The Walking Dead – S10E01

Épisode 1 – Lines We Cross – 19/20
Je ne suis pas tombé sur la tête, j’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode qui ne décroche pas le 20 à cause de petites incohérences au début. Ce retour est très solide et nous promet une saison qui peut être réussie. Je n’ai pas eu l’impression que l’épisode durait 52 minutes, j’étais vraiment dedans et les effets spéciaux étaient réussis. Comme l’an dernier, j’aime le nouvel aspect survie de la série, qui est désormais celui d’une nouvelle civilisation plus que d’un petit groupe sans ressource. C’est efficace, et ça donne envie d’en savoir plus sur la suite.

> Saison 10


Spoilers

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But people like the Brave Man are never really gone anyway.

« Oh non c’est pas vrai » est littéralement le premier truc que j’ai trouvé à dire une fois le (bon) résumé de la saison passé par Judith. En effet, cette saison commence quand même… dans l’espace ! Dans le genre improbable, on se place là. On voit donc un satellite qui semble en chute libre, ce qui n’annonce rien de bon pour la suite.

La deuxième scène nous emmène sur une plage. Elle est loin la tempête de neige ! Les effets spéciaux sont toujours sympathiques et l’on apprend que l’on est un jour d’entraînement. Ah oui, figurez-vous que ça y est, nos héros se sont organisés et forment une véritable armée romaine. Ils ont des boucliers, des archers, des javelots et même le prof de musique (Luke) est désormais armé.

Honnêtement, la scène est très jolie et a une esthétique vraiment bien foutue, mais la saison commence déjà avec de belles incohérences. Pourquoi aucun démon ne se retourne sur Ezekiel et son bras droit quand ils referment la porte en faisant un bruit de dingue ?

Allez, dans tout ça, la scène est bien badass : nos héros sont surentraînés, ils déchirent tout (et surtout les masques des figurants) et finalement, c’est juste triste que Tara ne soit plus là pour voir ça. Même Judith tue du zombie sans le moindre doute. Bref, la vie a repris son cours et est plus cadrée que jamais pour nous héros. Luke a même le temps de se trouver une future copine dis-donc, elle s’appelle Jules et elle a l’air bien cool. Chances de survie : proches de zéro, forcément… surtout quand les enfants trouvent un masque en peau de zombie sur la plage. Merci RJ pour cette découverte.

Tout le campement se met à flipper, surtout Aaron et Daryl. Michonne, elle, n’a pas envie de céder à la panique et de mettre Alexandria en quarantaine. Elle demande juste à tout le monde d’être attentif et organise des rondes à la recherche d’Alpha.

Celle-ci a apparemment disparu du jour au lendemain, mais elle a très bien pu revenir tout aussi discrètement. On ne sait pas exactement combien de temps a passé dans l’affaire, mais cette organisation est tellement bien rôdée, et tout le monde sait monter à cheval !, donc je table sur plusieurs mois à nouveau. Et même plusieurs années : RJ parle désormais, quand même !

Malgré tout, Aaron est encore bien énervé par la situation et, probablement, la perte de Jesus. Il a gagné du gallon le petit Aaron, c’est cool, à quelques jours de l’apercevoir au Comic Con Paris. Il décide de ne plus être gentil, ou bon, mais d’être énervé… ce qui énerve Michonne quand il se retrouve à prendre des risques inutiles et s’approcher des frontières des Murmureurs.

Alors qu’ils s’apprêtent à rentrer, Magna les contacte par radio avec l’intention de leur montrer quelque chose : un campement pour deux personnes, qui a pris cher avec le temps, des cadavres, puis celui d’un homme nu, puis surtout… de la peau humaine. Et pas un peu, hein, toute la peau du dos. Les Murmureurs ont donc franchi la frontière et ce n’est pas bien rassurant. Michonne décide donc finalement de réconforter Aaron et lui assurer qu’ils sont bien les gentils dans l’affaire. Oui, oui, il en doutait comme, après tout, il fait partie des méchants pour les Murmureurs.

Michonne est d’autant plus sûre d’elle qu’elle entent ensuite Judith raconter l’histoire de l’Homme Courageux à son petit frère. C’est l’histoire de Rick, évidemment. Et alors qu’ils sont en plein câlin collectif un grand bruit se fait entendre dans le ciel avec un satellite qui entre dans l’atmosphère. Bien. Donc les satellites après le nucléaire dans Fear the Walking Dead, la franchise a décidé de prendre un petit tournant réaliste après neuf ans quoi.

