The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E05 – Limbo – 12/20

Que c’est long ! L’épisode est beaucoup plus long que d’habitude et franchement, ça ne sert pas à grand-chose. On nous ajoute ici un chapitre grandement détaché du reste, loin des promesses et du fil rouge de la saison. Ce n’est pas mauvais, mais c’est inutile à l’échelle de la série et donc, ça donne envie de décrocher plus qu’autre chose. Mais bon. Il y a quinze ans, j’aurais trouvé que c’était une bonne idée, probablement.

Spoilers

Carol et Daryl cherchent toujours Roberto et Justina. Ils ne retrouvent qu’un des deux.


And they took her again.

On va de surprise en surprise dans une saison qui accélère le rythme et les révélations dans cet épisode. Ce n’est pas si mal, en vrai, parce que l’on avait tout compris dès le départ, ou presque : Justina n’a jamais été volontaire pour partir avec El Alcazar et Roberto va rapidement nous le confirmer au début de l’épisode. Avant ça, il faut tout de même le retrouver.

Carol, Daryl et le père de Roberto le font très rapidement, mais il est en mauvaise posture. Après l’accident, il a été clairement poursuivi par d’autres, avant que les pistes ne se séparent. Ils suivent heureusement celle qui mène à Roberto, battu par El Alcazar et suspendu dans le vide au-dessus de zombies. Nos héros arrivent juste à temps pour le sauver : ils tuent deux autres hommes d’El Alcazar pile à temps, puis dégomment tous les zombies en les appelant.

Roberto est sauvé, c’est merveilleux, on ne s’y attendait pas du tout. C’est trop tôt pour le tuer : rappelons-nous de l’exemple d’Isabelle qui a tenu deux ans. Il est tout de même très mal en point, mais se réveille juste assez longtemps pour raconter ce qui lui est arrivé : il a retrouvé Justina, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Malheureusement, El Alcazar les a retrouvés et a de nouveau enlevé Justina. Et oui, Fede a menti au village et Justina n’a jamais été volontaire. Ah ben CA ALORS. Quelle surprise.

Carol continue d’être insupportable malgré tout. Ils ont récupéré Roberto, mais ça ne lui suffit pas. Ca, je peux le comprendre. En revanche le côté mère Thérésa qu’elle se développe n’est pas convaincant du tout : la voilà qui veut absolument aider Roberto et son père parce qu’ils ont fait plein de choses pour elle. Faut arrêter, ils l’ont laissé dormir, c’est à peu près tout. Allez, on peut se dire que Justina lui a sauvé la vie en forçant Fede à l’accueillir, mais bon, on l’a connue moins reconnaissante par le passé la Carol.

En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’à présent, c’est Roberto qui a besoin de soin. Tout ce qu’il obtient, c’est un retour à la maison, un mensonge pour expliquer ce qui lui est arrivé et de la sorcellerie en guise de soin. Ben oui. Les espagnoles sont des sorcières, pourquoi pas après tout.

Fede est énervé de ne pas avoir toutes les infos. Il interroge donc Carol et le père de Roberto pour savoir ce qu’il s’est passé exactement. Ils mentent plutôt bien, accusant les Primitivos plutôt qu’El Alcazar. Carol est assez convaincante, apparemment, même si je trouve son excuse concernant Daryl qui dormirait sur le bateau pas du tout crédible. Bon, écoutez, l’essentiel, c’est que Fede soit convaincu je suppose.

Daryl se retrouve à traverser un désert et tombe finalement sur un homme qui est plus mort que vif. On pourrait croire à un zombie, mais ce n’est pas le cas. L’homme a les yeux crevés. Daryl lui vient en aide en lui donnant de l’eau… mais le laisse finalement à son triste sort, avec des vautours dans le ciel au-dessus de lui. Je ne suis pas sûr de comprendre l’utilité de la scène. Je suppose que c’est pour faire à nouveau le lien avec Los Primitivos ?

Ce n’était pas grandiose. Cela dit, on nous introduit ensuite un autre personnage encore moins grandiose, un type qui se fait sucer dans une baignoire à bord d’un train tiré par des zombies. Ils nous auront tout fait dans cette franchise. L’idée des zombies comme main d’œuvre n’est pas tout à fait nouvelle cependant. On ne sait pas trop qui est à bord du train, mais Daryl sent qu’il doit les éviter. C’est peine perdu : il est repéré par les espagnols qui, comme par hasard, ont aussi des motos à bord de leur train.

Hop, on peut enchaîner sur une scène d’action toute chouette avec une course poursuite en moto, puis un face à face type western. Daryl, sur sa moto, fonce sur son ennemi, fusil au point. Les deux motos sont rapidement foutues. Notre héros parvient à s’échapper, c’est déjà ça, mais il est loin d’être sauvé pour autant. Dans le désert et sans moto, il ne vaut pas mieux que l’homme sans yeux qu’il a croisé. Et il n’a plus d’eau.

C’est tellement ridicule. Il est bien trop rapidement mal en point par rapport à ce qu’on sait de lui et du fait qu’il vienne juste de quitter le village. Franchement, d’où y a un désert pareil en Espagne ? On va dire que le réchauffement climatique à fait effet. Si la situation semble désespérée pour lui et qu’il a peur de se faire bouffer par des vautours, les choses s’arrangent à la tombée de la nuit.

