The Walking Dead – S08E05 : The Big Scary U

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 5 de la huitième saison de The Walking Dead.

05.jpgÉpisode 5 – The Big Scary U – 11/20
Who the hell do you think you’re talking to?

C’est reparti pour un épisode qui s’annonce on ne peut plus inintéressant avec Gabriel priant, puis avec Gregory en prison chez les Saviors. Très franchement, ce sont deux personnages qui ne m’intéressent pas spécialement alors j’ai suivi l’épisode d’un œil très distrait. On repart donc en flashback sur l’histoire particulièrement inutile de Gregory, qui rappelle le début d’Harry Potter 7 en beaucoup moins bon en ce qui me concerne. Le « Grand U Effrayant » du titre désigne la table de Negan et ses lieutenants, je suppose, mais ça n’avait rien d’effrayant. Du tout. The Big Boring U, à la rigueur…

C’est tellement mauvais du côté de l’écriture que même Jeffrey Dean Morgan a du mal à me convaincre qu’il fallait que j’ai peur. Il faut dire que l’on sait parfaitement la suite de l’histoire et, même si on l’avait oublié depuis le premier l’épisode, ils se sont amusés à nous le rappeler dans le résumé. Je dis ça, mais sans Negan, j’aurais probablement arrêté de regarder : il faut bien dire ce qui est, il sauve la scène d’introduction qui n’a autrement pas grand intérêt.

De retour dans le présent et le cliffhanger de l’épisode 1, nous voyons donc Gabriel se faire attaquer par Negan, qui choisit finalement de le laisser en vie histoire d’avoir de la compagnie. Quitte à être coincé et attendre que les zombies passent, autant être accompagné d’un de ses pires ennemis ! Je trouvais ça intéressant, jusqu’à ce que Gabriel propose avec un joli sourire de type qui en a trop pris de… prendre la confession de Negan. Mamamia.

Bien sûr, Negan refuse de le faire, mais il est évident que l’épisode va le faire de toute manière. Cela ne manque pas et la longue conversation entre les deux se fait. Pourquoi pas. Ils auraient pu s’entretuer aussi, ça aurait été intéressant. Un peu plus en tout cas.

Les zombies les entourent sans parvenir à les atteindre, même si peu à peu on veut la porte céder. Gabriel réussit à manipuler Negan au point de lui faire perdre patience lorsqu’il parle de sa femme, et il réussit ainsi à se planquer dans une deuxième pièce.

C’est à son tour de se confesser et de raconter son histoire où il a tué tous les paroissiens de son église. Raconter ça permet de convaincre Negan qui décide à son tour de se confesser, comme de toute manière, il n’a rien à perdre. Il lui raconte donc l’existence de sa première femme, qu’il trompait et qui est devenue zombie sans qu’il ne trouve le courage de la tuer. C’est con. Gabriel lui pardonne et Negan obtient donc son aide dans sa fuite.

En effet, ils font le vieux coup de se faire passer pour des zombies et ça fonctionne comme toujours, même si on nous fait croire que non à un moment, mais finalement si. Évidemment. Cette intrigue aurait pu être un peu plus intéressante avec un vrai huis-clos et plus d’enjeux, mais comme nous n’arrêtions pas de voir ce qu’il se passait à l’extérieur de cette salle, il était difficile d’entrer dans l’ambiance.

Pendant ce temps, le reste des lieutenants de Negan essayent de trouver un moyen de survivre à la horde de zombies qui entoure le bâtiment. Cette fois, la crédibilité n’est pas là, parce qu’ils n’ont pas l’air du tout inquiet, je trouve. En plus, les zombies devraient se faire entendre pendant la réunion, et ce n’est pas le cas. Il reste intéressant d’avoir le point de vue des méchants, ça permet de s’intéresser plus à eux.

La série met une fois de plus en avant Eugene et Dwight, ce dernier recevant des cornichons de la part du premier, parce que c’est un super cadeau pour se faire des amis. Franchement, ils n’ont pas l’air en siège du tout. Cela permet à Eugene de découvrir l’activité peinture de Dwight essentielle pour la fin d’épisode où il comprendra que Dwight a trahi Negan.

Ce pauvre Eugene en prend plein la tronche, comme d’habitude, puisqu’il découvre ensuite que Gabriel est là, emprisonné, mais qu’il n’est pas en état de survivre bien longtemps. Tout porte à croire qu’il a été mordu. Allez, bye bye.

Enfin, en parallèle, Rick et Daryl apprennent ce qu’il s’est passé avec Ezekiel la semaine dernière. Ils décident d’attaquer le sanctuaire, mais Rick n’est pas trop fan du plan de Daryl qui pourrait tuer des familles. En bons gros boulets qu’ils sont, leur désaccord sur le plan les mène à s’embrouiller et perdre les explosifs que Daryl voulait utiliser de la manière la plus conne possible. Ils se séparent en désaccord.

