Grey’s Anatomy – S17E01

Épisode 1 – All Tomorrow’s Parties – 20/20
Autant la vision du covid dans Station 19 n’a pas réussi à me convaincre, autant dans Grey’s Anatomy, c’est une grande réussite pour ce premier épisode, qui parvient même à me faire oublier que certains personnages que j’adore sont sous-traités pour l’instant, voire même absents. Il y a deux heures pour la reprise, et il y a énormément à traiter, donc ce n’est pas si étonnant. Une belle réussite cet épisode, en tout cas, ça prouve que la série a encore plein de choses à raconter désormais qu’elle se fait le reflet d’une réalité bien difficile.

> Saison 17


Spoilers

It’s called « disaster ethics ». When future surgeons imagine what they will do when the unimagineable happens.

Le résumé de la saison précédente est meilleur que le mien, dis-donc, c’est fou. Ils ont bien préparé le terrain, mais je ne m’attendais du coup pas du tout à ce début d’épisode qui voit Meredith au bord d’une plage… pour mieux se réveiller au milieu de l’hôpital, sous une vraie vague bien plus flippante : celle de la pandémie. Pour la première fois, la série nous annonce donc être en avril 2020. C’est fou… nous revoilà dans une temporalité claire. Bon, on verra.

La scène suivante nous ramène au premier épisode de la soirée dans Station 19, avec les pompiers venant applaudir les chirurgiens chaque matin, et Miranda toute stressée, comme d’hab, mais tentant de se convaincre que tout va bien. Weber débarque alors pour reprendre le boulot maintenant qu’il est sur pied, et Miranda ne sait pas trop si elle est soulagée ou inquiète de le voir. Elle l’emmène malgré tout faire un tour de l’hôpital, histoire de lui expliquer les nouveaux protocoles… et de nous mettre à jour dans les dramas de tout le monde.

Ainsi, DeLuca n’est plus un résident de l’hôpital, et bim, on est lancé dans un flashback où tout allait bien dans l’hôpital, sauf Carina. Elle, elle s’est énervée de voir Meredith être choquée de la dépression prévisible d’Andrew après la phase maniaque. Sympa. Andrew ne peut voir aucun patient selon Carina, mais lui, il veut malgré tout voir la petite fille qu’il avait tenté de sauver il y a quelques épisodes. Ouep, souvenons-nous de cette gamine qu’il pensait être victime d’un trafic.

Tout le monde l’a pris pour un fou à l’époque, mais il avait raison évidemment. La patiente revient à l’hôpital, et le seul qu’elle veut voir, c’est désormais lui. Hellmouth est perturbée de le voir reprendre du service, mais bon, elle fait ce que Bailey lui ordonne malgré tout. « Cindy » révèle alors à Andrew son vrai prénom, et toute son histoire, en privé… alors que Bailey et Helm écoutent tout derrière pour obtenir son identité et appeler les flics afin qu’ils viennent la chercher. Andrew est parfait avec elle, Bailey est toujours aussi géniale comme actrice, et on sent qu’il y a tout un arc de plusieurs épisodes qui va être avorté par le Covid là.

On a tout de même de bonnes scènes, notamment l’intervention organisée pour Andrew par Carina, Meredith, Miranda et Richard, dont il a sauvé la vie, le tout en présence d’un psy. Le pauvre fait de bonnes choses de sa vie, mais il ne fait PAS la chose qu’il voulait le plus : ne pas ressembler à son père. Il s’effondre donc finalement face à eux, après une crise de colère contre une pauvre porte innocente. L’acteur s’en sort bien de tout ça – j’imagine que les scènes étaient écrites avant le confinement, et les scénaristes font le bon choix de ne pas s’en débarrasser. Dans le présent, par contre, Andrew ne va pas bien du tout, même s’il accepte de se faire aider dans le passé.

De retour dans le présent, donc, l’hôpital à de nouveaux protocoles en place, notamment une prise de température qui créé une nouvelle ligne d’attente. Au lieu de voir Maggie attendre son café, on la voit donc attendre de pouvoir savoir si elle peut bosser, en étant au téléphone avec son nouveau/ancien mec. La relation à distance semble drôlement bien se passer pour eux, alors tant mieux, hein, n’en déplaise à Jackson, nouvellement célibataire.

En flashback, on voit que la relation Vic/Jackson est tombée à l’eau définitivement quand Vic a pris au sérieux un texto de Jackson lui demandant de venir sans rien… Elle s’est ramenée nue, alors qu’il avait Harriet dans les bras, et ça ne s’est pas super bien passé et elle n’a pas voulu redevenir belle-mère. OK, voilà qui est fait.

Dans le présent, on retrouve Vic déposer l’ado de son épisode auprès d’Owen. Owen ? Richard découvre à ses dépends qu’il n’est pas marié, puisqu’il a entendu Teddy coucher avec Tom. C’est gênant. Tom a désormais une canne pour assurer la distanciation sociale, Richard se fout de la tronche de Teddy comme si de rien n’était avec Bailey et la vie suit son cours. J’aimerais bien qu’on laisse tomber cette intrigue, et il y a tellement de drama avec le covid que c’est tout à fait possible.

J’ai trouvé qu’une des meilleures scènes de l’épisode était une scène qui m’aurait fait mourir de rire il y a peu : Tommy qui pète un câble avec sa canne quand il découvre que la livraison de masques qu’il attendait est pleine de tout, sauf de masques. Quelle horreur. Le désespoir était palpable pour tous les personnages présents, et franchement, pour nous aussi.

