Grey’s Anatomy – S14E01-08 (Rediff)

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur les huit premiers épisodes de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

01.jpgÉpisode 1 – Break Down the House – 20/20
Who – who are you ? Sorry. I had to do it.

Cet épisode reprend très exactement là où la saison précédente s’était arrêtée, ce qui est une excellente chose. Ils jouent avec nos attentes en nous faisant croire à l’amnésie de Megan (j’ai même pu dire la réplique avant elle), avant de nous rassurer sur son état de santé, pour mieux nous informer que Megan sera malgré tout le cas médical de l’épisode. Forcément. Elle a donc une hernie impressionnante qui lui permet un voyage au Grey Sloan Memorial Hospital.

J’ai aimé le fait qu’Amelia soit présentée comme la femme d’Owen dans cette introduction, mais que très vite les problèmes de couple entre eux soient de nouveaux au centre de l’inattention des scénaristes : ils passent l’épisode à s’éviter, comme l’an dernier. Nathan retrouve aussi Megan et tout se passe bien.

Le lendemain de l’incendie, tout le monde reprend ses marques à l’hôpital, même si celui-ci tombe en ruine sur les médecins et infirmières. Malgré tout, les évolutions côté technologique dans l’équipement médical ne s’arrêtent plus, alors la situation ne doit pas être si catastrophique. Miranda passe l’épisode à surveiller les réparations, ce qui n’était pas bien passionnant je dois dire.

Bien que ce ne soit que le lendemain, Stéphanie n’est déjà plus à l’hôpital puisque l’actrice a quitté la série. Le personnage est ainsi envoyé se soigner au Texas et Joe se retrouve seule, à s’inquiéter de ce qu’elle va devenir sans sa rivale et amie. On retrouve là l’égoïsme de Jo, mais en même temps, j’ai pensé la même chose en pensant aux conséquences du départ de Stéphanie. Je trouve que ces deux-là auraient mérité une scène de départ plus marquante, mais bon, je ne vais pas être bien difficile car on a enfin les scènes avec Alex qu’on attendait tous l’an dernier.

L’arrivée de Megan à l’hôpital provoque bien des remous, mais j’en retiens qu’elle est aussi fun que ce que l’épisode avec les flashbacks nous laissait penser l’an dernier. Elle est tellement drôle que j’ai du mal à comprendre ce que Riggs trouve en Meredith, d’ailleurs, qui est tout sauf fun.

Megan annonce assez vite au cours de l’épisode qu’elle veut retourner en Irak où elle a… Un enfant. Plus exactement, cela fait six ans qu’elle s’y occupe d’un enfant orphelin, mais elle ne l’a pas adoptée légalement, ce qui pose problème pour son immigration aux États-Unis.

Tout aussi rapidement, on comprend que les scénaristes vont pousser Meredith à s’occuper de Megan, forcément. Moi, je veux bien qu’elle reste plus longtemps, donc je me suis retrouvé dans la position à espérer que Meredith foire sa chirurgie sans la tuer pour autant. En tout cas, il était très cool de la voir rattraper toutes les informations qu’elle a raté dans sa vie. Franchement, difficile de ne pas adorer Megan.

Comme annoncé pendant l’été, l’épisode voit aussi le retour de Teddy. Je ne sais même pas comment j’ai pu oublier ça car j’adore ce personnage et c’était un véritable plaisir de la retrouver. J’ai adoré cette manière de la réintroduire dans la série où elle reprend ses marques non en tant que médecin, mais en tant que membre de la famille de Megan et Owen.

Il faut dire qu’elle est toujours parfaite pour s’occuper d’Owen, gérant sa crise de panique mieux que Cristina ou Amelia n’auraient pu le faire. D’ailleurs, Amelia les surprend et se met à la détester ; surtout quand elle assiste ensuite à une mise en garde de Meredith par Teddy. Cette dernière ne supporte pas que Megan ne soit pas au courant de la relation entre Nathan et Meredith. C’est tellement compliqué les relations de famille dans cette série, aussi.

Compliqué, mais amusant, parce que Maggie, que l’on voit peut dans l’épisode, se retrouve ensuite à se dire du côté de Meredith auprès de Teddy, tout en soutenant que Nathan devrait dire toute la vérité à Megan avant l’opération. Finalement, il n’aura pas besoin de le faire car Meredith prend les devants. Une fois de plus, elle se la joue perso et limite égoïste ; elle aurait pu au moins prévenir Nathan qu’elle allait révéler toute la vérité.

Pour en revenir à Amélia, à peine rentrée de l’hôpital militaire, elle reprend le travail sans dormir, inquiétant ses sœurs et progressivement le reste des chirurgiens quand elle se remet à jouer les superhéros. Elle ne semble même pas se préoccuper du départ de Stéphanie, ce qui est tout de même énorme. Qu’importe, la voilà qui s’occupe d’un patient, il ne peut y avoir qu’un seul cas médical, après tout, c’est une reprise de Grey’s Anatomy. Elle fait équipe avec DeLucas mais les autres chirurgiens qu’elle contacte ne sont pas pour la procédure hyper risquée qu’elle propose.

Histoire de proposer quelques bonnes intrigues d’apprentissage comme seule Grey’s sait le faire, de nouveaux futurs internes débarquent à l’hôpital pour Richard. Ils ont en fait été réunis par Minnick avant qu’elle ne soit virée. Ils sont évidemment déjà relous dès leur introduction, étant même plus idiots que d’habitude. Ils apportent beaucoup d’humour à cette reprise, ce qui fait plaisir.

Ils sont aussi accros à leurs téléphones et entre celui qui s’évanouit, celle qui ne supporte pas le sang et celui qui fait tomber ses lunettes dans un patient, on est bien partis. C’était énorme comme blagues, mais ça fonctionnait bien.

En parallèle, Arizona découvre aussi qu’elle est ghostée, et découvre ce que ça veut dire, par Eliza Minnick. Elle ne met pas longtemps à retomber sur ses pieds et se fait draguer dans un bar par une belle italienne… qui semble bien connaître DeLucas quand elle tombe sur lui.

Bref, Grey’s Anatomy soigne son retour en proposant une bonne dose de comédie dans ce premier épisode. Maggie se retrouve ainsi gênée en présence de Jackson avant de lui avouer tout ce qu’April lui a dit sur leur relation, Jo, elle, se rend au Joe’s, le bar habituel de l’équipe médicale. Toujours amoureuse d’Alex et n’ayant plus de Stéphanie à qui se confier (elle essaye avec Ben), elle envoie paître DeLucas qui ne voulait pas lui parler d’amour avant de se retrouver à coucher avec l’élève qui a fait tomber les lunettes dans son patient pendant la chirurgie qu’Alex lui avait offerte. Difficile de faire plus tordu et marrant, mais c’était du grand Grey’s.

Du coup, je n’hésite pas un instant à surnoter légèrement ce retour que j’ai trouvé parfaitement jouissif, ne serait-ce que pour Teddy ou pour toutes les scènes légères où l’on voyait les médecins avoir une vie perso en extérieur. Quant au cliffhanger, il est excellent et voit Meredith rater son opération qaund tout le monde pensait que c’était un succès.

02.jpgÉpisode 2 – Get Off On The Pain – 20/20
Whose brain is that?

Oui, un deuxième 20, je n’y vais pas de main morte pour cette saison qui repart vraiment de la meilleure des manières selon moi. Si le premier épisode était super drôle, celui-ci n’hésite pas à le surpasser du côté de l’humour, pour mieux nous rappeler à sa fin que, eh oh, c’est Grey’s Anatomy, pas une comédie. Et ça marche grave bien.

