Station 19 – S07E04 – Trouble Man – 17/20


C’est le genre d’épisode qui me rappelle que j’adore vraiment cette série. Tout part dans tous les sens entre les personnages, la tension monte d’un cran de tous les côtés, mais ça donne un épisode vraiment solide et réussi. Il se passe en quarante minutes tellement de choses que j’ai l’impression d’avoir vu un film complet – et pourtant, on ne voit pas grand-chose. Je suis si triste que la série soit annulée.

Spoilers

C’est une journée de pleine lune un peu intense pour la caserne.


This isn’t the real housewives and last I checked no one here is perfect.

Pleine lune

Quel est exactement l’intérêt de commencer l’épisode par un gros plan sur Andy en intervention et légèrement débordée par ce qu’il se passe ? Je demande, parce que c’est littéralement le cas dans tous les épisodes et, du coup, je ne vois pas bien pourquoi c’était important de nous dire que ça allait arriver dans l’épisode : on ne nous apporte aucune information qui indique un énorme danger ou une situation qu’elle n’arrivera pas à gérer finalement.

C’était bien plus efficace de commencer par un retour d’intervention à 9h du matin avec toute la caserne en effervescence. On note ainsi que Beckett est de retour sur le terrain, que Ben aussi, malgré son mal de dos (il est censé s’être pété le bras, je ne comprends pas) ou que Theo et Vic s’embrouillent comme un vieux couple après deux épisodes à s’ignorer.

Vic finit même par balancer devant tout le monde que Theo a couché avec Kate, ce qui n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. Andy m’a tué à devoir gérer ça, et ça se termine par Kate qui espère que la pleine lune sera une pleine lune calme. Il n’en faut pas plus pour porter la guigne à l’ensemble de la journée et de la caserne. Après, l’esprit de la caserne, c’est son capitaine.

Coupe budgétaire

C’est donc par Andy que les emmerdes commencent. Elle apprend de Natasha (toujours harcelée par les demandes en mariage improbable de Sullivan au quotidien) qu’elle va devoir prochainement virer quelqu’un, parce que la ville leur demande d’économiser 10% sur les dépenses de la caserne. Voilà qui permet de rendre plus concret les annonces faites dans l’épisode précédent. Andy peut ainsi partir en intervention en étant énervée, surtout qu’elle se voit aussi reprocher d’avoir répondu aux protestations des anti-gays dans l’épisode précédent. Une vidéo tourne sur les réseaux sociaux, et ça n’était pas une bonne idée.

L’intervention se déroule hors écran, mais lorsqu’ils reviennent tous à la caserne, c’est pour qu’Andy leur ordonne de faire un inventaire surprise. Elle se montre assez imblairable avec son équipe, alors que l’épisode nous montre au moins ce que doit être vraiment le quotidien des personnages dans une caserne : beaucoup trop d’alarmes chaque jour. Et j’ai à peine mis ça dans mes notes qu’on s’est retrouvé avec une scène de dortoir entre Kate et Theo. Et bien sûr, elle le drague, avant de lui proposer un autre job mieux payé. Theo se montre malgré tout fidèle à la caserne. C’est chouette pour lui, mais j’ai du mal à y croire.

Bon, la journée est quand même compliquée à gérer pour les pompiers. De manière surprenante, nous ne voyons rien de ce qu’il se passe pendant les interventions. Nous avons en revanche tous les rapports radio entendus par Natasha. La journée est atroce, avec plusieurs enfants qui décèdent lors d’un accident, et du sang un peu partout.

Les emmerdes

Pour son retour sur le terrain, Beckett est servi. Il se voit offrir par Theo la hache qu’il lui avait confiée. C’est un chouette rappel, je ne dis pas, mais la journée est sacrément sombre pour tous les pompiers, cette fois. Et elle ne va pas s’améliorer en plus, parce que Ben a toujours beaucoup trop mal au dos (Theo s’en soucie, mais ne sait pas quoi faire).

Beckett est peut-être de retour, mais il a toujours du mal à s’intégrer. Il faut dire qu’il essaie avec Vic qui a clairement autre chose à gérer avec son énervement vis-à-vis de Theo qui n’est toujours pas passé. Même Travis ne la reconnaît pas, ne comprenant pas pourquoi elle ne lui a rien dit concernant Kate. Elle passe l’épisode à s’énerver et se renfermer sur elle-même, surtout quand elle comprend qu’Andy ne leur dit pas tout. Tous les pompiers sentent bien qu’il y a des coupes budgétaires à venir.

Heureusement pour Beckett, il y a toujours Robert pour s’occuper de lui. Bon, il s’occupe aussi de lui, bien sûr, et il n’apprécie pas trop de voir Theo affirmer qu’il sera tranquille avec les coupes budgétaires puisqu’il couche avec la cheffe de toute manière. Le pire, c’est que Theo n’a pas trop tort sur ce coup : Andy vient voir Robert pour comprendre ce qui a changé entre Natasha et le maire. Pas de bol, il ne sait rien.

Andy n’a donc d’autres choix que de demander directement à la cheffe ce qu’il se passe. Elle comprend bien vite que le maire est revenu sur sa promesse, mais elle va un peu trop loin avec Natasha quand elle la confronte. Elle lui reproche donc d’être prête à sacrifier des gens, contrairement à elle, et le ton monte. Natasha est trop sympathique et intelligente pour lui en tenir vraiment rigueur.

