Blindspot – S05E10

Épisode 10 – Love You to Bits and Bytes – 20/20
Donnez-moi tout de suite un spin-off de cette série ! L’épisode est génialissime, hyper prenant, grâce au choix qui est fait de se centrer (probablement pour la dernière fois) sur des personnages qui ont fait toute la force de la série, à la fois dans l’humour et dans la qualité. C’était un vrai plaisir à suivre jusqu’à l’ultime rebondissement de l’épisode et je pense sincèrement que la fin de la série ne sera pas à la hauteur de cet avant-dernier volet des aventures de mes personnages préférés. Au moins, on aura eu ces 43 minutes de vrai plaisir !

> Saison 5


Spoilers

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We’re all with you, if you die, we die.

S’il y a bien une chose qui m’avait fait douter de la survie de Patterson, c’est le titre de cet épisode qui me faisait craindre qu’elle soit de retour une dernière fois dans la série sous la forme de messages codés et de langage binaire la faisant apparaître en hallucination aux personnages. Comme elle est en vie, c’est plus serein que prévu que je peux commencer cet épisode qui débute par une scène mignonne entre Kurt et Bethany.

C’est chou de le voir retrouver sa fille pour un rapide câlin, les scénaristes ne font pas trop mal leur job, là. La scène est vite expédiée, en moins d’une minute, pour en venir à l’affaire qui nous intéresse le plus : il va nous falloir une nouvelle directrice du FBI. Le président nous envoie donc une actrice qui a apparemment décidé de popper dans un maximum de séries que je regarde cet été, dans le rôle d’Arla.

Afrin rappelle tout de même à toute notre équipe qu’il faut toujours arrêter Ivy. Kurt et le reste de l’équipe décident de repartir aussitôt en chasse, même si Rich a ses doutes. La scène prouve qu’il est probablement le plus intelligent de tous, ou en tout cas le plus réaliste : faire tomber Madeline ne veut pas dire qu’ils ne sont plus considérés comme des terroristes.

Il propose de s’enfuir grâce à de l’argent amassé par Boston, mais ce n’est pas exactement ce que nos agents veulent faire. Bien sûr, Boston s’énerve en pleine rue d’apprendre ça et ça mène à une énième rupture super triste entre Boston et Rich. Je suis triste malgré la répétition de cette série, mais Rich reprend vite le dessus.

Tout ce qu’il rate pour cette rupture téléphonique, c’est un joli petit discours de Kurt et l’avancée de l’enquête par Patterson qu’il n’a aucun mal à rattraper. L’équipe comptait sur l’avocat de Madeline pour avoir une piste, mais Tasha leur apprend qu’il est mort, ce qui ne laisse plus que la piste du hackeur de Madeline, celui qui a eu la bonne idée de vouloir accuser Matthew. Celui ? Plutôt celle.

La série nous révèle que la seule hacker qu’on connaît et qu’on n’a pas encore vu dans la saison ou l’épisode : Kathy. Evidemment que l’alliée de Patterson et Rich est de retour… mais en tant que grande méchante finale, en duo avec Ivy. C’est excellent de voir ces deux-là travailler ensemble, surtout que Kathy est un personnage qui fonctionne vraiment bien.

Pendant que Kurt, Tasha et Jane vont l’arrêter à son appartement, Kathy débarque au FBI. Oui, oui, elle se rend et elle balance tout ce qu’elle sait à Rich et Patterson qui sont évidemment ceux qui les interrogent. La scène est à mourir de rire, et j’adore l’idée. Kathy demande tout simplement à avoir le même deal que Rich pour le FBI. Ben oui, elle veut bosser avec Patterson et Rich. C’est si simple.

J’adore son personnage et j’étais mort de rire pendant une bonne partie de la scène, et de l’épisode en fait. Kurt et les autres refusent de lui accorder le deal de toute manière, même s’ils ne peuvent de toute manière pas le faire, même s’ils le souhaitaient. Malgré tout, ils ont besoin de Kathy dans leur équipe pour hacker les codes de Madeline. Rich ne lui faisant pas du tout confiance, il décide de lui mentir, contre l’avis de Patterson.

Tout l’épisode se concentre uniquement sur eux et c’est vraiment la meilleure idée du monde depuis le temps qu’on demande un spin-off sur ce duo. Leur ajouter Kathy dans les pattes ne fait que les rendre plus drôles : l’honnêteté de Patterson est finalement ce qui permet à Kathy de bosser pour eux, malgré l’absence de certitude d’obtenir un deal avec le FBI pour la protéger. Après tout, Patterson n’en a pas un pour elle-même… Et puis Kathy reste arrêtée par le FBI quoiqu’il arrive.

Pas de bol pour elle, quand elle découvre finalement le laboratoire (dans une scène toujours bien hilarante) et réussit enfin à hacker les fichiers de Madeline (une fois de plus) qu’elle a construit elle-même (ce qui simplifie le tout), elle découvre qu’un autre hackeur est déjà sur le coup, et est bien plus efficace qu’elle. Oups. Un hackeur plus brillant que Patterson et Rich ? Boston bien sûr. Le pauvre a à peine eu le temps de rompre qu’il s’est fait recruter à bout portant par Ivy.

Heureusement, Patterson finit par s’en rendre compte de ce qu’il se passe et trouve le moyen de calmer les engueulades constantes de Rich et Kathy pour mettre sur pied un plan qui pourrait fonctionner. Oui, au conditionnel, parce que les scénaristes parviennent bien à mettre la pression sur l’équipe de geeks. Le trio se met aussitôt à chercher Boston, mais ce n’est pas très discret. Le pauvre se fait donc couper un doigt par Ivy qui n’apprécie pas de le voir refuser de virer du serveur les intrus qui sont clairement là. Rich s’énerve de plus en plus alors que Patterson réussit à hacker la webcam grâce à l’IP de Boston, ce qui n’a probablement aucun sens, mais qui leur permet finalement de géolocaliser l’endroit où il est retenu prisonnier.

