Evil – S01E01

S01E01 – Pilot – 20/20
Je crois qu’on tient là un possible coup de cœur pour la saison ! Il est encore tôt pour l’affirmer, surtout que la série va clairement suivre un format procédural… mais elle me paraît être une sorte de God Friended me version horrifique. J’ai beaucoup accroché, en tout cas : j’adore le casting, les idées sont plutôt originales, l’ambiance oscille très bien entre les frissons et une forme de délire. Reste à voir si ça pourra tenir dans la durée, mais ce pilot est tout simplement excellent.

> Saison 1


Spoilers

101

You killed Santa Claus for her.

Une maison vide et une voix off un peu stressante d’un acteur que je déteste ? Un interrogatoire d’Orson LeRoux, un meurtrier aimant les maison vide et accusé d’avoir poignardé trois familles ? Un égorgement, un meurtre, un viol dès la première minute ? Cette série est clairement étonnante pour un grand network américain, mais elle est donc aussitôt extrêmement prenante.

Très franchement, j’ai eu du mal à décrocher de l’écran pour prendre des notes. La série est très bavarde, mais c’est le type de bavardages qui permettent de mieux approfondir la psychologie des personnages. L’héroïne qui interroge le meurtrier s’appelle Mrs Bouchard, et elle sert de consultante pour le bureau du procureur dans cette affaire, comme dans 34 autres.

Kristen Bouchard refuse en tout cas de considérer LeRoux comme fou, n’aimant pas bien son idée de déclarer qu’il avait des trous de mémoire. Par contre, elle s’offusque de découvrir pendant le procès que la défense essaie de faire croire qu’il se disait possédé. Pour elle, cela n’a d’autant plus pas de sens qu’elle a passé du temps avec lui et qu’il n’a jamais dit être possédé.

En même temps, quand elle retourne le voir, elle le trouve en pleine discussion avec un prêtre qu’elle soupçonne aussitôt d’être en train d’essayer de l’influencer. L’idée est bonne, je trouve. Kristen parle donc au collègue du prêtre pour lui dire que leur boulot n’est pas de coacher les criminels. Avant de retourner interroger LeRoux, elle échange tout de même deux mots avec le prêtre qui lui demande si elle connaît le Notre Père.

Il faut croire qu’il plante la graine du doute en elle car après avoir réinterrogé le criminel qui confirme la version des faits comme quoi il ne se souvient de rien et n’a jamais été possédé par le moindre démon, elle se met à parler religion et réciter le Notre Père. Et là, d’un coup, LeRoux est beaucoup plus réactif, lui sautant dessus de manière brutale pour l’agresser.

Bon, on est dans une prison donc il n’arrive rien de bien grave à Kristen, mais elle est tout de même très perturbée et refuse donc de témoigner pour dire que le type n’est pas fou. Elle demande plus de temps au bureau du procureur qui refuse, lui demandant plus ou moins de mentir à la barre.

Elle refuse catégoriquement rentre donc chez elle où l’attentent ses quatre filles, gardés par sa mère qui semble bien rock’n’roll par rapport à la fille. Bouchard est également séparée, mais ça ne l’empêche pas d’avoir une immense maison avec un jardin tout aussi grand. Elle y fête l’anniversaire d’une de ses filles. Quant à la maison, elle est immense, mais elle est aussi très mal située, avec un train passant régulièrement juste au-dessus.

Durant la nuit, sa fille lui apprend qu’elles ont eu un appel de créancier réclamant son argent du prêt étudiant de Kristen, puis elle reçoit la visite de David Acosta, le prêtre vu précédemment. Celui-ci travaille avec Ben et tous les deux ont pour job de distinguer les cas de possession des cas de démence. David vient voir Kristen pour l’embaucher puisque LeRoux refuse de parler à quelqu’un d’autre. Bien que non-croyante et bien que David bosse pour l’Eglise, Kristen a besoin d’argent, alors elle accepte cet étrange job. Et paf, générique.

Tellement efficace, putain ! Après le court mais très bon générique, on retrouve donc le trio David, Kristen et Ben en train d’interroger l’épouse LeRoux. Celle-ci est assez convaincante avec un enregistrement audio sur son portable de murmures qui répondraient à son mari, Orson, pendant la nuit. Cela met mal à l’aise Kristen, qui apprend toutefois qu’il a fait une mauvaise chute avant les premiers meurtres. Et ça l’intéresse beaucoup, parce que des blessures au lobe frontal peuvent provoquer des excès de violence.

J’aime beaucoup la discussion qui suit entre Kristen et David. Ils ne sont pas d’accord entre eux, mais ce que j’ai surtout aimé, c’est de voir Kristen parler de miracles scientifiques et David lui répondre que la science ne sert qu’à expliquer des répétitions. Bref, on est sur un bon vieux débat foi/science, sauf que ça fonctionne bien car les personnages s’écoutent sans être trop butés.

On suit alors Kristen pendant qu’elle rentre chez elle et fait des recherches sur les crises de démence ressemblant à des possessions et sur David. Là encore, on est sur du simple et efficace, avec une petite ambiance angoissante : des plans d’une maison vide avec une musique sourde, rien de tel pour filer des frissons. Oh, le coup de la terreur nocturne avec paralysie du sommeil qui lui arrive cette nuit-là, c’est aussi super efficace pour glacer le sang de quelqu’un qui en a déjà fait – et c’est mon cas comme je vous l’avais raconté en mars dernier dans cet article.

