The Mandalorian – S03E02

Épisode 2 – The Mines of Mandalore – 15/20
J’étais peut-être trop fatigué pour me lancer dans cet épisode et j’aurais dû attendre un autre jour pour le voir. Par peur des spoilers, j’ai quand même pris la décision de le regarder. Si je ne le regrette pas, j’ai trouvé qu’on retombait dans un rythme très lent pendant une bonne partie de l’épisode, avec le problème que j’aime les dialogues dans les séries et que celle-ci ne nous sert que des monologues lents et sporadiques. Heureusement qu’elle reste un bijou visuel et que cette saison semble vouloir raconter vraiment quelque chose.

Spoilers

Din Djarin se rend sur Mandalore pour laver son honneur.

This was once a beautiful civilisation.

Au moins, si j’en crois le titre, cet épisode sait déjà ce qu’il veut raconter, et c’est un vrai plus par rapport à la première saison de la série. Non, je ne lâche pas la grappe de la série avec ça, mais en même temps, je suis énervé par Disney + qui ne voulait pas me lire cet épisode, en me mettant en pause automatiquement juste après son logo. Drôle de bug, c’est bien la peine de payer un abonnement si tout ce que j’arrive à regarder correctement, c’est How I met your father.

Entre ça et les sous-titres qui me zappent les noms propres alors qu’ils sont impossibles à retenir avec l’orthographe juste, vous comprenez bien sûr mon désarroi. L’épisode reprend ainsi sur Tatooine avec toujours la même mécanicienne qui se retrouve en plein dialogue avec un extra-terrestre qui ne parle pas une langue humaine. De ce qu’on entend du dialogue, cependant, on comprend qu’elle l’arnaque en assurant ne pas avoir le temps de travailler aussi vite qu’il ne le réclame, pour être sûr de se faire plus d’argent.

Bien sûr, elle ment et continue d’utiliser des Jawas pour faire toutes les réparations à sa place, surtout pendant la Fête de la Boonta qui semble lui tenir à cœur, même si je n’ai aucune idée de ce dont il s’agit. Je suis un mauvais fan de la franchise, je vous l’ai dit !

Notre mécanicienne préférée, qui m’a plus tapé sur le système qu’autre chose ce soir, probablement parce que j’étais plus fatigué que ce que je ne pensais, reçoit ensuite une visite de Mando (et de Grogu, qu’elle adore toujours autant). C’est logique : il est toujours à la recherche de la carte mémoire qui pourra réparer son droid préféré. Malheureusement pour lui, c’est un échec cette affaire. En fait, il se retrouve à accepter de prendre avec lui R5-D4, un droid totalement froussard. Je n’ai pas trop capté comment la mécanicienne réussissait à faire ce coup, mais elle réussit à le faire, écoutez.

Le Mandalorian peut donc repartir de la planète sous les feux d’artifice de la fête, permettant un joli plan sur Grogu fasciné par les artifices. C’était joli, et ça permettait d’enchaîner assez vite sur la suite : direction les mines de Mandalore. Bien sûr, on a le droit à un petit cours d’histoire (ou géographie ?) de la part de Din Djarin au moment de survoler la planète. Plus ils s’en approchent, plus le héros de la série ajoute des précisions sur les mines : on apprend donc qu’une fois sur la planète, ils seront coupés du monde.

Je ne comprends pas trop comment Mando qui voulait absolument son robot dans l’épisode précédent, quoi qu’il en coûte, a pris la décision si rapidement de se rendre aux mines sans lui, mais en tout cas, je suis content de voir qu’il y parvient vite. Je m’attendais à ce que ce soit l’intrigue de la saison… et c’est loin d’être le cas, puisque R5 est rapidement envoyé scanner l’atmosphère de la planète et des mines.

C’est toutefois un échec : le robot cesse toute communication avec Din Djarin, forçant ce dernier à se rendre lui-même sur place voir ce qu’il se passe. Grogu est hyper inquiet pour lui, même si c’est un peu lui qui a forcé Din Djarin à partir à la recherche de R5. Les incohérences des petits, écoutez. Finalement, le Mandalorian ne retrouve pas du tout R5 quand il entre dans les mines. Au contraire, il est subitement attaqué par trois monstres qui ont déjà mis KO son droïd avant lui.

