The Mandalorian – S01E05-06

Aller à l’épisode : 05 | 06

 Épisode 5 – The Gunslinger – 15/20
Bon, j’aime bien, c’est joli à voir, mais chaque épisode développe son histoire indépendante et a du mal à dessiner du long terme. L’avantage, c’est que c’est très simple à comprendre, même pour les néophytes de l’univers (dont je fais partie). L’inconvénient, c’est que j’ai du mal à m’attacher aux personnages, puisque tous les personnages que j’aime bien sont voués à disparaître en moins de trente minutes avec un changement de décor à chaque épisode… On se balade dans l’espace, mais on erre sans trop savoir où on va.

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Spoilers

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So I take it you didn’t get paid?

Une semaine sans le moindre épisode, ça ne va plus du tout sur le blog. Il était donc temps de m’y remettre, clairement, et rien de mieux que les courts épisodes de Disney + pour me remettre en selle. En plus, c’est là que j’ai le moins de retard, alors autant en profiter. En profiter, c’est exactement ce que les personnages principaux de la série ne peuvent pas faire en ce début d’épisode.

En effet, on reprend alors que Mando et Baby Yoda sont attaqués par un vaisseau ennemi. Ils ont quelques difficultés à se débarrasser de celui-ci, mais finalement, Mando est assez malin pour lui exploser la tronche. Il n’empêche que son vaisseau est endommagé dans l’opération. Ainsi donc, ce début d’épisode voit Mando s’affairer à le réparer dans l’obscurité de l’espace et sous le regard de Baby Yoda.

Ce n’est pas bien passionnant, mais heureusement, on avance vite vers autre chose avec l’arrivée de Mando sur une nouvelle planète (Tatooine ?) où une garagiste de l’espace n’apprécie pas trop de le voir tirer sur ses robots alors que le vaisseau a clairement besoin de réparations. Malgré tout, elle accepte de les faire, et sans réparation. Bien. Moi, je suis content, il la paie en sortant de ses poches de l’argent.

Dans la scène suivante, cependant, Baby Yoda décide de sortir du vaisseau et est surpris par la mécanicienne qui décide aussitôt de s’occuper de lui en attendant le retour du Mandalorian, avec la bonne intention de le faire payer davantage pour ce babysitting.

On enchaîne en parallèle sur une balade de Mando avec une petite ambiance Game of thrones, puisque l’on a droit à une scène avec des têtes de Stormtrooper embrochées. C’est une planète sympa, la décoration est cool, ça donne envie d’y passer ses vacances. Bon, Mando n’est pas là pour ça : il veut au contraire se trouver un nouveau boulot.

Pour cela, il se rend dans un bar où il est embauché par un certain Toro Calican. S’il n’est pas Mandalorian, Toro est un tout jeune chasseur de primes qui a besoin d’aide pour entrer dans la guilde des chasseurs de primes. Il ne parvient pas à accomplir sa mission, alors la présence de Mando l’arrange bien. Il lui propose de faire son job, de lui donner l’argent, mais de garder tout le mérite. Et ça convient bien à Mando, évidemment.

Il repasse rapidement par le garage, même si je ne vois pas bien l’intérêt de la scène (enfin ça lui permet de savoir que Baby Yoda est entre de bonnes mains… Entre des mains, en tout cas), puis s’en va donc dans le désert avec Toro.

Là-bas, Mando se retrouve à négocier en langue des signes avec des locaux, ce que Toro ne sait pas faire. Cela lui coûte donc ses jumelles toutes neuves parce qu’il faut bien payer le droit de passage de la frontière apparemment. Et ça leur permet de tomber directement dans une embuscade mise en place par une sniper pas très efficace incarnée par… Ming-Na Wen ! Quel plaisir de voir ses yeux une demi-seconde à travers son masque, je l’ai reconnue immédiatement.

Franchement, ça a donné un peu d’intérêt à l’épisode, même si j’aimais bien aussi voir Toro, OK. Le seul problème, c’est que j’ai compris qu’il ne fallait pas s’attacher à ces personnages attachants, parce que la série se contente de suivre le Mandalorian dont on n’a qu’une vague idée des vraies motivations ou intérêts pour l’instant.