Rick aperçoit alors un hélicoptère et le suit. C’est tout. Pas de quoi se réjouir pour la suite, donc, c’était un épisode monotone et sans grande surprise – à part peut-être le combat Rick/Daryl dont l’issue était tout de même attendue.

Voilà, 50 minutes de comblées, y a pas d’autre mot, mais au moins, ça répond enfin au premier cliffhanger de la saison. Tout ça pour ça. Allez, à la semaine prochaine.

 

The Walking Dead (S08)

Synopsis : La fin de saison 7 était l’une des plus gentilles de la série en termes de cliffhangers puisqu’elle n’en proposait aucun, mais elle promettait tout de même une guerre à venir avec le groupe de Rick, le groupe de Maggie et le groupe d’Ezekiel s’alliant contre celui de Negan et celui de Jadis. En gros.

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

fin.png

Pour commencer, j’ai déjà reconnu hier que j’attendais la série mais que j’en avais oublié le dernier épisode diffusé tellement je n’étais pas à fond dedans et tellement nous n’avions pas eu de cliffhanger. C’est tellement le cas que cette saison reprend avec très exactement seize secondes de résumé. Seize secondes pour résumer les 99 épisodes précédents, ça en dit long je crois.

Et oui, cette reprise pour une saison 8 marque aussi la diffusion du centième épisode de la série, rien que ça. Si je n’étais pas si impatient que ça de retrouver les personnages de la série, c’est parce que je n’ai jamais retrouvé de personnages favoris depuis la disparition de Beth, malgré un grand coup de cœur sur l’évolution de Rosita. Je ne donne malheureusement pas cher de la survie des personnages que j’aime bien, surtout dans cette série. Un autre facteur qui n’aide pas est que je suis bien plus fan de Fear the Walking Dead qui réussit à mieux mettre en avant une dynamique de groupe (après tout, il s’agit de suivre une famille) et des évolutions de personnages (parce qu’il y en a beaucoup moins et parce qu’ils ne sont pas caricaturaux, merci l’absence de comics). La fin de saison 3 était d’ailleurs absolument réussie de ce point de vue-là.

Je me suis malgré tout jeté dès que j’ai pu sur cet épisode, dans un bus m’amenant dans Dublin pour la dernière fois. Très vite, j’ai retrouvé tous les défauts et l’ennui, bien qu’il reste évidemment de bons points.

C’est parti pour les critiques sans spoiler – cliquer sur le titre des épisodes pour les résumés détaillés avec avis et spoilers.

