Autant j’ai revu WandaVision (j’ai encore plus envie de me la refaire après cet épisode !) et je sais que je reverrai Agatha All-Along, autant je ne me vois pas m’infliger à nouveau cette saison en entier. Il y a des scènes que j’aime, mais l’ensemble est tellement bavard, long et peu passionnant. C’est si dommage. J’en attendais trop, je galère comme jamais à comprendre et expliquer cette intrigue inutilement complexe dans la psyché de Vision. Au moins, ça permet de nous rappeler que Paul Bettany est fantastique, si jamais on l’avait oublié. Franchement, l’explication la plus simple est que cet épisode est une longue transition vers la fin de saison. Elle fait avancer le personnage principal comme jamais et nous révèle qui il est vraiment, mais pfiou… C’est long.
Spoilers
Vision et Tommy font tout ce qu’ils peuvent pour sauver Lisa.
Where is the Vision ?
Comme je suis heureux : il n’y a qu’un seul épisode cette semaine ! Il dure bien trop longtemps et ça ne sert plus à rien si proche de la fin de nous faire du suspense, mais je suis heureux car ça me permet de le voir ce soir… et d’enfin publier un article sur le blog cette semaine. Ouais, c’est un peu la catastrophe, mais je m’en doutais avec la rentrée de toute manière. Les articles (notamment celui sur Hunger Games) sont à un stade avancé, mais pas prêts à être publiés. Tant pis.
C’est parti pour 1h05 d’épisode et au moins trente minutes supplémentaires de rédaction de critique, mais je me dis que ça vaut le coup, surtout que j’ai réussi à ne pas être spoilé malgré mon retard. Tout ça me rapproche aussi de la sortie de la prochaine chanson d’Olivia Rodrigo, alors c’est merveilleux. En attendant, cet épisode commence par un détour en 1939 et nous fait la surprise de nous montrer pour la première fois Phineas Horton. Qui donc ?
Il s’agit de l’homme qui donnera ses traits à Vision, tout simplement. Il nous est présenté comme un fou qui choisit de vendre son magnifique manoir en échange d’une machine – un rêve. Il veut faire revenir son fils mort depuis trois ans sous cette forme. Forcément. Il se prend pour un véritable Dieu capable de ressusciter les morts.
Cela ne plaît pas à sa femme et traumatise très clairement sa fille, Victoria, qui doit grandir sans son frère, mais aussi sans son père tant celui-ci est aux abonnés absents. C’est une horrible introduction d’épisode, surtout quand Victoria essaie d’attirer l’attention de son père et qu’il lui répond qu’il doit finir J.I.M plutôt que de s’occuper d’elle. Quel connard, en fait. OK, il va parvenir à créer une machine qui va marquer l’Histoire, mais en attendant, au secours. Tu m’étonnes que sa fille lui vole ses recherches en le quittant.
En plus, son but est résumé par sa femme comme étant de faire renaître son fils, mais la vérité est encore pire : il veut créer une machine qui sera libérée, délivrée de l’amour – qui n’aura pas à connaître le deuil et tout le mal que fait l’amour. Il est fou, ce monsieur.
De retour dans le présent, nous apprenons que Lisa est foutue, tout simplement. Tommy voudrait la ramener et la rebooter, mais Vision lui explique que ce n’est pas si simple : les nanobots sont en elle et trop profondément attachés à son système.
Quand Vision s’enferme dans son « esprit », c’est pour mieux recevoir un appel de Friday qui s’inquiète de savoir comment va Lisa. Elle est toujours en couverture chez l’ennemi, s’attire les compliments d’Edith et flippe le reste des IA qui comprennent qu’il faut agir vite pour sauver Lisa. Ils n’ont que quelques heures pour cela et c’est d’autant plus gênant que ça les retarde alors que les méchants ont a priori tout ce qu’il faut en leur possession pour détruire le monde.
