Fear the Walking Dead – S05E15

Épisode 15 – Channel 5 – 12/20
Bon, c’est un grand non cette semaine. C’est pas faute d’être de bonne volonté et de vouloir y croire d’épisode en épisode, mais un seul épisode comme ça était déjà bien suffisant. En fournir un deuxième pour attendre de manière pépère la fin de saison afin de remuer les choses… ce n’était vraiment pas nécessaire.

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Spoilers

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Now I’m a part of said bullshit.

La fin de saison approche à grands pas, inévitablement, puisque la rentrée des séries commence cette semaine et que The Walking Dead en fera partie. En attendant, on est parti pour un peu de propagande dans un documentaire faisant la promo de Virginia. Le seul point positif que j’ai à donner dans l’affaire ? L’actrice est bien castée, parce que j’ai envie de la tarter chaque fois que je la vois. Au-delà de ça, l’introduction était bien longue.

De là à avoir envie de faire comme Al et éclater ma télévision au sol ? Peut-être pas quand même, mais je la comprends. Bon, elle, elle le fait surtout parce qu’elle est énervée de voir que son idée de documentaire est reprise par Ginny pour appâter un maximum de monde dans ses griffes. La réponse d’Al à tout ça ? Nous faire un autre documentaire.

Alors. OK, la première fois c’était déjà un peu long… mais deux épisodes comme ça ? Je ne sais pas si j’accroche. J’aime la prise de risque de ce type d’épisodes en théorie, mais il faut bien reconnaître qu’ils ont surtout trouver un moyen de faire en sorte qu’il se passe encore moins de chose que d’habitude au sein d’un épisode. Et c’est frustrant.

Franchement, c’est d’autant plus frustrant que j’ai envie d’apprécier la série, j’ai envie d’écrire de bonnes critiques, mais voilà, les minutes défilent avec plein de monologues particulièrement peu prenants… Alors certes, Grace est en train d’agoniser, Morgan culpabilise et Tom retrouve sa sœur Janis, mais tout ça, ça ne nous avance rien. Et ne me lancez même pas sur Alicia qui continue de peindre des arbres comme si elle était en maternelle ou sur la qualité de l’image volontairement dégueulasse parce que, eh, c’est tourné par une caméra pour des VHS.

Tout ça, c’est un grand non, surtout que ça nous laisse des personnages qui ne sont pas développés (Charlie, June ou John, tous partants pour trouver une maison) et des nouveaux qui trouvaient que tout le projet d’Al n’était que du bullshit. Comme cet épisode. Il fallait tout de même donner une direction à tout ça, et elle finit par débarquer après dix longues minutes d’agonie et d’épuisement de l’intrigue : Dwight tue un zombie qui leur fait espérer un campement à l’ancienne – une ville de western, Gulch – tout proche. C’est l’espoir que tous les personnages attendaient quoi.

L’espoir est rapidement détruit quand Grace fait un énième malaise et est filmée par deux caméras en train de mourir. Adieu la pudeur, hein, filmons nos potes en train de mourir pour laisser des cassettes vidéos dans tous les magasins du coin dont Al n’a pas détruit les télévisions. Le but ? Montrer qu’ils sont plus sincères que Virginia ! Plutôt que de faire de la propagande, ils filment la vérité, toute la vérité, y compris leur gentillesse perpétuelle : plutôt que de voir le bien commun coûte que coûte, ils font le bien individuel de chacun d’entre eux pour atteindre le bien commun.

C’est pire qu’une campagne politique – avec aussi des images volées de John insistant pour se marier avec June dès qu’ils arriveront à Gulch. Oh, ça sent si mauvais pour ces personnages, il y en a bien un qui va y passer ! Et en attendant, ils font un détour rien que pour Grace en train de mourir, histoire de lui trouver des médocs. Le problème, c’est qu’ils se retrouvent sur un pont qui ne peut pas supporter leur poids.

C’est bien beau d’agrandir le casting sans jamais s’arrêter, mais évidemment ça pose problème. Et comme un problème n’arrive jamais seul, ils sont aussi interrompus par Ginny et ses hommes qui débarquent pile au bon moment. Il faut dire qu’ils les suivent depuis un moment, histoire de savoir comment tout ça fonctionne dans leur convoi. Elle leur propose surtout de changer d’avis tant qu’ils le peuvent et de la rejoindre, parce que c’est sa méthode la meilleure.

