Sense8 – Christmas Special (S02)

Avis : Bien trop longtemps après la saison 1, Sense8 est de retour avec le monde entier qui en attend énormément après le hit des premiers épisodes… Si je regarde, j’ai quand même envie d’être une voix discordante parmi tous les éloges de la série. Déjà, parce que le sujet de base que tout le monde clame comme hyper original ne l’est pas tant que ça et était mieux traité – je trouve – dans In your eyes, un petit film indépendant de Joss Whedon (également dispo sur Netflix hein). Ensuite, parce que la série a tout de même pas mal de longueur et de scènes de cul qui ne servent vraiment qu’à accrocher le spectateur sans proposer aucun contenu pour autant. Et quand il y en, c’est pour une scène d’orgie imprévue.

Bon, à côté de ça, le casting est vraiment exceptionnel, l’intrigue de la saison 1 était longue à mettre en place mais avait fini par me laisser sur les fesses avec une fin sublime (à partir de l’épisode 6) et la photographie est hyper travaillée. La série fait voyager, ça on ne peut pas lui enlever !

Bref, quand on me propose un épisode de Noël, je ne crache pas dessus, mais je n’ai pas non plus des attentes hyper élevées comme beaucoup. Et puis surtout, j’en ai tellement décroché que je ne me souviens pas trop des différentes intrigues. Et connaissant Netflix, je n’aurais pas le droit à un résumé.

01.pngÉpisode 1 – Christmas Special – 17/20
This is the 21st century people, GET OVER IT.

Comme prévu, pas de remise en contexte, juste une longue scène magnifique de plongée et de nage de l’ensemble du casting. J’ai aimé cette scène qui replongeait effectivement dans l’ambiance de la série avec une image travaillée et une ambiance sonore très agréable. Pour le reste, on retrouve chacun des personnages dans sa vie avec très peu de connexions entre eux pendant une longue partie de ces deux heures. Il est intéressant de les voir évoluer un peu par eux-mêmes, mais il est dur de se convaincre, après la saison 1, qu’ils ne passent pas plus de temps à se parler. Cela dit, quand ça commence enfin à arriver, c’est brillant, avec un double discours sur le sentiment d’emprisonnement. Cet épisode introduit un peu plus clairement l’idée de bloqueurs empêchant la connexion entre les Sense8, ce qui était déjà suggéré l’an dernier de mémoire. C’est une intrigue qui offre des propositions intéressantes pour le reste de la saison, qui nous éloigne un peu des orgies et des scènes un brin clichées qui constitue le reste de ces deux heures, surtout au début. Bon, en même temps, c’est très réussi, c’est le début de la saison 2 et non un simple Christmas Special comme annoncé, les 3/4 de l’épisode n’ont rien à voir avec Noël, si ce n’est la date de diffusion quoi. Au point d’attente où on en est, on aurait tout aussi bien pu attendre le mois de mai. En plus, c’est le jour des anniversaires des personnages, et ça donne vite fait envie de faire la fête, OK, mais pas tout à fait comme eux forcément. En plus bis, niveau chronologie, c’est un peu chaotique de comprendre comment ça fonctionne, mais bon, c’était fun. La scène la plus fun de l’épisode reste néanmoins celle entre Kala et Wolfgang, qui, si elle met en scène du sexe, avait une vraie utilité comique, contrairement à l’orgie qui, franchement, ne montre rien (sous tous les sens du terme), ne sert à rien et est… gênante. L’épisode offre en fait en deux heures une avancée rapide et incertaine de la chronologie, balayant leur anniversaire, Noël et le Nouvel an. Tout ça d’un coup. Ce début de saison fait la part belle à Wolfgang, dont je ne comprends toujours pas toute l’intrigue (surtout que j’avais totalement oublié la sous-intrigue avec Felix), et Sun, qui me fait culpabiliser de ne pas faire plus de sport. Lito et Hernando tirent leur épingle du jeu avec un coming-out étiré sur l’ensemble de l’épisode qui fonctionne à merveille, notamment grâce à Nomi, qui continue sa vie avec sa petite amie, mais galère un peu niveau cavale. C’est une sous-intrigue sympa aussi. Je n’accroche toujours pas aux personnages de Riley et Capheus, la première ne trouvant son intérêt que dans sa relation avec Will que je n’aime pas non plus, le second… j’en cherche encore l’intérêt en terme d’intrigue. À part montrer que, ouhlala, ils sont répartis sur la planète. En bref, un épisode très sympa et à la hauteur d’une attente aussi longue, qui recommence désormais. Je conclurais en parlant de ce qui a fait couler beaucoup d’encre : le recasting de Capheus. Je ne suis habituellement pas fan de ce type de changements, mais perso, je trouve que c’est une vraie réussite et que l’acteur est bien meilleur. En revanche, la ressemblance entre les deux acteurs n’est pas flagrante, le nouveau paraissant moins… boulet. Espérons que ça apporte un impact positif au personnage, mais bon, il est fan de JCVD, ça calme.

Quoiqu’il en soit… Rendez-vous en mai pour la suite !

The Walking Dead (S07)

Spoilers

Ci-dessous, un article sur l’ensemble de la saison, écrit au fur et à mesure de la diffusion, avec des spoilers et mon avis sur chaque épisode, suivi d’un bilan.

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

Avis : Deux très longues semaines après la fin de Fear the Walking Dead, la série-mère est enfin de retour et l’on va savoir qui Negan a décidé de tuer. Pour être 100% honnête, je ne suis pas si impatient de voir la suite puisque j’ai découvert que j’avais plus peur de faire spoiler un truc que je n’avais peur devant un épisode de la série, qui a l’habitude de m’ennuyer. Bon, du coup, j’ai décidé de ne pas dompter la peur et de regarder l’épisode, même si j’ai un Blindspot et un Superstore en cours. Oui, « en cours » comme dans « je me suis arrêté à dix minutes de la fin car mon train est arrivé ». C’est un peu honteux. Le Comic con m’a cassé, d’ailleurs, j’ai plein d’articles à mettre à jour et publier, mais j’ai pas spécialement envie de voir des épisodes. Peu importe pour cet article, vous me direz.

The Walking Dead donc, c’est une série qui était plutôt très cool et très bien à ses débuts, mais qui maintenant cumule de plus en plus les défauts : dialogues incompréhensibles (non franchement que quelqu’un leur donne des cours d’articulation), longueurs interminables, silences qui ne s’expliquent pas, schéma d’épisode inchangé et connu par cœur… Je m’ennuie plus qu’autre chose. J’ai souvenir d’une seconde partie de saison 6 un peu plus au point, alors je garde espoir.

Je n’oublie pas l’ennui interminable de la fin de saison qui nous avait teasé l’arrivée de Negan pour que rien ne se passe dans tout l’épisode. Finalement, quelqu’un (qui n’était Rick, ni Carl) allait mourir et j’espérais juste que ce ne soit pas Rosita, car ils avaient enfin réussi à faire quelque chose du personnage, après plusieurs années.

Voilà, je ne m’éternise pas car j’ai quand même un peu envie de savoir ce qu’ils vont nous faire comme retour… Attention spoilers !!

Note moyenne de la saison : 13,25/20

 01.pngÉpisode 1 – The Day Will Come When You Won’t Be – 18/20
Today was a productive damn day

J’avais parié (hier soir notamment) sur un retour ne nous informant pas de la mort du personnage… je suis donc tellement pas surpris qu’ils retardent l’information pendant tout le premier acte que je n’arrivais même plus à être blasé face à ce suspens foireux qui aurait pu fonctionner sur une fin de saison, mais qui en début est juste un foutage de gueule supplémentaire. Après tout, les audiences suivent, ils auraient tort de se priver.

Le premier acte se concentre donc sur la relation entre Denny Duquette et Rick. Euh pardon, Negan. Je n’y arriverai jamais, Jeffrey Dean Morgan sera à jamais Denny, c’est comme ça, ça fait dix ans et Supernatural n’a pas réussi à changer ça, cet épisode non plus (et pourtant !).

Donc il faut retenir de l’épisode que ce pauvre Rick est mis à terre par ces difficiles événements traumatiques et qu’en tant que public, j’ai juste eu envie de hurler « GET TO IT » à ma télé. Un quart d’heure plus tard, on apprend enfin la mort d’Abraham qu’on nous censure malgré tout (le remplaçant par de la confiture de myrtilles et framboises). Je leur reconnais qu’une fois que c’est fait, le suspens retombe et c’était une excellente idée de s’attaquer à Glenn, cette fois avec un peu moins de censure mais toujours autant de confiture.

Sacrifier deux personnages au lieu d’un est malheureusement une bonne idée qui leur permet un vrai retour choquant, réussi et marquant pour l’introduction de Negan. Une seule mort n’aurait pas été suffisant après un été à attendre de savoir qui serait la victime de Lucille. Et puis, cette fois, Glenn ne survit pas, il était un peu temps quand on voit le nombre de fois où il aurait dû y passer.

Bref, ce retour avait la force que la fin de saison n’avait pas et, malgré les nombreux défauts initiaux (et le non-suspens autour de Rick et des zombies), il change totalement la donne de la série en réaffirmant sa violence à un nouveau niveau. À vrai dire, il faut quelques temps pour digérer cet épisode qui malgré tout a trouvé le moyen de détourner le fameux mème « We have an army / We have a Daryl » dans les répliques de Rick et à me faire rire. Oui, oui, je sais, j’ai un problème avec le rire.

Un début pourri, une suite qui met la barre très haut, ce qui pose déjà souci pour la suite de la saison (qui sera forcément moins intense), et une fin qui permet la digestion de cette violence un peu folle. The Walking Dead signe un retour en force après un départ raté, j’espère qu’ils sauront continuer sur cette voie.

02.pngÉpisode 2 – The Well – 12/20
Do I detect skepticism?

Comme je le craignais avant de faire play, cet épisode laisse de côté l’ensemble du groupe pour se concentrer sur Carol et Morgan. Il ne faut pas longtemps pour que ça parte en vrille avec des hallucinations de Carol, puis l’arrivée dans un nouveau sanctuaire, le Kingdom.

Cela permet l’introduction du personnage d’Ezekiel et de son tigre, personnages emblématiques du comic s’il en est. Et justement, comme bien souvent, la transposition à la télé est problématique, car cela devient plus comique qu’autre chose. Franchement, des pages presque flippantes du comic ne sont plus que rire ici. Et on en parle de cette chorale?

Bref, si je trouve ça cool de les voir suivre les comics, je suis moins convaincu par le rendu télé. En terme de chronologie, cet épisode avance assez vite tout en traitant correctement ses personnages.

De nouvelles perspectives s’ouvrent donc à nous dans un épisode mettant longuement en place un nouveau campement, de nouveaux personnages, de nouveaux problèmes.

Dit autrement, nous avons là un début de saison assez consistant, mais un énorme défaut de répétition et, bien sûr, l’erreur classique de TWD de ne se concentrer que sur un personnage ou deux au lieu de proposer des épisodes sur l’ensemble du casting. Ce n’était pas mauvais, certes, mais ce n’était vraiment pas exceptionnel non plus et après l’épisode de la semaine dernière, ce n’était clairement pas à la hauteur !

03.pngÉpisode 3 – The Cell – 12/20
We’re on Easy Street ♫

Bon, on est parti pour 42 minutes de musique qui donnent la pêche, de Dwight et de Daryl, faut être motivé quand même, surtout que l’épisode commence par pas moins de huit minutes de silence.

Du côté de Dwight, donc, on le voit vivre une vie de roi au premier abord, mais on comprend assez vite qu’être à la botte de Negan n’est pas si facile. Passionnant. Ce portrait psychologique nous permet de mieux cerner, en théorie, son allégeance à Negan et ses doutes. Ce n’est pas un échec total, surtout que l’on voit qu’il commence à se révolter après tout ça.

Daryl, de son côté, est prisonnier et est traité comme un chien (et même probablement moins que ça) par Dwight et toute la bande. À nouveau, on veut nous faire comprendre la toute puissance de Negan.

Le vrai problème de cet épisode est qu’il ne développe pas grand-chose de nouveau, qu’il est super sombre (en terme de luminosité) et est comme toujours extrêmement long. La musique aide un peu à passer le temps, mais franchement, il aurait pu être tout aussi poignant en deux fois moins longtemps. Je lui reconnais la qualité de m’avoir vraiment fait apprécier Dwight cela dit, c’est un début.

Bref, rien de nouveau, du TWD, je me suis plus ennuyé que divertit, mais j’ai quand même envie de savoir la suite. Fait chier.