Alors certes, il y a un peu d’humour dans sa relation avec Toro – notamment lorsque celui-ci vient le réveiller – mais ça ne mène à rien de concret. En tout cas, une fois la nuit tombée, ils n’ont aucun mal à nous arrêter le personnage de Ming-Na (qui s’appelle Fennec), même si elle parvient à mettre à terre le Mandalorian sans trop de problème. Grâce à Toro, Mando parvient toutefois à l’arrêter. Reste alors le problème qu’elle a cassé l’un de leurs scooters volants, donc ils sont à court de véhicules pour trois personnes.

C’est lent, je trouve, mais c’est joli à voir au moins. Et puis, Mando est tellement lent à partir à la recherche d’un nouveau moyen de transport que Toro a le temps de bavarder avec Fennec qui lui explique tranquillement qu’il ferait mieux d’arrêter Mando plutôt qu’elle. En effet, elle est bien renseignée et lui avoue que Mando est recherché aussi, notamment parce qu’il s’est barré avec l’une de ses proies, un enfant… Que Toro a vu.

Il semble craquer et vouloir la libérer… mais finalement, il nous assassine Fennec de sang-froid. Génial, elle n’aura pas servi à grand-chose, Ming-Na. Toro s’enfuit donc ensuite, et quand Mando débarque, il est déjà loin. Loin ? Il est retourné au garage, évidemment : il sait que c’est là que se trouve le bébé. C’est une proie facile à arrêter.

En revanche, à la place de Toro, je me serais barré aussi loin que possible aussi vite que possible. Lui, il préfère rester pour se targuer d’avoir réussi à le piéger et pour le tuer. Bon, OK, ne pas se le garder comme ennemi, c’est peut-être une bonne idée, mais c’est sans surprise que Mando parvient donc à le tuer et à sauver Baby Yoda, avant de repartir dans son vaisseau.

Cela dit, cet épisode nous propose aussi un cliffhanger avec la révélation que quelqu’un vient chercher le cadavre de Fennec, qui n’est donc peut-être que blessée. Il me semblait bien avoir lu qu’elle était embauchée pour plusieurs épisodes ! Tant mieux.

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Épisode 6 – The Prisoner – 16/20
Heureusement que cet épisode fait 40 minutes, parce que j’ai eu énormément de mal avec le début qui patine à installer l’intrigue malgré le renfort d’innombrables clichés. Seulement, voilà, les clichés sont efficaces et permettent d’aboutir aux meilleures scènes de la série, tant du côté de l’histoire que du côté du développement des personnages, y compris le personnage principal.

> Saison 1


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Would you boys just shut up?

C’est amusant comme le résumé des épisodes précédents est super court (parce qu’il n’y a rien à raconter et parce qu’on ne risque pas d’oublier le peu qu’il y a à retenir !), mais donne l’impression d’une série hyper vitaminée et trop cool où il y a plein d’actions… Alors qu’en réalité tout ça est assez lent tout de même. Et qu’on ne me parle pas de mise en place dans un univers qui contient déjà une dizaine de films et six épisodes.

En plus, cet épisode part du principe que Mando a un passé chargé, et on nous l’explique à peine. Pourtant, en six épisodes il y aurait eu le temps d’en apprendre des choses ! Ce qui est marrant avec ce sixième volet des aventures de notre chasseur de primes, c’est qu’il prend le parti inverse de ce qui a été fait jusqu’à présent : on voit enfin le Mandalorian travailler en équipe.

Eh, ça fait cinq épisodes que je demande ça, mais ça m’a soulé et totalement déconnecté de l’intrigue de voir d’un coup autant de nouveaux personnages. L’idée est donc qu’on voit Mando débarquer sur un vaisseau où il retrouve un ancien ami qui l’engage pour une mission nécessitant un travail de groupe. Il est le dernier embauché et cette association de malfaiteurs n’est pas sans rappeler certains films, type Ocean’s Eleven.

Du coup, ça reprend pas mal de clichés du genre, avec un pilote qui ne sert qu’à ça (et une légère touche d’humour, puisque c’est un droïde), un type violent et bourru, un autre plutôt malin qui vise à apaiser toutes les situations ou une femme agressive qui établit aussitôt une tension sexuelle avec le héros (la lady de base), même s’ils ne sont pas de la même espèce. Voilà, voilà, tous les clichés du genre sont donc là pour fournir un bon mini-film… Mais comme je ne suis pas un grand fan de film, ben… ça n’a pas pris sur moi.