Ils se rendent compte qu’il a un doigt en moins, ce qui n’est pas pour calmer Rich qui est clairement en train de soupçonner Kathy tout du long de jouer double jeu avec eux, ce qui reste toujours une possibilité après tout. Bon, bien sûr, cela finit par une triangulation comme toujours, et je suis un peu frustré de voir que l’épisode oublie totalement Afrin. C’est toutefois une bonne chose parce que ça permet des scènes hilarantes où Rich et Kathy sont menottés ensemble et où Patterson conduit une voiture dans laquelle tout le monde hurle. Vraiment, c’était un épisode super drôle : il n’y a pas grand-chose à résumer dans la critique, tout est dans les répliques et ça en fait un des meilleurs de la série.

Toute l’équipe finit par retrouver Boston, mais c’est super triste, parce qu’il est évidemment laissé en arrière par Ivy sur une plaque de pression reliée à une bombe. C’est toujours pareil avec cette série, il n’y a plus qu’à attendre de les voir parvenir à arrêter la bombe. Le but est évidemment pour Ivy de gagner du temps maintenant qu’elle sait où retrouver le ZIP, grâce à Boston. Laisser ce dernier assez conscient pour parler n’est toutefois pas la meilleure de ses idées.

En effet, Boston peut expliquer où il a caché le code d’accès permettant d’accéder aux dossiers de Madeline, et donc à l’emplacement du zip. Les hackeurs n’ont aucun mal à trouver celui-ci et à donner sa localisation dans un entrepôt sur les quais, ce qui fait que Jane, Zapata et Kurt se tirent aussitôt, n’ayant décidément pas grand-chose à jouer dans l’épisode. Il faut dire que les scénaristes font clairement le choix de dire adieu au duo Patterson/Rich et aux guests Boston/Kathy en leur offrant un dernier gros épisode avant la fin.

C’est tant mieux ! Même si on est loin de la vraie action, la scène reste hilarante à regarder, parce que ça permet enfin la rencontre entre Kathy et Boston, avec Rich au milieu. Pendant qu’ils s’engueulent tous les uns les autres, Patterson s’amuse à essayer de faire en sorte elle-même que la bombe n’explose pas. Elle s’apprête à faire une grossière erreur, mais heureusement, Kathy trouve à temps la manière de désarmer la bombe dans les fichiers de Madeline. Elle interrompt donc Patterson avant qu’elle ne fasse une erreur et explique la procédure à Boston. Malheureusement, celui-ci n’est pas vraiment le plus grand des experts en gestion du stress, surtout avec un doigt de moins.

Il ne parvient donc pas à aller assez vite pour couper les différents câbles… Boston décide alors de se sacrifier parce qu’il ne reste plus que cinq minutes maintenant qu’il a perdu du temps : le chrono s’est déclenché faute d’une procédure assez rapide. Boston demande donc à tout le monde de se barrer, mais bien sûr que Rich refuse de le faire et comprend aussitôt ce qu’il est en train de faire quand Boston lui explique qu’il n’est pas amoureux de lui. L’épisode est tellement bien écrit, vraiment, donnez-moi un spin-off sur ces quatre-là. Ils perdent toute une minute à s’échanger des mots d’amour et autres gentillesses, avant de décider de s’y remettre tous pour désarmer la bombe.

Kathy a alors l’idée de remplacer Boston sur la plaque de pression, afin de désarmer elle-même la bombe, car cela ira plus vite maintenant qu’elle a lu les instructions et sachant qu’il ne parvient pas à se calmer assez pour l’écouter. Boston ment bien sûr sur son poids, Kathy en a perdu, Patterson nous fait quelques maths improbables et l’échange peut se faire, avec quelques bonnes blagues au passage sur un autre mensonge de Boston. J’ai tellement ri, les scénaristes ont géré à fond leur épisode.

Finalement Kathy révèle bien sûr qu’elle a juste décidé de se sacrifier. C’est vraiment triste, parce que j’ai cru un instant qu’on aurait vraiment eu droit à mieux comme fin pour elle. Elle me paraissait capable de désarmer la bombe, mais ce n’est finalement pas le cas ?

Une chose est sûre : ce fut long en tout cas ces cinq minutes… bien sûr, rien n’explose : Kathy parvient à s’échapper sans le moindre mal grâce à ça, parce que personne ne peut la surveiller avec cette bombe. Rich avait raison, évidemment qu’il ne fallait pas lui faire confiance. Et j’avais à peu près raison de penser qu’elle pourrait bien désarmer la bombe, mais les scénaristes ont réussi à me faire penser le contraire tout de même, ce qui est un très joli coup pour la série qui est bien plus prévisible que ça habituellement.

Après tout ça et malgré sa fuite, Kathy rappelle bien sûr Patterson pour s’excuser et leur dire qu’ils sont tous totalement dingues de croire que le FBI leur accordera un deal. Et venant de Kathy, ça en dit long. J’ai bien ri de voir Boston demander aussitôt à Patterson de se garer pour qu’il puisse quitter la voiture ! Cela pourrait faire une jolie fin pour Rich et Boston de se barrer ensemble maintenant, mais j’imagine qu’ils veulent quand même, à terme, faire de Rich un héros, un vrai.

Finalement, la nouvelle directrice débarque au FBI et demande à l’équipe de s’arrêter malgré le risque de voir la bombe au ZIP exploser. Afrin appelle aussitôt Kurt pour lui transmettre cet ordre, mais Jane et Tasha sont parfaitement contre : certes, désobéir à un ordre direct signifie qu’ils perdent toutes chances de revenir avec les honneurs au FBI, mais en même temps, y obéir signifie devenir amnésique, ce qui n’est pas bien plus logique. Kurt reprend donc son coup de fil avec Afrin pour lui dire qu’elle n’a qu’à expliquer qu’elle n’a pas réussi à les contacter.

Le trio arrive ainsi à l’entrepôt où Ivy est censée être, mais c’est bien évidemment un entrepôt gigantesque où il n’est pas évident de la retrouver et où des hommes de main sont chargés de tous les tuer. Kurt se retrouve bien mal barré en premier, mais il parvient contre toute attente (ou pas) à maîtriser quelques hommes armés dans une jolie chorégraphie.