L’épisode reprend sur l’échec de Meredith super énervée. Elle passe une partie de l’épisode à ruminer son opération mais trouve finalement, grâce à Alex parlant de totalement autre chose, la solution. C’est peu probable et crédible, mais allez, venant de cette série, ça passe plutôt bien.

C’est con, parce qu’Owen était plutôt heureux de l’échec de Meredith, signifiant que Megan pouvait rester plus longtemps. Sa joie est de courte durée, de même que son envie de voir sa sœur rester, je pense. Très vite, il se retrouve piégé par elle, sa mère et Teddy qui toutes lui disent que son mariage déconne sérieusement. Owen essaye d’en parler avec Amelia, mais celle-ci refuse totalement d’écouter son avis – qui est qu’elle a besoin d’aide.

Ses arguments se tiennent bien qu’ils soient mauvais : elle ridiculise la famille d’Owen en montrant point par point comment eux aussi ont besoin d’aide. Elle envoie même Owen dans les bras de Teddy, et il n’hésite pas à l’embrasser. Heureusement, Teddy le recadre rapidement. Pourtant, je veux bien les voir en couple ces deux-là, depuis le temps !

Teddy, Owen et Nathan trouvent aussi le temps de tenter de rapatrier le fils de Megan, mais comme elle ne l’a pas adopté ; tous les avocats leur expliquent que c’est impossible. Ainsi, il y a de fortes chances que Megan ne passe pas la saison à l’hôpital mais retourne bien en Irak. C’est dommage, mais en même temps, il se passe tellement de choses à l’hôpital que ces retrouvailles familiales ne peuvent pas tout occuper non plus.

Meredith réussit donc à trouver un moyen de sauver Megan et de lui redonner un ventre normal : une greffe, tout simplement. Elle envoie donc les sub-internes à la recherche de l’abdomen parfait pour Megan, ce qui est plutôt sympa comme intrigue. Ces sub-internes apportent un humour inattendu, qui n’est pas sans rappeler celui de la saison 5 et des premiers internes de nos internes de base.

L’épisode s’intéresse d’ailleurs aussi au cas de Jo et de son sub-interne. Regrettant aussitôt d’avoir couché avec, elle quitte sa chambre, non sans casser ses lunettes. Le lendemain, elle se confie à Ben, ignorant totalement qu’Alex les entend. C’était une scène super drôle, même si je ne m’attendais pas à voir Alex éclater de rire. Le comique de situation est parfaitement géré dans cet épisode, avec un rythme vif réussit.

Jo finit par aider « Lunettes », car non, il n’a pas de nom, forcément, à trouver l’abdomen parfait pour Megan. Elle ne le fait pas par charité, mais bien parce que cela lui permet d’avoir une place pendant l’opération de Megan. Après un an à l’arrière-plan, Jo revient enfin sur le devant de la scène et sa carrière décolle donc. On sent que les scénaristes sont libérés maintenant que l’actrice n’est plus enceinte, et je me dis qu’ils ont peut-être mal géré sa grossesse (totalement invisible à l’écran, ça m’impressionne toujours).

Maintenant que l’actrice a plus de temps libre, les scénaristes débloquent enfin son couple avec Alex : celui-ci lui avoue qu’il a retrouvé son mari mais ne l’a pas tué. Rassurée de voir qu’il peut contenir sa force physique et n’a aucune intention de s’en prendre physiquement à elle, Jo retombe enfin dans ses bras. Très franchement, il était temps. En deux épisodes, ils ont débloqué tout ce qui finissait par être super irritant l’an dernier.

En parallèle, Amelia travaille toujours sur son opération de l’impossible contre l’avis médical de Jackson. Il est intéressant de voir ces deux-là s’embrouiller, surtout qu’Amelia semble vraiment être dans une mauvaise passe et faire n’importe quoi. Elle finit par effectuer sa démarche médicale comme elle le voulait, mais a bien besoin de l’aide de Jackson car, dis donc, c’est dingue, il y a un bout de mâchoire dont elle ne sait pas quoi faire. C’est con, mais ça m’a fait rire.

C’est décidément une grosse journée pour Avery qui est sur tous les plans : il a également aidé à l’opération de Megan – un succès cette fois – et rentre chez lui pour se reposer… Enfin, c’est ce qu’il pense : en fait, il parle enfin à April qui lui avoue souffrir de leur coucherie dans le Montana. Il était vraiment temps que ces deux-là se parlent et je retrouve enfin April comme je l’aimais il y a quelques saisons. J’espère que ça va durer !

April est aussi un peu jalouse de Maggie je pense et il est marrant de voir que c’est désormais Jackson qui évite Maggie. Celle-ci est de toute manière occupée à prendre soin de Meredith et être jalouse du fait que son père passe son temps à comparer Meredith et Ellis. Cela comblait un peu l’épisode sans grand intérêt pour l’intrigue générale, mais ça correspond bien au caractère de Maggie cette jalousie idiote, alors pourquoi pas.

Enfin, la dernière grosse intrigue de l’épisode – qui va même nous lancer le fil rouge de la saison – débute comme quelque chose de léger et fun, quasiment anecdotique pour mieux nous prendre par surprise. Il s’agit de… la sœur de DeLucas qui, une fois son frère parti, couche malgré tout avec Arizona. Le lendemain, cette sœur sortie de nulle part décide… de demander un job à Bailey !

Et pas n’importe quel job, non, un job de recherche sur l’orgasme féminin. J’ai adoré l’idée qui apporte beaucoup d’humour et j’adore bien sûr le personnage de la sœur d’Andrew, même si je me demande encore quel sera son nom.

Son poste ? Proposer aux femmes de se masturber tout en passant un IRM pour pouvoir étudier le cerveau pendant l’orgasme ; dans le but de produire un Viagra féminin notamment. Je trouve que ça se tient parfaitement comme intrigue et ça apporte une bonne dose de féminisme à la série qui en manque par moment comparé à ses débuts (Izzie !).

Elle parvient à convaincre Bailey de lui donner ce poste parce que Bailey elle-même se lance dans une croisade féministe : elle en a marre de porter des chaussures à talons depuis qu’elle est chef. Effectivement, c’est un changement que j’avais remarqué (parce que les chaussures dans Grey’s, c’est rarement des talons quoi).

L’intégration de ce nouveau personnage se fait sans trop de mal : elle flirte avec Arizona, s’amuse du fait que Maggie soit l’ex de son frère et accepte toutes les femmes qui se présentent pour se masturber ; ce qui inclut Amelia, après sa journée bien chargée. Et là, je me demande comment je ne l’ai pas vu venir avant car ça fait quelques épisodes déjà qu’Amelia partait en vrille, mais il est révélé, par DeLucas frère qu’Amelia a une tumeur. Je l’ai immédiatement compris et, si vous m’avez suivi l’an dernier, vous savez qu’Amelia est l’un de mes personnages préférés, alors Grey’s m’a une nouvelle fois brisé le cœur. Ils ne laisseront donc jamais cette pauvre Amelia respirer ! Après tout ce qu’elle a vécu dans Private Practice, c’est tout de même super violent.

Ce cliffhanger est bien plus prenant que les autres, et j’en oublie même de parler de Nathan qui demande Megan en mariage, demande interrompue accidentellement par Meredith, et du refus de celle-ci car elle le pense encore amoureux de Meredith. Bien sûr, Meredith fuit ses responsabilités quand Nathan lui en parle… Et avec Amelia, elle va trouver l’excuse parfaite pour continuer à fuir. Qu’elle est chiante.

