The Walking Dead : Dead City – S01E06 – Doma Smo – 08/20

Drôle d’épisode final que celui-ci, parce que certes, les scénaristes proposent les scènes qu’ils voulaient proposer, mais on sent en tant que téléspectateur qu’ils galèrent à y arriver et qu’une fois qu’ils y sont, eh bien, ils n’ont plus rien à raconter mais il reste presque une moitié d’épisode. Les personnages prennent ainsi des décisions qui n’ont aucun sens et le scénario ne tient pas la route. C’est con, parce que la réalisation est sympa et que la franchise pourrait bien mieux se porter que ça. Bref. J’ai vu l’épisode, mais je sens que je vais vite l’oublier…

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent grâce à Ginny.


You can’t be here.

On a envie de se réjouir d’être arrivé à la fin de saison, mais bon, il a été annoncé qu’on aurait bien une saison 2 alors… cet épisode ne proposera certainement pas une conclusion à l’histoire entamée.

Retrouvailles | Trahison | Prisonnier | Maternité compliquée | En bref

Retrouvailles

L’épisode ne perd pas trop de temps au moins. Dès le départ, on se retrouve avec les retrouvailles de tous nos héros : Ginny a tiré une fusée de détresse qui fait que tout le monde sait où se retrouver. Les méchants aussi, en théorie, mais on ne les voit pas heureusement. On entend juste vite fait des zombies, histoire de nous rappeler que les héros sont pressés de se barrer en théorie.

En pratique, ils prennent leur temps. Negan se rend sur le parking, persuadé d’y retrouver Maggie, mais il découvre avec surprise que c’est Ginny qui attend là. Maggie arrive quelques secondes après et s’attire les foudres de Negan, alors qu’elle n’y est pour rien si Ginny est là. Elle lui explique qu’apparemment Ginny voulait juste passer du temps avec lui, ce que la gamine confirme mais qui n’est pas au goût de notre Negan. En effet, il ne peut pas la protéger dans cette ville où il a des ennemis alors il lui demande de s’enfuir.

C’est le moment que le marshal choisit pour proposer de s’occuper de Ginny. Pardon ? Le type est blessé à mort et est toujours censé vouloir arrêter Negan, mais non, le voilà qui propose d’embarquer sa gamine adoptée avec lui et de se barrer en fermant les yeux. Je sais bien que Negan lui a sauvé la vie, mais ça ne semblait pas jouer en sa faveur dans l’épisode précédent, alors pourquoi change-t-il si subitement d’avis ?

Et puisque Ginny semble prête à partir après un câlin et une première phrase (oui, elle parle !), pourquoi Negan souhaite-t-il qu’elle se taise ? Pourquoi lui révèle-t-il avoir tué son père alors qu’elle allait clairement faire ce qu’il disait de toute manière ? Il s’attire les foudres de la gamine, normal, et Ginny finit par se barrer. Le marshal tente encore de faire croire qu’il a un semblant d’utilité, mais bon, il ne fait que ralentir Ginny si vous voulez mon avis.

Toujours est-il qu’ils se retrouvent à tenter de fuir la ville… et qu’ils y parviennent. Je ne sais pas bien pourquoi on suit ces personnages avec le marshal qui ramènent Ginny au campement de Maggie comme si de rien n’était. Elle y est accueillie, contrairement à Armstrong qui se contente d’un regard de Nina avant de se barrer. Bizarre le monde post-apocalyptique !

Armstrong reprend ensuite la route et, oui, on suit ça aussi. Je me demande bien en quoi son retour chez lui est si intéressant à suivre, mais eh, il finit par rejoindre New Babylon. Là-bas, il raconte un message difficile à croire : il assure qu’il aurait tué Negan de lui-même, en lui tirant une balle dans le crâne au moment de son arrestation, parce qu’il essayait de s’échapper.

Mouais. Son histoire n’est pas bien crédible et sa patronne lui fait bien comprendre qu’il n’a pas intérêt à lui mentir, puisqu’elle mentionne ses filles, l’air de rien. Cela me rappelle un peu la manière de diriger de Virginia de Fear the Walking Dead – pas besoin d’être dans la menace explicite. Des petites explications sous-entendues, un discours qui n’a rien à voir et hop, on raconte le plus important : la dirigeante de New Babylon n’en a plus rien à foutre de Negan. Elle a entendu parler du methane comme source d’énergie, et c’est ça qui l’intéresse désormais. Je la comprends.

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Trahison

En parallèle de tout ça, Maggie reste admirative de Negan. Je ne sais pas si c’est bien crédible. Son secret à elle est bien gardée, mais Negan n’en a plus : elle vante son courage et le suit pour tenter d’en terminer avec le Croate. Le duo se retrouve enfin à deux à surveiller par la fenêtre on ne sait trop quoi (des zombies ? l’arrivée du Croate ? Mais où ?). L’essentiel n’était pas ce qu’ils étaient en train de faire, mais plutôt ce qu’ils racontaient.

Malheureusement, désolé, après dix ans, je ne vois absolument pas l’intérêt de nous faire un moment émotion où Maggie parle de sa mère. On connaît déjà le personnage, qu’ils arrêtent de nous faire de la psychologie à deux balles putain ! On veut juste une bonne histoire de zombies.

Bon, allez, ça finit par arriver quand ils voient une voiture débarquer en trombe dans la ville. On nous fait alors un grand plan dramatique de la voiture qui s’en va loin, très loin d’eux, et des petits zooms et… Mais qu’est-ce qu’il se passe, putain ?

On enchaîne sur une scène où Maggie et Negan marchent en ville, possiblement à la suite de la voiture… Est-ce qu’ils comptent vraiment la rattraper ? Pourquoi il y a ensuite de la fumée en très mauvais effets spéciaux ?? C’est juste pour la réplique de Negan ?

Vraiment… J’ai vu les cinq premiers épisodes et je ne comprends pas ce qu’ils essaient d’écrire. J’ai plutôt l’impression que l’épisode est écrit par une intelligence artificielle à ce stade. Allez savoir comment, Negan comprend ensuite la trahison de Maggie parce qu’elle lui ment un peu mal quand il demande ce que Ginny pouvait bien vouloir lui dire.

Putain, ils viennent de passer cinq épisodes à construire une relation de relative confiance entre ces deux personnages, pourquoi Maggie se trahirait-elle comme ça ? Pourquoi et surtout COMMENT Negan s’est-il mis à la soupçonner ? Je ne comprends rien aux motivations des personnages et aux avancées de l’intrigue, c’est une catastrophe. Alors oui, bien sûr, c’est dramatique et il y a de l’enjeux avec un combat entre les deux personnages qui se déroule au-dessus d’une meute de zombies, mais vraiment, sincèrement : POURQUOI ? Comment en est-on arrivé là ? Il manque un ou deux épisodes pour que Negan comprenne vraiment la trahison de Maggie.

