Station 19 – S05E14


Épisode 14 – Alone in the Dark – 16/20
C’est ce genre d’épisode où les mauvaises décisions précédentes finissent par prendre tout le sens que les scénaristes voulaient. Cela fonctionne plus ou moins selon les intrigues et les personnages, mais ça permet en tout cas de ne pas voir le temps passer. Quant à la fin de l’épisode, j’ai eu beau la voir venir un peu avant, je ne m’y attendais tout de même pas et je suis pressé de voir le suivant. Dommage, il faut repasser par Grey’s avant, au cas où.

Spoilers

La caserne 23 ferme définitivement.


So you wanting to go back to your precious 19 is the reason 23 got shut down ?

Le montage de début d’épisode est tout de même un peu horrible pour Andy, parce qu’il nous montre à quel point son rôle de capitaine de la 23 n’a jamais plu à personne : tous les pompiers de la caserne se disent au revoir car la caserne ferme définitivement, et ils font des photos et ça se fait en grande partie sans Andy, tout de même. Malgré tout, la scène finit par avoir un petit côté émotionnel, alors même que bon, la caserne 23, on s’en fout, tout de même. Allez, clap de fin pour cette équipe, hâte de savoir ce que chacun deviendra.

En attendant, on les suit quand ils vont boire un verre dans le même bar que la 19. C’est l’occasion pour nous d’en savoir un peu plus sur Theo et sur le refuge qu’il avait trouvé dans cette caserne. C’est aussi l’occasion de voir Andy draguer encore un autre type, cela dit, Jeremy, un pote du pire pompier qui existe, Maddox. La soirée n’est pas hyper crédible tout de même, avec Andy qui se met à danser avec la bleue qui la détestait il y a encore trois épisodes et qui se heurte par accident à Jeremy. GENRE.

Heureusement que Theo est là pour souligner à quel point elle est ridicule – et à quel point c’est ridicule d’avoir son pacte sans sexe. De toute manière, Theo ne va pas rester le pote d’Andy bien longtemps : avec l’alcool et l’ambiance, elle finit par lui laisser entendre qu’elle a parlé à la Cheffe Ross avant la fermeture de la caserne et que sans son pacte, ça aurait pu se passer encore plus mal. C’est juste ce qu’il fallait pour que Theo comprenne la part de culpabilité d’Andy dans la fermeture de la caserne.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour Duval les entende à son tour et que toute la caserne apprenne qu’Andy a demandé à revenir à la 19. Sans plus de cérémonie, tout le monde se barre et abandonne donc Andy – à l’exception du fameux Jeremy, évidemment. Les bières et les shots s’enchaînent pour ces deux-là, à coup de phrases de drague, et je me demande vraiment combien ils sont payés par mois quand je vois les soirées qu’ils se font dans les bars !

Par contre, la fin… La fin… Elle était assez inquiétante dès le départ cette dernière scène, je trouve. Une fois complètement bourrés tous deux, on les voit qui sortent du bar dans une sorte de parking désert et on sait bien vers quel risque ça ne peut que se diriger. Après une jolie soirée de fun et d’alcool, le type se montre un peu trop insistant avec Andy. Le flirt continue un moment, mais les refus successifs d’Andy ne plaisent pas du tout à ce pote de Maddox. Et sans surprise, il devient trop forceur. Le problème, c’est qu’il force bien trop, au point de devenir agressif.

Bon. J’avais beau m’y attendre, la scène vient par surprise malgré tout et laisse un goût amer. Il s’attaque violemment à Andy, pour clairement la violer sur place si nécessaire. Evidemment, malgré l’alcool, elle reste un pompier et est suffisamment entraînée pour saisir la seule petite opportunité qu’il lui laisse heureusement : un coup, un autre, un bon coup dans la gorge et Andy peut se barrer en courant. Elle laisse donc Jeremy agonisant, et le peu de souffre qu’il a n’est pas rassurant pour la suite : je le vois bien mourir déjà, et elle a laissé son ADN en le mordant, donc ça craint. J’espère que la série n’ira pas sur le terrain de faire de la victime la coupable, parce que ça va m’énerver. Ce serait bien le genre, par contre.

De son côté, Maya est toujours énervée par la décision de Natasha, très clairement, et ça se voit quand elle aide Carina à ranger la caserne après une journée clinique apparemment réussie. Elles profitent d’être dans un garage où le son résonne bien comme il faut pour avoir une conversation très privée sur l’opportunité d’avoir Jack comme donneur de sperme. Je ne suis pas surpris de cette tournure, par contre, je continue de penser que c’est une mauvaise idée comme on ne les trouve que dans les séries à chaque fois.