04.pngÉpisode 4 – Service – 13/20
I know I had to make a strong first impression

C’est parti pour un épisode de 57 minutes, c’est-à-dire beaucoup trop lent, car ne nous leurrons pas ces minutes supplémentaires sont gagnées par de longs gros plans silencieux durant lesquels rien ne se passe, à commencer par ce début d’épisode et les plans à rallonge nous montrant Michonne ne rien faire sous l’oeil (pas) discret de Rick.

Bref, la vie a repris son cours sous la domination de Negan qui s’amuse à piller tous les biens de nos héros, ce qui ne plaît pas du tout à Carlita (désolé, mais même Maggie sait se couper les cheveux quoi, même si elle est aux abonnés absents cette semaine, comme lors du décès de Beth quoi).

Beaucoup de critiques à faire donc, puisque la série se concentre une fois de plus sur la peine de Rick (normal, c’est le leader, je sais) en effaçant un peu trop d’autres personnages. Où est Sacha, par exemple ? Negan vient récupérer tous les flingues quand Michonne tente de s’entraîner à tirer, bousillant les munitions, et que Rosita fait tout ce qu’elle peut pour en trouver d’autres.

C’est l’un des plus grands points forts de la série cette semaine : se centrer un peu plus sur Rosita, qui a pris du caractère l’an dernier et est devenue l’un de mes personnages préférés (inutile de préciser qu’elle y passera probablement bientôt du coup, parce que mes personnages préférés ont une espérance de vie très limitée en général). Un bon épisode donc, mais beaucoup trop long et ne partageant pas assez le temps d’écran.

Quant au suspens qu’ils essaient d’instaurer, il n’a pas pris un quart de seconde, il m’a paru évident que Negan ne tuerait personne. Ils auraient pu en profiter pour buter un ou deux figurants pourtant, histoire de garder le stress vis-à-vis de ce méchant. À part dans le premier épisode de la saison, Negan peine à me faire angoisser personnellement, c’est un peu un échec d’avoir trop joué sur l’attente l’an dernier.

05.pngÉpisode 5 – Go Getters – 08/20
We’re all gonna be one big, happy, dysfunctional family

L’épisode nous révèle enfin ce qu’il advient de Maggie et de Sacha, qui sont donc de leur côté en train de faire leur deuil (enfin, ça c’est la théorie, en pratique, elles ont juste l’air de vivre normalement, sérieux), aidé par Jésus, qui comme l’an dernier est une jolie manière d’introduire des jurons qui n’en sont pas.

On les voit tenter de s’intégrer à une autre communauté, ce qui est simplifié par une attaque de Negan un peu con-con mais efficace, qui leur permet de prouver leur utilité et d’être protégées dans la seconde moitié d’épisode. Dit autrement, il ne se passe rien dans cette partie de l’épisode, si ce n’est que Jesus prend un peu de pouvoir qu’il redonne aussitôt à Maggie et Sacha.

Cette dernière souhaite se venger de Negan, mais le fait secrètement avec Jesus. Mouais.

Pendant ce temps, Carl continue d’être aussi insupportable qu’Enid, comme si être enfant/ado dans cette série était gage d’être tout bonnement con. Les deux amoureux s’embarquent donc dans une virée en roller qui ne m’aide décidément pas à les voir comme des personnages cools. Leur but est, pour elle, de retrouver Maggie, pour lui, de se venger de la mort de Glen, et d’Abraham. Très franchement, cette partie d’épisode n’était pas convaincante du tout, mais leur premier baiser était rigolo. Vous comprendrez donc qu’il ne s’est rien passé non plus dans cette partie de l’épisode.

Finalement, les deux intrigues se rejoignent, avec Enid ayant rejoint les filles et Carl suivant les camions de Negan, aux côtés de Jesus, mais c’est là le seul point positif (et prévisible) de l’épisode, qui parvient à réunir les personnages, tout en continuant à les diviser. Comme ça, on est sûr que rien n’avance ni dans cet épisode, ni dans les suivants.

06.pngÉpisode 6 – Swear – 15/20
We shoot strangers on sight

Ah ENFIN on découvre ce qui est arrivé à Tara, mais je n’arrive pas à être vraiment satisfait pour autant. J’attends mes explications sur son sort depuis six mois, c’est vrai, en revanche je n’oublie pas que la dernière fois qu’ils ont fait disparaître pour quelques épisodes sans explication, c’est Beth, et je me souviens parfaitement de comment ça s’est terminé pour mon personnage préféré.

Et ça ressemble un peu trop à ça cette semaine pour que je sois pleinement satisfait.

L’épisode était en effet vraiment intéressant, à nous présenter une communauté (d’amazones) de femmes guerrières dont les hommes se sont fait tuer par les Saviors. Il y a évidemment trop de lenteurs et quelques incohérences, mais ça fonctionne vraiment très très bien de manière générale, avec une organisation cohérente.

Il faut dire aussi que j’adore le personnage de Tara et que j’étais frustré de sa disparition, ça m’a aidé à entrer dans l’épisode qu’ils décident enfin de nous expliquer ce qui lui était arrivé. Pas grand-chose à faire de la disparition de Pete en revanche, je l’avais même carrément oublié, mais ce suspens à deux balles pour savoir s’il est en vie ou non est énervant. Autant se décider quoi.

J’espère que l’on reverra les personnages de la communauté et que ça ne voudra pas dire que Tara va y passer, car cet épisode m’a vraiment bien plu.

En plus, ils ont eu la bonne idée de terminer sur une confrontation avec Rosita, qui reste malgré tout mon nouveau perso préféré depuis l’an dernier, alors je suis satisfait de cet épisode. Évidemment, je trouve toujours aussi ridicule de proposer des épisodes centrés sur un seul personnage comme ça, quand ils pourraient alterner les intrigues sur chaque épisode et permettre de rompre les temps morts de chaque intrigue avec de la vraie action sans que ça ne paraisse aussi redondant.

Je veux dire : évidemment que Tara n’allait pas mourir au milieu de l’épisode alors qu’on est au beau milieu de cinquante minutes centrées sur elle. Certes, il y a de l’action, mais aucun suspens -hormis la construction des flashbacks à la rigueur, et encore! – et c’est toujours le même défaut de Walking Dead qui ressort, avec le choix de trop se concentrer sur certaines intrigues plutôt que tout attaquer de front.

Quoiqu’il en soit, c’était beaucoup plus intéressant cette semaine, mais j’attends toujours un épisode réunissant vraiment tout le monde, ce qui n’est pas prêt d’arriver j’imagine (à figure de comparaison, j’avais adoré l’épisode de la saison 4 où chaque acte se concentrait sur un groupe de personnages, c’était bien plus intéressant et ça commençait par Beth/Daryl pour finir sur la réintroduction de Tara, forcément, j’avais kiffé).

07.pngÉpisode 7 – Sing me a song – 12/20
What we talk about when you’re not here is none of your business

C’est de nouveau un (trop) long épisode d’une heure qu’AMC propose cette semaine.

D’une part, l’épisode nous fait croire que l’on va se concentrer sur Michonne quand celle-ci n’est là que pour une trop longue introduction pas bien utile. D’autre part, cette semaine encore se concentre sur Carl qui est donc dans un camion avec Jesus. Il continue de se comporter en bon débile et ne profite même pas de la chance qu’il a de tuer Negan pour le faire. Bien joué.

Le reste de l’épisode nous montre donc le grand méchant de cette série trouver un attrait incompréhensible en Carl et lui faire le tour du propriétaire, lors duquel il est rappelé que Negan viole toutes les femmes qu’il trouve à son goût et que Daryl est son petit chiot. Je me demande comment réagissent les fans du monsieur à l’arbalète cette saison.

Quoiqu’il en soit, c’est profondément long et peu intéressant de voir Carl pleurnicher de son seul oeil valide et gâcher une chanson qu’Angel m’avait déjà fait détester de toute manière.

Negan finit par le ramener chez lui et prendre bien soin de Judith, cliffhanger totalement ridicule et foiré s’il en est, qui franchement ne me donne pas spécialement envie de voir la suite immédiatement quoi.

Autrement, et clairement pêle-mêle dans cet épisode, Rosita continue sa guérilla dans son coin, convaincant Eugene de lui créer une balle pour son flingue et se mettant tout le monde à dos, alors que Rick cherche désespérément à mettre la main sur des biens suffisamment précieux pour Negan. Il est aussi question du père Gabriel qui place sa foi en Rick.

Passionnément soporifique, avec pour seule réussite la seconde scène de Michonne qui entre à son tour en vedetta contre Negan.

Capture d'écran 2016-12-12 14.56.37.pngÉpisode 8 – Hearts Still Beating – 15/20
Now I know

Une nouvelle heure d’épisode permet cette fois aux scénaristes de s’intéresser vraiment à l’ensemble des personnages, avec des facilités scénaristiques énormes et nécessaires pour avancer (Daryl). C’est bien ridicule de s’être fait chier la moitié des épisodes de la mi-saison pour en arriver à des raccourcis pareil et donc pas assez crédibles qui ont au moins le mérite de réunir tout le monde.

Je n’ai pas bien compris l’histoire de Michonne ces deux dernières semaines, ou en tout cas sa conclusion, mais je suis bien content que ce soit terminé et que tout le monde se retrouve prêt à aller casser du Negan.

Il est absolument ridicule que Rosita rate pareillement Negan avec son flingue et sa fameuse putain de balle, de même qu’il n’est pas trop crédible que Negan l’épargne.

Les sacrifices de la semaine auront été inutiles mais auront su faire monter la tension et la surprise au bon moment (je suis même un peu dég d’ailleurs des deux personnages tués), Rick aura mystérieusement trouvé encore une nouvelle personne pour garder Judith en fin d’épisode après la mort d’une nouvelle baby-sitter (si cette gamine ne développe pas un complexe de l’abandon à force) et Carol comme Morgan n’auront rien fait de toute cette première partie d’année.

Je reste assez perplexe devant leur construction générale qui ne marche définitivement pas, mais qui continue depuis trois ou quatre ans. Quel intérêt de faire traîner en longueur comme ça pour tout bâcler avec des facilités scénaristiques pareilles ? Je ne sais pas trop, mais c’est vrai que le rythme cette semaine paraissait très cool, jusqu’au montage final qui s’étire à l’infini pour rien.

Ah et ils teasent aussi l’arrivée d’encore un autre personnage alors que Negan n’a encore rien fait. Mouais. Il faudra voir comment ça évolue.

09.pngÉpisode 9 – Rock in the Road – 13/20
Let me stop you before you break into song, OK?

Et c’est reparti pour The Walking Dead après une longue, longue pause qui fait qu’on a envie d’y revenir en ayant presque oublié les défauts habituels de la série. Presque.

On est vite remis dedans avec une longue intro silencieuse et nocturne (j’en ai fermé mon volet pour tenter de voir quelque chose)… Bref, Gabriel s’enfuit avec toute la bouffe et j’en ai rien à faire.

De leur côté, Rick et tous ses amis tentent de convaincre Gregory de leur fournir des volontaires, mais ça ne fonctionne pas auprès de lui. En revanche, ça marche direct auprès des gens grâce à Enid qui marque des points auprès de Carl qui va finir par se faire dessus si ça continue (entre sa copine qui lui sourit et le fait qu’il est un des seuls à avoir un flingue quand il est entouré d’adultes sachant tirer, eux, il doit être à bout).

L’épisode tourne autour de ces longs discours pour se convaincre les uns les autres qu’il faut aller se battre, avec de jolies scènes où chacun marche bien lentement après avoir échoué et de grandes envolées lyriques à base de « quand j’étais gosse, ma mère m’a raconté une histoire » ou « mon père m’a toujours dit d’être un héros ». Sérieusement.

Bref, les scénaristes gagnent du temps avant l’affrontement, les scènes paraissent à peu près nécessaires mais étirées à l’infini sans vraie raison, comme d’hab. Il n’est juste pas crédible qu’une dizaine de personnes s’engueulant comme ils le font pour leur survie restent bien calmes et fixes à s’écouter se masturber  intellectuellement dans de grands discours, mais bon.

L’épisode marque des points car il réunit enfin les différentes intrigues présentées au cours des épisodes précédents.

C’est aussi l’occasion de retrouvailles avec Morgan et le Roi Ezekiel, mais aussi Carol (scène parfaitement inutile). Il y a de bons moments entre les personnages, notamment Rosita/Sacha ou l’évolution de Tara et même Daryl. Seulement, c’est bien trop dispersé pour être vraiment suffisant.

