Épisode 5 – Jeremy Bearimy – 15/20
Je reprends enfin cette saison, mais je me rends compte au passage que si je ne l’ai pas continuée plus tôt, c’est parce qu’en fait, elle ne me plaît pas autant qu’elle le devrait. J’ai mis de bonnes notes jusque-là, mais dans le fond, on a perdu en qualité : j’ai beau adorer les personnages, j’ai du mal à rester dans l’intrigue proposée cette saison, car ça semble vraiment ne plus savoir où aller. Or, la série m’a habitué à savoir précisément où elle allait, donc je pense que c’est toujours le cas… c’est juste moins perceptible.
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Spoilers

The six of us, really, are doomed.
Oui, parfaitement, j’ai bien l’intention de faire exploser mon compteur d’épisodes vus pour bien commencer 2019 et avant de reprendre le travail lundi – et donc de recommencer à avoir probablement des semaines avec moins d’épisodes vus dedans. Je reprends donc avec plaisir The Good Place histoire de me mettre à jour avant la fin de mes vacances. Et l’épisode reprend très exactement à la fin du 3e : il m’a fallu quelques instants à peine pour m’y remettre, puisque le groupe voyant la porte magique, c’était assez énorme quand même.
Michael et Janet tentent de s’en tirer comme ils peuvent, en disant être des agents du FBI… et ça ne fonctionne pas du tout. Forcément, ils finissent par dire toute la vérité au groupe qui ne comprend pas bien le fonctionnement de cet au-delà complétement pété qu’est celui de la série. Quant au temps après la mort, il forme une sorte de boucle temporelle nommée « Jeremy Bearimy ». Ca n’a pas de sens ? Je confirme, et eux aussi. Tout ce qu’ils retiennent, c’est qu’ils sont foutus et qu’ils iront tous en Enfer quoiqu’il arrive car ils ont appris l’existence d’un au-delà, donc leurs points ont arrêté d’être comptabilisés : tout le bien qu’ils peuvent faire ne sert plus à rien.
Eleanor fait donc comme toujours : elle va boire ! Alors qu’elle explique au barman qu’elle peut bien faire tout ce qu’elle veut, elle trouve un portefeuille… et elle est incapable de voler l’argent dedans. À la place, elle passe l’épisode à le ramener à son propriétaire, ce qui est plus compliqué que prévu puisqu’il a déménagé. C’est sympa sans être incroyablement passionnant, mais ça la remet d’équerre pour la suite de la saison, je pense.
Tahani ? Elle se met à faire tout ce qu’il faut pour aller au paradis maintenant qu’elle est sûre d’aller en Enfer. C’est original comme choix, ça. Elle embarque Jason avec elle, parce qu’il n’y aurait pas assez de temps pour tous les personnages autrement… et parce qu’ils sont inséparables, c’est comme ça. Ils enchaînent ensuite en… distribuant gratuitement de l’argent. Magnifique, pourquoi je ne croise jamais des gens qui viennent d’apprendre qu’ils allaient en Enfer, hein ? Tahani décide ensuite d’essayer (en vain) de léguer tout son argent à Jason.
Chidi ? Il est totalement cassé et se met à moitié à poil dans les parcs et les supermarchés. Normal. Il est totalement déglingué le pauvre. Il abandonne sa voiture et sa carte bleue, puis se rend en cours avec un t-shirt rose clamant son amour du vin. Il n’y fait pas grand-chose jusqu’à ce qu’un étudiant lui demande d’être un peu sérieux avant les examens. Il enchaîne donc avec un joli discours philosophique nous expliquant l’épisode… et son amour du nihilisme.
Ouep, on l’a perdu. Heureusement, Eleanor passe par là et elle a un plan pour lui : elle le ramène auprès de Janet et Michael, qui écrivent un livre sur tout ce qui leur est arrivé… en un après-midi. Si seulement ! Ils y retrouvent aussi Jason et Tahani qui sont désormais mariés pour que Jason récupère la moitié de son argent. Forcément, l’épisode finit alors avec l’arrivée de celui qui devait être son futur époux et qui va être ravi de ce rebondissement, je pense. C’était de loin le moment le plus drôle de l’épisode… mais c’était aussi sa fin.
