Station 19 – S05E17


Épisode 17 – The Road You Didn’t Take – 16/20
Je suis rassuré par cet épisode qui est déjà bien plus réussi. Il réserve des surprises et est bien écrit pour les amener progressivement, tout en étant assez cohérent dans la manière dont les personnages sont construits et évoluent. Un bon point pour lui, donc, et un bon moment de ma journée devant cet épisode qui mène en douceur vers le dernier de la saison.

Spoilers

Jack et Andy se font un roadtrip inattendu.


You don’t think potentially being the baby daddy for your friend-slash-ex-slash-coworker is complicated ?

La fin de saison approche et ça ne me plaît pas car je viens juste de retrouver les personnages, mais bon, on va faire comme si tout allait bien et que c’était normal. L’épisode commence par un road trip inattendu d’Andy et Jack. C’est inattendu et super logique à la fois : Jack se rend rencontrer son frère, qu’il a contacté par mail, et Andy a besoin de prendre du temps loin de Seattle parce que… bon, elle a un procès en cours.

Et ça se passe bien pour elle : ses collègues pourront témoigner en sa faveur finalement. Andy ne voit pas en quoi c’est une si bonne nouvelle quand elle considère ça comme parfaitement normal… mais bon. Le roadtrip reprend ensuite et permet à Andy d’apprendre que Jack lit un livre sur les utérus, ce qui lui fait se poser quelques questions. Ben oui, Jack, Maya et Carina n’ont rien dit de leur situation. Et comme le soulignent Maya et Carina dans une conversation où elles hésitent à expliquer pourquoi Carina à la nausée en sentant des œufs brouillés, personne ne se doute que Jack sera leur donneur. Ce n’est pas à lui de l’annoncer, l’annonce doit être commune.

Pas évident, tout de même. De toute manière, toute l’intrigue de Jack et Andy n’est pas évidente : ils ont une famille qui sort de nulle part tous les deux. Il était important d’avoir une scène où Andy explique vraiment les réconciliations sorties de nulle part avec sa mère, avant d’évacuer toute son angoisse – et celle de Jack – en hurlant un coup. Pas étonnant.

Cependant, en fouillant la voiture, Andy finit par trouver des fruits secs avec une étrange étiquette parlant de sperme, et Jack se sent forcé de lui expliquer sa situation du moment. En meilleure amie de Maya et de Jack, Andy a donc une réaction vraiment sympathique : elle engueule Jack de s’être embarqué dans une situation compliquée alors qu’ils avaient un pacte pour ne pas le faire.

Et forcément, parler du pacte fait culpabiliser Andy parce qu’elle aurait dû le respecter davantage pour ne pas se retrouver dans cette position avec Jeremy. Jack est un excellent ami sur le coup, à rappeler à Andy qu’elle n’est clairement pas fautive de ce qu’il s’est passé.

Ils se rendent ensuite chez Joshua, le frère de Jack, et… la situation est aussi gênante que prévue. Jack n’ose pas frapper à la porte, Joshua pense qu’Andy est la femme de son frère, et les deux frères ont le même tic nerveux, étonnamment. C’est sympathique comme scène, mais je me demande vraiment où ça compte aller pour la suite.

Le type n’arrête pas de parler de ses deux enfants et de celui à venir, mais je ne le sens pas du tout. C’est bizarre de refuser que les invités entrent dans la maison ou de présenter sa famille. Cela sent le type qui n’assume pas sa vie… et ça se confirme assez vite quand il apprend à Jack qu’il n’a pas été adopté.

Non, il a passé toutes ces années avec ses parents. Jack est un bébé abandonné à la naissance parce que la mère était encore au lycée et qu’elle ne pensait pas passer sa vie avec son copain du lycée – et aussi parce qu’elle était trop jeune pour élever un enfant. Par contre, elle a donc eu un autre fils ensuite, Joshua… mais aussi trois filles, Vivian, Brooke et Abby. Oula, c’est énorme comme bombe ce qu’il balance au personnage de Jack.

J’aurais pu le voir venir en y réfléchissant un peu, mais c’est vrai que je me suis laissé embarquer à l’idée que Joshua avait été adopté aussi. La situation présentée ici est pourtant une situation probablement classique, mais terriblement violente pour Jack. Heureusement qu’Andy est venue avec lui finalement. Elle a plutôt une bonne idée d’arrêter Joshua dans son monologue sur toute la famille, parents compris, qui est prête à le rencontrer ou qui est pleine de regrets – pour les parents surtout. C’est très violent comme scène, la réalisation nous le fait comprendre avec un zoom bien senti, et tout ça est finalement coupé court par une Andy pas du tout à l’aise. Forcément.