Bon, il parvient tout de même à prendre le dessus sur Maggie, passe à ça de l’égorger, mais… s’arrête. En effet, il a bien compris que Maggie faisait tout ça pour Hershel. Il sait aussi que le Croate n’a pas pris son grain, parce qu’il le devine. C’est bien ça, ça permet de gagner du temps qu’il devine toute l’intrigue.

Il en arrive aussi à la conclusion qu’ils font une équipe d’enfer, mais qu’elle ne lui pardonnera jamais d’avoir tué Glenn. Oui, sans blague… on ne l’aurait jamais deviné, ça ! Maggie reprend donc le dessus sur lui quand le Croate et ses hommes arrivent, et voilà. C’est elle qui se retrouve à lui mettre un couteau sous la gorge comme ça. Elle embarque donc Negan dans le van du Croate, qui se lance, comme tout bon méchant dans un long monologue.

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Prisonnier

On apprend donc qu’il recherche Negan depuis un moment, au point d’être retourné au Sanctuaire, mais aussi qu’il a manipulé Maggie pour obtenir ce qu’il voulait. Bref, on n’apprend rien, en vrai, mais on continue de faire genre qu’il y a des enjeux, avec un suspense sur le sort réservé à Hershel. Maggie ne sait toujours pas si elle a raison de faire confiance au Croate. On sent bien qu’elle est paniquée d’avoir pris les mauvaises décisions, mais finalement, le Croate la ramène bien auprès de son fils adolescent. C’est merveilleux tout ça.

Il faut encore procéder à un échange en bonne et due forme. Negan se rend volontairement otage du croate, échangeant sa place avec Hershel sans trop d’hésitation. Il demande tout de même à Maggie de veiller sur Ginny et annonce à Hershel que ça fait du bien de le voir. Allez, bim, la petite graine qui va permettre à Hershel de détester sa mère, ça. Non, parce que bon, Negan reste une figure paternelle pour lui, même s’il a tué son père.

Une fois Maggie et Hershel partis, le Croate continue son monologue avec Negan. Il est sacrément patient, Negan, mais c’est parce qu’il a lui-même imposé des monologues à bien des gens, j’imagine. Le Croate se souvient en plus du bon vieux temps avec Negan, parce que c’est lui qui lui a tout appris. Ensemble, ils étaient inarrêtables et ils l’étaient simplement en tuant une personne. C’est vrai que c’est bien la seule chose qu’aura apporté Negan dans cette franchise.

Il aura apporté des remords au Croate également, apparemment. Il regrette d’avoir désobéi à Negan, comprenant bien que c’est ça qui l’a transformé en menace aux yeux de son ancien chef. Il lui affirme donc que ça n’arrivera plus jamais, mais je doute que ça intéresse vraiment Negan. Il ne dit rien, en tout cas, et semble vouloir récolter les infos tant qu’il peut en récolter. Tout ça finit par mener au Croate qui lui confie qu’il a trouvé un nouveau foyer et qu’il a hâte de lui présenter sa patronne.

Clairement, le Croate qu’on nous présentait comme un grand méchant est désormais présenté comme un grand enfant qui est heureux de réunion son papa et sa maman… Pardon, mais c’est naze ça aussi comme idée. BREF. On en arrive enfin à la scène où Negan rencontre la vraie méchante de la série, qui est toute sympa avec lui, heureuse de voir qu’il est bien une personne réelle et pas une invention névrotique du Croate.

Elle est heureuse de le rencontrer aussi parce qu’elle admire son travail, notamment la manière dont il a tué un homme à la banque plus tôt dans la saison. Bref, elle le brosse dans le sens du poil, mais on ne sait toujours pas exactement pourquoi. Cela finit par être expliqué : elle souhaite conquérir de nouveaux territoires, notamment du côté d’Harlem. Pour cela, elle est persuadée d’avoir besoin de quelqu’un comme lui : elle est prête à lui confier les clés de son royaume, à la condition qu’il l’aide à devenir imbattable comme il l’était à l’époque du Croate.

D’accord… Mais il a été battu ensuite ? Et elle doit bien le savoir puisqu’il n’était plus au sanctuaire ? Oui, elle le sait, mais ce n’est pas grave, elle a trouvé une merveilleuse idée pour s’assurer que Negan soit motivé à fond. En interrogeant Hershel, cette méchante a compris que Negan était attaché à Hershel et elle en a eu la preuve quand il accepté d’être prisonnier en échange de la libération d’Hershel. SOIT.

Maintenant, le chantage est facile. Elle a coupé un doigt de pied d’Hershel et elle menace de retourner chercher d’autres morceaux si Negan ne fait pas tout ce qu’elle dit. Evidemment.

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Maternité compliquée

En parallèle, Maggie et Hershel peuvent donc quitter New-York et rentrer chez eux. Le chemin est long, il y a un trajet en bateau… mais non, nous ne verrons rien de ça. On ne saura pas comment ils ont traversé pour revenir de l’autre côté, d’ailleurs ! Non, on se contente d’avoir une scène où Maggie et Hershel montent en voiture… mais ne partent pas pour autant. Mais putain Maggie, conduis cette voiture ? Qu’attends-tu ? Pourquoi n’as-tu pas parlé avec ton fils avant ?

J’ai vraiment du mal avec l’écriture de la série. Hershel finit par reprocher à sa mère de ne jamais le voir, de s’occuper de lui sans s’intéresser à qui il est exactement. Soit. Hershel fait une crise d’adolescence, donc. On en avait entendu parler, on imaginait bien que ce n’était pas glorieux et, surprise, ça ne l’est effectivement pas du tout.

De retour chez elle, Maggie semble passer plus de temps à s’occuper correctement de Ginny, lui apportant une peluche, qu’à s’occuper comme il le désire d’Hershel. Elle ne lâche pas l’affaire pour autant, et on nous impose donc une scène de plus où elle se rend dans la chambre de son adolescent en pleine nuit pour papoter avec lui. Elle lui donne raison, lui expliquant que la vie n’a fait que lui prendre et lui prendre et lui prendre des choses. Elle a fini de se battre désormais et souhaite enfin être libérée de sa rancœur. Pour ça, elle doit encore trouver un moyen d’en finir avec cette « chose avec Negan ». Fais-lui l’amour, ça te passera. Pardon, mais vraiment, je crois que les scénaristes se dirigent vers ça depuis deux saisons ! C’est frustrant, seulement, je crois que ça peut marcher comme mauvaise idée. Les opposés s’attirent, tout ça, tout ça.

Voilà en tout cas le triple cliffhanger de la saison : Negan est pris au piège d’une grande méchante en qui Hershel a eu confiance, Maggie découvre les dessins d’Hershel quand il était otage et souhaite en finir avec Negan, Ginny sait que Negan a tué son père. On nous promet une saison 2 pas-sion-nante. Et non, je ne commenterai pas ce dernier plan où Negan et Maggie fusionnent comme un seul personnage, parce que c’était du niveau d’un enfant de 10 ans cette idée.

