The Walking Dead : Daryl Dixon – The Book of Carol – S02E03 – L’invisible – 16/20

J’aime bien l’intrigue générale de cette seconde saison et la construction du fil rouge en deux parties bien distinctes : cela permet de gagner en qualité et en rythme. Néanmoins, la série parvient malgré tout à faire traîner en longueur des scènes parfaitement inutiles. C’est le cas depuis dix ans dans cette franchise : apparemment, la construction de personnages, c’est juste des monologues interminables sur un passé dont on a entendu parler quinze fois. Et ça, ça ne marche toujours pas. Heureusement que l’intrigue globale est plus prenante et propose des enjeux intéressants.

Spoilers

Carol rencontre Genet, Daryl revient au Mont St Michel.


Highly doubt I’m gonna find Daryl in a kitchen.

Un épisode toutes les deux semaines, ce n’est pas si mal non plus ? De toute manière, la saison ne dure que six épisodes, donc j’en suis déjà à la moitié.

Genet

Cet épisode fait l’étonnant choix de commencer par une petite journée classique au Louvre. Les agents d’entretien y organisent une petite grève, parce qu’on est en France, après tout, merde, c’est ça la France : la Joconde, les ados qui font de la merde, les touristes et l’organisation des grèves. Néanmoins, ce qu’il faut en retenir, c’est aussi que l’épisode nous propose en fait une origin story pour changer notre perspective : la grande méchante de la série a ainsi un passé d’agent d’entretien.

Elle était forcée de nettoyer les conneries des autres, mais ça ne l’empêchait pas d’être assez lucide sur l’utilité des grèves du petit personnel en France depuis quelques années. Cela commençait à être vrai à l’époque du début de l’épidémie. Le début, justement, c’est ce que nous propose la série. J’ai préféré quand ils le faisaient dans le métro parisien, mais ce flashback est sympathique tout de même.

On y apprend qu’au moment où tout a dérapé, le Louvre a été confiné pendant deux heures, avec tout son personnel. Les agents pensaient à une alerte à la bombe, et Marion, qui est décidément l’héroïne de cet épisode finit par parler avec son mari au téléphone. Son mari ? Djawad de Plus Belle la vie. Eh, salut Djawad ! C’est amusant de le voir dans une grosse série américaine. Je me demande si c’était un kiff pour l’acteur – le pauvre n’est même pas dans une scène avec Daryl ou Carol quand même. Après, ça reste une participation à Walking Dead, c’est un peu la classe.

Alors qu’ils parlent au téléphone avec Marion pour tenter de se rejoindre d’un côté et de l’autre de la pyramide de verre du Louvre, ils ne se rendent pas compte qu’à l’extérieur, derrière lui, les choses commencent à mal tourner pour de vrai. Il y a donc des zombies qui grognent de plus en plus fort, et un qui se rapproche du mari pour le bouffer sous les yeux de sa femme.

Bon. Djawad n’aura pas long feu dans la série, hein. Cela aurait été chouette tout de même de le voir dans une grosse production et triste pour Marion qu’elle assiste à ce décès. Cela lui donne un peu de consistance pour la suite de la série : Genet n’a pas toujours été une grosse connasse avide de pouvoir, donc.

Carol

De retour dans le présent, on retrouve Genet alors qu’elle est au sommet de son pouvoir. Elle rencontre ainsi Carol devant la Joconde. Eh oui, évidemment, Genet a décidé de faire de la Joconde la pièce centrale de son réfectoire où elle peut forcer les gens à manger à même le sol quand ils font tomber des lentilles au goût de merde, soi-disant. J’ai trouvé marrant cette démonstration de pouvoir totalement artificielle, mais je suis plus que perplexe sur le type. On lui demande de manger à même le sol, d’accord, mais il a des mains, non ? Est-il obligé de le faire comme un chien ?

Non. Il le fait quand même, parce qu’il s’applique. Bref. Genet force un type bien plus fort qu’elle à manger sur le sol, devant elle et devant la femme qui aurait dû faire le ménage pour lui. C’est cliché comme tout. Carol comprend à qui elle a affaire, comme ça. La réciproque n’est pas vraie : Carol a le réflexe de mentir sur ses origines, ce qui fait que Genet n’est pas au courant qu’elle est liée à Daryl. Carol n’a jamais été aussi proche.

Elle est encore un peu loin, cependant. Elle continue son infiltration comme elle peut, bien aidée par Remy. Le prof d’anglais est toujours à la recherche de Julien, en vain, mais il fait tout de même voir à Carol le revers de l’organisation de Genet. C’est l’occasion pour elle – et pour nous – d’en apprendre plus sur les expérimentations de Genet concernant les zombies qu’elle veut créer et utiliser comme des armes plus redoutables, apparemment.