C’est cependant Jane qui arrive la première à Ivy. Celle-ci parvient à s’enfuir, mais après avoir lancé le déclenchement de la bombe ZIP qui est simplement une bombe laissant s’échapper du gaz progressivement. OUPS. Voyant Kurt se précipiter pour lui venir en aide malgré le ZIP, Jane prend la décision… de ne pas sortir ? Elle avait tellement le temps, je ne comprends pas ! Elle ferme la porte au nez de Kurt, ce qui n’a aucun sens. On reprend alors exactement le même cliffhanger que la semaine dernière avec Patterson, sauf que cette fois, il s’agit de Jane et du ZIP. Encore. Oui, la scène est jolie car le couple Jane/Kurt est séparé par une porte en verre leur permettant de s’échanger des derniers mots silencieux, mais plutôt que de fermer la porte sans sortir, elle avait clairement le temps de sortir et de la sortir… Bref, ça a beaucoup moins de sens que Patterson et elle n’a pas trop de chance de s’en sortir sans être zippée, elle.

De toute manière, on sait qu’avec le temps, elle pourra retrouver ses souvenirs, on n’est plus à ça près. En tout cas, ça fait un excellent cliffhanger et le dernier épisode sera intéressant à découvrir avec cet énième rebondissement et cette bombe au ZIP. J’imagine au moins que Jane est parvenue à l’arrêter et l’empêcher de s’échapper de cette pièce grâce à la porte qui s’avérera probablement hermétique ? Je vois mal la série se terminer sur une micro-apocalypse de population amnésique.

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Il me fallait immortaliser ces pas de danse, pour la postérité !

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Blindspot – S05E09

Épisode 9 – Brass Tacks – 18/20
Eh bien, voilà quarante minutes qui arrivent à passer drôlement vite, avec tout un tas de rebondissements bien menés et une série qui vire vraiment à l’espionnage et à l’action pure et dure. Il y a toujours des facilités de scénario énormes, mais on est habitués. Le rétrécissement de la commande à onze épisodes est vraiment une bonne chose pour la série qui ne perd plus tellement de temps sur cette deuxième moitié de saison, réussissant ainsi à cartonner plus que jamais. J’ai même l’impression que ça finira par être la meilleure saison de la série !

> Saison 5


Spoilers

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You are the most beautiful man I’ve ever seen.

Si je suis si en retard dans le visionnage de cet épisode, c’est pour trois raisons. D’abord, je trouve ça naze de diffuser deux épisodes pour l’avant-dernière semaine et de garder pour la semaine prochaine le tout dernier de la saison. J’espère que ça va se justifier dans le scénario. Ensuite, je trouve ça odieux et pourri d’avoir tué le meilleur personnage de la série – et ça a intérêt à être juste un rebondissement naze. Enfin, j’ai écrit cette critique, mais mon ordinateur a eu un bug, s’est éteint, a mis trois plombes à se rallumer et Word ne m’en a rien récupéré, ce qui m’a forcé à recommencer à zéro la critique. Superbe.

L’épisode débute de manière plutôt bavarde et efficace avec chacun de nos héros dans une salle d’interrogatoire du FBI à se souvenir de Patterson, soit des derniers moments du meilleur personnage de la série, soit de moments où leur amitié est clairement visible. Madeline, elle, savoure sa victoire en apprenant qu’elle est vraiment prête à devenir vice-présidente.

Tout ne peut pas être si beau dans sa vie, néanmoins, et elle doit encore gérer l’impatience d’Ivy concernant le ZIP dont elle ne suit plus la trace. Oui, Madeline a eu la bonne idée de la priver de son ZIP et de décaler un peu l’attentat, histoire de nous garder de quoi faire pour la fin de la série. Pour l’instant, il faut d’abord faire parler nos héros – et possiblement les sortir de là avant des aveux complets.

En effet, Madeline a un plan simple : diviser pour mieux régner. Les quatre agents arrêtés sont donc interrogés séparément par notre méchante haïssable en tout point qui espère les faire craquer pour les faire confesser une liste de crimes qu’elle veut leur faire commettre à sa place. La tache n’est pas simple, parce que même Rich résiste, y compris quand elle évoque Boston. Tasha est de loin la plus bitchy avec elle, mais elle peut se le permettre, surtout quand Madeline évoque son bébé… Quelle connasse, je n’en peux plus, c’est rare de haïr autant une méchante de série en ce qui me concerne.

Pendant ce temps, on retrouve enfin Boston dans la série, mais c’est pour qu’il apprenne la mort de Patterson à la télévision – ou plutôt qu’il la devine. Il comprend qu’il doit fuir car ça sent le roussi pour lui. Et ça ne manque pas : il est effectivement pris en joug par deux agents de Madeline (ou d’Ivy ?) qui sont aussitôt maîtrisés par… Patterson !

Elle est donc bien en vie et la série fait le choix de le révéler super rapidement alors qu’ils tenaient là un suspense assez efficace et bien mis en place dans cette saison finale. Patterson nous fait donc simplement le coup du tunnel, encore une fois, dans un flashback qui ne nous montre même pas vraiment comment elle a réussi à s’enfuir assez vite. C’était dommage et décevant, mais admettons.

L’avantage, c’est que ça lui permet vite de revenir à l’action pour venir en aide à nos héros et les libérer des locaux du FBI. Elle envoie aussitôt un message crypté à notre laborantine préférée n°2, Afrin, qui le déchiffre aussitôt, en présence de Matthew. Si elle est persuadée de la survie de Patterson, il a du mal à y croire et préfère tout arrêter, une fois de plus. Quelle carpette ! Et quel gâchis ce personnage qui aurait pu avoir tellement plus de carrure… Après, je reconnais que ça fonctionne bien pour la série ce caractère ! Quoiqu’il en soi, il reprend un peu espoir quand il apprend que deux autres scientifiques sont prêts à venir en aide à l’équipe…

Afrin semble leur faire confiance, mais je suis du côté de Matthew cette fois : c’est trop gros cette aide spontanée, surtout après Briana. Heureusement, ils ne leur confient aucune mission et se rendent dans les vestiaires du FBI après avoir eu la bonne idée de suivre les requêtes de Patterson. C’est donc l’heure pour eux de la retrouver, ou plutôt de le retrouver. Pour tromper l’intelligence artificielle du FBI, Patterson et Boston ont en effet eu la bonne idée de se travestir et c’est tout bonnement bluffant. Cela me fait un point du Bingo Séries assez facilement, et je ne pensais pas trouver si réussi pour le marquer, surtout dans cette série, mais oui, le maquillage change totalement leur apparence physique.