Pendant ce temps, à Alexandria, Rosita a eu le temps d’accoucher et d’avoir une petite fille en pleine forme. Elle a même retrouvé sa ligne Rosita. C’est assez fou. Elle élève sa fille avec Siddiq et Eugene, ce dernier étant insupportable à vouloir tout répertorier de la petite, comme un bon scientifique qu’il est. Aucun scientifique ne fait ça, sérieux.

Gabriel est chez eux aussi (que d’hommes dans la vie de Rosita) parce que c’est là que se trouve la radio. Il les informe donc de l’existence du masque de peau humaine retrouvé par RJ, qui met tout le monde sur les dents. C’est tellement discret que même Lydia, qui apprend à lire à l’école avec les enfants (quelle chance) plus doués qu’elle, s’en rend compte et partage l’information avec Negan. Ce dernier est toujours prisonnier, mais du genre travaux d’intérêts généraux désormais. Cela ne l’empêche de donner ses propres conseils à Gabriel…

De son côté, Siddiq est lui aussi sur les dents, plus que tous les autres. Il a survécu au kidnapping par Alpha la saison passée, alors il est assez logique qu’il soit traumatisé. Son discours sur la manière dont tout le monde s’est battu était sympathique, mais désormais, il est juste flippé de ce qu’il a vu et il ne s’en remet pas aussi bien qu’il voudrait. Un autre médecin, Dante, le surprend en pleine crise de choc post-traumatique et, pour tout vous dire, cet épisode a déjà réussi à me faire sursauter. Franchement, c’est pourtant rare, mais le jour où je lance un Bingo Séries avec un point qui demande à trouver un épisode nous faisant sursauter, paf, je l’ai. Mon sursaut ? L’araignée sous la serviette de bain de Siddiq, évidemment !

Bon, sinon, ce n’était pas bien intéressant tout ça, et heureusement, on en arrive au satellite qui arrive dans l’atmosphère et fait flipper Eugene, persuadé que quelque chose de grave va arriver. Il va aussitôt en parler à Michonne à la radio.

L’air de rien, il faut encore revenir en arrière dans cet épisode pour suivre le personnage de Daryl. J’ai bien aimé la construction de l’épisode quand on est revenu sur Alexandria, mais une troisième fois, ça me paraissait long. Après, j’ai bien ri dans cette partie de l’épisode. On retrouve la sourde-muette et on découvre surtout que sa sœur, Kel, a une maladie qui lui fait perdre son audition elle aussi. Je ne m’y attendais pas du tout, mais ça leur fait une intrigue sympathique et je les ai trouvées attachantes.

C’était mignon de voir que Daryl a appris à signer aussi. Malgré tout, ils sont sur la plage pour voir revenir Carol, qui était partie en bateau sans dire au revoir. Ah oui, c’est vrai qu’elle manquait dans ce début d’épisode. Et quand elle retrouve Ezekiel, c’est moins chaleureux que quand elle retrouve Daryl.

C’est avec lui qu’elle décide de passer sa journée de retour. Bon, donc, on a Alexandria et Oceanside, qui en toute logique est un campement à proximité de la plage, sur laquelle ils ont un port et un bateau de pêche. Décidément, depuis deux saisons, la série accélère son rythme de survie, c’est chouette.

Un autre segment de l’épisode, qui s’appelle New Mexico, continue de suivre Daryl et Carol, et je ne vois pas bien l’intérêt d’avoir changé de segment pour ça. En tout cas, on y découvre Daryl empêcher Carol de tuer des zombies qui sont de l’autre côté d’une des frontières d’Alpha. Décidément, ces frontières sont partout. Et ça donne envie à Daryl et Carol de se barrer loin de ce territoire tout pourri.

Pour aller où ? À New-Mexico se tresser des bracelets de l’amitié, évidemment. Et puis soudain, alors qu’ils papotent dans la forêt et qu’on allait s’endormir, on entend enfin le bruit sourd tant attendu qui leur fait regarder vers le ciel pour voir le crash. Tout ça avait un petit côté LOST, ce n’était pas pour me déplaire.

Le segment suivant nous informe qu’un feu de forêt est déclenché par le crash du satellite. Et ça justifie apparemment de passer la frontière d’Alpha et de déclencher la guerre, parce que les feux de forêt, ça pourrait détruire Oceanside. C’est fou, même dans une série comme The Walking Dead, les russes parviennent à faire chier les américains avec des satellites qui se crashent.