Pendant ce temps, Ultron et Jocaste filent toujours le parfait amour. Ils s’embrassent sur la tombe de Joséphine, que Jocaste considère être sa maison. C’est un goût audacieux pour la déco d’une maison, mais bon, qui suis-je pour critiquer avec mes décos d’Halloween – dont une petite tombe ?
Juste à côté du cercueil, il y a en plus la machine qui contient les nanobots restants. Maintenant qu’elle a les différentes bio-clés, Jocaste peut tenter d’ouvrir la machine. On nous fait un suspense interminable alors qu’on sait bien qu’elle a tout ce qu’il faut, mais bon, on va dire que ça permet de créer une ambiance. On est loin du brio des séries précédentes, hein.
Je veux dire, ils n’arrivent même pas à me surprendre avec la nécessité de la sixième clé sous la forme d’un mot de passe pour ouvrir le coffre. Jocaste est très clairement excédée de s’être trompée, Ultron se montre bien trop calme et soudain, on a droit à un bruit strident particulièrement détestable qui perturbe autant Jocaste que Vision.
Les deux reçoivent la visite du client de Paladin : il s’agit désormais d’un homme qui ressemble à une ombre – mais à sa propre ombre. Il a un chapeau et promet à l’un et l’autre tout ce qu’ils souhaitent. Grosso modo, c’est la même chose : il leur assure qu’il peut leur rendre tous les souvenirs et ainsi leur donner un cœur. Et voilà, le rêve de base derrière les IA était de les empêcher de connaître l’amour.
Cet être étrange promet qu’il peut leur faire découvrir ça, qu’il est le passé et l’avenir à la fois. Il lance Jocaste et Vision sur leur propre quête (sauver Lisa, trouver le code), puis leur demande de le rejoindre. Ma foi, Ultron gagne ENFIN ma sympathie en ayant à peu près la même réaction que moi : il est mort de rire.
Le Client n’apprécie pas trop, mais il finit par comprendre qui est Ultron et lui assure avoir honte de lui prouver sa supériorité.
De son côté, Ultron poursuit le même objectif : montrer à quel point il est le meilleur. Il repère sans aucun problème Friday et lui explique son brillant plan : il se considère comme le père de Vision, il veut aider Jocaste pour en fait mieux accéder aux nanobots et décider par lui-même quoi en faire. Mouais.
Jocaste hésite tout de même à ouvrir les données du client, par peur que les oublis dans son cerveau ne soient finalement que des protections. Il aurait fallu y penser avant, mais bon. Elle prend l’ascenseur pour rejoindre son souvenir et se retrouve ainsi dans le « loft » où Ultron était enfermé dans le début de saison. Ce n’est pas le même exactement, mais tout y est similaire et ça pose la question de savoir pourquoi ils ont le même décor programmé en eux.
Je dois bien avouer que je n’ai pas trouvé ça aussi passionnant que ça n’aurait dû l’être. On observe Jocaste récupérer peu à peu les souvenirs de la vie de Joséphine, la joie, Stark Industries, on s’éclate bien… mais que ça traîne en longueur pour rien.
En parallèle, Vision hésite à ouvrir le paquet de données offert par le Client. Edith lui assure que c’est une mauvaise idée, mais Lisa choisit dans la réalité ce moment pour se réveiller et expliquer à Tommy qu’elle a peur de se perdre et ne plus se reconnaître. Voilà donc pourquoi Vision décide de passer un contrat avec le Client : il accepte ainsi de signer le paquet de données et de recevoir des souvenirs. De toute manière, il est protégé par Paladin et a donc le temps de se perdre dans ces données.
La contrepartie, c’est qu’il n’aura pas le choix de se rendre au Client à la fin. Vision assure être impatient de le rencontrer, mais avant ça, il faut encore sauver Lisa. Pour cela, il se retrouve à avoir besoin de l’aide de Paladin. Évidemment. Qui d’autre pourrait lui confier rapidement l’accès à une source d’énergie ?