Elle lui conseille toutefois de mettre rapidement des limites et des frontières avec son équipe. Elle en est bien incapable malheureusement et la situation ne fait que se dégrader en permanence. Warren cache son mal de dos au point d’énerver ses coéquipiers, Vic ne supporte plus de bosser avec Theo, Theo et Travis n’assument pas d’être potes (alors que pourtant, c’est vraiment chouette de les voir potes), Sullivan et Beckett s’enferment pour faire des réunions AA, vraiment, ça part dans tous les sens, avec aussi Vic qui s’en prend gratuitement à Kate (bon, OK, peut-être qu’elle le mérite).

L’intervention de trop

On se retrouve alors avec une situation déjà tendue qui ne peut qu’empirer quand les pompiers se rendent compte qu’ils n’ont pas tout leur équipement. Les anciens capitaines s’engueulent tous entre eux, la tension monte encore d’un cran entre Travis et Ben au sujet du dos de ce dernier et Andy finit par hurler son équipe. Il y a de quoi : elle veut sauver le job de tout le monde et ils perdent leur équipement le plus cher.

Les pompiers partent donc en intervention après une journée épuisante à se hurler dessus, et sans un objet qui leur sera forcément utile. Pour ne rien arranger, Vic est tellement épuisée qu’elle reste endormie sans entendre l’alarme. Bordel. Pourtant, on aurait bien besoin d’elle sur place lors de l’intervention : Andy se rend compte que Ben lui a menti et trop mal au dos pour être utile ; il y a une explosion de gaz qui met tout le monde en danger, Andy est complètement dépassée par la situation.

Natasha est forcée de s’en mêler, ce qui mène finalement à un abandon nécessaire de la caserne 19 pour laisser la place à une autre caserne. Le sentiment d’échec est inévitable et vient évidemment de l’équipement qu’il leur manque – et chacun s’accuse pour ça, évidemment.

Tout est bien qui finit bien malgré tout : l’incendie est éteint, la victime potentielle sauvée… mais bon, l’échec est bel et bien là. Et le pire, c’est que quand tout le monde rentre, Vic se sent sacrément conne d’avoir raté l’alarme. Andy lui jette un regard noir, mais il n’y a rien qu’elle puisse faire. Ce qui est fait est fait.

Dans le même genre, Sullivan s’inquiète à présent d’être responsable de ce qu’il se passe avec le maire à cause de son couple. Ce n’est évidemment pas le cas et elle l’envoie bouler. Quant aux questions de budget, elles se règlent d’elles-mêmes quand Theo, culpabilisant d’être partiellement responsable de l’explosion de gaz, décide de démissionner. Oh non. Il y a trois épisodes, j’aurais été pour cette démission, mais sa scène avec Travis dans l’épisode ne me donne vraiment pas envie que ce soit le cas. J’espère que la série trouvera un moyen de revenir en arrière. Aussi, je note que Jack n’était pas présent dans cet épisode ni dans le précédent et que je ne m’en rends compte que maintenant. Il ne m’a pas manqué… C’est triste après six saisons complètes !

Carina & Maya

Une fois n’est pas coutume, Carina et Maya sont mises à part du groupe dans cet épisode. Il faut dire qu’elles ont beaucoup à faire du côté de la vie perso et que les scénaristes ont décidé de se concentrer là-dessus. Ainsi, Carina et Maya sont complètement débordées par la nouvelle maison et le bébé à gérer. Maya fait ce qu’elle peut pour sécuriser la maison, laissant Carina gérer le bébé, ce qui n’est pas grandiose. C’est l’occasion pour continuer le partenariat publicitaire avec Amazon Prime et pour nous prouver que le couple n’a pas vraiment eu le temps de parler d’éducation avant.

Carina veut laisser pleurer Liam, gère la cuisine et le linge, Maya veut absolument protéger Liam de tous les dangers à venir. Cela inquiète Carina qui a peur que Maya transfère ses insécurités sur leur bébé au lieu de le protéger. Pour éviter l’engueulade, Maya part faire une tour qui dure bien trop longtemps.

Quand elle la voit revenir, Carina décide de sortir l’engueuler, beaucoup trop fort. Les voisins peuvent l’entendre, le bébé aussi, mais elle s’en fout ; elle veut juste s’engueuler avec sa femme. Ah, Carina, je t’aime. Elle est si réelle – et l’actrice gère si bien ce rôle. Bon, par contre, elle a réussi à l’exploit de s’enfermer… dehors. Ni elle ni Maya n’ont les clés, mais par chance, Carina n’a pas verrouillé sa voiture. C’était une belle manière de rire un coup de ce qu’il se passe, au point. J’aime ces personnages.

Elles finissent au lit à se raconter les peurs qu’elles ont. C’est une belle scène, même si e ne comprends pas trop pourquoi Maya ne change pas de boulot si elle a si peur que ça de mourir et d’abandonner Carina avec Liam. J’aime tout de même que Carina n’abandonne pas son idée de tomber enceinte.

28’

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Station 19 – S07E03 – True Colors – 14/20


J’ai l’impression que pour la dernière saison les scénaristes ont arrêté de se prendre la tête sur la crédibilité de ce qu’ils proposaient. À la place, on se retrouve juste avec des épisodes où ils font avancer la série dans la direction qu’ils veulent, avec un message social encore plus forcé qu’avant, d’une certaine manière. Cela m’a donné l’impression d’un épisode un peu déséquilibré, avec des cas médicaux forcés pour le plaisir d’en proposer. Il y a toutefois des graines intéressantes pour la suite.

