Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 17/20
Il y a de grosses ficelles et des simplicités dans les relations mises en avant au cours de l’épisode, mais l’idée de base de la série est vraiment bonne et elle parvient en un épisode à venir titiller les émotions en s’appuyant sur de bonnes chansons. Sans être incontournable, ce sera donc, je pense, un excellent divertissement.

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Spoilers

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Is this supposed to be happening ?

Sans trop de surprise, la série commence en musique avec le réveil de Zoey, le personnage principal, dans son appartement, avant une grosse journée de travail. J’adore son tableau « Everything is under CTRL » elle commence vraiment bien, cette série ! Et sinon, elle a une voisine bruyante qui passe sa vie à écouter des chansons à fond, ce qui est plutôt marrant, surtout quand il est question de lancer Wham !

On retrouve ensuite Zoey avec un collègue et ami, et je dois avouer que je n’ai pas réussi à capter son nom de tout l’épisode. J’ai eu beaucoup de mal avec les prénoms, en fait, mais il est question d’une promotion pour laquelle plusieurs collègues se battent ; et je pense que c’est à peu près tout ce qu’il fallait retenir de cette première scène mettant un cadre assez clair à la série. Ah, ça, et le fait qu’un nouveau collègue (mais pas un collègue direct) de Zoey l’attire aussi, parce que eh, un peu de romance, ça ne fait jamais de mal.

Zoey espère donc devenir manager, mais son entretien n’est pas exceptionnel ; parce que sa boss est super bizarre, ce qui ne l’empêche pas de poser les bonnes questions pour déstabiliser Zoey. C’est triste pour elle, car il semblerait qu’elle veuille juste faire plaisir à son père… son père étant en fait clairement malade. Eh, j’ai poussé trois cris en voyant les acteurs choisis pour interpréter toute la famille – surtout la mère. Je suis tellement heureux de ce casting, il y a des acteurs que je suis vraiment content de retrouver.

Dans tout ça, on apprend surtout que Zoey a peur de se retrouver avec la même maladie que son père qui est désormais dans un état végétatif : c’est héréditaire, et elle a des migraines. Sa mère parvient donc à la convaincre d’aller passer une IRM pour se rassurer, même si elle est claustrophobique. C’est là que la série peut vraiment commencer : alors qu’elle écoute de la musique dans l’IRM, un tremblement de terre survient et fait déconner l’ensemble de la machine.

Quand le tremblement de terre s’arrête (it’s the eeeend of the woooorld as we know it), la vie reprend son cours pour tout le monde, y compris Zoey… Sauf qu’elle croise alors une patiente dépressive qui se met à chanter des chansons sur sa solitude. En fait, petit à petit, Zoey comprend que tout le monde a quelque chose à chanter autour d’elle, mais que personne n’est vraiment en train de chanter, même si elle les voit chanter et danser.

Puis, c’est Help des Beatles. Tout le monde s’y met autour d’elle, tout le monde chante, danse et ma foi, la harcèle. C’est juste brillant comme concept et super drôle à voir. En plus c’est bien sublimé par les rues de San Francisco qui permettent d’ajouter énormément d’humour à l’ensemble de la scène, précédant le générique. Pourtant, le message de la chanson n’est pas si drôle, puisque tout le quartier semble être dans une dépression collective. Ah, le capitalisme !

Non, vraiment, j’ai adoré cette introduction. Zoey rentre alors chez elle post-générique pour se cacher et essayer de comprendre ce qu’il s’est passé ; mais puisqu’elle entend encore sa voisine chanter, elle décide d’aller chez elle pour se confier, se plaindre, extérioriser tout ce qu’il vient de se passer. Et la voisine obtient aussitôt le rôle de la nouvelle meilleure amie, ouverte d’esprit et probablement de très bons conseils (mais on sait qu’elle va tellement chanter elle aussi dans la série).

