Comment dire adieu à sa maison d’enfance

Salut les sériephiles,

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Danse de la joie pour bien commencer la journée !

Une fois n’est pas coutume, on va reprendre aujourd’hui la saga emménagement, et il y a de fortes chances que celui-ci monopolise tellement ma semaine que je finisse par ne parler que de ça. On verra, parce qu’il y a eu aussi de bonnes nouvelles côté série, genre le renouvellement de Glow pour une saison 3. Et puis, maintenant que j’ai un lit avec un matelas de dingue qui m’a coûté au moins un tiers de salaire (mais non, il y avait des promos), je cultive l’espoir secret de retrouver une énergie de folie grâce à un sommeil hyper réparateur. L’espoir fait vivre.

Épisode 1 : Mon concours, mon déménagement, ma vie
Épisode 2 : Exil au soleil (et blog au ralenti)
Épisode 3 : La première fois que… (aka nouvel appartement)
Épisode 4 : Déménager, c’est fun (non)
Épisode 5 : Kafka n’a qu’à bien se tenir

Seulement, avant d’entamer véritablement une nouvelle page avec le récit de l’emménagement, il faut d’abord que je vous parle de la période de transition qu’a constitué la fin de semaine dernière, avec l’abandon de la demeure familiale – dans laquelle j’ai vécu 21 ans. Enfin, presque. J’ai aussi passé trois ans à vivre à Versailles pour les études, mais je rentrais quand même assez régulièrement (tous les week-end la première année, toutes les six semaines pour les vacances la dernière année). Et puis, Versailles, c’était à 40 minutes de chez mes parents en voiture, 1h30 en train, autant dire que c’était la porte à côté et que je n’ai jamais vraiment coupé le cordon d’avec ma chambre d’enfant/ado/adulte. Outch.

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Les cartons ont été douloureux, j’ai déniché des moutons complets bien planqués derrière la bibliothèque s’étant seulement étoffée au fil des ans et je l’ai vidée progressivement… sans même me comprendre ce qui était en train de se passer. En fait, je ne me rendais pas du tout compte de ce qui était en train de se passer… et pour tout dire, je ne m’en rends toujours pas compte. Oui, je vis dans un nouvel appartement, mais à part l’excitation de la découverte de nouveaux lieux et de nouveaux gens parmi les voisins (merci à toi, voisine du dessous, d’avoir une box Free me permettant d’utiliser FreeWifi), je ne vois pas encore de différence entre mes deux vies marquant une rupture bien nette.

Oh, pour simplifier la transition, j’ai fait tout ce qu’on me disait (ou presque) dans les multiples articles internet que j’ai lu sur le sujet : certes, je n’ai pas mis de bougies pour m’habituer par l’odorat à passer d’un espace à l’autre, mais j’ai pris soin rapidement de personnaliser l’espace, avec des détails aussi futiles qu’un paillasson ou un porte-torchon*, histoire de me créer mon appartement. J’ai aussi rapidement pris possession de la cuisine (certes, rien que pour des pâtes, mais c’est l’intention qui compte) et imaginé l’espace comme bon me semblait. Pour l’instant, la réalité rattrape les rêves, je n’ai pas encore eu de souci par rapport à tout ça.

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Pour dire adieu à ma chambre ? Bof. De la musique – Obliviate d’Harry Potter et les Reliques de la mort partie 1 que j’associe pour toujours à mon premier déménagement ; de la préparation psychologique, le traditionnel oubli qui permet l’anecdote du déménagement (la pochette avec tout un tas de papiers administratifs dont j’ai évidemment besoin) et hop, c’est parti.

Il faut monter le son au début, hein.