Carol est tout de même attribuée aux cuisines, parce que même si c’est Genet qui gère l’organisation, le sexisme a toujours de beaux jours dans un monde apocalyptique. En cuisine, elle retrouve la femme à qui Genet a évité de passer la serpillère. Grâce à elle, elle peut apporter de la nourriture aux prisonniers. Elle tombe ainsi sur le garde de la saison 1 qui a laissé Daryl s’enfuir. C’est trop simple et rapide, mais bon, il n’y a que six épisodes. Elle gagne sa confiance bien rapidement : il lui apprend que Daryl est sur un fort normand.

Remy indique à Carol qu’il s’agit du Mont St Michel et elle cherche aussitôt à s’y rendre, même si Remy ne l’accompagne pas. Elle sait que le temps est pressé : si Genet le retrouve en premier, elle le tuera. Elle ne sait pas pourquoi en revanche – et en vrai, je ne sais plus trop non plus. Ce qui est sûr, c’est que le temps presse vraiment après les trahisons de l’épisode 2.

Ne parvenant pas à voler une voiture, Carol est finalement obligée d’utiliser un des chevaux des hommes de Genet pour se déplacer. Cela faisait longtemps, tiens. Le cheval n’obéit pas trop aux instructions en anglais de Carol, mais elle finit par s’enfuir au galop tout de même. Voler un cheval, ce n’est toutefois pas très discret : elle est rapidement arrêtée par des gardes – dont une ancienne collègue de Genet, Sabine. C’est beau.

Carol aurait pu s’en sortir malgré son manque de discrétion, cela dit, si Remy n’avait pas décidé de la trahir. Il retrouve ainsi son Julien, avec qui il peut en théorie être amené où il veut dans Paris par Sabine. J’ai du mal à y croire. Carol se retrouve en tout cas en tête à tête avec Genet. J’ai du mal à y croire : OK il y a deux gardes à la porte, mais bon, c’est risqué pour Genet. Elle ne se rend pas forcément compte de qui est Carol, je sais. En vrai, Carol pourrait prendre la décision de la tuer là sur le cham, sans problème.

Carol est tout de même assez maligne pour savoir que Genet déteste Daryl. Plutôt que de lui dire que c’est son pote, elle assure qu’elle veut sa mort elle aussi. C’est une manipulation assez simple de sa part : elle donne beaucoup (beaucoup) de vérité à Genet, mais elle sait taire les éléments essentiels pour obtenir l’aide dont elle a besoin. Voilà donc Carol qui devient une pote de Genet, bien contente d’avoir une nouvelle arme dans sa guerre contre Daryl. Nickel.

Marion et Carol deviennent soudainement besties. J’ai du mal à croire qu’une nana assez maligne pour devenir leader de la Nouvelle France puisse se laisser avoir comme ça. Et pourtant. Elle raconte à Carol qu’elle bossait au Louvre, on a droit à quelques scènes de l’intérieur du musée au début de l’épidémie et à une vision de ce qu’il est devenu aujourd’hui. La pyramide de verre ne tient pas le coup sans entretien.

Cette nouvelle vision de Genet la rend de plus en plus sympathique. C’était le but de l’épisode et c’est une bonne chose qu’il y arrive. En revanche, en un épisode, Carol passe donc de Paris au Mont St Michel. C’est fou comme les distances sont courtes dans cette série. Tout est fait pour qu’on aille au plus vite, parce qu’il n’y a que six épisodes. Le cliffhanger de l’épisode voit donc l’armée de Genet aux portes du Mont St Michel. Carol, qui se croyait amie de Genet, se retrouve parmi les soldats. Basta, let’s go attaquer le Mont St Michel.

Daryl

Du côté du Mont où Daryl, avant tout ça, se rend à nouveau avec Isabelle et Fallou, Sylvie est toujours prisonnière, mais elle se débrouille pour se libérer. Elle hurle alors à la mort de Laurent dans tout le Mont St Michel, cherchant comme elle peut à éviter les gardes qui la poursuivent. Elle attire plein de regards sur elle, se met en danger inutilement plutôt que d’agir avec réflexion.

Sans trop de surprise, Sylvie se fait donc tuer comme de la merde par les scénaristes, tombant d’un balcon par accident, en cherchant à se dégager de gardes à qui on demandait pourtant de ne rien faire. Putain. Je suis presque triste pour elle. Le personnage ne méritait pas forcément mieux, mais l’actrice oui. Être dans une grosse production américaine comme ça, juste pour se faire tuer ? Tss.

