Station 19 – S07E08 – Ushers of the New World – 16/20


J’aime trop ces personnages pour faire la fin bouche devant ces derniers épisodes. Les scénaristes continuent de mettre en place les intrigues pour la fin de série, tout en développant un cas de la semaine permettant de faire passer un autre message de paix et de bienveillance sociale. Il n’y a pas à dire, la série me manquera. Tout semble toujours si simple et évident avec elle !

Spoilers

La clinique de la caserne ouvre pour les migrants dans le besoin.


It’s more like he was volun-told.

Carina

L’épisode commence par une échographie pour Carina. Elle est enceinte ? C’est pour de vrai ? N’est-ce pas absolument incroyable ? Je suis tellement heureux pour elles (au pluriel, oui). Maia passe le reste de l’épisode à faire attention à sa femme. Pourtant, Carina passe une journée assez merdique : elle s’occupe d’une patiente qui a subi une procédure contre son gré en migrant aux USA, puis apprend que les services sociaux ont retrouvé le père biologique de Liam.

Sa patiente ? Elle a une cicatrice dans l’utérus car son chirurgien a été un boucher, mais elle a peur de couter de l’argent au système, car elle veut pouvoir immigrer. L’angoisse. Côté vie perso, Carina se retrouve forcée d’attendre : forcée d’attendre de savoir si elle est enceinte, forcée d’attendre si elle pourra s’occuper de Liam ou si son père biologique le voudra.

Les choses se terminent à peu près bien : le père biologique veut être dans la vie de son fils, mais pas en avoir la garde. Merveilleux pour elles.

Joey

Ben ramène son fils à la caserne. Joey a grandi, je l’ai à peine reconnu ! Bon, on ne sait pas pourquoi dès le départ, mais Ben est hyper énervé après lui. Tout le monde se pose la question de pourquoi, jusqu’à ce qu’il soit révélé qu’en fait, il a abandonné ses études et semble être en pleine crise d’adolescent. Il est quelque peu ridicule et finit par s’arrêter d’être rageux quand il voit débarquer les patients du jour : la clinique se spécialise désormais dans les migrants, forcément.

Je ne sais pas s’il y en a tant à Seattle, en vrai, mais ça fait un épisode intéressant. Après, Joey est aussi représentatif d’une bonne proportion des ados d’aujourd’hui, avec une incompréhension face à notre monde catastrophique – le voir questionner Maia sur son désir d’enfanter dans un monde si pourri. En fait, il questionne le monde entier, pas que ses études. Il n’est pas trop fan du capitalisme et Ben est débordé par son fils.

On sent pourtant que les choses s’améliorent pour Joey au cours de l’épisode. Aider les autres lui plaît clairement, mais il en a marre de voir les gens éteindre en permanence le même incendie sans jamais s’occuper des causes de l’incendie. J’aime la réponse que lui fait Andy : la différence se fait au cas par cas. Le système est peut-être pourri, mais il y a des gens pour s’occuper de ceux qui ont besoin.

Un des cas de la semaine, parce que c’est comme ça que je les vois, concerne un fils blessé par des rasoirs en traversant la frontière. Andy s’occupe de faire la traduction pour eux de l’espagnol vers l’anglais, et Ben s’en occupe. Le but ? Faire relativiser Ben sur sa relation avec son fils, surtout quand le père du patient le félicite de bosser avec. Joey explique finalement à son père qu’il se sent mal d’être heureux quand il y a tant de mal dans le monde.

Ben se retrouve à devoir faire la morale à Joey, et ça fonctionne plutôt bien. Reste à prévenir Miranda qu’il a abandonné ses études de médecine.

Vic & Travis

Dans cet épisode, Vic est comme moi : elle veut davantage d’informations sur la soirée de Dominic et Travis. Quoi, il lui faut bien un happy end, non ? C’est donc sans surprise que Theo et Dominic débarquent à nouveau à la caserne. Travis se jette sur Dominic pour qu’il soit son interprète avec les migrants. J’adore qu’il le fasse devant Andy et Theo qui auraient pu aider aussi. Tous les prétextes sont bons.

Dans la catégorie « tous les prétextes sont bons », on retrouve aussi Theo. Il emmène, avec Dominic, des produits de première nécessité. Officiellement, c’est pour les migrants. Officieusement, c’est pour voir Vic. Le problème, c’est que Vic est occupée pendant l’épisode : elle cherche de nouveaux financements pour Crisis 1 et pète un câble de devoir galérer à convaincre des riches d’aider les plus pauvres.