Voilà pour ce retour extrêmement réussi de Grey’s Anatomy. Peut-être que c’est juste qu’ils me manquaient, mais j’ai eu un grand sourire benêt pendant une grande partie de ces deux épisodes. Au départ, je ne voyais pas l’intérêt de diffuser le deuxième épisode le même soir ; mais maintenant je comprends qu’ils voulaient juste nous rappeler ce qu’était Grey’s. Oui, c’est une grande histoire de famille avec beaucoup d’humour, mais il y a aussi énormément de drames qui se jouent dans les couloirs de l’hôpital.

Clairement, la révélation finale sur l’état de santé d’Amelia, je n’étais pas prêt. Ce deuxième épisode, je ne le surnote pas, il m’a vraiment énormément plu, jusque dans la réalisation qui n’hésitait pas à abuser de travellings et de scènes intercalées les unes dans les autres. Si toute la saison est à ce niveau, Grey’s sera une franche réussite pour sa saison 14. Allez, qu’elle aille jusqu’à sa saison 20 maintenant, qu’elle ridiculise un peu le TFSA du jour !

03Épisode 3 – Go Big or Go Home – 17/20
You are not a sound mind now, and you haven’t been for years.

C’est reparti pour un épisode sur la normalité des docteurs et le fait qu’ils ne sont que de simples humains avec leurs erreurs. Le thème est un grand classique de Grey’s Anatomy, mais il a toujours merveilleusement bien fonctionné.

Une première partie de l’épisode se concentre sur Meredith et ses nombreux dramas à gérer. Ce n’est pas hyper subtil : elle est de mauvaise humeur contre tout le monde à cause de sa relation avec Riggs. Tout le monde sait qu’il y a un problème, mais personne ne sait quoi exactement. J’en retiens surtout que Zola a tellement grandi qu’elle a même de vraies répliques désormais. Elle est trop mignonne ! Alex ne fait pas sa part des travaux ménagers et ça énerve Meredith qui est déjà énervée de toute manière, parce que Riggs. Cela tombe bien, son psy est à l’hôpital. Elle en profite pour une consultation gratuite où elle confie en avoir marre des triangles amoureux. Bienvenue au club, Meredith.

Elle s’inquiète surtout sur son psy, qui lui propose une séance gratuite dans sa chambre d’hôpital. Tout s’y passe bien et il est vrai que Meredith a grandi l’air de rien depuis la mort de Derek. Elle a grandi, oui, mais ça ne fait pas encore tout. Elle finit par aller confronter Riggs à qui elle reproche de ne pas se battre pour Megan et de ne pas lui faire comprendre qu’elle est son choix numéro 1. Comme c’est du Meredith, le message est clair : elle souhaite être le choix numéro 1, même si elle ne se l’avoue pas. Pick me, choose me, love me.

Sinon, l’opération de son psy se passe bien sans encombre et elle n’a pas conscience que le problème Alex est sur le point de se résoudre de lui-même. Celui-ci s’est en effet réconcilié avec Jo et tout se passe à merveille dans l’ascenseur pour le couple, qui aide ensuite Kepner à opérer un ado sur le point de faire sa demande en mariage. Oh, cela permet de réaffirmer le romantisme de Kepner, mais surtout donne l’idée à Jo de réinviter Alex à s’installer chez elle. Il était temps, là encore. Décidément, c’est la catchprase de la saison.

Meredith n’est pas pour autant au bout de ses dramas, loin de là. Après tout, sa belle-sœur vient d’être diagnostiquée d’une tumeur au cerveau et elle ne le sait pas encore. Comme prévu, Amelia refuse en effet d’avouer à ses proches qu’elle est malade, mais elle finit par ne pas avoir le choix d’en parler à Bailey quand elle contacte un de ses anciens professeurs et désormais collègue pour la soigner. Je suis bien content de voir Greg Germann débarquer dans Grey’s. Ce rôle lui va mieux que celui qu’il avait dans Once Upon a Time et j’adore l’acteur depuis Ally McBeal.

Le problème, c’est que Bailey a justement ses propres problèmes à gérer et ne l’écoute pas. Le grand-père de Jackson débarque effectivement à l’hôpital maintenant que les travaux sont enfin terminés. Il est là pour redresser les finances de l’hôpital avec l’argent de la fondation, à moins qu’il juge l’hôpital désuet pour celle-ci. C’est bien sûr le cas et il décide de retirer les subventions, mais Bailey s’oppose à lui, réussissant à garder les subventions.

En revanche, elle est virée, mais comme il meurt quasiment juste après, tout va bien. Cette partie de l’intrigue était aussi bâclée que prévisible et ne fait pas vraiment justice à la série je trouve, rendant même une mort comique. Je suppose que c’est pour alléger un début de saison qui commence déjà à être lourd avec Amelia et Megan.

Cela dit, cette semaine, Megan est en post-op avec Avery. Elle veut repartir de son côté, mais Owen ne veut pas. Megan est elle aussi en boucle sur le triangle amoureux qu’elle forme avec Meredith et Riggs. Tout cela est surtout un prétexte pour éloigner Owen d’Amelia pendant tout l’épisode.

Cette dernière se retrouve à parler à Richard de ce qui lui arrive. Pour la rassurer, Richard se confie sur sa propre tumeur dont j’avais tout oublié, mais Amelia se moque de lui car sa tumeur est minuscule. C’est peu rassurant sur l’état d’Amelia, mais il ne se vexe pas, loin de là, et l’aide à ne pas remettre en cause toute sa vie. En effet, la tumeur se développe depuis plusieurs années et c’est tout son travail qui est remis en cause, dans Grey’s comme dans Private Practice, avec comme pierre angulaire le cas Hermann qui a fini aveugle.

De toute manière, les scénaristes en font tellement voir de toutes les couleurs à Amelia depuis qu’ils ont créé le personnage. Comme elle refuse de parler à ses proches dans un premier temps, DeLuca tente de faire comprendre à Maggie ce qui arrive à sa sœur. Cela ne fonctionne pas du tout et le quiproquo entre eux est à mourir de rire.

DeLuca apporte de toute manière beaucoup d’humour cette saison, rien que parce que sa sœur n’est là que pour l’excellent potentiel comique. Allez savoir pourquoi, elle se balade encore dans les couloirs de l’hôpital cette semaine et elle aide Arizona et Ben sur leur cas, un accouchement beaucoup trop difficile. Sa solution ? Donner un orgasme à la patiente pour l’aider, ce qui fonctionne bien sûr.

Ce ton un peu plus humoristique et léger est bienvenu pour compenser la lourdeur de l’intrigue Amelia. Cette dernière finit par avouer à Maggie sa maladie, dans une très bonne scène entre les deux. Cela permet à Amelia d’enfin craquer, et moi, je craque toujours pour elle.

Maggie devient la messagère des mauvaises nouvelles, mais il est tout de même drôle de la voir comprendre ce qu’a tenté de faire DeLuca plus tôt. Owen finit par apprendre d’Amelia, en présence de Maggie, qu’elle est malade. La scène est touchante, mais trop vite expédiée. C’est encore pire pour Meredith qu’on ne voit pas apprendre la nouvelle. C’est Maggie qui lui transmet.