Cela permet une rapide scène d’action où Din Djarin se débarrasse de ses trois adversaires grâce à son sabre laser, avant d’apprendre que, finalement, l’atmosphère de Mandalore est respirable. La planète n’est donc pas aussi maudite qu’on veut bien le faire croire, et ça change tout pour lui. Cela simplifie grandement sa mission d’exploration et lui permet d’accéder plus vite à son objectif : il veut toujours se baigner pour récupérer son honneur.

Pour cela, il doit traverser les mines – et donc y accéder déjà. Je sais que je me suis souvent plaint de ne pas entendre le personnage parler suffisamment en saison 1, mais j’ai trouvé avec ce trajet vers les mines que Din Djarin avait tendance à trop parler. Je suis un éternel insatisfait… Mais vraiment, il enchaînait les explications de manière lourde. Le problème, c’est que même s’il parle à Grogu, on a affaire à un monologue interminable. J’ai dit plus haut que j’étais fatigué, ça s’est vraiment senti pendant mon visionnage. Je n’ai pas arrêté de bailler.

Pourtant, j’espérais de la série de quoi me maintenir éveillé et me motiver. C’était peine perdue apparemment, malgré sa bonne musique.

Dans les mines, Din Djarin finit par trouver un casque de Mandalorian qu’il déterre sans hésiter. C’était une mauvaise idée : il s’agit en fait d’un piège qui réveille une machine imposante refermant ses griffes sur lui et emmenant avec elle notre héros. Grogu reste ainsi tout seul, apeuré par ce qu’il vient de voir, alors que Mando est inconscient.

Bien sûr, Grogu suit la machine jusqu’à son repaire, où notre bébé alien espionne un droïd au look de guerrier sortir de celle-ci. Bon. Où sont les explications de Din Djarin quand on en a besoin ? C’est ce que Grogu doit se demander lui aussi, parce qu’il décide d’utiliser la Force pour venir en aide à son… maître ? daddy ? Difficile à cerner.

Il se fait rapidement repérer par son adversaire, cependant. Din Djarin est assez conscient pour demander à Grogu de s’enfuir au plus vite pour contacter à nouveau Bo-Katan. Une course poursuite commence aussitôt entre Grogu et son adversaire, puis entre Grogu et une sorte de petit dragon, alors qu’il est également confronté à une autre créature monstrueuse à l’entrée de la grotte menant aux mines. Ce qui est top, c’est que ça nous montre que Grogu est encore plus badass qu’avant maintenant qu’il maîtrise à peu près la Force.

C’est abusé : en fin de saison 2, il était loin d’être si fort et on n’a toujours pas eu de rappel de ce qu’il s’est passé dans une autre série pour en arriver là… On va faire comme si de rien n’était. Cette scène était top, le voir terrasser une créature quatre ou cinq fois plus grand que lui était cool aussi et cela lui permet de s’enfuir bien vite. Dès lors, il parvient à utiliser le vaisseau de Din Djarin pour le ramener à Bo-Katan.

C’était rapide et efficace. J’ai aimé voir Bo-Katan irritée du retour de Din Djarin dans son espace aérien et immédiatement inquiète quand elle ne le voit pas à bord. Je trouve que ça apportait une touche très réaliste à la relation qu’elle a avec Din Djarin. Après tout, c’est plutôt logique de s’inquiéter de lui et d’oublier son irritation.

Même si elle voulait être laissée tranquille et même si elle comptait bien le rappeler à Din Djarin, le savoir disparu change tout pour elle : elle accepte finalement de se rendre à Mandalore pour savoir ce qu’il s’est passé exactement. Elle parvient ainsi à convaincre Grogu de la ramener là où il se trouve pour lui venir en aide. Elle aussi se retrouve donc à monologuer avec Grogu, sur Mandalore et sur les Jedi.