La scène suivante à l’Union de l’Espoir a pour but de nous montrer la fameuse cérémonie. Le but est connu d’avance : Laurent doit se faire mordre pour prouver qu’il est le Messie et, évidemment, c’est à Sylvie qu’on confie la tâche de le faire maintenant qu’elle est un zombie.

Daryl ne peut pas laisser faire ça pour autant. Il tire une flèche dans le crâne de Sylvie et la panique gagne aussitôt la foule. Franchement, ce n’est pas hyper crédible que le trio Fallou, Isabelle et Daryl soit passé inaperçu dans la foule. Ils sont trop connus pour ça.

C’est pourtant ce qu’on nous assure et il faudra faire avec. Le trio parvient à récupérer Laurent, même pas un peu surveillé par des gardes alors qu’il était le centre de la cérémonie. Une course poursuite à pied peut alors commencer dans les rues du Mont St Michel. Eh, ça donne vraiment envie d’aller y jouer les touristes !

Daryl n’est pas là pour faire du tourisme, cependant. Il décide de se sacrifier en restant en arrière et en offrant une fausse piste à suivre pour les gardes du Mont. Tant pis s’il doit en tuer quelques-uns au passage : sa priorité, c’est de faire en sorte que Laurent soit mis en sécurité. Isabelle et Fallou s’en occupent, se débrouillant pour s’échapper du Mont. On constate au passage qu’il y a tellement de vent qu’il est fort peu probable que les arcs et les flèches qu’ils utilisent fonctionnent vraiment… Il faudrait être un tireur vraiment hors pair pour réussir à décocher une flèche correcte dans ce vent.

C’est peut-être pour ça que Daryl se bat finalement à la main dans une scène de combat en plan-séquence qui a plutôt la classe. Ce n’est jamais évident ce genre de plan et il faut bien reconnaître que la série parvient à proposer des moments techniques sympathiques. Si Daryl s’en sort un temps en tuant plein de gens dans les rues étroites, il finit tout de même par être fait prisonnier. Putain, vu tous les cadavres laissés derrière lui, je ne comprends pas que les hommes ne se vengent pas et ne le tuent pas. Isabelle, elle, est coincée. Fallou et Laurent, en revanche, peuvent s’enfuir.

Ils se retrouvent à se cacher dans une grotte, où Fallou est forcé d’annoncer à Laurent qu’il a eu beau attendre, Isabelle et Daryl ne sont jamais sortis du Mont. Daryl est fait prisonnier et tente de comprendre le leader, Losang, avec ses idées les plus connes faisant de Laurent un messie. C’est peine perdue, je pense que Losang lui-même ne se comprend pas à ce stade.

Il est assez dépité de se rendre compte qu’Isabelle aussi finit par être faite prisonnière. Comment a-t-elle pu se faire avoir comme ça ? Elle se fait clairement défoncer la gueule par rapport à Daryl en plus, je sens qu’elle a craqué et qu’elle en a dit plus que ce qu’elle ose avouer à Daryl… Peut-être que je suis défaitiste, cependant. Si Daryl et Isabelle sont prisonniers, je me suis également senti prisonnier de la scène où ils se retrouvent à papoter. C’était lent, long et chiant : Daryl raconte sa vie à Isabelle qui veut juste l’entendre parler, mais moi, je n’aime pas la manière dont Daryl parle en avalant tous ses mots là. Ai-je vraiment envie d’entendre parler de la Fée Clochette un dimanche matin, moi ? Je suis là pour une série d’action, rendez-moi les chorégraphies de combat improbables de Daryl ; j’en ai rien à taper de son couple avec Sœur Isabelle ; je ne les trouve pas crédibles ensemble.

Losang non plus, de toute évidence : il essaie donc de ramener Isabelle de son côté, en jouant sur la corde sensible avec elle. Comme elle refuse de céder, Losang l’emmène avec elle pour l’interroger. Cela fait péter un câble à Daryl qui essaie de manipuler son ennemi en l’emmenant sur une fausse piste, mais bon, Daryl est au-delà de tout espoir d’après Losang.

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Special Ops : Lioness – S02E02 – I Love My Country – 17/20

Sans attendre l’intensité que l’épisode 2 de la saison 1 avait pu avoir, il y a un crescendo dans cet épisode qui se fait vraiment sentir et débouche sur une scène magnifiquement rédigée et interprétée. Je sais que je me souviendrais de cet épisode ; je sais qu’il me fait aimer la série davantage. Elle n’a rien pour me plaire sur le papier, mais bordel, qu’est-ce qu’elle est prenante. Hâte de voir la suite la semaine prochaine !