Daryl tombe en effet sur un groupe de voyageurs tout aussi assoiffés que lui, mais eux, ils ont une destination. Il ne parle toujours pas espagnol, mais le mot « agua » semble être à sa portée niveau compréhension. Il est amené jusqu’à un village où tout le monde semble assoiffé et moitié-mort. La peau est marquée par la déshydratation et la lèpre, ce qui ne fait pas rêver.

Il est trainé jusqu’à un feu de camp où il tente de réclamer toute l’eau du village. Par malchance pour Daryl, ils ont une leader en pleine santé qui veille au grain : Amaia refuse qu’on lui donne plus d’eau. Heureusement, cependant, elle parle anglais et peut expliquer la situation à Daryl. Ils ont une grande vasque d’eau pour tout le village et c’est tout. Ce n’est pas le soleil qui assèche leur terre, mais des bandits. Inspirés par Franco, les méchants ont fait en sorte de détruire ce village. Dans quel but ? Voler leur eau et leurs ressources, a priori, mais ce n’est pas si explicitement expliqué, je trouve.

Dommage car l’idée pourrait être intéressante, en vrai. Nous n’avons pas de temps à perdre cependant. Ainsi, on enchaîne sur le fait qu’il s’attire la sympathie du même vieil homme qui l’a secouru plus tôt. Admiratif de son fusil, le vieil homme compte sur Daryl pour ramener l’eau à son village.

Pardon, mais pourquoi on se perd en route comme ça ? Ce n’est pas comme ça que Daryl va retrouver Justina… Et je n’accroche que moyennement à ce village pauvre. Ils offrent une voiture à Daryl en échange de ses services et, comme il a perdu sa moto, il n’a pas tellement d’autres choix que d’accepter. On lui laisse quand même la nuit pour réfléchir. Le village lui fait sacrément confiance. Il y a deux épisodes et avec Roberto/Justina, Daryl était prêt à abandonner tout le monde. Bizarrement, ce n’est pas le cas dans cet épisode où, au contraire, il convainc le village qu’il va falloir se battre car il y a beaucoup de méchants dans le train.

Après une matinée de préparatifs, Daryl peut quitter le village, avec un cruel dilemme : il a une voiture et part seul, donc il peut tout à fait les abandonner à leur sort. D’ailleurs, Amaia est sûre que c’est ce qu’il fera. Nous, on ne saura pas vraiment le choix qu’il ferait : il est rapidement pris en chasse par des motards, à nouveau. On sait ce que ça veut dire : il est chassé par les connards qui ont assoiffé tout le village. Bien sûr qu’il va leur venir en aide désormais !

Il attire les motards jusqu’au village, et tout le village est préparé à les attaquer. Ils ont tendu quelques pièges contre les motards. Deux sont tabassés par les habitants du village, quatre survivent. Cela tombe bien, Daryl a exactement quatre balles sur lui. Bon, c’est débile de faire le décompte comme s’il n’y avait que quatre balles à disposition par contre, parce qu’ensuite, Daryl abat les hommes qui ont des fusils eux aussi… Donc il pourrait récupérer ces armes.

Bref, c’est moins stylé qu’il n’y paraît. On a quand même droit à une jolie exécution du dernier qui s’attaque à la hache à Daryl qui, lui, le transperce d’un coup d’épée bien senti. On s’amuse bien dans cette série, dites, mais c’est totalement un épisode qui nous fait perdre du temps pour rien, du coup.

La situation est plus ou moins réglée, mais il faut encore aller chercher l’eau. Celle-ci est toujours au niveau du train, trainé par des zombies enchaînés suivant un cheval. Cela me semble peu convaincant comme moyen de locomotion : ça fait du bruit, ça pourrait donc attirer les zombies trainant dans le désert ? Je suppose qu’on essaie de nous faire comprendre qu’il n’y a pas tellement de zombies dans le désert car ils sont bouffés par les vautours.

Après avoir aidé le village à se débarrasser des quatre motards, Daryl décide de s’attaquer tout seul au train. Il saute sur celui-ci quand il passe dans une sorte de canyon et hop, il tue les gardes un à un. C’est presque trop simple. Celui qui entraînait les zombies en chantant une petite chanson ? Il se fait bouffer par les zombies quand Daryl débloque les chaînes. Simple et efficace.

Franchement, c’est trop expéditif et dommage : le train était une idée sympathique à l’origine, mais bon, c’est déjà la fin. On voit Daryl détruire de manière assez systématique tout ce qui aide à la survie du train. Ce dernier est rapidement envahi par les zombies, au grand désespoir de son leader qui se bat quand même un bon moment pour sa survie. Eh, ça fonctionne super bien comme scène de le voir se battre aux côtés de Daryl pour éliminer les zombies avant de faire face l’un à l’autre. En vrai, je m’attendais à un coup bas plus logique où Daryl aurait été attaqué par l’homme, mais le but est de nous faire un stand-alone je suppose.

Daryl finit par noyer dans son bain le type insupportable. Tout le village peut donc venir récupérer l’eau siphonnée par le train et tout est bien qui finit bien. Daryl peut même repartir vers Barcelone, en moto et avec une nouvelle gourde offerte par un gamin.