Le moment à suspens (non) de l’épisode concerne une horde de zombies et un tas d’explosifs, mais il est assez vite clair que rien de grave ne se passera, c’est juste un moyen de créer de l’attente pour la semaine prochaine. Petite mention pour le couple homosexuel, j’étais persuadé qu’au moins un des deux était mort vu qu’on ne les voyait plus en tant que couple depuis deux saisons. En fait, ce figurant qu’on avait souvent en gros plan était Eric, j’ai juste pas suivi, OUPS. Mais bon, faudrait pas choquer les puritains avec un deuxième baiser gay dans la série aussi…

Le cliffhanger m’a fait mourir de rire tellement Rick a une tête de con en voyant un harem de nanas le tenant en joue ! Quant à Tara, elle paraît ne pas comprendre ce qu’il se passe… moui, alors en fait, t’es la seule à savoir qui est en train de vous attaquer, meuf.
Edit : ouais bon, j’ai mal regardé, il y a des mecs dans le tas en fait. Lalala.

10.pngÉpisode 10 – New Best Friends – 15/20
Show Rick Up up up

L’introduction de cet épisode est une fois de plus à rallonge avec Ezekiel fournissant aux Saviors tout ce qu’ils veulent. Évidemment, ça ne se passe pas tout à fait comme prévu et Morgan y perd son bâton.

C’est aussi l’occasion d’introduire un nouveau personnage du Royaume qui s’oppose aux Saviors, histoire de l’associer à Daryl. Tout cet acte fonctionne plutôt pas mal, car il est intéressant de voir Daryl se mettre en danger pour protéger Carol. Ce n’est pas comme si j’étais le plus accroché au couple Daryl/Carol, mais ça avait le mérite d’être bien foutu.

Le second acte reprend sur le cliffhanger de la semaine dernière, que j’avais mal regardé de toute évidence, puisqu’il y avait des hommes parmi les assaillants. C’est un acte qui introduit donc une nouvelle communauté, celle de la déchetterie, menée par une femme un peu étrange, Jadis. C’est bien son groupe qui a Gabriel et Rick se donne du mal pour le récupérer et passer un marché avec eux. C’est bof en soi, mais comme pour une fois, ça va assez vite, c’est agréable.

Le zombie est dingue à voir et assez peu crédible (je vois mal comment enfiler ce genre de casque à un zombie, ni comment trouver que c’est une bonne idée de le garder au milieu d’une structure instable, mais bon), le groupe en lui-même fait surtout caricatural et drôle, mais l’ensemble fonctionne.

Le troisième acte s’intéresse cette fois à Carol, et à ses retrouvailles avec Daryl, tout en continuant sur le reste du groupe. C’est une structure un peu bizarre, surtout pour The Walking Dead, mais c’est carrément efficace. On se rapproche même d’un épisode de série classique, ce qui permet de limiter un peu l’ennui.

Du côté du groupe, Tara et Rosita se disputent, et j’avoue que je suis partagé comme j’adore les deux personnages. Rosita est un peu énervante à être aussi révoltée de la vie, mais elle marque des points quand même face à une Tara un peu trop docile. Je ne sais pas trop quoi en penser.

En ce qui concerne Carol et Daryl, ce n’est toujours pas un couple bien sûr, et Daryl choisit de lui mentir sur le sort de Glenn et Abraham. Sans vraie raison. Certes Carol est déprimée et complétement cassée, mais ce n’est tellement pas fidèle à tout ce que l’on sait de Daryl ! Morgan tente de le justifier, mais ça ne prend pas trop sur moi.

Finalement, cet épisode passe plutôt vite grâce à sa structure en deux histoires qui voient leur conclusion dans le dernier acte. C’est tellement plus agréable à suivre que ces longs épisodes se concentrant sur un seul personnage, cela résout bien la majorité des problèmes de rythme que j’ai habituellement avec cette série… mais pas tous quand même.

Les choses se mettent peu à peu en place pour mener à l’affrontement qu’on ne verra probablement qu’en saison 8 (faudrait pas aller trop vite quand même), mais le suivi d’une vraie trame narrative est plutôt efficace sur cette seconde partie de saison.

11.pngÉpisode 11 – Hostiles and Calamities – 11/20
You want something, you take it, haircut.

L’épisode repart en arrière et promet dès son résumé d’être bien chiant. Deux histoires à suivre en parallèle cette semaine : celle de Dwight et celle d’Eugène. Dwight doit assumer les conséquences du départ de Daryl, qu’il n’a pas su surveiller assez. Il se fait ainsi tabasser.

J’aime bien le personnage, mais pas assez pour être vraiment désolé face à son sort. Il ne mérite pas forcément ce qui lui arrive, car Daryl a reçu de l’aide qui n’était pas la sienne, celle de Sherry, qui en a profité pour se barrer. Negan se venge sur la mauvaise personne, mais j’en attendais pas moins de lui.

Dwight se fait bien vite absoudre cependant et il part en quête de Sherry dans leur ancienne baraque. Elle lui laisse une lettre très touchante et basta, fin pour ce personnage (pour le moment ou pour toujours, peu importe). C’est un peu triste, mais sa meilleure scène aura donc été ce voice-over, et c’est même la meilleure scène de l’épisode. Une scène où l’actrice n’est pas là. Normal.

Quand il revient, il en profite pour dire qu’elle est morte plutôt que d’avouer qu’elle s’est enfuie. Risqué, quand même, car il dit l’avoir tuée, mais c’est pas gagné, elle peut tout à fait revenir, conne comme elle a l’air d’être. Et pour ne rien arranger, il accuse le médecin que Negan tue aussi, maintenant qu’il a Eugène.

C’est du grand n’importe quoi cette gestion par Negan, il est peu compréhensible qu’il lui accorde cette confiance aveugle ou qu’il considère avoir plus besoin de Dwight que d’un docteur. Même avec un second médecin dans son groupe. Ridicule, du grand TWD quoi.

Eugène, lui, craint pour sa vie après avoir été enlevé par Negan pour avoir créé une balle de fusil. Il est complétement con et c’est sans surprise que l’on découvre que les Saviors lui réservent une vie de roi : forcément, un type capable de te réarmer au moment où ça va évidemment être la pénurie, ça se conserve.

Il était sympa de le voir découvrir sa nouvelle chambre, Easy street et le fonctionnement que l’on avait déjà deviné il y a quelques épisodes. Bon, Negan exploite ce nouvel allié autant que possible, lui demandant comment conserver en bon état ses walkers.

De passionnantes scènes nous montrent ensuite Eugène en compagnie de « femmes », autrement dit de prostituées qui n’ont pas le droit de coucher avec lui car elles sont réservées à Negan. Et même s’il est Negan, il y a des limites.

Bon tout cela permet de le convertir petit à petit, de mec qui fait dans son froc à gros connard comme les autres suivant Negan. Du coup, il a une arme qui pourrait tuer Negan, à la demande des prostituées, mais il décide de se la garder pour lui, car il craint trop que le monsieur à la batte ne l’apprenne. Les mesdames sont déçues par sa couardise (tu m’étonnes, galère de charmer un type comme ça juste pour se prendre un râteau) et lui se justifie (ou pas) par son instinct de survie, tout ça tout ça.

Le développement est réussi, c’est sûr, mais franchement passer une heure d’affilée là-dessus, ça ne m’a pas passionné et je ne suis même pas sûr que ça méritait une heure, parce que même si Eugène passe de type misérable à type au pouvoir chez les Saviors, il passe surtout de gros lâche à gros lâche dans la série.

Une heure pour un statu quo, je ne me sens pas arnaqué déjà.

Bref, cet épisode se contentait de développer des personnages tellement secondaires qu’ils auraient mérité au mieux une ou deux scènes par épisodes sur plusieurs épisodes, histoire de garder un peu l’intérêt par des moments vraiment intéressants.

On retombe dans l’ennui, même si ce développement permet de s’intéresser un peu plus au Mac Gyver de la série qui a tout du héros, sauf le courage et à Dwight, qui s’impose de plus en plus cette saison alors que, bon, il n’est pas très utile à l’économie générale de la série. Je ne donne pas cher de sa peau, mais en même temps, les choses avancent tellement lentement qu’il survivra peut-être une ou deux saisons.

En gros, pas mal de gémissements et de pleurnicheries cette semaine, on aurait pu s’en passer et passer directement à la conclusion, car l’évolution est à peine subtile, surtout chez Eugene qui passe d’un extrême à l’autre assez rapidement, sans surprise aucune car c’est son caractère.

J’espère qu’on aura droit un jour à une confrontation Rosita/Eugène, ce sera rigolo.

12Épisode 12 – Say Yes – 12/20
I tried but… I still owe you.

Youpi, une introduction sur Michonne et Rick, tout ce dont je rêvais ! Et eux aussi apparemment, ils rêvaient de passer un moment ensemble. Seulement, la conception du « ensemble » dans Walking Dead c’est de nous montrer leur voiture le long d’une route avant de lancer le générique. Sans raison.

Comme la semaine dernière, l’épisode se concentre sur deux intrigues en parallèle et n’apporte pas grand-chose à l’intrigue générale, qui avancera probablement au dernier épisode, si Michonne n’a pas bousillé toutes ses cartouches d’ici là. On voit donc les amoureux vivre leur petit rencard à la fête foraine zombies. Et oui, c’est aussi passionnant que prévu.

Ils se la jouent super-héros invicibles, et l’épisode leur donne raison. Ce n’est pas comme si on stressait vraiment pour eux, non plus. La série a perdu l’intérêt qu’elle avait par rapport à la menace zombie il y a un moment, surtout lorsqu’il s’agit de Michonne (Rick est tellement intouchable, je n’en parle même pas).

Bref, Rick fait en sorte d’offrir un joli animal à Michonne. Passionnément stupide, cela le fait tomber au milieu d’une horde de zombies. Les scénaristes tentent de bien nous faire croire que Rick est mort (lol) et que Michonne va y passer bêtement en le pensant mort (relol), mais finalement tout va bien. Sans surprise.

Allez, je leur reconnais la surprise de ne pas avoir oublié Glenn, qui surgit dans la conversation sans grande raison valable pour parler du deuil et de Michonne qui pense ne pas pouvoir survivre sans Rick.

Alors, je trouvais que leur couple pouvait s’expliquer par le manque à défaut d’être crédible, mais en arriver là si rapidement pour eux deux. Je ne sais pas, je ne suis toujours pas convaincu par le fait qu’ils soient en couple en même temps. Bref, ils trouvent des flingues, comme toujours (toujours plus !) et les ramènent à leurs nouveaux alliés qui en veulent encore plus (plus, plus, un petit plus, un peu plus, plus, plus, … OK, je sors).

De son côté, Rosita continue de ne pouvoir attendre pour se battre, c’est d’un original. Au moins, elle est badass à se couper toute seule les fils qui guérissent sa blessure qu’on n’a jamais vu avant mais qui indiquent que ça fait quand même un moment que l’épisode précédent s’est terminé pour elle. Tant mieux, ça permet d’avancer ? Pas vraiment.

Donc elle aussi se promène à la recherche de flingues, ce qui vire à l’obsession et pourrit un peu le personnage, d’autant qu’elle blâme Gabriel pour toute la merde qui lui est arrivée alors qu’elle a juste pas réussi à tuer Negan quand elle en avait l’occasion. Mouais, c’est particulièrement mauvais, et pourtant j’aime bien son personnage, ça en dit long.

Cela finit donc par une alliance qu’elle passe avec Sacha. Les deux décident d’aller tuer Negan toutes seules comme des grandes. Bref, il est de plus en plus évident qu’une des deux ne passera pas la saison, et comme ça fait un moment qu’on n’a pas vu Sacha, j’imagine qu’on aura aussi le droit à un retour en arrière en ce qui la concerne, histoire qu’elle ait son épisode où elle s’occupe de la tombe d’Abraham en pleurant et console Maggie et tue un zombie au pif à un moment histoire qu’on stresse (ou pas). Vous sentez comme je suis blasé ?

On se concentre enfin un peu sur Tara, et c’est pas mieux dans le genre on recule au maximum les choses : elle en arrive à se confier à Judith (qui grandit encore plus vite que Carl, félicitations !)… Et finit par se décider à balancer le groupe qui a failli la tuer. OK. Cela offre au moins la perspective d’un épisode intéressant. Dans deux (ou trois ?) semaines, les connaissant.

Bref, ce n’était pas mauvais, mais c’était juste un épisode servant à combler la saison, et franchement c’est dommage pour une série comme ça qui pourrait s’offrir le luxe d’avancer bien plus vite. Ou alors, je suis juste trop claqué, je sors d’une journée de concours (le fameux dont je n’arrête pas de parler, oui, oui, ça se passe) et je suis blasé par le monde entier. Allez savoir !