Au même moment, Ben annonce à Vic une bonne nouvelle : les parents de Dean veulent lui confier définitivement Pru. Et ils en parlent si discrètement que Maya les entend, prouvant bien ce que je soupçonnais sur le choix de lieu de conversation désastreux de Maya et Carina. Allez, qu’importe, Vic veut absolument que ce soit l’occasion d’une fête, mais la fête coupe court quand elle apprend que les parents de Dean souhaite que Ben démissionne.

Pour ne rien arranger, Natasha débarque à la caserne en plein milieu d’une journée de travail pour faire tester l’urine de Beckett et apprendre à tous les pompiers que suite à une situation c’est Sullivan qui sera leur capitaine pour l’épisode. Autant dire que ça plaît à Maya, mais pas le temps d’en parler de toute manière : l’alarme retentit.

Une voiture électrique a pris feu dans un parking souterrain, ce qui pose un gros problème : il faut tout évacuer, et il reste deux enfants dans le souterrain. Bon, tout finit par bien se passer dans l’évacuation, malgré une explosion qui permet à Vic de faire demi-tour pour s’inquiéter de ses collègues tout en empêchant Ben de mourir sur place. Il est important de prouver que les parents Miller ont tort après tout.

Tout ça permet donc d’avancer dans chaque intrigue, avec des enfants qui trouvent le job de Ben bien trop cool (et le message de ne pas abandonner des enfants dans une voiture) et avec Maya qui remet Sullivan à sa place avant d’apprécier Jack à nouveau comme un potentiel père biologique pour son futur enfant. Ben oui, il est celui qui la remotive et lui redonne confiance en elle après tout. C’était plutôt chouette à voir.

Bref, l’épisode était sympathique jusqu’au retour à la caserne où, à mon avis, tout part en vrille : ainsi, on découvre que Ben est prêt à annoncer qu’il a la garde de Pru à tout le monde. C’est évidemment une annonce qu’il fait trop rapidement puisqu’il n’est pas prêt à démissionner pour autant. Pour ne rien arranger, Beckett débarque au milieu de cette célébration pour annoncer qu’il est clean, et pour annoncer aussi qu’il sait que l’un de ses pompiers a décidé de le balancer comme possible alcoolique.

Tout pourrait s’arrêter là, mais non. Ce gros con décide de punir toute la caserne au passage, les forçant donc à faire des exercices à quasi-minuit. Cela fonctionne au moins : quand Sullivan voit que Vic se retrouve à vomir son dessert à cause de ces exercices, il avoue que c’est lui qui a balancé Beckett et qu’il a trouvé de l’alcool dans son bureau, devant toute la caserne. Et bizarrement, ça ne semble pas plaire aux autres pompiers ?

En parallèle de tout ça, enfin, on retrouve Travis coincé dans une situation qui n’a aucun sens. En effet, Emmett décide de l’inviter à manger chez ses parents. C’est déjà une mauvaise idée en soi, mais c’est encore pire quand on découvre que c’est en fait l’anniversaire de l’ancien chef. Ce gros connard de Dixon est donc de retour dans la série, content d’être à la retraite – car tous les chefs d’accusation retenus contre lui ne sont plus désormais.

Le dîner ne peut pas bien se passer, et on enchaîne ainsi tous les sujets gênants possibles, de cette retraite à la volonté du type de devenir maire, en passant par de potentiels enfants pour Travis et Emmett. Ces deux derniers savent bien que leur relation n’ira nulle part, et je suis content de savoir qu’Emmett s’en rend compte tout de même, même si c’est dommage que ça passe par un dîner si désastreux.

L’écriture des scènes était marrante, principalement grâce à la mère d’Emmett qui est une bonne garce elle aussi, à faire exprès d’amener sur le tapis tous les pires sujets possibles. Elle apprend ainsi à Travis que non content de vouloir devenir maire, Dixon espère bien mettre un terme à Crisis One. L’héritage de Dean donc, mais aussi le programme dont son fils est l’un des membres fondateurs. L’abus est réel et Emmett finit enfin par s’opposer à son père quand dans la dispute avec Travis, Dixon père balance que Travis a rendu son fils gay.

C’est un peu tard pour le faire cela dit. Espérons que son voyage à Florence apportera tranquillité d’esprit, paix et bonheur à Emmett, car il a fait son temps à Seattle là.