Spoilers

Il est temps pour Joe de choisir une nouvelle Lionne, même si tout le monde veut le faire pour elle.


I’m it. I choose the asset, I choose the cover, I build the fucking plan and I run it. Me.

Le retour

Oula, comme ils y vont fort avec ce titre d’épisode ! Moi qui espère que la série ne tombe pas dans un patriotisme brute et stéréotype, je suis servi. Cela dit, ce n’est pas trop leur genre en théorie. OK, l’épisode commence par une agent de la CIA qui sort d’un jet privé avant d’enchaîner sur une réunion gouvernementale avec un joli drapeau, mais vous voyez ce que je veux dire, je suppose.

Joe débarque donc au milieu de cette réunion avec sa cheffe – Nicole Kidman, toujours, Kaitlyn dans la série – et l’armée. Le but de la réunion ? Cela prend Joe par surprise, mais en fait, l’armée a présélectionné des candidates pour être la future Lionne. Cela ne plaît pas du tout à Joe de voir qu’on veut lui mâcher le travail. Elle a un égo énorme, en vrai, elle pourrait au moins écouter ce qu’ils ont à lui dire. Elle préfère se barrer de la réunion avec le soutien de Kaitlyn. Si elle a son soutien a priori inconditionnel, Kaitlyn est tout de même là pour lui rappeler qu’elle n’a pas une carte blanche totale. Joe peut choisir la prochaine lionne, c’est vrai, mais elle sera sous la surveillance de sa boss ; parce que leur nouvelle affaire intéresse tout le monde.

Pause

Joe négocie tout de même trois jours pour rentrer chez elle et se préparer à ce nouveau cas. Cela lui permet de retrouver ses filles, histoire de se préparer une fois de plus à leur dire au revoir. On pourrait croire que ça va arriver plus vite que prévu, d’ailleurs : on retrouve Charlie, la fille de Joe, en train de vendre ses dessins et de la limonade au bord de la route devant chez elle. Une activité très américaine qui est parfaite pour se kidnapper.

C’est la première pensée de Joe aussi quand elle la voit monter dans la voiture – le van – d’inconnus qui viennent de lui acheter ses dessins. Pourtant, les inconnus sont des gentils, apparemment : ils s’intéressaient vraiment juste aux dessins. Mouais. J’ai un doute, c’est trop étrange, tout ça.

Joe fait la morale à sa fille, puis rentre, mate un petit son mari qui passe la tondeuse, puis tombe sur Kate. Cette dernière la confronte aussitôt sur ce qu’il s’est passé et ce qu’elle a vu à la télévision : sa mère à la fin d’une mission périlleuse qui aurait pu la tuer. On ne pourra pas reprocher à la série de ne pas creuser ses personnages sur ce coup : on découvre que Joe s’est engagée dans ce job en partie parce que son grand-père s’est engagé lui-même dans l’armée suite à Pearl Harbor. À défaut d’un pur patriotisme exacerbé, on se retrouve avec Joe qui assure qu’elle fait ce job pour éviter que sa fille ne doive apprendre le japonais ou le russe. Allez, c’est cadeau.

En vrai, la scène est intéressante. J’aime beaucoup le personnage de Joe dans cet épisode. En vrai, l’aspect familial est souvent celui qui lui réussit le mieux, parce que professionnellement, elle n’est pas toujours mon personnage préféré. En tant que mère et épouse en revanche, qu’est-ce qu’elle gère une vie bien difficile. Bon, et sexy aussi : elle a quand même Dave Annable rien que pour elle. Et inversement. Je ne m’attendais pas à voir les fesses de Joe dans cet épisode, mais on y a droit – et en gros plan svp. C’est vraiment de la nudité gratuite, c’était étrange. Une raison de plus de fantasmer sur Zoe Saldana, si jamais c’était nécessaire.

Après une petite douche sympathique, Joe prépare sa prochaine mission. Elle fait le point dans son armurerie, notamment, puis dit au revoir à sa famille. Un petit je t’aime plus tard et c’est reparti. La routine est plus dure qu’avant à gérer, toutefois, parce que les filles comprennent de plus en plus ce que chaque départ signifie.