En chemin, la roue de la voiture crève pour que Jack puisse avoir un moment d’émotion intense et d’énervement, revenant avec Andy sur son passé et son enfance en foyer, à passer d’une famille d’accueil à l’autre. À force de parler, Jack finit par faire le parallèle entre les parents adoptifs qui abusaient de lui et Jeremy. Andy et Jack en arrivent à la conclusion que Jeremy avait forcément fait d’autres victimes. Il n’y a plus qu’à les retrouver désormais…

Du côté de la caserne, tout se passe à merveille au matin : Ben et Miranda ont enfin signé les papiers pour adopter Pru, ce qui était largement sous-entendu par l’épisode précédent de Grey’s, au point de m’en faire vérifier les dates de diffusion des épisodes. Tout le monde prend un bon petit-déj festif (à part Carina) et la journée peut donc commencer de la meilleure des manières.

C’est une journée clinique, et elle est marquée aussi par Carina recevant une alerte : un an après le mariage, elle va devoir passer l’entretien pour obtenir sa green card. Tout le monde semble prendre ça comme une bonne nouvelle non génératrice de stress, mais je le sens suffisamment mal avec ces scénaristes pour commencer à m’inquiéter, moi. En tout cas, ça donne une bonne ambiance générale avec Carina qui se prend des questions à longueur de journée pour préparer le rendez-vous.

Carina, elle, semble préférer se concentrer sur autre chose, notamment la relation Vic et Theo. Ils travaillent désormais ensemble. Là encore, je m’inquiète rapidement quand j’entends le couple être heureux de bosser ensemble et dire qu’il n’y a pas le moindre souci. Ils sont en tout cas appelés en alerte Crisis One.

La crise ? Un couple divorcé se dispute la garde d’un enfant nommé Mary. Du moins, ça, c’est la version de la mère. L’enfant, lui, dit qu’il s’appelle Matt et on comprend bien pourquoi il préfère rester avec son père, surtout quand sa mère appelle son nouveau compagnon et les flics. Pourtant, le père avait raison : il avait bien la garde de Matt, n’en déplaise à son ex-femme.

La situation pourrait donc terminer bien, mais non : la mère et son nouveau compagnon tentent de kidnapper Matt devant Vic et Theo. Le kidnapping est interrompu à temps, Matt peut faire ce qu’il faut pour s’affirmer face à sa mère, ayant même le temps d’un petit discours sur son envie de mourir en entendant son deadname et l’intrigue est résolue ainsi. C’est simple, mais efficace. Cela se termine toutefois par Theo conseillant à Matt et son père de changer d’adresse pour se protéger… et ça fait prendre conscience à Vic qu’il semble parler par expérience.

Difficile de laisser passer un conseil pareil sans lui demander de partager son histoire. Son histoire ? Un ami gay non accepté par ses parents, viré de la maison au nom de Jésus… et pourchassé ensuite par son père, avec un flingue, parce qu’il dormait chez les parents de Theo. L’histoire est violente, tout de même, et Angel, l’ami, n’a plus jamais ri de sa vie parce que ses parents lui avaient détruites. Terrible.

Heureusement qu’on a en fin d’épisode de quoi se réconforter avec Maya et Carina qui partagent une belle scène au lit. Avant ça, à la clinique, la cheffe Ross vient voir ce qu’il se passe et ignore complètement Sullivan devant tout le monde. C’est un grand classique de série, ça pose des questions à tout le monde, et surtout à Sullivan qui essaie désespérément de parler avec Ross. En vain. Tout le monde le voit, y compris Carina. Elle déteste évidemment Sullivan, mais celui-ci tente encore de lui parler, et il le regrette vite.

En parallèle de tout ça, Travis et Maya accueillent à la clinique un homme qui n’a pas d’assurance et qui se décide à venir checker sa santé avec eux, parce qu’il boîte énormément. Et pour cause : il a du diabète et perd carrément ses orteils quand Travis les touche. L’homme est évacué vers le Grey Sloan, mais il est terrifié tout de même, parce qu’il n’a pas d’assurance et qu’il ne veut pas perdre sa maison pour être soigné.

Tout ça énerve profondément Travis et c’est sans surprise qu’il envisage ensuite de se présenter pour devenir maire. Mouais. Tout le monde semble persuadé qu’il pourrait gagner, mais je suis loin d’en être si convaincu franchement. On verra ce que propose l’épisode final sur le sujet. En attendant, la fin d’épisode nous propose une scène où Sullivan et Ross couchent de nouveau ensemble. Bon, ben au moins, on connaît la nature de leur relation maintenant.