Le feu de forêt n’est probablement pas la menace dont parlait Eugene, mais ça fonctionne bien pour cette fin d’épisode, surtout que nos héros s’improvisent pompier avec brio… Et avec inconscience dans certains cas – Ezekiel s’épuise beaucoup trop par exemple.

De toute manière, tout ça est vain : évidemment, ça ramène une meute de zombies sur les lieux de l’incendie. Je n’imagine pas le bruit que ça peut faire un incendie pareil. Je ne vois pas trop l’intérêt de se faire chier comme ça, du coup, mais bon, ils le font quand même, et ils attirent les zombies dans les flammes. Seulement, le feu, ça met un certain temps à tuer les zombies, dont le sang permet aussi d’éteindre les petits incendies.

Les effets spéciaux sont vraiment au point pour ce début de saison, et l’épisode est un sacré spectacle visuel. Finalement, le feu est éteint et Michonne se laisse convaincre par Eugene (parce qu’Alexandria est venue en renfort, évidemment) que rester peut être une bonne idée pour récupérer des choses intéressantes dans le satellite. Elle accepte, mais flippe de découvrir que Carol et Daryl ont disparu. Tous les deux envisagent leur fuite ensemble, sauf que Daryl souhaite y réfléchir encore un peu. Il retourne donc auprès des autres, mais Carol reste un tout petit peu trop longtemps et finit par apercevoir Alpha. Celle-ci semble sortir d’une bonne nuit de sommeil, apparemment non dérangée par les flammes ?

Et bien sûr, elle voit Carol, alors la guerre est à venir !

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Fear the Walking Dead – S05E16

Épisode 16 – End of the Line – 16/20
Franchement, il n’était pas évident pendant un long moment de cet épisode que j’étais devant une fin de saison tellement c’était lent et peu productif du côté de l’action. Finalement, quelques scènes très attendues finissent par se produire dans la dernière partie de l’épisode, mais il était temps. À l’image de la saison, la qualité vacille d’une minute à l’autre, avec de très bons moments et des périodes d’ennui. C’est dommage, j’ai du mal avec certains choix de la série. J’ai quand même hâte de voir la saison 6, je vous rassure !

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Spoilers

516

I just resent your face so much.

C’est malin : resté à jour pendant tout l’été et un déménagement pour finir en retard sur le dernier épisode de la saison, voilà l’idiote vie que j’ai décidé de mener cette semaine. Il faut dire que j’avais un planning chargé et que je voulais pouvoir profiter à fond de cet épisode, donc forcément, ça a compliqué les choses. Enfin bon, mon canapé m’attendait et maintenant que je suis affalé dedans, je suis motivé à voir Dwight assoiffé s’effondrer au sol et attendre la voix de sa femme à la radio.

Il s’agit bien sûr d’une hallucination et quand il le comprend, il se débarrasse donc de la radio avant de retourner au convoi. Là-bas, il entend s’approcher les chevaux du groupe de Virginia et se planque, avant d’être finalement surpris de se rendre compte que les chevaux ne sont pas montés. C’est bien étrange.

À Humbug’s Gulch, Morgan est donc en liaison radio avec Virginia qui est toujours aussi insupportable et dont j’espère vraiment la mort. C’est ridicule : elle n’est pas flippante du tout, c’est une méchante super soporifique… mais je veux quand même qu’elle meure, plus encore que Maria l’an dernier, juste parce qu’elle m’insupporte. J’espère que ce sera pour cet épisode !

Après, elle n’est pas super attachante non plus à cause de ses idées contraires à celles de nos héros. Morgan tente de négocier pour garder tout le groupe ensemble, mais c’est sans surprise que Virginia s’y refuse, préférant le prévenir qu’elle va les séparer et les envoyer où bon lui survivra, car c’est comme ça qu’elle envisage la survie. Pour elle, envisager un futur n’est pas possible en faisant plaisir à tout le monde. Bon, on est donc sur un débat politique, mais ça ne m’a pas accroché.

Franchement, c’est décevant pour un final, et je ne comprends toujours pas pourquoi ou comment Morgan est devenu ce leader alors qu’ils ont encore Alicia, Strand ou même June qui feraient tous aussi bien le taf – ou même mieux.

Alors que Morgan essaie de se consoler dans les bras de Grace – sans que ça ne fonctionne puisqu’elle envisage de se faire abandonner par Virginia sur le bord de la route ; les autres dépriment, avec même June qui regrette d’avoir envisagé de changer pour John et Al qui regrette ses vidéos. Tu m’étonnes. Bien qu’ils soient tous assoiffés, l’espoir revient quand Dwight débarque avec les chevaux. Faut m’expliquer en quoi quelques chevaux et la certitude d’avoir un peu d’eau à proximité leur permet d’être sûrs de survivre.

