9-1-1 – S04E05

Épisode 5 – Buck Begins – 17/20
Pour un épisode “Begins”, celui-ci a réussi à bien me captiver et beaucoup me plaire, tout de même, je suis donc plutôt content. L’écriture permet d’apporter un vrai approfondissement sur le personnage et de mieux comprendre certaines scènes du passé, tout en rajoutant une couche d’émotions à des moments passés. Là-dessus, c’est une vraie réussite. Après, ça reste bien prévisible et ça continue de vraiment poser un problème du point de vue du gaybait, mais bon… On a l’habitude.

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Spoilers

You never give up, that’s what being Buck means to me.

L’épisode recommence en 1996 et ça nous permet de comprendre un peu mieux l’enfance de Buck – et comment il a pu passer à côté de l’existence de son grand-frère… même si, bof, franchement. On reprend par une scène où on voit Maddie se comporter comme une mère avec son petit frère. C’est abusé. J’ai trouvé le petit dans le rôle de Buck pas forcément hyper bien casté, mais l’actrice pour jouer Maddie ? C’était parfait.

Bien sûr, la scène finit par un petit accident pour Evan, qui manque de se faire renverser deux fois et finit par se faire déséquilibrer. Maddie se fait inévitablement engueuler d’avoir sorti le vélo de son frère, parce que ce n’est pas exactement celui d’Evan : il a une petite plaque d’immatriculation au nom de Daniel.

Le montage suivant nous montre Evan comprendre que c’est une bonne idée d’être un casse-cou et d’avoir des petits problèmes de santé et divers accidents : oui, ses parents s’engueulent à cause du vélo de Daniel que la mère pensait disparu pour toujours, mais derrière, Buck reçoit de l’amour gratuit et une belle journée, avec une virée en ville avec son père. À chaque accident, on lui rapporte de la malbouffe et de l’amour supplémentaire, ça vaut le coup.

En 2004, nous voyons finalement Maddie emmener son frère devant leur ancienne maison. Elle est prête à tout lui annoncer… mais Doug l’interrompt en l’appelant, et finalement, elle préfère dire à son frère qu’elle prévoit de déménager avec Doug à Boston maintenant qu’il est accepté dans son école. Buck le prend mal, mais les parents l’apprennent de Doug, ce qui empire encore la situation.

Evan prend donc la décision de se barrer en vélo pour évacuer sa frustration et sa rage du départ de sa sœur. Cela fonctionne plutôt bien et nous permet effectivement de mieux comprendre certaines frustrations de Buck et sa rage qui l’a toujours caractérisé en tant que personnage. C’est probablement une jolie réécriture de son passé par rapport à ce que les scénaristes imaginaient, mais ça fonctionne à merveille.

Quelques années plus tard, en 2012, c’est sur un scooter qu’on le voit débarquer et avoir un accident. Il termine à l’hôpital, où il demande à parler à Maddie, devenue infirmière. S’il était énervé ce jour-là, c’est aussi parce qu’il s’est à nouveau fait virer de l’école – pourquoi il paraît si jeune ? C’est la coupe de cheveux qui fait ça ? – et il ne veut pas rentrer chez ses parents, parce qu’il a peur d’eux. Buck demande alors à sa sœur de venir vivre avec elle… sauf qu’elle ne peut pas accepter. On sent qu’elle en a envie, mais que Doug l’en empêche. Arf, c’est horrible. Elle a beau avoir de jolis mots pour lui dire qu’ils vont trouver une solution, on sait bien que ce n’est pas si simple.

Elle finit par en trouver une : elle lui offre une jeep – sa voiture, pour qu’il trouve sa liberté et puisse être heureux, le plus loin possible de ses parents tellement toxiques qu’il ne sait même pas pourquoi où est le vrai problème avec eux. Oh, c’est beau comme geste de grande sœur, mais ce n’est pas si simple. Evan voit bien que sa sœur n’est pas heureuse, et il lui propose donc de partir avec lui, peu importe la destination. Bizarrement, Maddie accepte… alors qu’on sait bien que ce ne sera pas le cas quand il sera pompier à Los Angeles.