L’air de rien, elle s’intéresse également aux pouvoirs de Grogu, supposant bien qu’il maîtrise la Force s’il est capable de revenir à elle par lui-même. Elle s’interrompt toutefois pour foutre une bonne raclée à encore d’autres Alamites, les créatures qui gardaient l’entrée de la grotte menant ensuite aux mines.

Pendant ce temps, la machine qui garde Mando en otage continue de s’en prendre à lui, pour lui prélever du sang. Je sens qu’il me manque une étape sur la créature qui dirige cette machine, mais elle a un œil unique assez horrible. Ce cyclope se fait finalement mettre une bonne raclée par Bo-Katan.

Pour cela, elle utilise le fameux sabre laser noir et blanc. La créature est loin de se laisser démonter pour autant : on découvre que le cerveau/œil est une sorte de crabe capable de se faufiler dans la plus grosse machine pour s’en prendre de nouveau à ses adversaires. Bo-Katan ne se laisse pas impressionnée pour autant et finit par tuer définitivement cette créature, avec plein de coups de sabre. Chouette.

Din Djarin peut donc se réveiller après avoir été sauvée par Bo-Katan, qui se permet en plus de lui préparer une petite soupe. Il la mange, avant de repartir à nouveau vers les mines. Bo-Katan ne comprend pas comment il peut être si borné – et ma foi, moi non plus. Je sais, c’est son Credo, c’est sa Voie, mais pfiou, qu’est-ce que c’est chiant.

Finalement, Bo-Katan accepte de l’accompagner jusqu’aux eaux qu’il convoite tant, sachant bien que, de toute manière, si elle ne l’aide pas, elle sera rappelée à la rescousse peu de temps après. Bon, ça, c’est moi qui l’ajoute, mais elle semble persuadée qu’il y a plein de dangers sur Mandalore et que Din Djarin est incapable de s’y retrouver par lui-même.

Nos trois héros reprennent donc la route, ce qui permet une bonne discussion entre Din Djarin et Bo-Katan. Par contre, bordel, mais apprenez à marcher vite ? Vraiment, cette série me fait m’arracher les cheveux. Ils marchent toujours à deux à l’heure. Il y aurait moyen d’atteindre deux fois plus vite leur objectif s’ils avançaient pour de vrai. On en apprend toutefois plus sur le passé de Bo-Katan, qui faisait partie de la famille royale, et j’ai trouvé que c’était intéressant comme manière d’aborder les choses.

Par contre, on nous a vendu une Mandalore pleine de danger, mais finalement, Din Djarin atteint super vite les eaux pour se baigner et récupérer enfin son honneur. C’était décevant, mais comme je m’y attendais, ça permet d’en arriver à une bonne scène : Din Djarin est gobé par les eaux et emmené loin dans les profondeurs de Mandalore.

Bo-Katan se précipite à sa rescousse. Elle parvient à le sauver de la noyade, mais elle aperçoit dans les eaux un véritable monstre – probablement le Mythosaure de la légende. Ma foi, je ne m’attendais pas forcément à un petit cours de mythologie extraterrestre ce soir. Ce n’est pas avec cette série que je vais me choper des points de Bingo Séries en tout cas.

The Mandalorian – S03E01

Épisode 1 – The Apostate – 16/20
J’ai apprécié ce début de saison qui parvient à nous présenter des enjeux assez clairs pour la suite et de très beaux effets spéciaux, mais j’y retrouve les défauts des saisons précédentes. Revoir les personnages fait plaisir après un an sans eux – on aurait pu nous redire qu’ils étaient passés par une autre série en attendant par contre, parce que vraiment, l’intrigue a bien avancé depuis la fin de saison 2. Elle continue d’avancer ici, au moins, même si je ne sais toujours pas exactement ce que la série souhaite vraiment raconter.

Spoilers

Le Mandolarian veut récupérer son honneur, et il est prêt à faire plein de kilomètres et l’impossible pour cela.

Il faut probablement revoir avant :

You are no longer Mandalorian.