Morgan a quelques doutes évidemment, mais il se laisse convaincre malgré tout. Avec les chevaux, l’ensemble du casting principal s’amuse à vider la ville de western en attirant les zombies le long de la route. Al et Alicia restent en arrière pour mettre à l’abri leur groupe, puis pour investir les lieux de Humbug’s Gulch. Franchement, c’était long et laborieux, et ils font tout ça sans reprendre de l’eau ou de la bouffe. Heureusement que Dwight était à bout de force en début d’épisode, et heureusement qu’ils sont en plein soleil sans le moindre chapeau durant tout l’épisode !

Bon, du côté des cavaliers, on a le couple June/John qui se sépare sur la promesse d’un mariage tout en apprenant à mieux se connaître, ce qui pue franchement pour June, on a le couple Grace/Morgan qui continue aussi de flirter et on a Dwight qui fait de la merde en laissant son cheval se faire emporter par les zombies avant de se retrouver poursuivi par eux jusqu’à un cul de sac où, au moins, il trouve la rivière.

Tout ça arrive surtout parce que Daniel et Strand ont demandé à notre groupe de laisser tomber leur plan en apercevant qu’ils s’apprêtaient à lancer une horde de zombies sur Luciana, toujours avec les hommes de Virginia. Ce ne serait pas bien drôle autrement. C’est un peu gros tout ça, mais ça empire encore quand Dwight décide de se sacrifier, que Morgan refuse de le laisser faire et qu’ils envoient tous les zombies dans la rivière pour s’en sortir.

Le seul problème, c’est que ces zombies étaient leur seule arme contre Virginia et son groupe, mais bon. Comme d’hab, ils prennent l’habitude de se sauver leurs fesses sur le court terme avant le reste. Ainsi, on a Strand qui part négocier pour le groupe, alors qu’en parallèle, Al découvre que Virginia a tué les précédents habitants du Gulch, contrairement à ce qu’elle disait. Elle y a perdu des soldats et des chevaux, récupérés par nos héros.

Bien que sans le moindre espoir de s’en sortir face à Virginia, ces derniers décident de vivre leur meilleure vie en attendant le pire à venir. Alicia et son nouveau copain se mettent donc à peindre, parce que pourquoi pas, et June et John se marient finalement, avec les alliances de Dwight. Je m’attendais à un mariage pour l’épisode final, mais aussi à la mort de l’un d’entre eux avant que ça n’arrive, alors c’est chouette d’avoir un vrai mariage pour la première fois de la franchise. On a même une chanson de Grace et Daniel accompagnés par le banjo de Charlie, c’est dire.

Bon, on passe vite de cette joie à la catastrophe cependant. Le mariage à peine prononcé, voilà la mariée forcée de prendre sa mitraillette pour rejoindre le comité d’accueil de Grace. Finalement, le grand combat attendu n’a pas lieu : Morgan parvient à convaincre cette insupportable Virginia qu’elle a tout intérêt à les garder tous en vie. C’est assez vrai, en même temps : lancer un combat, c’était l’assurance de perdre des ressources et quelques hommes sans rien y gagner.

Si elle accepte de laisser tout le monde survivre, elle nous sépare quand même nos héros : les enfants sont envoyés dans un camion, Sarah et son frère sont séparés, Daniel et Charlie aussi (avec Skidmark dans un troisième camion, ce qui affecte encore plus Daniel lol), Al et sa caméra aussi, Alicia et son arme (et son nouveau mec ?) également, John et June aussi. C’est débile comme tout, en fait, parce qu’on ne comprend absolument pas l’intérêt de ces séparations. Je veux dire, qu’elle fasse plein de groupes, pourquoi pas, qu’elle sépare ceux qui s’aiment pour garder un certain pouvoir, admettons… mais on ne nous donne pas la moindre explication sur la constitution de ces groupes.

Toutes les séparations se font donc de nuit et dans la précipitation, avec des figurants séparant de force tous nos héros à quelques minutes de la fin de l’épisode. Les adieux sont déchirants, mais ça aurait pu être plus prenant si on comprenait un peu ce qu’il se passait. Finalement, Grace et Morgan sont les derniers à être séparés, s’avouant leurs sentiments l’un pour l’autre au passage, mais à demi-mot toujours. C’est plutôt une bonne scène, et ça nous mène à la révélation que Morgan est le dernier à rester dans le Gulch. C’est très mauvais signe pour lui.