Le lendemain, c’est une journée encore plus longue qui commence pour Zoey, avec une réunion de crise au travail : la montre connectée qu’ils doivent lancer dans cinq jours a un bug. Cinq jours, c’est intenable pour survivre ; mais bon, bienvenue sur la côte Ouest des États-Unis.

Zoey est donc obligée de rester travailler bien tard au bureau, avec son collègue Liv. Codeuse, elle ne trouve pas de bug dans ce qu’elle a écrit… mais en revanche, elle entend le nouveau sur lequel elle craquait chanter « Mad World ».

Sa performance ne m’a pas autant touché que ce qu’elle semble toucher Zoey, mais en même temps, même si elle était émue aux larmes, elle est si gênée d’entendre ça qu’elle se casse plutôt que de lui parler et de l’aider. Dans quel monde tu laisses quelqu’un dans sa dépression comme ça, surtout qu’elle est intéressée par lui, donc même si elle n’est pas sûre de ce qu’elle entend, c’est l’occasion de lui parler quoi !

À la place, elle préfère se rendre dans un club pour obtenir les conseils de sa voisine avisée, à nouveau. Celle-ci est toujours sceptique de ce que lui raconte Zoey, mais elle lui explique que les chansons révèlent souvent les émotions et les pensées profondes des gens.

Le lendemain, Zoey se décide donc enfin à aller parler au nouveau et, ma foi, j’aime beaucoup la spontanéité de Zoey. Elle ne s’arrête jamais de parler, c’est un moulin à paroles de gênes, mais j’aime beaucoup ce que ça donne dans cette scène où elle se « sert » finalement de la maladie de son père pour aborder ce collègue sexy mais dépressif.

Celui-ci se sent clairement concerné lorsqu’elle dit ne pas pouvoir savoir s’il est dépressif, et c’est ainsi qu’il lui propose d’aller faire un tour, pour manger quelque chose de meilleur que les céréales de leur boulot. Heureusement qu’ils sont en plein rush au travail, hein ! Lors de cette petite balade, il finit par lui confier que son père s’est suicidé il y a quelques mois et qu’il a beaucoup de mal à l’accepter depuis. Oh, et notons aussi qu’il s’appelle Simon, ça me fait un deuxième prénom connu, c’est toujours utile pour la critique !

C’est là que les scénaristes révèlent avec habileté que la voisine a probablement raison quand elle dit à Zoey qu’elle entend ce que les gens ressentent, puisque Zoey en profite pour dire qu’ils vivent dans un monde de dingue (« mad woooorld »).

La scène est touchante, mais j’ai senti assez vite au début de la scène suivante qu’on n’avait pas encore eu le plus fort qui pouvait arriver : Zoey qui entendrait son père chanter… Avant d’en arriver là, on a droit à une très bonne scène avec sa mère (bon, d’accord, c’est juste que j’aime l’actrice) qui est déprimée de savoir qu’en six mois l’état de son mari s’est dégradé à ce point.

Pas de père qui chante, en tout cas, ça m’a étonné. Peut-être que la série se garde ça pour plus tard ! En attendant, Zoey retourne au boulot où son collègue meilleur ami est choqué de découvrir qu’elle a finalement parlé au nouveau ; où sa boss lui fait remarquer que son absence de la veille n’est pas restée inaperçue et où ses autres collègues s’avèrent tous complètement en train d’espérer qu’elle n’obtienne pas la promotion qu’ils veulent aussi. Pour ne rien arranger alors que le monde entier est contre elle dans une chanson horriblement catchy mais gênante, elle finit par découvrir que Simon est en fait… fiancé. Oups !

Inévitablement, elle se sent encore plus seule de découvrir que son crush est sur le point de se marier, alors elle retourne auprès de son père, pour lui raconter sa vie et se plaindre. La scène est belle, l’actrice nous propose une belle performance et son père pleure lui aussi… On en arrive donc à la chanson tant attendue, « True Colors », chantée par le père. C’est bien trouvé, mais la scénario place la barre haute – les chansons de cet épisode sont des classiques, elles ont dû coûter assez cher quand même, tout en étant parfaitement adaptées au scénario.