 

Station 19 – S05E13


Épisode 13 – Cold Blue Steel and Sweet Fire – 15/20
Un épisode plutôt classique à nouveau, mais ça me fait plaisir de retrouver les personnages après quelques semaines de pause. Après, on ne va pas se mentir, la série est sur son rythme de croisière avec ce genre d’épisode : certes, il y a des évolutions pour certaines intrigues, mais on est surtout sur des rebondissements prévisibles et des avancées attendues.

Spoilers

Natasha Ross a plein de mauvaises nouvelles pour nos pompiers.


Can we revisit the conversation ?

Je sais bien qu’hier je vous confiais être en manque d’aventure et drama un peu plus dans le genre fantastique, mais je reprends aujourd’hui les séries du Shondaland pour essayer de me mettre à jour. Bon, il y a six épisodes à voir, alors c’est mission impossible, mais je veux au moins avancer un max pour ne pas être trop spoilé par Geeleek qui est désormais à jour. Quelle idée de tout voir en un mois, je vous jure (je n’exagère pas, ou si peu).

Quelle idée aussi de commencer un épisode par autant d’acteurs en train de faire du sport : c’est déprimant, moi je suis sur mon canapé à me dire que je pourrais au moins essayer d’en faire autant… mais non. De toute manière, ils arrêtent assez vite d’en faire : Natasha, la nouvelle cheffe, appelle ainsi Sullivan pour qu’il la motive à aller donner plein de mauvaises nouvelles au boulot. Outch. Cela craint : je commençais à peine à l’apprécier qu’elle nous balance déjà.

En plus, sa proximité avec Sullivan ne va pas aider à l’apprécier… sauf si elle arrive à renverser la tendance et me faire l’aimer enfin. Pas gagné, tout de même. Et d’autant moins gagné qu’on enchaîne sur des flashbacks de la guerre : en 2005, nous découvrons Natasha en pleine planque militaire… et c’était chiant comme tout d’avoir des flashbacks pendant tout l’épisode. On découvre qu’elle a forcé Sullivan à tuer un homme devant ses enfants, mais de toute manière, c’était ça ou provoquer un raid aérien qui tuait également les enfants.

Les mauvaises nouvelles de Natasha ? Elle commence quand elle débarque à la caserne 23 pour leur annoncer que la caserne fermera en fin de semaine. Euh ? C’est un peu abusé ? Genre, en une semaine ils ferment tout, virent des gens, en mutent d’autres ? Quand on voit à quel point ils sont supposés être une famille dans chaque caserne et quand en plus Natasha balance que les appels d’urgence ont diminué grâce à la caserne… 19.

Comment bien accentuer la haine de cette caserne ? Et la haine envers Andy ? C’est à peine quand elle réussit à se faire respecter de son équipe que la nouvelle tombe, et bien sûr, tout le monde imagine qu’elle va retourner à la 19 en les abandonnant à leur sort. Bref, Andy est sur le point de passer une semaine sympa. Pour ne rien arranger, le cas de la semaine les force à aller bosser avec la caserne 19. On tourne en boucle.

On continue de suivre Natasha dans ses mauvaises nouvelles ensuite, et la vraie mauvaise nouvelle finit par tomber pour Maya. Contrairement à ce qu’elle espérait maintenant que Natasha était sa boss et que Sullivan la coachait, Maya apprend en effet qu’elle ne récupérera pas son poste de capitaine.

Son insubordination lui porte trop préjudice, surtout qu’elle n’exprime aucun remords et ça ne peut pas plaire à une militaire de voir quelqu’un refuser autant les ordres. C’est d’une tristesse assez violente pour Maya, parce qu’elle était justement en train de râler un coup pour se défendre – et pour contester l’autorité une fois de plus. Pas une bonne idée, donc.

De toute manière, elle est interrompue par l’alarme de la caserne qui l’envoie en mission, alors le problème est réglé. La mission de la semaine ? Elle réunit donc les casernes 19 et 23, et ça va poser problème quand Beckett est en charge de l’ensemble de la mission : une usine de bonbons est en feu, et il faut couper au plus vite les générateurs pour que tout puisse se passer.

Le problème, c’est que l’employé qui dessine une carte pour indiquer où est le générateur la dessine à Beckett qui la lit à l’envers. Autant dire que c’est la merde, et ça l’est d’autant plus que l’on sait que Beckett refuse finalement d’aller aux réunions d’alcooliques anonymes, malgré ses promesses. Maya finit par comprendre le problème de la carte grâce à l’employé et essaie bien de prévenir Beckett par radio, mais celui-ci ne semble pas l’entendre.