Moi qui comptais sur le résumé pour me remettre dans l’ambiance, je suis servi : on nous sert une image de la fin de saison 1, puis on nous rappelle l’intrigue sur le casque retiré de Mando. Deux éléments dont je me souvenais déjà. J’avais un peu zappé qu’il cherchait toutefois une rédemption impossible, puisqu’il doit se rendre dans des mines déjà détruites. J’imagine que ça aura son importance pour la suite.

Le début d’épisode nous présente une personne masquée en train de forger quelque chose. Pas sûr que ça me donne des points de Bingo Séries tout ça – oui, je me suis rappelé que j’avais un score tout à fait honteux pour l’instant. Ce qui est forgé ? Un casque de Mandalorian, qui ne devra donc jamais être retiré. Oui, la saison commence par un flashback. Par principe, j’ai envie de dire qu’elle commence mal.

Pas de Pedro Pascal à l’horizon pour l’instant : dans ce flashback, Mando est encore un préadolescent, au cerveau totalement brainwashé par une secte. Non ? Vraiment, difficile de voir ça autrement : il y a tout un tas de Mandalorians qui assistent à la cérémonie d’intronisation de ce petit garçon après tout.

La cérémonie, qui ressemble fortement à un baptême, est interrompue par l’arrivée d’un monstre marin gigantesque sur les lieux. Le crocodile géant se régale de quelques Mandalorians avant d’être mis à mal par toute la troupe. Ce n’était pas la meilleure de ses idées d’arriver un jour où ils étaient tous réunis comme ça, franchement. En tout cas, même si l’épisode dure à peine plus d’une demi-heure (ce format m’avait vraiment manqué !), les effets spéciaux sont toujours très au point pour cette production.

Nous sommes loin des Power Rangers de Boba Fett ! Je trouve ça bien plus intéressant à regarder. Le spectacle est impressionnant et beau. OK, on ne va pas se mentir, ça me manquait ce genre de scènes, surtout avec tout ce que je regardais dernièrement dont les effets sont loin d’être aussi qualitatifs.

Bref, vous n’êtes pas là pour que je raconte ma vie, mais pour que je critique l’épisode. Reprenons, donc : la scène prend une tournure très inattendue. Ce n’est finalement pas un flashback : Din Djarin débarque avec Grogu et sauve tout le monde de ce croco géant grâce à son vaisseau. Vraiment, l’enchaînement saison 2-saison 3 ne doit pas fonctionner si on n’a pas vu le reste. Tant pis. La musique est toujours aussi fun à écouter.

En guise de remerciement, le Mandalorian se voit simplement rappelé qu’il n’en est plus un. AH. Charmant le sens de l’hospitalité. Pour sa rédemption, il a besoin de se rendre aux mines de mandalore, supposée détruites. Il a toutefois une inscription, grâce aux Jawas, qui prouve que la surface de Mandalore a été complètement cristalisée. C’est une bonne nouvelle pour lui : cela signifie que l’eau sous les mines n’a peut-être pas été empoisonnée comme tout le monde le pensait. Partant de là, il peut aller s’y baigner et rapporter une preuve de son bain pour enfin obtenir sa rédemption en tant que Mandalorian.

C’est qu’il faut se faire chier pour rester obligé de porter un masque à vie, dis donc ! Notre héros est vraiment motivé et bien brainwashé par sa secte, même s’il ne s’agissait finalement pas de lui dans ce qui n’était pas un flashback.

Son nouvel objectif défini, Din Djarin ne traîne pas et part aussitôt avec Grogu en direction de Mandalore. Si le personnage ne traîne pas, la série si : elle nous montre le voyage en vaisseau, mais ça n’a pas vraiment d’intérêt. On nous confirme que Mando est assez en confiance avec Grogu pour dormir au volant, mais bon, dans un épisode d’une demi-heure, ça me paraît bien inutile de consacrer une minute à ça.

Je suis peut-être mauvais public, une fois de plus, j’ai pu rater un élément de détail important. M’enfin, ce qui est sûr, c’est que Mando et Grogu retournent à Nevarro pour revoir le Haut Magistrat Karga. Mando est perturbé par les très nombreux changements qui ont eu lieu en ville, mais on le sent fier de voir une statue à l’effigie du robot qui s’est sacrifié pour lui et Grogu en fin de saison 1.