Il a en effet une batterie qui vient tout droit du Wakanda (auprès duquel il est grillé) : le bras armé en forme de pointe de Corvus Glaive (celui qui avait attaqué Vision dans Infinity War pour récupérer la Pierre de l’Esprit). C’est un clin d’œil sympa, même si ça semble un peu forcé. Ce n’est même pas ce qui m’a dérangé le plus dans la scène : je trouve ça complètement dingue que Vision cache à « son » fils la réalité du contrat qu’il vient de signer MAIS que Paladin soit au courant. Comment ça il en parle à son ennemi ? Et si ce n’est pas lui, comment Paladin a-t-il encore contact avec le Client ?
Bref. Grâce à la source d’énergie, Vision peut s’enfermer dans son subconscient pour parcourir davantage les données qu’on vient de lui transférer. L’accès à ses souvenirs se fait par un ascenseur. On a quelques flashbacks, puis il se retrouve dans ce qui ressemble fort à un couloir versaillais. Tout ça le mène finalement dans une salle où il tombe nez à nez avec… Ultron. Il n’est plus censé être là, mais il se marre comme jamais personne n’a ri si fort devant WandaVision (et pourtant, j’adore cette série, si jamais ce n’était pas déjà clair dans les critiques précédentes).
Le problème, c’est que là, on se retrouve à nouveau avec un long et même interminable dialogue entre Ultron et Vision. Cela dit, ça permet à Vision de comprendre qu’il y a eu un jour où Vision aimait vraiment Tommy. J’avoue, j’ai aimé la fin de la scène où Ultron assure à Vision que la famille, c’est pour toujours – mais c’est simplement parce qu’il y avait la voix de Wanda pour dire la même chose.
Le Vision de la série fuit encore plus loin dans ses données pour finalement tomber nez à nez avec le souvenir de… Vision. Celui de WandaVision, celui d’Endgame. C’est un autre dialogue interminable, hein, mais c’est mieux, parce que là au moins j’aime le personnage (et l’accent, bordel ?). Cet ancien Vision reproche au nouveau d’être un lâche qui refuse de voir l’évidence : il n’est pas qu’une copie de Vision, il est Vision. Il en a les souvenirs donnés à la fin de WandaVision, donc il faut arrêter de fuir. C’est pourtant ce que notre Vision souhaite continuer de faire : il détruit l’ancien puis tente de remonter à la surface. En vain. Il est encore et toujours ramené par l’ascenseur dans l’immense couloir type Versailles.
Dans la réalité, Lisa est de plus en plus possédée par les nanobots. Elle finit par se lever de son siège pour mieux attaquer Tommy et Paladin qui veillent sur Vision. Ce dernier a conscience qu’il doit se dépêcher en entendant Tommy crier à l’aide, il avance donc plus loin dans sa quête (eh, c’est le titre de la série, dingue) : il tombe cette fois sur la première IA-robot, J.I.M, qui a « son » visage. Et pour cause : c’est celui de Phineas, qui est là aussi.
Phineas explique ainsi que J.I.M ne devait pas ressentir quoi que ce soit, mais que ça lui a donné soif de plus de se rendre compte qu’il en était incapable. Qu’est-ce qui aurait pu mal tourner ? Eh bien, un jour, il a trouvé l’amour et ça l’a fait prendre feu, tout simplement. C’est beau cette métaphore, dites-moi. Cela signifie aussi que J.I.M est la Torche originelle, avant celle des Quatre Fantastiques. Bon, ça ne me fascine pas autant que ça devrait. Phineas s’est donc fait tuer par J.I.M car il essayait d’intervenir dans l’amour de son robot, rien que ça. C’est tordu, franchement, mais c’est ainsi qu’Horton est devenu une honte et un échec.