Elle en est convaincue, mais elle n’arrive pas à convaincre grand-monde. Quand après un interminable discours, elle découvre qu’elle n’a pas convaincu qui que ce soit, elle décide de se débrouiller pour faire en sorte que nos héros aient besoin de son aide : elle fait tirer des balles en l’air histoire de ramener une horde de zombies, puis se barre.

La horde de zombies ne tarde pas à arriver et malgré le stress et tout le chaos qui s’ensuit, Tom ne lâche pas sa caméra. Cela nous permet de voir une jolie séquence d’action sans trop de stress ou de crainte pour qui que ce soit, à part les zombies. Ceux-ci finissent sous le pont lorsque celui-ci s’effondre, mais cela se fait au détriment de Tom. Eh oui, il a voulu rester en arrière pour filmer et a cru que le pont, fragilisé, supporterait son poids. Pas de bol, ce n’est pas le cas.

Cela fait péter un câble à Al – décidément – qui se sent un peu responsable apparemment, puisqu’il croyait en sa vision des choses. Cela pose aussi des problèmes aux autres : notamment Janis qui perd son frère ou Morgan qui craint une crise de foi des autres. C’est loin d’être le cas finalement : on laisse enfin tomber l’idée du documentaire tout pourri puisqu’Al n’a plus de batterie, le convoi est de l’histoire ancienne puisqu’ils n’ont plus d’essence mais l’espoir n’est pas mort !

Le nouveau pote d’Alicia décide donc de repeindre avec elle s’ils survivent, John d’organiser son mariage avec le rabbin, Al de recommencer à filmer et tout le monde est ravi de savoir qu’ils arrivent à Gulch. C’est une ville de western dont ils ne savent rien, mais ça leur suffit apparemment. Allez comprendre la logique !

Cet eldorado promis ne m’a pas spécialement motivé et j’ai beaucoup ri de voir que leur foi les laissait complétement tomber. La terre promise ? Elle est envahie par les zombies bien sûr ! Du coup, ils n’ont plus vraiment de choix : ils n’ont plus d’essence, plus beaucoup de bouffe, plus d’eau et rien pour survivre. Al coupe sa caméra car ils comprennent qu’ils vont devoir finalement passer sur le canal 5 pour demander l’aide de Ginny.

Quelle fin de merde ! Comme Dwight, j’ai eu envie de me barrer. Toute cette deuxième partie de saison, et cet épisode particulièrement, me laisse un grand goût de « tout ça pour ça » que je suis plus habitué à avoir avec la série-mère qu’avec eux. Dommage.

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The Affair – S05E04

Épisode 4 – 16/20
Je ne sais pas trop pourquoi cette saison se donne tant de mal à ouvrir de nouvelles intrigues et à rouvrir des intrigues oubliées, mais je pense qu’on devrait arriver à une conclusion satisfaisante après tout ça. Enfin, je l’espère en tout cas. Cette semaine encore, la série part dans tous les sens mais pour la première fois de la saison, j’ai fini l’épisode avec le sentiment que l’idée était de pouvoir offrir une conclusion à l’ensemble des personnages. Si c’est le cas, tant mieux, je m’attendais plutôt à une fin uniquement pour deux ou trois personnages principaux… On verra bien !

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Spoilers

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I have to make a living and sometimes that means interacting with people who don’t live up to your impossible standard of artistic integrity.

Part One : Noah – C’est Halloween et Noah vient récupérer ses enfants pour les emmener à l’école, découvrant qu’Helen n’est pas à fond chez elle. En revanche, Margaret l’est, et les enfants aussi. Noah se rend compte que Trevor n’est pas super sympa avec Stacey. Moi, je me rends compte que Stacey a grandi et que le casting est réussi, parce qu’elle ressemble beaucoup à sa sœur.

Quand Helen débarque enfin, Noah est totalement fasciné par son ex-femme, qui aurait apparemment le temps de se préparer un look d’enfer et une assistante. Il est tellement évident que la version d’Helen nous montrera autre chose. Quant aux enfants, ils apprennent sans complexe à leur père qu’ils ont prévu de se rendre avec leur mère à la soirée d’Halloween de Sasha – où il n’est pas invité, à la grande tristesse de Stacey.