Spoilers

Les pompiers aident à organiser la Fabruary, une Pride en plein mois de février.


Pride isn’t exactly my jam.

Travis

L’épisode commence par nous introduire une Pride en février à Seattle. Je ne savais pas que ça existait, je ne sais pas si ça existe, mais soit. Travis est blasé par cette parade de plus, mais sa mauvaise humeur vient en fait du fait qu’il est sur le point de rencontrer le copain de son père et qu’il craint de tomber sur quelqu’un de plus jeune que lui. Il s’en plaint à Vic et Theo, et c’est un peu étrange car les deux ex ne s’adressent pas la parole pour autant.

Le copain du père de Travis ? Il s’agit du dentiste d’Eli, parce que le monde est petit. Tout pourrait bien se passer, mais malheureusement, Travis a bien envie de juger son père. Il est dans une relation libre avec le type qui a provoqué le divorce entre ses parents : bien sûr que Travis juge. C’est un peu abusé par contre, parce que Travis passe son temps à tromper Eli cette saison, non ?

Eli fait pourtant du bon boulot avec son copain dans cet épisode, essayant de le calmer et d’être là pour lui. Et alors qu’il fait ça, il se prend dans la gueule que Travis a couché avec Emmett. C’est tellement abusé. Ils arrivent à me faire avoir de la peine pour Eli alors que je le déteste, hein, mais être en couple avec Travis, ça ne donne pas envie du tout.

La rupture est inévitable à ce moment-là, et elle a lieu devant le père de Travis. Aha. C’est le Karma, ça. En fin d’épisode, Travis et Eli ont l’occasion de reparler plus calmement de la situation. Ce que j’aime bien, c’est que la vraie cause de la rupture est qu’Eli ne supporte pas que Travis soit si mal à l’aise vis-à-vis de lui-même, qu’il soit si peu à l’aise avec l’idée de masculinité.

Beckett

Beckett reprend son travail à la caserne, sous les ordres d’Andy. Celle-ci est toute heureuse, mais elle se montre plutôt sympathique avec lui tout de même. Pourtant, quelqu’un la bizute enfin en tant que cheffe dans l’épisode, alors elle devrait se sentir un peu énervée. Cela l’amuse et lui permet de s’affirmer en tant que capitaine en vrai.

Beckett, lui, doit de nouveau faire ses preuves à la caserne. Il se retrouve donc à la garder pendant la pride, et ça lui convient bien d’être mis de côté car la folie de la Pride ne l’enchante pas. Il se retrouve toutefois à devoir traiter un patient se plaignant d’une crise cardiaque. Et la Pride a beau se dérouler en février – la Fabruary – le type est en caleçon parce que pourquoi pas. Finalement, et contre toute attente, on se retrouve avec Beckett qui fait un excellent psy pour son patient, en lui expliquant qu’il doit s’assumer tel qu’il est là.

La Pride

La Pride est the place to be dans cet épisode, mais ça propose quelque chose de bizarre, je trouve. Il y a clairement de la tension entre Theo et Vic. Ils s’évitent tant qu’ils peuvent, mais ils n’arrêtent pas de se croiser dans l’épisode. C’est le problème quand on bosse avec son ex, j’imagine. Ils se retrouvent à faire équipe avec Robert pour traiter des patientes de la Pride qui ont clairement pris de la drogue, contrairement à ce qu’elles disent. Ce n’est pas vraiment une belle représentation, mais au moins, on a des acteurs qui s’éclatent.

Pendant ce temps, Natasha apprend du maire, sur un char de la Pride, qu’elle va devoir faire des coupes budgétaires extrêmement importantes. J’ai bien aimé la scène où Natasha se force à sourire tout en parlant politique avec le maire. Le problème est qu’elle se retrouve bien coincée par un chantage odieux sur sa position : le maire insiste pour lui dire qu’il a d’autres personnes prêtes à prendre sa place – et ce sont des hommes, en plus.

Bien sûr, il est impossible d’avoir une Pride sans une contre-manifestation bien homophobe. La série ne le cache pas et en fait une vraie part de l’épisode. Cela permet de voir à quel point Andy est une alliée de la cause, mais aussi de nous ramener le frère de Maya dans la série. Eh oui, Maya est sûre de voir son frère parmi les homophobes qui traitent de pédophiles les gens défilant. L’angoisse. En vrai, je vois ce qu’ils veulent faire avec cet épisode, mais c’est terrible à voir tout de même.

En plus, ça part en vrille très vite quand une voiture pétarade et que beaucoup de gens ont l’impression d’entendre des coups de feu. Le mouvement de foule qui suit est atroce et est la raison pour laquelle je deviens de plus en plus agoraphobe avec le temps : les gens n’en ont rien à foutre de la sécurité des autres et on a en plus des anti-gays qui se font plaisir à en tabasser quelques-uns. Et inversement.

Maya est donc inquiète pour son frère, mais c’est finalement l’un de ses amis qui est passé à tabac. Par contre, alors qu’Andy essayait plus tôt de la convaincre que ce n’était pas Mason que Maya avait vu, Maya voit très clairement son frère dans la foule qui s’enfuit. Tout est bien qui finit relativement bien cependant : il n’y a pas de mort et plein de gens sont sauvés de la situation de panique dans laquelle ils étaient.

