The Mandalorian – S03E06

Épisode 6 – Guns for Hire – 15/20
Si je souhaite regarder un bête épisode de série procédurale, je sais quoi regarder et, normalement, ce n’est pas cette série. Pourtant, c’est un peu le ressenti que j’ai eu devant une longue partie de cet épisode. Ce n’était pas mauvais, loin de là, mais c’était beaucoup trop convenu et pas bien intéressant à suivre pour du long terme. En plus, vraiment, ça donne envie de renommer la série, comme la semaine dernière. À ce stade, le personnage principal n’est plus celui auquel on pense.

Spoilers

Bo-Katan, Din Djarin et Grogu partent à la recherche de la flotte de Bo-Katan, pour qu’elle accepte de servir à nouveau cette dernière.

Will it not belong to her?

J’ai bien aimé que le résumé de cet épisode retourne bien en arrière pour nous rappeler toute l’histoire de Bo-Katan, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé le coup du sabre noir – revenir sans lui explique pourquoi elle est restée seule au début de cette saison, et ce sera clairement une clé pour les convaincre de revenir à elle.

Je ne comprends toujours pas pourquoi la forgeronne l’autorise à ne pas garder son casque, en revanche, parce qu’elle pourrait très bien rallier les clans en continuant de suivre la voie comme une bonne Mandalorienne, en théorie (on dit comme ça pour les femmes ?). Toujours est-il qu’il est clair que cet épisode va se concentrer sur elle avec un résumé pareil, et je trouve que c’est une bonne chose.

Forcément, le début d’épisode qui nous en éloigne n’était ainsi pas tout à fait mon goût. On suit un vaisseau extraterrestre – des Quarrens – qui croise un vaisseau de l’Empire dans l’espace et tentent de justifier leur présence. Ils sont prêts à payer la protection de ce vaisseau si besoin pour pouvoir continuer de voyager en paix.

Le problème ? Ils n’ont pas affaire à un vaisseau de l’Empire, mais à des Mandaloriens qui sont loin d’être aussi sympathiques que Din Djarin. En fait, ils sont des chasseurs de tête – c’est la base de la série après tout – qui en ont après ce vaisseau où la commandante se prend pour Juliette de Roméo et Juliette. On nous vend donc un couple de Quarrens séparé de force par les mercenaires mandaloriens… Et c’est très bien comme ça ? Je ne sais pas, je sais qu’on est supposé être du côté du couple, mais ça me fait rire d’imaginer quelqu’un les payer pour séparer un couple de cette manière.

Pendant ce temps, Bo-Katan et Din Djarin partent en mission pour convertir à nouveau à la Voie tout un tas d’anciens mandaloriens. Bien sûr, ils ont aussi Grogu avec eux, hein, on veut notre capital de mignonnerie alors qu’ils arrivent sur Plazir-15. La planète a un bon système de protection qui permet d’autopiloter à distance les vaisseaux pour accueillir nos héros exactement où l’on veut qu’ils soient.

Nos héros ne sont toutefois pas ravis de voir des droïds de l’empire les accueillir. Ils n’ont toutefois pas trop le choix et montent ensuite dans une capsule où leur identité est scannée et où on leur fait remarquer qu’ils sont recherchés.

Ils ne peuvent toutefois plus s’enfuir de la capsule dans laquelle ils sont : nos deux mandaloriens sont ensuite emmenés jusqu’à… un festin ? On est loin de ce que j’imaginais : le dirigeant de Plazir-15 est un acteur connu pour être plus comique qu’autre chose, il me semble. Je sais que je le connais, je sais que c’est honteux de ne pas avoir son nom ailleurs que sur le bout de la langue, mais vous me pardonnerez.

En attendant, Bo-Katan et Din Djarin rencontrent le roi et la reine de Plazir-15. Ils sont à la fois royaux et élus par le peuple, alors même que le roi est un ancien de l’Empire qui a bien fait souffrir la planète. Par chance, il a su séduire la reine, qui est folle amoureuse de lui et adore Grogu. Le couple royal accepte en tout cas la présence de nos héros à leur festin pour une bonne raison : ils ont besoin d’eux.

Les lois de la planète interdisent de porter des armes dans la ville, mais cette loi ne peut s’appliquer aux habitants de Mandalore dont les armes font partie de la culture. Ah. Ils sont américains ? Bref. Bien rapidement, le couple révèle que leur planète a affaire à un problème majeur depuis quelque temps : le roi a reprogrammé les robots de l’Empire pour en faire des robots de paix aidant à la vie quotidienne. En théorie.

En pratique, il y a des dysfonctionnements de plus en plus fréquents qui les reconvertissent en armes de guerre et mènent à de nombreux incidents – même si les incidents en question m’ont plus fait rire qu’autre chose quand on les voit. Si Bo-Katan n’est pas sûre de vouloir aider, parce que sa mission est juste d’aller parler aux Mandaloriens qui habitent en bordure de la ville, elle finit par accepter : le couple royal promet en échange de reconnaître Mandalore et de demander qu’elle le soit par tous aussi.

Partant de là, Din Djarin et Bo-Katan passent le reste de l’épisode à la recherche d’un moyen de débarrasser la ville de droïds fonctionnant mal. Ils commencent par un homme qui est chargé de les gérer mais assure que les désactiver ne sert à rien ; avant d’aller directement aux mécaniciens chargés de créer et entretenir les robots. Ces derniers refusent de voir un problème, parce qu’ils sont des Ugnaughts considérant qu’un dysfonctionnement serait une insulte.

