Grey’s Anatomy – S15E19

Épisode 19 – Silent All This Year – 19/20
Cet épisode revient sur une intrigue que j’attendais depuis quelques semaines et le fait bien, avec un message très clair à faire passer. Le message est présenté de manière un peu simpliste par moment, j’ai trouvé la fin, surtout, trop condescendante et utopique, mais dans l’ensemble, c’est le genre d’épisode qui a besoin d’exister. Ce n’est pas le premier du Shondaland sur ce sujet, de toute manière. Ce ne sera probablement pas le dernier. Malheureusement, il y a des messages qui doivent être répétés, encore et encore.

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Spoilers

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One conversation. And you’ll never hear from me again.

Oh, cet épisode se centre très clairement sur Jo, et c’est parfait. Après le cliffhanger de la semaine dernière, j’ai vraiment envie d’en savoir beaucoup plus sur ce qui lui est arrivé quand elle s’est rendue voir sa mère. Je ne suis pas le seul, parce qu’Alex aussi aimerait bien plus d’informations, mais elle l’ignore totalement.

En flashback, on la voit galérer à énoncer sa théorie à sa mère… et on voit la réaction peu bienveillante de sa mère. Commence alors une longue journée pour Jo : sa mère refuse de reconnaître son identité devant sa nouvelle famille – parce qu’évidemment, elle a une famille, des enfants, un mari, un chien… – et Jo lui donne rendez-vous dans un diner où la mère met trois plombes à arriver.

Quand elle arrive enfin, c’est pour mieux annoncer à Jo qu’elle ne compte pas rester bien longtemps. Comme souvent dans ces cas-là, cas qu’on ne voit que trop souvent dans les séries, on sent bien que la confrontation à venir va demander beaucoup d’énergie à tout le monde. Jo en veut clairement à sa mère de l’avoir abandonnée, et celle-ci a beau avoir une vie parfaite à présent, on connaît assez Shonda Rhimes pour savoir que ça ne peut pas avoir été toujours le cas.

Quoiqu’il en soit, Jo en apprend plus sur sa demi-sœur, Alexandra, son demi-frère, Josh et celui qui aurait pu être son beau-père, un avocat nommé Daniel. La vie parfaite, quoi. Tout ce qu’il faut pour énerver encore plus Jo, qui est loin d’avoir eu une enfance parfaite, comme on le sait. Il y a de la rage en elle, et ce n’est pas nouveau. C’est une colère qui dépasse clairement la raison : elle est médecin et est censée être assez intelligente pour savoir qu’il doit y avoir des dizaines de raisons pour expliquer cet abandon, qui n’est pas forcément un abandon de confort.

Pourtant, elle semble vouloir vraiment faire un procès d’intention à sa mère, et elle demande autant d’informations que possible sur son passé en étant hyper agressive. La mère a beau envisager de partir, elle reste à chaque fois, et elle finit par donner pas mal d’informations à Jo, d’abord médicales, puis familiale.

Jo apprend alors que son père est mort et que sa mère n’a jamais aimé ce dernier. Si elle le prend mal, il est pourtant évident que ça cache une histoire terrible et traumatisante. Et ça ne manque pas, et elle finit par le comprendre. Après avoir failli partir, Jo décide donc de rester pour apprendre à connaître la vie de ses parents, et leur « romance ». Son père était donc un prof de fac qui a violé sa mère. Ah, la vérité fait toujours du bien, il paraît, mais là…

Il lui a fallu plusieurs années pour que la mère finisse par reconnaître ce qui lui était arrivé. Le viol lui paraissait donc irréel puisqu’il avait eu lieu lors d’un rencard qu’elle avait accepté ; et elle a complétement caché sa grossesse à ses ami(e)s et sa famille. Pourtant, ça devait être neuf mois bien durs à vivre, puisqu’elle avait peur d’accoucher pour découvrir le portrait caché de son père violeur, surtout si ça avait été un garçon.

L’histoire est crédible. C’est un classique des séries d’avoir un personnage qui découvre ses origines comme ça. Pour Jo, c’est évidemment super dur, parce qu’elle découvre qu’elle est toujours un rappel de ce viol pour sa mère ; et c’est horrible. Horrible, mais extrêmement bien joué de la part des deux actrices. Les scènes sont longues et réparties dans l’épisode, mais franchement, il était difficile de lâcher l’écran des yeux.