Rapidement, le Haut Magistrat Karga propose à Grogu et Din Djarin de s’installer à proximité de chez lui, probablement parce que c’est pratique d’avoir un Mandalorian à portée de main, même s’il n’est plus un Mandalorian. Après tout, à Nevarro, il restera un Seigneur, il n’a pas vraiment besoin d’une rédemption. Mouais. Cela n’est pas trop convaincant pour Mando – et moi, comme beaucoup de faux fans, je suis ravi de voir Grogu jouer sur la chaise de bureau.

L’entretien est rapidement interrompu par l’arrivée de pirates dans la cour de la magistrature. Cela embête beaucoup Karga, surtout parce que les pirates veulent boire dans leur bar favori… qui est devenu une école. Sympa l’histoire des murs de l’école du tout. Personnellement, j’ai passé un bon moment de la scène à me demander qui était l’acteur incarnant le pirate : c’est une créature de l’espace, mais malgré le maquillage, j’avais vraiment l’impression de connaître la voix. Alan Tudyk ? Non, pas du tout : Marti Matulis… plus connu sous le nom de George dans Evil. Ton maquillage ne me trompe pas, mon coco !

L’acteur est habitué à jouer des rôles où il se cache sous des tonnes de maquillage (d’ailleurs, il a joué de nombreux démons dans Evil), mais j’ai l’impression de le reconnaître de plus en plus souvent (déjà dans Smile, j’avais cherché pour savoir si je le connaissais bien ou non). Il fait un travail de dingue avec son personnage dans cet épisode, en tout cas, parce qu’on voit très bien les émotions du pirate quand il parle et on comprend bien qu’il représente le passé d’une Nevarro qui aimerait pouvoir se débarrasser des pirates.

Ce n’est pas le plus important, de toute manière. Ce qui compte, c’est que Vane, le pirate, est ridiculisé par Karga lors d’un duel au pistolet. Un vrai western ! Vane est toutefois un pirate, alors il n’accepte pas facilement sa défaite. Grâce à lui, tous ses hommes sont tués rapidement par Mandalorian qui n’apprécie pas de les voir avoir un honneur plus que questionnable : ils étaient prêts à s’attaquer à Karga.

J’imagine que cette scène ne servira pas à rien pour la suite – mais ça assure également que Karga soit bien redevable à Mando. C’est une bonne chose parce que la demande de ce dernier est inhabituelle : il demande à récupérer les restes d’Ig-11, le droid s’étant sacrifié en fin de saison 1 et dont les composants retrouvés sont désormais partie intégrante de la statue à son effigie, pour pouvoir le ranimer.

En effet, il a besoin d’un robot de confiance pour se rendre à Mandalore. Contre toute attente (de Karga en tout cas, parce que moi, je ne suis pas surpris), Mando réussit effectivement à ranimer Ig-11. Les scénaristes jouent toutefois la carte de la nostalgie pour mieux nous torturer : l’Ig-11 qui revient à la vie n’est pas du tout le robot qu’on a connu. Au contraire, il est revenu à son programme par défaut – celui qui consiste à trouver et tuer Grogu.

C’est gênant comme tout, surtout que ça mène à une scène d’action où Mando n’arrive pas à le tuer, même en lui tirant dessus. Une statue de Karga qui passait par-là suffit toutefois à lui écraser la tête comme il se doit. Pour autant, Mando n’abandonne pas sa quête : il veut vraiment récupérer son ami et il est prêt à tout pour ça.

Ainsi, il rencontre des mini-créatures, les Anzellans, pour leur demander de réparer Ig-11. Ce n’est toujours pas possible : Ig-11 a la carte mémoire complètement grillée. Avec un peu d’aide à la traduction de Karga (ça se voulait humoristique, je crois, mais rien ne vaut Grogu pour la carte de l’humour, ça m’a fait plus rire de le voir s’en prendre aux Anzellans, désolé pour eux), Mando parvient rapidement à comprendre que la mission n’est pas totalement impossible. Il lui suffit de retrouver une carte mémoire comme celle d’Ig-11. Le problème, c’est que c’est une pièce qui ne se fait plus beaucoup.