Pour la petite histoire, j’ai même vu une photo floue de Boston en femme avant de lancer l’épisode, et j’ai sincèrement cru qu’il s’agissait d’une autre actrice… Comme quoi ! La parade est amusante et efficace, mais elle n’empêche pas nos héros de stresser en découvrant qu’après une deuxième salve de scènes bavardes et inefficaces à interroger les agents, Jane a pris la décision de craquer et de confesser des crimes qu’elle n’a pourtant pas commis.

Elle commence donc à parler (sachez que « AKA » peut faire réagir mon « OK Google »), mais Boston est assez malin et rapide pour pirater le Bluetooth de la caméra face à laquelle elle est (ah oui, tout de même) pour lui envoyer un message en morse, suffisant à faire en sorte que Jane gagne du temps. Grâce à cela, Patterson peut passer en boucle les images des salles d’interrogatoire et accompagner Matthew pour libérer Tasha de sa cellule. Les retrouvailles avec Patterson sont si mignonnes, alors qu’en parallèle Rich apprend sa survie de la part de Boston. Leur câlin est moins impressionnant, forcément.

J’aurais aimé une petite réplique sur son perpétuel plan B, mais ils n’ont pas eu le temps de le caser. Ben oui, il faut aller chercher Kurt… sauf que ce n’est pas possible : il est mieux gardé que les deux précédents apparemment, mais heureusement Rich connaît un moyen d’y accéder : les grilles de ventilation. Evidemment. Il arrive à le libérer juste à temps, mais une agent du FBI débarque… Elle décide de faire confiance à Kurt plutôt qu’à Madeline dont l’autorité est plus que fragile : elle demande donc à être menottée pour leur gagner du temps sans compromettre son job.

En parallèle, Boston et Patterson retournent dans leur nouveau QG avec Tasha et Matthew, en profitant pour reprendre leur vraie apparence, pour éviter de multiplier les scènes prenant des heures de préparation, j’imagine. En plus, ce maquillage ne doit pas être bien pratique à porter. Le problème, c’est que nos geeks découvrent bien vite que Madeline a tout prévu, décidant de mettre tous ses crimes sur le dos de Matthew.

Comme à son habitude, il décide de s’enfuir… laissant Patterson faire ce qu’elle sait faire de mieux pour réussir à trouver des preuves contre Madeline. Le but est d’ensuite de demander à Megan, l’ex de Reade, de publier tout ça au plus vite. Evidemment, dans tout ça, il reste la pression de Madeline : Ivy a découvert rapidement que Patterson était encore en vie, Boston non arrêté et le bâtiment du FBI compromis. Autant dire qu’elles sont en retard pour arrêter nos héros qui lancent ensuite l’évacuation du bâtiment, alors que Kurt et Rich ne sont toujours pas parvenus à récupérer Jane, qui reste bien en-dehors de l’action de l’épisode pour cette fois.

Madeline découvre au passage qu’elle est en échec et mat : les journalistes s’apprêtent à publier les preuves qu’ils ont contre elle. Son avocat lui propose tout simplement de s’enfuir, comme il s’apprête à le faire. Ils n’ont plus aucun moyen de pression sur personne d’influent à présent pour empêcher la publication des informations, donc c’est foutu pour elle. Il ne lui reste plus qu’à s’enfuir.

Pourtant, sans ces preuves envoyées aux journalistes, elle s’en serait bien sortie une fois de plus. Certes, Ivy a évacué les lieux aussi, mais elle ne sait pas où est le ZIP, donc Madeline a encore un semblant de pouvoir. En plus, les hommes d’Ivy sont plutôt bons et parviennent sans aucun souci à arrêter Patterson, Tasha, Boston, Rich et Kurt (après une scène marrante pour ces deux derniers, donc).

Tout le monde se retrouve donc arrêté et ramené dans la salle principale du FBI. Tout le monde ? Pas Jane, pas Afrin, pas Matthew. Je sais que c’est censé être la surprise de l’épisode, mais il est évidemment de retour pour décharger les terroristes des prisonniers. Ce n’est pas si simple toutefois de les convaincre, alors il finit par faire appel à d’autres agents du FBI, ceux aperçus au cours de l’épisode comme étant encore fidèle à notre groupe. Voilà donc ce que faisait Matthew pendant sa fuite… C’est bien vu, mais ça n’empêche pas la fusillade d’avoir lieu.

Tasha et Kurt viennent en aide aux agents qui les sauvent de justesse et parviennent rapidement à mettre un terme aux actions des méchants. Oh, Matthew se prend une balle au passage, mais l’important reste à ses yeux d’aller récupérer Jane, ce que Tasha et Kurt font aussitôt. Patterson, Boston et les autres agents s’occupent alors de rester l’aider, en attendant une ambulance. Le plus triste est encore de voir Afrin débarquer dans la pièce et s’interroger sur le retour de Matthew. Le faire mourir en héros, c’est un peu gros après cette saison à se carapater autant qu’il le pouvait, mais ça marche bien, surtout quand ses dernières considérations sont encore son look sur la photo qui sera utilisé après son décès.

Cet épisode de victoire est donc teinté d’une défaite avec la mort de Matthew, mais bon, le plus important c’est que Jane peut être libérée (j’étais sûr que ce serait Ivy sous la cagoule, d’une manière ou d’une autre) et retrouver Patterson à son tour. Le FBI reprend le contrôle, donc, mais sans personne pour le diriger. Et ils ont toujours un attentat à stopper.

La fuite de Madeline se déroule plutôt bien, avec un petit jet privé et du champagne… sauf que pas de bol, son pilote de jet privé refuse de décoller parce qu’il a reçu l’ordre de ne pas le faire, à cause d’un appel anonyme. C’est finalement Tasha qui débarque pour arrêter Madeline, qui prend encore le temps de quelques mots plutôt sympathiques avec elle. Elle sait qu’elle a perdu, mais ce n’est pas pour autant qu’elle compte dire où elle a planqué le ZIP, hein. Madeline décide donc de se suicider en buvant son verre de champagne (ou de vin ?) devant Tasha qui ne fait rien. PARDON ? Mais enfin, meuf, t’étais là quand elle a tué tout plein de gens richissimes de la même manière. Ah, vraiment, Tasha, rarement un personnage m’aura tant plu et déplu à la fois. Cela fait trois saisons que je ne sais plus quoi penser d’elle, honnêtement ! En tout cas, je reste ravi de la mort de Madeline, ça va sans dire.