Par chance, Din Djarin sait comment leur parler et obtient l’information qu’il cherchait : la localisation des robots dysfonctionnant. Cela les mène jusqu’à un entrepôt où des robots de guerre sont désormais utilisés comme main d’œuvre pour charger des caisses dans des vaisseaux. C’est amusant à imaginer, mais ça pose tout de même un grand problème : certes, les robots sont reconfigurés, mais ils restent des robots de guerre.

Quand Din Djarin s’amusent donc à les provoquer en les faisant tomber, c’est sans surprise qu’un robot recommence à dysfonctionner et s’attaque finalement à lui, puis à Bo-Katan qui lui tire dessus. Mon problème avec cette intrigue, c’est que pour le moment, tout est provoqué par les enquêteurs plutôt que par les robots eux-mêmes. Est-ce vraiment un dysfonctionnement si c’est provoqué comme ça ?

Il faut croire que oui. Après une petite scène d’action amusante, nos enquêteurs découvrent sur le robot qu’ils parviennent à détruire une carte de visite du Resistor, qu’ils imaginent être un bar pour robots. Allons bon, il existe des bars pour robots ? L’idée me fait bien rire, la mise en œuvre est tout aussi dingue à voir.

Tous les robots s’arrêtent de fonctionner au moment même où Bo-Katan et Din Djarin entrent dans le Resistor : ils font un peu tache dans le décor, en même temps. D’après Bo-Katan, qui essaie la stratégie de la good cop, plusieurs dysfonctionnements mènent directement à ce bar. D’après Din Djarin, qui est le bad cop menaçant les droïds, elle perd son temps et il suffit d’être violents pour obtenir ce qu’on veut. Oula, voilà un héros de série qui va vite me saouler avec son impatience !

L’épisode nous propose ensuite un retournement de situation amusant : les robots révèlent avoir peur d’être remplacés par des humains si les dysfonctionnements continuent. C’était amusant quand on en est en 2023 à craindre pour nos emplois à cause de l’intelligence artificielle ! Il n’empêche que tous les robots sont prêts à aider nos héros. Le barman robotique accepte donc d’aider nos héros dans leur enquête, constatant que tous les robots détraqués avaient consommé la même chose : du Népenthès venant du même endroit.

C’est une aide précieuse pour réussir à mettre un terme aux robots qui partent en vrille. Seulement, quand ils se rendent au laboratoire d’analyse pour en savoir plus, ils tombent bien sûr sur un robot qui en a consommé aussi. Din Djarin peut le détruire rapidement et permettre ensuite à la scientifique de découvrir qu’il y a des nano-robots dans le Népenthès.

C’est une intrigue d’épisode intéressante, mais ça fait plus procédural qu’autre chose. C’est étonnant en plus : les nano-robots mènent directement nos enquêteurs au commissaire Hellgait, le chef de la sécurité qui est chargé de veiller à ce que les robots ne fassent pas de la merde. L’autre point étonnant, c’est que la série n’est pas habituée à ce genre d’enquête : elle est menée trop simplement, trop rapidement, trop inutilement. Hellgait se la joue ensuite terroriste et c’est plus risible qu’autre chose tant il est mauvais.

Bo-Katan n’a aucun mal à le paralyser et l’arrêter, alors même qu’il voulait déclencher un grand attentat. Voilà qui est fait. Bref, le séparationiste est ensuite mené tout droit auprès du couple royal qui s’amusait bien pourtant (ils passent des journées à ne rien faire, en vrai ?), surtout que Grogu aide la reine à gagner à une sorte de mini-golf.

La reine exile bien vite le Commissaire, après avoir dit qu’elle était très déçue (non, vraiment, tout semble trop convenu dans cet épisode), puis offre les clés de la planète à Din Djarin et Bo-Katan, avant de faire de Grogu un chevalier. On frôle le ridicule à ce stade ? Il n’a absolument rien fait. Bon, je prends l’humour où il est et je suis surtout content de voir que tout ça mène à un dernier acte où on nous vend enfin ce pourquoi on est là : Din Djarin et Bo-Katan obtiennent une audience avec les Mandaloriens de Plazir-15.

Ce sont ceux que l’on a vu en début d’épisode : on sait déjà qu’ils sont des durs à cuire, contrairement à ce couple royal risible. Bo-Katan a beau réclamer que sa flotte revienne avec elle, personne ne semble heureux de la revoir. Personne ne veut la suivre ? Très bien. Bo-Katan n’a d’autres choix que de demander leur leader en duel, pour prouver sa valeur au combat. C’est après tout comme ça qu’elle a perdu l’honneur de les diriger : en perdant un combat – et le Sabre Noir.

Il est donc logique qu’il faille un autre combat pour les récupérer. Après, comme ça intervient en fin d’épisode, la scène de combat est trop courte à mon goût. C’est toujours un plaisir de la voir se battre et botter des fesses, hein, ne nous méprenons pas, mais on sait déjà qu’il n’y aura pas le temps pour que ça soit une scène interminable.