Elle ne peut pas aider elle-même à la clinique à cause de ça et elle le fait savoir à Beckett quand il vient lui proposer un peu d’aide et de soutien moral. Vic hurle, littéralement, sur lui en faisant le résumé de son ras-le-bol des riches… avant de voir qu’elle a mal cliqué sur le bouton « mute » de son téléphone. Bref, le riche entend tout ce qu’elle dit. Je suis sûr que contrairement à ce qu’elle pense, ce sera une solution.

C’est effectivement le cas. Le partenaire financier est heureux de pouvoir aider et est impressionné par le travail déjà effectué avec Crisis 1. Heureusement qu’elle a pensé à les rappeler sur le conseil de Theo. S’il est heureux pour elle, il se pose désormais la question de ce que ça donne pour eux : Vic envisage de déménager à Washington désormais. Il faut dire aussi qu’elle ne pensait pas se remettre avec lui. Lui, si. Outch.

Natasha

Une soirée pour les fiançailles de Sullivan et Natasha se prépare, un peu contre l’avis de celle-ci. De toute manière, elle est déroutée de voir sa grande sœur débarquer. Oh mon dieu, Kim Yoon-jin ! Je crois que j’avais vu passer qu’elle rejoignait la série en tant que guest, mais j’avais zappé l’info. J’aime bien la revoir à l’écran, surtout qu’elle est là pour jouer l’insupportable grande sœur contre le mariage.

Elle m’a fait beaucoup rire à être de marbre face à Beckett qui tente de la draguer, face à Sullivan voulant être sympa avec elle ou face à Vic trop heureuse de découvrir que sa cheffe badass avait une sœur. Bien sûr, Vic en dit trop une fois de plus, et Jeonghee apprend grâce à elle que Robert a eu une seconde épouse en Andy. La rencontre Andy/Jeonghee est absolument incroyable. Cette grande sœur me fait rire, l’actrice prend clairement son pied à jouer cette bitch. C’est grandiose.

Malheureusement, ça se termine en dispute entre les sœurs, parce que Natasha n’apprécie pas tellement l’attitude de sa grande sœur qui remet en cause sa décision de retourner avec Robert alors qu’il s’est marié et lui a brisé le cœur. Pourtant, Robert a changé et est sacrément bon avec Natasha. Il lui ramène la bouffe coréenne qu’elle voulait sans lui avoir dit.

De son côté, Jeonghee se pointe tout de même à la soirée de fiançailles de sa sœur, malgré la dispute. Elle en profite pour expliquer que sa jalousie vient du fait qu’elle est en train de divorcer. Outch. La dispute familiale se termine bien, avec Robert qui montre qu’il a appris un peu de coréen et Jeonghee qui l’accepte, au point de faire un petit discours en l’honneur de sa sœur. Eh beh ! C’est presque déjà le mariage pour eux. Et ma foi, Robert va beaucoup mieux avec Natasha qu’il n’allait avec Andy, en vrai, ça crève l’écran.

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Station 19 – S07E07 – Give It All – 16/20


Une fois de plus, j’ai vu cet épisode avec en tête le fait que la fin approche de plus en plus. Et clairement, je pense que les scénaristes ont écrit l’épisode avec cet objectif en tête, eux aussi. On sent bien les happy ends qui se dessinent – cette scène finale, bordel ! Certes, c’est joyeux pour les personnages, mais moi, ça me rend triste car c’est un brin précipité et surtout parce que ça veut dire que la fin approche.

Spoilers

Maia cherche Mason pour le confronter, Carina fait face à une audition difficile, et un incendie éclate dans une forêt de pins.


Oh, so you’re confused. You have daddy issues.

Maia

Carina menait tellement sa vie normalement depuis un ou deux épisodes qu’on en oubliait presque le procès qu’elle se tapait. Le début d’épisode y revient pourtant bien vite, puisqu’elle se prépare comme elle peut, avec l’aide de Maia. Elles ont une vie qui semble drôlement chargée tout de même – heureusement pour elles, elles ont toujours Amazon pour les aider, hein. Pardon, mais la pub est tellement abusée que je ne peux pas ne pas la mentionner. Pas vrai ?

Maia continue les injections et voit ses hormones être complètement déréglées. Elle se rend malgré tout au travail, ce qui ne semble pas être la meilleure des idées. Les choses empirent quand on se rend compte qu’elle en profite pour aller rendre visite à son frère. C’est une si mauvaise idée ! Elle débarque avec des grands a priori sur son frère et sa certitude qu’il ne peut pas être si haineux. Elle cherche à comprendre comment son frère a pu devenir un connard pareil.