Vraiment, c’est une belle merde cette carte lue à l’envers : elle pose bien des problèmes car le temps perdu est précieux, surtout qu’il y a aussi une femme enceinte dans l’usine. Pendant ce temps, Travis et Emmett ont donc rompu, et ça pose un problème à Travis qui n’arrive pas à se faire à l’idée. Vic est vraiment un personnage parfait : la voilà qui craint de voir Theo débarquer à son boulot maintenant qu’on sait que la 23 est fermée, parce que bon, pas évident de bosser avec son mec, et la caserne 19 est pleine d’exemples pour prouver que c’est une mauvaise idée. Pour prouver ce qu’elle dit, voilà Travis et elle qui sont appelés sur une intervention Crisis One… avec Emmett, donc.

Le cas est vite réglé : ils interviennent auprès d’une propriétaire cinglée qui n’apprécie pas que son locataire ne quitte pas les lieux alors qu’il ne l’a pas payé. Le pauvre propriétaire est en fait mort depuis un petit mois, faute d’insuline – et faute d’argent pour payer l’insuline. Hop, encore un petit message social avant que Travis et Vic soient envoyés à l’usine en feu eux aussi.

Ils arrivent juste à temps pour voir la femme enceinte évacuée par Théo, et pour que l’employé ayant dessiné la carte la demande en mariage alors qu’elle est sur le point d’être évacuée à l’hôpital. Pas ouf, mais bon, l’idée c’est de nous montrer quelques échanges de regards entre Theo et Vic. C’est si mignon.

Grâce à ça, Travis prend enfin conscience qu’il n’a jamais aimé Emmett. Il était temps. Cela fait deux saisons qu’on nous fait perdre du temps avec cette intrigue. Il s’en confie à Vic une fois rentrés chez eux, encore pourchassés par l’image du cadavre qu’ils ont vu un peu plus tôt.

L’avantage, c’est que ça fait prendre conscience à Vic qu’elle, elle est totalement amoureuse de Theo. Elle en est au point où elle est prête à le voir bosser avec elle à la 19, finalement. Et merde. Et merde aussi la scène où Emmett revient auprès de Travis, bien décidé à ce qu’ils se remettent en couple parce que la vie est courte et qu’il l’aime. Oui, ben c’est pas réciproque, ça ne l’a jamais été, c’était évident, next, merci. Pas merci : Travis n’ose pas le dire. Evidemment.

Enfin, en parallèle, les parents de Dean abandonnent enfin le combat pour la garde de Pru… En théorie. En pratique, la nouvelle est trop belle pour être vraie, vous vous en doutez bien : ils veulent bien que Miranda et Ben la gardent pour l’élever, mais en revanche, ils veulent passer toutes les vacances avec leur petite fille. Toutes.

Pourtant, la nourrice ayant remis Pru à Miranda et Ben leur a indiqué que les parents de Dean étaient débordés, notamment par un rendez-vous médical. Il n’en faut pas plus pour que Miranda pète un câble et accuse le mari en face d’elle de mentir et de ne pas avoir la santé pour qu’un tribunal lui confie Pru. Miranda se plante, parce qu’elle ne fait que bluffer : c’est en fait Ifeya, la mère de Dean, qui a un problème cardiaque.

Comme par magie, ce problème médical vient résoudre tous les problèmes et nous réconcilie tout le monde, ce qui est plus qu’improbable. Cela permet de mettre en place un crossover de plus, avec Ifeya prenant rendez-vous avec Maggie Pierce, et promet un changement radical à venir : Ifeya est prête à laisser sa petite fille à Miranda et Ben… mais pas à ce que Pru perde un autre père dans un incendie. Bref, elle refuse que Ben reste pompier. Ben écoutez, qu’il démissionne et quitte la série, ça me va moi, tant qu’on les voit encore dans les deux séries. Plus sérieusement, je pense qu’il finira dans la hiérarchie… même si ça ne lui correspond pas trop un job administratif. Peut-il redevenir chirurgien ?

Autrement, Maya rentre chez elle auprès d’une Carina toujours aussi parfaite avec elle. Elle est juste un peu trop parfaite étant donnée la situation : j’ai aimé voir Maya être capable d’expliquer clairement qu’elle avait besoin d’espace pour relâcher sa colère. J’ai l’impression que le personnage évolue comme ça, parce qu’il n’y a pas si longtemps, elle s’en serait prise à Carina. Ca reste douloureux de la voir face à l’échec, mais au moins, elle le gère correctement.