Joséphina

Loin de sa famille, Joe reprend le boulot bien vite. Elle avait négocié trois jours, on ne voit qu’une simple journée. Qu’importe, l’essentiel de la série est ailleurs, vous me direz. Joe retrouve donc son équipe, ce qui permet, enfin, de revoir des visages connus dans la série. D’accord, je ne connais pas les noms de chacun, mais c’est tout de même chouette. J’aime bien Bobby ; et ils manquaient clairement cette équipe dans le premier épisode. D’ailleurs, je sais que Cruz a démissionné, mais vraiment, je suis frustré de ne pas la voir dans ces deux épisodes. Elle était quand même un personnage principal de la saison 1 et c’est étrange qu’elle ne soit pas même mentionnée.

Bref. L’équipe de Joe se retrouve envahie dans cet épisode par l’arrivée de Kyle, Cody et quelques autres mercenaires. L’ambiance est particulière, tout de même, mais la série ne traine pas trop et en revient vite à ce pourquoi on est là – et eux aussi : leur taf. Kyle propose donc un petit powerpoint (c’est faux, c’est juste une carte) à toute l’équipe pour leur expliquer la situation géopolitique du Golfe du Mexique. Grosso modo, il y a quatre cartels en concurrence. En cherchant bien, Kyle a trouvé une Capitaine de l’armée américaine, jeune, Josephina Carrillo, pilote d’hélicoptère, qui est liée aux cartels par son oncle, un chef de Los Tigres.

Kyle a bien l’intention d’utiliser Josephina pour en faire une Lionne, sans avoir à cacher son passé pour une fois. C’est osé et vraiment dangereux pour le coup, mais l’idée plaît à Joe qui est prête à le risquer si Kaitlyn donne son accord. La mission ? Ce n’est pas de faire tomber le cartel, mais bien d’identifier la menace qui plane sur les US et qui a autorisé le kidnapping de la membre du Congrès. Grosso modo, c’est simple : Joe et Kaitlyn soupçonnent une ingérence chinoise et veulent trouver l’agent secret chinois qui serait derrière tout ça pour le tuer. Et tant pis si ça provoque la troisième guerre mondiale en année électorale, hein.

Kaitlyn ne s’oppose en tout cas pas à l’utilisation de la nièce comme Lionne, mais ça suppose toute de même d’avoir des autorisations au-dessus également. C’est le boss de Kaitlyn qui s’en occupe en négociant auprès de Morgan Freeman. Deux épisodes de suite ? Oula, on va finir par s’habituer à sa présence et croire qu’il fait vraiment partie du casting principal de la série, attention. Bon, Kaitlyn et Byron, son bossn font une bonne présentation en tout cas : ils veulent que Joséphina agisse comme une Lionne même si elle ne l’est pas, parce qu’elle a les accès et les compétences parfaits pour accomplir à bien cette mission.

Certes, elle risque sa carrière militaire, qu’elle va devoir perdre pour mener à bien la couverture, mais bon, elle a 822 meurtres à son actif, aime l’action et est une pilote – dont les cartels ont besoin. La scène traine un peu en longueur par rapport à d’habitude, mais pour une fois, c’est de la géopolitique assez claire : le haut commandement doit se mettre d’accord sur le choix de cette Lionne peu conventionnel. Il y a de vrais risques géopolitiques si jamais elle devait être découverte, notamment parce que la Chine pourrait voir ça comme un acte de guerre. Et pourtant, Morgan Freeman finit par donner son accord. C’est une année électorale et c’est très bien de prendre des risques qui pourraient permettre de sortir glorieux.

Irak

Ensuite, il faut aller la chercher, et en Irak en plus. C’est à Joe et son équipe de s’en charger, bien sûr. Bobby se plaignait de la base pourrie dans laquelle ils étaient qui lui rappelait l’Irak, elle est servie et a le droit d’y retourner. Sur place, l’équipe intervient donc pour retrouver Josephina. Malheureusement, leur convoi se porte bien mal très vite : ils roulent sur une mine qui explose aussitôt sur leur passage. Oups.

Très vite, ils se retrouvent sous feu ennemi. Ah ben super, heureusement que Joe a promis à sa fille de faire attention, hein. En vrai, il y en a pour des mois de psychothérapie après ça… Ceci étant dit, la scène d’action qui s’ensuit est plutôt jolie. Certains effets spéciaux, notamment dans les explosions avec l’intervention de l’hélicoptère, dépassent le budget de la série et paraissent un peu plus fausses que d’habitude, mais autrement, wow. Pour une série, on sent qu’il y a de la thune et un investissement assez grandiose.