Malheureusement, tout est bien qui ne finit pas bien : Valentina, la femme du port, décide de rendre visite à Roberto. Elle n’est pas au courant du mensonge de Carol, ça ne sent pas bon. Finalement, la trahison vient d’une autre femme : la mère de Fede. Elle remarque que Roberto a le collier que Justina portait quand elle est partie, même si Fede lui assure que c’est sûrement un cadeau de Roberto. Et pourtant. Fede veut ainsi faire vérifier si Daryl est bien sur le bateau… Dommage qu’il soit en route pour Barcelone.

Sûre de son mensonge, Carol, elle, continue de faire comme si tout allait bien et propose même au père de Roberto de venir avec eux sur le bateau. AHA. Tu parles d’un cliffhanger. Ah et avant que j’oublie : Paz est au courant de la situation et on ne la voit plus en fin d’épisode… Elle va rejoindre Daryl, je suppose. Je m’attendais même à ce qu’elle l’aide pour le train !

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E04 – La Justicia Fronteriza – 15/20

Toujours peu de surprises du point de vue de l’avancée globale de la saison et des twists qu’elle nous réserve, mais il y a de bonnes scènes d’action dans cet épisode (et une idée explosive complètement perchée). Le rythme y est bon, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer – et pourtant, j’ai pensé que ça allait être le cas pendant les dix premières minutes. Franchement, il y a du budget sur la réalisation. Dommage qu’ils n’en mettent pas plus sur le scénario !

Spoilers

Roberto est énervé par le départ de Justina, qu’il juge incompréhensible.


You are why she came back, and now she’s gone.

C’est reparti pour une nouvelle semaine avec un épisode qui ne peut pas tenir debout. Le sacrifice de Justina n’a aucun sens. J’espère vraiment qu’on apprendra que c’est Fede qui l’a fait dégager, parce que sinon, la série perdra le peu de crédit que je lui accorde encore. Et pourtant, je suis toujours là, peut-être parce qu’on est loin de ce que faisait The Walking Dead. Au moment de regarder cet épisode, je trouve que Rosita me manque. Allez comprendre. Y a des persos comme ça, qui reviennent en tête.

Bref, l’épisode commence par Roberto qui pète légitimement un câble sur la porte de Fede après avoir appris le départ de Justina. C’est terrible de la perdre comme ça, sans avoir pu lui dire au revoir. Fede menace finalement Roberto et l’ado (qui n’en est pas un, mais se comporte comme tel, alors je me demande quel âge il est supposé avoir) laisse tomber pour le moment.

Carol dit au revoir à son daddy español, en essayant de comprendre pourquoi il ne voulait pas que Roberto et Justina finissent ensemble. En vrai, la situation ne peut que l’arranger : Roberto voulait se barrer du pays à la base. Le départ de Justina fait qu’il change d’avis et ne veut plus. Il a rapidement une autre idée désormais : retrouver Justina. Son père l’en dissuade comme il peut, en lui disant « attention, Fede te surveille ». Ouais. Je ne suis pas sûr que ça puisse être un argument suffisant pour l’arrêter. De toute manière, la retrouver sera clairement le but de la saison désormais, non ?

Roberto interroge malgré tout Fede sur la décision de Justina qu’il ne comprend pas. Il est de plus en plus évident qu’elle n’a pas fait le choix de se sacrifier. En vrai, c’était présenté comme tel la semaine dernière et ça me soulait tellement que je suis tombé un peu tête la première dans leur mensonge. La série est tellement mal écrite que c’est une possibilité… mais cet épisode-ci aussi est mal écrit et nous fait bien comprendre que c’est une décision de Fede de se débarrasser de Justina. Trop sympa ce personnage, dites !

Roberto n’aide donc pas Daryl à réparer son bateau, mais la série nous fait perdre du temps quand même à montrer les réparations du bateau. Je suis mauvais : je trouve que c’est un ebonne chose de nous montrer que les persos bossent pour une fois. Si on ne voyait pas ce montage de réparation du bateau, ça aurait été raté.

En revanche, personne ne se méfie des zombies qui pourraient surgir de la mer ? C’est nul. Pendant les réparations, Carol prend le temps de papoter avec Daryl, pour lui dire qu’elle culpabilise du départ de Justina. Et clairement, on sent que Daryl s’en veut aussi dans la manière dont il s’énerve. Il a beau dire qu’ils ne peuvent plus rien y faire, on sait bien que c’est faux. Ils vont prendre tout l’épisode à se décider ?

Vous me direz, ça me fait quinze ans qu’ils ne se décident pas à coucher ensemble. J’ai adoré la scène où la capitaine qui les aide à réparer le bateau, la nana du phare dont je n’ai pas le prénom, leur demande si ce n’est jamais arrivé. Elle le fait après avoir refusé leur invitation de venir avec eux sur le bateau. En vrai, l’invitation se tient : ils ont besoin d’un équipage pour naviguer à travers l’Atlantique et ils ne sont pas d’excellents navigateurs. La nana refuse toutefois de venir avec eux, parce qu’elle est bien là où elle est. Elle a même Cooper, son mari là.