 

Station 19 – S05E16


Épisode 16 – Death and the Maiden – 14/20
Bien que très marrant par moments tout en étant capable de viser juste dans les émotions, cet épisode n’en reste pas moins un épisode très classique de la série. Ce qui lui fait perdre le plus de points ? Le positionnement pas bien crédible de certains personnages. Les discours à faire passer sont justes et bons, mais personne ne parle comme ça à des supérieurs hiérarchiques sans sanction, surtout dans ce domaine. Et ça finit par attaquer un peu la cohérence de la série.

Spoilers

Andy attend de savoir si elle pourra récupérer son job, Maya et Carina sont sur le point de tenter de concevoir un enfant.


No, you can. It’s just… It’s kinda pointless.

Il me reste tant d’épisodes de tant de séries à voir si je veux être en mesure de proposer un TFSA à peu près efficace vendredi prochain… Il faut bien commencer quelque part et je dois avouer que les personnages qui me manquent le plus sont ceux de cette série. Pas de bol, il ne me reste que trois épisodes à voir. Trois épisodes, certes, mais un peu plus de temps que ça quand même : je continue de regarder la série en parallèle de Grey’s Anatomy après tout.

La dernière fois que je quittais la caserne 19, je laissais nos héros en fâcheuse posture avec Andy arrêtée. Une petite pause dans la diffusion et bim, me voilà à ne revenir qu’après deux mois et un paysage politique américain qui est parti en vrille à l’exact opposé de tout ce que veut promouvoir la série. Ce sera intéressant la saison prochaine. Pour l’instant, il me faut finir cette saison, et ça reprend avec cet épisode qui commence par un plan déjà terrible : Andy est face à un juge résumant les charges pesant contre elle.

Elle plaide non coupable, ce à quoi je ne m’attendais pas plus que ça, et elle se retrouve ainsi à devoir  faire face un procès le 17 mai, pour la fin de saison. Ce qui est intéressant, c’est qu’elle est capable apparemment de payer une caution à 1000 000$. La série nous montre ensuite qu’elle emménage ailleurs, donc ça suppose une vente de la maison ? Possiblement.

Le début d’épisode est en tout cas sacrément violent, avec l’idée qu’Andy est obsédée par les réseaux sociaux parce qu’il y a évidemment des articles sur ce qu’il s’est passé entre elle et Jérémy. Le problème, c’est que les commentaires sur ces articles sont loin d’être élogieux pour Andy ou les femmes en général. Franchement, la série fait un bon travail à nous donner le vertige sur le sujet. C’est horrible d’être ne serait-ce que dix secondes dans la peau d’Andy lisant autant de messages.

Par chance pour elle, elle a toujours ses collègues pour la soutenir, même si elle ne bosse plus. Vic la babysitte donc, au point où elle en est à dormir avec elle pour vérifier qu’elle ne fasse pas n’importe quoi. Elle le fait pourtant puisqu’elle dort sans mettre son portable à charger ou en silencieux ? Et elle n’a qu’une notification au réveil ? C’est beau de vivre dans une série.

La vie prend une tournure sombre pour Andy en tout cas, parce qu’alors qu’elle attend de savoir ce qu’elle pourra faire au boulot, Théo est réassigné… à la caserne 19. Bizarrement, Vic a l’air de prendre la nouvelle à merveille, flirtant avec lui au taf et tout alors que c’est précisément ce qu’elle redoutait il n’y a pas si longtemps. Cependant, ça fait plaisir de voir ces deux-là si heureux, en couple. Et puis, on a besoin d’un peu de bonheur dans la série qui a suivi une tournure de plus en plus sombre depuis quelques épisodes.

Tout cela n’est pas sur le point de s’arranger avec Dixon qui se présente bel et bien à la mairie. Travis passe sa journée à ruminer la nouvelle, craignant de devoir se retrouver avec un maire si dégueulasse et à l’encontre de tout ce en quoi il croit. Bienvenue dans la vie. Theo propose alors à Travis de trouver un moyen de se battre contre l’élection de Dixon… Allez, Theo n’a qu’à devenir maire, ce sera marrant à voir.

En attendant, ils ont toujours un travail à effectuer, avec un incendie à éteindre. En soi, c’est leur boulot et c’est une intrigue plutôt classique, mais ils se rendent compte que le chef de sécurité de l’immeuble leur ment par crainte de son boss. Il y a ainsi une pièce cachée au second étage du bâtiment, et ça sent l’intrigue sur les immigrés illégaux assez vite. C’est effectivement le cas : les pompiers trouvent une dizaine de femmes cachées dans une pièce, et rapidement l’intrigue prend une tournure plus politique.