Elle découvre ainsi qu’il a des colocataires, mais ne s’en inquiète pas assez vite, je trouve. Elle écoute en tout cas Mason lui déballer tous les arguments homophobes et fascistes les plus idiots du monde. C’est horrible à quel point la communication entre eux est clairement impossible. Ah oui, « comment on en est arrivé là ? » est la question qu’on se pose tous dernièrement.

Le vrai problème ? Comme trop souvent, ça remonte à l’enfance. Mason en veut à Maia de ne pas avoir su s’imposer pour lui auprès de leur père, et ça termine en Maia qui lui propose de venir chez elle. Ben oui ! Un homophobe chez elle, quelle belle idée quand elle essaie d’être enceinte avec sa femme. Et le pire, c’est que Mason ne comprend pas pourquoi sa sœur le harcèle comme ça, la forçant à lui dire qu’il est en train de la harceler elle.

Et voilà comment Mason apprend que sa sœur est bisexuelle, mariée à une femme et sur le point de devenir officiellement maman – avec adoption. La haine de Mason se reporte donc sur elle. C’est terriblement triste, parce que Maia comprend soudainement que son frère est devenu pire que leur père. Elle voulait de l’amour pour lui, mais comment pourrait-il aimer quand il s’enferme autant dans la haine ?

La scène est terrible, vraiment. Maia se retrouve à devoir faire le choix de dire adieu à son frère. La joie des coming out, je suppose. Au passage, elle se retrouve à oublier de faire son injection dans les temps et c’est Beckett qui l’aide à la faire. C’est assez incroyable que Beckett soit celui qui réconforte Maia et lui dise qu’elle est une bonne mère, tout de même, quand on considère le passif entre eux. Mais bon, soit.

Theo

De son côté, Ben est apparemment en pleine forme sexuelle, espérant profiter du jour off de sa femme. Quand il voit que ce n’est pas possible, il se fait plutôt des pompes. Tellement un réveil normal voyons. Je ne sais pas quoi penser de l’utilité de cette scène, en vrai, ni de la conclusion en fin d’épisode sur le fait qu’il prenne de la testostérone. J’imagine que le but est de briser un tabou de plus dans la série, mais il faudra voir ce que ça donne par la suite. Il reste ensuite toute la journée à la caserne.

Là-bas, Theo débarque avec un collègue, Dominic, qui semble directement plaire à Travis avec des petits jeux de mots et sous-entendus salaces. OK. I’m here for it, comme on dit. Si Travis pouvait terminer la série avec un copain qui sort du lot, parce que ça fait longtemps que je suis dépité par l’évolution de sa vie sentimentale, en vrai.

Cela dit, nous sommes devant une série médicale, alors le prétexte est l’arrivée d’une patiente. Bien sûr, Theo ne respecte pas les règles et il est assez évident qu’il le fait avec une idée en tête : mettre en couple Travis et son nouveau collègue. J’adore. C’est 100% ce sur quoi je décide de me concentrer. Je n’ai rien suivi à l’intrigue médicale en cours, mais j’ai adoré voir Theo improviser plein d’excuses pour rester plus longtemps à la caserne. Bon, il le fait pour sa patiente, mais c’est intéressant tout de même à voir – plus que le clou à retirer du bras de la patiente.

Il faut retenir de l’épisode cependant que Theo a un collègue qui sera le happy end de Travis. Je ne peux pas voir ça autrement. Que ça se fasse autour d’une partie de fléchettes et d’humour sur Michael et la manière dont ils auraient pu divorcer… Pas forcément ce que j’imaginais.

L’incendie

L’intervention de l’épisode est plutôt intéressante : on se retrouve dans une forêt de pin très fréquentée, avec une baby shower et une cérémonie amérindienne. Comme la fumée semble venir de cette dernière, Andy et son équipe se concentre sur celle-ci. C’est une grossière erreur, parce que le problème vient en fait de la baby shower. Ils décident de révéler le sexe du bébé – un garçon – avec des feux d’artifices et des fumigènes.

Ce faisant, ils déclenchent un micro-incendie, qui finit par activer d’autres artifices dans le coffre de leur voiture. BOUM. Tout explose dans le coffre de la voiture, et à la gueule de Sullivan. C’est une catastrophe, tout simplement. Les pompiers font tout de même ce qu’ils peuvent pour mettre un terme à l’incendie qui se propage, tandis que le shérif de la réserve (OK, je n’y connais rien dans les appellations officielles) se retrouve obligé d’utiliser le matériel du gouvernement pour scier un arbre et éviter qu’il ne mette en danger sa famille.