Note moyenne de la saison : 14,5/20


S08E01 : Mercy – 12/20
Retour ennuyeux pour la série de zombies qui n’a pas su me passionner – j’ai souvent préféré regarder les villes irlandaises qui défilaient depuis le bus plutôt que la série… En ne mettant pas l’accent sur les personnages et en se contentant de les faire attendre la suite, ce retour se fait vraiment sans rythme et sans être réussi.
S08E02 : The Damned- 16/20
Les scénaristes se sont finalement décidés à proposer l’équivalent d’un vrai premier épisode de saison, et c’est réussi. Il y a des lenteurs et des choses que je n’ai pas aimées, bien évidemment, mais dans l’ensemble, c’était tout de même vraiment intéressant à suivre et l’éclatement de l’intrigue fonctionnait étonnamment bien. Le cliffhanger me laisse curieux et songeur.
S08E03 : Monsters – 15/20
Un bon épisode du côté de la structure qui fait avancer les différents groupes en même temps. Depuis le temps que j’espérais qu’on en revienne à cette formule, ça me fait presque de la peine que les audiences ne suivent pas. En revanche, le travail des dernières années est vraiment mauvais, puisque je suis plus touché par quelque chose dont je devrais me foutre que par la vraie scène touchante de l’épisode…
S08E04 : Some Guy – 15/20
Malgré de nombreuses lenteurs et une structure qui reprend ce que j’ai souvent critiqué par le passé, cet épisode s’en tire plutôt bien en réussissant à me faire apprécier un personnage pourtant très caricatural. Comme quoi, tout peut arriver.
S08E05 : The Big Scary U – 11/20
Bien que très attendu depuis un mois, cet épisode déçoit rapidement en ne parvenant pas à surprendre. Le côté huis clos ne prend pas à cause de fréquentes échappées en-dehors et le suspense n’est pas là. Dommage.
S08E06 : The King, The Widow & Rick – 15/20
La série fonctionne toujours beaucoup mieux quand elle ne s’attarde pas trop sur une seule personne, mais prend le temps de naviguer d’un groupe à l’autre. C’est donc sans surprise que j’ai préféré cet épisode qui, à défaut de beaucoup avancer, parvenait à ne pas ennuyer en passant en revue un panel de personnages plus important que la semaine dernière. Au moins, ça rythme tout ça.
S08E07 : Time for After – 12/20
C’est de nouveau un épisode plein de longueurs pour faire la transition faire la suite. Le problème, c’est que ça manque sacrément de rythme, au profit d’une pseudo-psychologie qui  ne mérite vraiment pas d’utiliser autant de temps d’épisode. Déçu, mais pressé de voir la suite.
S08E08 : How It’s Gotta Be – 18/20
Les scénaristes ont clairement voulu marquer le coup pour cette mi-saison qui fait bouger la situation coincée depuis huit épisodes et propose un cliffhanger qui devrait faire couler pas mal d’encre. Pour une fois, je dois reconnaître que la série a réussi à me surprendre et que je suis curieux de voir la dynamique à la reprise…
S08E09 : Honor – 18/20
Cet épisode était très bon, l’un des meilleurs de la série depuis un bon moment, même si comme d’habitude, il durait lui-même un bon moment – et c’était trop à un certain point. Nous avions l’action d’un côté avec une intrigue très prévisible, mais réussie. De l’autre côté, nous avions enfin une intrigue qui se rappelait l’humanité de la série – celle qui faisait que les premières saisons étaient intéressantes à suivre et que l’on a perdue il y a quelques années. C’était attendu après la pause de mi-saison, mais ça faisait du bien. Espérons que le sacrifice de cet épisode ne soit pas vain et ramène de l’humanité pour de bon.
S08E10 – The Lost and the Plunderer – 15/20
J’ai bien aimé cet épisode au découpage un peu artificiel par moment, mais à la structure en six segments qui permet de ne pas trop s’ennuyer. On change assez régulièrement d’intrigue pour être dedans du début à la fin ; mais j’aurais tout de même aimé un plus grand respect de la chronologie – ça aurait permis plus de surprises.
S08E11 – Dead or Alive Or – 13/20
Autant dans l’épisode précédent, j’avais l’impression d’avancer enfin dans certaines intrigues, autant dans cet épisode, j’ai eu la désagréable impression que la série recommençait à tourner en rond – pour ne pas écrire trop vite qu’elle recule ; ils peuvent sûrement faire pire !
S08E12 – The Key – 15/20
Ce n’est pas l’envie d’y croire qui manque, mais la série nous prend vraiment pour des idiots par moment. Heureusement, l’intrigue avance dans cet épisode, il y a une ou deux scènes sur lesquelles le temps est passé vite, ouvrant même de nouvelles pistes. Et comme nous n’avions pas eu de vraies nouvelles pistes cette saison, c’est plutôt chouette. J’ai envie de croire que la saison 8 marquera un vrai tournant dans l’intrigue, mais c’est encore trop tôt pour se réjouir.
S08E13 – Do Not Send Us Astray – 16/20
Eh ben voilà, quand ils veulent, ils nous écrivent des épisodes avec de l’action. La prochaine fois, il restera à espérer moins d’incohérences et de comportement complétement stupide de la part de certains personnages et on aura un vrai bon épisode. En attendant, on nous laisse sur notre faim et avec l’envie de revenir vite, ce qui est loin d’être toujours le cas. C’était mieux que d’habitude, mais loin d’être parfait.
S08E14 – Still Gotta Mean Something – 15/20
De nouveaux mystères, de nouveaux soupirs de désespoir et quelques bonnes scènes, on était sur du Walking Dead assez classique, avec peu de suspense, quelques surprises venant dégommer de vains espoirs et des pistes s’ouvrant pour donner envie de revenir malgré tout. Divertissant, donc, mais rapidement oublié je pense.
S08E15 – Worth – 14/20
Pour changer, il ne se passe rien pendant 48 minutes sur 51, mais les trois minutes restantes sont assez cool pour donner envie de revenir la semaine prochaine pour l’épisode final. Il y a une ou deux scènes qui valaient leur pesant de cacahuète, offrant au moins de quoi rire au milieu d’une intrigue hyper prévisible. Et puis, l’air de rien, on a suffisamment avancé pour en revenir au même point qu’avant les fins de saisons 6 et 7. Chapeau bas.
S08E16 – Wrath – 14/20
Gros soupir. Je ne sais même plus quoi dire : l’épisode mériterait 8 ou 9 pour la cohérence globale et pour l’ensemble de la saison qu’il ruine en un claquement de doigts, l’ensemble des avancées faites étant balayées sans raison. Toutefois, il mérite presque un 16 pour sa fin et pour les ouvertures apportées concernant la future saison 9. C’est bien sans l’être tout à fait, mauvais sans l’être tout du long, il y avait de bonnes choses et de moins bonnes ; je ne sais vraiment plus quoi en penser à force. Le plus frustrant est définitivement l’envie de voir la saison suivante alors qu’ils ont prouvé à maintes reprises qu’il n’arrivait plus à proposer quelque chose de cohérent ; surtout par rapport aux comics.