C’est effectivement Travis qui comprend en premier ce qu’il se passe et qui interroge les femmes pour mieux comprendre leur situation – avec des passeports volés contre leur gré, évidemment. Très rapidement, on sent la tension monter et les choses empirent quand Travis aperçoit Dixon sur le lieu de l’intervention. Sans la moindre surprise, Dixon est du côté du patron « employant » ces femmes de manière illégale, et il le présente de cette manière à la cheffe Ross quand elle arrive sur les lieux.

De son côté, Andy passe sa matinée avec sa nouvelle cheffe et… ça donne une dynamique étrange. Elles sont toujours beaucoup trop potes, et ça fait bizarre de voir Andy parler si librement avec sa supérieure hiérarchique. Celle-ci ne semble pas trop fermée à l’idée de la voir devenir capitaine un jour, mais elle n’est pas prête pour autant à réintégrer Andy dans une caserne. C’est bien logique. Andy le prend toutefois beaucoup plus mal qu’elle ne devrait, commençant à s’énerver et rappelant qu’elle n’est pas une meurtrière.

Certes, c’était de l’auto-défense, mais ça ne change rien au fait qu’une femme sur le point d’être jugée pour la mort d’un homme qu’elle a provoqué ET qui est encore super énervée par les événements n’est probablement pas prête à reprendre son job de pompier dans les bonnes conditions. Plus le temps passe et plus j’aime la cheffe Ross – ce qui se fait en parallèle d’une Andy qui recommence à me souler.

Par la force des choses, Ross l’emmène sur le lieu d’intervention de l’épisode où Andy prouve une fois de plus qu’elle n’a pas le bon caractère pour être 100% efficace dans son travail, préférant une fois de plus discuter les ordres. Elle vient d’apprendre qu’elle était simplement suspendue et pas virée, elle devrait être plutôt reconnaissante – même si la situation est parfaitement injuste pour elle, un homme est mort tout de même et ne pas comprendre la réaction de sa cheffe face à la situation ne fait pas d’elle un pompier très lucide. Au-delà même des charges contre Andy, il paraît assez évident qu’elle n’est pas prête psychologiquement à reprendre un métier si difficile. Et comparer ça à l’arrestation de Dean… Rien à voir.

Elle finit par nous faire tout un couplet sur son besoin d’indépendance et sa haine du système où tout le monde pense mieux savoir qu’elle ce qu’elle a besoin. La scène est belle et le fond du discours est bien vrai, mais à quel moment est-ce qu’on peut parler comme ça à sa cheffe ? Elle est beaucoup trop cool Ross, et elle l’est aussi avec Travis.

J’aime beaucoup sa manière de voir les choses et d’expliquer à Travis qu’il peut évidemment avoir une opinion sur ce qu’il se passe, mais qu’elle ne sert à rien dans ces conditions. Et comme elle passe une journée de merde, elle envoie aussi bouler Sullivan ensuite, ce qui est parfait. Quant à Travis, ça termine bien sûr par une petite réplique de Theo lui expliquant, avec humour, qu’il n’a qu’à se présenter à l’élection pour être maire. Quelle surprise.

En parallèle, Maya et Jack prennent tous les deux un jour de congé. Il est révélé assez rapidement que c’est parce que le jour de l’insémination est arrivé, mais on s’en doutait. La série rushe les choses, comme toujours avec Maya et Carina. Ces démarches prennent tellement plus de temps en vrai. Je veux bien qu’on nous dise qu’elles sont heureuses et excitées à l’idée de devenir mamans, mais il ne faut pas abuser, ça va vraiment super vite.

J’ai tout de même aimé l’intrigue, une fois de plus, avec Jack qui vient chez les filles pour se masturber. Forcément, ça créé une gêne énorme entre eux, et j’aime tellement les personnages, Carina en tête, que j’ai fini par trouver ça mignon de voir Carina prendre sa voix de docteur pour tout lui expliquer.

Malheureusement, ils sont interrompus par une notification. Putain, mais les personnages ne mettent donc vraiment pas le téléphone en silencieux dans cette série ? Même quand ils sont sur le point de faire un enfant ? Bref, peu importe, la notification change la donne pour eux : Jack reçoit une notification lui apprenant qu’il a un frère – et un frère qui est papa, faisant de lui un oncle. La réaction de Carina est à mourir de rire sur le moment, mais elle est en fait au fond du trou.

Il ne faut pas se mentir, la situation de Jack change du tout au tout. Si elle l’exprime mal par la suite, nous faisant une vraie Carina, il est évident que, même s’il ne le perçoit pas encore, cela pourrait affecter sa décision. Malgré tout, les trois finissent par tenter l’insémination dans ces conditions, même si ça passe aussi par Maya forcée de rassurer Carina sur son désir d’avoir des enfants. Encore. Même dans ces conditions, ça repart en vrille quand Carina veut aller s’excuser auprès de Jack et renverse par accident le sperme au sol, parce qu’il était déjà là à leur donner. La scène qui suit est horrible à voir.