Finalement, il est révélé que c’est l’avocat de Madeline qui a eu la bonne idée de la dénoncer, afin de mieux se mettre au service d’Ivy. Evidemment. L’idée était plutôt bonne, mais s’allier à une terroriste comme Ivy, ce n’est pas si simple. Il lui donne sa seule information capitale sans rechigner, ce qui fait qu’elle n’hésite pas à le tuer. Bref, l’épisode se termine avec le FBI détruit, Madeline enfin morte et l’équipe d’Ivy en train de déchiffrer une clé USB de Madeline pour savoir où est le ZIP.

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Probablement la meilleure capture d’écran de toute la galerie du blog ❤

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Blindspot – S05E08

Épisode 8 – Death Train – 18/20
Non, non, non, non, non, je crois que c’est la première fois en cinq saisons que je suis vraiment frustré de voir un épisode de la série se terminer sans que je ne puisse voir la suite immédiatement, même si ça doit aider d’avoir vu les saisons 3 et 4 après diffusion de l’intégrale. Il y a des décisions prises dans cet épisode qui sont assez incroyables pour une série procédurale comme celle-ci et je me demande vraiment comment la saison finira. Quant à l’épisode en lui-même, il commençait assez lentement et j’ai eu du mal à rentrer dedans… autant d’ailleurs qu’à en sortir, finalement.

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Spoilers

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I always have a plan B.

Madeline est une connasse, et c’est tout. Je ne vais même pas m’excuser de l’écrire, hein. Le début d’épisode la voit encore et toujours savourer une petite scène de torture avec un grand sourire, même si on ne sait pas exactement bien qui est torturé. De son côté, Kurt continue de s’inquiéter pour son ex, ce qui inquiète à son tour Jane parce qu’il refuse de reconnaître son vrai problème. Tasha est inquiète quant à elle par rapport au fils de Madeline dont elle n’a pas de nouvelles et autant dire que le moral des troupes n’est pas au beau fixe du tout.

Rich continue de beaucoup s’amuser dans le bunker, au moins. Le confinement commence à lui monter à la tête, mais il est encore plus allumé que nous après 54 jours dis donc. Enfin que moi, en tout cas. En faisant quelques recherches, et même s’il se prend désormais pour un capitaine de navire, il a trouvé de nouveaux indices.

Toute l’équipe est blasée, Patterson s’occupe du moral des troupes, et hop, tout le monde peut se remettre au travail. Pendant que Patterson et Rich en sont à déchiffrer les nouveaux indices, Kurt indique à Tasha qu’il imagine désormais que Tasha ne lui envoyait pas un message à lui, mais à un possible allié. C’est malin.

Le problème, c’est que tout est interrompu lorsqu’Ivy envoie un message à Madeline pour la prévenir qu’elle est en mouvement et que la première frappe au Zip va pouvoir être utilisé. Cela force l’équipe à passer à l’action, ce qui n’est de nouveau pas évident parce que toutes les agences gouvernementales sont à leur recherche. Cela n’avait pas l’air de les gêner jusque-là…

Et ça ne les dérange toujours pas tant qu’il est question de voyager en Europe. Comprenant que la première attaque risque d’avoir lieu à Malte, Tasha décide ainsi de s’y rendre afin d’entrer en contact avec Keaton et d’obtenir son aide pour prévenir les autorités. Avant son départ, Patterson lui donne tout de même un Tamagotchi (sort of) histoire de s’assurer qu’elle s’entraîne à s’occuper d’un bébé, hein.

Une fois qu’elle est partie, Rich prévient Kurt et Jane qu’ils n’ont pas le temps de rester sur place le temps que Patterson résolve le tatouage du jour. Avant de les voir partir en mission, elle leur offre aussi un Tamagotchi. Le but est évidemment de pouvoir rester en communication quoiqu’il arrive avec eux, parce qu’il y a de fortes chances pour qu’ils ne puissent plus se servir du bunker.

Le simple fait que la série considère cette option nous indique que cet épisode va mal se terminer, franchement. Et Patterson flippe tellement pour eux que je me retrouve à flipper pour elle : elle a eu ses adieux avec toute l’équipe, sauf Rich, mais elle est encore avec lui.

Au FBI, Matthew continue de demander de l’aide à sa laborantine préférée, qui refuse désormais d’avoir quoique ce soit à voir avec lui car elle sait que Madeline peut faire pression sur lui. Elle n’a pas aimé de devoir aider Madeline… mais bon, il arrive évidemment à la convaincre de lui venir en aide, même si elle souligne qu’elle ne le fait pas pour lui.

Les recherches les mènent à obtenir un sacré répertoire de noms d’agents du FBI et de divers officiels détenus normalement par Madeline. Chaque dossier contient de quoi faire un beau chantage, et c’est justement comme ça que Madeline obtient son pouvoir. Cela ne plaît pas beaucoup à notre laborantine qui se lance alors dans une nouvelle mission bien personnelle : détruire ces données avec un virus.

Au dernier moment, elle hésite tout de même à le faire, parce qu’elle comprend qu’au passage, elle libère Matthew de son chantage et des crimes qu’il a commis. Pourtant, elle finit bien par décider de lui faire confiance et espérer ne pas se tromper. Bien. Evidemment qu’elle se trompe et qu’il envisage de s’enfuir dès qu’il en a l’occasion.

Cette fois, Madeline récupère sa longueur d’avance sur l’équipe : elle apprend que Tasha est vue à la pointe sud de l’Italie. Elle comprend immédiatement où la retrouver. L’avantage, c’est que ça laisse tout de même le temps à Tasha de débarquer chez Keaton et d’obtenir pas mal d’infos sur ce qu’il se tramait en parallèle de cette saison.

On peut donc revenir trois mois en arrière quand Allie et Keaton ont compris que l’équipe était mal barrée. Allie a aussitôt fait ses valises quand elle a vu Madeline prendre la tête du FBI, mais plutôt que d’aller se cacher comme on le supposait, elle a rejoint Keaton et a fait en sorte qu’il leur transmette des infos. La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’étaient pas seuls dans leur combat. On retrouve ainsi Boston, qui les aide quand il apprend que Rich est en danger.