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En bref

Plus ça allait, moins ça allait ? C’est terrible comme j’espérais quand même que ce spin-off soit capable de décoller et d’apporter quelque chose en proposant de suivre deux de mes personnages préférés de la série… et comme je suis déçu aujourd’hui de voir qu’ils n’avaient finalement pas grand-chose à proposer.

Honnêtement, le réalisateur le dit lui-même : ils attendaient juste de pouvoir en arriver au moment où Maggie et Negan se battraient… et je crois que c’est tout le problème de l’écriture de cette série. On SENT que chaque épisode est construit autour d’une ou deux scènes marquantes, que les scénaristes veulent à chaque fois en arriver à la scène mettant une idée qu’ils avaient envie de voir avant de commencer à écrire la série. Le problème ? Les personnages ne peuvent pas vivre par eux-mêmes ; les nouveaux se font tuer les uns après les autres sans que ça nous touche car les scénaristes ne se concentrent pas sur eux ; les personnages agissent sans qu’on ne sache pourquoi et qu’on ne s’attarde à les comprendre, parce que de toute manière, l’essentiel est d’arriver à telle ou telle scène.

Le problème dans tout ça, c’est que je suis piégé avec cette franchise. Je suis sûr que je vais regarder la saison 2 quand même, parce que j’aime Maggie et j’aime Negan. J’espère juste que d’ici là, les scénaristes auront de meilleures idées pour eux !

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Secret Invasion – S01E05 – Harvest – 08/20

J’ai vraiment envie d’aimer la série, mais cet épisode est tout simplement mal écrit et était le pire jusqu’à présent. C’est vraiment simple, on nous affirme des choses dans certaines scènes qui sont contredites dans d’autres (parfois avant, parfois après) ; on fait des économies d’effets spéciaux et on prend des décisions qui sont incohérentes avec ce qui est souhaité par les personnages ; on nous fait des révélations qui, certes, fonctionnent mais ne changent pas grand-chose… Ma déception est à la hauteur de mon attente de la série et plus les semaines passent, moins je suis satisfait.

Spoilers

Fury a de l’avance sur Rhodes maintenant qu’il a le président avec lui et qu’il sait qu’il a affaire à un Skrull, pas vrai ? Eh ben, non.


And you’re gonna become the most wanted and hated man on the planet.

Allez, c’est reparti pour un épisode qui nous approche un peu plus de la fin de saison… et c’est tant mieux. J’ai tellement attendu cette série que je suis vraiment déçu de ne pas en être plus fan que ça pour l’instant.

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

Gravik

Après l’attentat de l’épisode précédent, Gravik rentre à son QG. S’il est heureux que Talos soit mort, il est énervé par l’échec de sa mission : l’attaque devait permettre de les débarrasser du président des États-Unis, et c’était là le plus important pour lui, n’en déplaise à ses subalternes. L’un d’entre eux exprime particulièrement la frustration de tous les autres de savoir Nick Fury encore en vie quand Gravik a eu plusieurs fois l’occasion de le tuer.

Gravik n’hésite pas à s’attaquer à ce dissident et à le tuer devant tous les autres Skrulls, en fasant la démonstration de son nouveau super pouvoir. C’est un peu triste pour ce type, surtout qu’il nous expliquait aussi que Fury avait été garder en vie pour révéler où il avait conservé l’ADN des Avengers. Gravik rétablit une réalité différente : les Skrulls doivent lui obéir sans le contredire et savoir que si Fury est en vie, c’est uniquement à cause de Varra.

Il envoie donc une faction de Skrulls tuer cette traître, puis appelle Raava, celui qui se fait passer pour Rhodes. Gravik lui donne des ordres improbables : en tant que Rhodes, il va devoir annoncer au président que l’attaque était coordonnée par les russes et les Skrulls. Comme preuve, il pourra fournir des photos satellites et l’emplacement, en Russie, du QG de Gravik. Ouais. C’est l’assurance d’une attaque américaine sur le territoire russe.

Gravik est prêt à sacrifier beaucoup pour ça. Le problème, c’est qu’il a déjà sacrifié une part de sa crédibilité auprès de ses hommes : les Skrulls ne comprennent pas trop pourquoi il a tué l’un d’entre eux et se rebellent par surprise contre lui. Enfin, ça n’a rien de surprenant : tout le monde le voit venir de loin en vrai, sauf Gravik.

Cela nous fait une petite scène d’action un brin ridicule où tout un tas de Skrulls se rebellent contre Gravik et l’attaquent. Si la chorégraphie du combat est sympathique, j’ai du mal à comprendre pourquoi Gravik n’utilise pas plus tôt ses pouvoirs. Dès qu’il le fait, il met KO tous les Skrulls qui s’en prennent à lui et en égorge un autre. Ben oui. Tuer tous les gens qui le suivent, c’est une bonne idée pour affirmer son pouvoir. S’il avait gagné la bataille de l’idéologie jusqu’ici, Gravik n’apparaît plus que comme un gamin capricieux là.

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

Fury

Suite à l’attaque de l’épisode précédent, Fury accompagne le président aussi loin qu’il le peut aux urgences. Il espère lui faire entendre que Rhodes est un traître et qu’il doit se méfier de ce qu’on veut lui faire croire, à savoir que les Russes seraient responsables de cet attentat. Cela ne semble pas gagné avec un président à moitié inconscient.

En plus, les informations parlent déjà de ce qu’il se passe et Fury décide de monter la garde comme le ferait un chien de garde. J’ai un doute sur l’utilité de la chose : il met sa chaise devant les portes battantes menant aux urgences, mais on sait bien qu’il y a plusieurs autres accès, non ?

D’ailleurs, c’est par un autre accès que Rhodes finit par débarquer. Fury l’y attend malgré tout et le menace, dans une scène qui n’est pas bien crédible, je trouve. Rhodes n’a qu’un seul garde qui n’essaie même pas vraiment de libérer son patron, il n’y a aucune sécurité dans l’hôpital autour du président ou de Rhodes… et tout l’enjeu de la conversation est improbable.

Ainsi, on se retrouve avec Rhodes, un Skrull sous couverture, qui maîtrise Fury sans problème avec un chantage stupide ? Je veux dire, OK, c’est galère pour Fury de se retrouver accusé du meurtre de Maria Hill avec preuve vidéo, mais qu’est-ce que ça change exactement à la situation ? Pourquoi laisse-t-il Rhodes libre de ses mouvements dans l’épisode ?

Pourquoi est-il dit qu’il est forcé de tuer Rhodes pour le révéler comme Skrulls quand on sait qu’il suffit de lui couper un doigt, par exemple ? Pourquoi une dizaine de gardes débarquent-ils d’absolument nulle part quand Fury s’en va, mais pas quand il attaque Rhodes ? Pourquoi aucun de ces gardes n’ouvre le feu sur Fury alors qu’il est censé être recherché ? Pourquoi personne parmi les gardes ne semble se soucier de l’accusation que Rhodes est un traître ? Non, vraiment, la série me perd totalement. Rhodes se retrouve finalement en capacité de confirmer à Gravik que le président est vivant.