En parlant de désespoir, on finit par retrouver Meredith en plein désespoir elle aussi. Elle perd ses patients un à un, par surprise, dans des conditions atroces où ils sont seuls. Elle passe des coups de fil pour prévenir les familles de venir dire adieu, parfois, quand elle a le temps ; ou pour prendre des nouvelles d’Andrew. Meredith fait de la peine à voir, et là-dessus, la série réussit vraiment bien à gérer les choses.

OK, la vie suit son cours, mais on sent aussi que tout a changé pour les personnages. Et ça fonctionne bien. J’aime par exemple la relation à distance de Maggie, alors que je n’avais pas été franchement convaincu la saison dernière. J’aime aussi voir Levi être débordé par les mauvaises nouvelles, Miranda être flippée de voir Richard ne pas apprendre par cœur le protocole, ou Richard ne pas prendre assez au sérieux la situation parce qu’il n’était pas là au début de la pandémie – et même si le fameux tableau de chirurgie est vide (les scénaristes sont au bord de la dépression). Et vraiment, Richard fait de la merde !

Notons que les masques rendent parfois certaines choses compliquées pour les acteurs. La mère qui pète un câble de ne pas voir son fils, par exemple, met du temps à être crédible comme on ne voit que ses yeux. Et la première fois que j’ai vu Jo dans l’épisode ? Je n’étais pas sûr que ce soit elle, figurez-vous ! Merci le masque. Pourtant, Jo, on a l’habitude de la voir avec, allez comprendre. Jo ? Aha, il fallait s’accrocher pour celle-ci.

Vous vous souvenez que plus haut j’ai écrit que Jackson était célibataire ? Ben un flashback nous le montre en plein bouche à bouche avec Jo putain. WHAT THE FUCK ? Ils osent vraiment nous faire ça ? Allez, c’est une nouvelle étape plutôt logique, mais j’ai eu du mal à m’en remettre. La révélation étant faite, on peut découvrir ce qu’il s’est réellement passé : Jo est venu voir Jackson pour lui demander une sexcapade. Elle a tellement répété le mot « sexe » dans la scène, que j’étais mort de rire.

La scène est super bizarre, mais le baiser qu’on a vu entre eux nous montre que ça ne peut pas être que du sexe. Pourtant, quand Jo débarque chez lui le soir-même pour lui faire l’amour – si on peut appeler ça l’amour – elle est effectivement déjà bien bourrée. Elle se fout de lui un moment pour toute l’ambiance romantique qu’il a envisagé pour leur soirée – de la musique à la charcuterie, en passant par le bon vin – puis tente d’obtenir la faveur sexuelle qu’elle voulait de lui, pour arrêter d’être une nana dépressive larguée après son mariage.

Le problème, c’est qu’elle embrasse à peine Jackson qu’elle se met à pleurer. Oh lala. Jo me fait tellement de peine. J’ai la haine contre Alex d’un coup, et je pardonne tout à Jo une nouvelle fois, exactement comme Jackson semble vouloir le faire. Dans le présent, Jo se retrouve bien évidemment à bosser avec Jackson, et on voit que c’est compliqué entre eux. Ils se disputent pendant l’opération du brûlé de Vic, puis en post-op, Jackson fait ses plus mauvais yeux à Richard qui ramène la mère du gamin. Il est absolument insupportable, lui, j’ai beaucoup de mal avec. OK, il a une bonne idée à la fin de l’épisode en utilisant une machine à désinfecter une pièce pour désinfecter les masques trop peu nombreux de l’hôpital.

Miranda en est heureuse, mais elle lui rappelle qu’il est à risque de se choper le virus, lui aussi. C’est bien beau de vouloir être un héros envers et contre tout, mais j’ai du mal, vraiment. Le pire, c’est que l’épisode semble donner à Richard, puisque même Jackson est content que son patient aille mieux grâce à la présence de sa mère.

Par contre, il semble moins ravi de savoir que Jo veut tout oublier de leur aventure. Ils arrivent enfin à se réconcilier de ce qu’il s’est passé en abordant le sujet et en communiquant, mais cette communication, justement, nous donne un aperçu de ce que pourrait être un couple entre eux, et ça donne plutôt envie, je dois dire. Ca me rappelle quand ils ont pondu Andrew et Meredith de nulle part et que ça marchait !

D’ailleurs, contre toute attente, Meredith s’isole dans le placard le plus grand du monde pour tout casser dans l’hôpital, et surtout pour s’énerver face à son impuissance. Elle est heureusement consolée par Andrew qui revient sur place en tenue de médecin. En fait, il ne va pas si mal : si on le voit dormir sans répondre au téléphone en milieu d’épisode, c’est parce que ses médecins lui disent que le sommeil est important pour éviter de retomber dans ses travers, rien de plus. Il peut donc aider Meredith à gérer son stress et sa dépression, et c’était chouette.

OK, on connaît la situation des soignants depuis un bon moment, mais ça n’empêche pas que quand c’est un personnage qu’on connaît, ça aide bien à évacuer tensions, émotions et frustrations. Je sais qu’il y a tout un tas de fans qui se plaignent des séries abordant la situation sanitaire mondiale, mais moi, je trouve ça important d’avoir ce genre d’épisodes pour évacuer. Les séries ont toujours représentées le quotidien après tout, pas de raison que ça change. Et en plus, dans le cas de Grey’s, c’est réussi.