L’épisode se termine bien pour compenser : Sullivan se rend voir Natasha pour lui apprendre que Sullivan a un problème avec l’alcool. Alléluia, on avance. Ah, sinon, Andy se fait applaudir par la caserne 23 après un discours improvisé pas ouf. Good for her, comme on dit.

 

Station 19 – S05E12


Épisode 12 – In My Tree – 13/20
Cet épisode a manqué de quelque chose, même si je n’arrive pas encore à savoir de quoi. Peut-être que mon problème vient du fait que j’ai vu déjà deux épisodes juste avant, peut-être que ça vient du fait qu’il était juste un peu moins bon parce qu’il ne montrait pas assez d’interactions entre tous les personnages. Enfin, pour être plus juste, j’ai surtout eu l’impression que beaucoup d’entre eux étaient en train de faire du surplace. La fin d’épisode promet quelques changements, mais en attendant, c’est un épisode qui bouchait un trou plutôt que d’avancer vraiment.

Spoilers

La clinique en hommage à Miller ouvre à la caserne 19.


Are we supposed to clap for that ?

Oh merde, un épisode qui se centre sur Jack dès le départ ne m’inspire pas trop confiance, et ça ne s’arrange pas quand on enchaîne sur un Beckett déjà bourré dès le matin. Tout ça m’empêche de me concentrer sur l’essentiel : le dispensaire de Jack, Ben et Carina est sur le point d’ouvrir ses portes. Jack fait la pub comme il peut, mais après une heure d’attente, il est principalement frustré de voir qu’aucun patient ne se pointe… contrairement à sa cheffe qui espère bien que le projet décollera vite, parce que c’est son premier projet approuvé.

Et ça ne se passe pas à merveille : même Carina fuit la caserne pour aller aider une femme qui est en plein accouchement prématuré. C’est vrai que c’est un boulot qui doit être plein de complications du côté du planning l’air de rien.

Comme personne ne débarque pour la clinique de Jack, Travis a le temps de parler à Vic et de se plaindre d’Emmett qui ne lui répond toujours pas. Forcément. Le problème est que Travis est fort pour parler de ses problèmes à tout le monde… sauf à Emmett. Et il vient de le faire face à tout le monde, quoi. En vrai, heureusement que Travis a Vic pour le confronter assez régulièrement à la vérité : Travis a beaucoup à gérer avec le coming out lui-même mal géré de son père.

Le problème pour Ben, c’est que cette journée particulière qui commence en plus sans patient est compliquée aussi par l’arrivée de Tabitha Salzman. Il s’agit d’une femme chargée d’observer son travail pour savoir s’il peut ou non recevoir Pru et être son représentant légal. Elle est embauchée par les parents Miller, évidemment, et elle débarque le pire jour selon Ben. Moi, je trouve ça plutôt pas mal au contraire : elle a au moins une chance de voir un jour où il ne risque pas vraiment sa vie.

Bien sûr, c’est en revanche un jour où un homme débarque avec la rage et où Jack espère tellement que son programme soit un succès qu’il l’emmène dans les vestiaires de la caserne. Pas une bonne idée.

Et pourtant, Jack parvient à s’occuper de l’homme et lui refaire une beauté tout en le soignant. S’occuper de lui, ça change tout pour cet homme : une douche, une coupe de cheveux, un rasage et un traitement comme la rage, ça semble beaucoup l’aider tout de même. Et c’est finalement ce qui compte le plus pour la cheffe qui félicite Jack de ce qu’il a fait.

Quand il y a finalement un autre patient pour la clinique, ce n’est pas une bonne nouvelle non plus pour les affaires de Jack. En effet, le patient est déjà diagnostiqué : il a un cancer en phase 4… sauf que sa famille ne lui a rien dit. L’homme est coréen, ne parle pas un mot d’anglais et est trop fier pour assumer d’avoir un cancer, alors sa famille a décidé de lui cacher la vérité. Logique, ma foi.

L’intrigue est intéressante pour ce qu’elle dit des immigrés, des chocs des cultures et… de la nouvelle cheffe ! On nous révèle ainsi qu’elle parle un coréen impeccable (même si je ne peux pas le savoir, évidemment). Contrairement à Travis qui n’a pas retenu grand-chose du coréen de sa mère. J’aime vraiment beaucoup ce nouveau personnage, sachez-le. Elle profite aussi d’un moment off pour parler à Maya et lui donner un rendez-vous pour voir quoi faire de la suite de sa carrière. C’est d’autant plus intéressant que cela permet aussi à Maya de montrer qu’elle n’est pas si conne que ça.