C’est horrible parce qu’elle est à la fois hilarante pour les réactions de Carina, complètement ravagée par les hormones, et terriblement triste quand elle ressort de nulle part que son frère est mort. Bien sûr que ça joue dans son désir de créer une famille, bien sûr que c’est une journée horrible pour Carina – mais c’est aussi une journée parfaite selon elle, surtout qu’ils sont déjà une famille avec Jack.

Elle s’inquiète bien sûr de le voir partir pour se rapprocher de son frère et son ou ses neveux/nièces, mais bon, le bébé est finalement conçu sur un choix musical très pertinent. Give me your best shot ? Sérieusement ? C’est totalement abusé, mais bon.

Enfin, la série est aussi sur une lancée plus familiale sortie de nulle part avec Elena, la mère d’Andy qui se pointe sans prévenir. Elle surprend Vic et Sullivan alors qu’ils commençaient enfin à s’entendre, et ça faisait une bonne scène marrante à voir. On passe une fois de plus du rire aux larmes quand Andy la retrouve en fin de journée devant chez elle : elle se rend compte qu’elle avait justement besoin de sa mère et besoin d’un câlin.

Et sa mère est exactement ce qu’elle avait besoin d’avoir dans sa vie à ce moment : au-delà du câlin, sa mère est prête à l’écouter, à lui raconter son propre viol par un collègue pompier, à danser avec elle (ah, Shonda, on te voit) et à la laisser parler de ce système pourri. Pourtant, le système a bien changé, même si Ross fait le job comme un homme.

Moi, ça me remet en question : est-ce que j’aime tant Ross pour sa manière de jouer avec le système comme un homme le ferait, du coup ? J’aurai l’occasion d’y réfléchir avec d’autres épisodes, probablement.

 

Station 19 – S05E15


Épisode 15 – When the Party’s Over – 18/20
C’est le genre d’épisode dont il est dur de faire la critique tant j’étais absorbé par tout ce qu’il se passait, mais il y a malheureusement quelques scènes moins pertinentes et atténuant l’impact qu’aurait dû avoir l’épisode. La fête est finie en tout cas, personne n’ira dire le contraire après cet épisode qui propose quelques douches froides et d’excellentes performances d’acteurs.

Spoilers

Andy débarque à la caserne 19 après son agression.


Her body is evidence.

Oh bordel, j’aurais dû enchaîner vraiment les épisodes, mais j’avais peur d’un mauvais crossover. A la place de ça, on se retrouve avec un épisode qui reprend exactement où le précédent s’arrêtait. Et ça n’est pas rassurant du tout. On retrouve ainsi Andy courir pour sauver sa vie, ne s’arrêtant plus jamais. La pauvre.

Je m’y attendais, mais elle se rend aussitôt à la caserne 19, où toute l’équipe est encore sous le choc de la possible énième trahison de Sullivan. Pour une fois qu’il faisait quelque chose de bien. Bien évidemment, c’est le même soir que Maya et Carina demandaient à Jack de devenir leur donneur de sperme. L’idiot du village (pardon, mais ça lui va bien et j’ai ça en tête depuis que Carina a dit qu’il était goofy) n’a donc pas le temps de répondre avant qu’Andy ne débarque, essoufflée.

Elle tombe au moins sur les bonnes personnes : Carina est un personnage toujours aussi excellent. Elle est capable d’arrêter Sullivan quand il risque de soigner trop vite Andy et de détruire des preuves de son agression, elle propose à Andy d’appeler la police, mais elle ne souhaite pas le faire sans son accord. Clairement, elle fait bien : l’affaire va partir beaucoup plus loin et Carina le sait, puisqu’Andy demande à ses collègues de se rendre auprès de Jeremy pour vérifier s’il va bien.

Et ce n’est pas le cas. Quand Maya, Vic et Sullivan le retrouvent, il est en mauvaise posture, mais au moins, il est en vie. C’est plutôt une bonne chose car il est crucial qu’il reste en vie pour Andy et pour son futur, parce qu’elle resterait coupable d’un homicide involontaire. Je n’avais pas envie que la série parte là-dedans, mais c’est malheureusement la voie qui est suivie – et c’est bien logique.

Pendant que le trio fait tout ce qu’il peut pour sauver Jeremy et que celui-ci tombe en arrêt cardiaque (bordel), Beckett débarque à son tour et n’aime pas trop voir ces trois-là en train de traiter Jeremy sans avoir appelé de renforts. Ils sont tous bien trop proches d’Andy pour prendre en charge un tel patient.