Ainsi, le lendemain, elle laisse une lettre à son frère à l’accueil de l’hôpital pour lui assurer que sa vie est là où elle est, contrairement à celle de son frère. Enervé, il se barre donc pour trouver sa place dans la vie. Il ne la trouve pas tout de suite : il envoie des cartes postales à sa sœur pour lui dire qu’il vit sa meilleure vie, mais il envoie tout ça à l’hôpital, parce qu’il a peur que Doug foute les cartes à la poubelle.

C’est une jolie relation épistolaire qu’ont le frère et la sœur pendant quelques années, mais on comprend bien que c’est triste cet éloignement, tout de même. On a comme toujours un peu de gaybait avec un infirmier qui s’attache à Buck et le compare à un Village People. C’était un montage rigolo si on met ça de côté : les cartes postales s’entassent, Buck est une tête brûlée et il aime toujours autant les cascades ; se découvrant une passion pour la mer qui terminera en petit tsunami.

En 2015, Buck est désormais barman ayant abusé de l’autobronzant autant que Trump. Un joli mec lui conseille de venir à Los Angeles pour vivre avec lui et ses colocataires… sauf que le type nous est finalement introduit comme un hétéro matant lourdement une nana passant par là. Le gaybait est parfaitement abusé, et j’ai beau y être habitué, je dois dire que j’ai toujours l’impression qu’on va nous sortir une scène qui réécrit le personnage à un moment ou un autre. M’enfin, il faut se faire à l’idée qu’il restera hétéro, je crois.

C’est finalement en 2017 que Buck débarque à Los Angeles, et qu’il nous explique que c’est parce qu’il y avait trois autres Evan dans sa classe que tout le monde l’appelle désormais Buck. Bien. On ne sait pas exactement ce qui le pousse à devenir pompier – je doute qu’un téléfilm puisse suffire à faire ce choix, mais il trouve vite sa place parmi l’équipe, et c’est très sympathique à (re)voir.

De retour dans le présent, on apprend par Maddie que Daniel est mort d’une leucémie, après trois ans à combattre la maladie… Buck ne comprend toutefois pas pourquoi on lui a caché l’existence de son frère et l’explication de Maddie n’est pas très convaincante : elle lui assure que les parents étaient en deuil, et qu’ils le sont toujours. Buck recolle assez vite les morceaux : Daniel avait une leucémie, Evan a donc été conçu pour lui fournir une greffe de moelle épinière. Forcément. Cela faisait partie des théories les plus communes pour expliquer le secret de famille.

Buck était bien un moyen de sauver son grand-frère… mais la greffe n’a pas pris, toutefois. C’est super violent à apprendre, tout de même. Il était désiré, oui, mais il l’était pour sauver son frère, et ça n’a jamais marché. Forcément, quand les parents l’apprennent, tout retombe sur Maddie, alors qu’elle a juste fait tout ce qu’il fallait… avec quelques années de retard tout de même.

Les scénaristes ont beau tenter de nous faire compatir aux parents, ça ne marche pas tellement pour nous, surtout quand ils se mettent à engueuler Maddie qui n’y est absolument pour rien – ils ont quand même foutu une photo de Daniel dans la boîte offerte à Maddie… À quoi s’attendaient-ils ? Evidemment qu’Evan tombe dessus.

À la caserne, Buck raconte aux autres ce qu’il s’est passé, et ils sont plutôt impressionnées par ce secret de famille, tout en constatant que Buck est totalement dans le déni sur l’impact psychologique que ça représente pour lui. Oh, Chimney tente de convaincre Buck de rappeler sa sœur, mais ça ne marche pas exactement comme ça. En plus, Maddie ne le lâche pas et finit par débarquer à la caserne le voir pour tenter de prendre de ses nouvelles et vérifier qu’il va bien. Ce n’est pas comme ça que Buck le vit : il a surtout l’impression que Maddie est là pour aller mieux elle-même et se rassurer, pas l’inverse. C’est triste.