Elle a bien vu clair dans le jeu de Robert et la nouvelle cheffe, et ça, c’est une bonne nouvelle : elle en profite pour faire du chantage à Robert et lui expliquer qu’ils ont le même caractère. Tous les deux sont du genre à tout faire pour obtenir leur promotion et ils ont là un intérêt commun : si Maya obtient sa promotion, elle pourra probablement faire dégager Beckett en prenant sa place, tout simplement. Mouais, pas sûr que ça marche comme ça, tout de même, mais c’était sympa à suivre dans cet épisode.

En ce qui concerne Ben, lui s’occupe d’un adolescent qui, selon sa mère, se drogue. Il se retrouve ainsi au milieu d’une dispute énorme entre les deux, le tout face à Tabitha qui le juge bien. L’avoir dans les pattes le paralyse beaucoup, clairement : il est bien incapable de faire son job en respectant les règles et en restant en sécurité, c’est évident. Le pauvre refuse ainsi de venir en aide à Andy, par exemple.

Oui, de son côté, Andy est toujours capitaine de la 23, et elle ne supporte plus du tout Maddox. En plus, contrairement à d’habitude, elle n’a plus le sexe pour compenser ses frustrations et énervements. Ben oui, elle décide de rester concentrée sur sa carrière et ses projets perso désormais. Le problème, c’est que sa carrière n’est pas géniale en ce moment, parce qu’elle n’arrive toujours pas à se faire respecter par ses hommes.

Quand en plus son ancien capitaine débarque pour rendre une visite amicale à ses hommes, le stress l’emporte sur Andy. Elle peut heureusement compter sur Theo pour l’aider à relativiser et faire le point. Elle a aussi son travail pour ça après, parce que les scénaristes sont excellents pour trouver des parallèles entre les gens ayant besoin de secours et les pompiers. Quand Andy et Théo interviennent, c’est donc pour aider une femme empalée dans un arbre après un problème de parachute, quoi.

Ca rappelle des choses, si on prend la métaphore au pied de la lettre. En tout cas, la situation est compliquée pour Andy, parce qu’elle a un peu une équipe de bras cassés pour lui venir en aide. Quand elle parvient enfin à décrocher la femme de son arbre, la femme fait un arrêt cardiaque… Et malgré tout l’attachement d’Andy pour cette femme, elle ne parvient pas à la sauver. Ainsi, Andy décide d’aller parler à la Cheffe Ross en fin d’épisode pour lui exprimer son malaise d’être à la caserne 23 et de ne pas pouvoir compter sur tous les projets que sa famille continue de développer, parce que la 23 est une caserne horrible avec plein de problèmes sur les blagues sexistes et les bizutages…

Il n’en faut pas plus pour que Ross en arrive à la décision de fermer la caserne 23 et de trouver un moyen de ramener Andy à la 19. Oui, Ross était en fait confrontée à un problème pendant tout ce temps : le Seattle Fire Department dépensait trop d’argent et avait besoin de faire des économies. Bon, le problème, c’est que maintenant, Andy va se sentir bien conne d’avoir fait fermer cette caserne parce que ça va laisser ses collègues actuels sur la paille – y compris Théo donc ?

Autrement, Emmett finit par débarquer en fin d’épisode à la caserne… mais ce n’est pas pour parler à Travis, bien au contraire. Il en a logiquement marre d’être harcelé et lui demande évidemment d’être laissé en paix. Il était temps qu’on en arrive là, je crois, parce que ce couple ne fonctionne pas spécialement à mes yeux. Et puis, voir Travis le forcer à lui parler et l’écouter alors que clairement il a juste besoin d’espace et de temps pour lui… C’est une bonne chose pour Emmett de finalement l’envoyer bouler, j’espère définitivement.

C’est toujours en fin d’épisode qu’on en revient aussi à l’intrigue Maya/Carina. Alors qu’elles évoquent une fois de plus leur projet d’avoir un enfant et l’envie de Maya de connaître le père, quitte à ce qu’il devienne une sorte d’oncle pour l’enfant, Carina est ainsi forcée de lui révéler que Jack s’est proposé pour un don de sperme. Si Maya voit bien que c’est une mauvaise idée, je ne doute pas que ça finira par se faire, surtout que l’on voit aussi Jack se comporter en oncle drôle avec Pru au téléphone quand Ben parvient à lui parler – et inutile de dire qu’il l’a au téléphone après la conclusion de Tabitha Salzman qui fait de lui un bon père, aimant et altruiste… Affaire à suivre, donc.