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

 

 

 

The Walking Dead – S08E01-04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 4 de la huitième saison de The Walking Dead.

01Épisode 1 – Mercy – 12/20
The future is ours, the world is ours.

La série est revenue hier avec un épisode on ne peut plus classique pour elle et donc… un épisode devant lequel je me suis beaucoup, beaucoup ennuyé. J’ai tendance à céder au speedwatching devant ces épisodes, mais dans le bus, c’est juste impossible. N’empêche que quand tu en arrives à regarder surtout le paysage d’un trajet que tu as déjà fait plusieurs fois plutôt que la série qui est censée l’occuper, c’est qu’il y a un bug dans la matrice.

Pourtant, le succès d’audience est toujours là, ce qui est probablement le plus frustrant. Très honnêtement, il ne se passe pas grand-chose dans cet épisode et c’est encore plus flagrant quand il faut en faire la critique. Les 35 premières minutes passent et se font sentir. On oscille entre grands discours creux (franchement) déjà entendus plusieurs fois dans la série et longs silences dans l’attente du conflit à venir. Bien. Justement, nous aussi on l’attend.

Le vice est poussé à son extrême avec de nombreux plans nous montrant le temps qui passe. Merci les gars, on a bien conscience que c’est long. Est-ce que c’est utile pour refléter l’attente que les personnages eux-mêmes vivent ? Même pas. On va dire que ça leur sert une excuse, mais c’est juste le style de la série de nous faire des plans extrêmement longs n’apportant absolument rien. Je pense ici à Carl naviguant pendant près d’une minute dans un parking avant qu’il ne se passe quelque chose ou pire à la horde de zombies qui arrive au loin pendant plus de 40 secondes avant que la voiture n’explose. 40 secondes qui n’apportent donc aucune information et devant lesquelles nous attendons sagement qu’il se passe quelque chose. Même en speedwatching, ça paraitrait long. Et là, ils n’ont aucune excuse.

Le plus frustrant reste l’absence quasi-totale de dialogues. Comment être content de retrouver les personnages quand on les voit ne rien faire pendant plus d’une demi-heure ? Hormis Caaaaaaarl qui semble en pleine crise d’adolescence (ça me semble sortir de nulle part, mais j’ai pu oublier des choses) vis-à-vis de son père et Michonne (dont je ne comprends toujours pas la mise en couple), il n’y a aucune vraie interaction dans cet épisode. D’ailleurs, il y a même des figurants que l’on entend parler plus longtemps que des membres du casting ! Le foutage de gueule à son paroxysme dans un travelling heureusement très sympa par ailleurs.

Si je résume un peu l’épisode, parce que je suis là pour ça, Rick, Maggie et Ezekiel motivent chacun tour à tour leur groupe à aller mener la guerre contre Negan. Après les événements de l’épisode précédent, je ne suis pas sûr qu’il y ait vraiment besoin de remotiver qui que ce soit, mais ça occupe une grande partie de l’épisode, de même que la préparation elle-même qui voit Rick et l’ensemble des groupes éliminer les menaces une à une.

Pour ajouter du suspens et comme le promettait la bande-annonce, nous retrouvons également un Rick bien plus vieux et entouré de Carl, Judith (que j’avais encore oublié) et Michonne. Armé d’une canne, il semble s’être installé en famille dans une ville reconstruite, alors même que dans le présent, nous le voyons en crise avec un Carl qui ne comprend plus son père. C’en est au point où il se barre en fin d’épisode, quand même.

Pour s’assurer la victoire contre Negan, il est décidé de lui envoyer une horde de zombies à la tronche, ce que Morgan, Daryl, Carol et Tara s’assurent de faire de manière sympathique et très longue. Daryl les mène en moto à coups d’explosions badass digne d’une mauvaise affiche de MacGyver.

Les Sauveurs sont quant à eux sûrs d’eux, comme toujours, et sûrs de leur victoire sur Rick et ses hommes. Ils comptent naïvement sur l’autorité de Simon pour aider à retourner les hommes suivant Maggie, mais cela ne fonctionne pas du tout. Simon est donc laissé en-dehors du combat et du bâtiment dans lequel se réfugient les Sauveurs ; lequel bâtiment est criblé de balles après de longues minutes d’incertitudes. La bataille finale se fait donc à l’américaine, avec un groupe tirant toutes ses munitions dans le vide pour affaiblir le bâtiment en attendant les zombies.