Si c’est pas chou, tout ça. C’est donc lui qui crypte les messages et les envoie à l’équipe. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, Boston a disparu. Il pourrait être celui est torturé dans ce début d’épisode, du coup. En tout cas, Tasha indique à Keaton qu’ils ont trouvé un moyen de tracer le ZIP et qu’ils sont à ça de coincer Madeline… quand elle se rend compte que la caméra de l’ordinateur de Keaton n’est plus protégée. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour elle, ça veut dire beaucoup.

Tasha se rend compte du problème, mais elle reste moins réactive que Keaton. C’est improbable, honnêtement : Keaton la braque avec une arme bien plus rapidement. C’était finalement lui qui était le prisonnier torturé par Madeline et Ivy en début d’épisode. Il n’aime pas l’idée de savoir que sa famille est prise en otage par Madeline, et c’est pour cela qu’il accepte de bosser pour elle désormais. Madeline débarque pile à ce moment et lui fait remarquer qu’il peut baisser son flingue, car il n’a plus la moindre utilité à ses yeux. Tasha vient juste de lui dire que quand ce sera le cas, Madeline n’hésitera pas à le tuer, en plus.

Keaton se sacrifie donc, ce qui n’a pas le moindre sens, en tirant sur des soldats de Madeline plutôt que sur elle. Madeline était à portée de main, putain ! Elle peut en tout cas commencer à interroger Tasha grâce à ça, lui révélant tout ce qu’elle sait, et notamment le nom de tous leurs alliés. Comme Tasha refuse de parler, choquée de découvrir ce qui est arrivé à Greg, Madeline n’a d’autres choix que de la torturer. Sauf qu’elle est enceinte, évidemment que ça va poser problème.

J’ai adoré voir le sourire de Madeline s’effacer un peu pour une fois quand elle apprend comment Tasha a retourné la veste de son fils si facilement. Elle n’aime pas beaucoup Tasha… et la torture n’est même pas physique : il suffit de parler de ses anciens partenaires de travail et de Reade, tous morts. Par contre, énerver Tasha quand elle est simplement ligotée à une chaise, ce n’est jamais une bonne idée. Celle-ci parvient ainsi à prendre le dessus sur Madeline et se libérer dans une scène jouissive.

Plutôt que de s’enfuir, Tasha essaie de tuer Madeline. Ce n’est malheureusement pas efficace, mais ça aura eu le mérite de me faire espérer quelques secondes que, peut-être, on allait pouvoir s’en sortir avec une deuxième partie de saison sur Ivy plutôt que Madeline. Malheureusement, Tasha est vite capturée et Madeline indique qu’elle veut les garder en vie…

En parallèle, Patterson déprime de ne pas réussir à déchiffrer l’indice du jour… avant de comprendre qu’ils sont traqués sur chacune des minutes qu’ils passaient à travailler dessus. Elle a beau débrancher tous les ordinateurs, c’est trop tard, et l’électricité est coupée dans le bunker. Patterson va pouvoir passer le reste de l’épisode à culpabiliser, comprenant qu’elle a fait une erreur terrible à ne pas comprendre plus tôt que l’indice était un piège.

Rich se rend alors compte que Kurt et Jane sont toujours dans l’ascenseur. Heureusement, Patterson peut leur envoyer un message pour qu’ils se préparent. Si tout le groupe est persuadé que Madeline les a trouvés, j’ai quelques doutes, mais bon. Ce pourrait tout aussi bien être Boston forcé de les chercher puisque Keaton est compromis.

Bon, par contre, les choses ne prennent pas cette tournure quand Patterson et Rich trouvent des hommes armés derrière un mur qu’ils viennent de détruire. Finalement, quand Jane et Kurt arrivent à la surface, ils tombent sur la police et imaginent donc que ce n’est pas Ivy. Pas de bol, c’est bien elle qui est derrière l’opération, mais s’est servie de la police tchèque. Après tout, ça se tient, avec Madeline à la tête du FBI. Jane et Kurt sont donc faits prisonniers bien rapidement, forçant Patterson et Rich à tout détruire derrière eux.

Pas de bol : les bombes prévues ne fonctionnent pas et les forcent à ne pas s’enfuir pour les relancer. Au passage, la série prend le temps de leur faire se parler beaucoup, histoire que Rich déculpabilise autant que possible Patterson, alors que cette dernière reconnaît qu’il est plutôt très cool finalement. Après une première bombe mise en place par Rich qui fait son petit effet, notre second geek préféré peut retourner auprès de Patterson qui vient tout de même de lui dire qu’il est le meilleur hackeur qu’elle connaisse. Après elle, théoriquement. Le fait qu’elle ne le dise pas est clair, surtout quand on la voit mettre une bombe pour les trente prochaines secondes : elle a eu son adieu avec tout le monde.

Ils n’ont donc que quelques secondes pour s’enfuir… mais Rich et elle sont évidemment rattrapés par des hommes d’Ivy qui n’hésite pas à blesser Rich pour le capturer et tirer sur Patterson qui se réfugie dans la pièce où elle vient de mettre une bombe en place.

Ah. Elle sait très bien son erreur et on tombe alors sur les dix secondes les plus longues de la série, avec un décompte qui n’en finit pas et Patterson qui ne trouve aucune solution pour sortir de la pièce avant que la porte ne se scelle automatiquement.

Sérieusement ? Ils ont osé ? A priori, oui. La scène est tellement longue que c’est un adieu dans les règles pour Patterson : elle se retrouve coincée dans la pièce au moment où la bombe se déclenche, n’ayant que le temps de murmurer « I’m sorry » (enfin, je veux bien votre avis, moi c’est ce que j’ai lu) à Rich qui est en train d’hurler à la mort de voir Patterson cramer comme ça, des mains de sa propre bombe qu’elle ne peut même pas désactiver ou fuir.