Les deux actrices sont excellentes, et les deux personnages se racontent les chapitres les plus durs de leurs vies. Le viol pour la mère, l’avortement pour Jo – un avortement dont on n’avait jamais entendu parler mais qui n’est pas trop surprenant. Malgré les larmes, malgré cette proximité, la mère refuse que Jo ne lui touche la main, et elle ne parvient pas non plus à rester.

Dans le présent, Jo est donc de retour à l’hôpital et se heurte à Abby, une nouvelle patiente, complétement paumée dans l’hôpital et clairement terrifiée par tout son entourage. Assez rapidement, il est évident qu’il s’agit d’une femme battue et c’est évident que ça ne tombe pas sur elle sans raison. Abby est terrifiée de tout, y compris d’Andrew.

Avec l’aide de Quadri, Jo s’occupe donc d’elle et fait appel à Teddy pour s’occuper de cette patiente qui cache forcément quelque chose à mentir sur ses différentes blessures. C’est là que Teddy explique à Quadri qu’elle a probablement été violée et qu’il ne faut surtout pas l’emmener dans un endroit stérile avant qu’elle ne parle.

Si l’approche de Teddy est assez soft pour gagner la confiance d’Abby, Jo la possède déjà, alors elle se montre bien plus agressive pour obtenir la permission d’effectuer le kit de viol. Cela rappelle de bien mauvais souvenirs de Private Practice, et c’est tout aussi bien joué franchement. L’épisode est lourd à voir, car la douleur est ressentie.

De la terreur d’Abby à accepter le kit à l’enchaînement de questions qui lui sont posées pour savoir si elle accepte un à un tous les tests, c’était horrible à regarder. Et l’épisode enchaîne ensuite avec son départ vers l’opération, qu’elle refuse parce qu’elle a peur de tomber sur un homme. La scène était bien joué, mais ça part un peu loin ensuite, avec toutes les femmes de l’hôpital réunies dans un couloir pour lui faire une haie d’honneur.

Je ne sais pas, elle ne veut pas que son viol soit connu des autres, mais ça lui fait du bien d’avoir des dizaines d’inconnues qui la regarde ? C’est un peu bizarre. Et puis, je sais bien que c’est une série, mais ça donne des attentes irréalistes du traitement qui peut suivre un viol, et là, je ne sais pas si ça fait plus de bien que de mal au message qu’ils veulent faire passer avec cet épisode.

Le protocole suivi par Teddy est drôlement froid, mais c’est le protocole officiel. Elle trouve en revanche que les réactions vives de Jo sont parfaites, parce qu’elle a brisé le silence et raconté sa propre histoire, son passé avec son mari, et que c’est ça qui a fait changer d’avis Abby sur le kit. C’est aussi ce qui la fait changer d’avis, en fin d’épisode, sur le fait d’en parler à son mari, puis à la police. Trop forte, Jo.

Pendant ce temps, on continue de suivre la vie de Miranda et Ben, puisqu’ils emmènent Tuck à l’école… et que ce dernier grandit. Il a en effet une copine et les parents passent l’épisode à en parler. Vu le sujet de l’épisode, on sait bien vers quoi ça se dirige : le message est clair, Tuck grandit, et il va falloir lui expliquer ce que c’est que tout ça, le consentement, la sexualité, les problèmes de manque d’éducation. Forcément, il fallait que cet épisode nous apporte ces scènes, mais j’aurais presque préféré que l’introduction se fasse dans l’épisode précédent et qu’on se contente de la scène entre Ben et Tuck.

C’est une explication simpliste, rapide, dans un épisode qui montre à quel point l’absence de cette explication essentielle peut causer bien des ravages. S’il est important d’entendre ce genre de message, je continue de penser que c’est un brin naïf de penser que cette simple conversation peut empêcher n’importe qui de devenir un violeur ; parce que je ne peux pas croire que tous les violeurs n’aient jamais entendu ce genre de choses avant. Après, si ça peut en éviter certains, alors c’est utile de le remettre à la télé. Encore et encore.