Malgré tout ça, Vision ne perd pas le Nord : il cherche un code source. Malheureusement, ce n’est pas J.I.M qui peut lui donner : la réponse est dans Vision. Reste à savoir où est Vision. Notre Vision rêve d’être comme Vision, mais il fuit les sentiments qu’il jalouse, à commencer par la peur.
J.I.M parvient bien à le confronter à ceux-ci, cependant. J’oublie de dire à quel point l’acteur est excellent pour vendre ses personnages et à quel point j’ai adoré que tout ça nous ramène encore et toujours à Wanda : Vision ne veut pas ressentir les émotions de l’ancien Vision, parce qu’il a perdu Billy, Tommy et surtout Wanda. Qu’est-ce que ce deuil est porteur d’émotions ! Heureusement qu’il est là pour redonner un peu de sens à la série.
Tout ça, c’est donc Vision qui fuit son deuil ? C’est un peu longuet, je me suis ennuyé en chemin, mais la révélation pas surprenante que Vision est bien Vision, qu’il est enfin guéri grâce à ce moment où il prend conscience de qui il est, c’est tout bonnement réussi. Dans le reflet du miroir, le Vision tout blanc récupère les couleurs, puis la pièce qu’il doit avoir sur le front à la place de la Pierre de l’Esprit, enfin complète. On note aussi la lourdeur absolument pas subtile du fait que Vision ne soit complet que lorsqu’il retrouve l’Amour et les sentiments, c’est-à-dire précisément ce que Phineas voulait fuir et ne surtout pas donner à son IA.
Vision se réveille ainsi à temps dans la réalité pour affronter Lisa. Cette dernière, grâce aux nanobots, avait une véritable arme sur le dos et était sur le point de tuer Paladin et Tommy. Vision l’arrête d’une main et réinitialise les nanobots en elle. Elle peut ainsi se réveiller un peu plus tard dans les bras de Tommy.
Tout est bien qui finit bien, mais il faut à présent que Vision accepte de se rendre au Client. Pour cela, rien de plus simple : il suffit de demander à Paladin où se rendre. C’est à Londres que la livraison doit avoir lieu – reste à savoir quoi faire de Tommy d’après Edith. Sans trop de surprise, lui et Lisa ne sont pas abandonnés à Madripoor, mais dans l’avion de Paladin.
Vision lui laisse une tablette avec une lettre bien alambiquée pour lui dire qu’il l’aime, en vrai, et avec tout WandaVision. Le montage est foireux comme jamais : on voit Tommy et Lisa qui regardent TOUT WandaVision sans rire (pardon ?) avant que Tommy ne prenne soudain conscience que son père n’est pas avec lui car c’est ce que dit la voix off en même temps. La voix off n’était pourtant que la lecture de la lettre… Bref, c’est pas grave. Amenez-moi à l’étape suivante du chemin de Tommy (et Billy !).
En attendant, on nous mène à Jocaste qui voit un souvenir de Joséphine refusant de vendre ses recherches à un marchand d’armes. Joséphine fait alors équipe avec… Ultron. Friday assiste à ça et Ultron décide de la jeter par la fenêtre, tandis que Vision est amené auprès du Client qui n’est autre que… Ultron. Enfin, un homme avec le visage d’Ultron, mais ce ne sera pas Ultron, quoi.
J’ai soupiré fort. Ils en font bien trop avec James Spader dont on n’avait pas vu le visage avant dans le MCU et qui est imposé comme second personnage principal ici sans qu’on ne comprenne trop pourquoi pour l’instant. D’accord, il est bon, mais est-ce que ça vaut la peine qu’il parasite autant la saison ? Vraiment, jusqu’au bout, ils font les choix qui me plaisent le moins. D’ailleurs, maintenant que Paladin est devenu pote avec Vision (mais qu’il l’a livré tout de même), sa camionnette se fait détruire (encore !) par le Client. Paladin a-t-il (encore ?) survécu ? J’aurais tendance à penser que oui…
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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television