Finalement, Noah se retrouve seul avec Helen, pour s’excuser de manière à peu près crédible. Le truc, c’est que j’ai décidé depuis longtemps d’arrêter de croire Noah et que du coup, je me retrouve comme chaque semaine à attendre l’arrivée de la partie sur Helen. En attendant, il faut se taper tout le point de vue de Noah qui retourne travailler et tombe sur son boss, déguisé en cow-boy. C’est Halloween… une semaine trop tard pour que ça me serve pour le Bingo Séries.

Bon, en tout cas, le boss montre à Noah un article de magazine people où Helen et Sasha sont photographiés en train de s’embrasser. La jalousie de Noah est évidente, mais il a d’autres soucis en tête aussi : j’avais presque oublié, mais il s’est fait virer du plateau. Il prend donc rendez-vous avec ses avocats (enfin « représentants légaux ») pour qu’ils puissent défendre son cas et empêcher Sasha de s’emparer totalement du film… mais ceux-ci se disent incapables de faire quoique ce soit. À vrai dire, ils paraissent surtout fans de Sasha !

Après ça, Noah découvre l’assistante d’Helen qui est assez cassante avec lui. On note qu’Helen est encore « Solloway » sur le téléphone de Noah alors qu’elle a repris son nom depuis bien longtemps. Helen est en tout cas débordée et ne veut pas parler à Noah, laissant son assistante gérer tout ça. Elle plante aussi ses enfants et laisse la grand-mère les emmener à la fête de Sasha… sauf que celle-ci n’a pas trop envie de servir de larbin comme ça.

C’est amusant comme tout, parce que la grand-mère est insupportable mais marrante à la fois, notamment dans la manière dont elle est désespérée par le costume de drag queen de son petit-fils. J’ai bien ri de ce gag, de même que j’ai ri des premières règles de Stacey qui sont vraiment traitées dans la série de manière super cliché. J’ai même la flemme de le résumer tant c’est du vu et revu, mais disons tout de même qu’il est sympa de voir Noah reprendre un peu de son caractère habituel pour envoyer balader Margaret et lui dire d’aller chercher de quoi aider Stacey.

En attendant, il envoie aussi Trevor seul à la fête, puis découvre que Margaret a acheté des sex-toys pour aider Noah. Oh, non, pas pour l’aider à relâcher la pression – il aurait bien besoin – mais pour lui proposer de les planquer dans la chambre de Sasha, histoire qu’Helen le largue. D’abord contre le plan, Noah change vite d’avis quand Stacey révèle que Sasha l’appelle un loser.

Une fois à la soirée, Noah se débrouille pour trouver la chambre de Sasha, mais il est pris de remords et ne laisse rien dans la chambre de Sasha. Par contre, quand il est séduit par Erica qui se jette sur lui – alors que du point de vue d’Helen elle le trouvait goujat ? – Noah finit par changer d’avis. Il emprunte donc le soutien-gorge de cette pauvre Erica qui se fait bien balader par Noah pour mieux le planquer dans la chambre de Sasha. C’est un bon plan quand on se souvient de la scène qu’avait fait Helen en découvrant le soutien-gorge d’Alison dans sa chambre, sauf que bien évidemment, Noah est surpris par Sasha et Helen. Et cette dernière comprend immédiatement ce qu’il se passe. Elle est, bizarrement, vexée, dis donc !

Part Two : Whitney – « Oh noon » a littéralement été ma première réaction quand j’ai vu apparaître le nom de Whitney à l’écran. Cette saison s’embarque dans beaucoup trop de nouvelles histoires alors que la série touche à sa fin, j’ai du mal à comprendre leur projet. Après, je ne dis pas, j’aime bien Whitney quand même.

Elle est donc au lit avec Colin pour le début de cet épisode où ils révisent ensemble des informations personnelles sur lui pour convaincre l’administration qu’ils ne font pas qu’un mariage blanc. Soit. La série prend aussi le temps de boucler une vieille intrigue qui restait ouverte depuis un moment maintenant : celle de Furkat, l’ex de Whitney.