On termine l’épisode sur un cliffhanger dont on aurait pu se passer : Levi annonce à Nico qu’il a dû prévenir une centième famille du décès d’un patient, ce qui est beaucoup trop pour lui. Malheureusement, cette situation de crise exacerbe encore plus les différences de caractère entre les deux : Levi a besoin de parler de tout ce qui lui arrive et d’extérioriser au maximum, quand Nico se montre hyper froid et silencieux face à tout ça. Non, vraiment, ils ne vont pas du tout ensemble, c’est la cata.

Mais le plus catastrophique, c’est encore Miranda qui se tord la cheville à cause de deux parents de patients adolescents en venant aux mains en se reprochant de faire de la merde – l’un reprochant à l’autre son fils malade voulant voir ses amis, l’autre reprochant au premier de faire des barbecues sans masque tous les week-ends. Quel monde de merde, ce monde en 2020 !

> Saison 17

Grey’s Anatomy (S17)

Synopsis : Bim, le coronavirus frappe le Grey Sloan Hospital, qui avait clairement d’autres plans à gérer quand on l’a quitté pour la dernière fois, avec la naissance du bébé d’Amelia et Lincoln, un mariage possiblement annulé pour Teddy et Owen, un Andrew avec des problèmes de santé mentale et un Richard qui voyait une guérison miraculeuse d’un empoissonnement pour mieux larguer sa femme. Ouais, bon, la vie est toujours belle à Seattle !

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Station 19 : S01 | S02 | S03 S04

Pour commencer, la série me manque énormément et je n’ai pas envie de m’attarder sur l’introduction de cet article, histoire de plutôt me précipiter sur l’épisode… Et pourtant ! 17 saisons !  Ca mérite de s’arrêter un instant pour mesurer l’ampleur de la série sur nos vies. Une fois de plus, Ellen Pompeo laisse entendre que la série pourrait toucher bientôt à sa fin, mais personne ne veut ça, sérieusement. Certes, la saison précédente a eu du mal à passer et j’ai trouvé qu’on recommençait à se lasser comme en saison 10 ou 11… Mais je sais dorénavant qu’ils peuvent se relever et trouver de nouvelles manières de nous accrocher, parce que c’est ce qu’ils font à chaque fois. Avec une pandémie mondiale, ils ont probablement retrouvé l’inspiration, maintenant, il va falloir voir ce qu’ils en font et si ça vaut vraiment le coup. Station 19 m’a déjà donné quelques éléments de réponse, et j’ai un peu peur de ce que je vais regarder maintenant, parce que la glorification à l’américaine a eu du mal à passer dans ce début de saison 4 – ils méritent la glorification les médecins, ce n’est pas la question, j’ai juste trouvé ça mal amené.

Voir aussi : On en est où dans Grey’s Anatomy et Station 19 ?

Avant de critiquer trop sévèrement, je vais donc lancer l’épisode et voir si ça passe mieux au Grey Sloan… C’est largement possible, ce n’est pas la même série. Et puis, j’ai tellement hâte de retrouver les personnages. Ca va être dur de les voir déborder par les urgences, honnêtement.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