Enfin, c’est parti. Il fallait déjà charger un camion de six mètres cubes de 21 ans (25, même) de souvenirs en tous genres… et surtout de livres. Mon dieu, tellement de livres ! Et un canapé ! Et de quoi avoir un lit (mais pas de matelas) ! Et de quoi m’habiller ! Et de quoi me laver ! Et de quoi… oui, bon, bref, vous saisissez l’esprit : la partie de Tétris géant avec mon père a duré quatre bonnes heures, mais tout a fini par rentrer dans le camion… Au point qu’il restait de la place (beaucoup) et que je me suis mis à refaire des cartons dans la nuit précédant l’emménagement. TOUJOURS PLUS. J’aimerai dire que c’était sans regret, mais eh, depuis j’ai monté 150 fois les deux étages avec des meubles dans les bras, sur le dos, dans toutes les positions imaginables. Pour le prochain déménagement, je me remets au sport, hein.

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Et dans tout ça, le titre de l’article ? Ma réponse sera que pour dire adieu à sa maison d’enfance, il faut se lancer à corps perdu dans l’aventure du déménagement. Et attendre le déclic… mais je ne l’ai pas encore eu. Ce n’est pas faute d’avoir attendu ce moment dont tout un tas d’articles parlent, promettant un changement radical de vie, une dépression ou ce moment magique où passe de « chez moi » à « chez mes parents ».

Cela faisait un moment déjà que j’étais passé à « chez mes parents », et même la disparition de la télévision n’a pas réussi à me faire avoir le déclic promis. J’ai organisé une petite fête de départ vendredi dernier (merci à tous ceux qui étaient là et lisent mon blog – ce qui doit réduire le nombre à deux ou trois) et j’en garde plus un excellent souvenir qu’un moment de tristesse comme je craignais que ce le soit. Comprenez aussi, on a débattu du dernier Bingo Séries en tentant de convaincre certains d’y participer alors que d’autres essayaient de comprendre de quoi on parlait. Mouahaha ! Et puis, j’ai pu lancer quelques invitations aussi – pour une fois que l’appartement sera prêt à recevoir du monde, en tout cas.

La première facture salée sera probablement le déclic tant attendu me ramenant à la réalité ! Ou alors, la première nuit que je passerai en allant rendre visite à mes parents.

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*PS : inutile de dire que j’ai retrouvé également ma poubelle panda prête à vivre de nouvelles aventures. J’en ai enfin fait la photo, mais elle mérite bien encore un peu d’attente, pas vrai ? En plus, j’ai un premier moustique à aller tuer pour marquer mon territoire !

35 commentaires sur « Comment dire adieu à sa maison d’enfance »

  1. C’est marrant, mes deux kids ont chacun leur appart mais n’ont jamais déménagé leurs affaires de leurs chambres (bon pour Paul ça aurait été difficile de tout emmener en Roumanie) et disent toujours que la maison est chez eux 🙂 En tout cas, bonne installation dans ton chez toi !

    Aimé par 1 personne

    1. Il me reste des affaires chez mes parents, mais ça fait deux trois ans que je voulais vraiment mon appartement, alors non ce n’est plus chez moi là-bas 🙂 🎉

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      1. Je pense aussi que comme on est tous éparpillés, la maison de Cambes est notre point d’ancrage à tous. En plus, de part le fait qu’on déménageait tous les 3-4 ans depuis leur naissance, les enfants n’ont jamais eu de maison familiale en grandissant, c’était plutôt chez mes parents, donc je comprends aussi que maintenant notre maison reste leur chez-eux.

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      2. L’attachement est différent alors, oui, je suis arrivé à 4 ans dans la maison où je vivais, et je n’en ai presque pas bougé jusqu’à mes 18, pour y revenir à 21. J’en ai fait le tour on va dire. Et ma famille n’est pas du tout éparpillée, en plus (enfin, je m’éparpille là, cela dit 😂)

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  2. Je te rassure, je pense que quand tu commenceras à aller en cours ou à l’ESPE (suivre des cours), ce sera peut-être plus marquant et encore, ce n’est pas sûr lol !

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  3. Dire adieu à ma maison… J’en serais incapable. J’ai une relation bien trop fusionnelle avec ^^
    Je me suis toujours demandé ce que je ferais si je rencontrais la femme de ma vie (bof bof le mènage avec le père) ou à la mort du père (bof de rester dans une maison remplies de ces souvenirs)… On verra je suppose :/

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