Colony – S03E06

Épisode 6 – The Emerald City – 18/20
La série a atteint une intensité psychologique assez impressionnante grâce à son épisode précédent. Si les choses n’avancent pas bien vite, ce sentiment d’être empêtré dans un passé douloureux est commun avec ce que vive les personnages, ce qui est plutôt bien joué. Dans la lignée du précédent, cet épisode propose de nouveaux obstacles et rebondissements inattendus, et des approfondissements insoupçonnés pour certains personnages.

Saison 3


Spoilers

06

– Drive the goddamn car! DRIVE!
– Get out. All of you.

J’avoue ne pas être prêt pour le visionnage de cet épisode après la mort de Charlie, mais il suffisait de faire comme si en se lançant. On commence par un entretien étrange pour entrer dans un institut de l’avancement mondial. L’homme qui passe l’entretien est moqué par ceux qui le surveillent, mais il obtient malgré le poste qu’il visait : il va pouvoir diriger un bloc. C’est donc comme ça que ça se déroule pour avoir un poste de pouvoir ? Cela ne plaît pas du tout au créateur de l’algorithme pour catégoriser les gens qui se débrouille ainsi pour en mettre une copie en ligne. J’imagine que c’est ainsi qu’a commencé la résistance.

De son côté, Snyder est de retour à la vie civilisée : il en profite pour prendre une douche brûlante, évidemment. Il se retrouve dans un magnifique chalet avec Julian, un valet, mais aussi une merveilleuse voiture. Bref, la vie de rêve quoi. On comprend vite que cette vie de rêve est ce qu’il a toujours voulu, mais ça ne peut pas durer : Helena (la blonde dirigeant précédemment la colonie de LA) vient le voir pour lui demander de reprendre le travail, mais il ne veut pas (tu m’étonnes) et se contentera donc d’une petite fête de voisinage toute sympathique.

Helena l’y glorifie et porte un toast à son nom. Tout le monde est intéressé par les talents de double agent d’Alan et lui parle des multiples opportunités qui se présentent à lui. S’il dit ne pas en vouloir, il est pourtant sûr que les scénaristes en feront quelque chose.

Le lendemain, Helena apprend à Snyder qu’elle est coincée politiquement car des commandements se refusent à son autorité. Et oui, l’algorithme du début d’épisode était bon, mais il ne prenait pas compte l’adaptabilité des humains : c’est grâce à cette adaptabilité que Snyder est devenu ce qu’il est plutôt que de rester Gouverneur. Et Helena veut son aide pour la suite.

Snyder, lui, préfère draguer Elan lors d’une autre soirée de voisinage. C’est grosso modo un canon qu’il n’aurait jamais pu avoir sans la fin du monde. Tout se passe bien pour lui, mais bien sûr qu’il culpabilise. Il ne trouve pas le sommeil aussi bien qu’il devrait et il se renseigne sur la mort de Charlie… la musique nous indiquant clairement que s’il recontacte Helena au beau milieu de la nuit, ce n’est pas simplement pour travailler pour elle, mais probablement pour trahir les autorités.

Il enchaîne avec un déjeuner professionnel avec deux proxys, Lee et Flemmings… qu’il fait arrêter au restaurant devant tout le monde, les accusant de trahison. Eh oui, Alan annonce ensuite à Helena qu’il ne veut pas seulement entendre les voix dans sa tête lui faire des reproches pour le reste de sa vie. Non, à la place il se décide à reprendre une bonne partie du pouvoir qu’on voudra bien lui donner – et c’est pour ça qu’il fait accuser ces deux proxys. Merveilleux.

Pendant ce temps, les Bowman sont en fuite et la vie est loin d’être rose pour eux. Ils sont dans un état déplorable et les voir tous les quatre donne déjà envie de déprimer. Aucun d’eux ne peut se permettre de craquer pour le moment, mais ça sonne tellement faux de les voir continuer à survivre comme si de rien n’était. C’est retarder l’inévitable cette phase de déni.

Ils galèrent à survivre, forcément, puisqu’ils sont partis sans vivre et Bram finit par découvrir un tag « Gone to Seattle » leur donnant une nouvelle destination et un nouveau but. Ils se mettent ainsi en marche vers Seattle avec une Gracie blessée qui inquiète ses parents. Bram trouve des prospectus pour New Seattle et aimerait s’y rendre, mais Will ne le sent pas. Il se méfie des colonies comme de la peste, forcément, et Katie est tout bonnement incapable de prendre la moindre décision. C’est douloureux de les voir comme ça et ça contraste fortement avec le début de saison – ou avec les scènes sur Snyder.

Durant la nuit, Will se réveille pour découvrir que lui et sa famille sont coincés entre deux robots. J’ai d’abord cru à un cauchemar, mais en fait non : les machines ne les tuent pas, mais les forcent à aller où ils veulent. Le vrai problème, c’est que la blessure au bras de Grace ne s’arrange pas et s’infecte au cours de la journée suivante. Quelle horreur, donc. Ils sont forcés de se rendre à Seattle ou elle mourra à son tour.

Du coup, cela pousse Will à arrêter une voiture contenant une famille assez similaire à la sienne, sauf qu’elle est encore complète. Et bien sûr, ils vont à Seattle aussi, mais ne sont pas prêts à se séparer. Ils veulent bien prendre Gracie (sur leurs genoux, en plus), c’est tout. Comme ça ne convient pas aux Bowman (je comprends mais c’est vrai que la famille faisait déjà une offre généreuse), ceux-ci sont forcés de voler la voiture… et de passer dans le camp des grands connards : Will n’hésite pas à tirer un coup en l’air et menacer le père de famille (qui pourrait dire non, ma foi, parce que le tuer lui c’est une chose, mais tuer un de ses enfants, Will n’en aurait pas le cran). Ce n’est pas ce que les Bowman voulaient, mais ils ne peuvent pas faire autrement… c’est le seul moyen d’espérer sauver Grace. On se croirait plus dans The Walking Dead que devant Colony, cette fois, c’est super dur comme scène.

La voiture arrive à cours d’essence, histoire de bien déprimer tout le monde, mais le trajet à pied n’est plus si long. Ils parviennent à l’amener aux portes de la colonie où se situe un camp chargé d’accueillir les réfugiés.

Cela permet à Gracie d’être pris en charge par des médecins et au reste de la famille d’être pris en charge par Iris. Will ment et dit que leur nom de famille est Dalton, alors même qu’il avait demandé à Bram de ne pas changer leurs identités cette fois. C’est tout bonnement déprimant tout ça. Ils se retrouvent à faire du camping, mais ils savent aussi qu’Iris a pris leurs photos, donc c’est foutu.

Bram observe le campement et tout ce qui peut leur servir, mais aussi tout ce qui leur permet de savoir qui ils sont. Ses parents lui demandent donc de prendre soin de Grace si jamais les autorités débarquaient pour les arrêter. Ce n’est pas ce qu’il se passe exactement : Iris leur annonce que Grace est sauvée (ouf) et qu’elle veut interviewer James Dalton… que les ordinateurs ont très bien identifié comme Will Bowman (oups ?). Il a donc le droit de passer le fameux test avec l’algorithme du début d’épisode l’observant… et allons savoir ce que ça déterminera de sa personnalité !

Saison 3

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