Cela ne manque pas : Virginia révèle soudainement que son plan est bien de tuer Morgan. Elle lui tire donc dessus, une balle dans la poitrine, côté gauche évidemment. Oh, il se défend évidemment, mais avec son bâton, donc il ne peut pas faire grand-chose d’autre que la blesser un peu au visage. Rien qui ne l’empêche donc de se relever et de prendre un autre flingue pour tirer sur Morgan après lui avoir dit qu’elle n’aime pas sa tronche.

Bon, merde, ça veut dire que Virginia survit à cet épisode ça, même si elle tire à blanc. C’est une bonne chose qu’elle tire à blanc, parce qu’elle reçoit un appel radio de son médecin, parti depuis quatre minutes avec Grace, qui lui apprend que celle-ci n’est pas mourante, mais enceinte. Ah ouais, ça c’est du diagnostic rapide.

Grace est donc enceinte de trois ou quatre mois – avant d’avoir rencontré Morgan ! Tout ça n’a pas de prix. Si j’avais dû parier sur une femme enceinte, j’aurais plutôt misé sur June quand même. Quant aux symptômes de la maladie de Grace, on nous dit qu’elle était en sous-nutrition, et c’est tout. Ca me paraît un peu trop aléatoire comme symptômes, mais bon, je ne suis pas médecin.

En tout cas, la saison se finit sur Virginia abandonnant Morgan blessé aux zombies qui s’approchent bien vite. Il a tout de même le temps de laisser un dernier message radio à ses amis avant de (peut-être) se faire bouffer. Ouep, l’épisode se coupe alors que les zombies sont à deux pas de lui. Morgan sera-t-il un nouveau Glenn ou la série se débarrasse-t-elle enfin du personnage après m’avoir fait l’apprécier ? Le mystère est entier… pour l’instant.

16-2

EN BREF – À l’instar de la saison 4, cette saison 5 aura donc connu des hauts et des bas… Malheureusement, j’ai surtout eu l’impression qu’elle avait des bas, avec une deuxième partie de saison agonisant plus encore que Grace. Les épisodes à la caméra d’Al, Virginia qui n’arrive jamais à me faire peur, les pistes laissées de côté (Isabelle !)… cela commence à faire beaucoup. Certes, je suis très content de l’épisode final, avec le mariage, la survie de Grace et le cliffhanger, mais même celui-ci a été ennuyeux sur une bonne partie des 52 minutes.

Je retiens tout de même que cette saison a réintroduit Dwight, un personnage qui ne fait que monter dans mon estime depuis quelques années – il partait de si bas, en même temps, nous a présenté Grace que j’adore et a même réussi à me faire apprécier Morgan par moment ! En revanche, Alicia est de plus en plus insipide, Strand aussi et Luciana est complètement reléguée au second plan sur la fin. Et puis, merde, je n’aime pas Daniel.

Oui, donc, comme en saison 4, je suis un peu déçu que les nouveaux personnages prennent le pas sur ceux qui sont là depuis longtemps, et je souffre de voir mes personnages préférés sous-exploités. Heureusement, il reste encore June et John pour donner de la force à la série !

Je suis mitigé, mais je serai au rendez-vous en 2020 pour la saison 6, parce qu’il y a encore des personnages que j’aime tout de même 🙂

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516-3

Fear the Walking Dead – S05E15

Épisode 15 – Channel 5 – 12/20
Bon, c’est un grand non cette semaine. C’est pas faute d’être de bonne volonté et de vouloir y croire d’épisode en épisode, mais un seul épisode comme ça était déjà bien suffisant. En fournir un deuxième pour attendre de manière pépère la fin de saison afin de remuer les choses… ce n’était vraiment pas nécessaire.

> Saison 5


Spoilers

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Now I’m a part of said bullshit.

La fin de saison approche à grands pas, inévitablement, puisque la rentrée des séries commence cette semaine et que The Walking Dead en fera partie. En attendant, on est parti pour un peu de propagande dans un documentaire faisant la promo de Virginia. Le seul point positif que j’ai à donner dans l’affaire ? L’actrice est bien castée, parce que j’ai envie de la tarter chaque fois que je la vois. Au-delà de ça, l’introduction était bien longue.