En fin d’épisode, Alex retrouve Jo pour lui annoncer qu’il n’est plus chef par interim et pour passer du temps avec elle, parce qu’il voudrait qu’elle lui parle. Le problème, c’est que Jo s’y refuse. J’ai du mal à comprendre ce qui pose tant problème à Jo, franchement. Et aussi, j’ai du mal avec cette dernière scène où elle envoie paître Alex sans même au moins que l’un ou l’autre ne dise « je t’aime ». J’ai trouvé que ça manquait, parce que ça provoque une sorte de séparation entre des personnages qui, de toute manière, s’aiment ; même si Jo n’est pas prête à en parler. Bref, pas tout à fait fan de la fin de cet épisode.

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Grey’s Anatomy – S15E18

Épisode 18 – Add It Up – 15/20
C’était encore un petit épisode cette semaine : on sent que la série joue la carte de la sécurité en prolongeant certaines intrigues qui seront abordées plus tard et en se concentrant sur des patients qu’on aura vite oublié après l’épisode. Ce n’est pas une si mauvaise idée : il reste encore quelques épisodes de toute manière et les intrigues relationnelles avancent malgré tout. C’est juste que ce n’était pas aussi dingue ou passionnant que ça aurait pu l’être.

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Spoilers

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They called me DeLoser for two whole years.

On est vendredi et le vendredi, c’est jour de Shonda Rhimes. Cette saison de Grey’s Anatomy continue dans les médecines alternatives et les manières chouettes de réduire le stress. Ainsi donc, l’épisode commence par une visite de nouvelles pièces de l’hôpital pour les internes. C’est Maggie qui s’en charge et leur présente une pièce transformée en forêt tropicale, une en salle à lumière bleue et une pour… Jouer à des jeux vidéos. Bailey devient totalement accro à Tetris, c’est dire !

Il y a toujours une gêne évidente entre Meredith et Deluca, c’est dommage, surtout que Meredith semble s’en moquer beaucoup trop, préférant bosser sur ses recherches. Alex s’en inquiète pour elle, principalement parce qu’il veut éviter de penser à Jo qui est partie rencontrer sa mère et parce qu’il va bosser avec Andrew. Je suis un peu dégoûté, parce que j’aurais aimé qu’on suive Jo dans cet épisode, mais il faudra clairement faire sans.

Andrew se retrouve donc à bosser avec Alex dans ce qui s’avère être la meilleure intrigue de la semaine : une petite qui ne veut pas se faire opérer pour ne pas retourner à l’école et qui s’avère aussi être un génie des maths. Cela frustre Quadri qui passe l’épisode à essayer de la battre, quitte à embaucher au passage Schmit, Bailey et Maggie. Ces médecins n’ont vraiment rien à foutre de leurs journées dans cet épisode, c’est abusé.

On s’amuse toutefois bien avec cette intrigue, jusqu’à ce que Quadri découvre que la gamine mange en cachette… et le cache pour prolonger le fun. Il faut pourtant se rendre compte que la petite ne veut pas retourner à l’école parce qu’elle adore les maths et qu’elle n’a pas d’amis. Et forcément, comme les médecins l’adorent, elle se sent entourée d’amis à l’hôpital.

La mère est complétement dépassée d’apprendre tout ça sur sa fille et hésite à la faire opérer, parce que l’hôpital apparaît soudain comme une bonne solution pour tout le monde. Ben voyons. DeLuca est assez lucide pour expliquer à la mère que ce n’est pas le cas du tout. Il s’énerve contre elle quand même, ce qui fait qu’Alex envisage de virer Andrew… jusqu’à ce qu’il réussisse à convaincre la petite de se faire opérer.

Malgré tout, il le fait en contredisant les ordres d’Alex et, du coup, celui-ci refuse de le voir assister à l’opération de la petite. C’était un peu exagéré de sa part, je trouve, mais l’idée est de montrer qu’Andrew est sur le même chemin qu’Alex il y a quelques années : il s’en prend en tout le monde parce qu’il est énervé par son père et ce n’est pas une bonne chose. Alex lui fait donc la morale, y compris sur sa relation avec Meredith.