13.pngÉpisode 13 – Bury Me Here – 14/20
The world does drive people crazy now but you made us another road

OK, je sais qu’habituellement, je me plains des introductions mille fois trop longues de cette série, mais… qu’est-ce que c’est que ça ??

Introduction la plus inutile du monde, que je n’ai même pas compris tout de suite d’ailleurs. L’épisode se concentre totalement sur le Royaume cette semaine, c’est-à-dire que ça commence sur Carol, qui pleure la nuit, seule dans le noir. Passionnant.

De son côté, Morgan continue d’entraîner les petits garçons à se battre. C’est tout aussi passionnant. Il est donc temps de réunir les deux personnages. OK, OK. Il ne se passe rien pendant la première moitié de l’épisode, mais on continue de voir les personnages du Royaume, de les développer un peu, histoire que l’on puisse s’attacher à eux avant qu’ils ne se fassent massacrer à un moment ou un autre. Moment qui s’avère être dans cet épisode, parce que l’air de rien, on s’approche de la fin de saison.

C’est notamment le cas de Benjamin, qui est développé en périphérie de chacun des épisodes sur le Royaume depuis le début de saison. Depuis le départ, le sort de son personnage est clairement d’y passer à un moment ou un autre. Un détour en ville amène chacun d’eux dans un piège qui finalement n’en est pas un et c’est donc ensuite la livraison aux Saviors qui se passe mal, très mal.

La surprise, c’est que c’est Benjamin qui se fait tirer dessus et y passe hyper rapidement. Comme il se prend la balle dans la jambe, je pensais bien qu’il y survivrait, surtout après le temps d’écran auquel il a eu droit. Je ne suis pas dégoûté pour autant, non, ce n’est jamais qu’un personnage intéressant de plus qui y passe dans cette série avant qu’on ne s’attache vraiment à lui.

En revanche, on continue de développer le type plus vieux, Richard, qui m’énerve depuis le début. C’est lui qui est responsable de la disparition du melon qui a provoqué le meurtre de Benjamin, mais aussi du faux piège qui a mis tout le monde en retard. Bien. Son but était de se sacrifier pour prouver à Morgan qu’il fallait agir contre les Saviors. Bien sûr.

Tout cela est donc le prétexte à un développement sur le personnage de Morgan, qui devient de plus en plus fou, et à celui de Carol, qui reprend du poil de la bête, en gros.

Outre son coup de pied ridicule de Morgan dans un cageot après une forte montée en tension, le meurtre de Richard est à souligner. Il se fait tuer des mains de Morgan qui part ensuite tout confesser à Carol. Bon, du coup, cet épisode était intéressant, parce qu’il fait avancer des personnages qui étaient bloqués depuis le début de saison au Royaume. Cependant, c’est encore un moyen de retarder le développement du fil rouge.

Peu importe, c’est toujours mieux que les dernières semaines ! Bon, et maintenant, il va falloir attendre encore une semaine pour que ça avance ! Et en même temps, j’ai aimé voir apparaître une première scission au sein des Saviors. Une trahison de l’intérieur serait-elle possible ?

The Walking Dead Season 7 Episode 14-1_0002177235Épisode 14 – The Other Side – 13/20
’cause it’s a long life and then it isn’t.

Pff encore un épisode un peu long qui annonce ses longueurs dès le débuts, avec pas loin de six minutes sans une réplique. C’est bien, ça fait des vacances pour les acteurs. En plus, ça pourrait être bien, mais la musique, aussi sympathique soit-elle, n’est même pas raccord.

En gros, l’idée est de nous réintroduire la situation de Rosita et Sacha, en passant par le plus de détours possibles. On découvre un peu la vie de Maggie, Enid et Daryl au passage. Comme souvent, l’idée est bonne, mais trop étendue à l’infini et pleine de longueurs.

Quand on sort de cette introduction interminable, Sacha prépare son coup en volant des munitions à Jésus (d’ailleurs, il est gay ? J’ai Alzheimer sur ce genre de personnage, je crois) et elle est tellement discrète qu’elle se fait prendre en dix secondes, sans surprise. Avec un début aussi chiant, l’épisode promet de ne rien apporter et ne se regarde plus que d’un an.

Les adieux sont pourris et heureusement écourtés : Rosita & Sacha s’enfuient à l’arrivée des Saviors, Maggie et Daryl n’ont pas le temps de se sauver et doivent se cacher, sur les conseils d’Enid. Cette dernière a une vue sacrément perçante pour reconnaître d’aussi loin et aussi rapidement que les Saviors qui arrivent ne sont pas les mêmes que ceux qu’elle a déjà croisé. Normal.

Il y a un rapide suspens autour de la situation de Maggie et de Daryl, mais comme on est à deux épisodes de la fin de saison, il ne faut pas avoir inventé l’eau chaude pour savoir qu’ils s’en sortiront sans problème. En effet, le but des derniers épisodes est clairement de gagner du temps avant la confrontation Rick/Negan, qui ne se fera probablement qu’en saison 8.

Les Saviors viennent simplement chercher le médecin, ce qui va poser problème puisque c’est celui de Maggie. OK, OK. Gregory en profite pour signer sa volonté de trahir nos héros, rien de bien transcendant, ni surprenant.

On découvre de plus que Rosita et Sacha sont en route vers le camp de Negan sans le moindre plan et qu’elles ne sont pas d’accord. Leur rivalité un peu stupide continue. Toujours rien de transcendant, ni surprenant, et pourtant, j’insiste, ce sont deux personnages que je suis supposé bien aimer.

Tout ça enchaîne encore et encore les incohérences et scènes un peu idiotes, comme Rosita qui trafique une voiture en laissant la porte ouverte histoire de laisser un zombie s’approcher d’elle, alors qu’elle aurait pu tout aussi bien simplement fermer la portière et être tranquille. Cela dit, à quoi bon s’attacher à de la cohérence ? Au bout de six ans et demi, j’ai un peu compris que ça ne servait rien, mais je ne sais pas, je me dis que sur un malentendu…

Rosita raconte ensuite sa vie et ses mille mecs, tout en attendant que Negan se pointe. Et quand c’est le cas, Sacha n’arrive pas à trouver un bon angle pour être LE sniper qui mettra fin à Negan. Là encore, c’est vraiment sans surprise, toujours pour les mêmes raisons de confrontation à retarder un maximum.

Autrement dit, le moment le plus passionnant de cet épisode, c’est encore et toujours la dernière scène : Eugène refuse d’être libéré par Rosita et Sacha. Cette dernière largue sa pote/rivale en l’empêchant de s’infiltrer dans le camp et en se la jouant mission suicide. Elle fait donc l’exact contraire de ce qu’elle voulait en début d’épisode, soit disant parce que Rosita sera plus utile au groupe qu’elle.

OK. Franchement, je suis blasé par cet épisode. Il n’est pas spécialement mauvais, mais il n’a rien non plus pour le sauver. Il s’agit une fois de plus de rester devant pendant quarante minutes pour ne pas avancer d’un iota, puis d’être attentif une minute. Histoire de savoir ce qu’il se passera dans deux épisodes.

15.pngÉpisode 15 – Something They Need – 11/20
I do not accept your apology.

Youpi, Tara révèle tout ce qu’elle sait, enfin. Cela permet en théorie de faire avancer les choses. En théorie donc, car elle amène le groupe à la recherche des cinglées de la jungle, mais dans l’ensemble, on n’avance pas vraiment, car les avancées sont mises de côté pour la semaine prochaine. Tara les retrouve et tente de les convaincre de se battre contre les Saviors. Elle n’y arrive pas et Rick s’amuse alors à faire péter quelques bombes autour de leur camp. Le but est à nouveau de convaincre pacifiquement leur groupe que faire la guerre est une bonne idée.

C’est rigolo, parce que c’est voué à l’échec comme approche et qu’assez rapidement on sent des tensions avec Natania et le reste de son groupe, de sa petite-fille à sa seconde, toujours interprétée par Briana Venskus, qui décidément est dans toutes les séries à la fois (Agents of SHIELD, Grace and Frankie, Supergirlc’est pépère sa vie !). Elle s’amuse bien à être secondaire un peu partout.

Bref, les bombes ont attiré tous les zombies du coin et assez vite les deux groupes se retrouvent à travailler ensemble, sans pression, ni suspens. Et on en reste là, aucune décision n’est vraiment prise de vive voix, même si elle est prise implicitement.

Enfin, c’est ce que je pensais. Le groupe de Rick récupère finalement toutes les armes en laissant derrière le groupe des nanas… Ce qui est complétement con puisque certaines étaient prêtes à se battre. Du grand n’importe quoi cette saison : ils refusent donc l’aide d’une main d’œuvre motivée à se battre… sans aucune raison logique ! Juste… pourquoi ?!

Et ce que je n’ai pas encore dit, c’est qu’il s’agit là de la partie que j’ai préféré dans l’épisode, ce qui en dit long sur le pourquoi du comment la note est aussi mauvaise cette semaine alors qu’on voit enfin un peu tout le monde.

Parce que, oui, l’épisode est assez éclaté et nous montre quasiment tout le monde (sauf le Royaume, en fait). Le problème, c’est qu’il y en a qu’on nous montre pour les montrer, comme par exemple Maggie, qui s’occupe toujours du jardin. Ce n’est pas bien intéressant. Pourtant, il y aurait en théorie des pistes à exploiter, avec la nécessité d’un jardin pour survivre, mais non. Oh, Gregory vient bien la voir avec l’intention de la tuer, mais il n’y arrive pas. Normal, il n’arrive même pas à tuer un petit zombie derrière. C’est donc Maggie qui le sauve. Merci pour le suspens inutile qui ne m’a pas du tout fait peur un quart de seconde. Encore un échec.

De son côté, Sacha est en vie, mais dans la position de Daryl à l’époque où il était enfermé par Dwight, les vêtements en plus. Bon, bien sûr, on essaye de la violer, mais Negan décide de la protéger de ça, sûrement pour se la garder pour lui. Pour changer, c’est particulièrement long et inintéressant, et la série s’attarde dessus énormément. En vrai, c’est juste que ça permet de ne pas trop précipiter les choses avant le final de la semaine prochaine, et c’est exactement le but des scénaristes, comme chacun le sait je pense, surtout que je l’ai répété un certain nombre de fois tout au long des épisodes de la saison.

Negan propose à Sacha de travailler pour lui et Eugene devient la voix de la mauvaise conscience qui lui dit qu’elle ferait mieux d’accepter, avant que le charmant monsieur qui était là pour la violer ne se transforme en zombie. Bref, c’est un peu Andrea le retour quoi (oui, vous aussi vous aviez fini par oublier Andrea ? De rien). Bien sûr, Sacha est plus maline qu’Andrea et s’en sort. Elle parvient même à convaincre Eugene de lui rapporter une arme, dans le but de descendre Negan, même si elle lui dit que c’est pour se suicider. Eugene lui apporte donc de quoi le faire, mais Sacha n’a pas envie de mourir.

C’est bien la peine, je voulais la voir mourir cette semaine pour monter un peu les enjeux, c’est naze. Cette saison se résume quand même à son premier épisode pour l’instant, niveau scènes marquantes (que je pourrais même écrire au singulier).

De cet épisode, je retiens de nombreuses longueurs ainsi que l’absence totale de suspens du début à la fin, malgré de bons jeux d’acteurs (dans l’ensemble). Il faut noter des décisions un peu stupides de la part de tout le monde, qui mène à un cliffhanger tout aussi stupide, quand Rosita de retour revient avec un prisonnier. Dwight se rend en effet à Rick et son groupe pour les aider à combattre Negan. Du coup, Daryl se prend pour un chien après dix bonnes secondes où il n’a pourtant pas réagi, puis Rick braque leur nouvel allié et lui dit de se mettre à genoux.

C’est totalement illogique, oui, mais ça va permettre un dernier épisode un peu mieux, a priori. Avec Walking Dead, il faut néanmoins se méfier des a priori et il faudra peut-être attendre la saison 8 pour obtenir de nouveau un bon épisode. Je ne peux même plus dire que c’est décevant : je n’en attends plus grand-chose en-dehors des épisodes marquant les pauses… C’est dommage, parce qu’il y a eu de bonnes choses de temps à autres cette saison et qu’on remonte un peu la pente catastrophique des saisons anesthésiantes de la série.

PS : j’étais de mauvaise foi dans la critique du 14, finalement, on a su dès cette semaine ce qu’il advenait de Sacha, même si on ne l’a pas vue échouer…

16.pngÉpisode 16 – The First Day of the Rest of Your Life – 18/20
We live. We’re the one. Us.