Tout se termine donc plutôt vite et sous la pluie, ce qui arrange bien les affaires de tout le monde. Vic ne peut s’empêcher de remarquer que les connaissances de la forêt les aideraient bien aussi en tant que pompiers et un véritable lien s’établit entre les pompiers et la communauté amérindienne sur place. Andy assiste même à une cérémonie avec eux, c’est dire. Le message de paix et de partage est assez clair et évident.

En plus, ça donne à Vic une super idée : couper de leur budget Crisis 1 pour le faire financer par d’autres sources que la ville. Cela permettrait de réduire vraiment le budget de la série. Au moins, l’idée de voir l’équipe travailler ensemble avec la capitaine fait plaisir à Natasha, c’est déjà ça. Oui, Natasha est dans l’épisode, juste pour une rapide scène avec Andy puis un peu de cul avec Sullivan. Normal.

Carina

Bon, sinon, revenons-en à celle qui fait tout l’intérêt de la série à mes yeux depuis quelques saisons : Carina. Elle est forcée d’assister à ce qui ressemble fort à un procès de ses pratiques médicales. C’est horrible, parce que son ancienne patiente la tient responsable de tout ce qui lui est arrivé quand il semble assez évident qu’elle n’y est pour rien.

Son attitude n’est pas forcément la bonne, après. Elle voit son ancienne patiente péter un câble dans les toilettes et décide après cela qu’elle n’a pas à rester jusqu’au bout de l’audition. Elle comprend que la femme cherche de l’aide dans un système pourri où il est question à chaque fois de gagner et perdre. Ce n’est pas la philosophie de Carina : elle propose son aide en laissant son numéro, puis se barre. Ah, le grand cœur de Carina.

J’adore comment l’épisode se termine pour elle et sa femme : elles sont si charmantes et joyeuses ensembles. C’est trop chouette. Bon, après, l’épisode se termine sur tous les personnages couchant les uns avec les autres et honnêtement, le coup des beignets de Carina et Maya, je vais m’en souvenir longtemps.

Pourtant, ce qu’il y avait à en retenir, c’est que Vic et Theo remettent le couvert ! Et ça, c’est inattendu tant c’est rapide. Maintenant que Vic a craqué dans l’épisode précédent, elle est de nouveau capable de sourire et d’être la Vic agréable que Theo aimait. Soit. C’est oublier tout ce que Theo a fait, tout de même.

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Station 19 – S07E06 – With So Little To Be Sure Of – 12/20


Encore une série dans laquelle j’ai eu du mal à me plonger après trois mois à attendre de trouver le temps de la reprendre, peut-être parce que la structure de l’épisode manquait de consistance. J’avais du mal à voir où ils voulaient en venir et la chronologie étrange était un choix auquel je n’ai pas adhéré. J’aime bien quand on me raconte les choses dans l’ordre et en direct – même si je regarde avec plusieurs mois de retard, oui, j’aime le temps qui passe normalement. Bref, je n’ai pas aimé l’intrigue plus que secondaire qui est proposée.

Spoilers

Pendant que Vic attend de savoir si elle peut garder son job, on a droit à le plein de flashbacks que je n’arrive pas à caser dans la série. Mais bon.


Mental health is not a timebomb.

Allez, tant que j’y suis, il est temps de reprendre aussi cette série. Oui, oui, je suis sur toutes les séries à la fois depuis  hier, mais bon, je suis enfin en vacances, il faut bien en profiter et j’ai bonne intention de finir au plus vite toutes les saisons entamées – j’ai un podcast « fin de saison » à préparer. Au-delà de ça, je m’étais arrêté sur un sacré montage résumant toute la série et l’évolution du personnage d’Andy. Je sais désormais que je ne suis pas prêt à voir la toute fin de cette histoire. J’ai si peur d’être spoilé, en plus, mais étonnamment, pour le moment, personne ne m’a rien gâché. Bref, je pars confiant et on verra combien de temps ça me prendra de tout regarder.

Natasha

Le job de Vic est en danger quand cet épisode reprend. C’est au maire de décider si elle le garde ou non, et c’est compliqué pour lui de se sentir humilié par une pompier face aux caméras, tout en la conservant en poste. Andy comme Natasha font tout ce qu’elles peuvent, cependant, espérant bien réussir à la garder avec elles. Natasha cherche donc à expliquer au maire pourquoi Vic est une femme exceptionnelle dont la caserne a absolument besoin – et pas que pour Crisis 1. Bref, elle passe son épisode à essayer de convaincre le maire.