Rick cherche toutefois à tuer Negan sans y parvenir et est forcé par Gabriel de quitter les lieux. Gabriel n’écoute pas ses propres conseils et retourne sur ses pas pour sauver un Simon qui le remercie en l’abandonnant sur place. Le cliffhanger très sympa voit donc Gabriel s’enfermer dans le bâtiment… et tomber sur un Negan pas content.

Heureusement, les dix dernières minutes apportent un peu d’action, sinon, je crois que je n’aurais même pas été jusqu’à la moyenne pour cette reprise extrêmement lente qui ne remet même pas en place un nouveau contexte et ne réintroduit pas non plus la saison précédente. On nous balance trente-cinq minutes d’attente d’un combat qui semble ne jamais venir et qui ne sera bien sûr pas résolu avant la mi-saison (au moins). En définitive, ce n’est toujours pas un rythme télé que The Walking Dead suit, ce n’est d’ailleurs pas le rythme d’une histoire intéressante tout court (même en roman, on se ferait chier, je crois). L’épisode se résume en à peine deux phrases : les « gentils » se préparent au combat en s’armant jusqu’aux dents et en amenant une horde de zombies chez les Sauveurs ; ces derniers sont pris au piège dans leur QG, avec également Gabriel, alors que Rick et les autres sont sains et sauf.

On aurait pu nous montrer la même chose en 25 minutes avec autant d’informations, l’ennui en moins. Ce retour de la série ne parvient donc pas à me raccrocher, au contraire. C’est reparti pour l’attente d’une évolution plus réussie ; ce qu’ils étaient parvenus à faire sur quelques épisodes l’an dernier… Pour l’instant, cette saison n’apporte rien de nouveau et cumule beaucoup de défauts.

Pourquoi je reste ? Pour les quelques personnages que j’aime encore et pour savoir ce que deviendront les personnages. Ou tout simplement parce que j’ai toujours beaucoup de mal à abandonner une série en cours, une fois que je suis investi dans une histoire, j’aime en connaître le fin mot… même si je doute d’en avoir un avec eux.

02.jpgÉpisode 2 – The Damned – 16/20
Oh look, you pissed your pant!

J’ai un retard monstre dans plein de séries, mais voir cet épisode me permet de me mettre à jour dans une de plus, alors ça me fait plaisir. En plus, les audiences de la série sont tellement en baisse que j’ai envie de croire à une future annulation et je m’y prépare en conservnt le rythme autant que possible.

Le début d’épisode est assez esthétique avec des gros plans de chaque personnage principal plus ou moins réussis, permettant de nous rappeler ceux qui sont en vie et surtout de perdre un temps monstre. Ainsi, la première ligne de l’épisode n’arrive qu’après deux minutes inutiles.

Nous commençons l’épisode en nous intéressant au personnage de Mara, jamais vue avant mais dirigeant un clan d’inconnus du mieux qu’elle peut. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on la suppose alliée des Saviors. Et effectivement, quelques instants plus tard, nos héros et leurs voitures blindées débarquent. Au moins, cela permet de l’action. En vrai, ça tire dans tous les sens, tout simplement. On sent que l’épisode a dû coûter pas mal d’argent, mais ça n’apporte pas grand-chose car le suspense n’est pas là : c’est bien simple, il n’y a que des personnages tellement secondaires que je n’ai pas leur nom avec certitude.

En tout cas, la stratégie qu’ils ont en place fonctionne et Mara se fait rapidement bouffer par un de ses hommes transformé en zombie. Voilà, voilà. Bon, côté héros de la série, on perd tout de même Francine et (peut-être) Eric qui se font tirer dessus, même si je ne sais pas qui ils sont.

Pendant ce temps, Rick et son groupe (avec notamment Daryl, donc) envahissent une jolie maison, eux aussi armés jusqu’aux dents. Ils sont à la recherche d’armes, dont ils connaissent la localisation grâce à Dwight.

C’est très lent et silencieux, surtout que Rick et Daryl se séparent chacun de leur côté. Au moins, ça contraste avec la fusillade incessante de la moitié de l’épisode. Alors que Daryl découvre une cellule sympathique (la sienne ? je suis paumé), Rick se fait attaquer par un homme qui n’a aucune chance de prendre le dessus sur lui, parce qu’il s’attaque à Rick tout de même.

Il aurait mieux fait de ne pas le faire, parce qu’il se fait buter et n’est plus là pour protéger sa fille, Gracie, dont il indique quasiment la chambre à Rick, pensant y trouver des armes. C’est malin. Rick aperçoit son reflet dans le miroir et culpabilise de ce qu’il vient de faire, comme dans toute série B qui se respecte. Le truc, c’est que nous ne sommes pas censés être dans une série B, mais qu’elle en a tout l’air.