Il revient dans sa vie pour la séduire au milieu d’une dure et harassante journée de travail où Whitney est obligée de demander à sa boss, Andrea Rossman, de penser à la payer alors qu’elle se tue à la tâche : elle ne peut plus payer son loyer tout en passant sa journée à bosser, à porter des tableaux lourds, répondre au téléphone et créer un site web pour sa galerie.

Soit. Je n’en ai pas grand-chose à faire de Furkat, franchement, mais je le remercie au moins de comparer Whitney à Cendrillon, c’est toujours un point de pris pour le Bingo Séries ! Bon, Furkat veut séduire à nouveau Whitney, mais ce n’est pas gagné, puisqu’elle lui en veut toujours, de manière assez logique. Après, sa vie n’est pas simple à notre pauvre Whitney. Ainsi, quand elle rentre, elle découvre que Colin était en train de dormir au lieu de peindre.

Pendant qu’elle se tue à la tâche jusqu’à pas d’heure le soir, lui ne peut bosser puisqu’il n’est pas citoyen américain. Du coup, il aimerait se marier au plus vite, mais ce n’est pas spécialement le souhait de Whitney de bâcler son mariage. Certes. Le couple traverse donc une crise à quelques mois du mariage forcément.

Le lendemain, Whitney rend visite à sa mère qui est donc désormais décoratrice d’intérieur de maison de luxe. Cela tombe bien, puisque Whitney peut la conseiller sur les tableaux qu’elle peut utiliser. C’est amusant comme tout, parce qu’Helen se dit fière de sa fille qui avait juste comme intention de lui demander de l’argent en fait. Comme Helen n’est pas vraiment super riche en ce moment, cela dit, Whitney renonce vite à ce plan.

Elle retourne donc travailler auprès d’Andrea qui la force à se rendre à la soirée à laquelle Furkat l’a invitée. C’est assez triste, parce qu’elle se sent forcée de le faire : c’est ça ou perdre son job. Elle se prépare donc pour la soirée et Colin la juge assez mal, lui disant qu’elle aime passer sa soirée avec des gens riches pour paraître cool…

C’est loin d’être le cas et c’est triste pour Whitney qui doit donc se rendre à la soirée de son ex en étant en froid avec son actuel fiancé. En plus, son ex est un grand psychopathe : il y a des choses qui ne changent pas. Il fait de Whitney le clou de son ouverture et de sa nouvelle collection, l’isolant dans une pièce vitrée où son pardon devient l’attraction de la soirée. La tristesse.

Elle se retrouve donc embrassée de force par Furkat, dont elle vient seulement d’apprendre le prénom, par un collectionneur qui plaît beaucoup à Andrea et que je suis bien content de revoir, parce qu’il s’agit de Simon de Quantico. Il gagne rapidement la confiance de Whitney qu’il fait se confier à lui en la laissant se droguer aussi. Forcément ça mène à ce à quoi on s’attendait : Furkat profite de la vulnérabilité passagère de Whitney pour recoucher avec elle, mais le tout est observé par Dashiell, le collectionneur qui est donc un brin pervers. Et après tout ça, elle rentre chez elle. Tellement malsain cette série.

Part Three : Joanie – Et puisque je parle de malsain, les cinq dernières minutes sont consacrées à Joanie qui se réveille dans le lit de la maison de son père et se lance alors dans des travaux de grande ampleur. Elle fait ainsi en sorte de remettre l’électricité dans la maison, puis jette à la poubelle tous les souvenirs de son père : les photos de sa mère, le coffre à jouet de Gabriel, tout y passe. Je ne comprends pas son rejet de son histoire familiale et Cole me manque vraiment beaucoup cette saison.

Pas de bol, il est mort en 2053. Joanie se rend sur sa tombe en fin d’épisode et cette semaine encore son segment n’aura servi à rien. Mais alors strictement à rien. C’est tellement bizarre cette construction !

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Fear the Walking Dead – S05E14

Épisode 14 – Today and Tomorrow – 15/20
Bon, c’était encore un épisode un peu lent qui a au moins l’avantage de développer la nouvelle intrigue lancée dans l’épisode précédent. Seulement, si proche de la fin de saison, je ne sais pas trop quoi en penser de cette nouvelle intrigue. Les lenteurs de l’épisode ne m’ont pas aidées, mais il y avait de bons moments malgré tout. Bref, un épisode assez classique pour la série.