Elle a à peine dit ça que dans la scène suivante Cooper se fait tuer. Dur de ne pas rire. Les scénaristes écrivent avec les pieds parfois. IL y a tout de même une surprise : il n’est pas tué par un zombie, mais par une flèche lancée par un groupe ennemi qui sort de nulle part et attaque tout le groupe qui répare le bateau.

Ce n’est en fait qu’un prélude à d’énormes scènes d’action pour le reste de l’épisode. Je ne m’attendais pas à autant et la série a marqué quelques points avec ce twist, même si ça me fait soupirer car c’est clairement pour introduire ce qu’il faut pour une saison 4. En attendant, sur la plage, Daryl et Carol s’en sortent sans trop de mal et Daryl peut abattre Zombie Cooper. En revanche, depuis la ville de Solaz, on découvre Paz qui voit arriver des voitures pleines d’hommes. Oui, Solaz est sous attaque. Heureusement qu’El Alcazar assure la protection de la ville, qui vient de sacrifier Justina ! C’est hilarant.

Bon, ça ne l’est pas pour les habitants de la ville qui ne sont pas en mesure de se défendre. Carol et Daryl se précipitent quand ils apprennent ce qu’il se passe. Ils aident aussitôt Paz et Fede à tuer tous les assaillants de la ville, qui ressemblent un peu à des amérindiens, étrangement. L’Espagne est devenue une sorte de Préhistoire ? Faudrait savoir.

L’épisode est monté étrangement, en plus, puisqu’on passe d’une scène où il fait jour à une scène où il fait nuit, sans transition. Malgré l’attaque, les personnages principaux survivent. Roberto manque d’y passer, mais avec l’aide de Daryl et Paz, il réussit à survivre. Cela n’a aucun sens, en revanche, que Daryl demande à Paz comment aller chez Roberto alors qu’il a passé plusieurs nuits à dormir chez lui…

Bon, c’est un détail et c’est chouette de voir Roberto se débrouiller pour défenestrer un de ses assaillants. Cela ne fait pas tout. L’attaque n’est pas terminée. En ville, Fede se prend une blessure qui pourrait être mortelle mais qui ne l’empêche pas, finalement, de se battre toute la nuit. Oui, il va falloir se battre toute la nuit.

Très clairement, El Alcazar ne protège plus du tout la ville. On va nous dire que Justina s’est enfuie ? Je ne vois que ça pour justifier ce que l’épisode nous montre et qui est digne de l’apocalypse, une fois de plus. Roberto voit littéralement un boulet de feu se diriger vers la ville. Et les boulets de canon qu’on leur envoie avec une catapulte sont… des zombies en feu ? C’est violent. Honnêtement l’idée est aussi explosive que perchée, mais ça fait une menace bien sentie. Elle est un peu sous-exploitée, car il n’y a pas beaucoup de boulets-zombies qui sont envoyés. C’est tout de même suffisant pour provoquer encore plus de chaos en ville.

La bataille contre les zombies enflammés dure toute la nuit, mais nos héros finissent par s’en sortir sans qu’on ne comptabilise d’autres sacrifiés par les scénaristes. C’est presque un miracle à ce stade ! Il est trop tôt dans la saison pour se débarrasser d’eux : ils ne sont pas assez nombreux. Je ne donnais pas cher de la peau du daddy, cela dit, parce qu’on a fait le tour de ce qu’il apportait à Carol et Roberto, non ? Et bien non : il se propose de quitter le village, enfin, pour rattraper Roberto qui profite du chaos pour s’enfuir en quête de Justina.

C’est plus que logique, honnêtement : il est énervé qu’Alcazar ne protège pas la ville comme promis et s’en plaint. Dès qu’il a l’opportunité de se barrer, il le fait. Logique. Seulement voilà, ça pose problème : ils n’ont plus assez d’hommes pour partir à ses trousses et l’arrêter dans sa folie. Daryl est responsable de sa fugue, en plus, parce qu’il empêche un des hommes de Fede de lui tirer dessus pour le garder. Là encore, c’est logique.

Bon, bref, en fin d’épisode, le père de Roberto veut partir à la recherche de son fils pour aider Fede. Carol se propose aussitôt de l’accompagner, car il serait bien incapable de survivre seul loin du village. Et si Carol se barre, bien sûr, Daryl finit par le faire aussi. Il ne veut pas, il cherche à comprendre pourquoi Carol s’investit tant, mais il suit tout de même Carol. C’est meugnon. Ou pas, je ne sais pas.

Le trio quitte le village et retrouve vite la piste de Roberto. Le problème, c’est qu’ils retrouvent sa jeep retournée au bord de la route. Il y a eu un accident, mais il n’y a pas de corps. Plus improbable encore : Roberto avait réussi à retrouver sa dulcinée avant l’accident. Carol et Daryl le comprennent, mais ça ne règle pas la question principale : où sont-ils passés ?

C’est un cliffhanger comme un autre. Il y en a un deuxième : après l’interminable nuit d’attaque, on découvre qu’il y a un otage parmi les assaillants de la ville. C’est plutôt une bonne chose, ils n’ont pas tué tout le monde et peuvent donc lui poser des questions. L’homme assure qu’il fait partie d’un groupe nommé les Primitivos. On n’en saura pas beaucoup plus : l’homme finit par être torturé par Fede qui le livre en pâture aux zombies, tout en lui laissant une infime chance de survie. Ben su-per.