Ce n’est pas vrai, qu’est-ce que c’est que ce titre bidon ? Ils ont vraiment osé ? Oui, évidemment. C’est The Walking Dead, ça ne devrait même plus me surprendre. Bon, avec un titre pareil, je ne m’attends pas à un épisode grandiose et pourtant, ça y est, c’est la fin de saison tant attendue (en théorie). Pour l’occasion, les scénaristes nous offrent un épisode d’une heure. C’est un joli cadeau, qui signifie qu’il y a de grandes chances d’avoir 25 minutes (au moins) de gros plans qui n’apportent rien.

Et ça ne traîne pas, dès le départ de l’épisode avec un long plan sur Sacha qui écoute de la musique, qui aurait pu être réduit de moitié et apporter la même info et la même sensation, surtout qu’on reprend exactement au même point après le générique.

Sacha se réveille alors dans les bras d’Abraham. Bon, ok, Sacha s’enferme dans un monde idéal au fond de sa prison. Et son monde idéal, c’est ce qu’il s’est passé en saison 6. C’est soit un souvenir, soit un rêve, mais franchement, peu importe. Chacun ses rêves, ma cocotte, t’étais pas obligée de nous partager ça au début de chaque acte de l’épisode.

Oui, oui, au retour de chaque pub de l’épisode, nous avons droit à une scène interminable Sacha/Abraham, après un petit interlude musical (c’est comme s’il y avait vraiment de la pub même en replay en fait). Et le pire, c’est que dans ce rêve, il ne se passe rien. Je savais bien qu’on aurait du temps qui ne sert à rien, mais je ne m’attendais pas à ça. Bon, ce n’est pas grave, ça fait une sorte d’adieu au personnage d’Abraham.

Et à la fin de chacune des scènes de Sacha, nous avons un plan d’elle et Maggie observant un lever de soleil. Il n’en faut pas plus pour que l’on sente le danger rôdant sur ces deux personnages : c’est soit un adieu pour l’une d’elle, soit une annonce de ce qu’il se passera en fin d’épisode. Je penchais plutôt pour la seconde solution au départ, mais eh, je me trompais.

Bien sûr, Sacha est toujours emprisonnée au Sanctuaire (non, nous ne sommes pas dans les Chevaliers du Zodiaque pour autant) par Negan, qui ne tarde pas à arriver pour la sortir de là et lui annoncer qu’elle est désormais son outil de chantage.

Du côté des « héros » de la série, ça interroge toujours Dwight, avec un sentiment de haine inutile de la part de Daryl et Tara surtout (j’avais oublié que c’était Dwight qui avait tué Denise). Rosita révèle que Sacha est aussi chez les Saviors et Dwight que Negan s’apprête à arriver. Avant cela, les amis de la déchetterie débarquent pour les aider, et leur chef, Jadis, annonce à Michonne qu’elle compte coucher avec Rick. Normal.

Maggie, Jesus et Enid s’entretiennent au-dessus de Judith, pour simplement se mettre au courant de la situation. Bon, l’idée est de nous faire croire que tout le monde envisage sérieusement que Maggie reste à attendre tranquillement. LOL.

Du côté du Royaume, pareil, ils se sont mis en tête d’attaquer les Sauveurs, avec comme atout principal le retour de Carol dans leur rang et comme principal défaut un Morgan plus très sain dans sa tête qui voulait faire cavalier seul.

Autrement dit, une bonne partie de l’épisode nous prépare à l’affrontement en nous montrant chaque camp. Cela s’accélère un peu à la mi-épisode avec un retournement de situation qui aurait pu être prévisible si j’y avais réfléchi un peu : Jadis (et son clan) trahit Rick. Le plan explosif de nos héros tombe aussitôt à l’eau et Negan a une fois de plus l’avantage. Je ne l’avais pas vu venir cette trahison et c’est une excellente chose, car ça ajoute du suspense à l’épisode, qui aurait été autrement beaucoup trop long. Là, ça permet aux choses de partir plus en vrille que prévu, je ne pensais pas qu’on aurait un affrontement cette semaine.

À partir de là, pour moi, tout devient une question d’attendre l’arrivée du Royaume pour que ça parte en vrille. En attendant, justement, on nous propose un plan machiavélique de Negan, qui nous révèle que Sacha est en fait enfermée vivante dans un cercueil et que c’est là qu’on la voit depuis le début de l’épisode à écouter son iphone… et à se transformer en zombie !

OK. OK. C’est bien joué de la part des scénaristes. Je m’incline, j’avais oublié que Sacha avait la pilule pour se tuer, du coup, sa transformation en zombie m’a vraiment surprise (et donne des points à cet épisode). Sacha se suicide donc dans cet épisode et se transforme en zombie qui s’en prend à Negan qui la pensait encore en vie.

Il n’en faut pas plus pour que Carl excite sa gâchette et que la fusillade commence, partant dans tous les sens : tout le monde tire sur tout le monde. Rosita se prend une balle et est soutenue par Tara, je dis tout simplement NON car il est hors de question de perdre Rosita, merde.

Alors que leurs camps respectifs s’entretuent, Jadis laisse Rick en vie, mais puisqu’il ne lui obéit pas, elle lui tire dessus également. Bien. Il y a donc de la vraie action dans ce final, ça nous change de d’habitude et ça me renvoie au dernier épisode de la prison où tout est parti en vrille un peu comme ça.

Michonne, quant à elle, se fait maîtriser un temps par une blonde bien moins forte qu’elle, mais finit par la tuer.

Et d’un coup, au beau milieu de cette fusillade qui part dans tous les sens, on retrouve sans explication Carl prisonnier des Sauveurs, une fois de plus, et Negan tout prêt à le buter. C’est un peu naze comme ellipse, mais bon, c’est sûr qu’ils manquent de temps après tous les moments perdus pour faire un adieu digne de ce nom à Sacha et à Abraham.

Du coup, Jadis livre Rick en échange de dix personnes, qu’elle considère être un meilleur deal que les armes de Rick. Mouais, c’est bof comme trahison. Et tout ça pendant que la fusillade continue hors champ et qu’on essaye de nous faire croire à la mort de Michonne. C’est con parce qu’on sait que si on ne le voit pas, ça n’arrive pas.

En plus, le moment où le suspens devrait être à son comble est raté car on sait direct que le groupe de Maggie et celui du Royaume va arriver. Et ça ne rate pas, dans un plan digne de Narnia, Shiva la tigresse vient bouffer un des hommes de Negan au moment où Carlita est sur le point de mourir, et c’est reparti pour une nouvelle fusillade avec musique très sympa. C’est une bonne scène d’action dans l’ensemble, même s’il y a quelques coups de feu qui pourrait partir plus vite en direction des personnages principaux. Le roi nous annonce qu’Alexandria ne tombera pas aujourd’hui et si le roi le dit, ça doit se passer.

Seulement, Alexandria tombe un peu quand même, parce qu’une telle fusillade va attirer tous les zombies du coin. Enfin je pensais. En fait, Negan et ses hommes s’enfuient, et tout le monde leur court après. Bloqués dans Alexandria, nos héros enfin tous réunis se rendent à l’évidence : Negan n’est pas mort, et Eugene non plus. Quant aux zombies, la fusillade ne doit pas les attirer tant que ça puisque Sacha préfère aller errer dans les bois… Euh ? Peu importe, elle se fait tuer définitivement par Maggie qui achève ce zombie. Le lever de soleil était peut-être bien un coucher de soleil, et c’était juste une scène pour réaffirmer leur amitié histoire de faire quelques sentiments sur la fin d’épisode.

Je m’attendais vraiment à la mort de Sacha, j’en suis déçu car c’était un bon personnage, mais en même temps, c’est bien fichu. Bon, bien sûr, l’épisode nous apprend également que Michonne n’est pas morte, mais salement amochée quand même, et que Rick est capable de gambader à la même vitesse que Carl malgré sa balle dans la jambe, normal.

Des perspectives pour la saison 8 ? Oh, l’annonce d’une guerre à venir, sans surprise, avec un Negan qui a encore plus d’hommes prêts à le suivre au Sanctuaire. Mouais. Je me demande surtout pourquoi personne ne s’y rebelle maintenant qu’il y a une vraie coalition en place. Oh, et bien sûr Dwight est du côté de Negan, de même qu’Eugène.

L’épisode se conclue sur un discours sympa de Maggie et un dernier hommage à Sacha, qui se voit offrir une belle fin. Je reconnais de mon côté que l’épisode a su apporter plus d’action que prévu et un rebondissement ou deux que je n’attendais pas.

fin.pngEN BREF – Cette saison 7 est un peu moins décevante que les précédentes en ce qui me concerne. Elle souffre toujours de beaucoup (beaucoup) trop de longueurs et temps morts, mais cette fois, j’ai réussi à raccrocher aux personnages. L’introduction de nouveaux groupes permet la création d’un certain nombre dynamiques plus politiques et efficaces qu’auparavant. J’aime la mise en place d’un jeu d’alliance, enfin, après avoir vu six saisons du groupe de Rick contre le reste du monde. Cela change un peu et apporte de bonnes choses.

Je reste sceptique sur la construction générale de la série, dont la lenteur provoque souvent l’ennui alors que l’histoire en elle-même aurait de quoi vraiment m’accrocher à chaque épisode normalement. Plus que tout, je suis sceptique face à la prévisibilité de cette saison. Je trouve que ça empire d’année en année et que la série souffre un peu de sa vieillesse malgré tout. Elle tue moins qu’avant, ne le fait plus qu’aux épisodes tournants et sur des personnages qu’on s’attend à voir mourir (Abraham, Glenn et Sacha étaient tous déjà sur ma liste des gens à mourir prochainement ; seule Rosita s’en tire étonnamment).

Au niveau des personnages, je ne supporte vraiment plus Rick, Daryl et Carl, mais c’était déjà le cas l’an dernier. Maggie a été un peu sous-traitée cette année, mais finit plutôt bien. Il me reste Rosita surtout, dont l’évolution amorcée en fin de saison 6 a continué avec brio cette année. Elle est souvent insupportable, mais ça change un peu du côté cliché et comic qu’elle avait jusque-là. Coup de cœur qui se confirme également pour Tara et pour Negan, deux personnages que l’on apprend à connaître un peu mieux cette année. Oui, oui, j’aime bien Negan, c’est un bon méchant quand même.

Cette saison 7 a donc réussi à me faire aimer de nouveau certains personnages et à lancer des dynamiques vraiment innovantes pour la série. On sort un peu du long passage à vide des saisons 5 et 6 pour revenir à une série qui bouge un peu, malgré une deuxième parte de saison un peu décevante de ce point de vue-là.

Le cliffhanger est bien moins frappant que l’an dernier, mais l’épisode final est meilleur. Ce ne sera pas une torture d’attendre octobre et maintenant, j’ai juste envie qu’on me rende vite Fear the Walking Dead, parce qu’Alicia me manque !

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

 

That ’70s show (S08)

Avis : C’est parti pour les 22 derniers épisodes de That ‘70s show (déjà/enfin). La série s’est essoufflée dès sa quatrième saison et malgré un renouveau sympa tout au long de la cinquième saison, on ne peut pas dire que ce soit une surprise de voir cette dernière année raccourcie de trois épisodes. Il est largement le temps de conclure les aventures de Forman et compagnie, la septième saison a souffert d’énormes longueurs sur ses débuts (the same old things ?) et il a fallu longtemps avant que la mayonnaise ne prenne.

S’il y a une chose que j’ai retenu des nouvelles saisons de cette série par le passé, c’est qu’il fallait se méfier des apparences (et non, ça n’a rien à voir avec le lancement de la dixième saison de Secret Story que j’ai abondamment commenté sur Twitter la veille de commencer cette saison, désolé). Je m’attends donc à peu de choses, le choix logique serait toutefois de recommencer deux mois plus tard avec un retour d’Eric car il s’ennuyait en Afrique et une Jackie qui revient pour entretenir sa relation avec Hyde ou Kelso.

Avant de commencer, je tiens à dire que je n’ai vraiment pas envie de voir Kelso se remettre avec Jackie, ce serait genre la pire idée du siècle et j’aurais du mal avec la fin de la série si c’est ce qu’ils nous réservent. Jackie et Hyde restent mes personnages préférés. Je ne vois pas d’autres évolutions possibles, si ce n’est un mariage Donna/Eric pour conclure la série. Je suis curieux de voir comment ils vont développer le nouveau personnage introduit en fin de saison dernière, Charlie. Bref, il y a beaucoup de possibilités, donc je ne vais pas trop m’attarder ici et plutôt faire play !

 Note moyenne : 16/20s08.png

Épisode 1 – Bohemian Rhapsody – 20/20
That was an awkward landing. I hope he’s OK.