Beckett appelle des secours, mais ils mettent trop de temps à arriver, de même que la police. Cela force les paramédics présents à… kidnapper Jeremy pour l’emmener à l’hôpital. Après tout, ils étaient au bar de Joe, donc l’hôpital n’est jamais que de l’autre côté de la rue. En théorie. En pratique, ils semblent mettre un temps infini à arriver aux urgences, gérées par une Teddy pas prête pour ce qui va lui tomber dessus, à savoir un Sullivan énervé.

De son côté, Andy se retrouve à devoir témoigner auprès de deux flics. On se retrouve assez rapidement avec un schéma de good cop/bad cop, mais ça fonctionne très bien dans l’épisode. On sent que les questions posées sont les questions attendues dans ce genre de situation, mais ce sont aussi des questions bien gênantes par moment – genre de savoir si elle est alcoolisée ou non.

C’est plutôt bien mené, avec un flic qui fait passer la pilule et nous fait presque oublier qu’ils sont en train de mal faire leur boulot. Heureusement, Andy leur fait remarquer qu’elle a droit d’avoir l’aide de quelqu’un, et elle demande Ben, qui a été formé pour cela en tant que médecin. Quand il débarque, il s’assure que les flics respectent bien le grade d’Andy quand ils lui parlent, mais rappelle aussi qu’ils doivent lui proposer de faire un rape-kit, le kit de viol qui permet de récupérer toutes les preuves de l’attaque.

C’est important de le faire, c’est important aussi de montrer comment ça se déroule. Cela nous permet d’avoir la confirmation que Carina est aussi géniale aussi parce qu’elle sait très bien comment tout ça se déroule. C’est aussi l’occasion d’une scène où l’on apprend qu’elle a elle-même été violée, et l’occasion pour Jack de lui confier que lui aussi. En soi, cette scène me paraît importante pour plein de raisons. Oh, on est habitués avec le Shondaland, mais les statistiques sont assez effroyables sur le sujet pour qu’il soit toujours nécessaire de nous rappeler qu’un tas de personnages sont inévitablement concernés.

Etait-ce nécessaire de le faire par flashback également ? Clairement non. J’ai totalement décroché de toutes les scènes concernant le passé d’Andy avec sa mère qui lui apprend à se défendre et l’inscrit à des cours de self-defense. C’était nécessaire pour la construction du personnage, apparemment, et pour nous montrer qu’elle ne pense probablement pas dans le bon ordre après tout ça.

J’ai détesté les flashbacks quand même, surtout que j’aurais préféré rester bien plus concentré sur le moment en cours, avec un kit de viol particulièrement violent pour Andy. La scène était parfaitement jouée pourtant. Andy récupère le contrôle par son consentement, même si bon, c’est le genre de procédures qui doivent continuer de la faire se sentir en position de victime. Malheureusement pour elle, ne le reste pas aux yeux de la loi et de la police.

En effet, Teddy est bien incapable de sauver la vie de Jeremy. Malgré ses efforts à l’hôpital, Jeremy meurt donc… et Teddy annonce ça aux pompiers, qui sont pourtant ses amis (elle était là pour les réconciliations entre Carina et Maya ?), comme de la merde. Genre, OK, t’as du boulot devant toi, mais là, c’est un peu comme informer la famille d’une victime vu comment Sullivan a insisté ? Trop bizarre comme scène.

Voilà donc Andy qui perd le droit à un témoin lors de son interrogatoire, voilà surtout Sullivan, Beckett, Maya et Vic qui se retrouveront tous convoqués par la police pour témoigner de ce qu’il s’est passé, voilà Andy qui essaie de répondre aussi précisément que possible à tout ce qui lui est arrivé, comprenant toutefois qu’elle a besoin de faire appel à un avocat. Terrible.

Et pendant que tout ça se déroule, Travis en est encore à se remettre de sa rupture en se rendant dans le bar avec le reste de la 23. Clairement, la rupture avec Emmett est enfin actée, et ça fait plaisir à voir. Seulement, le voir boire pépère avec Theo dans cet épisode, c’est un peu frustrant. Et quand Maddox débarque pour accuser Andy, c’est encore plus énervant. Heureusement que Travis est là pour leur faire prendre du recul – surtout à Theo.

Oui, il est pote avec Andy, mais bon, elle est aussi sa capitaine, ce qui fait qu’elle ne pouvait rien lui dire. Par contre, qu’est-ce qu’ils sont cons quand ils reçoivent l’appel et se précipitent à la caserne, bourrés, pour voir comment Andy va. Le fou rire est plutôt nécessaire et l’épisode est plein de petits moments réussis comme celui-ci – le merci d’Andy à Carina également ! Malheureusement, ça ne fait pas tout : en fin d’épisode, Andy se fait bel et bien arrêter pour meurtre.