Printemps

La structure de l’épisode est quelque peu déroutante, commençant par un flashback nous indiquant que nous sommes de retour au printemps précédent. Je n’aime pas quand les séries Shondaland se lancent dans cette structure, même si c’est un classique pour elles. Bref. Ce flashback est surtout l’occasion de nous montrer Jack être un pompier à nouveau. Sachez que c’est quelque chose qui ne me manquait pas du tout, ça fait longtemps que j’ai l’impression qu’on a fait le tour de ce personnage de toute manière.

J’ai eu du mal à me plonger dans l’épisode. J’étais motivé, mais cette structure était perturbante : pourquoi revenir en arrière ? On dirait les tours de passe-passe du covid quand il fallait réintégrer des choses filmées avant une coupure brutale et inattendue. Bref, il y a toute une intrigue sur un vieil homme et un jeune homme qui se pointe à la caserne et deviennent amis avec nos héros. C’est très clairement artificiel dans la manière dont c’est écrit. Morris, le vieil homme, finit par apprendre la mort du jeune dans l’ambulance. Nos pompiers ne parviennent pas à le maintenir en vie jusqu’à l’hôpital. C’est si triste.

De son côté, Maia passe son épisode à penser à son frère. Elle qui n’en parle jamais d’habitude aurait donc passé son temps depuis le printemps dernier à en parler ? A se préparer à la maternité pour ça ? Est-ce que l’avoir croisé ne serait pas une raison plus logique pour la faire angoisser de manière violente sur sa propre santé mentale et sur celle des enfants qu’elles vont élever avec Carina que ce flashback artificiel ? Honnêtement, je n’ai pas suivi la chronologie de l’épisode, je ne sais pas quoi en penser. Eh, ça me fait plaisir d’avoir quelques scènes de Carina et Maia heureuses, mais… pourquoi revenir en arrière ?

Eté

L’été précédent, la vie continuait pour la caserne. Maia et Carina espéraient avoir un bébé et étaient heureuses ensemble, ce qui fait toujours plaisir. Morris, le vieil homme rencontré au printemps, continuait d’être SDF mais n’avait plus personne pour s’occuper de lui. Des travaux lui font donc croire qu’il est de retour au Vietnam et c’est à Vic et Andy de le ramener à la réalité comme elles le peuvent. Ce ne doit pas être évident de voir la santé d’un ami se dégrader sans pouvoir rien faire comme ça. La série cherche évidemment à faire passer un énième message social, mais ça fonctionne bien. Après, ils n’avaient pas grand-chose à dire de l’été apparemment ?

Automne

L’automne précédent voit les pompiers continuer de s’occuper de Morris comme ils le peuvent. Ils lui trouvent donc un manteau pour faire face au froid lors d’une distribution de manteaux. Je ne veux pas critiquer les donations populaires comme ça, mais franchement, je n’ai jamais vu des vêtements d’aussi bonne qualité en France dans ces contextes, hein.

De son côté, Vic passe du temps avec Morris. Je tiens à souligner à quel point l’actrice est magnifique dans son look automnal. Je sais, ça n’a rien à voir avec l’épisode… mais voilà, ça m’a plus intéressé que l’histoire de Morris apparemment. Pourtant, tous les pompiers se concentrent sur celle-ci, avec aussi Sullivan qui tente de trouver un entretien à Morris. Malheureusement, il ne pourra pas le passer et espérer avoir un logement : tous les documents dont il a besoin sont retirés en même temps que sa tente et le reste du campement de SDF.

Du côté de Maia, c’était un automne de la déprime parce qu’elle n’était pas près de devenir maman, à nouveau. C’est insupportable à quel point le personnage est mis de côté de l’épisode. En fait, cette histoire avec Morris sort tellement de nulle part qu’il est normal de ne pas trouver pour chaque personnage une manière d’être rattaché à ça… mais vraiment, c’était trop visible.

Hiver

Durant l’hiver, Sullivan est dépité de savoir que Morris repart à la case départ – et même pire que ça, parce qu’il n’a plus aucun papier officiel. Seulement, pas de quoi s’inquiéter pour lui, il se remet vite de ses émotions quand Natasha propose qu’il emménage avec eux. La formulation suppose en effet qu’elle est prête à vivre avec lui et c’est le cas. Moi, jamais de la vie j’accepterai de vivre avec un connard qui monte sur le lit avec ses chaussures là. Ils sautent tous les deux sur le lit sans retirer les chaussures ? Mais wtf !