Awkward? C’est le moindre des mots ! Je m’attendais à beaucoup de choses, mais clairement pas à une saison sans Eric ! Hello Wisconsin ! Le générique fait peau neuve, une fois de plus, et je trouve ça dommage d’oublier l’idée de la voiture. Certes, ça fait bien longtemps qu’on ne la voit plus, mais réunir tout le casting sur la même image était plus sympa. Je l’ai relancé une seconde fois quelques secondes après le visionnage : mon dieu, plus d’Eric ni de Kelso ?! Comment j’ai pu passer à côté d’une info aussi importante ? Le personnage principal s’est barré avant la dernière saison ? Et un autre n’est plus que guest star ? Wow. Il avait tendance à me saouler, j’imagine que ce n’est pas plus mal.
Bref ! Kitty décide d’envoyer une cassette audio à son fils et cela permet une construction différente : l’épisode reprend un mois après le départ d’Eric et offre la possibilité de flashback pour raconter ce qu’il s’est passé, tout en développant ce qu’il se passe aujourd’hui dans la maison Forman. L’idée est bonne et donne l’impression que 40 minutes se sont déroulées alors qu’il n’y en a eu que vingt. C’est très réussi : il y a énormément d’humour (Kitty qui se drogue !), les relations et dynamiques entre personnages sont bien fichues et, à l’exception de Kelso, tous les personnages progressent dans leur continuité avec cet épisode. Bien sûr, Jackie régresse et Fez n’évolue pas, mais c’est sans surprise concernant ces deux-là. Les scénaristes se débarrassent de Charlie quand il aurait pu logiquement remplacer Eric (mais ça n’a pas plu aux fans j’imagine ?) et collent une FEMME à Hyde, au moment où l’espoir d’une réconciliation avec Jackie apparaissait. Très, très bon lancement de saison donc, mené par une Kitty très en forme avec son microphone. Je n’y croyais plus et c’est le départ du personnage principal qui permet aux scénaristes d’écrire un de leurs meilleurs épisodes. Improbable.

Épisode 2 – Somebody to Love – 15/20
This is definitely gooder. Gooder? Yeah that’s a word.

Samantha Hyde reste chez les Forman après avoir fait ses révélations explosives. Steven essaye de récupérer son magasin auprès de Léo pour découvrir que c’est devenu un point de rendez-vous pour hippies. Il reprend donc les choses en main et embauche Randy. Jackie a besoin de se changer les idées et demande l’aide de Donna et Fez dans un bar. Les choses ne se passent toutefois pas comme prévu et elle finit par se torcher dans un bar, ce qui correspond tout à fait à l’âge et au caractère du personnage. Elle finit par montrer un de ses seins à l’ensemble du bar… une expérience comme une autre. L’épisode retombe un peu après le premier, mais ça reste assez drôle et je trouve la transition avec le départ d’Eric vraiment bien géré.

Épisode 3 – You’re My Best Friend – 14/20
Who the hell are you?

Yvette Nicole Brown !! Ok elle n’est pas du Whedonverse, mais eh, elle vient de ma sitcom préférée ! Les garçons organisent une soirée pour Hyde afin de rattraper son enterrement de vie de jeune garçon, et bien sûr ils font ça chez les Forman. Donna en profite pour faire une soirée fille en ayant l’énorme tact d’inviter en même temps Jackie et Samantha. Ca se passe mal des deux côtés : les garçons finissent en cellule et Donna réalise qu’elle n’a aucune raison d’être amie avec Jackie si ce n’est qu’elle n’a pas d’autres amies. C’était sympa. Randy fait ses preuves auprès du groupe et de Red… et Kelso se fait virer. Bon, au moins, je ne peux pas dire que les choses n’avancent pas cette saison. C’est à croire que les scénaristes veulent raconter tout ce qu’il reste à raconter en une saison.

Épisode 4 – Misfire – 15/20
I mean I love you and all but that is the worst idea I have ever have!

Kitty et Red fêtent leur 25 ans de marriage et Kelso en profite pour demander Jackie en mariage. OH HELL TO THE NO. En fait, tout commence 48h avant quand il réalise qu’il veut l’épouser parce qu’il n’a rien dans la vie… et elle non plus. L’épisode est une torture pour Jackie et Kelso qui hésitent tout du long sur la décision à prendre. Kelso la demande donc et elle dit non, ce qui permet une jolie porte de sortie pour Kelso, qui va clairement manquer à la série dans les 18 épisodes restants. J’assiste là à une lente agonie de la série je crois, d’autant que tout indique que Donna est filtrée par Eric qui ne lui téléphone pas et l’expédie en quelques secondes. Pas d’inquiétude, elle a Randy pour la consoler… Humph. Ironiquement, malgré ces départs et cette nostalgie ambiante, la série réussit à maintenir le niveau de ces épisodes pour le moment et la saison semble être une belle manière de dire adieu à ses personnages.

Épisode 5 – Stone Cold Crazy – 19/20
Fez, that’s the dumbest thing I’ve ever heard. Catchy tune, though.

Donna ne lâche pas l’affaire et veut envoyer des photos sexys à Eric, elle demande donc conseil à Samantha, en toute logique, avant de laisser son père se charger de l’envoi à la poste. Tout est dit : les photos sont découvertes par Kitty, puis Red, puis Steven, Randy et Leo qui le vend à Fez qui le donne à Jackie. Cas classique, vu et revu au théâtre, mais qui fonctionne à merveille. Samantha aide ensuite Kitty à apprendre quelques mouvements pour attirer à nouveau l’attention de Red, mais elle réussit seulement à mettre le feu à ses cheveux (et mon dieu que c’est étrange cette nouvelle coupe). Kelso s’étant barré à Chicago, Jackie et Fez deviennent colocataires… Au moment où Fez retrouve Caroline, encore plus déglinguée qu’à l’époque ! L’épisode est ainsi une vraie réussite qui enchaîne trois histoires extrêmement comiques, je ne suis plus habitué.

Épisode 6 – Long Away – 14/20
What? He’s not coming home. Eric broke up with me.

Ce qui devait arriver arriva : Jackie et Fez voient d’un mauvais œil le rapprochement (qui sort presque de nulle part) entre Donna et Randy. Ils décident donc d’envoyer une lettre à Eric. Pendant ce temps, Red se rend à une convention de vétérans avec Léo, pour découvrir que ce dernier en est un aussi. L’épisode joue un peu avec la chronologie puisqu’il se déroule sur deux semaines, mais il permet d’avancer sympathiquement vers autre chose. La séparation Eric/Donna est quand même osée de la part des scénaristes, même si c’était assez prévisible, notamment le fait que ce soit Eric qui la largue avant la lettre de Jackie et Fez. La saison a ses hauts et bas quand même et l’intrigue autour de Léo était pas des plus passionnantes.

Épisode 7 – Fun it – 15/20
What do we do with a stolen clown?

Bon et bien il faut croire que le départ d’Eric et de Kelso ne me gêne pas plus que ça car l’humour est toujours là. Le gang décide de voler le clown d’un restaurant où Randy a décidé de les emmener. L’épisode réussit plutôt bien à réunir tous les personnages autour de cette intrigue un peu tordue par les cheveux, mais ayant une peur irrationnelle des clowns comme Jackie (non quand même, moins poussif que ça), j’ai eu un peu de mal à accrocher. Cela dit, Kitty sauve littéralement ces vingt minutes, une fois de plus, apportant tout l’humour nécessaire, secondée par Red et une Jackie hystérique. Celle-ci n’étant jamais aussi drôle que quand elle est hystérique.

Épisode 8 – Good Company – 15/20
So you see not telling each other what they don’t want to hear is what a family is about.

Fez couche avec une de ses clients au salon de coiffure, qui s’avère être aussi une ancienne amie (ennemie) de Kitty. Pas de chance : tout le gang le sait et Kitty finit par le découvrir quand elle les voit s’embrasser. Elle se sent trahie par Fez, surtout quand celui-ci lui répond qu’elle n’est pas sa mère. Ah lala. Autrement, c’est l’anniversaire de Donna et personne ne sait quoi lui offrir, même si Randy souhaite vraiment que ce soit quelque chose de cool comme elle. Les scénaristes ne sont pas du tout en train de forcer les choses. C’était sympa de voir se développe la relation Kitty/Fez, en tout cas, la voir reconnue pour ce qu’elle est par les personnages. L’épisode avait quelques bonnes blagues, mais n’était toutefois pas exceptionnel pour autant, comme souvent avec cette série.

Épisode 9 – Who Needs You ? – 13/20
You hear that Point Place? Randy Pearson loves little boy.

Jackie nettoie tout l’appartement mais a la bonne idée de s’endormir pendant qu’elle fait couler son bain… brillante idée Jackie. Pendant ce temps, Hyde et Samantha (oui, elle est miraculeusement revenue) emménage à l’étage des Forman puisqu’il y a de la place et Donna fait une collecte pour la radio… qui ne fonctionne pas. L’épisode fonctionne peu, malgré des retours de guests plutôt réussis et cools. La conclusion des différentes intrigues est réussies, à l’exception de celle de Donna qui sort tout droit sortie du cercle de Steven/Kelso/Eric et Fez. Bref, un moment de divertissement sans plus.

Épisode 10 – Sweet Lady – 11/20
Well hello crazy girl talking into a hairbrush

Jackie décide de trouver un travail et, quand elle voit son idole télé au salon de coiffure de Fez, elle espère pouvoir travailler pour elle… Elle finira assistante/larbin et sera joyeuse de l’être, alors que bon… De son côté, Steven est amené par Red à une soirée entre vieux mariés qui ne se passe pas au mieux, sans surprise. Aïe, la série s’enlise vraiment et la relation Donna/Randy ne fonctionne pas comme elle devrait. Les scénaristes veulent nous les vendre comme mignons ensemble, mais ça ne prend pas du tout, c’est limite angoissant de voir Donna flipper que Randy veuille coucher avec elle à la soirée où il l’emmène alors que ce n’est pas le cas. Prévisible et pas ouf, on commence à s’enfoncer vraiment bas dans cette saison, c’est dommage.

Épisode 11 – Good Old Fashioned Lover Boy – 14/20
– Holy macaroni, it’s Jackie ! I know someone who’s on TV.
– What do you know? It really is an idiot box!

Jackie a donc un nouveau travail et ça occupe bien les ¾ de l’épisode, on sent que Mila Kunis attire les audiences, entre son rôle-titre dans le générique et son omniprésence cette saison. Tant mieux, j’adore son personnage. Toute son intrigue est assez prévisible avec les cookies de Kitty qu’elle fait passer pour les siens. Bon, le reste est bien moins bon et se concentre à nouveau sur la vie romantique de Donna puisque Léo est amoureux d’elle. J’en arrive presque à trouver que Kelso et Eric manquent, pour la première fois. Le cadre du show a beau être constitué des mêmes lieux et ambiances, on sent bien l’univers qui change et les scénaristes qui rament sur certaines dynamiques ! Un peu dommage, même si cet épisode est légèrement mieux.

Épisode 12 – Killer Queen – 16/20
You’re gonna get fired, you’re gonna get fired

Pfiou, à entendre le générique je commence déjà à être nostalgique de me dire qu’il ne m’en reste plus que dix à entendre ! Bref, Jackie continue d’être torturée par sa boss bipolaire au boulot (au point d’en arriver à embrasser Fez à la télé quand même) et à l’approche de la Saint Valentin, Red explique à Steven qu’il garde secrètement des cadeaux pour Kitty dans le sous-sol… Comme par hasard, le cadeau en question disparaît. Enfin, Donna aimerait que Randy l’emmène en rencard et finit par lui proposer, mais celui-ci a déjà des plans avec une autre fille. Du coup, il lui demande de l’aide pour préparer le rencard qui, oh surprise, s’avère être avec elle… Toute cette lourdeur des scénaristes ! Quant à Jackie, elle est finalement virée, dommage.
PS : À noter, en 2016, cet épisode est un peu moins fun quand il est question d’un 13 novembre ou quand Jackie et Fez nous sortent une réplique de La Reine des Neiges, mais bon.

Épisode 13 – Spread Your Wings – 16/20
It’s all a part of making Eric’s room less girly.

Les Forman décident de reconvertir la chambre d’Eric, ce qui sent bon l’épisode nostalgique, avec pour twist que Steven y a quelque chose à récupérer. Donna est enfin passée à l’étape rencard avec Randy et tout le monde les surprend, mais comme je le disais : épisode nostalgique, donc elle lui en fait voir de toutes les couleurs. Loin de tout ça, Fez fait embaucher Jackie comme femme de ménage au salon de coiffure et ment à ses collègues sur sa folle vie privée pour obtenir un rencard. Les choses avancent enfin un peu, même Kitty est au courant pour Donna et Randy !

