9-1-1 – S04E01

Épisode 1 – The New Abnormal – 19/20
La série revient en grande forme après des mois d’absence ! On reprend sur une énorme catastrophe, forcément, mais celle-ci ne nous empêche pas de retrouver un à un les personnages que l’on aime. Certes, tous ne sont pas hyper développés pour cette reprise, mais on arrive à avoir une idée générale d’où ils en sont, tout en les voyant sauver des vies, ce qui reste le but de la saison. Il y a de bonnes idées en cours de route, les personnages à sauver réussissent à être attachants et le coronavirus est exploité par les scénaristes avec le bon dosage pour que ce ne soit pas trop lourd.

> Saison 4


Spoilers

We’re all dying to get out there and see the world

Ouh, comme ce début d’épisode passe mal. La série prend le choix de laisser totalement de côté l’horrible période de confinement et d’irruption de la pandémie pour reprendre en septembre, où les infections étaient au plus bas et où on commençait à reprendre espoir d’une vie meilleure – et normale – partout dans le monde, et particulièrement aux États-Unis. Je trouve que c’est une excellente idée… mais ça ne passe pas si bien en janvier où l’épidémie a repris de plus belle un peu partout en Europe, alors que les États-Unis ont dépassé côté décès liés au Covid19 le seuil critique du nombre d’américains morts pendant la seconde guerre mondiale.

Cela n’empêche le choix musical, le retour du soleil et la petite balade en vélo d’être très sympathiques et de nous mettre de bonne humeur… jusqu’à ce que la catastrophe de ce début de saison se dévoile : quelques petits tremblements de terre vont faire craquer un barrage à proximité de Los Angeles, et la femme que l’on suivait en train de faire son petit tour de vélo est désormais complètement foutue. Elle a la présence d’esprit d’appeler le 9-1-1 via Siri, c’est déjà ça.

On repart alors deux heures avant tout ça, et ça nous permet de retrouver nos héros. La série profite assez bien de la pandémie pour nous montrer que les appels en vision ont la vie belle aux États-Unis. Tout le monde a sa tablette ou son ordinateur, et tout le monde se fait des conversations de groupe comme si de rien n’était. Il y a toutefois des surprises sur ce début de saison qui reprend donc quelques mois plus tard.

La série ne prend pas la peine d’expliquer ce qu’il s’est passé avec le covid, et c’est peut-être une bonne idée parce que ça sonne parfois faux quand elles le font – j’ai souvenir de This is us – mais en même temps, je me dis que pour tous les gens qui découvriront la série en retard ou sans avoir connu la pandémie (eh, ça arrivera !), ce sera bizarre comme changement d’ambiance.

Ben oui, le changement est visible dans la construction de l’épisode, parce que les plans sont impactés par la présence des ordinateurs et tablettes. La distance entre les personnages se fait sentir. Il faut dire que nous ne sommes pas aidés par la distance entre Chimney et Maddie, qui ne sont donc pas confinés ensemble.

Buck et Chimney sont confinés ensemble, parce que Chimney a trop peur de contaminer la mère de son futur enfant. Elle, elle vit désormais avec son beau-frère dont j’avais un peu oublié l’existence, mais qui a l’air très chouette avec elle : il prend soin d’elle et tout, et je n’imagine pas comment ça doit créer des situations bizarres dans la maison.

Du côté de Chimney, il était donc confiné chez Buck pendant toute la période où c’était obligatoire, ce qui paraît logique : tous les pompiers l’étaient apparemment, et ça évitait de mettre en danger les proches de ceux-ci. Seulement voilà, le reste de la caserne est rentré chez elle depuis un moment, mais Chimney s’y refuse toujours.

On sent bien que cela commence à peser à Maddie, plus que son propre ventre qui a bien pris du volume pendant ces quelques mois. Forcément. Cela fait plaisir de la voir heureuse pour sa grossesse, mais ça rend triste qu’elle soit déprimée par l’absence de Chimney auprès d’elle pendant la grossesse. C’est bien d’avoir peur et de vouloir être prudent, mais il y a des situations qui exigent tout de même d’être ensemble… Ou pas ? Buck a aussi un covid-crush via webcam, c’est inattendu.

Athena et Bobby sont également ensemble, vivant désormais avec May. Celle-ci n’est pas là, car elle est de garde. Oui, elle a décidé de faire une année sabbatique, et j’aime beaucoup l’idée parce que j’ai deviné assez vite vers quoi on se dirigeait. Avant d’y arriver, il nous restait à découvrir que Michael s’était installé avec son beau médecin, David, qui enchaîne les gardes aux urgences avec le Covid. Il n’a pas l’air si crevé que ça quand on le voit pourtant, et il a même l’air heureux de s’occuper du fils de son mec et de parler avec Athena.

C’est un peu étrange : à quel moment ont-ils pu développer toute une relation comme ça ? Je veux dire, les médecins ont eu tendance à être un chouilla débordés cet été tout de même. Qu’importe, ça fait plaisir de voir tous les personnages à peu près heureux. Il y en a une qui ne l’est pas pourtant : Athena reprend le boulot après son agression. Nous ne saurons pas grand-chose de son arrêt et des consultations psy pour le moment, nous contentant d’apprendre qu’elle est désormais consignée à son bureau. La catastrophe à venir va tout changer, c’est sûr.

En attendant, elle se dit peu ravie de savoir que sa fille, May, est devenue opératrice téléphonique pour le 9-1-1, tu m’étonnes. Quand on la retrouve, on la voit s’entraîner à répondre à des coups de téléphone, et c’est chouette à voir, surtout que Maddie est évidemment sa tutrice. Après tout, c’est à elle qu’elle avait déclaré son envie en fin de saison dernière.

Autrement, les pompiers font des tests de température en entrant dans la caserne, ce qui fait partie du nouveau protocole, et on retrouve enfin Hen à la caserne, ce qui fait plaisir. Eddie met encore plus de temps à revenir et je l’avais presque oublié. Bon, on en oublie presque aussi que nous sommes devant une série catastrophe. L’épisode fait pourtant le job pour nous le rappeler petit à petit : le craquage du barrage est suggéré à plusieurs moments de l’épisode, de bonne manière.

On apprend à découvrir un peu tous les futurs blessés : les conducteurs de transport en commun n’ont vraiment pas de chance dans la franchise, par exemple, puisqu’on se retrouve principalement avec un bus qui se retrouve encastré dans un building, et pas au premier étage, hein. Au passage, il explose une salle de réunion où un employé se faisait engueuler par sa boss et il perturbe les passagers auxquels on a eu le temps de s’attacher brièvement : CJ un élève de terminale qui reprend les cours malgré son handicap (une forme d’autisme ? Je n’ai pas les sous-titres, je n’ai pas bien compris ce qu’il avait), une passagère avec qui il a sympathisé et un passager particulièrement désagréable.

Ils ont tous eu le temps de voir la vague leur arriver en pleine tronche, même Vanessa qui conduisait ce bus, mais au moins, ce n’est pas un tsunami comme le remarque les pompiers assez justement. J’ai rigolé, j’avoue. Bref, l’épisode fonctionne bien et cette affaire de bus est vraiment prenante lorsque les pompiers arrivent sur place.

On a eu le temps de s’attacher à tout le monde et il est très cool de voir CJ décider de faire un garrot au passager malpoli pour lui sauver la vie, comme il est cool d’avoir une touche de féminisme avec l’employé bloqué sous le bus qui révèle à sa boss qu’il l’a bien tenue à l’écart d’une réunion pour de mauvaises raisons. J’ai vraiment aimé cet épisode et cette intervention. Cela fait du bien de retrouver tout le monde. Quant à CJ, il se calme grâce à Bobby pour qui les choses manquent de peu de tourner vraiment mal. Franchement, il survit à une explosion de manière bien peu crédible, mais eh, c’est 9-1-1. Oh, sinon, j’ai aimé aussi voir Hen s’occuper vraiment des urgences médicales : on voit bien que ses études ont continué, même si elle est encore à la caserne.

Contre toute attente, la série nous fait alors un flashback pour revenir six mois en arrière, dans un monde pré-covid. Tout cela n’a aucun sens, mais ça sent l’arrivée d’un personnage qui aura son importance dans la série : Janelle. C’est celle que nous avons vu en début d’épisode faire son petit tour de vélo et qui a survécu à la masse d’eau lui arrivant dans la tronche. Elle est enterrée vivante désormais, mais il y a quelques mois, elle vivait une vie heureuse.

C’est tellement violent tout ça. La série nous explique le coronavirus de la meilleure et la pire des manières à la fois : mois par mois, quelques secondes de sa vie parfaite devenant de plus en plus horrible, avec son mari qui meure du virus en cours de route. C’est un personnage auquel on s’attache vraiment bien, parce qu’il est difficile de ne pas s’y reconnaître, même si on n’a perdu personne : elle vit désormais seule et sa solitude lui pèse. Oui, elle parle au téléphone avec d’autres, comme tout le monde, mais elle est seule quand même.

Et elle l’est tout autant quand elle se prend la masse d’eau et finit enterrée vivante. Elle est sauvée grâce à l’aide de Maddie qui intervient à temps et la prend en charge de la meilleure des manières, même si on comprend qu’il s’agit d’un appel difficile pour elle. J’imagine qu’elle s’attache aussi à elle parce que la solitude lui rappelle un brin sa situation. Bref, Janelle est finalement sauvée de justesse, et ça nous permet de voir qu’il y a une belle traversée d’eau à travers Los Angeles.

Ce n’est pas fini pour autant : un glissement de terrain est annoncé, et Athena est finalement envoyée sur le terrain, comme prévu. Elle ne peut pas rester derrière son bureau quand il y a tout un quartier résidentiel à évacuer et qu’il y a un manque évident de flics. Athena fait tout ce qu’elle peut pour évacuer le quartier, et elle rencontre ainsi une femme qui refuse de quitter sa maison.

Ce n’est pas le confinement qui lui a fait aimer ça, bien au contraire : elle est confinée chez elle depuis sept ans parce que le monde extérieur est dangereux. La vie lui a donné raison sur ce coup-là. Malheureusement, elle refuse vraiment de quitter sa maison, même lorsqu’Athena pense avoir réussi à faire ce qu’il fallait pour ça.

C’est embêtant, et c’est notre cliffhanger du jour : May, Maddie et Josh (à qui la promotion fait énormément de bien tout au long de l’épisode, j’aime le voir en charge de l’équipe !) découvrent en effet au même moment que le glissement de terrain est en cours. La maison s’effondre donc, de même que le signe si célèbre d’Hollywood, que l’on avait vu à plusieurs reprises pendant l’épisode, comme pour nous indiquer ce qui allait se passer. Oh boy. Vivement mardi, parce qu’Athena est dans la merde, là.

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2 commentaires sur « 9-1-1 – S04E01 »

  1. pour info : CJ est asperger, « aspie » comme il le dit dans l’épisode (je triche ; j’ai les sous-titres ^^)…

    moi non plus je n’ai pas du tout trouvé crédible le coup de l’explosion et du Cap’ qui s’en sort sans une égratignure, et pareil pour CJ…

    et l’effondrement de la maison avec Athena dedans était beaucoup trop attendu à mon goût : dès l’instant où elle a été envoyée sur le terrain on savait qu’il allait lui arriver une grosse tuile…

    mais cet épisode reste très bon malgré tout !

    J'aime

    1. Merci ! Je m’en doutais, mais je n’ai pas voulu poser le diagnostic sans être certain de ce que j’avais entendu aha

      Oui, Athena c’est prévisible, mais ça reste bien !

      Aimé par 1 personne

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