Et sinon, comme il faut bien trouver quelque chose à faire cette saison, Eleanor a l’idée de commencer à faire un maximum de bien autour d’elle et de sauver tout un tas d’âmes. Certes, ils sont tous destinés à aller en Enfer, mais il ne faut pas que ça les empêche de faire le bien pour les autres et de les accompagner dans un bon chemin.
Si j’approuve l’idée de base, qui pourrait même être un bon point de départ pour une série, je dois avouer que je suis plus mitigé sur son exécution à ce moment de la série.
Épisode 6 – The Ballad of Donkey Doug – 16/20
C’est schizophrénique : je n’arrive pas à trouver palpitante une intrigue qui ne tourne pourtant pas en rond. Elle a beau avancer, je ne vois pas trop à quoi ça sert et ça me bloque un peu dans mon désir de voir la suite à chaque épisode. Pourtant, l’humour est absolument génial dans cet épisode, et ça sauve les meubles, la barraque et le quartier avec. Bref, je ne sais plus quoi en penser !
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I’m doing my own bings now.
Chili est viré de la fac après son cours complétement cinglé sur le nihilisme et Eleanor sympathise avec Janet. Les trois sont désormais ensemble sur le campus et cherchent à résoudre un grand problème de vie : Chidi doit larguer Simone, et il ne sait pas comment faire. Heureusement pour lui, Janet sait comment l’aider : avec une expérience en réalité virtuelle, parce qu’elle sait comment la créer. Bing. Oui, elle fait ses propres bruits de pouvoir maintenant aussi, et c’était le meilleur gag possible.
Elle est capable de créer un programme simulant une nouvelle réalité pour Chidi. C’est beau comme la série sait se rebooter un milliard de fois, même dans une saison en pleine réalité. La première tentative est un échec, donc Janet le replonge dans une simulation où un simple claquement de doigts suffit à tout rebooter.
On assiste donc à tout plein de reboot sur la rupture entre ces deux-là, avec aussi une demande en mariage parce que pourquoi pas et une version où Simone est en fait Eleanor. Bien sûr, les scénaristes en profitent pour rappeler la bisexualité d’Eleanor, qui essaye de rompre avec Simone à la place de Chidi et… tombe sous son charme. Ce n’est pas gagné, tout ça.
La réalité s’avère en plus différente de la simulation, avec des serveurs insupportables et Chidi rompt encore plus violemment que prévu en lui disant simplement qu’elle est larguée. Chidi culpabilise donc et Eleanor est forcée de jouer les coachs sentimentales, pendant que Janet se sert de son invention pour passer du bon temps avec Jason. Ah, elle jugeait les humains qui utilisent tout pour le porno, mais elle n’est pas beaucoup mieux.
Chidi retourne donc voir Simone pour s’excuser et finalement, il est si cinglé, qu’elle est presque heureuse de ne plus être en couple avec lui.
Tahani et Larry ? C’est fini hors écran. Dommage ! J’aurais aimé le voir. Quoiqu’il en soit, Tahani est désormais avec son mari (gloups) et Michael pour aller sauver le père de Jason, Donkey Doug. Le père de Jason est aussi cinglé que lui et si ça permet quelques bons gags, j’ai surtout l’impression que cette intrigue n’ira plus tard.
La famille est tellement perchée, je doute que quoique ce soit puisse fonctionner pour sauver leurs âmes. Même si j’aime les personnages, ça ne mène pas à grand-chose et Michael tente d’expliquer à Jason que son père est une cause perdue. Jason veut alors sauver PIllboi, qui vit avec son père et est ma foi, tout aussi perdu. M’enfin bon, si ça peut occuper du temps d’épisode, pourquoi pas. Michael et Tahani font donc ce qu’ils peuvent pour le convaincre qu’il doit rester du bon côté de la loi. Au secours.
Donkey Doug ? Il se fait arrêter en protégeant Jason au cours d’un braquage qu’il avait organisé. Et voilà qui permet de conclure une intrigue pas terrible, et donc l’épisode. De bonnes promesses sont faites pour la suite : Tahani va pouvoir parler à Kamilah et Eleanor à… sa mère, qui en fait, n’est pas si morte que ça d’après Michael et Janet.