De son côté, Fury rejoint une planque où G’iah l’attend. Alors… Je veux bien, hein, mais ça n’a aucun sens non plus. Fury se rend dans la planque où il a fait sa promesse foireuse trente ans plus tôt ? Genre, la planque existe encore ? En quoi est-ce une planque si Gravik sait où elle est ? Et comment G’iah le retrouve-t-elle ? Et pourquoi commencent-ils à parler du quartier et des attaques nazis plutôt que de ce qui les concerne directement ?

Bref. G’iah exige de pouvoir enterrer son père et en veut encore à Fury de ne pas avoir tenu sa promesse… Mais ils sont interrompus rapidement par la police. Fury prend la fuite. C’est un fugitif de luxe, cela dit : il a des limousines et des jets privés, ainsi qu’une ligne directe pour parler avec Gravik apparemment. J’ai vraiment du mal à accrocher à la série. On sait bien que Fury est un peu tout puissant, mais bon, comment parvient-il à avoir encore autant d’influence ?

On sait qu’il a la loyauté de bien des Agents du S.H.I.E.L.D, mais ce n’est jamais rappelé dans la série. Ils se sont débarrassés de Maria Hill et ne prononcent pas le nom de l’organisation. C’est franchement dommage. Plutôt que de lui donner un pilote très sympathique et capable de l’aider, il aurait été bon, peut-être, de sortir de sa retraite anticipée n’importe quel acteur de la série Agents of S.H.I.E.L.D non ? Je ne lâche pas l’affaire, je sais… Je trouve juste que trop d’opportunités sont gâchées pour rien. Allez, je me console : Fury parvient à entrer en Russie en utilisant l’un des masques permettant de changer l’apparence de son visage ; et ça, c’était utilisé aussi à un moment dans la série d’ABC.

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

G’iah

Après son rendez-vous avec Fury, G’iah s’enfuit également. Apparemment, elle le fait en changeant d’apparence, mais la série ne se donne pas la peine de nous le montrer. L’actrice doit coûter cher après tout. Elle joue très bien, mais le rôle n’est pas grandiose et ne permet pas vraiment de lui rendre justice.

Elle décide en tout cas d’enterrer son père. Pour cela, elle en récupère le corps (hors écran), se recueille un moment, puis se rend auprès de Varra. Elle est sûre qu’elle pourra l’aider, puisque Fury lui a promis. C’est effectivement ce qu’il se produit, dans une scène qu’on nous présente comme plein d’émotions, mais qui n’est finalement pas si grandiose.

Une fois que Talos est brûlé, G’iah se demande tout de même pourquoi Varra reste chez elle, à attendre de se faire tuer par les Skrulls envoyés par Gravik. Effectivement, pas besoin d’être un génie pour savoir que ça risque de lui arriver… Varra part alors sur un petit discours affirmant le plaisir que c’est de vivre dans cette maison, puis fait la morale à G’iah sur les sacrifices que la vie de couple demande et dont elle n’a pas conscience car elle est encore trop jeune.

Soit. Heureusement, Varra est finalement interrompue par des Skrulls incapables de viser correctement. Ils ont clairement l’effet de surprise et auraient pu tuer sans problème Varra et G’iah en tirant correctement, mais non. Au moins, cela nous permet d’assister à une chouette scène d’action un peu prévisible. Varra et G’iah survivent et se débarrassent des Skrulls qui les attaquent sans le moindre souci, alors même qu’elles ont affaire à un commando armé.

Les deux femmes se séparent ensuite sans jamais s’être croisées sous l’apparence de Skrull. C’est ironique pour G’iah qui en fait tout un foin à chaque fois de devoir vivre sous une fausse identité. Même l’enterrement de son père, elle le fait dans la peau d’une humaine…

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

Sonya

Mais qui est-elle, putain ? Sonya débarque dans l’entreprise d’un type qui s’inquiète apparemment des informations accusant les Skrulls d’être responsables de l’attaque contre le président américain Sonya accuse aussitôt le type d’être un Skrull et n’hésite pas à lui tirer dessus. Voilà, même pas besoin de lui couper un doigt, en fait : une petite blessure par balle dans la main suffit également à révéler la véritable identité des Skrulls sous couverture. Pourquoi Nick ne ferait-il pas ça à Rhodes ? C’est juste mal écrit, et c’est frustrant.

Bon. Au moins, elle est efficace et amusante. Elle s’écoute énormément parler, mais elle parvient à récupérer la scientifique qui fait des expériences pour les Skrulls, tout en tuant un des Skrulls. Je suis hyper partagé sur le personnage de Sonya : d’un côté, j’aime bien l’humour qu’elle apporte et ce côté hyper désinvolte ; de l’autre, je regrette vraiment son introduction qui ne permet pas trop de savoir où elle est sur l’échiquier de la série.

C’est en tout cas une pote de Fury, puisqu’elle vient le chercher à son arrivée en Russie. C’est l’occasion pour la série d’avancer un peu et de nous reparler de la troisième Guerre Mondiale. La menace ne me convainc pas du tout – peut-être à cause de la guerre en Ukraine dans la réalité qui nous a plongé totalement dans une troisième Guerre ; sur le versant de l’économie. Là, on a des scènes où le président américain a peur d’une frappe contre les Russes (conseillée par Rhodes, évidemment) et où Fury redoute la troisième Guerre… alors qu’avec l’invasion, elle semble plus que commencée.

Bref, la conversation entre Sonya et Fury permet de se faire une bonne idée de ce qu’il en est à présent : Gravik veut bien que Fury reste en vie car il est celui qui sait où est l’ADN des Avengers. Pour être sûr de l’obtenir, il menace son propre QG, parce qu’il y a des vies innocentes dedans. Gravik est prêt à tout pour obtenir plus de pouvoirs, soit, mais tuer des Skrulls, ça me semble plus que contreproductif vis-à-vis de son objectif… Pourquoi veut-il du pouvoir s’il n’a plus de Skrulls à qui donner la planète ensuite ? Une frappe nucléaire détruirait aussi considérablement la planète qu’il veut coloniser, non ?

Les scénaristes ne s’embarrassent pas de ces questions, préférant se concentrer sur la manière dont Gravik a appris l’existence de la « Mousson ». Cette dernière, qui est le titre de l’épisode, est une récolte du sang des Avengers versé durant la Bataille pour la Terre. Elle a été ordonnée par Fury (bien joué mon gars) et exécuté par des Skrulls, y compris… Gravik lui-même. Vraiment, bien joué, Fury. C’est donc ça qui a donné l’idée à Gravik de créer sa super machine et ça qui explique que Fury soit de retour : il se sent responsable de ce qui est en train de se passer.