Elle gagne donc son combat et marque des points pour convaincre sa flotte de revenir avec elle. Il reste encore à régler cette affaire de Sabre Noir qui fait qu’elle n’est plus un leader légitime aux yeux de beaucoup de Mandaloriens. Cela tombe bien : Din Djarin décide de lui redonner le sabre, parce qu’après tout, elle le mérite. En effet, il se l’est fait voler sur Mandalore par son agresseur, que Bo-Katan a ensuite tué. J’avoue m’être fait la réflexion dès le début de cet épisode que le Sabre Noir revenait désormais à Bo-Katan. C’est un peu la baguette de Sureau leur affaire, finalement – oui, je reste potterhead bien plus que fan de Star Wars.

Bref. L’épisode se termine une nouvelle fois sur un plan où c’est Bo-Katan la véritable héroïne de la série : elle est clairement badass avec le Sabre Noir en main et Din Djarin s’incline devant elle… de même que toute sa flotte, j’imagine. On sait qui est l’héroïne de la série, maintenant. Limite, on pourrait nous tuer Din Djarin pour le drama et faire une saison 4 centrée sur Bo-Katan. Je trouve qu’elle prend beaucoup de place cette saison, et ce n’est pas pour me déplaire, bien au contraire !

The Mandalorian – S03E05

Épisode 5 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.

Spoilers

Gorian Shard souhaite envahir Nevarro pour se venger de sa défaite face à Din Djarin.

Apologies we can’t do more

42 minutes ? Il a intérêt à être bien cet épisode, parce que bon, ça fait long quarante minutes si le but est encore de nous balader avec des personnages qu’on ne connaît pas. Et puis, toute la saison manque de cohérence et cohésion pour l’instant, ce qui est gênant pour nous motiver à rester devant. Pourtant, j’ai décidé de lancer cet épisode plutôt que 9-1-1 Lone Star, principalement parce que je sentais que je pouvais en tirer quelque chose – enfin, principalement parce que j’étais fatigué et que ça se regarde bien quand on est claqué cette série.

Cet épisode 5 semble en tout cas vouloir revisiter les pistes inexplorées par les épisodes précédents : il commence ainsi par une invasion pirate au-dessus de Nevarro, avec Gorian Shard qui menace le Haut Magistrat Karga. Il peut le faire avec facilité : la Nouvelle République ne protège pas aussi bien Nevarro que ce qu’elle voudrait et il n’y a plus la protection de Moff Gideon pour faire fuir les pirates. Après la défaite essuyée par les pirates face à notre Mandalorian, les pirates sont énervés, c’est logique. Ils décident donc de détruire la ville, parce que c’est fun et parce qu’il n’y a personne pour les protéger. Des vrais méchants.

Pour autant, Karga ne souhaite pas évacuer la ville : il veut mettre en sécurité les habitants qui courent dans tous les sens et fuient la ville comme ils peuvent, avec quelques richesses sous le bras. Ils n’iront pas loin si les pirates en ont après eux, cependant. Karga envoie toutefois un message pour demander de l’aide. Après le générique, on se retrouve ainsi sur une planète plutôt paradisiaque avec un changement d’ambiance musicale vraiment notable. C’était surprenant de nous envoyer des petites vibes estivales comme ça.

Bref, le message de Karga arrive à bon port : il envoie un message à un certain Commandant Teva, qui avait promis de l’aider en cas de besoin. C’est donc ce que fait Teva : il sait bien qu’envoyer à son tour un message pour prévenir la Nouvelle République ne suffira pas à les motiver. Il décide donc de se rendre à Coruscant pour parler de lui-même de Nevarro.

En soi, ça pourrait fonctionner sa stratégie – et ça fonctionne quasiment. Malheureusement pour lui, cette connasse d’Elia débarque alors dans le bureau pour annoncer à son boss que Nevarro n’a pas signé la Charte de l’Alliance et que ça pourrait leur faire du bien de prendre le temps de réfléchir à ce qu’il se passe quand on ne signe pas. Voilà donc où nous en sommes : on nous a infligé un épisode de près d’une heure juste pour que cette scène soit bien compréhensible et pour qu’on capte qu’Elia continue ses actions mortifères grâce à sa position proche de la Nouvelle République.

Ce qui me rassure toutefois, c’est que la série semble vouloir lier les événements alors qu’il reste encore trois autres épisodes : peut-être que la saison va vraiment mener quelque part, on ne sait jamais. En attendant, Teva ne peut que se contenter de menacer la Nouvelle République de terribles représailles car pour lui, tout est lié et les pirates qui attaquent Nevarro, c’est une catastrophe qui pourrait mener à un nouveau Moff Gideon sur la bordure extérieure de la galaxie.

Pour autant, il s’incline face à la décision de la Nouvelle République et se rend chez… les Mandalorians, bien sûr. On le voit venir de loin tout au long de l’épisode : Teva est content d’avoir servi avec R5, le droid de leur grotte, car ça lui permet de les trouver et de demander l’aide pour Karga. En effet, il compte sur la présence de Din Djarin pour convaincre les Mandalorians de se mêler de cette histoire.

Cela fonctionne évidemment : Din Djarin est bien là pour recevoir le message d’appel à l’aide de Karga, mais aussi pour épargner la vie de Teva. Il force les Mandalorians à devoir changer de base car quelqu’un de l’extérieur connaît leur adresse désormais, alors il s’attire un peu la haine de certains d’entre eux. Din Djarin le protège, le laisse partir, puis demande effectivement l’aide des Mandalorians pour aller au secours de Nevarro.