Bien sûr, il y a un bon moment de dépression à la caserne après tout ça, mais la décision est prise de ne pas laisser les fascistes gagner. Ainsi, la caserne se transforme en boîte de nuit gay pour la soirée. Natasha en profite pour distribuer des papiers afin que les relations amoureuses soit enfin officielles vis-à-vis des ressources humaines, mais on découvre aussi que Ben a un problème de dos ou que Travis peut se réconcilier avec son père, parce que le DJ de la soirée est justement le copain de son père – il n’est pas que dentiste.

J’ai tout de même une grosse question de crédibilité : comment une caserne peut-elle devenir un club comme ça ? Genre, s’il y a une alerte, que font-ils ?

Carina

La série se rappelle de l’existence de Pru, et je trouve ça chouette de la voir grandir autant. J’ai juste peur du jour où JJ débarquera à nouveau dans sa vie d’ailleurs. Si la série s’en souvient, c’est parce qu’on avait besoin de voir Bailey en maman. Eh oui, c’était important parce que ça lui permet de donner quelques conseils et objets à Carina. J’adore.

C’est une amitié que j’espère voir perdurer dans Grey’s Anatomy l’an prochain, mais je pense que j’ai trop d’espoir car je ne vois pas les scénaristes réintégrer Carina dans la série. En attendant, il faut donc profiter de l’existence de ce personnage et voir Carina être débordée par la présence d’un bébé dans sa vie. Autant Maya semble gérer son nouveau rôle de maman et le déménagement dans une nouvelle maison, autant Carina a plus de mal apparemment.

Bailey vient donc à la rescousse et propose à Carina de faire une sieste sur son canapé, comprenant bien qu’elle a besoin de repos. Carina est toutefois incapable de dormir, même quand Liam est loin d’elle. Il faut dire qu’il est dur de dormir quand elle a un procès sur le dos et la crainte d’avoir fait une erreur médicale. Bailey parvient à la soulager en lui prouvant qu’elle n’a rien fait de mal et que l’accouchement s’est passé exactement comme il le devait.

Cela n’aide pas vraiment Carina pour autant : elle ne se sent pas mieux car le procès est toujours là et la patiente mécontente. Au moins, l’épisode se termine bien avec Maya et Carina qui ont une jolie maison et un berceau pour Liam.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E06 – The Last Time – 20/20

Eh ben, j’ai chialé. Je ne m’attendais vraiment pas au voyage que cette série a proposé au cours de ses six épisodes, et pourtant, l’ensemble est prévisible. C’est bien foutu, ça nous trompe chaque fois que c’est nécessaire et ça vient mettre un terme à de longues attentes. Bien sûr, je surnote car il n’y a pas tant d’action que ça dans la série, mais bon, il y a quatre mois, je n’arrêtais pas de dire que j’avais perdu ma sériephilie et ce genre de saison me rappelle exactement pourquoi je suis sériephile : il n’y a pas plus satisfaisant que les conclusions d’histoires entamées dix ans plus tôt.

Spoilers

Rick et Michonne retournent à CRM pour couvrir leurs arrières.


What’s the worst thing you did to make sure someone else survived ?

J’ai toujours autant de séries en retard et d’épisodes à rattraper, mais bon, le temps est orageux et c’est déjà le dernier épisode de la saison… Je ne pouvais pas passer à côté ! J’ai l’impression que tout est fait pour me dire de le regarder, avec une absence totale de soleil, alors hop, je me mets devant et je commence par voir Rick et Michonne en train de coucher ensemble, une fois de plus. Ceci étant dit, la scène est top. Ils ont toujours eu des coucheries plutôt exotiques ces personnages, mais là, on les voit en arrière-plan et avec un joli travelling jusqu’à eux en train de coucher, en passant par un plan dessiné, des affaires en vrac, des munitions et un flingue…

CRM

Il s’agit en fait des adieux entre eux avant de se lancer dans un plan visant à faire tomber CRM définitivement. Rick retourne donc à l’intérieur de la cité, en expliquant qu’il a été blessé mais que la femme avec lui s’est sacrifiée pour lui sauver la vie. Thorne est évidemment ravie de retrouver Rick, mais je ne sens pas du tout le truc pour la fin de saison. Mentir sur la condition de Michonne ne me paraît vraiment pas être une bonne idée !

Celle-ci s’infiltre dans la base, en plus, en se faisant passer pour un simple soldat. Elle est heureusement bien plus que ça. Le but de Michonne dans la base est assez simple : elle a pour mission de se rendre dans la chambre de Jadis, afin d’y trouver la preuve qu’elle a bien pu laisser derrière elle. Dommage de ne pas avoir su exactement ce que c’était.

Michonne galère un bon moment à trouver ce qu’elle cherche, ce qui nous permet de découvrir que Jadis n’a jamais abandonné le dessin. Elle a eu l’occasion de faire de jolis portraits de Gabriel. Bon, MIchonne finit par trouver la lettre dans laquelle Jadis racontait tout et elle la déchire en tout petit morceau. Cela ne me paraît pas la méthode la plus efficace pour cacher son existence et celle d’Alexandria.

Je sais pas. Crache dessus et efface l’encre. Fous-y le feu. Mais la déchirer et récupérer les morceaux ? On dirait vraiment qu’elle cherche à se faire prendre avec. Après, ça reste Michonne, elle est toujours capable de tout gérer – y compris tuer un autre gardien CRM qui pense trouver Jadis dans sa chambre, par exemple.