C’est aussi pour ça qu’il ne fait appel à aucun super-héros pour lui venir en aide. Ma foi, c’est une explication qui tient à peu près la route, même si c’est trop con. Bon, et finalement, ils ne sont pas en Russie, mais en Finlande. C’est là que Fury a une fausse tombe, dans laquelle il a planté la fameuse Mousson. Un petit caveau contient aussi tout l’équipement dont il a besoin pour redevenir un vrai badass.

On ne sait pas trop pourquoi Sonya – sa bestie à qui il révèle que sa femme est une Skrull – ne l’y accompagne pas, mais ça fait beaucoup plus classe de le voir se préparer seul, c’est sûr. Bon. Plus qu’un épisode alors…

Gravik | Fury | G’iah | Sonya

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The Walking Dead: Dead City – S01E05 – Stories We Tell Ourselves – 10/20

Heureusement qu’il y a quelques twists dans le dernier acte de cet épisode, car sans ça, on se demanderait franchement ce que l’épisode voulait raconter. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble de ce qui est proposé, une fois de plus : il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison pour que tout fonctionne sur le plan émotionnel ou pour que les renversements de situation soient totalement choquants. Ou alors, je n’arrive pas à m’attacher à la série. Un peu des deux sûrement.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent séparés par les événements après l’échec de leur mission dans l’arène du Croate.


He’s defintely an after situation.

Eh, mais on est lundi ! C’est terrible les vacances, j’allais me coucher sans avoir vu mon épisode hebdomadaire… C’est dire à quel point je l’attendais celui-ci. Cela dit, je suis plus proche de la fin de saison qu’autre chose, alors autant continuer et voir jusqu’où mènera cette histoire à ce stade.

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Les égouts

J’avoue que je n’avais pas tout capté au délire de ce qu’il se passe sous la ville. Le Croate utilise les êtres humains pour créer de l’énergie, je l’avais compris, mais il me manquait une étape à son système. Cet épisode me permet de comprendre que les égouts servent en fait d’usine pour créer cette énergie avec le méthane. Soit.

Maggie, Ginny, Tommaso et Amaia s’y retrouvent et perdent bien du temps à parler plutôt que s’enfuir. Je ne sais pas, les égouts sont censés être dangereux, mais ils laissent Maggie chercher trois plombes sa lampe-torche et s’intéressent à Ginny alors que bon, il me paraît plus urgent de quitter les égouts. Tommaso est beaucoup stressé quand sa copine touche son bras pour qu’il ne soit pas mordu honnêtement ! La copine est persuadée que les Burazi savaient qu’ils arrivaient et, selon elle, c’est sa faute. Alors non, meuf, c’est juste le marshal qui vous a balancés, hein.

Pas de quoi s’attarder sur place toutefois : comme je le disais, il faut se barrer au plus vite car le méthane risque fort de les empoissonner pour longtemps – et personne n’a envie de devenir une source d’énergie pour le Croate. Une fois en mouvement, notre petit groupe ignore un peu trop les zombies sur lesquels ils marchent et finissent par tomber sur un tas de graisse bien écœurant.

Ginny en profite pour essayer de s’échapper, forçant Maggie à lui expliquer que Negan est en fait un monstre qu’elle ferait mieux de ne pas essayer de suivre. Bizarrement, le discours semble faire son petit effet auprès de Ginny qui se remet à marcher avec le reste du groupe.

Le problème, c’est qu’on ne sait pas trop combien de temps ils marchent ou dans quelle direction ; et à vrai dire, eux aussi ne semblent pas trop savoir ce qu’il en est, mais bon… J’imagine que c’est le but, nous perdre un peu, alors que les personnages sont de plus en plus affectés spar le méthane. Cela dit, ça tombe bien : Tommaso trouve des masques à oxygène.

Maggie se met alors à soupçonner Tommaso d’être un traitre. Elle se rend compte qu’il savait exactement où aller lors de l’attaque des zombies, mais aussi qu’il est celui qui a trouvé des masques à oxygène. Sa preuve ? Tommaso a retiré son sac avant de trouver le masque à oxygène, ce qui est un signe pour elle qu’il ment : il avait les masques à oxygène sur lui depuis le départ et savait très bien qu’ils devraient passer par les égouts.

Pire, récupérer ces masques était probablement un signal permettant au Croate de savoir qu’ils allaient attaquer l’arène. C’est vachement alambiqué, mais le problème, c’est que Maggie a raison. Moi, j’imaginais de faux masques à oxygène les empoisonnant après avoir été posés là par des Burazi, je suis un peu déçu.

Amaia prend très mal la trahison de Tommaso, qui affirme aussitôt que leur rêve ne pouvait être que ça, un rêve. Il est le traître qui a provoqué la mort de bien des gens, en vain. Bon… Et ça servait à quoi de le confronter à ce moment-là Maggie ? Elle n’est pas des plus malignes quand elle s’y met. Elle se créé un ennemi alors qu’ils ne sont pas encore sortis d’affaires, franchement. En plus, elle s’obstine à ne pas vouloir d’oxygène, allez savoir pourquoi. Cela permet d’affaiblir encore la série : des flashbacks de la mort de Glenn nous prouvent à quel point la série d’origine était bien à une époque et à quel point celle-ci est juste chiante à mourir en comparaison.

Avant ce petit malaise flashback de Maggie, notre héroïne prend toutefois le temps de proposer à Amaia de se rendre chez elle. En donnant son nom et en revenant avec Ginny, elle est sûre d’y être acceptée sans que personne ne pose de questions. Mouais. Maggie n’allant pas bien, elle aurait besoin de rejoindre la surface au plus vite. Pourtant, ils prennent tous le temps d’une petite pause. On nous fait un faux suspense en nous montrant des zombies bougeant au ralenti dans l’égout où ils s’arrêtent, mais avant de passer à l’action, il faut encore que Tommaso se justifie.

Il explique ainsi que le Croate a promis une vie de banlieue bien pépère à Tommaso et que c’était suffisant pour le convaincre d’au moins essayer ça, pour Amaia. Ouais, mais en attendant, Amaia se fait attaquer par un des zombies derrière elle – c’est d’autant plus marrant que l’on nous avait montré un zombie derrière Ginny à la base.

Du coup, quand l’attaque de zombies commence, Tommaso se précipite, mais c’est uniquement pour mieux tomber tête la première sur d’autres zombies au sol. Maggie sauve en priorité Ginny, puis Amaia, alors que tous les zombies semblent se relever un à un. Malheureusement, c’est trop tard que Maggie se pointe : Amaia est éventrée par des zombies et ne survit pas. Tommaso non plus. Putain, mais quelle purge ? Les scénaristes n’en sauvent même pas un et nous débarrassent d’eux avant qu’on ne soit vraiment attaché à eux ou qu’on ne soit sûr qu’Amaia soit enceinte. C’est largement ce qui est sous-entendu par le souhait de Tommaso d’avoir à disposition une école.