Et puis, ce coup de « l’hiver dernier », je n’arrive pas à resituer chaque personnage à chaque fois. On a suivi les personnages pendant cette période et… pourquoi Maia est-elle à ce point concentrée sur son envie d’être maman et les injections qu’elle fait ? Elle était en froid avec Carina à ce moment-là, non ? Je ne comprends rien à la chronologie.

Bref, on s’en fout de toute manière parce que les scénaristes concentrent l’épisode sur Morris. Ainsi, son campement de SDF se reconstruit, puis prend feu. C’est ainsi qu’il meure et que Vic apprend son décès de la bouche d’Andy, après avoir été mise de côté au moment d’aller éteindre l’incendie. Soit. Psychologiquement, c’est dur pour tout le monde. Vic décide donc d’organiser le groupe de paroles qui suit, aidant chacun d’entre eux à parler de ce qu’il s’est passé. Morris est mort parce qu’il a refusé de quitter sa tente.

Travis aurait aimé pouvoir intervenir avec Vic, mais celle-ci ne pouvait pas parce qu’Andy lui a dit de rester à la caserne. Vic a fait le choix de s’en prendre publiquement au maire et maintenant, elle ne peut plus intervenir. Oui, elle aurait pu convaincre Morris de ne pas retourner dans sa tente, mais ce qui est fait est fait. Moi, j’en ai fait la déduction logique qu’on était de nouveau dans le présent, mais c’était étrange d’y revenir sans crier gare.

Si Vic trouve les mots pour les autres, elle a du mal à les trouver pour elle. Le groupe de paroles tourne donc super mal en fin d’épisode : elle est frustrée de la mort de Morris, quelqu’un qui donnait sa vie pour les autres.

Le problème ? Elle aussi elle fait ça, et elle se sent sans défense. La crise d’angoisse est surprenante parce que même si ça fait plusieurs épisodes que Vic ne va pas bien, là, ça semble sortir de nulle part dans l’épisode. Elle était celle qui gérait le mieux ses émotions dans absolument tout l’épisode. C’est le problème d’être revenu en arrière, j’imagine.

Finalement, Travis s’occupe de Vic en fin d’épisode et lui fait un câlin, ce qui permet de relativiser un peu. En plus, Natasha apprend à toute la caserne qu’elle a réussi à sauver Crisis 1. La discussion avec le maire était animée, mais voilà, Vic pourra continuer de gérer ce programme. Et la mort de Morris est finalement oublié au profit d’une soirée joyeuse à la caserne. Bon, d’accord, on a aussi droit à son enterrement où il n’y a personne d’autre que toute la caserne.

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Station 19 – S07E05 – My Way – 15/20


C’est déjà la mi-saison et ça se sent, avec un épisode qui est moins prenant et violent que le précédent, bâclant même une partie de son intrigue pour se concentrer plutôt sur les personnages. On sent que petit à petit, certains personnages atteignent une conclusion satisfaisante pour une fin de série. Pendant ce temps, d’autres ont encore un peu de chemin à faire. Normal : les scénaristes ne pouvaient pas s’occuper de tout le monde à la fois. N’empêche que, la fin approche et ils la préparent bien.

Spoilers

La Space Needle de Seattle a besoin de la caserne 19.


This is a national landmark and the heart of Seattle. The world is watching you, Herrera.

La caserne

Maya revient à la caserne, enfin, et elle n’est pas prête pour tout ce qu’elle a raté. Elle arrive donc dans une caserne pleine de tension. Elle fait tout ce qu’elle peut pour détendre l’atmosphère avec des photos de Liam et un humour bien à elle, mais après l’épisode précédent, il est difficile de reprendre le boulot comme si de rien n’était pour les pompiers. Mon problème ? On vient de voir Ben qui allait parfaitement bien dans Grey’s Anatomy juste avant. Vraiment, l’ordre de diffusion pose problème cette année, je trouve.

La journée commence par la nouvelle que Theo a démissionné, ce qui choque tout le monde – même Becket qui souhaite savoir s’il n’y a plus de problème de budget, au moins. Et ça ne règle pas tout, non. Vic, toujours énervée/dépressive dans cet épisode, est ainsi convoquée par Natasha pour apprendre que Crisis 1 n’existera bientôt plus. La ville n’a plus le budget pour ça, et donc pour la formation de Vic. Cette dernière est clairement énervée encore plus, il y a de quoi, mais elle reste étonnamment stoïque.