Rich est alors ramené dans le même camion que Jane et Kurt, forcé de leur apprendre la mort de Patterson. Tasha ? Elle l’apprend en entendant Madeline et Ivy parler au téléphone. Je sais que la série ne nous laisse aucun doute sur la mort de Patterson, et qu’ils ont d’ailleurs fourni la masse de scènes allant dans le sens de sa mort, mais tout de même. Reade, puis Patterson ? C’est too much pour eux. Je n’arrive pas à comprendre comment ils ont pu se dire que la tuer pouvait être une bonne idée si ce n’est pas pour la faire ressusciter au dernier moment. Je suis en plein déni, probablement, mais je me dis qu’elle et Rich avaient créé un trou dans un mur. Tant qu’on n’a pas vu ses restes, je vais être dans le déni, comme pour Reade. Je ne peux pas croire que les scénaristes décident de se débarrasser de leur meilleur personnage comme ça, alors qu’on est encore loin de la fin de la série. En plus, nos héros n’ont plus beaucoup d’allié pour les aider à se sortir du pétrin si elle est vraiment morte.

L’épisode se termine en tout cas avec le retour au FBI de toute l’équipe, mais pas comme ils le souhaitaient : ils sont menottés et accompagnés de Madeline et Ivy, au moment où Matthew allait s’enfuir comme un lâche qu’il est. La laborantine apprend le décès de sa star… et tout le labo suit son instinct premier qui est d’éteindre les écrans.

La minute de silence qui s’ensuit logiquement est belle, et largement méritée pour Patterson. Malheureusement, la fin est moins heureuse : Madeline peut annoncer au monde entier qu’elle a arrêté les terroristes. C’est un beau cliffhanger et vraiment, ça laisse songeur sur la suite cette fois. Et sinon ben… Repose en paix, William Patterson, sauf si tu avais vraiment toujours un plan B et que t’as eu la bonne idée d’utiliser ton tunnel.

> Saison 5

Blindspot – S05E07

Épisode 7 – Awl In – 16/20
Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais j’aime bien cette saison depuis quelques épisodes. J’accroche bien à l’action pour le moment et je trouve que la nouvelle intrigue colle plutôt bien pour conclure la série en faisant le tour de ce qu’il restait à gérer. Bref, c’est plutôt chouette et j’ai bien aimé les personnages cette semaine… même ceux qu’habituellement, je n’aime que moyennement. Tout ça est bien aidé par la méchante de cette saison que je ne peux plus m’encadrer !

> Saison 5


Spoilers

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If we can’t destroy the Zip, we use it.

Une fois de plus, la série commence par un cauchemar de Jane, et ce n’est pas exceptionnel à voir : elle craint de voir Kurt devenir amnésique et ne pas la reconnaître, à cause des révélations du cliffhanger précédent. Elle s’imagine que Kurt pourrait en arriver à lui tirer dessus, tout de même. Allez, c’est bien, ça rend Jane un peu plus humaine de savoir qu’elle dort mal, on va dire.

À son réveil, elle explique à Kurt qu’elle a envie d’essayer de négocier avec Madeline… Heureusement, il est assez malin pour lui faire entendre raison. Pendant ce temps, il n’y a que Patterson qui bosse vraiment, comme d’habitude. Rich essaie bien de réparer le bunker, mais ce n’est pas très utile. Allez, je suis mauvaise langue, il apporte une jolie solution dans cette même scène… mais je tourne autour du pot dans ce paragraphe, venons-en au fait.

Patterson a trouvé l’usine où le ZIP était produit par Madeline, et Rich trouve un moyen d’envoyer le virus de Madeline, celui dont elle s’est servie pour les faire tomber. C’est super efficace et ça permet de détruire une bonne partie de la production de Zip de Madeline. Oui, mais pas tout !

Cela énerve particulièrement Ivy, qui la confronte, mais Madeline reste bien tranquille face à cette information, n’ayant pas la moindre réaction, en fait. Par contre, la série se fait plaisir à nous la faire détester avec son petit sourire en coin qui n’arrête plus d’être montré en gros plan. Ouep, Madeline a déjà la solution : elle a d’autres stocks pour créer du Zip. De toute manière, de son côté, Madeline se retrouve donc en tête pour devenir vice-présidente et Ivy lui fournit carrément la mère de l’enfant de Kurt.

Ivy a réussi à la retrouver grâce à une information que Kurt a laissé s’échapper – bien sûr Ivy se garde bien de dire qu’elle avait Kurt en otage : Alison avait emmené sa fille à l’hôpital. Bon, cette dernière a disparu de la vie d’Alison, en revanche. Alison, elle, est vraiment très douée pour contourner la ligne d’attaque de Madeline dans son interrogatoire, s’arrangeant donc pour avoir toujours une bonne réponse pour justifier ses actions qui pourraient être mal vues.

Le seul problème, c’est que Madeline peut abuser de son pouvoir et du Patriot Act en l’accusant de terrorisme, histoire de la faire parler. La série est toujours aussi longue que d’habitude sur ce genre de scènes, faisant traîner les choses autant que possible. Bien sûr, Madeline menace la fille d’Alison pour tenter de la faire parler, mais ce n’est pas comme si elle risquait de dire quoique ce soit.

Poussée dans ses retranchements, Alison finit par accepter de faire tout ce que voudra Madeline, du moment qu’on lui laisse récupérer sa liberté et retourner auprès de Bethany. Oups, faire tout, vraiment ? C’est risqué.

Pendant ce temps, nos héros ne quittent pas le bunker grâce au virus. La série fait ainsi pas mal d’économies, même si c’est assez étouffant comme épisode pendant dix minutes de les voir s’agiter dans le bunker. En tout cas, plus on avance dans la saison, plus ils ont une longueur d’avance sur Madeline, notamment en ayant accès à toutes ses conversations.

Grâce à ça, ils comprennent que le Zip existe encore malgré le virus et la destruction d’un entrepôt complet – ce qui énerve bien sûr Ivy. Il faut donc mettre sur pied un autre plan. Au bout de dix minutes, donc, Rich et Tasha font équipe ensemble pour se rendre à Tripoli, grâce à l’aide d’un énième contact de Rich, Dan. Leur nouveau but est de mettre des traceurs sur le Zip, une belle idée de Tasha. De belles idées, elle en a beaucoup !