L’épisode se termine sur l’hospitalisation d’Amelia et l’arrivée de Meredith pour lui faire un câlin. C’était une avancée plus rapide que ce que je pensais – Amelia n’a mis qu’une semaine à en parler – et qui permet de ne pas trop traîner sur cette intrigue. J’espère qu’ils ne feront pas n’importe quoi d’Amelia et surtout qu’ils n’iront pas jusqu’à la tuer. Après tout, ça fait un moment que personne d’important n’est mort.

On a toutefois perdu Stephanie en cours de route, et celle-ci est remplacée de manière peu délicate par une nouvelle collègue pour Jo et Ben, Brody. Pas convaincu par ce personnage pour l’instant, je dois dire… Cela reste du grand Grey’s Anatomy cette semaine !

04.jpgÉpisode 4 – Ain’t That a Kick in the Head – 16/20
With brain surgery you worry you will wake up… but you won’t be there when you do.

Trop occupé à planifier ma semaine rock’n’roll à venir et à assurer mes obligations aujourd’hui, j’en ai oublié de prendre le temps de regarder le TGIT cette semaine (non), donc je suis à la bourre dans cette critique et dans toutes les autres. Grey’s revient en forme cette semaine avec de nouveau un très bon épisode qui gère plusieurs intrigues en parallèle et sur quatre jours, quatre jours qui suffisent apparemment à sauver la vie et le cerveau d’Amelia. C’est expéditif comme intrigue, je m’attendais à quelque chose de bien plus long comme fil rouge. La surprise réussit toutefois à l’épisode. Commençons donc par ces quatre jours d’Amelia.

L’avantage d’être hospitalisé sur ton lieu de travail, c’est qu’il y a la masse de gens pour te surveiller. L’ensemble des proches sont aussi médecins, donc toutes les décisions qu’Amelia prend sont rationnelles et le paraissent, malgré la tumeur qui fait rire l’ensemble des chirurgiens dans le dos d’Amelia, surtout une fois qu’elle sera réveillée. Après tout, la tumeur explique le caractère imprévisible d’Amelia et sa décision de quitter Los Angeles pour Seattle. Pourquoi pas.

Owen s’épargne la douleur de l’opération et reste avec Megan, alors qu’April découvre qu’elle est celle qui doit la débrancher… ou pas. C’est effectivement la meilleure des décisions, j’ai bien aimé ça. L’opération d’Amelia est forcément le spectacle du jour à l’hôpital, mais son médecin fait une coupure qui inquiète tout le monde et surtout le téléspectateur.

Amelia étant en charge de la narration de cet épisode, il n’est pas étonnant de retrouver sa voix off le lendemain pour son réveil où elle est muette. J’aime beaucoup le procédé, même si très vite, il m’a dérangé. Il est étonnant d’avoir des pensées si cohérentes et si peu flippée/douloureuse alors qu’elle est en pleine douleur à l’écran. Il faut dire qu’elle ne peut pas prendre d’anti-douleur, car elle a trop peur de retomber dans son addiction.

C’est un truc de plus qui fait qu’Amelia a vraiment la poisse, même si cet épisode se passe bien pour elle. Le deuxième jour post-op, Amelia retrouve la parole… mais parle français. C’était inattendu et parfaitement géré par les actrices qui ont un super accent et un dialogue certes simple mais sans faute de français. C’est tellement rare dans les séries. Il s’agit d’une difficulté post-op tout à fait normale.

Le soir, Amelia repasse à l’anglais mais demande à ce que Meredith appelle Derek, une amnésie qui fait stresser tout le monde. Pourtant, le lendemain et dans son stress, Amelia se rend compte que là encore c’est un symptôme normal d’avoir une amnésie temporaire. Cela la fait flipper, mais j’ai beaucoup aimé qu’elle soit celle qui comprenne que ce n’est pas si grave ; de même que j’ai aimé la voir faire la super-héroïne avant l’épisode. Ce sont des bons rappels des saisons précédentes et de son caractère ; tout n’est pas perdu du personnage d’Amelia, même si on nous annonce une sacrée différence de sa part dans la saison à venir.

Le quatrième jour, elle est donc en pleine santé d’après tous les médecins, mais elle cherche encore quelque chose, sentant que quelque chose ne va. Amelia serait-elle encore aussi chiante qu’avant ? Oui et non, DeLuca comprend qu’elle est simplement en train de chercher… sa tumeur. Evidemment que quelque chose lui manque, et c’est ce poids en plus. Le soulagement d’Amelia est beau à voir.

Comprenant qu’elle n’est plus la même, elle laisse une porte de sortie à Owen, mais celui-ci la refuse, voulant enfin s’occuper de son mariage maintenant que Megan va mieux. C’est beau à voir, mais je ne suis pas fan de ce couple alors…

Et oui, Megan va mieux car Riggs s’est bien occupée d’elle… mais indirectement. Il a harcelé Meredith pendant tout l’épisode alors qu’elle avait mieux à faire, travaillant à récupérer le prix Avery et à soutenir Amelia. Du côté de la fondation, tout se passe bien pour elle : Jackson accepte de se retirer de la paperasse du cas pour lui laisser une chance de gagner, Jo est heureuse d’avoir son nom cité, mais demande finalement à ce qu’il soit retiré puisqu’il y a besoin d’utiliser sa photo.

Meredith fait du bon boulot à ignorer Nathan pendant deux jours, mais elle décroche le troisième jour pour comprendre qu’il est en fait en train d’essayer de rapatrier le fils de Megan. Du coup, elle joue bien le jeu et hop, tout se passe bien. Le lendemain, elle attend désespérément de ses nouvelles pour aller les chercher à l’aéroport.

Là-bas tout se passe bien et Megan peut ainsi enfin retrouver son fils, arrêtant de stresser pour lui et de vouloir quitter l’hôpital sans être en état.

Une autre sous-intrigue voit Ben se mettre à faire du sport. On ne sait pas ce qu’il en est exactement à la fin de l’épisode, mais il affirme à Jo que c’est pour une surprise à Bailey. Je ne suis pas spécialement convaincu par cette partie de l’épisode, même si ça fonctionne très bien du côté de la dynamique Ben/Jo.

Quant à Bailey, elle semble s’en carrer pas mal de ce qui arrive à sa chef de neurochirurgie. Elle passe ainsi l’épisode avec Weber à interviewer les petits nouveaux. La série a annoncé cette semaine que six nouveaux acteurs allaient rejoindre le casting, mais j’aime bien la manière dont ils ont proposé cette introduction avec des recrutements par entretien. Par contre, j’avoue que je n’ai pas compté pour voir s’ils reviendraient tous. Une chose est sûre, ils ont tous l’air d’être de parfaits boulets. Plus la série avance, plus les nouveaux paraissent stupides, comme si nous étions nous-mêmes dans la position de Meredith qui les voit débarquer à chaque fois. J’aime en tout cas que la série continue dans cette direction de l’hôpital universitaire.

On notera qu’avec Ellen Pompeo dirigeant une nouvelle série pour ABC (grosso modo un Grey’s Anatomy pour avocat) et Shonda Rhimes quittant le navire pour Netflix, l’avenir de Grey’s n’est pas forcément si rose, alors il est intéressant d’avoir toujours cette note d’espoir pour l’avenir.

De son côté, April passe l’épisode à stresser de devoir prendre la décision de débrancher Amelia, ce qui lui permet de compenser un peu l’absence de sa fille quand elle rentre chez elle. Ce stress est une jolie manière de nous rappeler qu’Arizona a du s’y faire elle aussi, pour mieux nous surprendre lorsque Sofia demande à sa deuxième mère de revenir à Seattle. J’aime beaucoup l’idée, même si je me demande ce que ça va impliquer pour le futur de la relation entre Arizona et DeLuca (oui, autant la sœur avec qui elle couche toujours que le frère avec qui elle est en colocation).