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Spoilers

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You’re not going alone in there, Al.

Bon, ben, je vais vite m’y faire moi : les épisodes sont donc désormais disponibles dès le dimanche ? Très bien, ça m’arrange, surtout que demain est encore une journée chargée, donc bon, je ne sais pas si j’aurais trop le temps de regarder quoique ce soit. Vous n’êtes pas trop là pour ma vie, mais juste pour mon avis et mon résumé de ce nouvel épisode de Fear qui commence par un long monologue de Morgan sur sa vie d’avant, le tout filmé par Al, avec quelques coupes : c’est Morgan lui-même qui se la joue narcissique et regarde sa propre interview, devant un magasin bien nommé Bingo. Si j’avais su, j’aurais mis un point du Bingo Séries pour l’occasion.

Bon, ce n’est jamais que le début de l’épisode. Rapidement, il est interrompu par Al qui lui dit qu’ils n’ont plus beaucoup d’essence et qu’ils devraient faire demi-tour, mais ils n’en ont finalement pas le temps non plus. En effet, Al se rend compte qu’un bidon d’essence a disparu, ce qui leur permet de rapidement prendre en sandwich le voleur, qui est clairement effrayé par quelque chose d’autre qu’eux.

Ce quelque chose, ce sont, bien sûr, les cavaliers de l’épisode précédent. Al et Morgan l’aident à rester caché quand ceux-ci arrivent sur le même parking qu’eux, puis ils se mêlent comme toujours de ce qui ne les regarde pas et interrogent l’homme sur son passé et sa situation. Il s’appelle Tom, vient d’un endroit nommé Paradise Ridge, et il souhaite récupérer sa sœur, Janis, qui est restée là-bas. Bien sûr, il n’est pas très bavard devant la caméra d’Al, n’expliquant pas vraiment de quoi il a peur. Il faut dire qu’il ne sait pas grand-chose des cavaliers non plus.

En revanche, il donne des informations à Al qui l’intéresse beaucoup : ces cavaliers auraient dit qu’ils ne s’occupaient pas d’un meilleur aujourd’hui, mais d’un meilleur lendemain. Comme c’est aussi ce que disait Isabelle, Al prend la décision d’infiltrer Paradise Ridge par elle-même pendant que Morgan ramène Tom au convoi. C’est gros. Elle demande à Morgan de lui faire confiance, mais faut m’expliquer le délire : d’où il la laisse seule ?

Elle y croit pourtant… mais le voit redébarquer pour faire foirer son plan durant la nuit. Un peu vexée, elle en profite donc pour lui faire remarquer qu’elle a bien compris qu’il ne voulait pas rentrer au convoi. Malgré tout, elle accepte son aide et ils parviennent rapidement à infiltrer Paradise Ridge sans se faire remarquer.

De là, ils découvrent que le 4×4 n’est plus le leur : c’est celui de l’épisode précédent, réquisitionné par ces nouveaux méchants. Morgan s’en veut immédiatement de ce qui a pu arriver et flippe pour Grace, alors qu’Al est forcée de lui dire qu’elle cherche quelqu’un – Isabel – dans cet endroit. Quelqu’un qui n’est pas Janis donc.

Leur infiltration était discrète, certes, mais ils ne sont pas discrets du tout une fois sur place : Morgan utilise son talkie-walkie pour dire à Al qu’il ne trouve pas Janis – mais ça fait beaucoup de bruit dans le silence, non ? – et Al utilise le flash de sa caméra pour s’introduire dans ce qui s’avère être le QG de Ginny.

Bref, c’est sans surprise qu’ils finissent par se faire repérer ; mais c’est avec au passage l’attaque d’un zombie qui finit dans la piscine avec Al. Cela faisait au moins une bonne scène d’action avant qu’on reprenne la papotte avec Ginny. Rien de bien fou : elle se présente à nouveau, avec son accent insupportable, comme étant une grande gentille. Elle n’explique pas vraiment ce qu’il en est de Tom, mais elle laisse bien sûr Morgan et Al repartir avec tout leur attirail, y compris la caméra d’Al et un nouveau bâton pour Morgan. C’est mignon ça de lui faire un cadeau… Ce n’était en revanche pas terrible comme manière de conclure cette intrigue.