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E03 – El Sacrificio – 14/20

Franchement, la saison est intéressante, mais cet épisode a deux gros problèmes : d’abord, son titre spoile totalement la fin que j’ai vu arriver dès la première scène de l’épisode honnêtement, ensuite, le développement des nouveaux personnages est raté à mon sens. C’est dommage : il y aurait de quoi faire une bonne histoire, mais les décisions qu’ils prennent n’apparaissent pas logique par rapport à ce qu’on savait d’eux dans l’épisode précédent. Une fois n’est pas coutume, ça donne l’impression que les scénaristes ne se parlent pas entre eux à l’écriture des différents épisodes, c’est vraiment étrange. Et ça plombe ce qui aurait pu être un excellent twist.

Spoilers

Carol continue de se mêler de ce qui ne la regarde pas, Alcazar recherche ses hommes disparus, Daryl passe la journée avec Roberto.


Hay mas pueblos, sabes, con las chicas...

La série ne perd pas de temps cette semaine, car l’épisode est plus court. C’est une bonne chose : je suis en retard et je n’ai pas de temps à perdre moi-même. Dès le départ, on assiste donc à une scène avec tous les nouveaux personnages de la saison qui ne survivront probablement pas bien longtemps, en vrai. Ainsi, on suit Guillermo (d’Alcazar) venir parler à Federico de son mécontentement vis-à-vis de son village. Oups.

Il n’est pas content parce que plusieurs de ses hommes ont été tués quelques jours plus tôt et que le seul qui a survécu est désormais porté disparu, depuis les célébrations de la veille. Il n’en faut pas plus pour qu’il soupçonne le village de Fede d’être responsable de tous ses malheurs. Le problème, c’est qu’il a un ascendant sur lui, avec ses richesses et le pouvoir de la couronne derrière lui. Il menace donc Fede de ne pas revenir s’il ne prouve pas rapidement que le village est bien un village de confiance.

On devine assez vite que ça terminera en sacrifice de Justina tout ça, surtout avec le nom de l’épisode. Peut-être que je me trompe, cela dit, on verra bien. Ce qui est sûr, c’est que Fede est prêt à tout faire pour s’assurer que son village reste dans les bonnes grâces d’El Alcazar. Ce n’est pas bon signe, surtout quand on comprend que ce roi de pacotille n’aime pas beaucoup les manières des américains. Tu m’étonnes : Carol a été odieuse avec lui.

Pourtant, au petit matin, Carol se réveille et se sent toujours la bienvenue dans le village. Il faut dire qu’elle a un hôte qui sait prendre soin d’elle. Même si on l’a remise assez justement à sa place la veille, on découvre qu’elle continue de vouloir imposer ses vues à tout le monde. Je trouve ça si abusé ! Ainsi, elle tente de convaincre Daryl de faire quelque chose pour sauver Alba d’El Alcazar. Mais pourquoi ? Franchement, je suis d’accord avec elle sur le principe, mais pas du tout sur ses manières. En plus, elle n’est supposée être là que pour quelques jours – quelques heures même ! – alors pourquoi faire chier comme ça ?

Si Daryl paraît sans cœur, je trouve son attitude bien plus logique : il réplique à Carol « Alba qui ? » ahaha. La tête de Carol m’a buté de rire, je dois bien l’avouer. Carol reste en tout cas en arrière pour se reposer de ses blessures et être draguée par le daddy español. Il prend soin d’elle, soigne ses blessures, lui raconte un peu sa vie… et finit par être mal à l’aise. Il sait que Carol repart, alors à quoi bon retomber dans les plaisirs de la chair, je suppose ?

On découvre en tout cas qu’il a eu toute une vie avant l’apocalypse (avec une femme qui ressemble fort à celle que Roberto va présenter à Daryl dans l’épisode), mais qu’il en a une aussi après. Il a même de quoi se faire une séance de cinéma à la maison, puisqu’il a un projecteur et de vieux films en noir et blanc. On apprend ainsi que la culture est importante pour lui. Carol est tellement à fond sur lui, c’est ridicule !

Finalement, Carol passe donc sa journée à se transformer en mamie espagnole, c’est assez perturbant. Elle a de bonnes capacités d’adaptation, on le sait après tout. La voilà donc qui, vers la fin de l’épisode, doit consoler Justina qui ne se remet pas du sacrifice d’Alba dans l’épisode précédent. Elle culpabilise de ne pas avoir été tirée au sort six fois de suite alors que ce n’est jamais qu’un jeu de hasard. Justina explique donc à Carol qu’elle est frustrée et ne peut pas rester les bras croisés. Contre toute attente, c’est Carol qui finit par prendre la défense du système en place : elle veut que Justina survive et fait en sorte qu’elle ne fasse pas de connerie. C’est logique… mais très con tout de même, car elle ne sait vraiment pas ce qu’elle veut la Carol.