Franchement, ça prouve que ce n’est pas si compliqué que ça de donner des enjeux clairs à une saison et des épisodes. Il faut croire que les scénaristes ont pris des cours depuis la saison 1. Cela fait beaucoup de bien de comprendre de quoi il en retourne et ce que fait Din Djarin. Il reprend donc la route à bord de son vaisseau.

Malheureusement pour lui – et pour Grogu qui prenait une leçon de vol – il est rapidement pris en chasse par Vane, à bord d’un vaisseau, et quelques autres pirates. La course-poursuite était sympathique, mais menait de manière bien prévisible à la victoire de Din Djarin. Il se fait toutefois un nouvel ennemi au passage, un pirate plus important nommé Gorian Shard et qui n’apprécie pas de voir quatre de ses chasseurs être détruits dans la course poursuite.

J’espère qu’on le retrouvera plus tard dans la saison. En attendant, l’épisode se termine sur la planète Kalevala, du système Mandalore, où Din Djarin vient rendre visite à Bo-Katan. Son but devrait être de trouver la pièce manquante pour Ig-11, mais il fait apparemment un énième détour dans son périple. On ne sait pas exactement ce qu’il attendait de Bo-Katan, probablement son aide et celle de ses hommes, mais il ne l’obtient de toute manière pas. Bo-Katan n’est pas complètement dupe : elle a abandonné l’espoir de retourner sur Mandalore.

Elle insiste donc auprès de Mando pour lui faire comprendre que les eaux des mines n’avaient aucun pouvoir et qu’il ne s’agit que de rumeurs et traditions stupides… mais il en faut plus que ça pour détourner Din Djarin de son chemin favori. This is the way, mais this is not a great cliffhanger : Mando et Grogu repartent de Kalevala, tout simplement. Heureusement qu’il y avait le générique de fin, toujours aussi top !

The Mandalorian (S03)

Synopsis : Pour ce début de saison 3, Disney + nous indique que le Mandalorian entame un nouveau périple. C’est tout. On va faire avec, hein.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, j’ai hésité à me lancer dans une énième saison en cours de diffusion puisque je suis déjà en retard partout. En vrai, j’étais bien posé devant Wolf Pack, mais bon, la qualité n’était pas optimale, alors un ou deux épisodes par semaine, ça m’ira très bien. A l’inverse, du retard dans The Mandalorian, c’est très désagréable : la série a tendance à être spoilée partout (quoique son retour fait peu de bruit pour le moment dans mes notifications) et j’ai plus de mal à en voir deux épisodes d’un coup.

Ceci étant dit, son retour se fait par surprise en ce qui me concerne. Le calcul ne me semble pas forcément idéal à cette période de l’année, surtout que The Last of us est encore en diffusion (oui, encore une qu’il faudrait que je rattrape, je sais) alors ça fait beaucoup de Pedro Pascal d’un coup. Apparemment, personne ne s’en plaint.

Quand je dis que le retour est une surprise, c’est aussi parce que ça fait tellement longtemps que la saison 2 s’est terminée que je ne pensais plus du tout à la série dernièrement. Je n’ai même pas vu toutes les séries Star Wars encore… et très honnêtement, je n’ai plus trop de souvenir du dernier épisode de la saison 2. Pas grave, vous me direz, le dernier épisode de The Mandalorian était clairement dans Boba Fett après tout…

Ceci étant dit, je compte donc sur le résumé des épisodes précédents de Disney + pour comprendre ce qu’il se passe. Nous verrons bien si ça me réussit ou non…

Spoiler alert : j’ai finalement relu ma critique de l’épisode 5 de Boba Fett,
puis celle du 6e au milieu du premier épisode.