Nos héros repartent donc sans Janis, mais avec Tom, à qui ils disent ce qu’ils savent, à savoir que Janis n’était pas là et s’est probablement enfuie en laissant un zombie derrière elle. Ils sont désormais en voiture et stressent de ne pas avoir assez d’essence pour se rendre au point de rendez-vous qui obsède tous nos personnages.

Je note en tout cas que cette fois, Al s’est changée, et ça fait du bien ! Pendant que Morgan fait le plein avec le peu d’essence qu’il leur reste, Al reprend sa caméra pour le filmer et développe un peu sa propre histoire avec Isabel à Morgan. Ce dernier refuse finalement de lui raconter son passé, car il se rattache trop au passé – et c’est ce qu’il a reproché à Ginny. Il décide donc de parler à Grace, pour regarder un peu vers le futur.

De son côté, Grace écoute Don Quichotte en travaillant et est interrompue par Daniel, avec son chat. Oh, pff, voilà un duo qui ne me motive pas vraiment ! Au moins, elle est rapidement contactée par ceux du convoi qui lui expliquent la nouvelle situation mise en place lors de l’épisode précédent. Nous voilà donc avec Grace qui se met à culpabiliser de ne pas avoir été sur place au moment où c’est arrivé et avec ce duo qui se retrouve avec un chargement trop lourd dans le camion. Ils bousillent de l’essence pour rien et ça ne leur plaît pas trop. Finalement, ils décident d’abandonner le camion et de finir à pied.

Ils veulent s’abriter pour la nuit, mais ils sont rapidement attaqués par des zombies, beaucoup de zombies. Tellement de zombies, en fait, que Daniel en est forcé d’abandonner les vinyles auxquels il semblait pourtant tenir. Ils passent finalement la nuit dans une maison et au petit matin recommencent à parler et partager leurs sentiments. Cela permet de développer plus encore le personnage de Daniel, toujours attaché à Ofelia, mais vivant désormais pour créer un meilleur futur à Charlie. Grace, elle, parle évidemment de Morgan pour qui elle s’inquiète, regrettant de ne pas avoir réussi à faire assez pour lui.

Daniel la rassure évidemment et comme ils trouvent une guitare, ils se mettent à… pousser la chansonnette. L’idée est de voir s’ils peuvent apprendre ça à Charlie, parce que c’est pour elle que Daniel voulait sauver les vinyles. Pas dingue, mais sympathique. Juste assez en tout cas pour que je sois vraiment dégoûté en fin d’épisode quand Morgan les contacte à la radio et que Daniel révèle que l’état de Grace a soudainement empiré.

Elle qui était toute souriante et chantante se retrouve donc suante et au bout de sa vie, avertissant Morgan qu’elle pense qu’il ne lui reste pas longtemps à vivre. Je suis dégoûté – et en plus, ils peuvent encore nous faire la même avec Alicia s’ils veulent !

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The Affair – S05E03

Épisode 3 – 15/20
Avec cet épisode, je trouve qu’on repart de manière plus classique sur ce qu’est la série, avec beaucoup de questions qui se posent sur les changements de point de vue, encore et toujours. Ce n’est pas mal du tout, surtout qu’en cinq ans, j’ai pris l’habitude et que je m’amuse à me demander quels seront les changements à venir pour tenir sur les segments qui m’intéressent le moins. Après, reste la particularité de cette saison, qui m’échappe totalement pour le moment.

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Spoilers

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You’ve come full-circle.

Part One : Noah – Mon dieu que j’aime la journaliste qui interroge Noah et lui met le nez dans sa merde dès le début de cet épisode, à lui expliquer qu’il n’est qu’un connard arrogant après tout. Bon, après, évidemment, on est du point de vue de Noah alors il est persuadé que ces critiques sont juste une manière tordue de le draguer. C’est un peu abusé, surtout qu’il enchaîne en se disant célibataire, sympa pour Janelle.