Enfin, Maggie et Jackson ont droit à un dîner de famille pour continuer d’approfondir ce ship des plus étranges. Jackson récupère toute la fondation en héritage de son grand-père et c’est une responsabilité dont il aurait préféré se passer. Malheureusement pour lui, il va falloir qu’il se fasse à sa richesse et Maggie comprend parfaitement l’enjeu. Cela plaît à la mère de Jackson, qui est heureuse de voir qu’il écoute sa… sœur. Bien, voilà qui est merveilleux pour la suite de ce couple, mais on s’en doutait.

Niveau perspective d’avenir, l’épisode se termine sur une Jo déprimée que son ex-mari continue d’avoir de l’influence sur elle, il ne faudra donc pas s’étonner que cette intrigue resurgisse dans les semaines à venir. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui s’est en plus permis un tacle anti-Trump, ce qui n’est pas si courant dans Grey’s, tout en évacuant au plus vite le suspense sur la tumeur d’Amelia. Je suis impatient de redécouvrir ce personnage dans les semaines à venir, j’espère qu’ils ne supprimeront pas trop vite cette intrigue pour nous montrer vraiment comment son caractère change maintenant qu’elle n’a plus de tumeur.

05Épisode 5 – Danger Zone – 16/20
Together, the three of us, we can figure this out.

Quasi 3 semaines que je n’ai pas regardé Grey’s, le temps passe beaucoup trop vite, mais je me mets à jour avant d’être piégé demain par la diffusion d’encore un autre épisode. Et puis un épisode un jeudi soir, c’est assez logique.

L’épisode revient loin en arrière avec un flashback géant à l’époque où Owen, Riggs, Teddy et Megan travaillaient ensemble pour l’armée américaine. C’est sympathique et j’aime beaucoup le passage des flashbacks au présent, dignes de Grey’s.

Bon, donc l’armée n’est pas spécialement qui m’intéresse le plus quand je regarde Grey’s, mais c’est la mode de cette année et assez clairement, l’idée est de nous montrer comment Megan s’est retrouvée à disparaître en plein service, mais on commence par la demande en mariage, sans bague de fiançailles (c’est malin pour le bingo, ça). Le problème, c’est que ce collier de fiançailles appartient à une autre femme, et Teddy le sait très bien, surtout que le collier est gravé des initiales d’une autre. Bien sûr, les deux travaillent ensemble, sinon, ce n’est pas drôle.

Teddy finit par être parfaite et conseiller à Nathan d’avouer toute la vérité. Le truc, c’est que Megan aussi a trompé Nathan de toute façon, alors elle est un peu prédestinée à le pardonner. Il n’empêche qu’elle en est super triste et décide de ne pas rentrer en hélico avec lui.

C’est très con : elle est seule dans l’hélico avec une ennemie qu’elle pense être une patiente bien gentille. Ce qui est bien c’est que sa disparition est ainsi liée à une dispute avec Nathan et une avec Owen, qui datait d’un peu plus tôt. Cela explique un peu mieux les deux personnages de Nathan et Owen, leur complexe de culpabilité, leurs relations entre eux et avec les autres. C’est donc plutôt sympathique comme épisode, même si j’aurais bien aimé voir le reste du casting également.

Dans le présent, Megan déménage à Los Angeles alors qu’Amelia se force clairement à être heureuse et a récupéré ses cheveux, déjà. Pas de bol pour elle, Owen décide d’accompagner sa sœur à Los Angeles et de conduire la voiture. Il ne la prévient même pas, mais de toute manière, il a d’autres disputes à mener maintenant qu’il est en plein roadtrip avec Megan.

En effet, cela rouvre de vieilles blessures entre eux puisqu’Owen souhaite une nouvelle fois diriger la vie de sa sœur, exactement comme dans les flashbacks où il s’arrange pour qu’elle ait une promotion en oubliant son talent et étant surpris par ses réussites. Megan est un peu une bitch avec son frère, mais il le mérite assez clairement.

Elle lui propose donc de sortir de la voiture, ce qui est juste le bon moment pour lui faire une vraie crise et marquer tous les points dans leur dispute. Ils ont donc l’occasion de se réconcilier et Owen rentre finalement en avion après avoir amené Megan jusqu’à Los Angel.

À Los Angeles, Nathan prépare l’arrivée de Megan en faisant comme il peut les travaux pour la maison. C’est intéressant de voir que les scénaristes nous préparent donc son départ possible de la série, parce que Los Angeles, ce n’est pas vraiment la porte à côté. En revanche, s’ils veulent nous ramener Addison, c’est une belle occasion.

En vrai, Nathan galère pas mal avec le fils de Megan, Farouk, et lui provoque des angoisses sans même s’en rendre compte. Le petit se décide à installer tout seul son ventilateur, et comme nous sommes dans Grey’s, c’est mauvais signe. Finalement, Farouk fugue pour aller acheter à manger car Nathan est trop occupé avec tout un tas de travaux dans la maison. Il est perturbé par toute la bouffe qu’il peut acheter néanmoins.

Cela permet aux deux de créer une jolie relation avant l’arrivée de Megan. La toute fin d’épisode voit Nathan, Megan et Farouk parfaitement heureux, Meredith remercier Nathan (et inversement), Owen rentrer chez lui… pour mieux en arriver à la conclusion qu’Amelia et lui doivent divorcer car ils ne sont pas heureux. Oh… La scène est jetée comme ça, mais elle fait sens à vrai dire. Cela ne m’empêche pas d’en être triste quand même. En revanche, le départ de Nathan, il me passe un peu au-dessus. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont réserver à Meredith maintenant.

06.jpgÉpisode 6 – Come on Down to my Boat, Baby – 15/20
Gun-gina? It’s a gun in a vagina!

C’est agréable de ne pas avoir à attendre une semaine pour enchaîner les épisodes de Grey’s Anatomy l’air de rien, et je suis bien content de voir cet épisode si tôt après le précédent, même si j’ai été incapable de le trouver en bonne qualité, allons savoir pourquoi.

Amelia reprend donc déjà le travail et il est intéressant de la voir reprendre sa vie après cette intrigue trop vite expédiée. Si elle ne regrette pas le divorce, elle demande à Owen qu’ils restent amis… Pourquoi pas, mais la gêne est clairement là, de même qu’il est difficile de gérer son boulot sur les tumeurs cérébrales. Elle réclame l’aide de Tom car elle a peur de ne pas pouvoir y arriver. Cela permet à ce dernier de rester plus longtemps dans la série, mais je me doutais qu’il n’était pas de retour dans l’épisode juste pour une scène.

J’ai adoré voir Amelia se sentir faible face à tout ça et demander à Richard une réunion d’AA car elle ressentait le manque de sa tumeur. C’est une évolution logique et appropriée pour le personnage. Bon, pas trop de surprises néanmoins : on en arrive très vite à la situation où Amelia reprend le contrôle de sa chirurgie par elle-même et n’a pas besoin de Tom. Même lui trouve qu’elle est meilleure que lui, ce qui l’énerve au plus haut point. Forcément, ils finissent ainsi par coucher ensemble alors qu’ils se détestent. C’est du Grey’s, ça se fait tout seul et ça fonctionne, même si tout est traité super rapidement dans cet épisode qui jongle entre ses intrigues pour tout faire avancer d’un coup.