Épisode 7 – A Fractured Inheritance – 14/20
Nope, toujours pas. Non seulement les intrigues de cet épisode sont décevantes parce qu’hyper prévisibles – pour ne pas dire déjà vues un milliard de fois – mais en plus, je n’ai pas trouvé les gags si excellents. La série est en train peu à peu de s’encroûter et n’est plus que l’ombre de ce qu’elle savait faire. Elle reste une bonne série, évidemment… mais elle n’est plus aussi excellente qu’avant, et c’est frustrant.
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Let’s just say that we… lived in the same… neighborhood.
Eleanor est de retour aux États-Unis avec Michael pour retrouver sa mère et sauver son âme. Ou juste pour la tuer. Au choix. Sa mère se fait désormais appeler Diana, avec une fausse identité qui est la même que celle qu’Eleanor avait l’habitude d’utiliser. Elle a un copain, Dave, et une belle-fille, à qui elle présente Eleanor comme une amie de sororité. C’est voué à l’échec tout ça.
Dave est riche, c’est un architecte avec une jolie maison. Comme par hasard. Eleanor est persuadée que sa mère est donc en train de monter une arnaque pour s’enrichir : elle va jusqu’à vouloir égorger les peluches de la petite. Aaaah, j’étais si proche d’un point du Bingo ! Tout ça permet une sympathique dynamique entre Michael et Eleanor, ça fait très père/fille.
Sans trop de surprise, ça finit aussi par rendre jalouse de la relation entre sa mère et sa belle-fille. Elle fait donc tout ce qu’elle peut pour détruire la vie de sa mère parce qu’elle ne croit pas au fait que sa mère puisse être une bonne mère. Et pourtant, Dave confirme qu’il est déjà au courant de toute l’histoire et ça empire la jalousie d’Eleanor.
C’est tellement un classique des séries et des films que ça n’a pas marché du tout sur moi cette intrigue. Ils étaient meilleurs dans les histoires cinglées, là, c’est juste ennuyeux et prévisible. Cela finit par une Eleanor heureuse de voir sa mère heureuse, et faisant en sorte de la laisser heureuse quand elle repart.
De son côté, Tahani galère un peu avec Kamilah qui est toujours aussi insupportable. En ce moment, elle propose de vendre des omelettes artistiques… enfin, jusqu’à ce que Tahani refuse d’en commander une. Tahani est donc là pour s’excuser auprès de Kamilah et espérer la remettre dans le droit chemin, mais ça ne se passe pas comme prévu.
D’habitude, les interactions entre les deux sœurs me font mourir de rire ; mais dans cet épisode, ça n’est pas aussi efficace que d’habitude, je trouve. Cela dit, ça fonctionne bien entre Kamilah et Chidi, et ça finit par une Tahani qui détruit tout ce qu’elle peut, c’est-à-dire pas grand-chose. De manière prévisible, comme dans la première intrigue de l’épisode, Tahani finit par comprendre que l’art de sa sœur est en fait à propos de leur relation et de leurs parents. Voilà, voilà, les deux sœurs peuvent donc se réconcilier, c’est merveilleu…sement ennuyeux ?
Allez, le cliffhanger est sympa, avec Eleanor apprenant qu’elle a avoué à Chidi qu’elle l’aimait quand ils étaient tous les deux morts. C’est beau… mais je ne sais pas trop si ça me donne vraiment envie de voir la suite, je veux dire, on tourne en boucle sur le sujet et ça n’a jamais été un couple dont j’étais super fan. À la rigueur, ça fonctionnerait mieux si Jason avait su pour Janet, par exemple. Non, dans cet épisode, ils ont juste eu une scène mignonne où Jason se découvre fan de ses connaissances, mais voilà.
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Ce sont les épisodes qui m’ont fait demander si j’allais continuer la série. J’ai trouvé que c’était brouillon et le fait que les persos soient dispersés n’a pas aidé à remettre la série sur les bons rails. Heureusement que l’humour est quand même sympa.
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Je comprends bien ton hésitation oui, ça aurait été infernal à voir de manière hebdomadaire. Un des rares cas où je suis heureux d’avoir eu du retard finalement 😂
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J’ai oublié tant de choses 😂 mais je me souviens d’avoir trouvé qu’il y avait comme un coup de mou
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Franchement, j’espère vite les oublier ces épisodes justement 😂
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