Bon, finalement, Joe et son équipe parviennent à survivre, mais Joe résume assez bien les choses tout de même : what the fuck ? Il y a quelques morts du côté américains et des blessés, mais au moins quand ils arrivent à la base, ils ont l’excuse parfaite pour faire virer Joséphina de l’armée. En effet, la capitaine est celle qui pilotait l’hélicoptère venant à leur secours et elle sort de son véhicule bien remontée après Joe.

Elle s’en prend verbalement à elle, puis en vient aux mains. C’est particulièrement intéressant à voir, parce que ça permet à Joe de rappeler à toute la base que c’est elle la plus haut gradée de la base à présent. J’aime la manière dont les choses sont fluides et dont la rencontre avec Joséphina est immédiatement problématique. Les deux femmes sont en conflit, mais Joséphina apprend bien vite qu’elle s’est mise dans la merde.

Elle est évidemment convoquée par Joe et celle-ci est excellente à pousser Joséphina dans ses retranchements : si elle affirme ne pas avoir d’oncle et ne pas parler espagnol, elle est mise à mal quand Joe l’interroge sur le financement de la maison de ses parents, beaucoup trop chère pour les revenus qu’ils ont. L’épisode se termine donc sur une scène assez bluffante et à couper le souffle. D’accord, nous ne sommes pas au niveau de l’épisode 2 de la saison 1, mais la violence psychologique que subit Joséphina dans cette scène est terrible. En lui assénant un milliard de fois la même question – aimes-tu ton pays ? – Joe force Joséphina à dire que oui. Oh, c’est le cas, mais là, il y a un sous-entendu bien différent : Joe veut l’entendre dire oui pour la forcer à devenir une Lionne.

Le problème, c’est que Joséphina connaît le programme et n’a pas du tout envie de le rejoindre. Elle n’est pas une assassin, elle tue sur le terrain, pas en regardant dans les yeux ses victimes. Elle a peur de rejoindre les Lionnes car personne n’en est jamais sorti à sa connaissance… Et mon dieu, c’est terrible à quel point Joe est douée dans son job. J’ai beau aimer le personnage, sa manière de gérer ses « atouts » est terriblement inhumaine et me pousse vraiment à la détester. Bref, la série réussit encore à bien faire le taf, et ça promet une saison 2 aussi intéressante que la première. J’aime déjà Joséphina.

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Special Ops : Lioness – S02E01 – Beware the Old Soldier – 15/20

On retrouve tous les éléments que j’attendais de la série dans cet épisode, mais pas tous les personnages pour autant. En fait, c’est un début de saison assez surprenant parce qu’il ne semble pas vraiment ouvrir de pistes pour une suite. On est plutôt sur un one-shot qui justifie probablement la diffusion de deux épisodes d’un coup… Mais bon, si je prends celui-ci en tant qu’unité, c’est vraiment un court téléfilm qui fonctionne bien.

Spoilers

Une membre du congrès américain est enlevée chez elle, Joe est appelée à la rescousse.


Babe what the fuck, just fix the fucking car.

Kidnapping

Cet épisode de retour dure trois quarts d’heure et c’est plutôt un soulagement. J’aurais en revanche aimé avoir droit à un petit résumé de la saison précédente avant de commencer, même si la première scène est volontairement très loin de ce qu’on connaissait de la série. On y suit l’intervention d’une équipe armée jusqu’aux dents dans une maison tout ce qu’il y a de plus classique de la banlieue américaine.

Qu’est-ce que c’est flippant : l’équipe a ce qu’il faut pour voir en infrarouge et n’hésite pas à tuer les occupants de la maison – un père de famille d’abord, le fils ensuite. Oui, oui, en moins de deux minutes on a déjà le meurtre d’un enfant. Allez, ça nous remet dedans pour bien reprendre cette saison 2.

La mère parvient à s’enfuir un bref moment, mais elle est finalement prise en otage par l’équipe qui s’est infiltrée chez elle. Un cauchemar éveillé cette histoire.

Retour au boulot

Zoé Saldana est de retour ! Elle était incroyable au cinéma dans Emilia Perez, mais elle me manquait quand même. Elle est de retour à la maison et tente en vain de faire la cuisine pour le petit-déjeuner, au grand désespoir de ses filles qui constatent qu’elle ne sait vraiment pas le faire. Comment est-il possible de ruiner à ce point du bacon et des œufs ? Mystère. En tout cas, ça fait une réintroduction sympathique pour toute la famille, avec Neal qui met fin au désastre en invitant tout le monde au diner du coin pour le petit déj.