Pendant ce temps, Meredith est en couverture de JSA, un magazine médical, ce qui lui rend son sourire. C’est agréable à voir. Alex lui demande d’être sympa avec Jo qui prend forcément mal, quoiqu’elle en dise, d’être en-dehors de la lumière de ce succès auquel elle a participé. Meredith se comporte gentiment avec Jo, mais comme c’est Meredith, c’est juste terrifiant à voir et elle ressemble plus à une psychopathe qu’autre chose ; ce que les scénaristes savent au point de l’inclure dans le scénario.

Jo passe une beaucoup trop bonne journée du coup, avec une Meredith qui la complimente et un Richard qui lui annonce qu’elle est en bonne position pour une promotion comme chef des résidents. C’est vrai que ça fait un moment qu’on ne nous avait pas parlé de tout ça et d’évolution, et comme de nouveaux internes arrivent, ce n’est pas trop surprenant.

Quant à Meredith, elle se met à flirter avec son patient, un juge, que je pensais d’abord gay par rapport à son assistant. Le juge était de toute manière dans l’épisode pour permettre à Jo de recevoir des conseils légaux sur sa situation et lui donner le courage de demander le divorce. Malheureusement, le juge servait aussi à mourir pour inspirer Meredith à bosser sur de nouvelles recherches, alors que les précédentes lui permettent d’être nommée pour le prix Harper Avery.

Justement, en parlant d’Avery, Jackson achète un bateau sur un coup de tête pour partir en congés avec Alex, par pure jalousie de la couverture de Meredith : lui aussi s’est retiré du papier pour lui permettre de pouvoir être nommée. Au moins, l’intrigue est vraiment suivie d’un épisode à l’autre, ça marche bien.

Ils invitent aussi DeLuca, Ben et Owen, juste parce qu’ils partaient par-là. Tu parles d’un jour d’arrêt maladie ! Je ne connais pas beaucoup de chirurgiens, mais ça me paraît peu crédible ce congé maladie au dernier moment pour partir en vacances. La série n’a jamais été au top de la crédibilité, je sais bien, mais là quand même, ils ne travaillent vraiment pas les finitions.

En soi, les scènes n’étaient pas passionnantes, même s’il était amusant de les voir… s’amuser. L’intérêt de ces scènes était en fait de découvrir un peu plus les sentiments d’Avery vis-à-vis de Maggie, même si ça reste marginal dans l’épisode. C’était aussi l’occasion d’introduire le futur spin-off sur les pompiers à travers le personnage de Ben. Ma réaction ? « Oh non ! ». Clairement. Ben décide donc de devenir pompier, mais n’en a pas encore parlé à Miranda. Cela promet de grandes scènes par la suite. Ce n’est pas forcément le premier personnage auquel j’aurais pensé pour porter un spin-off, et ça sort vraiment de nulle part dans cet épisode, mais en tout cas, il est sûr que ça peut fonctionner. Reste à voir comment ils vont gérer le couple sur deux séries à la fois. En tout cas, ça sent bon pour une saison 15 de Grey’s et la petite nouvelle qui reprendrait la case horaire de Scandal… Je suivrais ça de près.

De son côté, Arizona a rompu « par accident » d’avec Carina, demandant juste plus d’espace pour l’arrivée de Sofia, qui n’est pas encore là après deux épisodes. C’est tout Grey’s de nous pondre un tel cliffhanger mais de prendre son temps à l’amener. Cette rupture permet une scène marrante où tout le monde drague en ligne, mais aussi une rencontre entre Carina et Owen. C’est un gros non direct de mon côté, mais bien sûr, c’est sans surprise qu’Arizona et DeLuca tombent sur ces deux-là en train de s’embraser. Pas de bol pour DeLuca qui comptait justement vivre chez Owen.

Pas de bol non plus pour Arizona qui va devoir gérer ça, ce qui n’est pas évident. En même temps, dans cet épisode, elle a été capable de gérer le flingue dans le vagin de sa patiente, alors tout arrive. Oui, oui, j’ai bien dit un flingue dans un vagin. En 14 ans, Grey’s Anatomy aura décidément tout fait, mais ils parviennent toujours à me faire mourir de rire de ces situations médicales improbables.

En plus, ils font d’une balle, deux coups car cela permet deux patients dans l’épisode. Ils sont totalement secondaires et ne sont là que pour permettre des scènes avec l’ensemble du casting. Kepner se fait ainsi frôler par la balle et s’indigne de découvrir en fin d’épisode que les mecs étaient en arrêt maladie alors qu’elle non après s’être fait tirer dessus.

Maggie et Bailey s’occupent quant à elle d’un hypocondriaque qui s’est donc fait tirer dessus. Il est rapidement sauvé et n’était qu’un prétexte pour que l’on voit une Maggie qui décide d’arrêter de se prendre la tête et donne rendez-vous à un mec au pif dans le lobby de l’hôpital. Finalement, elle n’assume pas du tout, ce que j’attendais puisque le but est de la mettre avec Jackson.

La fin d’épisode nous introduit définitivement les nouveaux internes avec une nouvelle classe. C’était amusant de voir tout le monde débarquer bourré et ça se termine sur DeLuca qui connaît ENCORE quelqu’un qui vient débarquer à l’hôpital, une certaine Sam. Décidément, c’est à croire qu’il connaît tout Seattle. Le petit cliffhanger meta m’a fait sourire en tout cas.

L’épisode faisait tout avancer en parallèle, mais je n’ai été que moyennement convaincu, je dois dire. Il se passe tout plein de choses, ce qui est bien, mais tout semblait expéditif. Le pire de ce point de vue-là reste Jackson qui dilapide sa fortune avant de proposer à Bailey la moitié de son fric pour qu’elle monte son propre groupe de recherche duquel il pourrait enfin obtenir un prix si son nom n’est pas associé. Oh, cela sent bon la compétition Meredith/Jackson !

07-2Épisode 7 – Who Lives, Who Dies, Who Tell your Story – 17/20
-Seriously?
– Please, don’t say that word.

Après une promotion intensive tout au long de la semaine, ABC a enfin diffusé le 300e épisode de la série. C’est énorme, mais pour relativiser, c’est aussi le 150e que je vois pour la saison 2017-18 commencé en septembre dernier. Bien, je regarde beaucoup trop de séries, ce n’est pas nouveau.

Le 300e épisode, c’est un tournant finalement assez peu connu par les sériephiles car il est rare qu’une série connaisse le succès assez longtemps pour en arriver là, et ça ne va pas en s’arrangeant maintenant que les saisons sont de plus en plus courtes (notons que le centième épisode de The Walking Dead vient tout juste d’être diffusé, en saison 8, par exemple). Grey’s anatomy parvient toutefois à faire les choses plutôt très bien avec un épisode qui en fait des tonnes sur les références à son passé. Cela pourrait être dérangeant ou too much, mais force est de constater que ça a fonctionné sur moi, contre toute attente.

Beaucoup de choses dans cet épisode sont écrites précisément en clin d’œil aux fans de la première heure : la première scène se déroule ainsi sur un ferry, les nouveaux internes se réunissent dans le même couloir que ceux de la première saison, la bande-son est constituée de chansons déjà entendues dans la série, le générique fait son grand retour (enfin), les patients sont de pâles réécritures de nos premiers internes. Le clin d’œil est anecdotique au départ et se développe peu à peu tout au long de l’épisode pour finalement viser les larmes du téléspectateur quand toutes les intrigues permettent de citer les personnages morts ou ayant quitté l’hôpital.

