mais c’est ce qu’il faut en retenir et c’était très bateau comme scène de remontrances militaires. Joe doit maintenant trouver une nouvelle recrue en qui faire confiance, alors qu’elle regrette encore la fin de la mission précédente. Elle s’en confie à une Nicole Kidman qui semble être sa supérieure, mais dont le rôle n’est pas bien défini. En tout cas, Joe vient de perdre une super recrue de 22 ans et ça la fait culpabiliser. Après, on n’a pas vu de cadavres, donc on ne sait jamais… Non, je déconne.

Dave Annable ! Je me demandais quel rôle il allait avoir dans cette série et j’avoue que je suis plutôt surpris : il nous joue le mari de Joe, père de ses deux filles. Les retrouvailles familiales sont sympathiques, même s’il y a une ado pour les gâcher et qu’assez vite, on se retrouve face à un grand silence familial un peu embarrassant au cours du repas. Je le compte pour un point de Bingo, c’est clairement un silence gênant là. Et puis, j’ai totalement zappé la grille encore ce mois-ci.

Après tout ça, le couple peut se retrouver au bord de sa piscine pour un petit câlin. Tout va bien entre eux, Joe doit juste retrouver ses marques. Cela n’a pas l’air super simple. La relation avec son mari est aussi bizarrement complexe, je trouve, mais c’est parce qu’il est sous-entendu qu’ils ne sont plus vraiment ensemble en fait.

Ils se trompent, voient d’autres gens pour « sentir des choses » et jouent un rôle. Mais bon, ça ne les empêche pas de faire l’amour quand ils se retrouvent, alors tout va bien dans leur couple.

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Lioness

Le lendemain (j’imagine), Joe cherche à trouver sa nouvelle recrue. Elle rencontre donc un militaire qui lui vend Cruz comme une super-militaire qui correspond parfaitement au profil qu’elle cherche. Joe est un peu capricieuse, toutefois, elle ne veut pas qu’on choisisse pour elle ses recrues. On lui laisse la possibilité de se faire sa propre idée et c’est plutôt cool : on suit Cruz en train de se battre contre un sergent. Elle nous remet une dose de « je suis plus forte qu’un homme, regarde » dans ce combat, mais faut dire que le petit coup à l’entrejambe ne doit vraiment pas faire du bien.

Bref, Joe est convaincue et convoque sa nouvelle recrue dans son dortoir histoire de lui faire passer un entretien. Joe en profite pour expliquer à Cruz le but de Lioness : au départ, il s’agissait d’interroger des femmes et adolescentes car on ne pouvait pas laisser un homme faire ce travail. Désormais, le but est de devenir pote avec les sœurs, fiancées et femmes des cibles masculines qu’elles visent, pour obtenir des informations et mieux les tuer. Voilà qui est bien atroce comme coup de poker, mais eh, pour gagner une guerre, il faut tricher ; c’est ce que le marine a dit à Cruz quatre ans plus tôt. Elle ne l’a pas oublié.

Cette fois, Joe demande à Cruz de lui prouver qu’elle n’a pas de tatouage. Certes, Joe ferme les portes à clé, mais bon, elle laisse les fenêtres ouvertes. J’ai trouvé ça ridicule, il fallait que je l’écrive. Joe la scrute de la tête au pied et dans les moindres détails, dans une scène qui était plutôt sympathique, surtout que ça se fait sans nous imposer pour autant la nudité de l’actrice. Les plans sont suffisamment timides et lointains pour que ça n’envahisse pas trop son intimité.

Par contre, Joe, elle, elle l’envahit. Cruz est un peu impertinente, clairement hostile avec Joe qu’elle soupçonne de prendre son pied comme ça… mais c’est une excellente chose. Elle plaît complètement à Joe qui l’embauche.

Cruz est aussitôt embarquée pour une destination inconnue. Dans l’avion, elle tente d’en savoir plus sur Joe, mais cette dernière refuse de lui donner la moindre info sur sa vie privée. Cruz refuse cette absence de relation amical, mais elle va devoir composer avec, parce que Joe n’a certainement pas envie d’être son amie. Cette fois, d’ailleurs, Joe la prévient en avance : ce n’est pas son rôle de la sauver si sa couverture est grillée. Ce sera à Cruz de se sauver seule, et une fois que ce sera fait, Joe pourra venir la chercher. Cela fonctionne plutôt bien et ça me plaît déjà bien plus que le début de ce qu’on nous a présenté pour le personnage de Cruz. Elle n’est plus une petite chose fragile comme ça.

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Première mission

Le rythme continue d’être vif, en tout cas : les femmes arrivent dans une base militaire où Cruz va pouvoir rencontrer le reste de l’équipe de Joe. Il serait temps qu’on la rencontre officiellement nous aussi, parce qu’ils ne sont pour l’instant que des figurants dans la série. Joe les présente donc à Cruz : nous avons Bobby, la team leader, Two Cups, Tex (non, pas l’animateur), Tucker et Randy. Autant vous dire que je ne vais pas retenir les noms de tout le monde, malgré les anecdotes nazes sur les surnoms.

Assez vite, Cruz se retrouve à faire ses premiers faux pas : elle demande de l’eau, alors que ses coéquipiers veulent pouvoir lui faire confiance et voir si elle sait boire (elle sait s’enfiler une bouteille de bière en une fois, sympathique). Le lendemain matin, Cruz a donc 15 minutes pour composer avec sa gueule de bois et avoir un look parfait, à base de sac Chanel. En effet, il est temps pour elle de partir en mission. Son but ? Trouver l’adresse d’un type. Pour ça, elle doit d’abord se faire une nouvelle amie qui, elle, a l’info qu’elle cherche.

En chemin, Joe vérifie une dernière fois que Cruz connaît bien sa couverture, puis lui explique qu’elle n’est pas supposée savoir quoique ce soit sur sa cible. Le but est simple : elle doit la rencontrer sans rien savoir pour ne pas se tromper et ne pas faire d’erreur. J’aime bien cette idée d’une espionne qui n’a aucune info sur sa cible, mais en vrai, ça poserait forcément problème dans la réalité : comment plaire à quelqu’un dont on ne sait rien et s’assurer d’être son amie ? Cela ne peut que passer par des mensonges élaborés si elles ne sont pas faites pour être amies.

Toujours est-il que c’est ainsi que Cruz entame sa mission : avec une grosse gueule de bois et aucune info autre que l’apparence de sa cible, elle se retrouve dans un Louis Vuitton. Elle repère sa cible et se débrouille pour engager la conversation à partir d’une maladresse qu’on ne voit que dans les séries. Et hop, la conversation commence. C’est un peu gros : je ne tape pas la discute aux gens qui me rentrent dedans dans les magasins, moi !

Assez vite, l’inconnue cherche à en savoir plus sur son interlocutrice. Après un temps d’hésitation que la femme interprète comme une hésitation à se confier à une inconnue plus qu’à un doute sur son prénom, Cruz finit par lui donner le nom de sa couverture : Zara Adid. Bon, comme le magasin, ce sera simple à retenir. Sa cible ? Aaliyah Amrohi (merci les sous-titres pour l’orthographe). Les deux femmes deviennent bien vite amie, sous le regard surpris de Joe. Elle ne s’est pas trompée de recrue, au moins.

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