Pardon, on sait tous ce qu’elle veut : sauter sur son hôte, et pas pour le tuer. Celui-ci lui organise un dîner incroyable et lui propose tout ce qu’elle veut, parce qu’elle a sauvé la vie de son fils (et parce qu’il veut lui aussi lui sauter dessus, clairement). Au cours du repas, Carol comprend juste à temps qu’elle n’a pas réussi à convaincre Justina. C’est complètement débile et un rebondissement franchement raté : c’est Justina elle-même qui se sacrifie et demande à remplacer Alba. Je pensais au moins que ce serait un cadeau de Fede à Alcazar pour compenser ses conneries, mais même pas ? Cela n’a aucun sens !! Alba reste au village, Justina est emmenée par Alcazar sans même dire au revoir à Roberto (WHAT THE FUCK ?) et l’épisode se termine sur son départ. Pardon, mais c’est complètement con et contraire à tout ce qu’on sait du personnage ?

En parallèle, on a aussi un rapide développement de Paz. Il est sûr qu’elle accompagnera Carol, Daryl et Roberto à la recherche de Justina : elle couche avec la future reine d’Espagne qui est donc bien son ex (enfin, pas tant que ça ex du coup) comme il était facile de le soupçonner avec l’épisode précédent. Je n’ai rien de plus à dire sur cette scène, ça tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’épisode. Ecoutez. Ils font comme ils peuvent et ils ne sont pas si bons scénaristes ?

De son côté, Daryl passe la journée avec Roberto. Ce dernier lui dit connaître quelqu’un qui pourrait réparer son bateau. Il est bien gentil à vouloir aider comme ça, mais ce n’est pas désintéressé bien sûr. On apprendra bien sûr qu’il fait tout ça dans le but d’obtenir à son tour une place sur le bateau de Daryl. Daryl refuse, mais c’est sans compter sur l’improbable capitaine à qui il a affaire. La femme refuse de lui venir en aide s’il n’aide pas Roberto et Justina. Allez.

Il faut peut-être que j’explique un peu qui est cette capitaine : la femme s’est retranchée dans un phare avec ses deux amants (maris ?) et est excellente, tout simplement. J’aime beaucoup son personnage : elle a clairement du pouvoir, sait ce qu’elle veut et ne s’excuse pas d’avoir ce qu’elle veut. Elle parle anglais, ce qui aide Daryl dans les négociations, et est lucide sur l’idée complètement conne de Daryl. Repartir aux USA en bateau ? AHA. Ce n’est pas gagné, son affaire.

Elle négocie tout de même 5 kg de poudre, que Roberto devra trouver (qu’il se démerde), et assure qu’elle pourra réparer le bateau – elle l’a pourtant vu échouer. Bon, Daryl accompagne donc Roberto le long de la côte, histoire de connaître un peu plus la culture espagnole à travers la série, mais aussi ses paysages. Leur nouveau but est de trouver du matériel pour aider à réparer le bateau. Pendant qu’ils le font, ils ont l’occasion de papoter – on nous impose ainsi même des flashbacks de Daryl. Improbable.

J’ai beaucoup aimé, en revanche, le fait que travailler sur le bateau finissent par attirer les zombies du coin. Ils font plein de bruit, et ça s’entend de loin. Il y a donc un zombie qui arrive depuis l’océan et manque de peu de tuer Roberto. Super-Daryl et son fusil est là heureusement : il parvient à tuer un zombie grâce à ça.

Sur la plage, la situation n’est pas mieux : ils ont attiré plein de zombies qui arrivent sur place et force Daryl à se battre. De son côté, Roberto n’est pas intimidé apparemment. Il laisse Daryl se démerder seul avec les zombies sur la plage et retourne dans l’eau chercher le morceau dont ils ont besoin. J’ai trouvé ça tellement ridicule : faites les choses dans l’ordre ? Tuez les zombies sur la plage, puis allez chercher le morceau dans l’eau ?

C’est franchement dommage de nous présenter ça comme ça, car Roberto apparaît complètement con et sans instinct de survie. Le tout ne sert qu’à faire un faux suspense sur sa survie quand il est attaqué à nouveau par trois zombies dans l’océan. La scène aurait pu être super, mais tout est expédié si vite, c’est tellement dommage ! Daryl tue les trois zombies de l’océan avec son flingue et hop, tout est bien qui finit bien. Il peut même laisser une petite pensée à Laurent sur le chemin du retour, est-ce que c’est pas trop mignon (non) ?

Daryl ramène donc Roberto, mais la nuit tombe vite. Cela fait qu’ils ne sont pas de retour à temps pour assister au départ de Justina. Et cela n’a aucun sens.

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E02 – La Offrenda – 15/20

Comme l’épisode précédent, celui-ci est très prévisible dans les rebondissements qui n’en sont pas vraiment… mais comme l’épisode précédent, celui-ci s’en sort très bien malgré tout en proposant de découvrir toute une nouvelle organisation post-apocalyptique. Il faut bien le dire, c’est ce que j’aime dans ce spin-off et ça fait donc du bien de quitter la France et l’Angleterre pour découvrir un nouveau Pays. Je ne vois pas la série s’étirer comme ça éternellement, mais c’est chouette que la franchise s’exporte en Espagne. Pour le reste, on tourne en rond dans les intrigues, hein, mais qui sait, peut-être que ça nous apportera de nouveaux personnages intéressants… Ce n’est pas gagné d’avance.