Bref, l’épisode peut continuer : Maggie et Ginny avancent désormais seules dans des égouts qu’elles ne connaissent pas. C’est presque comique de voir comment la série continue sans un instant pour être triste : en fait, Maggie et Ginny non plus ne connaissent pas le couple… Rapidement, Maggie en est à essayer de récupérer toute la confiance de Ginny.

On ne sait pas bien si c’est efficace, mais elle lui laisse en tout cas la fin de leur bombonne d’oxygène. Pas la meilleure des idées cet entêtement à respirer le méthane ! Elle parvient malgré tout à escalader un autre tas de zombies à la suite de Ginny. Elles essaient de faire le moins de bruit possible pour éviter de réveiller d’autres zombies, mais c’est peine perdue : Maggie s’effondre finalement quand sa jambe s’enfonce dans le torse d’un cadavre.

Le bruit réveille clairement le mauvais cadavre et ça termine en vraie scène d’horreur. La jambe dans un cadavre, Maggie se retrouve à devoir faire face au zombie qu’elle a réveillé et qui est clairement terrifiant, j’avoue. Avec le temps, son corps a fusionné bien malgré lui avec d’autres zombies. On se retrouve donc avec un zombie qui a plusieurs têtes et plusieurs bras, avec un espèce de look d’araignée au passage. Glauque.

Oh, Maggie s’en tire, c’est évident, mais tout de même, ça semble plus dur que prévu. La dernière tête a réussi à me faire sursauter comme la franchise n’avait plus réussi à le faire depuis longtemps. J’en étais à me demander pourquoi Maggie avait les bras nus en pleine apocalypse zombie. Bon, et alors qu’il ne fallait pas faire de bruit quelques secondes avant, Maggie se met à poursuivre Ginny en criant son nom. C’est inutile : elle a laissé en lettres de sang sur le mur le mot « Menteuse » à l’attention de Maggie.

Pourquoi ça ? Eh bien, un flashback nous révèle que Ginny a découvert que Maggie mentait sur la situation de son campement. Elle affirme qu’on lui a volé du blé et toute la nourriture depuis le départ… mais en fait le stock de grains est encore plein.

Si Hershel a été enlevé, ce n’est finalement pas pour que Maggie fournisse plus de nourriture ; c’est pour qu’elle livre au Croate… Negan ! Oh. Bon, c’est un twist qui retourne toute la situation en théorie, mais comme elle déteste Negan depuis le départ, je n’ai pas l’impression d’avoir affaire à une révélation si significative que ça.

C’est pourtant le cliffhanger final de cet épisode : Ginny connaît la vérité sur Maggie et échappe à sa surveillance suffisamment longtemps pour s’éloigner en ville et tirer une fusée de détresse…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Negan & Armstrong

Sans trop de surprise, une autre partie de l’épisode se concentre sur Negan qui est désormais le prisonnier du marshal. C’est si inintéressant ! Plutôt que de le tuer comme il le voulait car Negan est voulu mort ou vif, Armstrong décide donc de partir en balade avec son ennemi juré. Je ne comprends pas. Il le veut mort depuis le début de la série ? D’accord, Negan lui a sauvé la vie, mais qu’espère-t-il au juste ? S’il le ramène loin de New-York, Negan sera tué quand même… autant le buter tout de suite.

Bon, je suis content qu’il ne le fasse pas cela dit. Cela ferait désordre de perdre Negan après tant de saisons et des mains d’un personnage qu’on connaît si peu. La situation est toutefois tendue pour les deux hommes : ils se détestent, apprennent à se connaître en chemin et… bof. Le chemin ? L’idée est de quitter New-York, mais ça se fait en se planquant régulièrement de hordes de zombies.

Negan finit par comprendre que son geôlier est un new-yorkais juste avant une autre horde de zombies. Ils sont obligés de se retrancher, entrant dans un bâtiment en passant par… C’est une porte de frigo ? Ils échappent vraiment aux zombies comme ça ? Qu’est-ce que c’est encore que ce bâtiment dans lequel ils sont ?

C’est une bonne question, parce qu’ils y trouvent une œuvre d’un artiste avant-gardiste – ou juste d’un taré d’après l’apocalypse : des poupées de bébé éviscérées et placées en arc-de-cercle. Chacun sa déco, j’imagine. Malheureusement, ils ont évidemment affaire à un taré d’après la chute du monde : ils trouvent ensuite des cadavres d’animaux et d’humains. Chaque fois, la mise en scène se veut un brin artistique, avec des membres coupés. C’est joyeux.

Cela renvoie Armstrong au cadavre de son père. Negan profite de l’inattention de son geôlier pour tenter de s’enfuir : il lui balance un zombie à la figure, sachant qu’il est blessé à la jambe et qu’il ne pourra pas courir aussi vite que lui. Pas de chance pour lui : Armstrong le rattrape plus vite que prévu. Chance pour lui : Armstrong ne sait pas viser et se contente de l’aider à dégager une planche « Don’t open, dead inside ». Eh, on voit la référence.

Voyant son ennemi épuisé, Negan décide finalement de proposer son aide à Armstrong. Il ne souhaite pas le laisser pour mort derrière lui (on vient de voir ça quand il lui balançait un zombie à la figure) et préfère lui venir en aide, mais seulement en échange de la certitude qu’il ne l’emmènera pas à New Babylon. Armstrong refuse, mais Negan lui vient quand même en aide. Allez comprendre, à ce stade, c’est juste n’importe quoi.

Negan décide en tout cas de l’aider au point de lui proposer quelques soins pour sa blessure à la jambe. C’est au sein d’un bus scolaire qu’il trouve un kit de premiers secours jamais utilisés pendant tout ce temps. Cela tombe sacrément bien pour Armstrong, tout de même. Ce dernier se décide alors à raconter sa vie à Negan – et moi, je me demande comment il est possible d’avoir une dentition si parfaite dans une apocalypse zombies. Sérieusement.

Le passé d’Armstrong ? On essaie de nous faire nous attacher à lui, mais on a bien compris qu’il avait peu de chance de survivre à la saison, comme tous les autres. Et quand bien même il survivrait, non merci, ce perso a réussi à me souler parce qu’on nous l’impose trop sans réussir à lui créer une vraie histoire. Bon, c’est ce qu’ils font dans cet épisode avec la révélation que c’est en fait son grand-frère (purée, il était vieux son frère ?) qu’il a laissé mourir seul à New-York. J’aime bien que ça mène finalement au thème de l’épisode – les histoires qu’on se raconte pour dormir plus simplement – mais ça me semble inutilement compliqué pour en arriver là.