> Crossover : S04E01 – Nothing Seems the Same – 16/20

S17E01 – All Tomorrow’s Parties – 20/20
Autant la vision du covid dans Station 19 n’a pas réussi à me convaincre, autant dans Grey’s Anatomy, c’est une grande réussite pour ce premier épisode, qui parvient même à me faire oublier que certains personnages que j’adore sont sous-traités pour l’instant, voire même absents. Il y a deux heures pour la reprise, et il y a énormément à traiter, donc ce n’est pas si étonnant. Une belle réussite cet épisode, en tout cas, ça prouve que la série a encore plein de choses à raconter désormais qu’elle se fait le reflet d’une réalité bien difficile.
S17E02 – The Center Won’t Hold – 18/20
C’était moins bon comme suite parce que ça part en cacahuète avec une overdose de scènes que nous n’avons pas eu dans le premier épisode, par contre, vraiment, je n’étais pas du tout prêt pour certains passages de cet épisode. En deux épisodes, la série a réussi à me laisser sur les fesses deux fois, et vraiment, il était plus que temps que la série revienne. Je savais qu’elle me manquait… mais je n’étais pas prêt !
Performance de la semaine : Ellen Pompeo
S17E03 – My Happy Ending – 17/20
Il faut s’armer avant chaque épisode de cette saison, je pense, parce que la pandémie est un sujet difficile à aborder. La série le fait avec ses hauts et ses bas, mais elle parvient grâce à ça à nous balancer une belle gamme d’émotion, de la tristesse à la joie, en passant immanquablement par la fatigue. J’aime ces personnages, et j’ai l’impression que la série a encore beaucoup à nous proposer, contrairement à l’an dernier. Sinon, beaucoup d’anticipation de cet épisode, pour finalement peu, mais tout de même.
S17E04 – You’ll Never Walk Alone – 18/20
La crise sanitaire inspire les scénaristes, et face à la complexité et l’horreur du sujet, il y a vraiment de quoi faire. Le côté médical est peut-être mis trop de côté, mais ce n’est pas exactement nouveau avec eux, et je suis de toute manière là pour les personnages et leurs évolutions. J’aime beaucoup une grande partie des dynamiques de cette saison. Quant au covid19, bien sûr que c’est aseptisé et américanisé à l’excès, mais je n’attendais pas autre chose de la série !
S17e05 – Fight the Power – 16/20
Oh. Cette pandémie est un véritable enfer sur Terre, et la série nous en fait prendre conscience une fois de plus. C’est nécessaire, je crois, pour ne pas se bercer d’illusions sur le monde dans lequel nous vivons. Pourtant, il est certain que nous sommes dans une série pleine d’illusions, hein ! C’était un épisode un brin plus classique dans les évolutions qu’il propose, et il en propose !, mais une fois de plus, j’ai accroché et je trouve que ces épisodes fonctionnent et donnent un nouveau souffle à la série qui parvient beaucoup plus que les années précédentes à me toucher. Je finissais par être blasé des cas médicaux, je crois.
Crossover : S04E05 – Out of Control – 20/20
S17E06 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.
Crossover : S04E06 – Train in Vain – 18/20
S17E07 – Helplessly Hoping – 16/20
Bon ben, pour son retour, la série nous fait du pur Grey’s Anatomy et ça a du mal à passer en milieu de saison comme ça. Avec tout un suspense sur une annulation possible de la série dans les semaines à venir, j’ai vraiment du mal à comprendre les scénaristes sur l’écriture de cette intrigue. Je ne suis pas le seul à ne pas comprendre en tout cas, mais je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne. Encore une fois, en revanche, difficile de mettre une note à cet épisode.
S17E08 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.
S17E09 – In My Life – 12/20
Malgré tous ses efforts, qui sont vraiment très nombreux dans cet épisode, la série n’arrive pas à me réconcilier avec un personnage que j’aimais beaucoup et qui a été ruiné depuis quelques saisons. Je ne vois pas comment un demi-tour sera possible, même si les pistes proposées ici sont intéressantes. Cela me frustre, et ça me frustre encore plus avec cet épisode qui finit presque par être une parodie des dernières saisons. Il y a bien quelques scènes touchantes, mais elles sont principalement dans le passé du personnage, et ça n’excuse en rien son présent. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pardonner, je sais. C’est un beau message, mais il faut aussi du changement et possiblement des remords sincères pour qu’on avance dans une relation, et là, on en manque encore avec les mêmes défauts qui surgissent encore et encore.
S17E10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…
Mini crossover : S04E10 – Save Yourself – 17/20
S17E11 – Sorry Doesn’t Always Make It Right – 15/20
La série repart sur un épisode plus routinier, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, parce que c’est aussi pour ça que je l’aime. Je commence juste à m’inquiéter de son sort quand je vois qu’il ne reste que cinq épisodes et que, bon, je ne suis pas prêt du tout à dire au revoir à la série. Il est vraiment temps pour ABC de la renouveler là.
S17E12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.
S17E13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.
S17E14 – Look Up Child – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser, principalement parce qu’à deux épisodes de la fin de saison tout ça prend une tournure de fin de série que je ne souhaite pas. Et puis, cet épisode recycle une idée de la saison précédente, je trouve, en arrivant moins à me convaincre. C’est peut-être là le principal problème : je n’arrive pas à voir ce que les scénaristes semblent s’accorder à voir. Frustrant.
S17E15 – Tradition – 17/20
Il y a beaucoup de petites intrigues au sein de l’épisode et toutes ne se valent pas, mais tout de même, il y a une vraie réussite dans l’équilibre général que tout cela prend. C’est un plaisir de revenir après quelques mois à la série avec cet épisode, parce qu’il est un bon mix de bien des émotions que j’adore. Et pfiou, il a une jolie pointe de nostalgie, aussi !
S17E16 – Still Standing – 16/20
Ah, je n’aime pas la structure de cet épisode, un classique pour cette série, mais un enfer pour la critique, à chaque fois ! Cela dit, force est de constater que ça fonctionne à merveille et que chaque personnage évolue toujours beaucoup quand c’est comme ça. Et comme les scénaristes craignaient une fin de série, il fallait faire avancer tout le monde et débloquer des personnages coincés dans des intrigues depuis un moment, alors hop, fast forward !
S17E17 – Someone Saved My Life Tonight – 16/20
À l’image de cette saison, cet épisode permet d’atteindre assez naturellement la conclusion de certaines intrigues, tout en laissant des pistes ouvertes pour la suite. On sent tout de même qu’il y avait incertitude sur le renouvellement, et on imagine assez bien ce qui a été modifié au dernier moment pour garder de l’intérêt pour la saison 18. Un bon travail scénaristique, donc, et une saison convaincante en ce qui me concerne.

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Station 19 : S01 | S02 | S03 S04

 

Year of Yes – Shonda Rhimes

Salut les sériephiles – et surtout les lecteurs,

Year of Yes: Amazon.fr: Rhimes, Shonda: Livres anglais et étrangersBon, la soirée est un peu particulière en France avec une surenchère des sites de news pour tenter de deviner ce que nous dira Macron demain soir, alors que lui-même n’en sait probablement rien à l’heure qu’il est. C’est compliqué et ça bouleverse un peu le planning. Je voulais à l’origine vous proposer cet article jeudi, mais ça me paraît bien de le sortir maintenant histoire de me libérer un emplacement jeudi aha ! Bref, je vais donc vous parler de Year of Yes, le livre de Shonda Rhimes sorti il y a un peu plus de cinq ans.

Pour rappel, Shonda Rhimes, c’est la créatrice de tout un tas de séries – et à l’époque de Grey’s, Private Practice, Scandal et How to get away with murder, principalement. Elle n’est plus à présenter dans le monde des séries, et si elle a rédigé ce livre, c’est pour deux raisons. D’abord, c’est parce qu’elle s’est lancée un pari fou : dire oui à toutes les propositions qu’on lui ferait, pendant un an, alors qu’elle avait l’habitude de dire non à tout et de ne jamais sortir de sa zone de confort. Ensuite, parce que ça lui a clairement réussi, à tous les points de vue, ou presque.