 

Station 19 – S05E11


Épisode 11 – The Little Things You Do Together – 15/20
C’est toujours un plaisir de retrouver les personnages de cette série et de voir le soin qui est apporté aux relations entre eux. Je trouve que la psychologie proposée pour chacun est efficace et que les relations montrées dans l’épisode fonctionnent, même si certaines se dirigent vers des twists que je n’aime pas et qu’on avait vu déjà venir dans l’épisode précédent.

Spoilers

Il est temps pour Vic d’avorter, pour Travis de se confronter à ce qu’il fait subir à son mec et pour Andy de prendre conscience de sa responsabilité dans tout ce qui lui arrive.


You’re not a horrible person.

Il est largement temps pour moi de me remettre devant des séries, et quoi de mieux que celle-ci pour remettre le pied à l’étrier ? Je suis sûr de la qualité de ce que je vais voir, au moins ! Et ça commence bien, avec une scène qui réunit mes personnages préférés, à savoir Travis et Vic. Ces deux-là sont toujours trop co-dépendants et proches pour le bien des relations amoureuses qu’ils essaient d’entretenir. Clairement, ça pose un problème à Emmett.

Ce n’est pas bien subtil dans la manière de nous introduire ce problème, avec Travis qui ignore son mec et ne supporte pas d’être seul avec lui alors qu’Emmett fait tout pour attirer son attention. Le pauvre.

Oh, son attention, il va finir par l’avoir de manière complètement inattendue : Travis est appelé sur une intervention Crisis One et a affaire à un homme qui veut se cramer parce que sa femme n’est plus amoureuse de lui. L’intrigue est intéressante pour le coup, avec un type qui n’hésite pas à se renverser de l’essence sur lui. Et ça marche surtout parce que Travis prend conscience du mal qu’il fait à Emmett en voyant comment cet inconnu va mal – au point de se foutre le feu, donc.

C’est une intrigue qui fonctionne bien, parce que l’inconnu va jusqu’à allumer le briquet même si les pompiers sont prêts à intervenir et qu’il doit bien savoir qu’il ne mourra pas. En attendant, ça donne la possibilité à Travis de prendre conscience qu’il fait de la merde et de l’avouer à voix haute. Il l’avoue devant Emmett, donc, reconnaissant qu’il ne laisse pas l’espace à son copain de travailler leur relation… mais il fait aussi devant Maya, Sullivan, Andy, le monde entier quoi. Vraiment, galère cette caserne et la vie privée.

En tout cas, le type décide de se cramer devant Travis, ça devrait lui faire un électrochoc. En attendant, c’est Emmett qui en a un et refuse de parler à Travis pour le reste de l’épisode.

De son côté, Vic a beaucoup à faire. Elle est toujours en pleine galère avec son avortement. L’épisode précédent semblait suggérer qu’elle voulait prendre son médicament directement dans l’ex maison de Miller, mais non, ce n’est pas comme ça que cela se passe. Je suis plutôt satisfait que l’épisode ne soit pas trop timide sur le sujet.

On voit vraiment l’avortement cette fois, avec Carina qui accompagne Vic à l’hôpital en lui expliquant la procédure, avec des médicaments à prendre et tout. On la voit prendre ses pilules et ça me paraît plutôt important de nous rappeler que cette méthode existe, car on est rarement en mesure de la voir à la télévision.

Par contre, j’ai tout de même une frustration : Theo est de retour dans la vie de Vic avec cet épisode, et il est au courant qu’elle est en train d’avorter. Si le voir la soutenir est une intrigue particulièrement géniale, c’est hyper énervant de ne pas avoir eu la scène où il apprend la grossesse de Vic. Concrètement, ça donne même l’impression d’avoir raté un épisode.

L’avantage, c’est que l’épisode le fait avec l’intention de nous montrer à quel point Theo galère avec Vic : elle n’arrête pas de le laisser de côté et de le repousser, et ça ne lui fait pas du bien. Theo fait tout ce qu’il peut pour être avec elle, pour être un soutien, pour l’accompagner dans une démarche difficile… mais elle, elle continue de vouloir tout faire toute seule.

Inévitablement, ça finit par péter. Le conflit ne peut pas plus mal tomber par contre : il lui en veut de prendre une pilule sans lui, une fois chez elle, alors qu’il voulait être là pour elle. La colère est plutôt froide chez lui, mais ça leur permet au moins de communiquer. En effet, Theo finit par lui révéler qu’il a des sentiments sur cet avortement : il ne voulait pas qu’elle le garde, évidemment, mais il pense tout de même qu’elle fera une bonne mère, avant de révéler que sa propre mère a subi une procédure d’avortement.