Bref, Michonne parvient à sortir sans trop de souci de la chambre, mais elle se retrouve dans un hall où elle tombe sur un lapin en peluche. Joyeuses Pâques ? Humph, pas si joyeux pour Michonne qui se souvient de son rôle de mère. Les flashbacks sont mignons, mais ça se termine sur la tombe de Carl. On a connu mieux. Cela n’empêche pas Michonne de continuer son exploration de la base CRM. Pourquoi Rick ne l’a-t-il pas fait toutes ces années ?

Michonne découvre bien vite que CRM a du sang sur les mains, encore plus que prévu, avec des kidnappings d’enfants juste avant de détruire des villes et des communautés… L’actrice n’a plus qu’à gérer avec ses yeux pour faire passer l’horreur qu’elle ressent. C’est un peu surjoué, inévitablement, mais ça fonctionne.

Le brief

Pendant que Michonne fait tout ça, Rick est convié à un entretien avec Beale (le prénom du personnage d’O’Quinn d’après Google) – un entretien que Thorne lui présente comme celui qui lui permettra enfin d’avoir le brief Echelon. Malheureusement, pour nous, ça signifie surtout une scène un peu longuette où le personnage blablate sans fin sur sa condition, son passé, le poids sur leurs épaules… On a connu plus passionnant.

J’ai bien aimé toutefois les flashbacks sur les pires actions de Rick au cours de la série. C’est rare que j’aime les flashbacks pourtant… mais là, ça fonctionnait bien. Et puis, l’orage dehors, ça m’aidait à me plonger dans l’ambiance, ça ajoutait des enjeux à cet épisode. Il en fallait, parce que Terry O’Quinn qui sert du thé, bon, est-ce qu’ils essaient de m’endormir ou quoi ?

Probablement pas. Rick raconte en tout cas qu’il sait que CRM a bombardé les villes dans le but de limiter l’épidémie. Ce n’est toutefois pas le pire de ce que Beale a pu faire : il a détruit Pittsburgh pour sauver Philadelphie, en laissant les zombies envahir la première. Charmant dilemme, je suppose, surtout qu’il est originaire de Pittsburgh apparemment.

Une fois que c’est fait, Beale raconte enfin son premier secret, qui n’en est pas vraiment un : tout le monde va mourir un jour s’ils continuent de suivre le plan de CRM. Oui, bon, bah, tout le monde va mourir un jour, épidémie ou pas. Avec l’épidémie, cependant, Beale pense qu’il y aura nécessairement plus de zombies que d’humains à un moment ou un autre. C’est pour limiter cela que Beale veut absolument limiter la casse.

Le but de CRM ? Détruire les petites communautés pour s’assurer de rester la plus forte et d’avoir toutes les ressources ; afin d’être certains de ceux qui survivent. Et oui, c’est donc cette branche de CRM qui a décidé finalement de détruire Omaha. Leur prochaine cible est évidemment Portland, malgré l’alliance en cours. Magique. Rick encaisse le choc un couteau en main, avec plein de flashbacks de onze saisons histoire de bien nous montrer l’importance de ce qui se joue : la survie de tous les personnages qu’on connaissait.

L’avantage de recevoir le brief de Beale ? Ce dernier lui propose un marché très sympa : il lui promet de sauver tous ceux que Rick voudra – sa famille, ceux qu’ils cherchaient à retrouver. C’est l’avantage de faire partie des A, de faire partie de la haute hiérarchie de CRM. Tout ce qu’il a à faire, c’est de jurer sur un sabre. Rick décide toutefois de ne pas le faire et ça se termine en trahison de sa part. Beale le comprend un quart de seconde avant Rick j’ai l’impression.

Cela ne lui donne pas l’avantage pour autant : Rick parvient à se battre contre lui et le tuer bien vite. Allez, hop, encore un personnage secondaire qui y passe. Je ne comprends pas trop pourquoi Rick n’a pas joué le jeu quelques instants de plus. En vrai, c’est risqué de se débarrasser de lui. Il a l’autorité pour éloigner Thorne, bien sûr, mais les suspicions sont inévitables à un moment ou un autre.

Pour s’en débarrasser, Rick fout ensuite le cadavre dans une grande boîte sur roulettes. Je comprends l’idée de vouloir cacher le corps, mais il aurait mieux fait de le laisser sur place. C’est sans trop de surprise que lorsqu’il prend l’ascenseur avec le cadavre, il tombe sur un autre garde CRM qui se rend compte de ce qui est en train de se passer.

Le garde finit par se battre contre Rick, prend le dessus un court moment… mais ça ne dure pas. Rick reprend le dessus, lui massacre la gueule et tombe ensuite sur… Michonne. Qu’est-ce que ça tombe bien.

Sauver Portland

Si Rick a mis des années à réussir à savoir ce qu’il se passait à CRM, Michonne n’a eu besoin que d’un aprèm à errer dans la base en se faisant passer pour un soldat gradé, un truc qu’il aurait pu faire dès le départ. Bon, on ne va rien dire, hein. En tout cas, Michonne comprend que CRM est sur le point de détruire une ville et elle refuse que ça se déroule comme ça. Au moment de s’enfuir, elle fait donc demi-tour et retrouve Rick à l’intérieur.

Son nouveau plan ? Empêcher CRM de tuer autant de gens. Ils en ont la possibilité, alors ils sont obligés de le faire selon elle. Pourtant, cette fois, Rick serait plutôt d’avis de se barrer de ce merdier tant qu’il est temps pour retourner à Alexandria. Je crois que c’est lui qui a raison, même si le plan de Michonne est bien plus noble.