Cela pourrait bien se passer pour notre héros, mais malheureusement, le bâton de parole (oui, oui) passe ensuite dans les mains d’un autre Mandalorian qui n’est pas aussi attaché à Karga que peut l’être Din Djarin. Il n’a donc pas l’intention d’aller mettre sa vie en danger pour un intrus à leur groupe… mais parce qu’il est un Mandalorian. Oh, flemme. Cette écriture de discours politique pour motiver les troupes, là ? Je n’ai pas accroché.

Ce n’est pas mauvais, mais j’ai eu l’impression qu’on nous prenait du temps de cerveau dispo pour pas grand-chose, surtout quand ça termine par un énième « This is the way ». L’avantage, c’est que ça lance l’action de l’épisode : les Mandalorians sont en infériorité numérique face aux pirates, mais ils ont un plan pour les surprendre et les détruire. C’est très bien, ça. En plus, ils espèrent ainsi pouvoir devenir des héros de Nevarro, une planète sur laquelle ils s’étaient réfugiés dans les égouts pendant un temps.

L’indépendance de la planète leur plaît bien. Ils se rendent donc sur place, et la bataille semble facile à gagner : les pirates sont complètement torchés après avoir fêté une victoire pas vraiment méritée. Gorian Shard comprend bien vite qu’il a affaire au Mandalorian qui l’a ridiculisé plus tôt dans la saison et s’active bien vite pour que son vaisseau lance quelques chasseurs à la poursuite de Din Djarin.

Au sol, Karga est heureux de voir Din Djarin débarquer, surtout que son peuple s’inquiétait vraiment, voyant bien qu’il ne recevrait pas l’aide promise par leur leader pour les calmer. Din Dajrin s’amuse bien dans les airs, laissant aussi la possibilité aux autres Mandaloriens d’envahir la ville tel des Avengers pour la reprendre et chasser les pirates.

Ma foi, ça fonctionne bien cette stratégie et Gorian Shard est rapidement débordé par tout ce qui lui tombe dessus, surtout quand Bo-Katan s’en mêle à son tour. Les scènes d’action sont efficaces et bien divertissantes, avec des lasers dans tous les sens comme on aime en voir de temps en temps. Il y a du budget et bons moments, avec les Mandaloriens qui viennent à bout d’un ennemi dix fois plus nombreux qu’eux avec un tout petit peu de stratégie… et l’aide des habitants de Nevarro contents de pouvoir prendre quelques otages chez les pirates.

Bien sûr, Vane voit le vent tourner et décide de se barrer. Cela m’a fait bien rire de le voir s’énerver dans tout l’épisode, cherchant d’abord à tuer Din Djarin, puis à protéger Gorian Shard… puis à se protéger lui-même. J’imagine qu’on le reverra dans la suite de la saison et qu’il pourra en devenir le grand-méchant. En effet, ce n’est pas Gorian Shard qui le sera : son vaisseau est abattu et il explose, donc je le vois mal survivre.

Comme prévu, Karga termine donc l’épisode en cédant quelques terres aux citoyens de Mandalore, devant toute la population de sa planète (c’est-à-dire vingt personnes apparemment… Le COVID réduit le nombre de figurants apparemment, car je doute que ce soit un problème de budget). Ils sont donc bien des héros pour la planète et leur nouvelle base va pouvoir s’établir tranquillement sur Nevarro. Franchement, c’est de la géopolitique de base tout ça, limite de la géopolitique pour les nuls, mais l’essentiel, c’est que ça leur fasse plaisir, j’imagine.

Ce n’est pas encore tout à fait la fin de l’épisode pour autant : Bo-Katan se fait convoquer par la Forgeronne. Contre toute attente, celle-ci lui demande de retirer son casque, avant d’insister sur le fait que tous les Mandaloriens doivent absolument suivre la Voie ensemble. La Forgeronne continue de nous faire de la géopolitique pour les nuls et explique ainsi à Bo-Katan qu’elle a connu deux mondes différents en tant que Mandalorian : c’est à elle de les réunir et d’assembler les tribus ensemble.

Si la Forgeronne lui demande de montrer son visage, c’est donc pour lui permettre de devenir une véritable héroïne, en ralliant tous les Mandaloriens pour aller repeupler Mandalore. Et tant pis si le Mythosaure existe vraiment, et tant pis si elle nous a fait tout un flan de Din Djarin retirant son casque pour dire au revoir à Grogu (qui était quand même avec Din Djarin pendant la bataille dans cet épisode, wtf un peu). Yay. Bo-Katan a droit à une présentation de ce projet face à tout le monde, et ça l’affiche vraiment en héroïne de la série – bien plus que Pedro Pascal. Est-ce que trois épisodes vont être suffisants ou est-ce qu’il va falloir attendre une éventuelle saison 4 pour voir tout ça ?

Si l’épisode pourrait se terminer ici, les scénaristes nous proposent alors un autre cliffhanger : en rentrant sur sa planète, Teva découvre une navette détruite dans l’espace. Il ne s’agit pas de n’importe quelle navette, en plus : c’est celle qui emmenait Gideon vers son procès. Son cadavre étant manquant, Teva comprend qu’il s’agit d’une extraction pour le sauver et cherche à en savoir plus. Le problème, c’est qu’il trouve alors du Beskar… ce qui supposerait que Gideon aurait été exfiltré par des Mandaloriens. Oups. This is the way de la trahison, les amis.