Note moyenne de la saison : 16/20

S03E01 – The Apostate – 16/20
J’ai apprécié ce début de saison qui parvient à nous présenter des enjeux assez clairs pour la suite et de très beaux effets spéciaux, mais j’y retrouve les défauts des saisons précédentes. Revoir les personnages fait plaisir après un an sans eux – on aurait pu nous redire qu’ils étaient passés par une autre série en attendant par contre, parce que vraiment, l’intrigue a bien avancé depuis la fin de saison 2. Elle continue d’avancer ici, au moins, même si je ne sais toujours pas exactement ce que la série souhaite vraiment raconter.
S03E02 – The Mines of Mandalore – 15/20
J’étais peut-être trop fatigué pour me lancer dans cet épisode et j’aurais dû attendre un autre jour pour le voir. Par peur des spoilers, j’ai quand même pris la décision de le regarder. Si je ne le regrette pas, j’ai trouvé qu’on retombait dans un rythme très lent pendant une bonne partie de l’épisode, avec le problème que j’aime les dialogues dans les séries et que celle-ci ne nous sert que des monologues lents et sporadiques. Heureusement qu’elle reste un bijou visuel et que cette saison semble vouloir raconter vraiment quelque chose.
S03E03 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.
S03E04 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.
S03E05 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.
S03E06 – Guns for Hire – 15/20
Si je souhaite regarder un bête épisode de série procédurale, je sais quoi regarder et, normalement, ce n’est pas cette série. Pourtant, c’est un peu le ressenti que j’ai eu devant une longue partie de cet épisode. Ce n’était pas mauvais, loin de là, mais c’était beaucoup trop convenu et pas bien intéressant à suivre pour du long terme. En plus, vraiment, ça donne envie de renommer la série, comme la semaine dernière. À ce stade, le personnage principal n’est plus celui auquel on pense.
S03E07 – The Spies – 16/20
Un avant-dernier épisode qui finit par être prévisible précisément parce que c’est l’avant-dernier : on sent bien que toutes les longueurs ont vocation à nous emmener vers un point précis qui lancera le dernier épisode de la saison, peut-être même de la série. Cela n’empêche pas que l’épisode souffre justement de ses nombreuses longueurs et d’une construction de saison qui m’interroge vraiment sur ce que voulaient faire les scénaristes. Pas grand-chose apparemment, parce qu’on passe à côté de toutes les bonnes intrigues en les traitant à une vitesse expéditive. Après, le budget est toujours là, il y a des scènes réussies, on se marre et on est bluffé par la beauté des images. This is the way.
S03E08 – The Return – 18/20
Désolé, je n’irai pas plus haut dans ma note de cet épisode final, même si je l’ai vraiment beaucoup apprécié et qu’il devait avoir le budget d’un film – à défaut d’en avoir la durée. La raison ? Eh bien, je trouve que ces quarante-deux minutes vont trop vite pour tout conclure. Tout l’est, bien sûr, mais c’est frustrant de voir que les six premiers épisodes ont ouvert plein de pistes qui auraient pu être développées sur du long terme et qui sont explorées bien rapidement dans ce dernier épisode.

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Mes cinq nouveautés préférées du premier semestre 2022

Je diffuse enfin cet article écrit la semaine dernière… Vu tout le retard que j’ai dans mes articles, personne ne m’en voudra, hein ?!


Salut les sériephiles,

Cette semaine, Tequi nous propose un thème de TFSA qui a bien failli me donner du fil à retordre tellement je ne pouvais pas y répondre à défaut d’avoir assez de découvertes cette année… Tant pis, je triche un peu, à quelques jours près, et je peux proposer cinq nouveautés de l’année 2022 dans l’ordre de préférence qui convient.


  1. How I met your father

Sophie raconte à son fils adulte comment elle a rencontré son père, en 2022.

C’est vraiment le signe que je n’avais que cinq séries à portée de main : ce reboot/revival est une catastrophe ambulante. Le casting est constitué à 80% d’acteurs que j’adore, mais la mayonnaise ne prend jamais avec un humour très lourd qui essaie trop de se convaincre lui-même qu’il est drôle alors qu’il paraît sortir du début des années 2000. Un rendez-vous manqué. Espérons que la série s’améliore en saison 2 (j’ai d’ailleurs sur mon ordinateur un article sur le sujet à publier).