Ils ne le savent pas, en plus, mais il y a une vraie couse contre la montre qui se met en place : Thorne est déjà sur les traces laissées par Rick. Elle comprend que quelque chose cloche et elle n’aime pas trop ce qu’il se passe. Ainsi, quand on enchaîne sur une scène où Michonne affirme qu’elle n’a pas peur, je la trouve sacrément débile. Elle devrait avoir peur.

Leur plan se déroule pourtant à merveille à la base, avec une véritable bombe mise au point en très peu de temps. Le détonateur ? Des zombies, dont celui de Beale, attachés à un fil dégoupillant plein de grenades. Le plan est simple et semble laisser plein de temps pour que Rick et Michonne puissent s’enfuir. Pas de bol pour eux : Thorne finit par les retrouver.

Elle leur ordonne de faire demi-tour et de défaire ce qu’ils ont fait, sans avoir la moindre idée de ce qu’ils ont fait, justement. Pas de bol : si elle avait eu une idée, elle aurait peut-être eu le temps de se mettre à couvert. Là, la pauvre Thorne a juste l’occasion de voir ses rêves réduits à néant quand elle se rend compte que Beale est mort et en train de marcher vers elle et… BAM. La bombe qui explose est impressionnante et décime les troupes de CRM qui étaient juste à côté.

Rick et Michonne ont le temps de tenter de se mettre à l’abri, mais bon, ils risquent gros sur ce coup-là, à défaut d’avoir eu le temps nécessaire pour fuir vraiment. Moi, je me pose tout de même la question de l’utilité de leur manœuvre. Pour sauver les habitants d’une ville, ils déciment les soldats d’une autre qui ne font qu’obéir aux ordres sans savoir vraiment ce qu’ils sont sur le point de faire. Cela reste donc un génocide… non ?

Et en plus, c’est un génocide ambulant : après l’explosion, bien sûr, il y a plein de zombies qui veulent bouffer tout le monde. Malgré la puissance de l’explosion u’elle a dû se prendre en pleine face, Thorne est encore en vie. Elle a donc l’occasion de se battre contre Rick pour se venger un peu de cette trahison.

Le combat se passe au milieu d’une fumée chimique qui risque fort de retarder nos personnages par la suite. Heureusement, Michonne trouve rapidement un masque à gaz. Ce n’est pas le cas de Rick : il se bat contre Thorne et finit par s’écrouler sous un tas de zombies. Michonne arrive à ce moment-là et parvient à foutre un coup de sabre dans Thorne. J’ai vraiment de la peine pour elle. Elle est dégommée par Rick et Michonne sans vraie raison. Elle voulait juste s’en sortir et survivre, sans jamais vraiment sans prendre à des personnages qu’on connaît. Franchement, elle n’est pas si différente de Rick ou Michonne. Elle est juste du mauvais côté par rapport à eux. La pauvre.

Bon, elle fait quand même souffrir Michonne en lui annonçant que Rick est mort. Ce n’est pas le cas : malgré l’explosion de sa propre grenade, Rick parvient à s’en tirer, dans un move qui n’est pas sans rappeler les survies improbables de Glen.

Il fallait bien en arriver là. Pourtant, j’ai eu peur jusqu’au bout, persuadé qu’on nous allait nous imposer une saison 2 ensuite. Ce n’est pas le cas. Ces six épisodes sont vraiment la conclusion d’une saga familiale – celle de Rick – et ils fonctionnent en tant que tels. Si Thorne meure seule, c’est finalement parce qu’elle a abandonné l’espoir de revoir sa famille et son amour. Michonne lui dit que l’amour ne peut pas mourir et bim, elle retrouve Rick.

Bref, tout ça se termine sur un happy end. C’est vraiment abusé. Le CRC, au-dessus du CRM, annonce dans les médias du monde post-apocalyptique être surpris de ce qu’il s’est passé avec CRM. Forcément, Portland décide également de laisser les gens en libre-circulation désormais, et elle décide même d’apporter son aide à d’autres communautés, à commencer par Alexandria.

La saison 1 se termine ainsi sur Michonne qui peut recontacter Judith pour lui annoncer son arrivée. Moi qui m’attendais vraiment à un cliffhanger pété ou une fin mitigée, j’ai eu la chance d’être surpris. Et de pleurer, j’avoue. En effet, on a également un plan où Michonne retrouve ses deux enfants, pour de vrai, en mode petite maison dans la prairie. Je m’attendais tellement à ce que ça se termine sans les enfants aujourd’hui.

Pourtant, ils sont encore en vie, pas blessés du tout et, comme promis, elle leur ramène leur père. Oh bordel, cette conclusion. Ce n’était donc pas si compliqué ! Ils en sont capables, enfin. ENFIN. Le câlin entre Rick et sa fille ? Combien d’années qu’on l’attend, bordel ?! Puis, RJ a un chapeau comme Carl, évidemment. Il demande à son père s’il est bien l’homme courageux et cette fois, Rick peut lui dire que oui, mais eh, appelle-moi papa BEN OUI PUTAIN.

Un plan plus large révèle également que le CRC apporte des provisions par hélicoptère aux différentes communautés. Oh, c’est plein d’espoir comme fin alors qu’il y a encore des tas de gens pour tous vouloir les tuer… mais oh que c’est beau, enfin des retrouvailles familiales. Et la fin d’une saga. À se demander pourquoi la franchise continue encore par ailleurs, désormais.