En fait, elle finit même par expliquer à Beckett et Travis qu’elle est contente que ça soit terminé car ça lui bouffait les nerfs. Soit. De son côté, Robert continue de vouloir demander en mariage Natasha. Après 150 demandes de rien du tout, le voilà qui achète une énorme bague. Il en parle à Ben, mais bon… Je suis blasé comme jamais par le personnage de Ben. S’il allait bien dans l’épisode de Grey’s, c’est apparemment parce qu’il se drogue désormais.

L’ascenseur

Maintenant que Beckett est de retour à la caserne, Maya se sent obligée de s’excuser de ce qu’elle a fait. Il serait temps en vrai : c’était une des scènes les plus choquantes de la série de la voir donner cette bouteille à un alcoolique luttant pour ne pas sombrer. Ne pas sombrer, c’est vraiment le slogan de cette saison : Andy est donc dégoûtée de voir qu’elle a détruit l’esprit d’équipe de la caserne en une seule nuit.

Maya la remotive évidemment, et c’est bon de voir qu’elles sont en bons termes malgré les compétitions qui ont existé entre elles par le passé pour être capitaines. Et c’est tant mieux : Natasha organise une cérémonie pour officialiser la nomination d’Andy… Mais bon, la cérémonie est vite interrompue quand un incendie se déclare à la Space Needle de Seattle – la fameuse tour que l’on voit depuis 20 ans dans cette franchise. Franchement, ce devrait être une intrigue pour un épisode de fin de série, pas pour une mi-saison ? C’est surprenant.

C’est en tout cas une intervention hyper importante à bien des égards qui tombent sur Andy et l’équipe alors qu’ils ne vont pas bien et n’arrivent pas à se coordonner. La bonne nouvelle, toutefois, c’est que leur « dispatch » a changé : il s’agit désormais de Gibson. Bordel. C’est une suite logique pour le personnage de Jack, mais c’est difficile de ne pas penser à 9-1-1 tout de même.

Bref, on s’en fiche, l’intervention commence avec tout de suite plusieurs secteurs : Beckett n’attend pas Maya pour aller s’occuper de l’incendie (il vient juste de lui dire que ça allait bien entre eux pourtant ?). Et il fait de la merde, en plus, mettant sa vie en danger au passage quand ils font demi-tour pour aller aider Vic. Bon, en fin d’épisode, Maya et Beckett mettent ça derrière eux : il avait peur qu’elle n’assure pas ses arrières, il a eu l’occasion de la voir sauver sa vie donc il lui refait pleinement confiance.

Bref, en parallèle, Vic se retrouve à se balancer dans le vide, soutenue par Travis. Pourquoi je ne le sens pas ? Elle est si angoissée depuis deux épisodes, ça ne peut que mal tourner. Qu’est-ce qu’elle fout dans le vide ? Eh bien, il y a évidemment un ascenseur coincé, avec des gens dedans – notamment une femme épileptique. Tant qu’à faire, toujours plus.

Apparemment, c’était une soirée pour réveiller toutes mes angoisses sur ABC. Après un épisode avec un patient sur le toit de l’hôpital, on se retrouve donc avec l’ascenseur en altitude dont les portes sont ouvertes sur le vide. Quelle angoisse. Ah c’est beau d’avoir une belle vue, hein, mais c’est sacrément angoissant de se retrouver sans sécurité avec ce risque de mourir. Vic gère comme elle peut les gens dans l’ascenseur et ce n’est pas évident, entre la crise d’épilepsie de l’une et la crise d’angoisse d’un autre.

Elle est finalement aidée par Beckett, mais la vérité, c’est qu’elle a l’entraînement Crisis 1 qui reprend le dessus assez vite. Vic est donc celle qui parvient à calmer tout le monde assez vite – mais bon, je m’inquiète pour un ado qui ne faisait rien jusque-là et qui se cogne la tête au passage. Jamais bon signe dans ces séries. Pourtant, les passagers de l’ascenseur sont vite évacués. Un peu trop, même : on ne suit rien de l’évacuation, c’est abusé, je trouve.

L’incendie

Comme si cela ne suffisait pas, Warren et Sullivan se retrouvent coincés alors qu’ils essaient d’éteindre l’incendie de la Space Needle. Cela inquiète tout le monde, et particulièrement Travis qui s’en veut d’avoir engueulé Ben le matin même sur sa blessure qu’il avait cachée. Encore et toujours. Ils ont le temps de parler entre eux, comme ça, jusqu’à ce qu’une explosion intervienne et leur coupe la parole.

Inévitablement, Andy et Natasha, au sol, sont hyper inquiètes de ne plus les entendre et de ne plus avoir de nouvelles d’eux. Eh, c’est un peu tôt dans la série pour mourir, tout de même. Andy fait donc partie de l’équipe de secours qui part à leur rescousse – avec aussi Travis. Ils s’inquiètent bien sûr de voir que Robert et Ben ne respirent plus. Quelle angoisse. Ils n’ont pas cramé vifs, pourtant.