PS : apparemment, les fans de Star Wars font tout un pataquès de la présence de Zeb au générique et dans l’épisode… Mais comme je ne sais pas qui c’est ben, voilà, je ne vous en dis pas plus. Une âme généreuse nous éclairera peut-être en commentaire.

The Mandalorian – S03E04

Épisode 4 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.

Spoilers

Bo-Katan, Grogu et Din Djarin s’installent dans leur nouveau domicile.

One must not speak unless one knows.

Ouf : l’épisode ne dure pas une heure cette semaine, et ça me rassure, parce que je ne me sentais pas du tout d’attaque pour un épisode aussi long que la semaine dernière. Je trouve qu’il ne fonctionnait pas tant que ça ce troisième volet et ça m’a rassuré de voir que le quatre revenait aux habitudes des épisodes plus courts. Cela n’a jamais empêché la série de proposer de bons épisodes après tout.

Ce début d’épisode bousille déjà bien son budget, par contre : on y suit tout un tas de mandalorians en train de s’entraîner les uns contre les autres, pour bien maîtriser les techniques de combat et tous les gadgets qu’ils ont.

De son côté, Grogu s’entraîne à utiliser la Force… à moins qu’il ne fasse que regarder des crabes. Ce n’est pas bien clair, mais admettons, ça faisait un bon gag. Din Djarin le voit s’isoler pour jouer avec les crabes, en tout cas, et ça ne lui plaît pas. Il préfère le voir s’entraîner avec les autres orphelins du campement. Cela ne semble plaire à personne d’autres qu’à Din Djarin. J’imagine qu’on veut nous montrer qu’il est un bon papa à s’occuper de son gamin comme ça, mais bon, dans le fond, il ne fait que lui apprendre à se battre, alors j’ai comme un doute.

Bo-Katan a un doute elle aussi, puis l’enfant désigné pour se battre contre Grogu en a un. Il faut dire que Grogu est minuscule et ne semble pas vraiment être de taille pour recevoir le même entraînement que les autres. Din Djarin reconnaît même qu’il est trop petit pour porter son propre masque, ce qui fait que son adversaire le juge trop petit pour se battre. Oui, mais attention : le Credo assure qu’il ne faut pas parler sans savoir.

Mouais. Pas besoin d’un credo pour ça, en vrai, mais admettons, si ça leur fait plaisir. Le combat était rigolo à suivre, avec des fléchettes de laser tag et Grogu qui se prend les deux premiers coups (sur trois) sans broncher. Finalement, il utilise la Force pour éviter la troisième en s’envolant, puis revient à sa position initiale pour mieux mettre un terme au combat en envoyant trois fléchettes directement sur le gamin prétentieux qui n’avait pas vraiment demandé quoique ce soit. Le pauvre, on ne lui laisse même pas savoir exactement ce que Grogu est capable de faire avant de le foutre au combat.

J’imagine que la leçon n’est pas celle que tout le monde répète, avec un crédo tout naze, mais plutôt qu’il ne faut pas juger un adversaire à sa taille. Et ça non plus, je n’ai pas besoin du crédo pour le savoir. Bon. Une fois de plus, on découvre que le repaire de nos héros est loin d’être aussi sûr qu’il n’y paraît au premier abord : un nouveau monstre, volant cette fois (sincèrement, on dirait plus un extraterrestre qu’autre chose), est capable de kidnapper un enfant sans que les Mandalorians ne puissent intervenir autrement qu’en le suivant.

Les propulseurs n’ont cependant pas assez d’essence pour aller jusqu’à la tanière du monstre. Par chance, Bo-Katan utilise son vaisseau pour le suivre, puis pour revenir à la base chercher de l’aide. Toute une équipe de sauvetage se rend donc à la rescousse de l’enfant kidnappé, mais pas Grogu. Il est encore trop petit pour se battre et pour partir s’occuper de telles missions.

À la place, il reste donc avec la forgeronne qui lui explique tout de la Forge et de la mythologie des Mandalorians. Ce pourrait être intéressant comme épisode, mais la série part alors sur un flashback inattendu : les bruits et les étincelles de la Forge rappelle à Grogu son enfance mouvementé apparemment. Et pour être mouvementée, elle l’est : on suit tout un combat avec des sabres laser et une course poursuite en vaisseaux… C’était magnifique à voir !

Côté histoire, Grogu était donc un enfant protégé par des Jedi voulant le mener à un certain Kelleran pour le faire échapper à une armée de Stormtroopers. Kelleran s’occupe bien de Grogu : il le fait fuir la base des Jedi, clairement envahie, et le mène jusqu’à un autre QG où il peut récupérer un vaisseau plus puissant. Ainsi, Grogu et lui peuvent quitter la ville où avait lieu toute cette course poursuite, puis s’échapper dans l’espace. Cela ramène Grogu dans le présent, où la Forgeronne lui offre un blason en beskar. Le voilà sur le point de devenir un vrai Mandalorian, lui aussi !