Sinon, sachez que l’épisode se termine alors qu’un bout de ciel bleu apparaît enfin par la fenêtre. Incroyable comment l’orage a été synchro avec mon visionnage. C’est le printemps, quoi.

EN BREF

Après une attente interminable de plusieurs années, la série parvient à amener une conclusion logique et bien écrite à la saga familiale des Grimes, celle que portait initialement The Walking Dead et qui aurait dû se terminer dans la série-mère. Y avait-il vraiment besoin d’un spin-off quand tout ça aurait eu sa place en tant que dernière saison de la série ? Probablement pas.

J’ai vraiment l’impression que les saisons 9 à 11 sont le spin-off et The Ones who live la conclusion qui rassemble enfin toutes les pièces d’un vaste puzzle étalé sur bien trop de séries. Et encore, je dis tout ça, mais j’ai du retard dans deux d’entres elles qui ont plein de pièces à m’apporter.

Qu’importe, ça ne m’a pas empêché du tout de savourer à fond les six épisodes très réussis de ce spin-off. La série m’a apporté la conclusion que je ne savais pas que je voulais encore, au point de me tirer des larmes là où j’aurais juré m’en foutre il n’y a pas si longtemps encore. Du bon travail… Surprenant qu’ils en soient encore capables !

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E05 – Become – 17/20

Eh bien l’épisode propose un arc conclusif loin de ce que j’imaginais en le débutant, tout en semant de nouvelles pistes pour la suite. J’imagine qu’il y a donc de quoi faire une saison 2, même si très honnêtement, j’aurais préféré qu’ils plient cette saison et l’intrigue avec. Franchement, pourquoi faire durer ce spin-off qui proposait un chouette arc conclusif pour la saga Rick ? Ah oui, parce que c’est The Walking Dead. Excellent épisode tout de même, cela dit.

Spoilers

Michonne et Rick se croient hors de danger – ce n’est jamais un bon sentiment dans cette franchise.


You look after you. Anything else in this world is fairytale.

Les titres se suivent, mais c’est loin d’être un double épisode pour autant. C’est étrange, comme idée. L’épisode précédent est résumé en littéralement une réplique et deux images, ce qui prouve à quel point il était de la parlotte pour ne rien dire – et pourtant, j’ai adoré. Ce n’est pas ce que je compte dire de la première scène de cet épisode : on y voit un personnage tuer un zombie dans les bois. Rien de révoltant ou surprenant pour la série, pas vrai ? Et pourtant, si : il s’agit de Gabriel. BORDEL, NON. Il fait partie des personnages qui ne manquaient pas du tout depuis la fin de la franchise.

Gabriel

Quand je vois tous les retours, je suis vraiment dégoûté du choix d’avoir tué Rosita dans l’épisode final. Bref, Gabriel tue toujours des zombies dans les bois, mais il est désormais dérangé par des hélicoptères qui s’approchent. Bordel, ça craint pour Alexandria, je sens. Ou pas.

La scène suivante avec Gabriel nous ramène trois ans en arrière. Et là, c’est le drame : trois ans plus tôt, Gabriel tombe sur Jadis dans les bois. Bordel. Vraiment, je le déteste encore plus. On découvre donc qu’il a croisé Jadis et a tenu sa langue pendant tout ce temps. C’est insupportable, je pensais vraiment que je ne pouvais pas le détester plus que je ne le détestais déjà. Il raconte donc à Jadis que Rick est mort, et elle se garde bien de lui dire qu’elle a sauvé sa vie, évidemment.

Et vous savez quoi ? J’ai découvert que je détestais encore plus Gabriel dans leur scène suivante, parce que ouais, deux ans plus tôt, Gabriel continuait de papoter avec Jadis. Dit autrement, pendant tout ce temps, Gabriel a croisé régulièrement Jadis et a pris le temps de lui parler ? C’est tellement abusé de découvrir ça maintenant et comme ça.

Oh, bien sûr, Gabriel prend le temps de demander de la bouffe à Jadis – et donc à CRM – mais celle-ci refuse de lui donner. Putain, comment il a pu continuer à la voir ? J’ai vraiment l’impression que c’est une trahison envers Alexandria à ce stade. Et malgré le refus de Jadis, un an plus tard, Gabriel est de retour auprès de Jadis, la laissant même l’embrasser. Evidemment, il essaie encore et toujours de l’attirer à Alexandria et ça finit par énerver Jadis au point où elle envisage sincèrement de tuer Gabriel. Bon, elle lui laisse la vie sauve, évidemment, mais ça ne passe pas loin de la catastrophe.

Le trio

Concernant Michonne et Rick, nous reprenons plus ou moins là où nous les avons laissés. Ils se font donc un road trip à bord d’une jolie voiture jaune et la vie semble vraiment leur sourire : ils trouvent facilement de la bouffe, traversent les USA ensemble avec Michonne au volant, parce que Rick ne sait pas conduire une voiture qui ne soit pas automatique. Tout est bien pour eux, vraiment, ça donne envie de laisser tomber la série tant que tout va bien, malgré la menace Jadis au loin.

Tout va si bien pour eux, en fait, que Rick réussit même à tenir ses promesses dix ou quinze ans après en ramenant du dentifrice à Michonne. Ils prennent le temps de parler des enfants et, vraiment, on semble très loin d’une série Walking Dead à ce stade. Pourtant, c’est sûr que le sort va les rattraper, et ça ne manque pas.