Finalement, Rick se fait choper par… Morales, le père de la famille qui avait décidé de quitter le groupe en saison 1, dans une scène assez triste où ils partaient en bons termes avec Rick et Lori. Franchement, c’est un rebondissement que je ne risquais pas de voir venir, mais je ne sais pas trop où ça mène. Je ne saurais même pas qui il est si je ne m’étais pas cassé la tête à chercher qui pourrait servir pour le futur crossover entre TWD et FTWD. Bon, Morales n’est plus l’ami qu’il était, puisqu’il a appelé les Saviors en renfort… Oups.

Dans leur coin, Dianne, Morgan, Tara, Jesus et des gens jamais vus sans nom surveille un clan Saviors pour l’attaquer. Oui, Dianne, il y a un nouveau personnage qui s’en tire bien, une femme avec son fusil. Leur intervention se passe bien et ils s’amusent à tuer tout le monde, tout simplement. On en revient à la fameuse intervention d’il y a deux saisons et c’est à se demander si la série a évolué l’an dernier (probablement pas).

Bon, on nous laisse en suspens sur la survie de Morgan qui se retrouve pris dans une fusillade, alors que Tara et Jesus tombent sur un homme qui se rend. Celui-ci n’est pas le saint qu’il prétend être et il profite de la première occasion pour s’en prendre à Jesus et détruire des médicaments nécessaires à Maggie.

Malgré tout ça, Jesus décide de le laisser en vie quand il se libère. De son côté, Morgan fait le mort pour mieux réussir à s’en sortir. C’est le seul survivant de son trio d’élite, évidemment. À quoi bon s’intéresser au sort des deux figurants avec lui de toute manière ?

Il se lance donc dans une vendetta et tue tout le monde après être passé pour mort pendant un moment. C’est cool, il a plein de balles pour survivre.

Jesus et Tara continuent de s’engueuler, mais ce premier décide de laisser vivre les hommes qui acceptent de se rendre une fois qu’ils sont en infériorité numérique. Morgan débarque et veut les tuer, mais il se laisse convaincre à son tour de ne pas le faire. On tourne en rond, donc, surtout que Rick voulait que tout le monde meure, mais bon…

De leur côté, Carol et Ezekiel se réveillent dans la fumée et en pleine attaque de zombies. Cela ne les empêche pas de survivre, parce qu’ils sont beaucoup trop fortiches. Eux aussi ont pour mission d’attaquer un nouveau groupe… et c’est particulièrement inintéressant. Comparé aux autres groupes, ces deux-là se contentent d’un débat sur leur foi dans l’avenir, grosso merdo. Pourquoi pas, vous me direz, mais c’est juste chiant.

Finalement, ils n’ont pas besoin de fusiller qui que ce soit : Shiva se charge de buter l’homme qui risquait d’avertir de leur arrivée… le truc, c’est qu’il l’a fait quand même puisqu’il a une radio. Qu’à cela ne tienne, Ezekiel veut y aller quand même. OK, merci. Je ne vais pas me plaindre, au moins leur intrigue a avancé un peu et mène quelque part pour l’épisode 3.

Bref, cet épisode apportait toute l’action et la tension que l’on attendait en épisode 1 pour la reprise et que nous n’avions pas eues, en évacuant totalement de ses préoccupations le cliffhanger de la semaine dernière. On dia que tout vient à point, mais ça reste long à de nombreuses reprises et ne prend pas la peine de développer beaucoup de dynamiques – hormis Carol/Ezekiel, et ça ne m’a pas plu. À croire que je ne sais pas ce que je veux !

En tout cas, l’épisode était meilleur que la semaine dernière, c’est déjà ça de pris ; mais c’est con, les audiences n’ont pas suivi. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont faire de Morales, dont le retour est encore plus what the fuck que celui de Morgan il y a quelques saisons déjà. Je vois d’ici l’épisode flashback, et j’essaye de ne pas être trop dépité. Après tout, c’était un personnage que j’aimais bien en saison 1.

03.jpgÉpisode 3 – Monsters – 15/20
I knew you’d take the same trip as I did. From there to here.

On repart sur Ezekiel et son groupe… C’est peu intéressant, avec un discours de motivation entrecoupé de la scène qui suit. Ils réussissent sans problème à s’en sortir, grâce à un piège très classique. C’est donc tout l’épisode précédent qui est expédié en trois minutes et n’a servi à rien.

Côté structure, on continue de faire le tour des différents groupes et d’ignorer royalement le cliffhanger du premier épisode, mais je suis heureux qu’on échappe à l’épisode flashback sur Morales.

Rick et Morales, une confrontation intéressante, avec un Morales totalement différent de ce qu’il était en saison 1 : il a beaucoup plus de confiance en lui et est plus badass, même s’il parle trop. Bien sûr, Rick demande des nouvelles de la famille de Morales, mais ils sont morts. C’est intéressant car ça permet un rapide résumé des morts du groupe de base, et c’est à peu près les trois quarts de celui-ci.