En plus, une fois de plus, on sait très bien ce qu’il en est : les personnages ne sont pas faits pour durer. Surtout lorsqu’ils envisagent de démasquer Mando. Et comme ils sont dans le vaisseau de ce dernier, ils finissent par découvrir au passage l’existence de Baby Yoda. Je dois bien reconnaître que c’est plutôt fluide au moins, et c’est intéressant parce que ça permet de tester la patience et le sentiment d’être papa de Mando.

Heureusement, tout ça est interrompu par l’arrivée sur les lieux de la mission. Notre équipe de malfaiteurs entre donc un vaisseau où ils finissent inévitablement par être repéré, menant à la meilleure scène d’action de l’épisode, et peut-être de la série, où Mando doit gérer seul quelques robots. Seul ? Eh oui, le reste de l’équipe est interrompu dans son désir d’agir pour lui venir en aide par le « chef » de la bande, celui qui cherchait à résoudre les conflits plus tôt.

Bon, très vite, on voit donc se dessiner une animosité aussi entre lui et Mando, animosité qui se retrouve lorsqu’ils sont confrontés au seul humain du vaisseau, qui n’ose pas leur tirer dessus, mais n’a aucun mal à envisager de signer leur arrêt de mort à tous en lançant un signal pour signaler l’attaque du vaisseau – en signifiant ainsi la destruction.

J’ai beaucoup aimé la scène qui voit l’escalade de tension se mettre en place, mais la résolution était assez évidente : c’est la lady agressive qui réussit à résoudre le problème que les hommes ne parviennent pas à gérer. Eh, j’ai bien aimé, aussi cliché que ce soit. Dans le même genre, j’ai bien aimé la révélation de l’épisode : s’ils sont là pour libérer un prisonnier, ce n’est pas n’importe quel prisonnier. Non, c’est le frère de la lady, et c’est aussi un ancien ami que Mando avait trahi par le passé.

Ainsi donc, toute l’équipe se fait un plaisir d’échanger la place du frère et celle de Mando dans la cellule. Oh, il faut plus qu’une cellule pour stopper le Mandalorian, cependant ! Il parvient donc à s’échapper assez vite et prend aussitôt le contrôle de la salle des commandes pour empêcher le reste de son équipe de traîtres de s’enfuir. Il les sépare sans trop de mal, ce qui permet la révélation que le frère n’en a rien à carrer de sa sœur qui s’est pourtant donné du mal pour le faire libérer. Charmant.

De son côté, la sœur est coincée avec le type brute et tous les deux partent à la recherche du Mandalorian. Séparément. C’est donc le second qui retrouve notre héros en premier et ne parvient pas à l’arrêter, malgré une scène de combat plutôt sympathique avec une petite dose d’humour. Mando a ensuite beaucoup moins de mal à venir à bout de son ex, la Lady qui n’est pas très douée pour se battre. Une fois que c’est fait, il s’attaque au chef de la bande, dans une excellente scène qui pourrait faire un bon film d’horreur.

Il lui reste alors à gérer Quinn, le frère brutal qui comprend bien que le reste de l’équipe est morte. À défaut de pouvoir faire le poids face à Mando, il lui propose de négocier : mort, il ne vaut plus rien pour lui, alors autant le laisser en vie pour gagner son argent.

En parallèle, dans le vaisseau de Mando, Baby Yoda doit gérer le pilote. Il se cache dans le vaisseau inquiétant le pilote qui, lorsqu’il le retrouve, est prêt à le tuer… mais c’est sans compter sur Mando qui revient pile à temps pour tuer le pilote et nous protéger Baby Yoda. Le héros s’enfuit donc et retourne sur le vaisseau du début d’épisode, en abandonnant le reste de l’équipe derrière lui.

Le reste de l’équipe, mais pas Quinn, qui s’en tire donc en vie et retrouve le commanditaire de la mission qui est un ami à la fois de Quinn et de Mando. Après, il y a ami et ami, quoi. Ainsi, si Mando s’en sort avec son argent, ses amis envisagent aussitôt de détruire son vaisseau. C’est sans compter sur l’intelligence de Mando : il a caché avant sur Quinn le traqueur qui devait permettre de détruire le vaisseau prison.

Et hop, ses deux ennemis sont donc morts alors que le reste de l’équipe de malfaiteurs est en fait enfermé en cellule, parce qu’il n’a pas voulu les tuer. C’est un peu gros le nombre d’aller-retour que ça suggère qu’il fasse en vingt minutes, mais bon, admettons, c’était plutôt sympathique comme épisode et comme rebondissement final.

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