En parallèle de tout ça, Bo-Katan mène donc toute une équipe de Mandalorians à la tanière du monstre. Ils doivent néanmoins finir à pied et puisque la nuit tombe, ils décident même d’attendre le lendemain pour intervenir et grimper le long du pic où le monstre a emmené le gamin. Vraiment, on sent qu’ils ont envie de le sauver cet orphelin ! En tout cas, c’est l’occasion pour Bo-Katan de découvrir comment fonctionne le Credo ridicule des Mandalorians – oui, je sais, je ne suis pas très neutre dans ma critique… Mais tout de même, on apprend donc qu’ils ne peuvent pas manger tous ensemble à cause du casque qu’ils portent. Comme elle mène l’équipe de recherche, Bo-Katan peut rester auprès du feu, pendant que tous les autres vont se cacher ailleurs pour manger.

Pas question de manger ensemble, donc. Il est possible de retirer son casque, finalement, ça aussi c’est important, je trouve, parce qu’ils insistent toujours à fond sur le fait qu’il ne faut surtout pas le faire, mais finalement, ils le font à chaque repas… Autant dire que ça revient plusieurs fois par jour, quoi.

Bref, peu importe, le lendemain arrive vite heureusement. On peut être heureux de voir Bo-Katan prendre de l’importance, j’imagine. L’équipe de recherches, dans laquelle il y a Din Djarin aussi, c’est évident, part à l’escalade du pic au sommet duquel le monstre à sa tanière. Cela permet une fois de plus de jolies prises aériennes – la série a vraiment une super esthétique, ça ne change pas.

Toutefois, une fois au sommet, les mandalorians ne trouvent pas le monstre. En revanche, Ragnar, un Mandalorian, détecte une source de chaleur dans le nid et décide de se précipiter pour vérifier s’il peut s’agir de son fils ou non. Ah. Pas si orphelin que ça le gamin, finalement. Cela ne change pas grand-chose à l’épisode, si ce n’est que ce Mandalorian a la bonne idée de réveiller les petits du Monstre qui arrive aussitôt au secours de sa progéniture.

C’est l’occasion pour tout le monde de découvrir que l’enfant est encore en vie, dans la gueule du monstre. Il est recraché pour nourrir les petits qui ont bien envie de se faire un festin. Le repas est toutefois interrompu par les Mandalorians qui ne veulent pas voir l’un des leurs être mangé, forcément. Le Monstre avale un mandalorian de plus, avant de prendre le gamin dans ses griffes.

Cela mène à une très jolie scène d’action dans les airs, avec les propulseurs des Mandalorians qui se prennent des coups, des Mandalorians qui tombent du ciel à cause des coups d’aile du Monstre et tout un tas de moments mettant en avant soit Bo-Katan, soit Din Djarin, soit le père de l’enfant. C’était top et ça mène à un sauvetage efficace : tout le monde est sauvé, sauf le Monstre volant qui se fait manger par un crocodile géant.

Il laisse derrière lui trois orphelins qui sont ramenés à la base par Bo-Katan. Cette dernière reçoit tous les honneurs de la forgeronne pour son bon travail à sauver un « Orphelin ». Je crois que la traduction officielle a trouvé ses limites dans cet épisode. L’épisode peut en tout cas se terminer par la forgeronne forgeant une nouvelle armure à Bo-Katan dont les épaulières ont disparu pendant la bataille. Sur l’une d’entre elles, Bo-Katan demande à avoir un Mythosaure car elle en a vu un. La Forgeronne semble comprendre qu’elle a eu une vision, car elle a choisi la voie de Mandalore. Ce n’est pas exactement ça, toutefois. J’espère que ça nous indique qu’on reverra le Mythosaure en tout cas, parce qu’il faisait envie ce monstre et promettait de jolies scènes.

The Mandalorian – S03E03

Épisode 3 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.

Spoilers

Din Djarin et Bo-Katan quittent Mandalore après une petite baignade. On redécouvre le Dr Pershing.

Long live the New Republic.

Le problème avec cette série, c’est que dès que je prends un peu de retard – mais vraiment trois fois rien en plus – je me retrouve salement spoilé. Je sais donc déjà que cet épisode va être interminable, puisqu’il dure le double du temps habituel et se concentre sur des personnages secondaires. C’était un peu inévitable, j’imagine que c’est un juste retour de bâton après avoir eu des épisodes de The Mandalorian ailleurs que dans cette série.

Toujours est-il que ça commence plutôt bien : Din Djarin se réveille après s’être baigné dans les eaux de Mandalore, alors il est de nouveau un Mandalorien. Le fait qu’il y ait désormais un énorme gouffre n’inquiète pas plus que ça notre héros – et sa sauveuse se garde bien de lui expliquer qu’elle a vu un gigantesque monstre l’entraîner dans les profondeurs. Ils s’en vont donc le plus vite possible de la planète et… Tout ça pour ça ?

C’est super frustrant de nous laisser sur un cliffhanger de malade pour si vite l’oublier. Au moins, la série arrive à nous ramener de l’action rapidement avec une bataille entre vaisseaux spatiaux qui intervient très rapidement. Mando n’a même pas le temps de revenir à son vaisseau qu’il est déjà sous attaque. Bon, ce n’est pas exactement lui qui est sous attaque : c’est Bo-Katan.

Elle parvient à s’approcher suffisamment de son château pour envoyer Djin Djarin récupérer son propre vaisseau. Cela permet à notre héros de lui venir en aide bien rapidement, alors que la course poursuite entre vaisseaux continue. Cela fait plaisir de voir que le budget de la série est toujours capable de gérer de telles batailles – mais tout de même, je reste frustré de ne pas passer plus de temps avec le monstre de l’épisode précédent.