Bien sûr, à l’époque, l’avortement n’était pas si bien vu à l’époque et ça a posé problème à sa mère qui culpabilise encore. Tout ça n’est jamais qu’une manière de passer le temps en attendant le moment où Vic avortera. C’est assez violent, parce que Carina décrit ça comme des règles importantes, mais Vic ne semble pas le ressentir comme ça. Malgré tout, Théo reste là pour la rassurer et pour être présent comme il peut pour l’accompagner dans sa douleur.

Il est mignon comme tout, chante effectivement super mal quand elle lui demande et a lu des livres qui l’aide à faire face à ce qu’il se passe. J’ai aimé voir ce couple fonctionner ensemble et faire face à ce moment si difficile. Il y a sûrement quelques petits problèmes de représentation dans l’affaire, mais je trouve que ça marche pour quelqu’un comme moi qui n’y connaît pas grand-chose. Et puis, une fois de plus, la série fonctionne pour la communication entre les personnages.

Théo s’occupe bien de Vic et lui apporte toute l’aide qu’il peut, ce qui est plutôt positif et permet à Vic de prendre conscience que son problème n’était pas avec Theo, mais plutôt avec la vie elle-même. Elle n’aime plus tellement sa vie, la mort de Miller lui a réactivé son deuil de Lucas, mais aussi celui de sa grand-mère, et de son prof de théâtre et… maintenant, elle se retrouve en deuil de ce quelque chose qu’elle ne voulait pas.

Je ne sais pas trop à quel point cette scène est crédible, parce que ça me paraît trouver trop d’excuses au personnage, mais c’est une belle performance de l’actrice en tout cas. Et j’aime la conclusion de l’épisode avec un « je t’aime » échangé entre les personnages.

Pendant ce temps, Sullivan passe du bon temps avec… sa nouvelle cheffe. Ils ont un comportement qu’on nous dit amical, mais qui est 100% romantique aux yeux du monde entier. Ils se prétendent une amitié qui n’a rien d’amical, et ils sont surpris par un Beckett on ne peut plus cliché avec toutes ses bouteilles de vodka en main.

Il est clairement en train de sombrer dans un alcoolisme hyper visible : on le retrouve avec une gueule de bois au boulot ensuite. Ben essaie de le convaincre qu’il peut reprendre le boulot, Andy passe dans son bureau aussi parce qu’elle travaille de nouveau à la 19 pour remplacer Vic qui ne peut évidemment être présente.

Cela fait du bien de la voir de retour dans sa caserne. Je ne sais pas si ce qu’elle pense, elle, par contre : elle a affaire à un chef avec qui elle a couché, à Jack qui la nargue sur le sujet et à Maya qui est énervée pour l’épisode après une conversation avec Carina le matin même. Ben oui, il est temps de choisir un donneur, et ça l’énerve qu’elles n’arrivent pas à se mettre d’accord. Le fond du problème semble toutefois être qu’elle est frustrée vis-à-vis de ce futur enfant avec un inconnu.

Et Maya en arrive à demander à Carina que le donneur qu’elles choisiront soit quelqu’un de leur entourage. Allez, ça va finir en Jack, à nouveau.

Pour en revenir à Beckett, le problème d’alcoolisme est de plus en plus visible, et je ne vois pas comment Maya peut ne pas capter ce qu’il se passe quand Robert lui demande de décrire la procédure face à ce problème quand Beckett, lui, demande ce qu’il en est des faveurs sexuelles d’un pompier obtenant une promotion. Abusé comme Maya passe pour une conne là.

Ce n’est pas la pire pour cet épisode, après. Mon vrai problème est avec Ben, je crois, parce que je décroche de son intrigue et ses excuses en fin d’épisode par rapport à son impulsivité là… Flemme. Pour le coup, même Beckett me paraissait plus intéressant à demander une trêve dans ce conflit avec Sullivan en y ajoutant des menaces voilées. Par contre, que Robert demande ensuite conseil à Richard, c’est logique ; mais on est d’accord que le conseil de Richard de l’aider à gérer son alcoolisme sans le dénoncer, c’est du grand n’importe quoi ??

De manière totalement inattendue, j’ai adoré le personnage d’Andy dans cet épisode, autrement. Elle semble enfin prendre conscience de toute la merde qu’elle a pu faire depuis quelques saisons, son amitié avec Jack (qui drague la nourrice de Pru ??) fonctionne et elle semble prête à prendre de bonnes décisions. Cela ne pourra pas durer, je ne me fais pas d’illusion, mais ça fait du bien de temps en temps, tout de même.