Tout est bien dans le meilleur des mondes, donc, jusqu’à ce que Joe remarque à la télévision qu’un kidnapping a eu lieu pendant la nuit : une membre du congrès manque à l’appel. Rien que ça. Elle comprend bien qu’elle va avoir du boulot.

En attendant, nous ne sommes pas encore en Novembre, mais Neal a déjà envie de mettre son sapin de Noël ? Il est complètement cinglé ce monsieur. Ses filles ont raison : Halloween n’est pas encore passé, c’est trop tôt pour ça. J’imagine qu’il voulait faire les décorations avant le départ de Joe, mais c’était sous-estimer le gouvernement américain qui fait bien rapidement appel à Joe. Elle n’a même pas le temps de dire au revoir à ses filles qu’elle est déjà dans un avion. Neal se charge d’essayer d’éloigner ses filles autant que possible du taf de leur mère, mais bon, l’aînée commence à bien comprendre ce qu’il se passe tout de même.

Le premier sur les lieux n’est toutefois pas Joe, mais son putain de collègue insupportable de la saison 1. Pfiou. Est-ce que ça se sent que j’ai oublié tous les noms ? Il s’appelle Kyle et tente évidemment de mener sa propre enquête sur ce qu’il s’est passé durant la nuit. Il y parvient rapidement, faisant confirmer son identité et son autorisation à être sur les lieux assez vite. Il y apprend que la membre du congrès à un tracker avec elle, ce qui va simplifier la recherche, tout de même.

En parallèle du reste, on retrouve Nicole Kidman toujours coincée dans son couple où les secrets ne tiennent qu’à coup de quiproquos artificiels. La Maison Blanche la contacte rapidement suite au kidnapping de la nuit, ce qui la fait venir vite au travail. Un kidnapping d’une membre politique de première importance ? C’est la panique, évidemment.

La réponse doit être visible d’après la majorité des officiels, mais ça pose problème : ça suppose de faire une action sur le sol mexicain, alors que ce n’est pas permis par les lois internationales. Et en même temps, le kidnapping non plus. Outre Mexico, la Chine est soupçonnée d’être liée à tout ça, surtout que l’élection de Novembre approche. Ah bien, on est en plein dans l’actualité, alors.

Joe est conviée à la réunion, elle aussi, pour apprendre qu’on a besoin d’une de ses Lionne sur place. Elle n’est pas ravie, demande un temps qu’elle n’a pas et se fait finalement forcer la main par ses boss, comme d’habitude. On ne perd pas les mauvaises habitudes, c’est déjà ça. En plus, on ne lui donne même pas une équipe pour protéger ses membres d’équipe ; juste autant d’ « hommes gris » qu’elle voudra. Ma foi, c’est déjà ça.

Le Mexique

Bref, Joe se retrouve à devoir trouver un moyen de s’infiltrer au plus vite, tout en réunissant son équipe. Oui, son équipe avait un peu de temps pour elle en théorie, alors elle a vraiment du taf. Avant ça, elle doit toutefois se débrouiller pour passer la frontière américaine sans être repérée. Avec son look, ce n’est pas gagné. Elle se retrouve à devoir supporter des fringues plus que nulles – une mini-jupe tout de même, pas idéal pour une espionne – pour passer la frontière en compagnie de quelques collègues. Elle semble ravie de retrouver Kyle et un certain Cody.

Franchement, le passage de la frontière avec Mexico me paraît bien peu crédible dans la série. C’est limite plus léger que l’espace Schengen leur histoire de faire semblant de ne pas comprendre l’espagnol. De la même manière, qu’est-ce qu’il est facile dans la série de tuer des gens du crtel comme si de rien n’était. Cela permet à Joe d’avoir rapidement de quoi se changer. Exit la mini-jupe et le rôle d’idiote de service, elle récupère un pantalon et des armes à feu. Le but est ensuite de se débrouiller pour aller récupérer la membre du congrès.

Ils prennent d’assaut la voiture dans laquelle elle est transportée. Franchement, c’est une opération simple et efficace : quelques membres de cartels supplémentaires sont assassinés, la membre du cartel est récupérée en vie et en état de marche (littéralement), et hop tout est réglé. Bon, ou pas : la membre du congrès découvre que sa famille a été tuée et l’extraction du pays doit encore avoir lieu.

C’est embêtant parce qu’on a des officiels américains qui tuent des membres du cartel sur le sol d’un autre pays où ils n’ont pas le droit d’intervenir. La police s’en mêle, pour mieux se faire tuer également, et ça fait de la peine pour elle. Franchement, ils n’ont rien demandé. La voiture des américains est vite prise d’assaut, en tout cas.