La course poursuite est très belle à voir, mai selle reste sans grande surprise. Dans un vaisseau, nous avons Bo-Katan et Grogu, dans l’autre, Din Djarin. Evidemment que nos héros s’en sortent. Malheureusement, si les vaisseaux sont principalement intacts, ce n’est pas le cas du château de Bo-Katan. En effet, le château est bombardé et rendu complètement inutilisable par plusieurs des chasseurs que Bo-Katan s’était mise à dos.

Elle essaie bien de se venger, mais ils sont soudainement totalement dépassés par un grand nombre de vaisseaux. Cela pousse Din Djarin à battre en retraite avec Bo-Katan, et ça nous amène la saison dans une direction totalement différente.

Effectivement, après le générique, nous nous retrouvons dans un décor bien différent, avec des personnages que nous avions d’une part oublié et d’autre part jamais vu, si je ne m’abuse. Bon, nous débarquons donc en pleine conférence du Dr Pershing, que nous n’avions plus vu depuis la saison 1 (il me semble). Il explique qu’il travaille à présent sur le clonage, non pas à partir d’un brin d’ADN mais de deux brins d’ADN, dans l’espoir de réussir créer un clone récupérant la meilleure partie de l’ADN de chacun des brins lui servant de base.

C’est intéressant comme sujet, même si je peine à voir le rapport avec le reste de la saison. En tout cas, Pershing se trouve donc sur la planète Coruscant et c’est sur lui que l’épisode se concentre principalement. Il est emmené de la conférence vers son hôtel assez rapidement. Il fait désormais partie d’un Programme qui semble fasciner tout le monde autour de lui : Amnistie.

Il en rencontre rapidement d’autres membres, dont G27, M40 et G68. J’ai l’impression d’être trollé pour les noms, franchement. Star Wars… Que voulez-vous ? G68 n’est finalement pas un visage inconnu, mais une ancienne alliée de Gideon. Ma foi.

Les nouveaux amis trinquent à la santé de la nouvelle République assez rapidement et G68 s’intéresse ensuite à Pershing et ses activités. Il se fait rapidement des amis au sein de ses nouvelles troupes, en tout cas. J’ai eu du mal à accrocher : autant je veux bien suivre et apprendre à connaître Pershing, autant les souvenirs de guerre de tous les personnages que je ne connais pas encore, ça ne m’a pas fasciné.

La scène avait pourtant son importance : Pershing (ou L52 au sein d’Amnistie) explique que les biscuits des rations de combat lui manquent et bim, dans la scène suivante, il en reçoit toute une livraison à sa chambre d’hôtel. Il aurait pu avoir une boîte aux lettres, tant qu’à faire. Bon, je vais me contenter du point de Bingo Séries sur sa reconversion professionnelle, cela dit. On le suit en effet à bosser ensuite dans un box loin du glamour de son discours de la veille.

Le soir, il se promène dans une ville avec des milliers d’habitants et toute une fête foraine spatiale (c’est le même genre de fête foraine que les nôtres, sauf que les magiciens font apparaître des mini-dragons et que les glaces y sont fluorescentes). Rapidement, Pershing explique à G68 qu’il ne veut pas continuer à mener l’ensemble de ses travaux, persuadé que ça n’intéresserait pas la Nouvelle République. Toutefois, celle-ci n’est pas entièrement d’accord avec lui. On sent le discours de Résistance qui se met en place, l’air de rien, alors qu’elle lui assure qu’il faut qu’il vive un peu plus librement, parce qu’ils ne sont pas sous l’Empire.

Bon, très bien… Et alors ? Je peine à voir où veut en venir l’épisode. Le pire, c’est que j’étais spoilé et que je le savais d’avance ! Cela ne m’empêche pas de m’ennuyer un peu devant l’épisode, ce qui est toujours chiant, tout de même. Lors d’un entretien avec un robot, Pershing aussi est confronté à une information chiante : il apprend que sur Coruscant, ses anciennes recherches sont illégales. Il ne peut donc pas continuer de les mener, contrairement à ce que lui suggérait G68.

Malgré tout, il reste persuadé que ses recherches sont plus importantes que les lois. Il en parle ainsi à nouveau à G68, lui expliquant les ressources dont il aurait besoin pour ça. Elle est heureuse de lui fournir un laboratoire, quitte à sortir de son périmètre. C’est quelque chose qu’il n’a pas très envie d’essayer, on le sent très craintif, mais il finit par se faire à l’idée malgré tout, parce qu’il n’a pas trop le choix.

Il met donc de côté le danger, et j’ai trouvé que la série mettait trois plombes à le faire changer d’avis quand il était évident dès le départ qu’il changerait d’avis. Sans ça, la saison ne pouvait pas vraiment continuer dans la nouvelle direction clairement visée. J’ai du mal à comprendre, en revanche, l’intérêt de s’attarder si longtemps sur Pershing. Deux ans (trois ?) pour tourner une saison super courte qui perd du temps comme ça ? C’est frustrant.