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Voir aussi : Ce que c’est que le #TGIT

Moi, j’ai voulu lire ce livre pour deux raisons aussi. D’abord, parce que c’est Shonda Rhimes et qu’elle me divertit depuis plus de quinze ans avec ses séries. Bon, un peu moins au moment où Laura m’a acheté le livre, OK, mais j’ai mis tellement de temps à lire ce livre… J’y reviens après. La deuxième raison, c’est que ce pari m’a paru dingue et trop génial à la fois. De ce point de vue-là, je n’ai pas été déçu d’ailleurs, Shonda Rhimes nous embarque dans un an de sa vie où elle a commencé à mettre de côté ses peurs intimes et à s’exposer davantage au monde.

S’exposer davantage, c’est accepter les interviews, les galas, les cérémonies de remise de prix, les talkshows, les photoshoots… et c’est super intéressant de découvrir tout ça du point de vue de quelqu’un le vivant. Côté développement personnel, le livre est intéressant à proposer un projet de vie sympa où il faut chaque fois considérer ses peurs les plus personnelles et les surmonter en se forçant à y aller. « Fake it until you make it », c’est un proverbe que l’on connaît : faire comme si jusqu’à ce que ça ne soit plus un « comme si » mais ce qu’on est.

If you love Shonda Rhimes shows, you're really going to love The Catch
C’est un peu un spoiler du livre et du dernier chapitre particulièrement, donc ne lisez pas si vous ne voulez pas savoir ; mais ouais, le livre nous raconte évidemment les coulisses de ce photoshoot !

Là-dessus, rien à redire, j’ai eu ce que je voulais, et même un peu plus, parce que j’ai découvert que c’était aussi à l’occasion de cette année folle qu’elle avait décidé de perdre son poids et de faire face à plein de choses qui la bloquaient… même ce dont elle n’avait pas conscience, parfois. En revanche… Ah, lala.

J’ai détesté ce livre. Pardon. Plus exactement, j’ai détesté Shonda Rhimes – plus encore que quand elle tue mes personnages préférés. Pourquoi ? Elle est insupportable, tout simplement.

refinery29: “ Shonda Rhimes is living proof that women can shout their  accomplishments Rhimes refers to this rush of love as “… | Shonda rhimes,  Herstory, Work hard

Disons que l’on achète son livre pour voir ce qu’elle a à dire et parce que son « Year of yes » intrigant nous intéressait, mais qu’elle, elle se sent le besoin de se justifier en permanence. C’est lui accorder beaucoup d’importances, mais en fait, j’avais parfois l’impression d’être en train de lire du Rousseau, en pire. Shonda Rhimes passe tout son livre à se justifier et à se défendre face à que l’on pourrait dire ou penser de négatif sur elle… Alors que pas une seconde, on ne pense à mal ?

Un petit peu, ça peut se comprendre… mais sur tout un livre, à chaque page, c’est très, très lourd. Shonda Rhimes décide que nous sommes là pour la juger et la critiquer, en permanence, mais en même temps, elle n’a pas envie qu’on le fasse et s’en défend. Puis, après, il faut voir la personnalité qu’elle a même lorsqu’elle ne se défend pas : un bon complexe de supériorité, un orgueil à toute épreuve et un alcoolisme dont elle est fière. Bon, ça, on le savait déjà avec Scandal, mais quand elle se vante d’avoir préféré s’acheter une bouteille de vin plutôt que du PQ alors qu’elle était étudiante et n’avait plus d’argent…

L’anecdote pourrait être drôle, et je pense que c’est pour ça qu’elle nous la raconte. Pourquoi je juge alors ? Précisément parce qu’elle fait tout pour qu’on ne la juge pas et que ça donne envie de le faire. Parce qu’elle fait passer ce qui paraît être une erreur de jeunesse pour un truc dont elle est super fière et qu’elle referait maintenant qu’elle est richissime. Parce qu’elle est dans cet orgueil permanent. Parce qu’elle est insupportable comme narratrice de sa vie.

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J’adore son honnêteté. J’aime le fait qu’elle sache ce qu’elle vaut, qu’elle dise ce qu’elle est et qu’elle soit capable de savoir ce qu’est une « First Only Different ». … Seulement, ça ne lui donne pas pour autant la supériorité qu’elle s’accorde sur plein de sujets. Et même quand ça lui donne, ça ne la rend pas sympathique pour autant d’insister trop longuement dessus.

Bref, c’était désagréable à lire, alors que le contenu m’intéressait. Il y a des chapitres qui se dévorent – notamment tout un tas sur la fin de saison 10 de Grey’s, avec le départ de Cristina et les choix de montage fait pour sa dernière scène (des choix que je n’avais pas trop aimés d’ailleurs, mais que je comprends mieux désormais) – et le projet en lui-même est inspirant. Oui, oui, inspirant, ça remet en question nos propres peurs et notre zone de confort, ça donne quelques clés pour réussir à la dépasser et je ne suis jamais contre. Par contre, il y a trop de passages où j’ai trouvé Shonda antipathique, voire toxique dans la manière dont elle parlait de son entourage et dont elle se vantait de se comporter. C’est hyper bizarre, du coup, de prendre des conseils de sa part…

A vous de faire votre choix, en tout cas, mais c’est rare que je trouve une lecture aussi désagréable… même si elle était utile et intéressante par ailleurs ! Sur la fin, j’aimais bien, je dois l’avouer. Peut-être que comme le bon vin qu’elle boit, elle s’améliore avec le temps et comme elle a écrit le bouquin au fur et à mesure… Enfin bon, les relectures n’empêchent pas de réécrire normalement, et il y a un sacré narcissisme, ou juste un complexe de supériorité et de mégalomania qui se dégagent parfois de ces pages de livre.