Tant pis pour les flics : ils se font canarder avec une précision redoutable par Joe et son équipe du jour. Après les flics, c’est donc à l’armée de s’en mêler pour tenter d’empêcher nos américains de quitter le pays. Il est juste dommage pour eux que nos héros soient aidés par radio : ils ont clairement des coups d’avance. Cela ne les empêche pas de devoir foncer dans l’eau pour traverser la frontière, avant d’obtenir de l’aide d’un hélicoptère. Superbe.

Tout ça fait une sacrée journée de merde pour la membre du congrès cependant. Elle revient aux USA, mais toute sa vie est en miettes. Elle cherche à présent à se venger, et elle n’est pas la seule : Cody a perdu Dean, un de ses collègues, dans l’opération. Nous, on ne le connaît pas vraiment, il a juste été un figurant de l’épisode. Cela limite un peu notre tristesse face à sa mort. En revanche, on comprend pourquoi Joe s’énerve : c’était une opération bien trop risquée à son goût. Perdre quelqu’un, ce n’est pas dans ses habitudes (enfin, en théorie ; en pratique, on l’a déjà vue en perdre, mais bon) ; ce n’est pas ce qu’elle aime.

Le job commence vraiment à lui peser en tout cas. En fin d’épisode, on la voit ainsi téléphoner à sa famille pour avoir un moment de répit et surtout le soulagement d’être encore en vie pour les retrouver. Mouais. Elles finiront par être kidnappées les gamines, c’est sûr, non ?

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Special Ops : Lioness (S02)

On en était où ?

Difficile de vous le dire, je ne m’en souviens pas ! Bon, j’ai relu mon article tout de même : tout était terminé pour la mission de la saison 1, mais on terminait avec la démission de Cruz, traumatisée d’avoir dû trahir sa nouvelle petite-amie. Pas évident comme taf. Joe ? Elle retrouvait sa famille et se préparait déjà pour de nouvelles missions.

Ce que j’en attends…

J’ai quelques épisodes de mes hebdos en retard, mais comme je le disais dans l’édito de la page d’accueil hier, la majorité des séries sont en pause pour la semaine, alors je vais juste les rattraper au fur et à mesure. Par conséquent, j’ai développé une sorte de flemme à l’idée de les regarder et j’avais envie de voir autre chose qui me change un peu. Par chance, c’est justement aujourd’hui que commence la saison 2 de la série. J’ai l’impression que la saison 1 s’est terminée il y a deux ou trois mois ; mais en fait, c’était il y a déjà plus d’un an, c’est fou.

N’empêche que ça me soule d’avance de voir qu’il y a deux épisodes diffusés d’un coup, parce que ça veut dire que je vais être en permanence en retard, mais ça me fait plaisir tout de même de retrouver ces personnages – et surtout Zoe Saldana et Dave Annable, j’avoue. La saison 1 me paraît dater d’hier tout en étant super loin, alors je ne sais pas trop ce que j’en attends aujourd’hui.

Concrètement, j’ai souvenir de l’épisode 2 qui était incroyablement dur à regarder. J’ai souvenir de l’intrigue politique particulièrement inintéressante et inutilement complexe. J’ai souvenir que l’action y était au top quand les développements de perso était plutôt prévisible – et bordel, la famille de l’héroïne, quelle angoisse. J’ai souvenir de m’être dit que c’était fou qu’une saison 2 soit envisagée.

Alors voilà, j’attends un bon boost d’action, le retour des persos que j’aimais bien et malheureusement une sous-intrigue politique qui ne parviendra pas à m’accrocher. Je la supporterais juste pour savoir ce que deviennent les filles de l’héroïne, tiens. On verra bien ! Tant que la série continue d’être nuancée dans son approche patriotique et propose un féminisme qui ne contente pas d’être façade, elle me plaira de toute manière. Après, c’est sûr que j’aimerais bien qu’on sorte du schéma « un épisode sur deux est de qualité » pour en arriver à du 100% qualité. Mais bon, il ne faut peut-être pas trop en demander !

Note moyenne de la saison : –/20

Special Ops : Lioness – S02E02 – I Love My Country – 17/20

Sans attendre l’intensité que l’épisode 2 de la saison 1 avait pu avoir, il y a un crescendo dans cet épisode qui se fait vraiment sentir et débouche sur une scène magnifiquement rédigée et interprétée. Je sais que je me souviendrais de cet épisode ; je sais qu’il me fait aimer la série davantage. Elle n’a…

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