Allez, l’avantage, c’est que ça fonctionne et calme Andrew qui invite Meredith chez lui. Et finalement, Meredith a passé l’épisode à être stressée et se poser des questions sur DeLuca, alors elle est toute heureuse de pouvoir se réconcilier avec lui, qui est le petit ami parfait.

En parallèle, Owen continue d’en faire trop pour Teddy, et c’est voué à l’échec quand 1/ Tom veut accompagner Teddy au même cours de préparation à la grossesse et 2/ Teddy se met à avoir des contractions. Dans l’urgence, elle fait biper Carina, qui s’occupe bien d’elle, et… Owen. Elle pose donc un lapin à son mec et n’y songe même pas, préférant laisser Owen parler à son ventre. Magique.

Il est surtout marrant de voir Teddy être terrifiée à l’idée d’être mère et être incapable de parler à son futur bébé tant qu’il est dans son ventre. Bon, ce n’est pas l’intrigue du siècle, mais c’est sympathique. Le plus chouette, c’est de voir Tom se vexer fortement quand il comprend qu’Owen lui a caché l’état de santé de Teddy. Il le menace donc comme il faut, en lui rappelant la vérité, à savoir qu’il lui a préféré Amelia et qu’il ferait mieux de s’en souvenir. Le plus intéressant, c’est surtout que Tom se dit amoureux, pour de vrai, de Teddy.

Pendant ce temps, Amelia profite de la lumière bleue et en parle à Maggie… il faut dire qu’elle est sur un petit nuage depuis qu’elle a couché avec Lincoln. Le problème, c’est que celui-ci débarque et ruine déjà leur secret. Elle lui en veut et le lui reproche, et ils prennent donc la décision de s’éviter autant que possible, surtout qu’Amelia aime les phéromones de Lincoln. Mouais. C’est donc sans surprise qu’ils se retrouvent à travailler ensemble sur la même patiente grâce à Richard.

Notons que l’hôpital s’est encore agrandi dans cet épisode, parce que Weber et Jackson s’occupent de patients qui arrivent en hélicoptère et il y a désormais un couloir sur le toit. Les patients ? Il y a parmi eux un(e) non-binaire, Toby, et pour la première fois, je me rends compte que le « they » anglais est intraduisible pour le français. Enfin, ce n’est pas la première fois, mais c’est la première fois que j’y suis confronté.

Du coup, je ne suis pas mieux que Richard dans cet épisode. Contrairement à Helm ou Jackson qui n’ont aucun mal à traiter le changement de pronoms, Richard n’y arrive pas. C’était sympa comme type d’intrigue, mais sans être particulièrement révolutionnaire non plus.

Toby s’en sort sans trop de dommage, mais ce n’est pas le cas de la mère dont s’occupent Amelia et Lincoln et qui finit paralysée. Sans trop de surprise, les deux médecins se retrouvent alors à s’embrasser dans la pièce bleue. C’est nul ça comme évolution du couple, ça, c’est trop banal, trop plat, je n’arrive pas encore à shipper.

Tout aussi frustrante est l’intrigue de Jo, qui rentre chez elle sans parler à Alex et prend soin de faire semblant d’être endormie quand il lui dit qu’elle lui a manqué. Pas un bon signe pour son intrigue familiale, ça !

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Grey’s Anatomy – S15E17

Épisode 17 – And Dream of Sheep – 16/20
C’est amusant parce que je suis majoritairement déçu par la tournure des intrigues de l’épisode, mais je ne peux m’empêcher de remarquer que c’était quand même un bon épisode. Allez comprendre, c’est comme ça, je suis du genre à me laisser emporter quand c’est bien écrit – et bien joué, d’ailleurs.

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Spoilers

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Are you too sick to see that ?

Aaaah ! Nous sommes à ce stade de l’année où j’ai l’impression à nouveau que les séries approchent de leur fin de saison juste parce qu’on passe le cap de l’épisode 16. C’est terrible comment ça revient vite, et encore plus vite chaque année j’ai l’impression. Enfin bref, épisode 17, c’est parti et ça reprend par un Andrew complétement crevé d’avoir bossé à fond sur le projet de son père, avec Bailey. Qu’est-ce que Bailey vient faire là ?