Spoilers

Carol tombe amoureuse de l’amour entre Justina et Roberto. Non, ce n’est pas une plaisanterie.


Pretty much sucks everywhere… Except London. England sucks the most.

Après un premier épisode réussi mais sans aucun suspense la semaine dernière, la série est déjà de retour avec un second épisode. Carol a donc disparu, mais pas d’inquiétude, on va vite avoir de ses nouvelles, sinon on ne serait pas devant The Walking Dead. Cela ne manque donc pas : dès la première scène, on tombe sur Carol qui observe deux jeunes en train de s’amuser au bord d’une cascade dans les bois. Les jeunes amours, tout ça, tout ça. Carol est perdue dans ses rêves en les observant, étant triste de les voir se disputer.

Daryl la retrouve tout aussi vite que nous et est surpris de découvrir une Carol complètement fascinée par deux adolescents. Franchement, cet épisode commence mal, hein, avec un petit voyeurisme franchement pas intéressant. Daryl aurait bien envie de les interrompre, mais la voiture observée en fin d’épisode précédent s’en charge : trois hommes débarquent au bord de la cascade et interrompent le couple, qui essaie de se cacher d’eux. OK. Cool. Qui s’en fout ? Ils vont tous mourir de toute manière, ils ne sont ni Daryl, ni Carol. Taux de survie : trois épisodes, grand max.

Les hommes dans la voiture ne trouvent pas immédiatement notre jeune couple terrorisé, laissant le temps à Daryl et Carol de choisir s’ils vont intervenir ou non. Le couple est désarmé en plus. Le type s’appelle Roberto, j’ai eu du mal à ne pas rire. Super Daryl intervient juste à temps pour sauver le couple d’une mort certaine : les trois hommes s’apprêtaient à les tuer et n’hésitent pas à le faire parce qu’ils risquent de parler. Daryl ne les laisse pas faire : il tire avec son arbalète trois flèches excellentes, tuant sur le coup les trois hommes. Pas de bol, il y en a un quatrième et Daryl est moins doué avec un flingue qu’avec des flèches, apparemment.

Je trouve ça abusé que l’homme parvienne à s’échapper, parce que c’est vraiment juste pour arranger les scénaristes que Daryl manque trois tirs d’affilée quand d’habitude un seul lui suffit. On se fout de nous, quoi. Le couple est ravi d’avoir la vie sauve, mais il l’est moins quand il se rend compte que Daryl est un connard. C’est bien simple, Daryl les force, à bout portant, à les conduire dans leur village qu’ils étaient pourtant en train de fuir. Il n’en a rien à faire de leurs arguments, il veut juste sauver Carol.

Alors, ça s’entend, hein, mais notre duo de héros ne parle pas un mot d’espagnol, ne sont pas dans leur pays et bim, ils se conduisent de la manière la plus clichée possible en sortant un flingue pour être sûr que Roberto fasse ce qu’ils veulent, pas ce que lui aurait voulu – à savoir fuir avec sa copine. La copine, cela dit, semble vouloir aider Carol. Vraiment, peut-on faire plus cliché que la fille qui veut aussitôt être infirmière et l’américain qui sort un flingue pour avoir ce qu’il veut ?

Ceci étant dit, la série a toujours les mêmes points positifs, et c’est déjà ça de pris : j’ai beaucoup aimé les décors dans lesquels Carol et Daryl sont emmenés ensuite. Un petit village sur les hauteurs d’une falaise, nommé Solaz del Mar. On y vit tranquillement à l’heure espagnole, clairement : ça donne envie de vacances dans le Sud. La ville est contrôlée par un certain Federico, l’oncle de Justina. Celui-ci n’apprécie pas, comme prévu, de voir sa nièce revenir avec un mec qui ne lui avait pas demandé la permission de l’emmener.

Qu’importe. Federico se laisse peu à peu convaincre par Justina et Antonio, le père de Roberto (ay caramba, les noms aussi sont clichés), que l’hospitalité est le minimum à offrir à Carol et Daryl. Quelle belle idée. Ce qui est bien, c’est que ce sera très surprenant quand l’homme que Daryl n’a pas réussi à tuer ramènera une armée dans ce village pour retrouver Daryl et se venger. En attendant, il faut supporter de voir Carol sympathiser avec Antonio et Roberto détester Daryl de l’avoir fait revenir dans le village qu’il avait été obligé de fuir.

On apprend donc qu’il y a une loterie qui empêche Roberto et Justina d’être ensemble – Roberto ayant l’impression de manquer de temps. Daryl justifie ses actions, lui aussi, par le manque de temps. Le temps lui donne raison, en plus : après une bonne nuit de sommeil dans un lit, Carol se sent beaucoup mieux. Ils sont accueillis à bras ouverts par Antonio, en plus, surtout qu’il parle bien anglais. C’est pratique, tout de même, de tomber sur des anglophones à travers l’Europe, même dans les petits villages isolés.

Pour autant, le village de Solaz del Mar n’est pas si isolé que ça : il reçoit comme par hasard ce jour-là la visite d’El Alcazar, représenté par Guillermo Torres. Ce dernier est le futur roi d’Espagne, paraît-il, tandis qu’El Alcazar est un groupe qui représente ce qu’il reste de la Monarchie et qui offre sa protection à toute l’Espagne, ainsi que quelques cadeaux – argent, flingues, alcool, médicaments, c’est top. Il y a un problème toutefois : ils prennent aussi des femmes soi-disant pour les marier, mais ce sont des filles que personne ne revoit jamais.