Bien sûr, l’épisode se centre avant tout sur Meredith. Plutôt que de se rendre à la cérémonie de remise du Harper Avery Award qu’elle a toutes les chances de remporter, Meredith de rester aider les patients du jour, victimes d’un accident de fête foraine, mais surtout portraits crachés de Georges et Cristina. Enfin, plus ou moins quand même, mais force est de constater que physiquement, il y a des ressemblances (surtout pour Georges) et que les scénaristes s’amusent à réécrire des personnages que nous avons tous adoré à un moment ou un autre, en leur filant des répliques dignes de ces deux-là. Comme nous sommes dans Grey’s, ils en font aussi un peu trop : ces deux patients sont ainsi… des internes. Sérieusement ?

Le destin de ces deux patients impacte directement Meredith qui se sent une sorte de responsabilité vis-à-vis d’eux. Elle sauve d’abord la vie de bébé Georges avant de s’occuper de bébé Cristina, dont le caractère est clairement le plus visiblement inspiré de Cristina. C’est gros, mais c’est Grey’s, alors ça fonctionne assez bien sur fond de nostalgie. Bien sûr, Meredith parvient à la sauver sans souci et ça lui permet de recevoir son Harper Avery Award, mais à distance. Elle regarde donc la télévision depuis un bloc opératoire où tout le monde la surveille.

C’est Jackson qui accepte le prix à sa place et se permet un discours fort émouvant sur la persistance de Meredith et sa capacité à faire de ses drames personnels un moteur pour avancer. C’est quelque peu énorme qu’un personnage comme Jackson le fasse, parce que dans le fond, c’est un duo que l’on a encore très peu vu dans ces 300 épisodes, mais Jackson semble avoir parfaitement analysé Meredith : il cite ainsi tous les morts de sa vie, et surtout sa mère, son mari et sa sœur, Lexie. Il était temps, j’ai bien cru qu’ils allaient zapper Lexie tellement elle a mis du temps à être abordée dans cet épisode. Forcément, c’est la scène qui ‘a le plus touchée dans l’épisode et les scénaristes en ont profité pour nous ramener une fois de plus Ellis Grey. La boucle semble se boucler pour Meredith dans ce 300e épisode : elle est passée d’interne à chirurgienne talentueuse et respectée, exactement comme sa mère. C’était joli et ça aurait tout à fait pu être une fin de série cette remise de prix, mais j’imagine que pour la fin, ils se garderont en réserve un discours de Meredith (et c’est sûrement pour ça qu’ils ne l’ont pas fait ici).

Assez avare en retour, l’épisode n’oublie tout de même pas d’intégrer un coup de fil de Cristina. Il aurait été sympathique d’avoir au moins une mise sur haut-parleur, mais je chipote – ils n’avaient probablement pas le budget pour ramener Sandra Oh. J’y ai pourtant cru quand j’ai vu cette voiture qui semblait arriver devant les urgences, mais en fait elle devait simplement en partir.

Tout ça ne concernait que l’intrigue Meredith, mais il y a encore tout un tas de choses dans cet épisode. Bébé Georges est en effet confié aux bons soins de Weber et de Bailey, ce qui permet de remuer une fois de plus le couteau dans la plaie. Bailey parle ainsi de la difficulté de son deuil et le duo est poussé une fois de plus sur le devant de la scène. Pour une fois, j’ai bien aimé leurs scènes néanmoins.

Evidemment, les bébés Cristina & Georges sont accompagnés d’une bébé Izzie enceinte qui permet de centrer une partie de l’épisode sur Karev. Celui-ci est affecté par cette Izzie du pauvre, parce qu’elle est quand même loin de ressembler à Katherine Heighl… Et pourtant, il y a de vrais faux airs. C’est excellent car cela permet à tout le monde de retrouver ces personnages pour le 300e épisode sans pour autant avoir à payer les acteurs. Bien joué.

Tout ceci permet de découvrir qu’Alex a fait le deuil de sa relation avec Izzie en l’imaginant heureuse, mariée et maman de trois enfants, chirurgienne… Mieux vaut imaginer qu’être déçu confie-t-il à Jo, un message très clairement adressé aux spectateurs qui, comme moi, aimerait bien la revoir passer faire un tour à l’hôpital. Et en même temps, c’est vrai que si c’est pour la faire venir et disparaître tout aussi vite comme Murphy l’an dernier (mais où est-elle passée ??) ou Teddy cette saison, ce n’est pas la peine.

Voir Alex affecté par cette nouvelle Izzie ne semble pas déranger plus que ça Jo qui se montre étrangement compréhensive là où Alex est encore un peu amoureux de son ex vu comment il en parle. Cela nous indique quand même assez clairement qu’une page est tournée pour Karev et j’attends le moment où Jo lui proposera de faire des enfants maintenant qu’il est introduit clairement par jeu de regards qu’elle en a envie aussi.

Un autre départ marquant pour le casting de Grey’s est bien sûr celui de Mark Sloane, mort après l’accident d’avion, à cheval entre les saisons 8 et 9. À défaut de nous ramener un autre patient (il ne faut pas abuser), c’est Arizona qui se charge de le rappeler à notre bon souvenir en stressant du retour de Sofia pendant l’accouchement de bébé Izzie. C’était sympathique, je trouve, surtout que la relation Mark/Arizona a toujours été compliquée. Et puis, bien sûr, en fin d’épisode, nous avons carrément une photo avec également Callie, ce qui était très bienvenue. Cette dernière a vraiment manqué dans cet épisode hommage, où elle est simplement évoquée par Sofia qui dit que sa mère lui manque à sa deuxième mère. Mouais. Heureusement qu’il y avait la photo.

Il faut dire qu’il n’est pas évident de caser tout le monde en seulement 40 minutes et qu’ils s’en sortent plutôt bien malgré tout. Il restait à aborder le cas Derek et c’est réussi grâce à une nouvelle dispute Owen/Amelia autour d’un patient. Amelia s’énerve qu’Owen décide de ne pas faire le scan crânien d’un patient. Owen pense qu’elle est jalouse de sa relation naissante avec Carina, puisqu’elle les a surpris le matin même. Pourtant, Amelia a bien d’autres choses en tête : son frère est mort parce qu’un médecin moins compétent qu’elle avait décidé de ne pas faire ce scan crânien.

Évidemment, Amelia a raison et le patient a bien un trauma crânien nécessitant une craniotomie qu’elle effectue en une demi-scène. La conclusion est que Derek était quand même un excellent chirurgien et qu’il continue de sauver des vies même dans la mort. Il ne manquait plus qu’un « it was a beautiful day to save a life » pour planter un couteau dans le cœur de tous les fans.

Enfin, tout ce vent de nostalgie qui souffle sur la série ne l’empêche à aucun moment de poursuivre ses intrigues du moment. Ainsi, DeLuca retrouve cette semaine la nouvelle interne, Sam, qui semble être une de ses ex avec laquelle il a une relation destructrice. Si Carina lui dit de se méfier d’elle qui n’est sûrement pas là par hasard, Sam affirme qu’elle n’était pas au courant de la présence d’Andrew dans cet épisode… Du coup, les deux couchent ensemble, étant plus ou moins surpris par Weber et Bailey, d’ailleurs. Cela promet des moments intéressants pour la suite avec une nouvelle intrigue ouverte.