Elle vient la jouer la petite chef et surveiller les recherches, parce qu’elle a entendu les rumeurs sur sa possible folie. Il n’arrange pas son cas le vieux en plus, parce qu’il perd un de ses sujets-tests et s’en prend à Carina qui le trouve trop impatient. C’est triste, surtout qu’il est clairement bipolaire à redevenir tout doux dès qu’elle a le dos tourné.

Alex s’inquiète alors pour son hôpital, écoutant de nouveau les disputes entre Andrew et Carina. C’est beaucoup, je trouve, ça fait très bonne/mauvaise conscience qui s’engueule, je n’apprécie pas tellement toutes ces scènes. Il va pourtant y avoir de quoi faire dans cet épisode. Bon, en tout cas, Andrew et Meredith filent toujours le parfait amour.

Bailey ? Elle parle ensuite à la mère de Karev, qui lui confie qu’elle a envie de rentrer mais ne se sent pas de le faire seule. Bailey n’a donc pas d’autres choix que de le rapporter à Karev qui prend mal cette ingérence. Pourtant, d’ici la fin d’épisode, il est forcé de reconnaître qu’elle a raison. Il lui rend donc son job de chef pour deux jours, histoire de ramener sa mère dans l’Ohio, comme si de rien n’était.

Pendant ce temps, Jackson se souvient soudainement que l’hôpital est un hôpital où il est censé apprendre des choses à ses étudiants. Il serait temps. Il est malgré tout interrompu par Maggie qui vient parler de sa vie perso à son mec ; parce qu’elle stresse de passer à la télé.

Le cas médical tordu de l’épisode revient d’ailleurs à Jackson qui emploie tous les internes pour aider un… homme poisson ? C’est du grand n’importe quoi. Il utilise de la peau de poisson pour soigner son patient. En tout cas, j’ai aimé que l’épisode prenne le temps de voir Meredith s’intéresser à ce cas médical, parce que j’adore les scènes où Meredith et Jackson sont potes. En revanche, ça finit par tout l’hôpital sur le toit pour manger du poisson grillé. Youpi. Bon, OK, cela finit aussi par Maggie excitée par l’intelligence de son mec, et c’était rigolo à voir dans l’ensemble.

En parallèle, Owen et Teddy se retrouvent à travailler ensemble. Il est particulièrement insupportable avec Teddy, arrivant en retard et s’inquiétant pour elle parce que la patiente dont elle s’occupe est enceinte. C’est original une Teddy enceinte qui s’occupe d’une patiente enceinte. Elle le fait avec Carina, qui se plante un peu beaucoup en diagnostiquant un bébé en pleine forme quand Teddy envisage de retirer l’utérus de sa patiente – et donc de tuer le bébé au passage.

Owen est de plus en plus énervant, je trouve. Il passe son épisode à tourner autour de Teddy, alors qu’il est clair que ça la soule. Il est clair aussi qu’elle est claquée en même temps. Elle ne se réveille donc pas quand l’état de la patiente devient bien plus instable.

Owen s’en charge et réveille Teddy, qui comprend qu’elle est obligée de faire accoucher sa patiente, qui va donc perdre son bébé. C’est sans compter sur le père Deluca qui lui promet monts et merveilles. Oui, il va directement voir la patiente pour lui assurer qu’il peut sauver son bébé. C’est n’importe quoi.

La patiente y croit, Teddy aussi voit un véritable espoir, mais Alex est forcé de mettre un terme à tout ça, puisqu’il n’existe aucune autorisation pour ce protocole. En bref, Andrew se rend donc compte que son père est bien malade comme le disait Carina (il le joue superbement bien d’ailleurs) ; et Carina prend bien cher dans cet épisode.

Teddy, Owen et Carina sont donc obligés de faire naître ce pauvre bébé qui n’a que quelques heures à vivre, et c’est un traumatisme pour ses parents autant que Teddy qui finit en larmes dans les bras d’Owen. C’est le moment opportun que choisit Koracick pour revenir. Ce n’est même pas une surprise après 15 ans de Grey’s, cela dit.