Bon, donc, remettons les choses en contexte : Noah se fait interviewer dans sa salle de classe par Petra Ranes, une jounaliste de Vanity Fair, puis se dépêche d’aller manger avec sa fille, plantant là le principal à qui il explique aussi qu’il va aller sur le plateau de tournage de son film. Est-il vraiment un bon professeur avec autant de choses à penser quand il est dans son établissement ? Un peu de frontières dans ta vie, Noah, ça ne te ferait pas de mal.

Bon, bref, Noah mange avec sa fille et en théorie son gendre, mais ce dernier met tout son temps à débarquer. Cela permet à Whitney de parler de son mariage avec Colin, qu’elle épouse juste pour qu’il ait un visa. Oh, Noah essaie bien de lui dire qu’elle n’est pas forcée de se marier, mais ce n’est pas comme ça qu’elle voit les choses, elle. Le repas est un peu gênant à voir donc, avec Noah qui critique les choix de vie de sa fille et Whitney qui en fait autant.

Après ça, Noah se rend donc sur le plateau de tournage et reçoit un appel de Janelle qui n’a jamais cherché à lui expliquer leur rupture. Ainsi donc, elle n’est pas revenue vers Noah depuis trois mois, mais cette fois-ci, elle l’appelle et lui demande de le voir le soir-même. C’est bien du point de vue de Noah ça, je suis sûr qu’elle lui a laissé plus de temps et qu’il a insisté pour que ce soit le soir même. On commence à le connaître le Noah, et après cinq saisons, je me sens vraiment piégé à essayer de voir ce que les points de vue sont censés apporter et changer.

Bon, sur le plateau de tournage, Noah retrouve Helen qui a désormais sa propre chaise et des envies de travail sur place. Rien que ça. Noah n’en apprend pas beaucoup plus, nous non plus, et il se retrouve rapidement à parler de banalités avec Helen, puis du film avec l’acteur l’interprétant et dirigeant le film. Celui-ci aimerait changer la fin et je n’aime pas bien vers quoi les scénaristes se dirigent : il propose donc de faire revenir l’avatar de Noah avec sa femme à la fin. Oh, Noah est contre, préférant dire que maintenant qu’il a tout détruit, le personnage ne peut revenir avec sa femme… sauf que vraiment, Sasha insiste pour un changement de la fin. Les scénaristes n’ont pas intérêt à nous faire ça, ce serait vraiment une fin ratée.

Après tout ça, Noah surprend Sasha et Helen dans la caravane de celui-ci, et Helen y est une véritable allumeuse puisqu’on est du point de vue de Noah. Comme celle-ci refuse aussi de redéménager à l’est des États-Unis, Noah s’imagine immédiatement qu’ils sont en couple et fait n’importe quoi sur le plateau… avant de se rendre chez Janelle, alors qu’il est déjà super énervé. C’est mal barré pour la suite.

Et ça ne rate pas : Janelle fait venir Noah chez elle parce qu’elle mène sa campagne électorale et que Carl, avec qui elle s’est remise définitivement, n’aime pas l’idée que sa relation avec Noah vienne entacher leur travail. Janelle était la boss de Noah, c’est vrai que ça le fait moyen, quoi. Noah se braque et se vexe, surtout que Janelle ne veut pas spécialement lui donner d’explications sur leur rupture. Bon, ce n’est pas comme s’il y avait grand-chose à dire en même temps. Elle a bien fait de le larguer et puis c’est tout.

Noah finit par se barrer pour se rendre au bar karaoké où Sasha a invité toute l’équipe, y compris Helen. Et forcément, Noah fait une petite crise de jalousie dans les toilettes du bar où Sasha se shoote, clairement. C’est génial parce que cette saison, les personnages font un peu voir à Noah ce qu’il est vraiment : un connard. Et Sasha n’y va pas par quatre chemins pour le lui faire comprendre. Moi, j’ai aimé ça.

Forcément, Noah se met à boire beaucoup trop et il finit par faire une crise de jalousie sur la scène du karaoké où il chante une chanson pour récupérer Helen et menacer Sasha. Et d’un coup d’un seul on est au petit matin et Noah se retrouve dans un diner avec le principal du lycée. Il découvre qu’il a réécrit les scènes demandées par Sasha et qu’il a totalement fait un blackout. Bref, il s’est ridiculisé et il découvre ainsi qu’il n’est plus le bienvenu sur le plateau. Hop, il se remet à péter un câble.