Et durant la nuit, évidemment, Negan voit la fusée de détresse de Ginny…

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

Le Croate

On ne sait pas bien pourquoi, mais cet épisode nous propose aussi un petit segment avec le Croate qui s’amuse à dégommer un zombie en voiture avant de hurler toute sa frustration de son échec de l’épisode précédent à son volant. Il me semble que sa colère aurait pu être suggérée différemment, mais admettons. Après l’arène, la scène de spectacle : le Croate se rend dans un théâtre où ses hommes poussent la chansonnette.

Ses hommes ? Peut-être pas ? Il y a quelqu’un pour lui dire « out of my way, bitch », ce qui laisse supposer que le Croate n’est peut-être pas la figure la plus autoritaire de New-York, finalement. Il semble rendre des comptes à une femme qui est dans la loge des artistes à écouter de la musique d’opéra. Bordel, il ne manquait plus que ça !

La femme semble connaître Negan, au moins de réputation et elle nous fait un résumé de ce que la série a essayé de proposer, en insistant sur le fait que c’était génial au début (Ah ?) et que la fin doit l’être à présent. Ben écoutez, je leur souhaite, mais ça n’en prend pas le chemin tout de même. Après avoir annoncé la présence de Negan, le Croate explique à la femme qu’un marshal est venu à New-York, selon ce qu’elle avait craint depuis le début… Des hommes reviennent à New-York pour rétablir un système qui leur serait profitable.

Pour s’éviter ça, la femme veut absolument que le Croate récupère Negan, apparemment. J’ai du mal à comprendre pourquoi, franchement, mais eh, il y a une méchante plus méchante que le méchant dans cette saison finalement !

Les égouts | Negan & Armstrong | Le Croate

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Secret Invasion – S01E04 – Beloved – 14/20

Une fois n’est pas coutume, cet épisode m’a laissé avec des sentiments mitigés. J’ai été déçu par la durée de l’épisode, trop court, et par le traitement superficiel de certains dilemmes internes des personnages. Les révélations étaient prévisibles ou mal amenées, ce qui a enlevé une part de surprise. Cependant, j’ai apprécié les scènes d’action bien réalisées et les performances impressionnantes des acteurs. C’est déjà ça !

Spoilers

Varra a décidé de trahir son mari, mais Fury a plus d’un tour dans son sac.


I ignored every signal in my head, heart and body that screamed « stop ».

Alors pardon, mais comment ça cet épisode dure 37 minutes avec plus d’une minute de résumé de l’épisode précédent et encore un générique de fin de quatre minutes ? L’abus, encore et toujours.

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

G’iah

L’épisode précédent nous laissait G’iah pour morte, tuée par Gravik. Comme cela faisait beaucoup de tuer encore leur seul personnage féminin intéressant et qu’ils n’allaient pas payer Emilia Clarke pour seulement trois épisodes, ce début d’épisode se veut surprenant : avant de s’échapper, G’iah a eu la bonne idée de passer par le laboratoire.

Ce qu’on n’avait pas vu, en revanche, c’est qu’elle en avait profité pour devenir une super-Skrull elle aussi. Elle est donc capable de ressusciter en début d’épisode grâce à son nouveau pouvoir la rendant résistante aux balles. C’est un sacré coup de poker de sa part et ça pose quand même quelques questions pour la suite : le plan de Gravik est bien efficace.

Celui de G’iah aussi, vous me direz. Elle peut revenir auprès de son père désormais et lui expliquer que l’amour familial est plus important que le reste pour elle. Cependant, elle réclame tout de même un plan pour que son peuple puisse avoir une planète, et un plan aussi efficace que celui de Gravik. C’est intéressant : idéologiquement, elle reste du côté de Gravik, mais son père compte plus pour elle que ses idées. Franchement, G’iah pourrait être un personnage hyper intéressant avec ce dilemme interne. Malheureusement, c’est exploité de manière bien trop superficielle dans la série pour le moment, et c’est décevant.

Le plan de Talos ? Il ne convainc pas du tout sa fille : il souhaite continuer de vivre sur Terre, ce qui déplaît fortement à G’iah. Elle, elle veut vivre sans avoir à cacher sa véritable apparence. Certes. Au moins, elle a une scène avec son papa dans cet épisode, et je sens que ça va être important car on approche de la fin de la série et qu’il faudra bien quelques sacrifices de plus.

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

Fury & Varra

Cet épisode prend aussi la décision de nous ramener en 2012 à… Paris ? On y voit Fury dans un bar en compagnie de sa femme. Cette dernière l’interroge pour savoir s’il a quelque chose à voir avec les Avengers qui viennent de défendre New-York et le monde. Bon, ça se passe donc après la bataille de New-York et avant le début d’Agents of S.H.I.E.L.D ?

J’aime bien l’idée d’en voir plus sur cette période que j’aime beaucoup, mais ça ne m’empêche pas d’être bien trop nostalgique de la série d’ABC. Ramenez-moi Daisy dans cette série ! Ils ont vraiment pris les comics et tout mis à la poubelle, pour n’en garder que l’idée de base, c’est chiant. Et c’est chiant aussi ce flashback qui nous introduit un peu plus le couple de Fury pour que la trahison de sa femme soit plus violente à vivre dans le présent.

Comme on sait déjà que Varra est sur le point de le trahir, cependant, ce n’est pas si efficace. Je vois l’idée, je ne l’approuve pas. On nous impose une scène où ils parlent poésie et ce n’est pas subtil : on sent tout de suite que le poème aura son rôle à jouer lus tard dans l’épisode. En attendant, il est temps de revenir au présent où Varra a donc rendez-vous à l’église pour obtenir de nouvelles informations de la part de Gravik.

Ce n’est pourtant pas Gravik qui se rend au rendez-vous, mais… le colonel Rhodes. Oh bordel. C’est énervant, car ça confirme ce que la série cachait jusque-là : il est probablement un Skrull. Je ne vois pas d’autres raisons de travailler à ce point contre Fury, parce que oui, le but du rendez-vous, c’est quand même de conspirer pour que Varra tue Fury, hein. Finalement, la trahison n’est peut-être pas totale en fait ! Fury est en effet tranquillement dans son jardin en train d’écouter toute la conversation avec des écouteurs. Est-ce qu’il suit sa femme ou est-ce qu’elle lui vient en aide ?

Ce n’est pas bien clair a priori, mais quand Varra rentre chez elle, elle découvre que l’alliance de son mari n’est pas à son doigt. Pourtant, il est toujours là, même s’il promet de repartir bientôt au travail… Ah, si, la trahison est totale. Il était juste suspicieux de sa femme, alors ? Ou le micro était sur Rhodes ? J’avoue, j’ai dû rater un élément à un moment, mais je ne trouve pas que ça change grand-chose et que ça affecte particulièrement ma compréhension de la scène qui suit avec Varra.