Et pourtant, les scénaristes ont tenté de noyer le poisson avec des scènes plus positives, notamment lorsque Theo s’en veut d’avoir laissé Andy seule ou ce moment où Jack finit par accepter d’être le donneur de Maya et Carina pour être l’oncle Jack. Ces bonnes vibes ont fait du bien, mais le cliffhanger avant trois semaines de pause n’en reste pas moins violent : Andy est arrêtée.

 

Station 19 – S05E14


Épisode 14 – Alone in the Dark – 16/20
C’est ce genre d’épisode où les mauvaises décisions précédentes finissent par prendre tout le sens que les scénaristes voulaient. Cela fonctionne plus ou moins selon les intrigues et les personnages, mais ça permet en tout cas de ne pas voir le temps passer. Quant à la fin de l’épisode, j’ai eu beau la voir venir un peu avant, je ne m’y attendais tout de même pas et je suis pressé de voir le suivant. Dommage, il faut repasser par Grey’s avant, au cas où.

Spoilers

La caserne 23 ferme définitivement.


So you wanting to go back to your precious 19 is the reason 23 got shut down ?

Le montage de début d’épisode est tout de même un peu horrible pour Andy, parce qu’il nous montre à quel point son rôle de capitaine de la 23 n’a jamais plu à personne : tous les pompiers de la caserne se disent au revoir car la caserne ferme définitivement, et ils font des photos et ça se fait en grande partie sans Andy, tout de même. Malgré tout, la scène finit par avoir un petit côté émotionnel, alors même que bon, la caserne 23, on s’en fout, tout de même. Allez, clap de fin pour cette équipe, hâte de savoir ce que chacun deviendra.

En attendant, on les suit quand ils vont boire un verre dans le même bar que la 19. C’est l’occasion pour nous d’en savoir un peu plus sur Theo et sur le refuge qu’il avait trouvé dans cette caserne. C’est aussi l’occasion de voir Andy draguer encore un autre type, cela dit, Jeremy, un pote du pire pompier qui existe, Maddox. La soirée n’est pas hyper crédible tout de même, avec Andy qui se met à danser avec la bleue qui la détestait il y a encore trois épisodes et qui se heurte par accident à Jeremy. GENRE.

Heureusement que Theo est là pour souligner à quel point elle est ridicule – et à quel point c’est ridicule d’avoir son pacte sans sexe. De toute manière, Theo ne va pas rester le pote d’Andy bien longtemps : avec l’alcool et l’ambiance, elle finit par lui laisser entendre qu’elle a parlé à la Cheffe Ross avant la fermeture de la caserne et que sans son pacte, ça aurait pu se passer encore plus mal. C’est juste ce qu’il fallait pour que Theo comprenne la part de culpabilité d’Andy dans la fermeture de la caserne.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour Duval les entende à son tour et que toute la caserne apprenne qu’Andy a demandé à revenir à la 19. Sans plus de cérémonie, tout le monde se barre et abandonne donc Andy – à l’exception du fameux Jeremy, évidemment. Les bières et les shots s’enchaînent pour ces deux-là, à coup de phrases de drague, et je me demande vraiment combien ils sont payés par mois quand je vois les soirées qu’ils se font dans les bars !

Par contre, la fin… La fin… Elle était assez inquiétante dès le départ cette dernière scène, je trouve. Une fois complètement bourrés tous deux, on les voit qui sortent du bar dans une sorte de parking désert et on sait bien vers quel risque ça ne peut que se diriger. Après une jolie soirée de fun et d’alcool, le type se montre un peu trop insistant avec Andy. Le flirt continue un moment, mais les refus successifs d’Andy ne plaisent pas du tout à ce pote de Maddox. Et sans surprise, il devient trop forceur. Le problème, c’est qu’il force bien trop, au point de devenir agressif.

Bon. J’avais beau m’y attendre, la scène vient par surprise malgré tout et laisse un goût amer. Il s’attaque violemment à Andy, pour clairement la violer sur place si nécessaire. Evidemment, malgré l’alcool, elle reste un pompier et est suffisamment entraînée pour saisir la seule petite opportunité qu’il lui laisse heureusement : un coup, un autre, un bon coup dans la gorge et Andy peut se barrer en courant. Elle laisse donc Jeremy agonisant, et le peu de souffre qu’il a n’est pas rassurant pour la suite : je le vois bien mourir déjà, et elle a laissé son ADN en le mordant, donc ça craint. J’espère que la série n’ira pas sur le terrain de faire de la victime la coupable, parce que ça va m’énerver. Ce serait bien le genre, par contre.