En tout cas, avec cette chanson, l’acteur qui incarne le père remonte clairement la barre de la série : la fin où il reprend son état végétatif est bouleversante. Pourtant, c’est une bonne nouvelle pour Zoey qui comprend que son père a beau être dans un état végétatif, il comprend encore ce qu’il se passe autour de lui et ce qu’on lui dit. Elle a alors l’idée d’une excursion en bateau pour lui faire plaisir, que l’on voit en fin d’épisode une fois la mère et le frère de Zoey convaincus que cette idée n’est peut-être pas si mauvaise. La scène est super touchante : le père parvient à bouger assez pour prendre la main de la mère. Pfiou, je vous jure, ce n’est pas subtile, mais ça fonctionne !

Le lendemain, encore, elle retrouve Simon qui lui dit avoir parlé avec Jessica, sa fiancée, mais qui trouve que la communication entre eux n’est pas aussi bonne que ce qu’il espérait et que ce qu’il a avec Zoey. Cela lui donne la solution au bug de la smartwatch : le logiciel ne communique pas assez avec la montre, tout simplement.

Zoey laisse en plan Simon, mais elle se fait remarquer par sa boss qui ne peut plus que lui donner la promotion maintenant que notre personnage principal a la confiance et le pouvoir qu’il lui manquait. Et alors que je pensais vraiment que l’épisode était terminé avec la scène sur le bateau, Zoey se lève le lendemain au son de Good Morning (ah j’adore cette chanson) et retourne au travail (au moins, on ne pourra pas dire qu’elle ne travaille pas elle) pour mieux découvrir que… son meilleur ami est amoureux d’elle. Mouais. J’aurais aimé un autre cliffhanger pour le coup, ou pas de cliff du tout, parce que c’est un schéma un peu vieillot dont on peut se passer en 2020 le meilleur ami amoureux (après, c’est bien de savoir qu’elle peut entendre des choses positives aussi). Maintenant, en tout cas, l’attente va être longue avant le prochain épisode dans un peu plus d’un mois !

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6 commentaires sur « Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E01 »

  1. C’était un pilot vraiment sympa, Jane Levy est super chou, j’adore les trucs chantés bref, i’m in. Dommage que les audiences aient été mauvaises, je pense qu’il ne faudra pas trop s’attacher à la série.

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  2. Ça y est, j’ai enfin regardé ce premier épisode ^^ A part Zoey et la boss Joan, je n’ai retenu aucun autre prénom pour le moment. Entre True colours, Mad world et la chanson interprété par les collègues de Zoey (qui m’ont bien fait rire avec leur choré), très bon choix pour le pilot surtout qu’elles sont toutes très bien interprétées. Mais bon, au premier coup d’oeil, quand tu reconnais un acteur de Glee et un autre de Pitch perfect, tu sais que niveau vocal, ça va être bon.
    J’avais peur de ne pas accrocher, que ça soit trop fantasque mais finalement, c’est vraiment bien. Les personnages sont attachants et le don de Zoey est vraiment intéressant à découvrir, surtout que ça va lui permette de comprendre davantage l’état de son père.

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    1. Tu oublies Help, qui est vraiment un très beau numéro d’entrée pour la série ! 🙂

      Je n’avais pas reconnu Unique de Glee dans cet épisode et je n’ai pas vu Pitch Perfect. Ce que j’aime dans la série, et tu le verras davantage par la suite, c’est justement qu’il y a des acteurs comme ça avec un excellent niveau vocal, mais aussi des acteurs qui ne sont pas chanteur du tout, mais qui se prêtent aussi au jeu de pousser la chansonnette. Je trouve que ça rend l’ensemble très cohérent de ne pas toujours privilégier la qualité vocale, mais uniquement l’évolution des personnages et la performance en elle-même. C’est très beau à voir !

      Bref, j’adore cette série… J’espère qu’elle sera renouvelée 🙂

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