Plus surprenant était la réaction de Meredith en fin d’épisode en apprenant le départ du père d’Andrew – qui a complétement pété un câble au passage sur Alex, Andrew et Carina. Sa réaction ? Elle est vexée qu’Andrew soit de mauvaise humeur et elle accepte de le laisser seul quand il est évident qu’il avait juste besoin d’une épaule sur laquelle pleurer. On a connu Meredith plus perspicace que ça franchement. Je suis un peu déçu par la tournure des événements.

De son côté, Amelia se retrouve à un salon sur les méthodes alternatives pour soulager la douleur avec… Lincoln. Je l’avais vu venir à des kilomètres que les scénaristes allaient tenter le coup de cette relation. C’est gros, très gros, et bien sûr, ils n’arrêtent pas de se croiser tout au long de ce salon avec des sessions tests de ces méthodes alternatives.

Je ne sais pas si ça fonctionne, mais c’est ultra efficace sur Amelia qui ne tient pas debout ensuite et qui raconte toute sa vie à Lincoln. Elle s’inquiète encore pour Betty et Lincoln remarque qu’Amelia se comporte comme une mère avec elle. Cela fait tellement plaisir à Amelia, qui trouve Lincoln beaucoup trop beau et envisage de l’embrasser. Elle a encore un peu de filtre heureusement et s’y refuse.

Elle va donc se coucher toute seule et ne le retrouve que le lendemain. Ils continuent donc de flirter jusqu’à ce que Lincoln fasse sa propre conférence… et casse totalement leur romance à dire qu’il est responsable de la création d’un drogué et qu’il ne le regrette pas. Ouep, il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Amelia quitte la pièce.

Bien sûr, c’est sans surprise que Lincoln la retrouve ensuite pour justifier son point de vue et lui dire qu’il a bien compris le mal qu’il avait fait, mais qu’il avait justement appris de ses erreurs et bla et bla et bla. Sans surprise, mais avec une bonne masse de déception de ma part, Amelia décide donc de coucher avec lui. Le seul point positif, c’est qu’elle lui dit que ce n’est pas pour une relation sérieuse. Cela dit, on sait comment ça commence dans cette série, jamais comment ça se termine.

Autrement, Jo a reçu ses résultats de tests ADN, et c’est l’occasion de refaire un coup de pub, avant de nous apprendre qu’elle n’a pas de marqueur génétique susceptible de lui donner la moindre maladie. En revanche, elle a une cousine, Martha Tomlinson et Parker lui propose aussitôt de la retrouver. C’est l’occasion de retrouver un de ses parents, en plus.

Elle passe le reste de l’épisode à hésiter à faire les recherches pour la retrouver, tentant de demander l’avis de Maggie occupée par son show télévisé. Par contre, Jackson peut lui dire que ce n’est pas toujours une bonne idée.

En fin d’épisode, elle voit Alex prendre le temps de ramener sa mère chez elle et décide finalement de rechercher à son tour ses parents. Elle en parle à Parker qui a déjà fait toutes les recherches nécessaires, bien évidemment. La mère de Jo ? Elle vit à Pittsburgh et s’appelle Vicki. Bien. C’est possiblement la seule intrigue de l’épisode dont la tournure ne me déçoit pas trop. J’ai hâte de voir tout ça – mais j’oublie pas que ça fait quelques saisons déjà que Jo est censée vouloir un bébé avec Alex, c’est quand ils veulent !

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Grey’s Anatomy – S15E16

Épisode 16 – Blood and Water – 16/20
Bien que très sympa, cet épisode a le défaut de se perdre un peu trop dans ses différentes intrigues qui, apparemment, servent à faire du placement de produit plus qu’autre chose. C’était étonnant à repérer, mais ça donne en plus l’impression que les scénaristes ne parviennent pas à aboutir à une conclusion pour ce seizième volet de la saison. Heureusement, toutes les intrigues traitées dans l’épisode parvenaient à intéresser !

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Spoilers

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It’s a freaking baby in a bag.

Quel début d’épisode sur les chapeaux de roues ! En moins d’une minute, on se retrouve avec le fantôme d’Eillis dans la cuisine de Meredith en train de parler à Maggie – avec qui elle a une vraie relation mère-fille – et Amelia. Bon, il est assez clair que c’est rapidement une sorte de cauchemar, mais je m’attendais à ce que ça en soit un de Meredith. Finalement, ça en est un de Meredith qui obtient une bonne idée grâce à ça : la lumière dans le sang.