Ainsi, un homme essaie de les attaquer pour avoir des nouvelles de sa fille, prise cinq ans plus tôt. En vain. Voilà donc ce que Justina essayait de fuir avec Roberto. Le père qui attaque El Alcazar, lui, se retrouve torturé en public. On se croirait de retour au Moyen-Âge, en vrai. Cela choque Carol, mais Daryl lui assure qu’il vaut mieux rester en-dehors de ça. C’est mal connaître Carol qui n’est pas prête à lâcher l’affaire, se sentant redevable. Pourtant, Daryl n’a pas totalement tort quand il dit que les deux ados seraient morts sans eux de toute manière. M’enfin, bon, tout de même.

J’oublie de parler, dans cette critique, du personnage de Paz, une jeune femme avec chapeau de cow-girl qui semble avoir un rôle similaire à celui de shérif, ainsi que de celui de la future reine d’Espagne, a priori, une femme amenée par Alcazar. C’est une grande première, mais la reine semble connaître Paz, tout de même. Il y a un regard entre elles qui est un peu étrange. Et ça continue quand la reine fait parvenir à Paz un message et qu’elles échangent un sourire. Sœurs ? Pourquoi personne d’autre ne la connaîtrait ? C’est étrange. C’est aussi à peu près à ce stade de l’épisode que je me suis rendu compte que la petite musique de fond commençait à me souler : j’ai l’impression d’être devant Jane the Virgin avec tout le temps les mêmes notes de musique hispaniques en boucle là.

L’ambiance change pourtant avec la fête populaire de La Offrenda. Tout le village prépare une jolie fête, avec de la décoration, des ampoules et surtout une course de cochons. Oui, c’est comme ça qu’est choisie la future jeune mariée : chaque cochon a un ruban avec le nom d’une jeune fille et c’est la jeune fille dont le ruban est tiré qui sera la future offrande pour la monarchie. Quel enfer, ce truc. Je vois quatre ou cinq moyens simples de tricher, mais bon, admettons. Un petit suspense plus tard, Justina apprend qu’elle est tranquille : la fille choisie est Alba.

Daryl leur attire toutefois le mauvais œil en disant à Carol qu’ils ont réussi à éviter le drama de leur séparation. C’est rigolo. Aussitôt qu’il le dit, l’homme qu’il a laissé survivre débarque dans le village. Daryl ne le voit pas tout de suite, sympathisant plutôt avec Paz qui le déteste (elle avait aidé Roberto et Justina à s’enfuir) et qu’il espionne sans vergogne alors qu’elle parle à la femme venue dans le cortège d’El Alcazar. Ce n’est peut-être pas la future reine – elle est déjà mariée – et son lien avec Paz est peu clair ; mais je parie qu’elles étaient en couple quelques années plus tôt.

Pas le temps de trop s’en préoccuper, toutefois : le grand banquet de la fête populaire va commencer. Daryl et Carol sont invités par Federico à rejoindre la table d’honneur : le but est d’avoir quelques news du monde. Fede fait l’erreur de demander à Daryl son retour sur sa communauté : Carol se sert de l’opportunité pour commencer à critiquer la Offrenda, l’air de rien. Tu m’étonnes. Fede semble ne pas comprendre et demande à la mère d’Alba, très jeune, de faire un discours de remerciements. Autant dire que le discours est merdique. Carol pose aussitôt la question qu’il faut à Fede : Pourquoi ? Pourquoi offrir ses filles à « ces gens » ?

Daryl n’apprécie pas que Carol se foute autant dans la merde, mais les espagnols savent quoi lui répondre de toute manière : il y a la « reine » qui lui fait prendre conscience qu’elle est la preuve vivante qu’Alcazar ne veut que du bien et la grand-mère de Justina qui recadre Carol. C’était appréciable que la série ne donne pas 100% raison à Carol : si, bien sûr, on ne peut qu’être d’accord avec elle, j’aime bien le discours de la grand-mère qui lui fait prendre conscience qu’elle n’a pas à les juger, elle qui n’a même plus de maison.

Bref, tout pourrait être bien qui finit bien (une expression que j’emploie trop dans mes critiques, je sais), mais ce n’est pas le cas : l’homme que Daryl a laissé en vie le reconnaît pendant le repas. Daryl le voit et part aussitôt se cacher, pendant que l’homme, lui, prévient ses potes. Une petite traque humaine commence donc la ville et ça ne peut que mal tourner. En plus, toute la ville est en fête autour d’un feu de joie pendant cette chasse à l’homme qui se déroule aussi auprès de zombies. Ainsi, pendant que Fede fait un petit discours sur la grandeur (et la décadence) de l’Espagne, Daryl s’amuse à tuer le quatrième homme et tous ses potes. Bien. Tuer des espagnols alors qu’ils sont sympathiques avec lui ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Dur à dire : le cliffhanger voit Daryl réussir à survivre tandis que Carol entend Fede lui dire que la pire menace, c’est eux-mêmes. Sans déc.

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