Toute son histoire familiale vient d’être récrite en même temps ; il découvre qu’il n’a jamais été avec sa sœur, mais que celle-ci était avec ses parents, contre lui. Avec ça en tête, il ferait mieux de ne pas aller travailler, mais l’alarme de la caserne retentit et il se retrouve sur une intervention bien risquée, où Chimney tente encore de le débloquer… en vain.

Buck fonce donc tête la première dans un entrepôt en flammes, avec le problème qu’il y a plein de matières inflammables dans l’entrepôt… Et une victime qu’il localise trop tard. On lui dit de ne surtout pas rester dans l’entrepôt et d’en sortir : il fonce donc le plus vite possible au cœur de l’entrepôt et retrouve sans difficulté l’homme qui y est coincé.

Malheureusement, ce faisant, il se retrouve coincé, avec sa victime, par l’incendie. C’est compliqué, tout de même, surtout quand ça finit en explosion assez violente où ils tombent d’un étage en se prenant assez violemment des éléments du décor dans la tronche. La série veut nous faire peur pour Buck – mais je ne les vois pas se débarrasser d’un de leur meilleur personnage comme ça, franchement.  Suite à l’explosion, l’homme qu’il voulait aider est désormais perdu : il est coincé sous un bidon énorme et beaucoup trop lourd pour que Buck puisse le déplacer. Et l’incendie fait toujours rage, en plus. Où est la liaison radio avec les autres pompiers en plus ?

Chimney s’inquiète de ne pas le voir, en premier, mais quand ils ont finalement des nouvelles de lui, ce n’est que peu rassurant. Il demande de l’aide pour sauver l’homme qui est clairement en train de mourir et à qui il donne son oxygène au lieu de penser à sa propre respiration. Il est bien mignon Buck, mais le bâtiment est en train d’exploser de tous les côtés, et ce n’est pas trop le moment de jouer les héros.

Bon, c’est évidemment ce qu’il fait, parce qu’il est Buck et qu’il a de la rage à évacuer encore. Il ne parvient pas, seul, à sauver l’homme et le libérer du poids qui l’écrase, et ça rend franchement triste de voir tout ça. Le montage est beau, avec une musique calme pour nous montrer son cri et sa dépression face à tant d’impuissance.

Seulement, Buckley n’est pas impuissant : il a toute une famille pour lui venir en aide. Les autres pompiers de la caserne débarquent pour l’aider à sauver le type… et une fois à l’extérieur, Hen lui affirme que personne n’a été surpris d’apprendre qu’il était resté en arrière. Oh, d’ailleurs, on avait oublié Athena cette semaine, mais elle est sur les lieux et elle est celle qui apporte la vraie conclusion de l’épisode – et de ce personnage : il a fait son Buck, c’est-à-dire qu’il n’a jamais abandonné et a tout fait pour sauver l’homme. Forcément.

De retour à la caserne, Buck est accueilli par un Eddie ravi de le revoir en vie… lui précisant tout de même qu’il a des visiteurs à l’étage. Il s’agit évidemment des parents de Buck, qui ont bien des choses à aborder avec lui et sont ravis d’apprendre que les autres pompiers l’aiment autant. Il y a un tas de choses à dire, pourtant la mère ne sait pas par où commencer.

C’est donc Buck qui s’excuse en premier pour la mort de Daniel, mais qui impose toutefois le nom de Buck à ses parents. Ceux-ci finissent par lui dire qu’ils sont fiers de lui, parce qu’il est né pour sauver une vie, et désormais il en sauve tous les jours. Gnagnagna. Buck finit par pardonner à ses parents, contre toute attente, mais je doute que ça soit un nouveau départ dans leur relation : rien ne changera vraiment.

S’il pardonne à ses parents, pardonner Maddie est encore au-dessus de ses forces : il avait bien plus confiance en elle et la trahison fait mal. Chimney prend encore la défense de sa fiancée, et il finit par apporter dans la balance l’élément qui change tout : si elle n’est jamais partie avec Buck le jour où elle lui a offert la jeep, c’est parce que c’est un jour où elle a décidé de tout révéler à Doug.