Épisode 14 – Son & Daughter – 17/20
Oh look Red this egg is kinda shape like Randy’s head… and now it’s trashed just like Donna.

Le père de Steven est de retour et a besoin de son fils pour garder sa maison : bref, tout le gang se retrouve dans une riche maison. Ca change un peu le décor au moins, mais l’évidente fête qui s’y déroule est à peine montrée. C’est le lendemain que Steven casse la guitare de son père. Kitty est encore énervée après Donna, malgré les excuses de cette dernière. Une fois de plus, Kitty est de loin la plus géniale dans cet épisode, s’en prenant même à un Red qui essaye de défendre Randy et Donna, avant d’empirer la situation avec l’ex-rouquine. L’épisode était franchement bon, avec un bon humour d’un bout à l’autre et des moments sympas pour tous les personnages.

Épisode 15 – Keep Yourself Alive – 17/20
I had a good reason to throw up: I was drunk.

L’épisode commence sur le retour de soirée de l’ensemble du casting, minus Bob. Voilà un nouveau moment nostalgique pour la fin de la série, l’ensemble du casting réunit dans une même voiture. Bien sûr, ça finit mal : Fez perd la bague de fiançailles de Kitty. Du coup, Kitty & Red rentrent chez eux pour que Kitty puisse boire et les jeunes restent à chercher la bague. C’est un autre excellent épisode qui réunit le casting autour de la même intrigue à travers plusieurs sous-intrigues : Kitty apprend que sa bague n’a rien coûté, Jackie tombe dans l’eau à cause de Steven avec qui elle va clairement elle se remettre dans un futur proche, Donna pisse dans les buissons et Fez boit la pisse de son poisson. Franchement, très très bon.

Épisode 16 – My Fairy King – 14/20
I can explain this. You’re both my husband.

Fez a désormais une petite amie et Samantha (qui comme toujours dans That ‘70s show réapparaît de nulle part comme si elle avait toujours été là) a un second mari. Comme par hasard : c’est un bon plan pour annuler un mariage très embêtant. Et en plus, c’est fait hors-caméra ! Pendant ce temps, Jackie déprime d’être célibataire et fait une liste des qualités qu’elle recherche, ce qui l’amène à considérer Fez comme petit-ami parfait. Oh mon dieu, je refuse. Quant à Red, son magasin n’attire pas les foules et il parvient à le vendre pour un bon prix : c’est l’heure de la retraite. Oh, ça sent la vente de la maison et le départ des Forman dans les épisodes finaux…

Épisode 17 – Crazy Little Thing Called Love – 16/20
Are you sure you like Fez? I mean… Think of all the things you said about him over the years?

Red s’ennuie à la retraite, ça promet, et Hyde lui propose de travailler un peu pour lui. Red se tue alors à la tâche en se rajoutant du travail et en se montrant hyperactif. De son côté, Jackie se sent vraiment amoureuse de Fez. Non, mais juste non, c’est comme la copine actuelle de Fez : ça sort trop de nulle part. Ce n’est pas ce que j’attendais des deux dernières heures de la série, mais voir Jackie chez le psy, c’est parfait, autant que Donna et Kitty. Ce personnage de psy est une belle réussite. L’épisode est vraiment sympa, même s’il est hors de question de voir Jackie finir avec Fez !

Épisode 18 – We Will Rock You – 16/20
Jackie Burkhart and I are in love… with disco.

Hyde organise un feu de joie pour détruire des vinyles disco, ce qui réunit tous les jeunes du casting, soit parce qu’ils sont contre (Fez et Jackie), soit parce qu’ils sont pour. Donna découvre le passé de Randy et est choquée de découvrir qu’il a eu un sacré nombre de petites amies. Jackie se fait un peu maltraiter par ses sentiments pour Fez qui ne se rend pas compte du mal qu’il lui fait. Comment le pourrait-il ? Côté adulte, Kitty invite les nouveaux voisins et découvre au passage qu’ils sont gays… Ce que Red met un peu plus de temps à percuter. L’intrigue est marrante et joue à fond des clichés.

Épisode 19 – Sheer Heart Attack – 15/20
Caroline? I haven’t seen you since you tried to kill us.

Jackie vit de plus en plus mal sa colocation avec Fez qui s’est transformé pendant la saison, allez savoir comment, en womanizer. Heureusement, cependant, il se décide à n’aimer plus qu’une seule fille et Kitty est sûre qu’il s’agit de Jackie, donc elle lui dit. Évidemment, elle se trompe à peu près autant que Randy qui pense Fez gay : Fez est amoureux de Caroline qui est encore et toujours cinglée. Jackie se console avec la bouffe un temps, puis confesse son amour. Dans une intrigue moins marrante/importante, Hyde et Red décident de vendre les pilules pour le cœur de ce dernier, qui servent de drogue… Pourquoi ? Comment ? Red ?! C’était un peu trop en-dehors du caractère du personnage pour être parfaitement crédible

Épisode 20 – Leaving Home Ain’t Easy – 18/20
Look what she wrote on the side “Fez has a tiny…” I DO NOT!

Jackie décide de prendre sa revanche sur Fez qui a rejeté son amour alors que, de son côté, Bob décide de vendre sa maison et déménager en Floride. Quand Red en profite pour se moquer de lui une fois de plus, les choses dégénèrent et Bob finit par éclater en insultes envers Red, avant de lui proposer de co-gérer son futur magasin. C’était tellement obligé ce départ des Forman pour conclure la série. Oh, je ne suis émotionnellement pas prêt. Donna ne veut bien sûr pas déménager, mais Bob a vendu la maison, elle décide donc d’emménager avec Randy, ignorant tout de la violente destruction mutuelle qui se déroule entre Fez et Jackie. Randy continue de se révéler de plus en plus décevant pour Donna et elle flippe totalement à l’idée de s’engager, préférant finalement rompre et partir à l’université. Cet épisode prépare vraiment bien le terrain pour la fin de la série et c’est franchement difficile de voir toutes les intrigues et dynamiques imploser les unes après les autres. Excellent épisode donc.

Épisode 21 – Love of My Life – 18/20
I guess the four of us will never sit here together again

C’est au tour de Steven de voir sa vie chambouler : son père vend le magasin et le prévient par courrier. Fez ramène son meilleur ami d’enfance à Point Place et il s’avère bien surprenant niveau origines. C’est bien étrange de choisir l’avant dernier épisode de la série pour introduire ce personnage, mais c’est une bonne excuse pour montrer Hyde abuser de la drogue et décider d’arrêter tout en donnant une explication au possible départ de Fez. De leur côté, les Forman vendent la maison : c’est Red qui se charge des visites car Kitty va travailler (pour genre la première fois de la saison) et évidemment ça se passe de manière bien drôle. La visite par Kitty est cela dit encore mieux : un long monologue brillant et plein d’émotion parfaitement interprété, un peu comme le moment d’angoisse de Steven comprenant tout ce qui est en train de se passer. Bon, OK, je sais, cet épisode a dû mal rester pleinement drôle puisque la fin approche, mais le niveau émotionnel atteint est digne d’une série qui a tenu huit ans, malgré l’absence de deux de ses personnages principaux et des dynamiques modifiées à la dernière minute. La saison s’en sort bien malgré tout, compensant vraiment beaucoup de défauts.

Épisode 22 – That ‘70s Finale – 20/20
Red this is my home, I don’t wanna go.

Hello Wisconsin ! Comment ça pas de générique ?! C’est honteux, j’attendais un dernier générique remodifié. L’épisode prend le parti des flashbacks des huit dernières saisons pour redonner un bon élan de nostalgie. Cependant, pour ses dernières vingt minutes, That ‘70s show a beaucoup à offrir ! En ce 31 décembre 1979 (faut m’expliquer, ils étaient en 76 dans les premières saisons), Fez et Jackie ne parviennent pas à s’embrasser, Kitty ne veut plus déménager, Kelso revient pour tomber du château d’eau (et dire burn !), Donna ne part pas à l’université, Red dit finalement I love you et… Eric rate son avion. L’épisode est un beau mélange d’émotions, avec de vraies bonnes blagues. Je suis peut-être trop indulgent parce que c’est le dernier épisode, mais il était ouf, laissant juste assez de temps d’écran à chaque personnage. On n’aura finalement pas le droit à la moindre seconde des années 80, avec une très belle fin pour ce groupe. La fin est plus ouverte que jamais : ces personnages ne quitteront jamais Point Place, c’est nous qui les quittons. s082.png

EN BREF – Une saison conclusive pas évidente pour les scénaristes, avec le départ d’Eric et de Kelso à gérer. Dans l’ensemble, il y a les longueurs habituelles et un travail de dingue qui permet de compenser de nombreux défauts. Cette saison a permis de renforcer pas mal de choses, à commencer par le personnage de Kitty. Sur la toute fin, je ne dirais pas qu’elle est parfaite malgré cette note excellente : c’est une fin ouverte, qui nous invite à contempler le chemin parcouru par les personnages grâce aux flashbacks. Aucune route n’est vraiment achevée : ce qui s’achève, ce sont les ‘70s. Si je ne suis pas convaincu par Fez/Jackie, je suis content qu’elle ne finisse pas avec Michael, ce qui aurait fait céder la série à la pression d’une routine américaine qui veut que les premiers couples d’une série soient ceux qui terminent ensemble à la toute fin. C’est certes le cas d’Eric et Donna, mais il faut reconnaître qu’il n’y a rien qui aurait justifié de les garder séparés après ces huit saisons. Alors oui, il y a eu des défauts tout au long du chemin de ces huit saisons, mais dans l’ensemble, cette saison conclut bien les aventures Forman.

Je suis heureux d’avoir intégré cette série à mon challenge car je ne la connaissais que peu et n’en connaissais que bien peu de spoilers, je ne savais même pas qu’Eric n’était pas dans la dernière saison quoi ! J’avoue toutefois que j’avais déjà vu la dernière scène dans un dossier Allociné sur les fins de série, il y a très très longtemps et que ça m’est revenu quand j’ai vu les filles descendre au sous-sol. Voilà, une nouvelle série terminée pour le challenge, il me reste à aller imaginer la suite des intrigues de ces personnages dans ma tête et à vous dire… Goodbye Wisconsin !

Another Period (S02)

Ci-dessous, retrouvez mon avis préalable sur la saison 2 d’Another Period, puis une critique de chaque épisode rédigée semaine après semaine. Enfin, une brève conclusion est dispo en fin de page. Attention, spoilers !

Avis : Nous y voilà, le retour d’Another Period, ENFIN ! Cette sitcom, c’est un peu l’excellente surprise humour de l’été dernier, dont je n’ai entendue parler qu’au bout de trois ou quatre épisodes. Rien n’était fait pour m’attirer dans cette série, à commencer par son côté « historique » qui représente un peu le genre de truc qui m’ennuie.

Oui, mais quand Joss Whedon lui-même a commencé à la conseiller, je me suis dit qu’il y avait peut-être matière à être intéressé. Grand bien m’en a fait, j’ai découvert le casting absolument brillant de cette série totalement décalée, qui utilise le XIXe siècle pour critiquer le XXIe et nous montrer tous les travers de notre temps. Grosso modo, le synopsis de base consiste à suivre la vie d’une riche famille qui ne souhaite que l’argent et la popularité, comme nous l’assène le parfait générique à chaque épisode. J’ai vu passer cette semaine une comparaison qui en disait que c’était un mix des Kardashian et de Downtown Abbey. C’est vrai qu’il y a de ça, mais c’est juste beaucoup mieux que ces deux matériaux-là ! Cette série est subtile, intelligente et, malgré tout, profondément drôle. Les personnages sont tous marquants et attachants dans le cliché qu’il représente avec brio. Bref, autant dire que j’étais impatient de retrouver la famille Bellacourt pour cette seconde salve d’épisodes. Je vous recommande de foncer voir la première saison si ce n’est pas déjà fait et d’enchaîner avec celle-ci, qui s’annonce toujours aussi parfaite !

Sans plus attendre, passons donc à mon avis sur les épisodes, avec spoilers, méfiez-vous 🙂

Note moyenne de la saison : 16/20

01.pngÉpisode 1 – Tubman – 17/20
We would like to became famous how YOU are but still young & pretty how WE are.