De plus, Bailey est insupportable dans cet épisode avec Ben, à qui elle ne pardonne pas de vouloir changer de métier. C’est du grand Bailey, mais c’est un peu ridicule de la voir se comporter comme une gamine capricieuse avec son mari qu’elle aimerait pouvoir contrôler et qu’elle contrôle donc à l’hôpital en lui filant des cas inintéressants (et flippant en ce qui concerne le clown). Elle se venge aussi en prenant son temps avec l’argent de Jackson, puisqu’elle digère mal le fait qu’il savait la décision de son mari avant elle.

Quant à Jackson, on continue de nous teaser une possible relation avec Maggie, cette dernière servant surtout de tante à Zola dans cet épisode. Zola permet d’évoquer une deuxième fois Derek et le manque de son père, mais aussi le manque de la mère de Maggie et la manière qu’ont les morts de toujours veiller sur les personnages restants. Une jolie morale pour ce 300e épisode qui signe un anniversaire tout de même très réussi et semble plein de promesses pour l’avenir avec une Zola future chirurgienne (bonjour le cliché) et une Sofia de retour. Les deux fillettes grandissent vite hors écran, c’est fou, bientôt elles pourront être des personnages bien plus récurrents !

J’ai donc bien aimé cet épisode qui, s’il est loin d’être parfait, aura réussi efficacement à remuer tout un tas d’émotions et à faire souffler un vent de nostalgie, sans pour autant marquer de vraie pause dans le développement des intrigues. Jolie réussite bien préparée par les premiers épisodes de la saison.

08.jpgÉpisode 8 – Out of Nowhere – 19/20
Actually I’d like to win three. Cause that would drive her crazy.

J’ai rattrapé mon retard de quelques jours dans Grey’s Anatomy, et j’ai bien fait. Je me suis dit que je pouvais bien retarder mon visionnage de l’épisode, comme de toute manière il me faut attendre janvier pour voir la suite. Ce sera difficile. En même temps, c’était une bonne idée d’attendre. Il est dingue, mais légèrement moins qu’How to get away with murder, et comme j’ai commencé par celle-ci, je n’aurais pas supporté le début très lent de Grey’s.

Etoui, cette mi-saison débute avec Ben s’entraînant pour devenir pompier, après avoir obtenu l’accord de Weber. On ne le reverra plus ensuite de tout l’épisode, car sa storyline n’est pas essentielle cette semaine. Maintenant que Meredith a gagné l’Harper Avery Award, elle est forcée de faire quelques interviews qu’elle déteste. Toute cette introduction marque la continuité avec l’épisode précédent, mais ne met pas encore en place l’intrigue à venir.

Jo s’entraîne de son côté pour devenir chef des résidentes : elle l’est en effet devenue et doit s’occuper des bébés internes, qu’elle confie à Meredith, Maggie et Amelia. Cela donne quelques bonnes scènes humoristiques, Meredith choisissant l’interne aux lunettes, le fameux. Elle essaye de ressembler à Bailey, mais ça ne fonctionne pas comme ça, chacun doit trouver son autorité ; c’est une problématique connue de la série (on se rappelle de Kepner qui a dû faire face au même problème).

DeLuca et son interne continuent de coucher ensemble non-stop, mais c’est vite évacué de l’épisode, n’étant qu’une running gag discret : ce n’est pas encore aujourd’hui que nous en saurons plus.

Cet épisode signe aussi le retour des fameuses scènes d’ascenseurs, avec Arizona tombant sur Owen et Carina. Cela lance toute une intrigue où April observe le trio amoureux de loin. Arizona se retrouve forcée de travailler avec Carina, logique comme elles ont la même spécialité. Les voilà donc à s’occuper de l’accouchement le moins crédible de la série et à se rapprocher de nouveau, n’en déplaise à Owen, pas encore informé.

Tous les moniteurs des urgences se mettent ensuite à indiquer que les patients sont morts, ce qui pose bien sûr problème pour l’hôpital et lance enfin l’épisode. Progressivement, les ordinateurs de l’hôpital s’arrêtent eux aussi un à un et les médecins découvrent qu’ils sont tout simplement… hackés.

Forcément, le FBI débarque dans l’hôpital au moment où Bailey demande à son équipe de ne pas paniquer les patients. Bien joué. Cela permet un retour aux dossiers papiers des débuts de la série et qui sont encore utilisés un peu partout dans le monde. Grey’s y a toujours été fort dans la technologie, avec l’apparition des tablettes et de l’utilisation du wifi pour à peu près tout. Cette idée d’épisode est donc bienvenue et tout à fait à la triste mode. En plus, ça donne un rôle à Weber, devenant l’expert connaissant les meilleures méthodes pour soigner les patients grâce à son grand âge. C’est vrai qu’il en a vu des évolutions.

Bailey souhaite payer la rançon, bien sûr, parce que la vie des patients vaut plus que de l’argent. Jackson approuve et souhaite faire un virement, mais bien sûr, le FBI le déconseille fortement. Les docteurs doivent repasser aux vieilles techniques pour tout : pas de téléphone, pas d’analyse, pas de commande de médicaments… C’est la merde.

Et pour tout arranger, c’est ensuite la panne de courant qui affecte tout le monde, à commencer par Meredith qui opère avec caméra. Elle a besoin de sang, mais eh !, les pirates ont aussi changé les codes électroniques des portes menant au sang. C’est juste parfait. Là voilà forcée d’utiliser le sang de son propre assistant, notre fameux interne aux lunettes, après quelques péripéties.

Avery et Maggie partagent quant à eux un patient qui vient de rencontrer sa fille biologique il y a peu. Ils sont forcés de l’embarquer en hélicoptère, mais comme rien ne se passe bien dans l’épisode, il y a des turbulences et ils se retrouvent couverts de sang au moment où ils allaient s’avouer leurs sentiments (et au moment où Bailey appelle Jackson pour qu’il paye la rançon parce qu’il n’y a plus le choix).

L’épisode était vraiment intéressant, j’ai aimé l’idée derrière. Cela change des catastrophes habituelles et est tellement plus réaliste que d’habitude. C’est aussi flippant, parce qu’évidemment que nous sommes tous beaucoup trop accro à la technologie, au point de ne plus savoir comment faire sans. Si cela est valable pour notre quotidien, c’est encore plus vrai pour un hôpital, et encore plus inquiétant, en fait.

Le rythme s’intensifie progressivement tout du long et mène à un excellent cliffhanger que je n’ai pas vu venir du tout : l’ex-mari de Jo débarque à l’hôpital, au moment où elle a entre les mains une info capitale pour sauver la vie de l’enfant qu’Alex est en train de soigner – ou plutôt de tuer à ce moment-là. J’étais spoilé sur le retour de ce cher prof de Glee, mais je ne savais pas du tout dans quel épisode ce serait. Les scénaristes ont l’art du timing, et c’est sorti de nulle part (d’ailleurs, c’est le titre de l’épisode, j’aurais dû m’y attendre). Enfin de nulle part… Maintenant qu’elle est chef des résidents, ça ne devrait même pas m’étonner : tout va trop bien pour elle.

Voilà donc un excellent cliffhanger, attendre janvier va maintenant être beaucoup trop difficile ! Pff, Grey’s en a encore à revendre, et ça continue de m’épater.

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4 commentaires sur « Grey’s Anatomy – S14E01-08 (Rediff) »

    1. Zut, j’ai oublié de me faire de la pub, ehe ! Il était horrible ce cliffhanger (ça te valide la mi-saison pour le Bingo si ce n’était pas déjà fait, je crois qu’il y a eu un mois avant le 9)

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