Pff. C’est chiant, j’avais vraiment envie d’aimer ce livre. Raaaaaaaah.

HTGAWM – S06E15

Épisode 15 – Stay – 20/20
L’épisode n’était pas leur meilleur, la crédibilité n’est peut-être pas tout à fait au rendez-vous, mais pour une fois, je peux dire que j’ai adoré une fin de série de Shonda Rhimes. Comme toujours avec cette série, l’écriture est percutante, avec une formule qui a su faire ses preuves en six ans et qui mène à une fin écrasante tant tout s’y enchaîne et tant le poids des émotions fonctionne. Il faut dire adieu à des personnages qu’on aime, après tout. La conclusion est réussie de ce point de vue-là, et c’est tout ce que j’en attendais.

> Saison 6


Spoilers

615

You decide : am I a bad person?

Je ne suis absolument pas prêt à voir la série se terminer, ce que j’ai capté hier quand j’ai vu qu’il s’agissait du dernier épisode. Ce n’est pourtant pas faute de le savoir et de l’avoir redouté un moment, mais il reste encore tellement de questions à venir que je suis perplexe sur la manière de boucler tout ça. Et à vrai dire, il est devenu tellement improbable que la série nous ramène Wes de manière efficace que j’en suis arrivé à espérer que ce soit juste un flashforward où Christopher adulte vient à l’enterrement de tata Annalise. Anyway, let’s go !

Cet épisode final commence par un attentat à 16h58 devant le palais de justice, avec un ou une blessée par balle. Pour changer, on nous fait croire que c’est Annalise, sans nous le confirmer, évidemment. Et selon la tradition de cette série, on repart trois jours en arrière avec la réaction d’Annalise à la nouvelle du « suicide » d’Hannah. Quelle tristesse. De son côté, Frank braque l’avocat d’Hannah avec une arme à feu, pour avoir la vérité et pour savoir tout ce qu’Hannah avait contre Annalise. Frank fait de la peine à voir, parce qu’il est tout fatigué, clairement.

Bonnie passe son début d’épisode à chercher Frank, se rendant chez Laurel dont la protection de témoins est vraiment naze. Pour ne pas changer, Bonnie a l’air d’un chien battu à nouveau dans cet épisode, et elle m’aura donc fait de la peine pendant six saisons. Pourtant, Laurel est bien gentille avec elle, reconnaissant enfin que le groupe ne tient que grâce à elle.

Pendant ce temps, le procès continue avec l’interrogatoire du père Castillo. Je le déteste, mais il faut bien en revenir à cette intrigue et à la Gouverneur, parce que ça aussi est à boucler en simplement quarante minutes. Quarante-trois, c’est si peu. Le père Castillo accuse donc Annalise et Tegan et finit par se faire museler par la juge qui se rend compte qu’il est en train de raconter de la merde pour enfoncer Annalise.

Il est question ensuite d’un témoin surprise qui inquiète Tegan. Tu m’étonnes. Elle envisage Gabriel alors qu’Annalise est assez dépitée pour envisager Frank, mais nous, ça nous rappelle que Wes est possiblement toujours dans la nature. Annalise elle-même finit par l’envisager, parce qu’un enregistrement audio est toujours possible…

En parallèle, Connor annonce à Oliver, Michaela et Laurel que dire toute la vérité ne leur ferait peut-être pas de mal pour enfin laisser s’envoler leur culpabilité qui les ronge. Ah, bébé Connor, que je t’aime, que tu vas me manquer. Michaela a raison de lui dire de se la fermer et d’arrêter de regretter d’avoir eu un moins bon deal qu’elle et Laurel, mais en définitive, même si ce n’est pas la voie que peuvent privilégier les scénaristes avec un tel titre de série, c’est lui qui a raison.

Je suis en tout cas heureux d’avoir eu une scène entre Michaela et Connor dans cet épisode, même si l’enfance de Michaela qui surgit comme un cheveu sur la soupe dans scène était bien bizarre et pas forcément utile. On l’aime déjà, pas la peine de nous apitoyer.

Au procès, on enchaîne ensuite avec le témoignage de la Gouverneur qui est toujours aussi insupportable. C’est à ce moment-là qu’Annalise voit débarquer Frank. Elle a le temps de lui parler un peu et de découvrir que ce n’est pas lui qui a tué Hannah. Franchement, je reste sceptique. En tout cas, la bonne nouvelle, c’est que l’avocat d’Hannah lui a donné une clé USB avec tous les éléments de la victoire.

C’est alors qu’Annalise interroge que Bonnie se rend compte que Frank est de retour, mais l’interrogatoire est tellement bon qu’elle a autre chose à faire : Annalise a en effet un enregistrement d’Hannah, qu’elle a déjà eu le temps d’écouter ?, en train de demander à Xavier Castillo si la Gouverneur est bien responsable de la mort du père de Nate. Ah, quel dommage que cette intrigue soit encore là. Nate accepte en tout cas de l’argent de la part du FBI, alors Annalise se prépare à le détruire à la barre le lendemain. C’est la première fois qu’on la voit se préparer comme ça à un procès, et après six saisons, il serait temps. Pourtant, ça marche bien, comme scène, ils auraient pu y songer avant.