Finalement, les deux hommes se réveillent et sont ramenés sur la terre ferme. On pourrait croire qu’Andy passerait un message radio à sa cheffe pour la prévenir, tout de même, mais non, elle laisse tout le monde stresser au sol. Finalement, tout est bien qui finit bien ; avec tout de même Robert qui fait tomber sa bague de fiançailles en cours de route, par accident. Ce n’est pas grave : c’est Natasha qui la ramasse alors que le maire arrive pour faire sa petite déclaration.

Il va la regretter sa petite déclaration : Vic en profite pour faire ce qu’on rêve tous de faire je crois… Elle hurle sur le maire que ce qui a sauvé les gens, c’est Crisis 1 et que c’est honteux de couper le budget pour ça. Elle le fait devant un parterre de journalistes, assurant qu’elle veut aider les habitants de Seattle mais qu’on l’en empêche. Bim. Histoire de bien arranger les journalistes, Travis s’en mêle aussi, pour tenter de la calmer. Autant dire que ça fout un froid.

Carina

De son côté, Carina s’occupe de Liam toute la journée pendant que Maya reprend le boulot. Elle fait toutefois partie du casting principal et il est hors de question de la laisser totalement de côté : les scénaristes la font donc assister à un accident de voiture dans un parking – en vrai, j’ai l’impression qu’elle le provoque malgré elle en rendant trop impatient le conducteur de la voiture derrière elle.

Pourtant, même si ce conducteur provoque l’accident et semble sacrément insupportable, c’est à lui qu’elle confie Liam quand il pleure dans la voiture alors que Carina s’occupe comme elle peut des patients en attendant les secours. Bordel, Carina me vend du rêve à chaque fois qu’elle parle, c’est un truc de fou. La réplique sur la fracture ouverte de l’humérus est super simple, mais elle m’a fait mourir de rire.

Bref. Carina s’occupe d’un type qui s’est retrouvé avec le bras broyé par une voiture car il avait mis le bras sur le bord de la fenêtre. Finalement, une ambulance privée arrive sur les lieux et Carina est aussi surprise que moi d’en voir sortir Theo. Il a mis moins de 24h à se retrouver un job apparemment ? Tous les deux font équipe comme toujours pour s’occuper d’un frère et sa sœur. C’est plutôt chouette à voir, mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’inquiéter tout le long pour Liam. J’imagine que je ne suis pas prêt à être parent moi-même si je stresse déjà autant pour les enfants de personnages fictifs. En plus, la journée est loin d’être merveilleuse pour Carina, mais ça, on ne nous le dit pas tout de suite.

Le soir, quand elle retrouve Maya, c’est pour lui annoncer que les nouvelles médicales ne sont pas bonnes : elle ne pourra pas tomber enceinte car ses ovaires ne sont pas viables. La solution est vite trouvée pour Maya : il suffira d’utiliser les siens… mais en Carina, parce qu’elle ne veut pas être enceinte.

Fin de journée

De retour à la caserne, Andy ordonne à Vic de rentrer chez elle et de ne pas continuer les interventions pour la journée. Elle est allée trop loin, c’est évident. Pas évident d’être à la place d’Andy sur ce coup. Elle rappelle Theo pour qu’il vienne à sa cérémonie, mais en profite aussi pour lui demander à demi-mots de checker Vic. Cette dernière est de nouveau en dépression totale, ce qui est plus qu’inquiétant.

Natasha ne réagit bizarrement pas à la crise de nerfs de Vic et ne dit rien. Elle est trop occupée à se rassurer sur son couple, sur Robert qui a failli mourir et sur la demande en mariage qu’il n’a toujours pas eu l’occasion de faire avec succès. Elle lui rend donc la bague pour pouvoir accepter la demande en mariage. Voilà un happy end à surveiller pour la fin de saison. En attendant, la cérémonie à suivre est celle d’Andy devenant capitaine pour de vrai, avec son badge qui lui est enfin donné – même Jack vient pour voir ça (ben dis donc, il est vraiment sous-employé cette année, il se contente de filmer !). Andy conclue cet épisode par un petit discours sur sa fierté d’avoir une famille comme eux. C’est vraiment une dernière saison, en tout cas : on nous sort même des flashbacks des sept saisons pour nous rappeler tout le chemin parcouru par Andy. Bim, une histoire qui touche à sa fin pour elle, donc.

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