C’est plutôt cool pour elle, car elle se remet au travail bien vite, pour mieux être interrompue par Andrew qui vient lui expliquer que son père est à Seattle pour une avancée médicale qu’il aurait faite. Et pour l’embrasser. Meredith est heureuse, marquons cet épisode d’une croix blanche !

L’avancée médicale du père DeLuca ? Il veut créer un sac gestationnel externe pour les prématurés, pour éviter d’avoir des prématurés en fait. L’idée est que le bébé continue de grandir en-dehors du ventre de la mère, et ça fait effectivement une belle avancée médicale, d’autant qu’il jure que c’est viable puisqu’il a déjà testé son idée sur des bovins. Nickel, le père d’Andrew et Carina (tellement génial de la revoir !) se prend donc pour Dieu. Manquait plus que ça.

Il présente son idée à Alex qui est bien forcé d’être admiratif, en tout cas. Il en parle évidemment à Meredith, tout heureux d’avoir affaire à une décision si excitante à 22 jours de laisser tomber le job de chef. Bien sûr, Meredith connaît le secret de son beau-père et elle est moins sûr qu’Alex que ce soit une bonne idée. Problème : il ne la connaît toujours pas assez pour le deviner !

Andrew ? Il se retrouve à parler avec son père et si c’était sympathique au départ, ça évolue mal quand le père est tout heureux de savoir son fils avec quelqu’un d’aussi brillant que Meredith. Il décide donc de faire ses recherches aux États-Unis avec son fils ; et ça énerve Carina. Comme celle-ci se dispute avec Andrew, Meredith se retrouve au milieu et a le problème d’être plutôt du côté de Carina, qui préfère son père en Italie où sa maladie peut être contrôlée par ses médecins.

Meredith conseille donc à Carina de parler avec Alex, et ce dernier se retrouve énervé après Meredith qui ne lui a rien dit, même s’il comprend assez vite pourquoi. Par contre, Andrew ne le vit pas aussi bien tout ça. Finalement, la décision est prise par Alex d’offrir un bureau au père d’Andrew et Carina – tout le monde suit donc l’avis d’Andrew qui a intérêt de ne pas s’être planté !

Pendant ce temps à l’hôpital, Niko et Schmitt passent toujours plus de temps à prendre du bon temps qu’à bosser, mais de nouveaux nuages arrivent à l’horizon quand Schmitt décroche son téléphone au lieu de continuer à coucher avec Niko. C’est un truc avec lequel j’aurais toujours du mal dans cette série. Autant qu’ils répondent à leur bippeur, je veux bien, c’est leur taf, autant à leur téléphone, juste, pourquoi ?

En plus, il décroche pour répondre à sa mère, et il fait taire Nico qui tentait de dire bonjour à sa belle-mère. Faut dire, elle n’a pas l’air au courant de son existence ; mais du coup, je ne vois pas pourquoi il essaye de lui dire bonjour comme ça. Bonjour la gênance de la personne au lit avec toi qui essaye de dire bonjour à tes parents avant de lui avoir présenté. Cheloue cette intrigue. Bon, c’est en tout cas l’occasion pour Niko d’être vexé et pour Schmitt de devoir continuer son chemin de coming out. C’est un peu schématique tout ça, mais bon.

Bien sûr, il se retrouve à devoir bosser ensemble, malgré tout, évidemment, parce que sinon ce ne serait pas un épisode de série ! Le cas ? Un ado qui a caché à sa mère pendant trois mois la procédure chirurgicale qu’il allait recevoir – et surtout la chimio, qui consiste grosso modo à lui installer une prothèse. Pas de chance pour Schmitt cela dit, Jo lui vole sa place au dernier moment, parce qu’elle veut éviter son mari.

Ben oui, la mère d’Alex est toujours en ville, et son occupation principale est de ranger la bibliothèque de l’hôpital, tout en faisant des bonnets de laine pour le futur bébé d’Alex et Jo. Cette dernière est ravie de la présence de sa belle-mère clairement… Tout ça pour se retrouver à devoir gérer la mère enragée du patient. Pas beaucoup mieux, quoi.