Alors qu’ils font une petite rando vers une jolie cabane, ils entendent ainsi un trio de gens qui ont besoin d’aide et n’hésitent pas à s’y rendre aussitôt. J’ai bien aimé la scène : on découvre des zombies caillouteux et un trio qui est heureux d’être aidé, mais est suffisamment con pour tenter de s’en prendre ensuite à Michonne et Rick, alors même qu’ils partaient en leur laissant un peu de bouffe. Rick et Michonne ont beaucoup trop confiance en eux à mon goût, mais ça m’a bien fait rire de les voir gérer comme ça.

Ils mettent à terre le trio qui ose s’en prendre à eux, ils récupèrent la bouffe qu’ils venaient d’offrir, les prive d’une arme et les laissent se débrouiller pour récupérer leur deuxième arme. Ils passent ensuite une bonne soirée ensemble – Rick fait un cadeau à Michonne, ils papotent de souvenirs et de leur journée… Vraiment, ils baissent bien trop leur garde. C’est donc sans surprise qu’une menace rôde, mais c’est encore pire que prévu quand la menace en question est Jadis.

Anne

Cette idiote a une belle occasion de les tuer pendant qu’ils dorment, mais elle attend en fait le petit matin pour les confronter et qu’ils sachent exactement le sort qu’elle leur réservait. C’est con de sa part, elle a trop confiance en elle et ça tourne mal, forcément : alors qu’elle explique à quel point ils ont été cons à laisser plein de traces partout sur leur route après avoir pris une voiture jaune bien repérable, Michonne et Rick continuent d’avoir toute confiance. Ils prennent le temps de l’appeler Anne pour l’énerver et pour gagner du temps. Quand elle a assez confiance pour leur tirer dessus, ça finit mal, mais pour elle.

Rick et Michonne s’en sortent comme toujours et Michonne parvient même à blesser Jadis. Malheureusement, ça relance les disputes dans le couple : faut-il ou non garder Jadis en vie ? Jadis s’enfuit et l’épisode se termine en course poursuite en voitures (pourtant, la voiture de Michonne et Rick était loin !). C’est rare dans The Walking Dead. Cela se termine comme à chaque fois, en revanche. En accident. Michonne et Rick s’en sortent et tuent quelques zombies de plus, Jadis tombe alors sur le trio sauvé la veille par Rick et Michonne. C’est malin ça.

Elle se sert aussitôt d’eux pour attirer le couple à sa poursuite en promettant en échange une place dans sa communauté. Oh, ça ne se terminera pas comme ça pour le trio : ils se font massacrer par des zombies après quelques coups de Rick et Michonne. C’est rare dans cette franchise qui passe son temps à tuer les rôles secondaires, mais j’ai eu de la peine pour ce trio. Et alors que Michonne a souhaité pendant tout l’épisode se débarrasser de Jadis qui a privé Rick de sa famille pendant tant de temps, elle se retrouve malgré tout à sauver Jadis de zombies quand elle en a l’occasion. Ben oui, Jadis continue son chantage, affirmant que sa mort provoquerait la destruction d’Alexandria, parce qu’elle a laissé des traces derrière elle.

Elle est insupportable et beaucoup trop bavarde. Et elle laisse un dilemme qui n’en est pas un à Michonne et Rick : soit elle meurt ce jour-là et au passage tout Alexandria, soit le couple meurt et leurs enfants survivent. Bon. Le couple ne peut pas laisser ça arriver et négocie un autre deal moins agréable, un où Jadis accepte de laisser Michonne retourner à Alexandria. Un où Rick retourne à CRM. Comment peut-elle y croire ?

Jadis

Le dernier acte peut alors commencer. Clairement, l’épisode se dirige vers la mort de Jadis… et pourtant, les scénaristes prennent bien trop de temps pour en arriver là. Jadis menace une fois de plus Rick, Michonne revient pour la menacer à nouveau, on se retrouve à nouveau coincé dans la même situation que quelques minutes plus tôt.

Pour en sortir, c’est finalement le trio qui sort de nulle part pour tuer Jadis en la bouffant. Ce n’est pas la fin que j’attendais pour ce personnage, mais c’est une fin plus que méritée. Il y a quelques flashbacks au passage pour qu’on soit triste pour elle, puis elle raconte ce qu’elle a laissé derrière elle, se rendant compte de son égoïsme incroyable. Comme elle est mordue, elle a un peu de temps pour papoter avec le couple. Elle leur révèle l’emplacement des preuves qu’elle a contre eux et contre Alexandria, avant de leur demander de promettre de ne pas s’en prendre à CRM.

C’est mal connaître Michonne qui, à mon avis, ne fait pas le meilleur des choix : elle promet de retrouver le dossier, mais d’ensuite tout faire pour stopper CRM et protéger Alexandria. C’est clairement un mauvais plan : elle veut que Rick reçoive son brief Echelon et sa promotion, espérant que cette promotion lui permettra d’en savoir assez pour que la ville entière se retourne contre CRM. Et Jadis n’a d’autres choix que d’accepter ça.

Elle donne finalement la bague que Rick avait prévu pour Michonne et que Gabriel avait retrouvée. C’est donc Jadis qui l’avait depuis tout ce temps… Rick tue finalement Jadis d’une balle dans le front et l’épisode peut se terminer d’un côté sur une demande en mariage de Rick à Michonne, de l’autre sur Gabriel qui passe une journée à attendre Jadis. Pour rien. Non, vraiment, ce n’est pas la fin que j’attendais pour Jadis.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer