One Day At A Time (S01)

Synopsis : Une mère célibataire d’origine cubaine élève sa fille adolescente et son fils pré-adolescent avec « l’aide » de sa mère, plus old-school.

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Pour commencer, cette série, je n’en entends que du bien depuis qu’elle est arrivée discrètement sur Netflix et que des amis ont commencé à la regarder. Je mets ça au masculin, mais tout le monde sait que par ces mots, je désigne surtout Gaëlle et Poluss. Par conséquent, il n’était plus question pour moi de trainailler à la voir, et je fais de 2020 une année qui sera marquée hebdomadairement par la série.

Ben oui, il y a cinquante-deux épisodes prévus dans la série d’ici 2021, ça me fait pile de quoi en voir un par semaine… On verra si c’est le rythme que j’arrive à tenir (peu probable) ou si je m’engouffre tout à un moment. En tout cas, pour commencer, je vais tenter de m’y tenir. Tout étant disponible sur Netflix qui aime enchaîner les épisodes, on verra bien comment ça se termine.

En attendant, la plateforme me l’imposait peu cette série, parce que l’algorithme me dit qu’elle ne correspond qu’à 72% à mes goûts. C’est loin du pourcentage suggéré par ce qu’en disent les amies ; on verra vite qui est dans le vrai !

S01E01 – La Quinceañera – 20/20
En un épisode, la série parvient à instaurer les personnages et leurs dynamiques, nous faisant passer du rire aux larmes, parfois des larmes au rire. OK, c’est bon, un épisode suffit à comprendre le succès de cette comédie qui est effectivement excellente dans ce qu’elle apporte, à la fois du côté des sujets qu’elle traite, suffisamment originaux (l’intégration culturelle, la working class, la dépression) pour rendre bien plus touchants ceux que l’on a déjà vu et revu (l’adolescence, les relations familiales), et dans ses gags ou répliques percutantes. Un par semaine ? Ce n’est pas forcément gagné !

One Day at a Time – S01E01

Épisode 1 – La Quinceañera – 20/20
En un épisode, la série parvient à instaurer les personnages et leurs dynamiques, nous faisant passer du rire aux larmes, parfois des larmes au rire. OK, c’est bon, un épisode suffit à comprendre le succès de cette comédie qui est effectivement excellente dans ce qu’elle apporte, à la fois du côté des sujets qu’elle traite, suffisamment originaux (l’intégration culturelle, la working class, la dépression) pour rendre bien plus touchants ceux que l’on a déjà vu et revu (l’adolescence, les relations familiales), et dans ses gags ou répliques percutantes. Un par semaine ? Ce n’est pas forcément gagné !

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Spoilers

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Your daughter does not want to have a quinces.

Oula, mais c’est que je suis totalement rouillé dans les critiques ! Je me suis fait déborder par le rythme de cette comédie tellement j’étais en train de suivre ce qu’il se passe, c’est malin. Bon, rapidement, les premières impressions : le générique est vraiment sympathique, je sens que ça m’aidera à accrocher à la série au fil des semaines ; contrairement aux rires et autres réactions entendues pendant toute la série. J’ai toujours un peu de mal avec ça, mais j’ai tenu devant plein de séries qui l’avaient, alors pas de raison.

Les personnages ? Difficile de se faire une idée pendant la première scène, puisqu’on ne découvre que l’héroïne, Pénélope, qui réussit à être bien marrante avec son patient lourd qui la drague, mais qui n’est pas encore super drôle. Eh, sur une vraie chaîne, ça aurait plombé l’audience, mais comme on est sur Netflix, ce n’est pas bien crave, tout le monde a forcément continué !

En plus, dès la deuxième scène, c’est tout de suite beaucoup mieux puisqu’on se retrouve dans la maison familiale, et que les interactions familiales sont déjà excellentes. L’infirmière qu’on vient donc de rencontrer vit donc avec son fils plus intéressé par son ordinateur, sa fille adolescente et sa mère ; la abuelita qui a tout ce qu’il faut pour devenir immédiatement un personnage qu’on adore – à savoir un franc-parler et un espagnol qui me fait bien plaisir, parce que j’arrive à la comprendre, contrairement à sa petite-fille, Elena.

Cette dernière n’est donc pas très douée du tout en espagnol, contrairement à Alex, son frère qui a marqué plein de points dans l’humour de petit frère insupportable au sein de cette scène, entre ça et son inquiétude d’être dans une famille de pauvre.

Il faut dire qu’il y a de quoi s’inquiéter : sa mère refuse de lui acheter cinq paires de basket et achète de la nourriture quasi périmée. Toute l’intrigue d’Alex tourne autour de ces paires de baskets et il s’impose rapidement comme un petit génie de l’humour et des solutions foireuses avec l’achat de plein de baskets qu’il compte retourner. C’est « presque » du vol. Il m’a bien fait rire, jusqu’à ce qu’il aille trop loin en parlant de son père qui donne pourtant plein d’argent à sa mère.

Bim, la scène d’introduction prend alors tout son sens : Penelope est une mère célibataire dont le mari est retourné en Afghanistan alors qu’il n’y est plus soldat. Et si on se marrait vraiment bien dans le début de l’épisode, c’est tout de suite beaucoup plus triste quand elle doit recadrer son fils sur le sujet, puis qu’elle enchaîne immédiatement avec sa fille, Elena, qui a foiré volontairement un contrôle pour se faire entendre.

Oui, car l’intrigue principale de l’épisode, c’est en fait que l’anniversaire de ses quinze ans pose un problème à Elena, parce que la famille est cubaine et qu’il y a une tradition cubaine qui consiste justement à faire une grande fête aux quinze ans des jeunes filles qui deviennent alors femmes. Tout cela permet d’excellentes blagues (“ironically it happened on first period”), mais aussi une approche toute originale de l’intégration culturelle, avec une grand-mère (et une mère) qui tiennent aux traditions et une ado bien plus moderne que ça.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette introduction qui donne bien le thème de la série et fait fonctionner à merveille l’ensemble de la famille. Ses enfants, qu’elle aime plus que tout (et ça se voit à l’écran), la rendent chèvre et on passe alors au lundi matin où notre héroïne retourne au travail et où l’on comprend pourquoi on lui conseille des anti-dépresseurs, quand même. Parce que oui, Pénélope est aussi pas loin d’une vraie dépression, au milieu de tout l’humour que nous balance la série – notamment dans la manière dont elle nous propose un chouette débat mère/fille avec des rôles inversés !

Pour l’aider dans l’éducation de ses enfants, Pénélope peut donc compter sur sa mère et sur les anti-dépresseurs, mais aussi sur son propriétaire omniprésent, Schneider, qui apporte sa touche d’humour lui aussi, à vouloir bien faire dans l’éducation des enfants, mais à surtout aimer pouvoir s’imposer régulièrement dans la famille (au cours de cet épisode, c’est parce que l’évier de cuisine est bouché). Cela n’empêche pas Pénélope d’avoir une scène hyper touchante où elle craque face à sa mère, avant de parvenir à résoudre tous ses problèmes. Une chose est sûre, après une demi-heure, ces personnages ont déjà trouvé le moyen de se faire une place dans nos cœurs et si tous les épisodes sont à ce niveau, ça va être une vraiment bonne découverte – mais je n’en doute plus, vu comme elle m’est conseillée !

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Gentleman Jack (S01)

Synopsis : Halifax, Yorkshire, 1832. Anne Lister souhaite redorer son héritage familial composé d’une maison et de plusieurs terres. Pour cela, il faudrait qu’elle fasse un bon mariage… mais elle n’a pas vraiment l’intention de se marier avec un homme pour réussir. Série inspirée de l’histoire vraie d’Anne Lister.

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Pour commencer, je dois avouer que cette série, qui fait partie de mon Challenge Séries 2020, ne m’aurait même intéressé si elle n’avait pas complètement court-circuité mon amie Poluss, à la manière dont Orphan Black avait su le faire il y a quelques années. À force de l’entendre me dire que cette série était géniale, je me suis dit qu’il fallait peut-être que je la teste. Et comme en plus, elle en avait les DVDs, il était facile de céder à cette survente.

Je ne savais pas grand-chose de l’histoire de la série, à vrai dire : je savais qu’il était question d’Anne Lister, je savais que le tout s’inspirait d’une histoire vraie et je savais qu’Anne Lister était connue pour avoir été lesbienne et l’assumer à une époque où ce n’était pas assumable du tout. À part ça, j’ignorais à peu près tout de la série, mais son côté historique me rebutait un peu – malgré des photos promotionnelles très semblables à celles d’Another Period.

Un drama historique et britannique ? Je pensais devoir m’accrocher pour aimer, mais en fait… Eh, je ne vais pas tout vous dire maintenant, lisez mes avis ci-dessous 😉

Note moyenne : 17,5/20

S01E01 – I Was Just Passing – 18/20
Ce n’est absolument pas, mais alors pas du tout, mon genre de séries, exactement comme je le pensais. Pourtant, le personnage principal porte vraiment bien la série et les thématiques sont originales, voire audacieuses par moment. Le rythme ne laisse pas le temps de se poser ou de se demander ce qu’on fait là, pas plus que la bonne musique ou les performances vraiment sympathiques des acteurs. Bref, j’accroche dès le premier épisode alors que je pensais avoir besoin de temps : c’est plutôt une très bonne surprise !
S01E02 – I Just Went There To Study Anatomy – 17/20
Quelle série, vraiment ! Je n’arrive toujours pas à comprendre comment elle se débrouille pour me plaire autant malgré ses épisodes interminables et ses intrigues qui ne devraient pourtant m’accrocher comme elles le font. La seule évidence qui s’impose, c’est que l’écriture est excellente, que les répliques sont percutantes et l’ambiance toujours aussi particulière, mais maîtrisée de bout en bout. Et puis, les personnages, à commencer par Anne Lister, évidemment, sont juste géniaux. Je ne lui reproche finalement que quelques longueurs, parce qu’un épisode de 58 minutes, c’est trop pour moi apparemment. C’est déroutant : on les voit passer, et en même temps, non.
S01E03 – Oh Is That What You Call It? – 18/20
Le truc, c’est qu’avec un épisode qui dure une heure, il y a forcément des longueurs, beaucoup, et que ça rend compliqué de mettre la note la plus optimale à la série. Pourtant, elle est vraiment attachante et dans cet épisode, même ses intrigues moins convaincantes jusque-là ont pris une tournure inattendue les rendant plus intéressantes. Bref, j’accroche vraiment bien et j’aime la petite touche d’humour un brin méta qui ne manque jamais de surgir.
S01E04 – Most Women Are Dull and Stupid – 17/20
La scène finale relève tellement le niveau de l’épisode que j’en oublie presque que j’ai trouvé une fois de plus qu’il partait dans tous les sens, et pas toujours pour le meilleur. Si je me plaignais de la rapidité des précédents, celui-ci est plus lent… mais utilise tellement de personnages que tout n’est plus toujours très clair. Bref, ça m’a un chouilla moins plu, mais ça reste une série devant laquelle je sais que je vais passer un bon moment à chaque fois.
S01E05 – Let’s Have Another Look at Your Past Perfect – 18/20
J’ai plus accroché que la semaine dernière alors même que l’épisode m’a paru plus redondant et répétitif que jamais, allez comprendre. Je pense que le point le plus positif de cet épisode est qu’il se recentre sur la partie la plus intéressante de la série plutôt que sur les intrigues secondaires qui ne sont enfin plus que ça : des intrigues secondaires. Et c’est tant mieux. Comme quoi, la répétition peut avoir du bon, parfois.
S01E06 – Do Ladies Do That ? – 16/20
L’écriture de la série et de ses répliques sauve véritablement l’ensemble de sombrer vers de moins bonnes notes, malgré ses points faibles, qui ne sont pas inexistants. C’est vraiment un plaisir de suivre cette histoire grâce à tout plein de moments très prenants. Côté réalisation et casting, c’est impeccable aussi, toujours, et je ne boude pas mon plaisir devant cette série, même si, encore et toujours, je la trouve lourde à digérer.
S01E07 – Why’ve You Brought That ? – 17/20
Un épisode un peu plus court que les autres ne fait pas de mal à la série qui réussit à recentrer mieux son intrigue, même si toutes les petites histoires continuent de partir chacune de leur côté. L’avantage, c’est que cette fois, elles interagissent davantage entre elles et que tout est bien mieux explicité. Je pense que ça s’explique aussi par le fait qu’il s’agit de l’avant-dernier épisode de la saison et que tout est mis en place pour la fin.
S01E08 – Are You Still Talking ? – 18/20
La série propose une fin de saison très solide, mais je n’en attendais pas moins. Elle aura su rester de qualité constante tout au long de ses huit épisodes et aura su me charmer grâce à sa qualité d’écriture sur laquelle je ne suis pas près de manquer d’éloges. Concrètement, le style incisif d’Anne Lister fait tout le charme de la série, mais il est très clair que tout repose sur ses épaules de toute manière. Et c’est tant mieux !

Gentleman Jack – S01E01

Épisode 1 – I Was Just Passing – 18/20
Ce n’est absolument pas, mais alors pas du tout, mon genre de séries, exactement comme je le pensais. Pourtant, le personnage principal porte vraiment bien la série et les thématiques sont originales, voire audacieuses par moment. Le rythme ne laisse pas le temps de se poser ou de se demander ce qu’on fait là, pas plus que la bonne musique ou les performances vraiment sympathiques des acteurs. Bref, j’accroche dès le premier épisode alors que je pensais avoir besoin de temps : c’est plutôt une très bonne surprise !

> Saison 1


Spoilers

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I think the only thing I’ve ever really been running from is the banal.

Pfiou, dès le premier plan, il n’y a aucun doute, on est en plein sur une série britannique, et on est en 1832, aussi. Très vite, il a fallu que je me mette les sous-titres quand même, parce que ça sentait l’accent de dingue et le vocabulaire un brin perché. Et ça n’a pas manqué, même si le début sur les chapeaux de roues aide bien : on assiste en effet à un accident de char, avec un enfant jeté par-dessus un mur assez haut, qui finit avec une fracture ouverte. Pour l’époque, c’est gênant.

Très vite, il est pourtant question d’Anne qui habite chez Miss Hobart, ben tiens. Bon, je sais déjà qu’Anne est l’héroïne et que la série a trouvé son public lesbien précisément grâce à cette héroïne, mais reste à voir si ce sera une fausse piste ou non. Il est question d’elle en tout cas parce qu’elle rentre d’Hastings après quelques temps loin de chez elle… et ça soule d’avance sa sœur qui se rend bien compte que sa sœur est le sujet principal de conversation, comme toujours, alors même qu’il vient d’y avoir un accident. Bon, au moins on sait ce qu’il en est.

Le générique est bref, mais vraiment sympathique, je trouve. Ca nous met dans l’ambiance au moins. Juste après, on se retrouve en ville avec l’arrivée remarquée d’Anne, car elle conduit comme une dingue. À bord de sa voiture tirée par des chevaux, il y a des gens peu fascinés par sa conduite, et notamment Eugénie, une femme de chambre française qui vomit aussitôt qu’elle met pied à terre. De cette scène, j’ai surtout noté que j’étais tout perturbé d’avoir un plan brisant le quatrième mur ou des mots de français auxquels j’avais du mal à accrocher, mais je n’ai pas vraiment eu le temps de m’en formaliser. Et bizarrement, je me suis dit que ça allait me plaire.

Marian n’est pas ravie de revoir sa sœur et elle lui fait sentir, mais celle-ci est tellement cassante avec tout le monde. C’est plutôt une bonne chose, son ton cassant n’étant pas pour autant froid, ça aide à la rendre intrigante. Et ça ajoute aussi de l’humour quand on la voit passionnée par la médecine, à table, alors qu’il est question d’une autopsie d’un crâne d’un jeune homme mort. Marian adore l’idée.

Du côté du rythme, on est donc sur quelque chose de beaucoup plus vif que je ne l’imaginais avec de la musique entraînante. C’est plutôt chouette. Sinon, le personnage d’Anne est rapidement dessiné : elle est un caractère à part, c’est très clair, et elle n’hésite pas à faire le travail qui est normalement celui des hommes ; à savoir aller récupérer un loyer. Je n’ai pas tout suivi à cette intrigue pour le moment, mais il est question pour Anne d’aller faire le travail de Briggs, qui a une jambe bien infectée.

Quand elle rentre enfin chez elle, Anne prend le temps de s’occuper de la santé d’un cheval, Percy, montrant à nouveau un goût certain et des connaissances pour la médecine (et ça ne semble pas bon signe pour le cheval), avant de se prendre rapidement la tête avec Marian, lui reprochant de faire les tâches d’un homme, ce qui fait jaser à Halifax… un peu comme ses relations possibles avec les femmes, Marian n’étant pas bête et comprenant bien la relation qui unissait peut-être Anne et Miss Hobart.

Face à sa sœur, Anne ne montre pas vraiment ce qu’elle ressent, ni la moindre trace de faiblesse, mais on sent immédiatement qu’il y a quelque chose à creuser. Et Anne le lit dans un journal absolument illisible pour nous, puisqu’elle écrit de manière codée. Un flashback nous montre alors que Miss Hobart lui a brisé le cœur en se promettant à un homme, Donald. Ce mariage brise complètement Anne… qui se fait, dans le présent, réconfortée par sa tante, qui n’est pas pour autant au courant de tous les détails. Bien. Tout va si vite.

Dans le présent, Anne se rend avec son père pour récupérer son argent, alors que celui-ci lui conseille de se tenir à l’écart du business de charbon dont elle veut pourtant bien se mêler. Ce faisant, elle tombe sur le père du petit garçon du début d’épisode, alors on sent bien que ça finira par jouer sur la saison. On verra bien… En attendant, Anne parvient à gérer les affaires avec une main de fer : elle force un homme, Sowden, à payer le loyer qu’il lui doit – mais il n’a pas tout l’argent nécessaire. Si celui-ci la menace, ça n’a aucun sens et ça ne terrifie pas vraiment Anne, qui n’hésite pas ensuite à virer un locataire âgé qui, selon elle, ne fait pas fructifier sa terre. D’un coup, elle est moins charmante, Anne !

Juste après ça, elle prend un rendez-vous avec un homme qu’elle espère être capable de la remplacer à la tête des affaires, puisqu’elle envisage déjà de repartir à l’autre bout du monde. Bref, elle a l’héritage de son oncle, que son père n’est pas capable de gérer, et ça l’arrange bien de trouver quelqu’un, Washington, qui pourrait faire attention à s’assurer que ses affaires fructifient bien, y compris en ce qui concerne le charbon.

Après tout ça ? La famille reçoit la visite de Mrs Lawton, qui bien qu’elle soit mariée est aussi et surtout une amante d’Anne. Je vais finir par m’y perdre, moi. Après un repas de famille, Mrs Lawton, qui appelle Anne Fred couche donc avec elle avant de lui conseiller de se marier à un homme… ce qui n’est pas dans ses intentions.

En effet, bien en avance sur son temps, Anne espère se marier avec quelqu’un qu’elle aime, et passer ses soirées avec. Le problème, c’est que Mrs Lawton est déjà mariée, elle, et qu’elle nous fait une analyse du personnage fort intéressante : pour elle, Anne passe son temps non à voyager comme elle le prétend, mais à fuir ; et notamment à fuir les situations sentimentales douloureuses dans lesquelles elle se place, comme avec Vere Hobart. En plus, il est évident que le monde la voit comme quelqu’un de bizarre, mais pas assez comme la personne intelligente qu’elle est. C’est en tout cas assez fou qu’une série historique, et s’inspirant de la réalité en plus, propose ce genre de scènes, parce que ça sonne sacrément moderne comme conversation… Vraiment, Anne est en avance sur son temps.

On découvre par ailleurs qu’une certaine Miss Walker est malade. Elle voit donc un médecin qui ne se doute pas du tout de ce qui ronge la jeune femme, orpheline et possédant une fortune… quand il apparaît évident qu’elle va être un love interest pour Anne Lister (pure supposition, si ça se trouve je me plante complètement). Disons que son excitation d’entendre parler du retour d’Anne ne trompe pas spécialement.

Pourtant, Anne n’a pas du tout envie de la revoir, parce qu’elle a gardé le souvenir d’une fille stupide. Pourtant, voilà Miss Walker, sa tante et son oncle (qui s’occupent d’elle) débarquant spécifiquement pour voir Anne Lister.

L’alchimie entre les deux actrices est absolument dingue dès le départ. Enfin, dès qu’Anne se retourne vers Miss Walker en tout cas. J’avais peur de me tromper, mais la manière dont Anne lui jette un regard en parlant de son « sexe » (au sens de genre) ne laisse aucun doute sur l’intrigue à venir. Et c’est plutôt cool car toute la scène est faite de rapprochements entre elles ; et d’Anne qui envoie paître, quasi-littéralement, le docteur Kenny qui voulait la draguer.

Elle lui demande donc d’aller checker la santé de son cheval qui est bien mourrant et qu’elle devra abattre elle-même, faisant à nouveau le job d’un homme… mais pas avant d’avoir eu un débat avec ses invités et plus particulièrement avec Marian sur une loi qui interdit spécifiquement le droit votes aux femmes.

Oh, et pas avant, non plus, de nous avoir confié en voix-off qu’elle était bien intéressée par Miss Walker (tu m’étonnes) qui, bien qu’elle ne soit pas d’un rang assez haut à son goût, compense largement par sa fortune et sa très claire attirance pour elle. Eh bah ! L’épisode se conclue donc par Anne qui rend visite à Miss Walker, et on ne l’a jamais vu autant sourire durant tout l’épisode, alors ça pue déjà l’amour et la drague, je vous le dis !

Par ailleurs, puisque l’on revoit ensuite Eugénie en train de vomir, on comprend vite qu’elle est enceinte. Elle s’en confie à l’ancienne femme de chambre d’Anne, Elizabeth, qui s’occupe aussitôt d’elle, en lui conseillant toutefois de ne pas en souffler un mot à sa maîtresse si elle espère ne pas se faire virer. La série aborde de manière intéressante la thématique de l’homosexualité, puisqu’on apprend par Eugénie qu’Anne connaît les travers humains comme elle a couché avec des femmes. Bim. Cela ne plaît pas trop à Elizabeth d’entendre Eugénie raconter ça… Heureusement, elle le fait en français, elle peut sauver ainsi les apparences. Eugénie ? Elle est enceinte du jeune mort dont Anne a adoré voir le cerveau, alors son intrigue n’est vraiment pas joyeuse.

Loin de tout ça, on retrouve aussi le petit garçon de la première scène qui reçoit la visite de Thomas, le fils de Sowden (le locataire menaçant) lui offrant un sifflet. C’est un bon cadeau puisque le petit garçon s’est enfermé dans un mutisme gênant.

Sur ce, je n’ai plus qu’à aller envoyer un message à Poluss pour la rassurer : je lui ai dis que je commençais la série ce soir, elle doit forcément avoir une part de stress en espérant que j’aime bien (ou alors elle est partie se coucher pour ne plus y penser ?). C’est heureusement le cas, même si je ne suis pas sûr d’enchaîner la série aussi vite que je le pensais. Un épisode par un épisode, ce n’est pas si mal finalement, parce que le rythme est effréné et qu’il y a beaucoup de choses à digérer. Ca ira peut-être mieux maintenant que je connais l’univers, cela dit.

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