Part Two : Helen – De son côté, Helen commence cet épisode par un repas avec sa mère… celle-ci est fan de champagne et fan d’annoncer les mauvaises nouvelles à sa fille d’un bloc. Elle lui apprend donc que son père perd la tête, au point de ne plus savoir ce que sont les clés dans sa main. Il a une infirmière, Norene, et il meurt à petit feu. Ainsi, la mère propose à Helen de repartir vivre dans l’Est pour s’occuper de lui ensemble. Bon, Helen n’en a pas spécialement envie, bizarrement.

Sa journée est loin d’être simple en tout cas : quand elle rentre chez elle, elle retrouve Sierra avec son bébé en larmes dans ses bras. Le problème de Sierra, c’est qu’elle n’est pas une super mère : elle n’arrive pas à donner le sein au bébé qui hurle, et elle n’a pas dormi depuis trop longtemps. Helen prend les choses en main : Sierra se retrouve à dormir et le bébé à boire au biberon, même si c’est à l’encontre des croyances de Sierra.

C’est mignon comme tout de voir Helen avoir un vrai instinct maternel envers Sierra et ce bébé qui ressemble à Vic. Après tout ça, elle se rend compte que son fils est avec son copain, Brooklyn, dans le salon, à regarder un film de Sasha. C’est assez marrant, avec les deux adolescents qui l’interrogent immédiatement sur sa relation avec lui, qui justement choisit ce moment pour appeler Helen et lui dire qu’il veut s’acheter des meubles. Comme par hasard.

Pas le temps de vraiment lui répondre, cependant : Helen se rend compte que sa mère est particulièrement insupportable à vouloir tout contrôler, y compris le déménagement à venir dont Helen ne veut absolument pas. Elle finit donc par criser et se rendre sur le set où elle rentre directement dans la caravane de Sasha, bien plus habillé que dans le souvenir de Noah.

Cela dit, c’est bien lui qui débarque après ce petit entretien dans la caravane pour demander à Helen de parler à Whitney qui, selon lui, fait une erreur en se mariant. Bon, ce n’est donc qu’un connard, comme d’habitude, alors que dans son point de vue, cette demande a carrément disparu, franchement. L’abus est total, comme d’habitude.

En revanche, la relation Sasha/Helen est beaucoup plus intéressante dans ce segment, évidemment. Il demande ainsi à Helen de redécorer son appartement, tout en lui racontant un peu son passé et le deuil de Lily, sa fiancée. Seulement, ils sont interrompus par Noah énervé alors qu’il apprenait aussi à Helen comment dire non – un truc qu’elle a vraiment besoin d’apprendre à faire puisqu’elle a chez elle Sierra, son bébé et sa propre mère. L’angoisse.

Noah est énervé, cette fois, à cause de la réécriture du script, et il met fin à ce qui ressemblait beaucoup plus à un rencard que dans le souvenir de Noah. J’ai beaucoup ri de voir l’assistante que Noah pense être à fond sur lui le critiquer comme jamais. C’est fou comme j’ai beaucoup plus confiance en Helen qu’en Noah, c’est toujours pareil. En tout cas, le soir même, on se retrouve avec Noah qui est complétement pété et énervé. Il débarque donc chez Helen pour encore contrôler sa vie, et cette fois, elle dit clairement non.

Puis, elle rappelle Sasha.

Puis, elle couche avec (la scène était marrante).

Puis, elle dit non au déménagement à sa mère. Et ça aussi, c’était une fin assez marrante. Bref, Helen fait sa crise d’adolescente, hein.

Part Three : Joanie – Ce n’est pas fou ce segment. On retrouve Joanie découvrir que l’électricité est limitée dans ce coin de ville. Elle se rend donc dans un bar où elle se fait rapidement draguer par le barman qu’elle ramène chez son père pour coucher avec. On note qu’elle est perturbée par les photos de famille qu’elle trouve chez son père – avec plein de photos d’Alison (pourquoi est-ce si perturbant ?) – et que quand elle trompe son mari, elle veut du sexe masochiste, se faisant étrangler, puis sadomasochiste, à base de baffes. Etrange. Je ne comprends toujours pas à quoi ces passages dans le futur servent…

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