Après, sa terreur nocturne est quand même drôlement réaliste avec un monstre qui s’appelle George, qui pisse dans un coin de sa chambre (à moins que ce ne soit que l’eau de pluie ?) et qui s’amuse ensuite à aller lui retirer ses sous-vêtements. What the fuck ? Je ne peux pas dire que ça me surprenne venant des King.

Le lendemain, elle va voir un psy qui ne la croit pas vraiment, puis retourne au boulot où Ben lui explique que David n’est pas prêtre mais s’entraîne pour le devenir – il en est à sa deuxième année sur cinq. Ben est aussi celui qui trouve l’explication des murmures entendus par l’épouse LeRoux : cela vient de son lave-vaisselle, tout simplement. C’est assez fou, mais bien foutu.

David et Kristen retournent ensemble voir LeRoux pour continuer de mener leur enquête ensemble, et ça ne mène pas vraiment quelque part, même si ces scènes sont vraiment bien fichues et intrigantes. Durant la nuit, Kristen aperçoit de nouveau George qui grimpe dans son lit. Mon problème avec lui, c’est que je le trouve presque sympathique, y compris quand il menace de lui couper un doigt s’il ne répond aux 567 questions qu’il pose et qui sont les mêmes que celles de Kristen… jusqu’à ce qu’il lui demande si elle est attirée par David et qu’elle mente.

C’est plutôt chouette, elle finit avec un doigt coupé et se réveille finalement quand elle se rend compte qu’elle n’arrive pas à lire le panneau qu’elle a placé au-dessus de son lit juste pour vérifier si elle dormait ou non. Elle se réveille donc sans que George ne puisse rien faire contre elle… mais le lendemain, LeRoux lui parle très précisément de son cauchemar et de George, un démon dont il finit même par dire, en latin, qu’il coupera la gorge de ses filles.

Cela fait froid dans le dos, surtout qu’il n’est pas censé parler latin. Kristen ne se démonte pas pour autant et retourne auprès de son psy, le seul à savoir ce qu’il en est de George. Elle mène une rapide enquête qui lui permet de remonter la piste d’un certain Dr Townsend qui a volé les notes de son psy pour les donner à LeRoux, tout en témoignant pour lui en assurant qu’il est possédé par un démon nommé Roy.

Comme il est interprété par Michael Emerson, il n’a pas mis longtemps à me glacer le sang non plus ce Dr Townsend, qui est un pur psychopathe. C’est à lui que l’on doit le nom de la série, en fait : Leland Townsend est un homme que David connaît bien et qu’il décrit comme un être malfaisant (un Evil) qui ne cherche qu’à faire le mal et pousser les autres à faire le mal. J’aime l’idée d’avoir ce trio d’enquêteurs improbable qui sera confronté à un certain nombre d’Evil poussant les autres à faire le mal – Leland parle quand même d’un groupe nommé « les 60 », ça laisse une marge de manœuvre considérable. J’ai hâte aussi d’en arriver à un vrai cas de possession, s’ils en trouvent un un jour.

Ben oui, parce que dans tout ça, LeRoux est juste un tueur, pas du tout un type possédé. En fait, grâce à l’enregistrement audio de son épouse, David et Kristen parviennent à déterminer qu’il utilisait le compte internet de sa femme pour aller sur 4chan et parler nécrophilie. C’est là que Leland l’a trouvé et lui a appris quelques phrases de latin pour faire croire qu’il pouvait être possédé. Tout ça fait un peu froid dans le dos, mais ça permet à Kristen de venir à bout de ce cas.

Elle explique donc tranquillement à LeRoux qu’il ne verra jamais plus le moindre lever de soleil et qu’il restera en prison jusqu’à ses cent ans avant d’inviter ses deux collègues de quelques jours chez elle pour fêter la fin de cette enquête. Le truc, c’est que David en profite pour parler de leur nouvelle enquête, pour confirmer ou infirmer un miracle filmé… et qu’elle est très tentée à l’idée d’y jeter un œil. Le cliffhanger est encore petit, mais franchement, ça marche bien.

> Saison 1

13 commentaires sur « Evil – S01E01 »

  1. Ah ouais carrément 20/20 ! Pour ma part, j’ai trouvé ce pilot sympa et intéressant, j’adore Michael Emerson et Mike Colter et l’actrice a un faux air de Mary Elizabeth Winstead de Braindead, ça me perturbe un peu. Là aussi, ce n’est pas franchement original dans l’intrigue (Supernatural et bien d’autres sont passées par là…) mais ça se laisse bien regarder.

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    1. Gros coup de coeur pour le pilot, mais j’attends de voir ce que donnera la suite : ça peut très vite retomber ce genre de séries. Pour l’instant, j’ai aimé les acteurs, les personnages, l’ambiance, l’intrigue… Tout, quoi. Mais les critiques ont l’air plus mitigées ailleurs, je ne m’explique pas ce coup de coeur 🙂
      Ca me rassure que tu dises ça pour le faux air de Mary Elizabeth Winstead, j’avais peur d’être fou et de trop associer la série à Braindead à cause des King !

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      1. Alors au cas où d’autres nous lisent, je précise : spoilers saison 2 ! Emily, c’est la fille de William. Je l’adorais, je m’en veux de ne pas l’avoir reconnue tout de suite ! Heureusement que Yoda est là 🙂

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      2. Ah ok ! Je n’avais pas du tout fait le rapprochement. Bon faut dire que je ne suis pas physionomiste, je me suis aperçue juste récemment que Sierra de The Affair est aussi Laura de American Gods, je me disais bien que les deux « actrices » me disaient quelque chose 😀

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