Ah, notons aussi que Gabriel est là dans le palais de Justice, donc qu’il est possiblement le témoin surprise. Cela fait beaucoup pour Annalise. De son côté, Laurel revient auprès de Tegan dans cet épisode, pour lui parler… ce qu’elle n’apprécie pas tellement. Tu m’étonnes, Laurel lui a juste planté un couteau dans le dos.

La soirée se termine aussi par Frank décidant de se barrer. Pardon ? Après tout ça, il prend donc la fuite, prenant le temps d’un dernier adieu avec Bonnie. Il lui pardonne, mais il n’est pas prêt à vivre avec le poids de tout ce qu’il y a entre eux. Je suis si triste de ce départ… mais ça ne dure pas : on découvre en effet que sa valise est pleine d’argent servant à corrompre Gabriel. La scène entre les deux frères est sympathique, avec Frank lui faisant comprendre à quel point Sam était un connard, sans même lui dire que c’est son père aussi.

Le lendemain, c’est reparti pour le procès, avec le témoignage de Nate, dont on nous rappelle qu’il avait été accusé du meurtre de Sam. Pourtant, il change soudainement d’envie à la barre et refuse les 20 millions de dollars pour faire triompher la vérité. Il informe donc les jurés que le FBI a payé cher pour que la vérité reste cachée, et aussi pour que personne n’apprenne qu’un agent avait tué Asher. Oups pour eux, mais ça fait un bon rebondissement dans le procès.

Annalise n’a donc pas besoin de le tuer sur place à la barre et ils peuvent même enfin se reparler en paix le soir même. Tant mieux, parce que ça permet de dire adieu à Nate. C’est un personnage que je n’aimais pas de toute manière, alors ça ne m’a pas fait pleurer.

La veille, Oliver a pété un câble contre son mari en pleine dépression, parce qu’il ne comprenait pas son souhait d’aller en prison malgré leur mariage. Si Oliver est encore amoureux de Connor, il vit mal les cinq ans de séparation à venir et il fait tout pour le garder auprès de lui. Quel couple ! Quand le FBI propose un nouveau deal et une immunité totale pour Connor, sans la moindre contrepartie, ce dernier comprend immédiatement que son mari a accepté d’aller témoigner à son tour contre Annalise. La pauvre n’est pas sortie de l’auberge, même si elle brûle le témoignage de Wes.

Annalise voit alors sa famille débarquer alors que j’aurais largement pu m’en passer et la série m’achève plus tôt que prévu avec Connor demandant le divorce à Oliver. Il a refusé l’immunité, parce qu’il ne veut pas qu’Oli mente ou que Laurel finisse en prison laissant Christopher orphelin. Tout ça pourrait aller quand même, mais ça part tellement en vrille quand Connor finit par dire à Oliver qu’il ne l’aime plus, pour s’assurer qu’il accepte le divorce. Non. Non. Non. Je refuse. OK, ils sont en crise, OK, j’ai eu du mal avec leur couple depuis un an, mais si même Coliver n’ont pas une fin heureuse dans cette série, c’est foutu. Raisonnablement, nous n’en étions qu’à la moitié de l’épisode, alors je m’en suis remis… mais quelle scène magistrale !

Le lendemain, jour de la fusillade attendue, on reprend avec le gouvernement qui accuse Annalise des meurtres d’à peu près tous les gens morts dans cette série, à l’exception de son propre bébé. Celui qui est à blâmer pour ça, c’est Frank, son grand demi-frère. Je savais bien qu’il y avait des conséquences que je ratais avec la révélation que Frank était le fils de Sam. Il a eu tellement d’enfants lui aussi.

Annalise, elle, se défend comme elle peut, assurant qu’elle ne porte pas de masque (et le Corona alors ?) quand bien même elle a passé cinq heures au moins sur son make-up. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’Annalise a donc 53 ans, qu’elle se considère comme une mauvaise personne, mais aussi comme tout un tas d’autres choses. On sent bien que Viola Davies délivre là son dernier grand monologue d’anthologie de la série, et ça me rend tout nostalgique, surtout que l’actrice est toujours excellente… Au point que Tegan finisse par lui déclarer son amour.

Elles sont malheureusement interrompues par le verdict du procès, alors qu’Annalise expliquait calmement qu’elle n’était pas celle qu’il fallait pour Tegan. Le verdict du procès ? Il est long à venir, et sacrément stressant. Jamais un juge n’aura fait autant de suspense dans une Cour américaine, mais en tout cas, Annalise est bien acquittée. Elle n’est pas coupable de quoi que ce soit.

Gabriel prend donc son argent pour se barrer au plus vite, alors que Connor dit adieu à Oliver. Il lui rend sa bague et part en prison pour cinq ans, le remerciant de lui avoir appris à aimer. Et j’ai ressenti tellement de haine pour Michaela à ce moment-là. Oui, elle est en larmes, oui c’est logique, mais non, je n’ai pas eu autant de peine que ce que j’aurais dû avoir pour elle. La scène où elle se retrouve seule est géniale. Il est magistral de voir Oliver s’énerver après elle, et de voir que Laurel ne décroche pas le téléphone. Pauvre Michaela, elle se retrouve bien seule.