Voir aussi : How I met your father peut-elle réussir sa saison 2 ?


  1. The Cleaning Lady

La vie d’une infirmière immigrée forcée de travailler comme femme de ménage, qui se retrouve à s’associer avec  un mafieux afin de sauver son fils, atteint d’une maladie grève.

Je n’ai pas vu toute la saison, m’arrêtant finalement très tôt dans cette histoire… mais c’est une très bonne nouveauté de network qui mériterait que je me repenche sur son cas. Elle est en tout cas un bon concentré d’action et de scènes sympathiques, malgré un manque de subtilité ou de réalisme assez évident. Ce n’est pas forcément ce qu’on demande à une nouvelle série après tout : elle est un divertissement qui fonctionnait bien – mais pas assez pour que je la poursuive aussi assidument que je l’aurais voulu.

Voir aussi : De mauvais choix de séries ?


  1. The Book of Boba Fett

Une histoire sur la survie de Boba Fett après son crash – et bien après sur comment il s’impose comme chef de mafia, en gros ?

Je ne suis pas forcément un immense fan de l’univers Star Wars, mais je l’aime suffisamment pour avoir envie de découvrir les séries quand il y en a. Alors oui, il y a celle sur Obi-wan que je n’ai pas encore commencée, mais j’ai pris le temps de voir tout Boba Fett et… Comment dire ? Je suis mitigé. La saison est très courte, perd vite de vue son personnage principal, propose carrément un épisode d’une autre série au milieu de sa saison et se termine sur un final un peu cringe et manquant bizarrement de budget. Malgré tout, elle obtient la troisième place pour ses effets spéciaux magnifiques et pour son intrigue qui a fini par me convaincre. Il fallait lui laisser le temps, j’imagine. D’ailleurs, en parlant de temps, je triche car le premier épisode est sorti en 2021… Le 27 décembre. Franchement, c’est bon, je considère que c’est 2022 (juste parce qu’il m’en fallait cinq).

Voir aussi : L’incroyable deepfake du Book of Boba Fett


  1. Ms Marvel

La série, je l’attendais au tournant, persuadé que j’allais être méga fan de Kamala. Je n’ai lu que quelques comics, alors je ne pouvais pas être déçu des libertés de l’adaptation… mais je l’ai finalement un peu été par le fourre-tout qu’était la série parfois du côté de ses intrigues. En six épisodes, elle a voulu raconter trop de choses différentes et s’attaquer à des aspects tellement différents – culture, série ado, intrigue de super-héros… – qu’elle a fini par être trop déséquilibrée pour être géniale. Pour autant, c’est une très bonne série, que j’ai suivi de manière (presque) hebdomadaire avec plaisir. J’ai hâte de retrouver le personnage en 2023 dans un film et j’aime beaucoup la série malgré ses défauts.

Voir aussi : Ms Marvel est musulmane, et alors ?


  1. Moon Knight

Assez étonnamment, c’est cette série qui prend la première place. Je ne pariais tellement pas dessus que je n’ai pas pris le temps de la suivre de manière hebdomadaire pourtant ! Et pourtant, je l’ai terminée aujourd’hui en voyant quatre épisodes d’un coup. Peut-être que ce binge-watching explique pourquoi je la place en premier, mais même sans ça, j’ai trouvé que la série était capable de présenter une intrigue vraiment intéressante. Elle a les mêmes défauts que Ms Marvel, mais elle présente tout de même un peu moins de choses différentes… et surtout, elle part en délire totale autour de l’épisode 4. Si la saison est tout de même trop courte, j’ai beaucoup accroché à l’histoire de Steven (et Marc), aux effets spéciaux et à l’ensemble de cette saison.

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Et voilà pour mon classement des saisons 1 sorties lors des six premiers mois de 2022… Vraiment, je suis passé à côté des meilleures (Severance par exemple) et je le sais. On fait ce qu’on peut !