De son côté, Maya est toujours énervée par la décision de Natasha, très clairement, et ça se voit quand elle aide Carina à ranger la caserne après une journée clinique apparemment réussie. Elles profitent d’être dans un garage où le son résonne bien comme il faut pour avoir une conversation très privée sur l’opportunité d’avoir Jack comme donneur de sperme. Je ne suis pas surpris de cette tournure, par contre, je continue de penser que c’est une mauvaise idée comme on ne les trouve que dans les séries à chaque fois.

Au même moment, Ben annonce à Vic une bonne nouvelle : les parents de Dean veulent lui confier définitivement Pru. Et ils en parlent si discrètement que Maya les entend, prouvant bien ce que je soupçonnais sur le choix de lieu de conversation désastreux de Maya et Carina. Allez, qu’importe, Vic veut absolument que ce soit l’occasion d’une fête, mais la fête coupe court quand elle apprend que les parents de Dean souhaite que Ben démissionne.

Pour ne rien arranger, Natasha débarque à la caserne en plein milieu d’une journée de travail pour faire tester l’urine de Beckett et apprendre à tous les pompiers que suite à une situation c’est Sullivan qui sera leur capitaine pour l’épisode. Autant dire que ça plaît à Maya, mais pas le temps d’en parler de toute manière : l’alarme retentit.

Une voiture électrique a pris feu dans un parking souterrain, ce qui pose un gros problème : il faut tout évacuer, et il reste deux enfants dans le souterrain. Bon, tout finit par bien se passer dans l’évacuation, malgré une explosion qui permet à Vic de faire demi-tour pour s’inquiéter de ses collègues tout en empêchant Ben de mourir sur place. Il est important de prouver que les parents Miller ont tort après tout.

Tout ça permet donc d’avancer dans chaque intrigue, avec des enfants qui trouvent le job de Ben bien trop cool (et le message de ne pas abandonner des enfants dans une voiture) et avec Maya qui remet Sullivan à sa place avant d’apprécier Jack à nouveau comme un potentiel père biologique pour son futur enfant. Ben oui, il est celui qui la remotive et lui redonne confiance en elle après tout. C’était plutôt chouette à voir.

Bref, l’épisode était sympathique jusqu’au retour à la caserne où, à mon avis, tout part en vrille : ainsi, on découvre que Ben est prêt à annoncer qu’il a la garde de Pru à tout le monde. C’est évidemment une annonce qu’il fait trop rapidement puisqu’il n’est pas prêt à démissionner pour autant. Pour ne rien arranger, Beckett débarque au milieu de cette célébration pour annoncer qu’il est clean, et pour annoncer aussi qu’il sait que l’un de ses pompiers a décidé de le balancer comme possible alcoolique.

Tout pourrait s’arrêter là, mais non. Ce gros con décide de punir toute la caserne au passage, les forçant donc à faire des exercices à quasi-minuit. Cela fonctionne au moins : quand Sullivan voit que Vic se retrouve à vomir son dessert à cause de ces exercices, il avoue que c’est lui qui a balancé Beckett et qu’il a trouvé de l’alcool dans son bureau, devant toute la caserne. Et bizarrement, ça ne semble pas plaire aux autres pompiers ?

En parallèle de tout ça, enfin, on retrouve Travis coincé dans une situation qui n’a aucun sens. En effet, Emmett décide de l’inviter à manger chez ses parents. C’est déjà une mauvaise idée en soi, mais c’est encore pire quand on découvre que c’est en fait l’anniversaire de l’ancien chef. Ce gros connard de Dixon est donc de retour dans la série, content d’être à la retraite – car tous les chefs d’accusation retenus contre lui ne sont plus désormais.

Le dîner ne peut pas bien se passer, et on enchaîne ainsi tous les sujets gênants possibles, de cette retraite à la volonté du type de devenir maire, en passant par de potentiels enfants pour Travis et Emmett. Ces deux derniers savent bien que leur relation n’ira nulle part, et je suis content de savoir qu’Emmett s’en rend compte tout de même, même si c’est dommage que ça passe par un dîner si désastreux.

L’écriture des scènes était marrante, principalement grâce à la mère d’Emmett qui est une bonne garce elle aussi, à faire exprès d’amener sur le tapis tous les pires sujets possibles. Elle apprend ainsi à Travis que non content de vouloir devenir maire, Dixon espère bien mettre un terme à Crisis One. L’héritage de Dean donc, mais aussi le programme dont son fils est l’un des membres fondateurs. L’abus est réel et Emmett finit enfin par s’opposer à son père quand dans la dispute avec Travis, Dixon père balance que Travis a rendu son fils gay.

C’est un peu tard pour le faire cela dit. Espérons que son voyage à Florence apportera tranquillité d’esprit, paix et bonheur à Emmett, car il a fait son temps à Seattle là.