I want the money, I want the fame, I want the whole to know my name ! Rien que ce générique m’a suffit à être à nouveau totalement dedans, mais le résumé de la saison précédente m’avait déjà fait mourir de rire avant, d’autant que j’avais totalement oublié les rebondissements de dernière minute concernant les Bellacourt. La saison reprend deux semaines plus tard et enchaîne les situations hilarantes, même si on ne voit pas assez Dodo à mon goût. Peu importe, les Pig Sisters sont toujours aussi hilarantes, de même que Blanche ou la nouvelle venue (Fleurbelle ?). Le côté dramatique vient de l’accouchement de Celine/Chair et de l’idiotie des deux sœurs qui se laissent manipuler et se mettent en danger de mort. Bon, petite déception de ne pas avoir revu tout le casting tout de même, et surtout dégoûté de ce recasting d’Hortense (ce n’est jamais que la 3è actrice en 11 épisode pour le même rôle… humph) qui est vraiment raté (elle est bien trop maigre !). La réussite globale de ce retour reste très satisfaisante et rassurante pour l’ensemble de la saison 2 à venir !

Capture d'écran 2016-06-23 13.24.44.pngÉpisode 2 – Annulment – 15/20
Oh Jesus, no, I would divorce you every day if I could !

C’est probablement parce que le soleil est enfin de retour et que je regarde ça en cramant sur un écran pas assez lumineux, mais j’ai trouvé cet épisode un peu plus faible. Il avait pourtant de bonnes bases, comme la baby shower du dernier né ou le divorce des deux sœurs Bellacourt, mais de manière générale, je trouve que les intrigues n’ont révélé leur vrai potentiel comique qu’en toute fin d’épisode. Il était top de revoir le frère dans cet épisode, car il manquait vraiment la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé également l’intrigue autour du voleur, même si j’aurais aimé voir ça développé sur un ou deux épisodes de plus. En fait, quand j’y pense, il y a pas mal de bons moments dans cet épisode, notamment en ce qui concerne le débat sur le gun-control (mais si, j’vous jure), j’ai juste eu du mal à entrer dedans par rapport à la semaine dernière, surtout pour l’intrigue de Lilian qui est un peu trop isolée du reste avec ce long moment de « huis-clos » qu’ils s’imposent tous deux. En bref, j’espère donc le retour de la pluie pour pouvoir être à nouveau à fond dedans (non, j’déconne).

03.jpgÉpisode 3 – The Prince and the Pauper – 17/20
Do you always talk about your daughters during sex?

Ouf, la série repart sur ce qu’elle sait faire de mieux dans cet épisode et contrairement à Wrecked son humour pipi-caca a bien mieux pris. Cet épisode voit donc les deux sœurs Bellacourt se chercher un nouveau (riche) mari, ce qui permet de bonnes blagues tant dans la compétition Bachelor entre elles que dans le choix des prétendants au début. Chair s’est également réveillée la semaine dernière, mais elle est malheureusement amnésique, développant alors une amitié avec Blanche, ce qui est bien ironique, surtout lorsqu’elle se fait une nouvelle fois balancer dans les escaliers. De bons rebondissements peuplent l’ensemble de l’épisode qui se termine sur une des meilleures scènes de la série, voyant toute la famille en pleurs. Brillant dans son traitement et son écriture, ce nouvel épisode de Keep up with the Bellacourt avait tout pour lui… sauf Dodo. Je me demande où elle est partie et si surtout elle reviendra.

04Épisode 4 – Trial of the Century – 14/20
There are so many desperate things happening here. It’s hard to decide which is the worst.

Cette saison 2 n’est pas à la hauteur de la première, définitivement. Nous suivons cette semaine le procès que nous attendions tous depuis les événements de la fin de la première saison. C’est drôle, mais la crédibilité qui régnait encore parfois dans les premiers épisodes s’est totalement envolée cette fois. La quête de gloire de Liliane m’a même un peu désespéré cette semaine, parce que j’étais triste qu’elle échoue. Cet épisode de procès était marrant, mais un peu trop gros pour passer, malgré son bon niveau d’humour général. Il manque quelque chose cette année, mais je n’arrive pas encore à savoir quoi.

 05Épisode 5 – Roosevelt – 15/20
I’m not free, I’m Garfield

Il y avait un léger mieux avec l’épisode de cette semaine : deux intrigues reliées au lieu d’une seule font que ça passe déjà mieux, le schéma storylines A et B étant très fonctionnels. D’un côté, nous suivons donc une grève plutôt ridicule de la part des serviteurs des Bellacourt qui mène à une conclusion sympa et qui prête à sourire. Il y a de bons moments, notamment grâce à Garfield, qui révèle une fois encore une grande partie de son potentiel comique. Cette grève est gérée par le frère Bellacourt, qui le fait devant le président dans l’espoir de devenir vice-président. De l’autre côté, les deux Pig Sisters infernales continuent de chercher l’amour dans une double intrigue franchement réussie qui les voit échouer l’une et l’autre, la première se laissant séduire par une femme sous les yeux consternés d’une Hortense décidément bien mal re(re)castée pendant que la seconde trouve le connard qu’il lui fallait mais se voit forcée de se couper le bras… Ah non, seulement la robe. C’était décidément la scène la plus drôle de l’épisode, d’autant qu’elle était vraiment bien amenée avec la blague sur les handicapés juste avant. Cet épisode était d’un bon niveau, ça fait plaisir.

 05-2Épisode 6 – Servants’ Disease – 16/20
And just so you know a rich person knowing you is as good as going to Heaven

Un excellent épisode d’Another Period cette semaine, qui retrouve définitivement ce que j’aimais tant l’an dernier. Le schéma reste en A et B sans surprise : d’un côté, une épidémie mystérieuse décime les cuisines des Bellacourt, ce qui va permettre à Lilian de se rapprocher de ses serviteurs pendant un épisode, tandis que de l’autre, l’intrigue incestueuse de l’an dernier repart de plus belle… entre bons amis, bien sûr. Le comique de situation est excellent et est parfaitement maîtrisé par chacun des acteurs, les personnages ayant tous leur moment de gloire avec des répliques excellentes. Pour l’instant, on peut dire que la série parvient son passage de la seconde saison, ce qui est souvent difficile pour une série et encore plus pour une sitcom de ce format.

07Épisode 7 – Harvard – 18/20
I can have sex for pleasure?

Tout un épisode sur les double standards, avec Joss Whedon en guest ? Comment voulez-vous que je crache là-dessus ? Certes, l’intrigue autour de Beatrice était du déjà vu un milliard de fois (et la dernière fois, c’était dans Glee…), mais tout le reste était plutôt bien géré. D’ailleurs, cette fin aux toilettes était géniale. Lilian meurt d’envie sexuelle jusqu’à ce qu’elle puisse rejeter un homme après s’être vue refusée quatre fois, Blanche tombe enceinte du premier connard qui passe, les guests sont exceptionnels et drôles. Tout fonctionne à la perfection, même les absences de Dodo et de Chair ne se font pas ressentir. Quant à la dénonciation des double standards ou au racisme anti-canadien, c’est là le summum de l’humour à la Another Period, ce n’est pas surprenant et c’est exactement ce que je cherche devant cette série.

08.jpgÉpisode 8 – Joplin – 15/20
Don’t worry Lillian, I won’t put the coco in my bottom.

Oh mon dieu, les sœurs Bellacourt ont décidé de se mettre à chanter et ont invité une star pour ça… Et les stars sont bien sûr étrangères, ce qui permet d’aborder rapidement les préjugés raciaux, étonnamment laissés de côté jusque-là et encore sous-exploité dans cet épisode. C’est étonnant pour une série qui tacle tous les sujets de société de laisser de côté ce qui est pourtant un sujet plutôt à la mode et largement traité ailleurs (Scandal, OITNB…). Du côté des serviteurs, Blanche se marie avec le docteur qui part en voyage de noces seul et une livraison d’un beurre nouveau réveille la sexualité de ce pauvre Peepers. L’épisode enchaîne les ellipses et se déroule sur un peu plus d’un mois. C’est marrant, mais il ne conclue pas vraiment les intrigues B et C, ce qui est dommage. Enfin, ça reste drôle dans l’ensemble et les sœurs Bellacourt sont toujours aussi dérangées. J’en demande pas vraiment plus.

20160811151741.pngÉpisode 9 – Lillian’s Wedding – 18/20
Then I’ll fuck you in Heaven

Excellent épisode qui nous offre enfin le retour de Dodo dans la série, bien que ce retour soit un peu moins drôle que ce que j’en attendais. L’explication sur son absence et surtout sur ce qu’elle a fait durant huit épisodes est totalement laissée de côté, j’aurais bien aimé qu’on en sache plus sur elle. Il est toutefois vrai qu’on a l’essentiel des informations nécessaires et qu’elle sert ainsi un excellent second rôle pour Beatrice, qui rentre dans les ordres. C’est un twist assez sympathique dans la relation incestueuse avec son frère et cette chanson, parodie des comédies musicales, est l’une des meilleures scènes de la série, drôle à souhait et très entraînante malgré les (grâce aux) paroles. Cela remonte le niveau d’un épisode qui était déjà très drôle, avec le mariage de Lillian qui se trouve un vieillard richissime et l’amourette d’Hortense, qui pour la première fois d’après elle tombe sous le charme d’un homme capable de faire battre son cœur. Je ne trouve toujours pas l’actrice à la hauteur du rôle qu’elle a repris, mais bon. Bref, dans cet épisode, on voit tous les membres de la famille et chacun a un rôle intéressant à jouer et développer, c’est rare. En revanche, dommage que cela éclipse les serviteurs, que j’espère retrouver dans le dernier épisode de la saison.

10.pngÉpisode 10 – The Duel – 17/20
I’ll check to see if he has an opening… other than my vagina.

Le mariage de Lilian était un leurre de la part des scénaristes : il tombe à l’eau et c’est finalement Hortense qui se marie et laisse sa sœur au bord de la dépression (mais ça va, elle a de l’alcool). Le reste de l’épisode se concentre surtout sur Beatrice tentant de remettre Lilian dans le droit chemin sans y parvenir (évidemment) et sur le retour de Dodo à la maison Bellacourt afin de régler le divorce. Une affaire théoriquement simple, donc, mais compliquée par l’égoïsme de Chair/Celine qui veut tout garder pour elle. Cela se termine en duel perdu par Dodo et… Cliffhanger. C’était un épisode avec beaucoup d’humour et qui montre que l’on s’approche du final… Car non, ce n’était pas le final contrairement à ce que je pensais, et tant mieux car il manquait un sentiment de conclusion que l’on aura peut-être la semaine prochaine. C’est intriguant d’avoir trois épisodes qui se suivent après une saison qui faisait passer plusieurs semaines entre chaque, mais ce n’est pas désagréable non plus. Je suis curieux de voir la fin, surtout après avoir découvert le titre des vingt prochaines minutes.

11.pngÉpisode 11 – Lillian is Dead – 16/20
Now that’s what I called a Ladies Night. Drinks on the house! Oh no she broke them all.

Lillian est au bar pour boire, Blanche accouche toute seule car son mari est high et Hortense est heureuse de son mariage jusqu’à ce qu’elle comprenne que son mari est un connard qui n’admire pas tant que ça son talent. Du coup, elle lui fait une gâterie bien particulière qui leur provoque un accident de voiture et… elle meurt. Wow, les scénaristes savent comment résoudre le problème d’un rôle maudit qui a changé d’actrice trois fois. Un peu dommage de conclure cette intrigue comme ça après une saison de sous-exploitation. À l’inverse après avoir été surexploitée pendant deux ans, Lillian meurt, tuée par Beatrice dans un accident… Puis ressuscitée par l’odeur de l’argent. Dodo parvient à gérer son retour en étant richissime grâce à ses précédents dons à des associations. Céline quitte donc son nouveau mari pendant que Dodo célèbre sa victoire. Bon, cet épisode part dans tous les sens pour proposer des conclusions à chaque intrigue et une ouverture vers la saison 3. Je crois que c’est parti un peu trop en vrille pour moi et c’est dommage car la qualité s’en est du coup ressentie. La résurrection de Lilian est franchement quelque chose de trop tiré par les cheveux pour moi, par exemple. Bien que la fin me déçoive donc un peu, je serai au rendez-vous l’an prochain !

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EN BREF – Une saison drôle mais malgré tout moins bonne que la première, avec une triste disparition de Paget Brewster pendant trop d’épisodes. Les intrigues s’éparpillent toujours autant et la saison accuse des longueurs que la série avait su s’épargner à ses débuts. Autrement dit, la malédiction de la saison 2 les frappe de plein fouet et j’espère qu’ils corrigeront leurs quelques défauts pour la saison 3, heureusement déjà annoncée. Il n’en reste pas moins qu’Another Period est une vraie pépite qui se dévore semaine après semaine ou en bingewatching, avec une critique très vive et souvent acerbe.