Elle s’était faite agressée par Doug le jour de son départ, donc, et était complètement battue à l’hôpital quand elle a demandé à son collègue de remettre une lettre à Buck pour lui dire de partir loin, seul. Que ? C’est quoi ce collègue en carton ? Sa collègue se fait défaire la tronche par son conjoint violent et il l’encourage à se séparer de la seule personne proche d’elle ? Et il passe ensuite des années à lire les lettres de Buck avec elle ? Mais ? Je ? Bon. Admettons. Il n’y a pas que des gens géniaux dans la vie.

Forcément, l’épisode termine donc sur une note forte côté émotions, avec Buck débarquant voir sa sœur en compagnie de Chimney. Ce dernier les laisse de côté, histoire qu’ils s’expliquent et le pardon de Buck ne met pas longtemps à arriver, parce qu’évidemment qu’il ne peut pas rester en froid avec sa sœur.

Finalement, Buck prend conscience qu’il n’a pas de boîte à son nom avec ses souvenirs d’enfance, lui, mais Maddie a gardé toutes ses cartes postales, alors il a tout de même des souvenirs. La conclusion est choupie, sur l’amour entre ce frère et cette sœur qui se comportait comme une mère pour lui. Leur relation est vraiment choupie, et les flashbacks des dernières saisons le prouvent bien, gagnant même un nouvel impact émotionnel avec cet épisode.

 

PS : Jennifer Love-Hewitt a clairement un baby-bump dans les flashbacks, non ? Aucune annonce sur une possible grossesse de l’actrice a été faite, mais… on dirait qu’elle l’est ? Je n’ai pas souvenir que c’était aussi visible les saisons précédentes, ça n’est donc pas la trace d’une ancienne grossesse de l’actrice… non ? Je suis perplexe (non pas que ça change quoique ce soit à ma vie, en vrai).

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4 commentaires sur « 9-1-1 – S04E05 »

  1. Je suis également allée voir sur internet, pendant l’épisode en plus, si Jennifer Love Hewitt n’était pas enceinte IRL car, physiquement, on le dirait bien, elle n’a pas qu’un baby bump (vrai ou faux) mais ça se voit de partout. Un peu comme Mandy Moore dans le dernier épisode quand elle est jeune dans la cabine, même s’ils arrivent à bien le cacher on voit bien qu’elle s’est épaissie. Sinon, l’épisode était assez triste. Apprendre que tu es un bébé médicament, ça ne doit pas être facile…

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    1. Ah tu me rassures, je ne suis pas complètement fou. Bon, c’est soit ça, soit elle a trop mangé pendant le confinement, et ça, je suis mal placé pour dire quelque chose car j’avais pas mal pris aussi… mais ça fait vraiment grossesse plus que prise de poids, c’est étonnant. Ou rétention d’eau pour une raison quelconque. Bon, en vrai, on s’en fiche, mais ça m’a intrigué !
      À l’inverse, je devais avoir les yeux trop embués de larmes pour me rendre compte que Mandy Moore était enceinte apparemment, tu me l’apprends ! J’imagine qu’on va avoir des flashbacks sur la grossesse de Rebecca, du coup, histoire de se simplifier la vie !

      Pas facile, oui, surtout quand t’es un bébé médicament qui ne fonctionne pas comme prévu 😥 C’est d’autant plus triste qu’il l’apprend très tardivement…

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      1. Pour Jennifer Love Hewitt mais oui ça fait grossesse ou rétention d’eau. Après oui on s’en fiche (ou pas puisque ça nous fait cancaner 😀 ). Pour Mandy Moore, elle l’a annoncé en septembre dernier et on a vu des photos d’elle sur le tournage avec son petit ventre. J’avoue que j’avais complètement oublié jusqu’à cette scène dans la cabine quand elle se retourne à un moment et là ça m’a sauté aux yeux.

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      2. C’est toujours rigolo de cancaner… et je crois que j’avais vu qu’elle était enceinte en septembre maintenant que tu le dis, ça me cause aha !

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