Le problème, c’est que Morales se dit Negan, parce qu’il lui fallait bien trouver un moyen de survivre.

Daryl tue finalement Morales sans le moindre scrupule. Je suis dégoûté par ce retour totalement inutile, j’avais de l’espoir pour Morales, surtout qu’il disait des trucs intéressants sur Rick, le gentil shérif étant mort en chemin lui aussi quand il a perdu tous ses amis (belle mémoire des noms pour Morales quand même).

Morales ayant prévenu les Saviors, Daryl et Rick se retrouvent finalement coincés, même si je n’ai aucune crainte pour leur avenir dans la série pour l’instant.

À l’extérieur, la fusillade continue, mais se divise aussi contre l’intérieur du bâtiment pour les Saviors.

Le blessé de la semaine dernière, qui est apparemment un personnage qu’on connaît depuis longtemps mais que j’ai oublié, Eric, est toujours en vie. Cela permet la création d’un couple gay entre lui et Aaron, ce qui est voué à l’échec le plus total, puisqu’on en a un aux portes de la mort. Bon, pourquoi pas.

Aaron finit par retourner dans la bataille et sauve Rick et Daryl sans trop de mal, mais de toute manière, ils n’avaient pas besoin d’être sauvés. Quand il finit par revenir à l’arbre où il avait abandonné son nouveau petit ami, il découvre qu’Eric est mort (bon, j’ai presque envie de rester au conditionnel comme on ne le voit que de très loin en zombie, il reste une part de doute). Je ne suis absolument pas touché par cette mort comme je ne me suis jamais accroché au personnage, rien n’ayant été fait pour ça. C’est à peine si je suis attaché à Aaron qui est là depuis trois ans (je crois), alors Eric…

Rick confie finalement le bébé de la semaine dernière, Gracie, à Aaron. La fin de l’épisode voit Rick se faire tirer dessus (enfin… ça tire à côté comme d’hab) par un Sauveur survivant à qui il donne sa parole de le laisser en vie en échange d’informations… C’est donc Daryl qui tuera le monsieur, mais ça semble poser problème à Rick, qui redeviendrait ainsi humain… je n’y crois pas une seconde. Bon, ils se sont donnés la peine de ramener Morales pour cette intrigue, en revanche, donc je pense qu’on en a pour la saison à le voir douter, surtout maintenant que Carl et Morgan sont partis s’amuser chacun de leur côté.

Et oui, pendant ce temps, Tara et son groupe ramènent les prisonniers à Maggie, Tara ayant bon espoir qu’elle les tue. Les prisonniers ont le droit de marcher, attachés les uns aux autres, sous la surveillance de Morgan et Jesus qui n’ont pas trop l’air de surveiller quoi que ce soit, en fait, préférant parler stratégie à côté d’eux.

Il y en a qui réussit à énerver Morgan mais il est sauvé par le gong d’une attaque zombie décimant les prisonniers. Une partie d’entre eux tentent de s’enfuir, permettant à Morgan d’en tuer un ou deux et de prouver à Jesus que, de toute manière, ils ne pourront jamais faire confiance aux prisonniers.

Jesus veut tout de même trouver un moyen de faire la paix, ce qui mène à un corps à corps entre les deux absolument ridicules. Tu parles d’alliés. Et ils se battent devant les prisonniers en plus. Ridicules.

Sans grande surprise, Jesus prend le dessus sur Morgan, qui finalement se refuse à tuer Jesus et décide de se casser pour vivre en solitaire, malgré le soutien de Tara.

Pendant ce temps, Gregory vient demander de l’aide à son groupe et tombe nez à nez avec Maggie, mentant sur le sort de Gabriel. Bon, en toute logique, Maggie lui fait la morale et il fait ce qu’il peut pour sauver sa peau. Cela finit par fonctionner lorsqu’il la fait culpabiliser sur son manque d’humanité.

Maggie le laisse donc entrer pour être aussitôt confronté à un autre dilemme, avec l’arrivée du groupe de Tara et Jesus, et donc de la multitude de prisonniers.

L’épisode se termine sur l’apparente réussite du groupe de Carol et Ezekiel qui ont pris un QG Saviors sans la moindre perte. C’est tellement dit lourdement que c’est sans surprise qu’ils se font subitement fusillés par un survivant bien planqué. Je m’y attendais, mais ça fait un bon cliffhanger, je le reconnais.

Bon, la saison continue ainsi à être plutôt sympathique à s’intéresser à chaque groupe en parallèle. Au moins, il se passe des choses contrairement à beaucoup d’épisodes de The Walking Dead. J’aime bien ce nouveau rythme et je suis pour que ça continue, même si je suis frustré de leur cliffhanger Morales pour rien et de l’évolution de certains personnages (Morgan, sérieusement). J’ai aussi été plus touché par la mort de Morales, pas vus depuis sept ans, que par celle d’Eric, c’est dire à quel point le travail des dernières saisons était mauvais.