On en arrive alors à la fusillade teasée à la fin de chaque acte de cet épisode : Tegan hurle à Annalise de se coucher au sol, alors que Laurel est bien saine et sauve. Elle monte dans ton taxi au moment de la fusillade et, forcément, elle préfère se barrer directement que rester pour voir ce qu’il se passe : il faut protéger Christopher… surtout que pendant ce temps, en prison, Xavier se fait tuer. Cool !

La fusillade ? C’est donc Frank qui en est le coupable, et je dois dire que je m’y attendais. Bonnie le voit arriver et tente de l’empêcher de faire une bêtise, mais c’est trop tard. Il décide donc d’assassiner la Gouverneur, se faisant alors tirer dessus par la police. Laurel se casse en sachant exactement ce qu’il s’est passé.

Ou du moins c’est ce qu’elle croit. Alors que Bonnie voit Frank mourir dans ses bras sans pouvoir faire quoique ce soit, alors qu’Annalise se précipite vers eux, alors qu’il y avait du sang partout et alors que Frank expirait, pas une seconde, je ne me suis dit que Bonnie aussi s’était prise une balle. C’est pourtant on ne peut plus logique. La révélation, une demi-seconde après la mort de Frank m’a brisé.

Pourtant, je n’aime pas spécialement son personnage, mais c’est très bien amené dans cet épisode où elle prend une fois de plus cher tout du long pour être encore celle qui tente jusqu’au bout d’arranger les choses. La victoire d’Annalise a soudainement un arrière-goût terrible. Bonnie meurt dans les bras d’Annalise juste après Frank, et devant une Tegan tout aussi impuissante. Quelle horreur. Je n’étais pas prêt. Vraiment. Et je les félicite parce que cette fois, ils m’ont fait pleurer, et pas qu’un peu.

Le retour de Wes ? Bon, ben, j’avais bien cerné les choses : évidemment que c’était Christopher. Je trouve ça complètement naze, honnêtement, parce que le cliffhanger était bon en mi-saison, mais il perd tout sens. Et en même temps, c’est mieux qu’une résurrection improbable. Je suis mitigé, donc. On assiste donc à l’enterrement d’Annalise des années plus tard, avec Christopher et Laurel, cette dernière étant mal vieillie. J’ai préféré voir Eve vieillie, parce que c’était réussi. C’était réussi aussi pour Annalise.

C’est donc Eve qui assure l’éloge funèbre d’Annalise et le montage final, mais ça marche. Comme souvent, on a droit alors à un aperçu du futur pour régler toutes les intrigues. La mère d’Annalise meurt, Nate ouvre un centre de justice, Annalise et Tegan finissent ensemble et heureuses (j’ai adoré cette fin, mais quelle horreur de ne pas nous laisser le temps de se remettre de la mort de Frank et Bonnie). Heureuses, oui, jusqu’à la mort de Tegan, puis celle d’Annalise, qui finit sa vie seule, sans être revenue vers Eve, donc.

Nos étudiants préférés ? Wes et Asher ne ressuscitent pas, et Asher n’a même pas le moindre hommage dans cet épisode, ce qui est un peu dommage. Laurel assiste donc à l’enterrement avec son fils, mais ce n’est pas la seule. Connor aussi est là, et la vieillesse lui va carrément bien au teint honnêtement. Il est drôlement souriant pour un enterrement, mais il retrouve Laurel après tout, c’est logique qu’il lui fasse un sourire, surtout qu’il est avec Oliver et qu’ils aperçoivent Christopher pour la première fois depuis le procès, de toute évidence.

AH ! Ils ont perdu le contact, non, c’est terrible comme fin. Oui, je suis heureux qu’Oliver et Connor finissent donc ensemble, surtout qu’ils font un couple sacrément mignon de petits vieux, mais… mais… C’est terrible. En plus, Michaela n’est pas là. OK, elle semble finir présidente – manquait plus que le tableau d’Olivia Pope franchement – ou alors simplement juge (je reste plutôt sur présidente, au point où en est), mais je suis tellement triste que Michaela et Connor n’échangent pas le moindre mot dans le script après le verdict d’Annalise. Triste, c’est le mot. Cette fin de série m’a écrasée.

La toute fin ? Christopher Castillo sur son vélo, se rendant à la fac de droit de Middleton où il enseigne le même cours qu’Annalise dans le pilot, avec le même speech de début d’année, puisqu’Annalise était son mentor pendant toute ses années. How to get away with murder ? Let’s begin.

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EN BREF – La série a probablement dépassé son espérance de vie il y a bien longtemps. Je lui donnais une saison, elle en a eu six. Autour de la trois, c’est parti un peu trop en vrille à mon goût, mais je suis resté parce que l’écriture percutante qui était sa marque de fabrique est géniale et que je n’étais pas prêt à m’en passer.

Je ne suis toujours pas prêt à m’en passer après cette fin de saison. La saison en elle-même n’était pas la meilleure et il y a eu beaucoup de moments un peu hasardeux et de révélations qui avaient un goût de soap, mais l’ensemble reste cohérent et boucle bien la boucle de ces six années. Le dernier acte de l’épisode final est on ne peut plus banal pour une fin de série, mais la double mort surprise de Frank et Bonnie et la fin heureuse de Coliver m’ont mis à terre plus que beaucoup d’autres fins de série n’ont su le faire.

Une jolie conclusion qui aura su me plaire, pour une série qui m’aura plu et tenu en haleine pendant six ans. Ils vont me manquer. Beaucoup.

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