De là à avoir envie de faire comme Al et éclater ma télévision au sol ? Peut-être pas quand même, mais je la comprends. Bon, elle, elle le fait surtout parce qu’elle est énervée de voir que son idée de documentaire est reprise par Ginny pour appâter un maximum de monde dans ses griffes. La réponse d’Al à tout ça ? Nous faire un autre documentaire.

Alors. OK, la première fois c’était déjà un peu long… mais deux épisodes comme ça ? Je ne sais pas si j’accroche. J’aime la prise de risque de ce type d’épisodes en théorie, mais il faut bien reconnaître qu’ils ont surtout trouver un moyen de faire en sorte qu’il se passe encore moins de chose que d’habitude au sein d’un épisode. Et c’est frustrant.

Franchement, c’est d’autant plus frustrant que j’ai envie d’apprécier la série, j’ai envie d’écrire de bonnes critiques, mais voilà, les minutes défilent avec plein de monologues particulièrement peu prenants… Alors certes, Grace est en train d’agoniser, Morgan culpabilise et Tom retrouve sa sœur Janis, mais tout ça, ça ne nous avance rien. Et ne me lancez même pas sur Alicia qui continue de peindre des arbres comme si elle était en maternelle ou sur la qualité de l’image volontairement dégueulasse parce que, eh, c’est tourné par une caméra pour des VHS.

Tout ça, c’est un grand non, surtout que ça nous laisse des personnages qui ne sont pas développés (Charlie, June ou John, tous partants pour trouver une maison) et des nouveaux qui trouvaient que tout le projet d’Al n’était que du bullshit. Comme cet épisode. Il fallait tout de même donner une direction à tout ça, et elle finit par débarquer après dix longues minutes d’agonie et d’épuisement de l’intrigue : Dwight tue un zombie qui leur fait espérer un campement à l’ancienne – une ville de western, Gulch – tout proche. C’est l’espoir que tous les personnages attendaient quoi.

L’espoir est rapidement détruit quand Grace fait un énième malaise et est filmée par deux caméras en train de mourir. Adieu la pudeur, hein, filmons nos potes en train de mourir pour laisser des cassettes vidéos dans tous les magasins du coin dont Al n’a pas détruit les télévisions. Le but ? Montrer qu’ils sont plus sincères que Virginia ! Plutôt que de faire de la propagande, ils filment la vérité, toute la vérité, y compris leur gentillesse perpétuelle : plutôt que de voir le bien commun coûte que coûte, ils font le bien individuel de chacun d’entre eux pour atteindre le bien commun.

C’est pire qu’une campagne politique – avec aussi des images volées de John insistant pour se marier avec June dès qu’ils arriveront à Gulch. Oh, ça sent si mauvais pour ces personnages, il y en a bien un qui va y passer ! Et en attendant, ils font un détour rien que pour Grace en train de mourir, histoire de lui trouver des médocs. Le problème, c’est qu’ils se retrouvent sur un pont qui ne peut pas supporter leur poids.

C’est bien beau d’agrandir le casting sans jamais s’arrêter, mais évidemment ça pose problème. Et comme un problème n’arrive jamais seul, ils sont aussi interrompus par Ginny et ses hommes qui débarquent pile au bon moment. Il faut dire qu’ils les suivent depuis un moment, histoire de savoir comment tout ça fonctionne dans leur convoi. Elle leur propose surtout de changer d’avis tant qu’ils le peuvent et de la rejoindre, parce que c’est sa méthode la meilleure.

Elle en est convaincue, mais elle n’arrive pas à convaincre grand-monde. Quand après un interminable discours, elle découvre qu’elle n’a pas convaincu qui que ce soit, elle décide de se débrouiller pour faire en sorte que nos héros aient besoin de son aide : elle fait tirer des balles en l’air histoire de ramener une horde de zombies, puis se barre.

La horde de zombies ne tarde pas à arriver et malgré le stress et tout le chaos qui s’ensuit, Tom ne lâche pas sa caméra. Cela nous permet de voir une jolie séquence d’action sans trop de stress ou de crainte pour qui que ce soit, à part les zombies. Ceux-ci finissent sous le pont lorsque celui-ci s’effondre, mais cela se fait au détriment de Tom. Eh oui, il a voulu rester en arrière pour filmer et a cru que le pont, fragilisé, supporterait son poids. Pas de bol, ce n’est pas le cas.

Cela fait péter un câble à Al – décidément – qui se sent un peu responsable apparemment, puisqu’il croyait en sa vision des choses. Cela pose aussi des problèmes aux autres : notamment Janis qui perd son frère ou Morgan qui craint une crise de foi des autres. C’est loin d’être le cas finalement : on laisse enfin tomber l’idée du documentaire tout pourri puisqu’Al n’a plus de batterie, le convoi est de l’histoire ancienne puisqu’ils n’ont plus d’essence mais l’espoir n’est pas mort !