Mais allez, ça semble repartir du bon pied, je vais arrêter de critiquer pour aujourd’hui.

04Épisode 4 – Some Guy – 15/20
Thank you your Majesty for being such a cool dude.

Allez, joie, un épisode qui commence par se concentrer très longuement sur Ezekiel se préparant. Au moins, ça m’apporte le point 5 du Bingo Séries assez vite comme ça.

Une fois n’est pas coutume, l’introduction de l’épisode se fait sans un mot et nous présente une vie parfaite et calme au Royaume, avec une Shiva réalisée en effets spéciaux. C’est long et lent à la fois, et pas bien utile qui plus est. L’idée est de nous montrer la préparation d’Ezekiel avant la bataille qui va s’avérer meurtrière malgré tous ses espoirs. Les scénaristes se font donc plaisir avec un nouveau discours et un nouveau « And yet I smile ». Son beau discours lui permet d’obtenir le soutien de son peuple.

Ce même peuple se sacrifie pour le protéger des balles d’un sniper drôlement efficace. Celui a tué à peu près tout le monde en explosant au passage leurs membres. Ezekiel se retrouve dans un champ de zombies constitué de ses hommes. C’est gros, trop gros. Je ne sais pas quel type de calibre peut faire autant de dégâts, et même en considérant qu’ils étaient totalement à découvert.

Bon, bien sûr, les hommes ont utilisé les armes que Rick cherchait depuis deux épisodes et n’ont pas réussi à éliminer super Carol. Celle-ci tue quatre des hommes qui se planquaient dans le bâtiment. C’est là qu’on en vient à la plus grosse blague de l’épisode : le bâtiment était supposé être déserté et vérifié par les hommes d’Ezekiel, mais en fait, il y avait une bonne vingtaine de tireurs qui attendaient patiemment de riposter. Crédibilité MAXIMALE.

Carol passe son épisode à venger les hommes d’Ezekiel et tenter de récupérer les gros calibres, ce qui n’est pas simple et provoque quelques fusillades, attirant les zombies du coin. Encerclée, elle finit par se rendre (ou plutôt à faire croire qu’elle se rend, parce que c’est Carol et ce n’est pas crédible. Effectivement, elle se débrouille pour récupérer un homme en otage et reprendre le dessus en lançant tout un tas de zombies sur ses adversaires.

Elle est ensuite face à un dilemme : sauver Ezekiel ou récupérer les armes, son but premier. Compliqué.

En effet, Ezekiel se fait d’abord aider par un de ses rares hommes encore en vie, mais celui-ci se fait tuer. Cela permet à Ezekiel d’avoir une bonne crise de foi en sa royauté toute puissante, puisqu’il se fait balader par un des hommes de Negan, se présentant sous ce nom-là, mais ne rêvons pas : toujours pas de Negan à l’horizon après 3 épisodes.

Bien évidemment, tous les hommes du roi ne sont pas morts et il est sauvé par l’un de ses fidèles, Jerry, totalement fan de lui. Cela fonctionne bien jusqu’à ce qu’ils soient coincés par un grillage, moment où Carol choisit d’abandonner les armes pour sauver Ezekiel, ce qu’elle parvient à faire bien simplement, forcément.

Son choix est le bon : Rick et Daryl débarquent en jeep et moto et poursuivent la 4×4 qui a les armes. Après un rapide accident de moto sans la moindre conséquence pour Daryl (la crédibilité est toujours à son max, oui) et un accident de voiture, Rick et Daryl récupèrent les armes.

Il faut encore que le roi, Carol et Jerry rentrent au Royaume, ce qui permet à Ezekiel d’avoir le sens du sacrifice : il souhaite rester en arrière et se battre contre un groupe de zombies afin de permettre à ses alliés de s’enfuir. Finalement, Shiva débarque une nouvelle de nulle part et leur sauve la mise, au péril de sa vie. La scène est touchante, le personnage d’Ezekiel perdant ainsi ses hommes et son tigre, en plus d’une grosse blessure à la jambe.

Au moins, les choses avancent. J’ai bien aimé l’épisode qui apportait de bonnes choses au milieu – malheureusement – d’une lenteur caractéristique vraiment gênante. Je n’arrive pas à m’y faire, j’ai toujours l’impression de perdre mon temps et je passe en speedwatching à chaque fois. Qu’à cela ne tienne, ça me permet de savourer l’épisode. Quant à Ezekiel, il était temps que son égo prenne un bon coup. Je suis content qu’il reste en vie, ça lui permet de grimper de plusieurs places dans mon top des personnages que je préfère dans la série. Ce n’était pourtant pas gagné.