Bon, toujours est-il qu’il s’ennuie ferme dans son nouveau travail le Pershing, et qu’il est frustré lui aussi de ne pas réussir à faire tout ce qu’il souhaite au travail. Il accepte donc la proposition de G68 de lui fournir un laboratoire en-dehors de son périmètre. Il troque son uniforme pour un manteau qui le rend un peu plus dark et se convainc qu’il fait tout ça pour aider la Nouvelle République. Petit tip comme ça, au cas où : si t’as besoin de te répéter devant le miroir que tu fais la bonne chose et que tu aides la Nouvelle République, c’est probablement que tu n’es pas en train de l’aider autant que tu le penses.

G68 emmène en tout cas Pershing dans une gare où il a du mal à cacher son stress et se fait remarquer d’à peu près toutes les autorités qu’ils croisent. Heureusement, G68 a un peu plus de sang-froid que ça et parvient à le faire monter dans un vaisseau à bord duquel ils ne devraient pas être. À mes yeux, c’est juste l’équivalent du métro, mais ça les éloigne du cœur d’Amnistie pour les mener à la décharge de la planète. Sur place, G68 espère retrouver un ancien vaisseau de l’Empire, dans lequel il y avait un laboratoire. Elle en profite pour révéler à Pershing que c’est à la décharge qu’elle a trouvé les biscuits qu’elle lui a offerts – bien sûr que ça venait de G68.

Bon, en tout cas, j’espérais un arrêt de ce métro spatial, en vain. Ce qui fait fuir G28 et Pershing de ce train, ce sont finalement les contrôleurs. En effet, ils n’ont pas de billets, puisqu’ils n’avaient pas le droit de quitter le périmètre. La course poursuite se fait calmement dans le train, et ce n’est pas bien crédible de les voir parvenir si vite et si bien à échapper à la surveillance de droïds.

Qu’importe : ils parviennent enfin à sauter du train après une scène de suspense qui se voulait scène d’action de l’épisode. Pershing prend alors conscience du fait qu’il n’a jamais été autant hors la loi précédemment. Super pour lui, ma foi. Et en vrai, il est plutôt chanceux : ils ont sauté du train à proximité de son arrivée, ce qui fait qu’ils trouvent rapidement un vaisseau de l’Empire.

Les vaisseaux étant inutilisables, ils sont laissés sans surveillance, ce qui arrange bien les affaires de nos personnages. Ils n’ont plus qu’à entrer dedans et trouver le laboratoire, en profitant pour papoter davantage : G28 utilise donc ce moment pour se présenter officiellement. Elle s’appelle donc Elia Kane. Bon, G28 ça m’allait bien, je m’y étais fait.

Les présentations entre Elia et Penn étant faites, on peut finalement enchaîner sur la découverte du laboratoire mobile dont Pershing dit avoir besoin pour mener à bien ses recherches illégales. Il en profite aussitôt pour commencer à rassembler tout le matériel dont il pense avoir besoin pour la suite de son projet. Il n’en a pas pour bien longtemps à rassembler tout ce dont il a besoin, mais c’est quand même trop long : des bruits sourds se font entendre dans le vaisseau. Les deux personnages comprennent assez vite qu’ils ne sont pas aussi seuls que ce qu’ils le pensaient.

Au moment de quitter le vaisseau, ils repèrent donc des lampes-torches qui sont clairement à leur poursuite. On sent bien que l’on doit stresser pour eux… mais comme on ne les connaît pas vraiment, j’ai plutôt eu envie qu’ils se fassent prendre pour en finir au plus vite. C’est finalement ce qu’il se passe : Pershing est ainsi arrêté rapidement et son matériel récupéré par… Elia. Oui, elle le trahit complètement.

C’est même pire qu’il n’y paraît au premier abord : elle le piège et est celle qui l’a dénoncé. Du côté d’Amnistie, on pense donc qu’il est toujours sous emprise de l’Empire et qu’il est lobotomisé par celui-ci. La solution ? Un petit lavage de cerveau à l’aide d’une technologie très au point, bien sûr. Le pire est encore qu’Elia demande à rester sur place pour augmenter la puissance de la machine et s’assurer que ce qui devait être un petit parcours de santé se transforme en un grillage de cerveau en bonne et due forme. Je ne sais pas bien pourquoi on a suivi tout ça, par contre.

Pour la fin d’épisode, nous repartons bien loin de tout ça : Bo-Katan et Din Djarin arrivent sur la planète où Mando était lors du premier épisode. Il s’agit, après tout, d’un refuge pour Mandaloriens. Je ne suis pas convaincu que Bo-Katan y soit tout à fait à sa place, comme elle ne suit plus la Voie idéale, mais bon, elle a besoin d’un refuge. Et puis, techniquement parlant, elle s’est baignée aussi, donc elle n’est plus une Apostat.

Les gardes ne le voient pas comme ça et les empêchent d’entrer dans le refuge, jusqu’à ce que Din Djarin insiste et assure avoir des preuves : il a pris un échantillon de l’eau après s’être baigné. C’était un bon réflexe pour prouver sa rédemption : il remet l’échantillon et prouve que les Eaux Vivantes sont toujours accessibles. Mandalore n’est plus si maudite que ça, finalement. Din Djarin obtient donc la rédemption qu’il voulait tant, mais ce n’est pas le seul : Bo-Katan n’a peut-être plus de château, mais elle peut à nouveau vivre comme ses ancêtres car elle s’est baignée aussi. Bien. La suite au prochain épisode, comme on dit.