Ainsi, elle se retrouve coincée dans un avion en direction de la Jordanie parce qu’ils sont arrivés trop tard pour mettre en place des traqueurs. J’ai beaucoup aimé ce rebondissement, même s’il était un peu grossier comme cette série sait si bien le faire. Non seulement, Zapata embarque dans l’avion sans que personne ne s’en rende compte, mais en plus, elle se retrouve coincée avec Greg, le fils de Madeline. Ben voyons.

Il s’avère que Madeline occupait pendant tout ce temps son fils, tout en le maintenant à l’écart de ses vraies intentions. Le pauvre pense donc fournir des vaccins en Jordanie quand en fait, il trimballe du Zip. Tasha joue le tout pour le tout en se faisant passer pour une autre afin d’avoir plus d’informations, mais aussi afin de tenter de placer les traqueurs sur le Zip. Oh, la couverture ne marche qu’un temps, parce que Greg finit par se souvenir d’où il a déjà vu le visage de Tasha.

Malgré tout, elle a clairement gagné sa confiance avec son rôle et il l’écoute quand elle lui raconte tout le plan de Madeline. Puis, bon, en tant que médecin, il a déjà entendu parler du Zip, alors il est légèrement embêté par ce que lui raconte Tasha. Il faut dire qu’elle dépeint Madeline comme le monstre qu’elle est, et elle sait bien de quoi elle parle puisqu’elle était à côté d’elle pendant des mois pendant les saisons 3 et 4. Ah, ça me rappelle de bons et de mauvais souvenirs à la fois… Et il se passe la même chose pour Greg, ma foi !

Autant tout le reste de l’équipe traverse les continents en dix minutes, autant leur vol prend tout l’épisode, ou presque. Finalement, Greg hésite, mais n’a pas le temps de vérifier sa version de l’histoire, devant retourner à sa place, sans savoir s’il dénoncera Tasha ou non. Il ne le fait pas, ce qui permet à Tasha de lui laisser un numéro à contacter si jamais il veut les aider.

Comme cette intrigue ne suffisait pas à remplir l’épisode, nous suivons aussi une nouvelle mission pour Jane et Kurt, qui est sensiblement la même que Tasha. Craignant un échec de sa part, ils partent en Hongrie pour mettre des traceurs sur le Zip qui s’y trouve. Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’un accident projette du Zip en direction de Kurt. Ah, c’est con, ça. Et un peu stressant pour eux.

Par chance, Kurt porte une veste – et une perruque dégueulasse – donc le Zip ne touche pas sa peau et il n’oublie rien. Concernant la perruque, on notera que c’est seulement dans cet épisode que Jane a droit à son horrible perruque blonde qui a servi de promo à cette saison. Tout se passe bien pour eux, comme toujours, jusqu’à ce qu’ils soient interrompus, comme toujours aussi, interrompus par l’arrivée d’Ivy.

Celle-ci les force à désactiver le traceur et prendre de nouveaux risques pour l’activer par la suite, mais révèle aussi bien malgré elle à Jane et Kurt qu’Alison est en présence de Madeline. Ils n’auraient pas mis longtemps à le découvrir de toute manière, puisque la méchante force Alison à faire une conférence de presse où elle demande à Kurt de se rendre aux autorités pour le bien de Bethany. C’est tellement n’importe quoi comme calcul, mais je comprends Madeline qui veut juste marquer un grand coup en s’assurant que Kurt sache qu’Alison est en sa possession – et donc peut-être Bethany. Par contre, moi, je suis détraqué, j’ai eu l’impression qu’Alison faisait des mouvements suspects pour faire passer un message à Kurt. Je dois avoir vu trop d’épisodes de la série.

Bien sûr, Madeline ne respecte pas son deal avec Alison : une fois la conférence de presse terminée, elle lui annonce qu’elle désormais placée sous protection policière. Une chose est claire en tout cas : Madeline est une méchante terrifiante et sacrément efficace. Je ne la supporte plus. Son sourire, mais au secours.

Elle se débarrasse donc d’Alison en espérant qu’elle fera sortir Kurt de sa cachette ou qu’elle la mènera à Bethany. La fin d’épisode nous fait ensuite la surprise de nous montrer que le vol Jordanie/USA est bien plus rapide : Greg vient rendre visite à sa mère et découvre que Tasha n’avait peut-être pas tout à fait tort quand celle-ci refuse de lui fournir le rapport d’autopsie de son père (chelou comme demande) et ne semble pas si émue que ça qu’il ne soit pas là pour la voir devenir vice-présidente. Pas si maligne que ça ! C’est en tout cas marrant de voir qu’il n’ose pas boire dans le verre que sa mère lui tend.

Tasha gagne donc un allié de poids dans cet épisode, parce que clairement il va les informer et leur permettre d’avoir une longueur d’avance. Elle ne trouve pas tout à fait que c’est une victoire pour autant puisqu’elle s’en veut d’avoir dû lui dire la vérité et qu’elle n’aime pas l’idée d’avoir perdu le Zip. Si elle savait ce que les scénaristes réservaient à Greg !

Evidemment que son manque de discrétion est repéré par Madison. En bonne cinglée, elle enlève donc son fils et lui injecte le Zip. La performance d’actrice est remarquable et je vous le dis tout de suite : je ne pourrais plus jamais voir cette actrice dans un autre rôle qui est censé nous faire l’aimer. Là, elle condamne donc son fils à l’amnésie, mais aussi à la prison à vie, sachant qu’elle n’a pas l’intention de s’occuper de lui ou de le revoir. Dommage, je l’aimais bien, il aurait pu être un bon allié et love interest pour Tasha.

Sinon, concernant Alison, je ne suis pas si fou que ça : évidemment qu’elle laisse un message caché à Kurt. Ses gestes étaient si mauvais et grossiers, ça se voyait. Ainsi, ça permet à Kurt de comprendre qu’elle veut qu’il continue à faire tomber Madeline. Le message s’adresse aussi à un autre agent dont je sais que je devrais me souvenir, mais j’ai un doute. C’est l’ancien allié de la CIA, non ? L’agent de liaison de Tasha. Je crois. On verra la semaine prochaine, flemme de trop rechercher, j’avoue ! En tout cas, c’est donc lui (et Alison !) l’agent qui envoie des messages à l’équipe (ce n’est donc pas Reade ? Mince !), alors que Madeline obtient une nouvelle information possiblement capitale pour faire tomber l’équipe. On verra bien.

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