Alex, lui, passe de bons moments avec sa mère et je l’aime beaucoup celle-ci. À l’inverse, la panique de Jo à l’idée d’avoir des enfants m’a un peu énervé. Finalement, elle finit par avoir une petite conversation avec Jackson, puis avec Alex pour lui expliquer qu’elle est terrifiée à l’idée de ne pas connaître son passé génétique. Elle ne connaît pas ses enfants biologiques, après tout. Le but de cette intrigue ? Apparemment, un placement produit pour connaître son ADN. Franchement, c’était abusé ça, mais je crois que c’était la motivation d’une grosse partie de l’épisode.

Schmitt se retrouve à bosser aux urgences sur des cas passionnants de quinte de toux qui s’avèrent un peu plus compliqué que ça… Et qui le force à être confronté aussi à des gens qui ne sont pas si sûrs de le vouloir comme médecin puisqu’il est jeune. Bref, c’en est fini de son boost de confiance apparemment.

Toutefois, grâce à son intervention et à celle de Bailey, l’homme peut être sauvé et être diagnostiqué d’une maladie héréditaire, qui force sa fille à passer le test et découvrir qu’il est son père biologique. Cet épisode en faisait bien beaucoup sur les affaires de parentés biologiques ou non, mais l’idée était ici de faire comprendre à Schmitt qu’il était amoureux de Nico et voulait le découvrir dans toute sa splendeur avant de le présenter à sa mère qui allait voir tous ses défauts. Ouep, Schmitt est amoureux, et il le dit à Nico. Pas de demi-tour possible sur cette intrigue, maintenant.

En parallèle, Maggie est en train de devenir de plus en plus célèbre, au point de se retrouver à devoir répondre à des interviews depuis l’hôpital. Et maligne comme elle est, elle révèle l’identité de ses parents biologiques aux journalistes qui n’en reviennent pas du scoop qu’ils viennent de découvrir. Bon, c’est un peu gros qu’ils soient tous des superstars à ce point dans cette série, mais admettons.

C’était plutôt drôle de voir la réaction de Meredith, cela dit, mais elle semble un peu trop s’en foutre. Pas de bol pour Maggie, Richard est loin de s’en moquer lui, et il est plutôt énervé de découvrir qu’on veut son commentaire sur une interview ayant pour titre « Maggie Pierce/Eillis Grey ». Oups. Ils sont forts ces scénaristes, on se retrouve donc avec Richard énervé parce qu’il a honte de cette partie de son histoire, et Maggie vexée de savoir son père honteux de sa naissance. Merveilleux. Ils se réconcilient bien trop vite toutefois, parce que l’épisode est plein d’intrigues et d’histoires en parallèle, alors bon, pas le temps de tout gérer quoi.

Chez le notaire, Amelia et Owen découvrent que la garde de Léo ne sera pas si simple que ça à régler maintenant qu’ils sont séparés. C’est un peu abusé de les dire séparés à ce stade : la seule raison pour laquelle Amelia prenait du recul était l’absence de Léo et Betty dans leur vie ; or maintenant que Leo est de retour, elle a de nouveau sa place et une bonne raison de rester. Cependant, Amelia va jusqu’à dire que pour elle, rompre était un moment de clarté et de lucidité totale.

Outch. Vexé, Owen lui balance donc qu’elle est incapable d’aimer, ou d’être aimée. Et tout ça dans le bureau de leur avocate (notaire), c’est beau ! Forcément, Amelia décide donc de se retirer des papiers pour l’adoption de Léo, même si Betty lui a laissé à elle aussi. Elle préfère qu’Owen soit le père, qu’elle soit tata Amelia, parce que ce qu’il a dit résonne bien trop en elle : elle est incapable d’amour ? Très bien, elle ne va donc pas exposer un bébé à tout ça. Oh, Amelia…

Malgré tout, Owen adopte donc bel et bien Leo tout seul et Amelia se retrouve chez Meredith une fois de plus. C’est aussi là que se retrouve Jackson, d’ailleurs, parce que son appartement est toujours enfumé. C’était une drôle de fin, qui donnait l’impression que l’épisode n’était pas tout à fait conclu, mais c’était un bon épisode dans l’ensemble.

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