Le nouveau pote d’Alicia décide donc de repeindre avec elle s’ils survivent, John d’organiser son mariage avec le rabbin, Al de recommencer à filmer et tout le monde est ravi de savoir qu’ils arrivent à Gulch. C’est une ville de western dont ils ne savent rien, mais ça leur suffit apparemment. Allez comprendre la logique !

Cet eldorado promis ne m’a pas spécialement motivé et j’ai beaucoup ri de voir que leur foi les laissait complétement tomber. La terre promise ? Elle est envahie par les zombies bien sûr ! Du coup, ils n’ont plus vraiment de choix : ils n’ont plus d’essence, plus beaucoup de bouffe, plus d’eau et rien pour survivre. Al coupe sa caméra car ils comprennent qu’ils vont devoir finalement passer sur le canal 5 pour demander l’aide de Ginny.

Quelle fin de merde ! Comme Dwight, j’ai eu envie de me barrer. Toute cette deuxième partie de saison, et cet épisode particulièrement, me laisse un grand goût de « tout ça pour ça » que je suis plus habitué à avoir avec la série-mère qu’avec eux. Dommage.

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Fear the Walking Dead – S05E14

Épisode 14 – Today and Tomorrow – 15/20
Bon, c’était encore un épisode un peu lent qui a au moins l’avantage de développer la nouvelle intrigue lancée dans l’épisode précédent. Seulement, si proche de la fin de saison, je ne sais pas trop quoi en penser de cette nouvelle intrigue. Les lenteurs de l’épisode ne m’ont pas aidées, mais il y avait de bons moments malgré tout. Bref, un épisode assez classique pour la série.

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Spoilers

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You’re not going alone in there, Al.

Bon, ben, je vais vite m’y faire moi : les épisodes sont donc désormais disponibles dès le dimanche ? Très bien, ça m’arrange, surtout que demain est encore une journée chargée, donc bon, je ne sais pas si j’aurais trop le temps de regarder quoique ce soit. Vous n’êtes pas trop là pour ma vie, mais juste pour mon avis et mon résumé de ce nouvel épisode de Fear qui commence par un long monologue de Morgan sur sa vie d’avant, le tout filmé par Al, avec quelques coupes : c’est Morgan lui-même qui se la joue narcissique et regarde sa propre interview, devant un magasin bien nommé Bingo. Si j’avais su, j’aurais mis un point du Bingo Séries pour l’occasion.

Bon, ce n’est jamais que le début de l’épisode. Rapidement, il est interrompu par Al qui lui dit qu’ils n’ont plus beaucoup d’essence et qu’ils devraient faire demi-tour, mais ils n’en ont finalement pas le temps non plus. En effet, Al se rend compte qu’un bidon d’essence a disparu, ce qui leur permet de rapidement prendre en sandwich le voleur, qui est clairement effrayé par quelque chose d’autre qu’eux.

Ce quelque chose, ce sont, bien sûr, les cavaliers de l’épisode précédent. Al et Morgan l’aident à rester caché quand ceux-ci arrivent sur le même parking qu’eux, puis ils se mêlent comme toujours de ce qui ne les regarde pas et interrogent l’homme sur son passé et sa situation. Il s’appelle Tom, vient d’un endroit nommé Paradise Ridge, et il souhaite récupérer sa sœur, Janis, qui est restée là-bas. Bien sûr, il n’est pas très bavard devant la caméra d’Al, n’expliquant pas vraiment de quoi il a peur. Il faut dire qu’il ne sait pas grand-chose des cavaliers non plus.

En revanche, il donne des informations à Al qui l’intéresse beaucoup : ces cavaliers auraient dit qu’ils ne s’occupaient pas d’un meilleur aujourd’hui, mais d’un meilleur lendemain. Comme c’est aussi ce que disait Isabelle, Al prend la décision d’infiltrer Paradise Ridge par elle-même pendant que Morgan ramène Tom au convoi. C’est gros. Elle demande à Morgan de lui faire confiance, mais faut m’expliquer le délire : d’où il la laisse seule ?

Elle y croit pourtant… mais le voit redébarquer pour faire foirer son plan durant la nuit. Un peu vexée, elle en profite donc pour lui faire remarquer qu’elle a bien compris qu’il ne voulait pas rentrer au convoi. Malgré tout, elle accepte son aide et ils parviennent rapidement à infiltrer Paradise Ridge sans se faire remarquer.