Fury commence par lui faire croire que tout va bien entre eux, avant de s’asseoir à table avec elle pour lui dire qu’il regrette leur mariage. Enfin, pas exactement : grosso modo, sa femme est sa pire erreur selon lui et il ne comprend pas pourquoi il n’a pas divorcé avant ou pourquoi il n’a pas écouté tous ses instincts. Le pire, selon lui, c’est que même en sachant qu’elle envisage à présent de le tuer, il sait qu’il aurait été capable de prendre les mêmes décisions. Mouais. On nous vend une relation amoureuse à laquelle il est difficile de croire tout de même.

Varra raconte alors que l’apparence qu’elle a prise est celle d’une femme qui avait un cancer qu’elle cachait à tous. Cela dit, la vraie raison de l’amitié entre Varra et Priscilla, c’est que Varra espérait déjà à l’époque se faire Fury… Elle propose donc à la cancéreuse de tomber amoureuse, tout simplement en reprenant sa vie comme elle la laissait, sans que personne ne sache jamais qu’elle était morte.

Varra promet alors trois choses à Priscilla : l’enterrer dans la mer, prendre soin de ses parents et ne jamais blesser Fury. Ouais, c’est un peu raté pour la troisième raison, franchement. L’avantage, c’est que malgré la trahison et l’histoire de couple compliquée entre eux, Varra et Fury s’aiment encore. Ils se récitent donc leur poème préféré, avant de se tirer dessus.

La série nous fait du suspense, mais bon, Fury n’allait pas mourir comme ça. Je l’ai écrit plus haut : on nous vend une vraie relation amoureuse entre ces deux personnages, qui ont donc chacun tiré dans le mur derrière leur partenaire. C’est-y pas mignon. C’est une fin en queue de poisson : ils sont incapables de se tuer, ils sont trop en désaccord idéologique pour continuer ensemble. Fin de parcours, Fury s’en va en précisant qu’ils ne sauront jamais s’ils auraient pu s’aimer sans l’apparence de Priscilla pour Varra. Charmant. Je croyais qu’on nous vendait de l’amour ?

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Rhodes

Après tout ça, c’est vraiment sans la moindre surprise qu’on nous révèle que Rhodes est bien un Skrull. C’était difficile de ne pas s’en douter après sa scène avec Varra, et déjà avant, je me posais quelques questions. La manière dont ça nous est révélé est un peu contreproductive pour nous surprendre, par contre. Franchement, par rapport aux comics où l’on se demandait à chaque page qui était qui, la série ne parvient pas à créer la surprise.

Ce n’est pas si grave, cependant, surtout qu’on enchaîne avec une scène où Fury décide de confronter Rhodes. Ce n’est pas bien surprenant, puisqu’après tout, Rhodes cherche à le tuer, tout de même. Pour l’instant, Fury se contente de le manipuler en lui répétant ses soupçons d’une taupe au gouvernement… mais il le fait en faisant bien comprendre à Rhodes qu’il l’a grillé.

Pourtant, ce dernier continue de refuser les demandes simples de Fury. Je le mets au pluriel, mais la seule vraie demande est en fait qu’il souhaite récupérer son job. Rhodes lui refuse, préférant lui remontrer la vidéo du moment où Gravik a tué Maria Hill, avec l’apparence de Fury. Mouais. Mais pourquoi Fury n’agit-il pas plus que ça ? N’a-t-il pas compris que Rhodes était un Skrull finalement ? Si oui, il n’est pas fin d’esprit.

En attendant, il laisse Rhodes reprendre son boulot de conseiller auprès du président, qui a des négociations importantes à faire avec la Russie. Le président se rend ainsi à un sommet en convoi. Le convoi de voitures n’est pas la manière la plus discrète de se déplacer, surtout en plein milieu d’une route campagnarde déserte.

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Le convoi

C’est donc sans trop de surprise que l’on tombe d’un coup dans l’action de l’épisode : Gravik débarque en hélicoptère et attaque le convoi à coup de missiles explosifs. Le président survit à l’attaque, ce que les soldats s’empressent d’annoncer à la radio en utilisant son nom de code : Citadel. Ouais, Disney + se met à faire de la pub pour Amazon apparemment !

Par chance, Talos et Fury étaient à proximité de la scène eux aussi. Ils débarquent pile à temps pour abattre un hélicoptère qui risquait fort de venir à bout du président. La scène d’action est très jolie, avec des cascades et des explosions dans tous les sens, des fusillades en veux-tu en voilà et une lisibilité de ce qu’il se passe plutôt bonne. La cohérence de l’ensemble, en revanche, n’est pas idéale : même si ça tire dans tous les sens, je ne comprends pas bien pourquoi personne chez les Skrull fait exploser la voiture du président par exemple.

En apprenant la présence de Fury, Gravik révèle soudainement qu’il est un Super Skrull, avec un pouvoir digne de Groot qui lui permet de dégommer un soldat bien vite… mais il n’utilise pas pour autant son don pour s’en prendre à Fury ou pour tuer le président. Les renforts américains arrivent heureusement pour contrer Gravik et ses hommes. Tous convergent désormais dans la même direction : le président.

Gravik se rend compte que les américains se servent de Talos pour récupérer le président, alors il le fait abattre. Bien que blessé à mort, Talos essaie encore de faire ce qu’il peut pour libérer le président, et même ça, j’ai trouvé que c’était étonnant comme manière de présenter l’intrigue. La mort de Talos est lente et douloureuse, mais on voit au moins que Fury est capable de le faire accepter auprès des soldats. J’aime beaucoup comment la mort de Talos se fait avec une transformation progressive en Skrull. Par contre, j’ai du mal à comprendre comment Gravik peut rester aussi passif pendant si longtemps.

Certes, l’idée est bonne : c’est en fait lui le soldat à qui Fury fait accepter l’aide de Talos pour sauver le président. Gravik accepte donc de laisser le président lui échapper, mais il le fait en s’assurant d’être à proximité de Talos. Grâce à cela, il est capable de nous poignarder Talos devant un Nick Fury qui comprend juste à temps qu’il a affaire à son ennemi. Enfin, juste à temps… Juste avant que Talos ne le révèle lui-même. J’imagine que son but aurait été d’être capable d’entrer dans la voiture du président autrement – dans celle de Fury, plus précisément.

C’est un échec, qu’il compense par la mort de Talos. Décidément, il va tuer tous les potes de Fury ce Gravik. Plein de rage, Fury n’hésite pas à lui tirer dessus en pleine figure… Mais ça n’est pas très efficace. Si G’iah a pris du temps pour ressusciter, lui il a une peau qui se reconstruit directement quand la moitié de son crâne est dégommé. Putain, Gravik fait un bon méchant et les effets spéciaux sont excellents. Je tiens à souligner aussi que ça fait du bien d’avoir ce genre de scène où on se souvient que Samuel L. Jackson est un excellent acteur ! Bref, un cliffhanger qui permet de relancer les enjeux pour la suite… Il était temps !

G’iah | Fury & Varra | Rhodes | Le convoi

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