De là, ils découvrent que le 4×4 n’est plus le leur : c’est celui de l’épisode précédent, réquisitionné par ces nouveaux méchants. Morgan s’en veut immédiatement de ce qui a pu arriver et flippe pour Grace, alors qu’Al est forcée de lui dire qu’elle cherche quelqu’un – Isabel – dans cet endroit. Quelqu’un qui n’est pas Janis donc.

Leur infiltration était discrète, certes, mais ils ne sont pas discrets du tout une fois sur place : Morgan utilise son talkie-walkie pour dire à Al qu’il ne trouve pas Janis – mais ça fait beaucoup de bruit dans le silence, non ? – et Al utilise le flash de sa caméra pour s’introduire dans ce qui s’avère être le QG de Ginny.

Bref, c’est sans surprise qu’ils finissent par se faire repérer ; mais c’est avec au passage l’attaque d’un zombie qui finit dans la piscine avec Al. Cela faisait au moins une bonne scène d’action avant qu’on reprenne la papotte avec Ginny. Rien de bien fou : elle se présente à nouveau, avec son accent insupportable, comme étant une grande gentille. Elle n’explique pas vraiment ce qu’il en est de Tom, mais elle laisse bien sûr Morgan et Al repartir avec tout leur attirail, y compris la caméra d’Al et un nouveau bâton pour Morgan. C’est mignon ça de lui faire un cadeau… Ce n’était en revanche pas terrible comme manière de conclure cette intrigue.

Nos héros repartent donc sans Janis, mais avec Tom, à qui ils disent ce qu’ils savent, à savoir que Janis n’était pas là et s’est probablement enfuie en laissant un zombie derrière elle. Ils sont désormais en voiture et stressent de ne pas avoir assez d’essence pour se rendre au point de rendez-vous qui obsède tous nos personnages.

Je note en tout cas que cette fois, Al s’est changée, et ça fait du bien ! Pendant que Morgan fait le plein avec le peu d’essence qu’il leur reste, Al reprend sa caméra pour le filmer et développe un peu sa propre histoire avec Isabel à Morgan. Ce dernier refuse finalement de lui raconter son passé, car il se rattache trop au passé – et c’est ce qu’il a reproché à Ginny. Il décide donc de parler à Grace, pour regarder un peu vers le futur.

De son côté, Grace écoute Don Quichotte en travaillant et est interrompue par Daniel, avec son chat. Oh, pff, voilà un duo qui ne me motive pas vraiment ! Au moins, elle est rapidement contactée par ceux du convoi qui lui expliquent la nouvelle situation mise en place lors de l’épisode précédent. Nous voilà donc avec Grace qui se met à culpabiliser de ne pas avoir été sur place au moment où c’est arrivé et avec ce duo qui se retrouve avec un chargement trop lourd dans le camion. Ils bousillent de l’essence pour rien et ça ne leur plaît pas trop. Finalement, ils décident d’abandonner le camion et de finir à pied.

Ils veulent s’abriter pour la nuit, mais ils sont rapidement attaqués par des zombies, beaucoup de zombies. Tellement de zombies, en fait, que Daniel en est forcé d’abandonner les vinyles auxquels il semblait pourtant tenir. Ils passent finalement la nuit dans une maison et au petit matin recommencent à parler et partager leurs sentiments. Cela permet de développer plus encore le personnage de Daniel, toujours attaché à Ofelia, mais vivant désormais pour créer un meilleur futur à Charlie. Grace, elle, parle évidemment de Morgan pour qui elle s’inquiète, regrettant de ne pas avoir réussi à faire assez pour lui.

Daniel la rassure évidemment et comme ils trouvent une guitare, ils se mettent à… pousser la chansonnette. L’idée est de voir s’ils peuvent apprendre ça à Charlie, parce que c’est pour elle que Daniel voulait sauver les vinyles. Pas dingue, mais sympathique. Juste assez en tout cas pour que je sois vraiment dégoûté en fin d’épisode quand Morgan les contacte à la radio et que Daniel révèle que l’état de Grace a soudainement empiré.

Elle qui était toute souriante et chantante se retrouve donc suante et au bout de sa vie, avertissant Morgan qu’elle pense qu’il ne lui reste pas longtemps à vivre. Je suis dégoûté – et en plus, ils peuvent encore nous faire la même avec Alicia s’ils veulent !

> Saison 5