NCIS S18E09 (express)

Épisode 9 – Winter Chill – 16/20
Comme trop souvent, l’intrigue de cette semaine était une enquête qui ne parvenait pas à surprendre… Mais ça n’a pas empêché l’épisode de me laisser complètement abasourdi par certains développements auxquels je ne m’attendais pas. J’imagine que les scénaristes voulaient nous rappeler que c’était une année de merde, mais ça m’apprendra à réclamer qu’ils fassent des épisodes correspondant à notre actualité. 

Spoilers

L’enquête de la semaine se concentre sur la mort d’un ancien soldat retrouvé mort dans un camion frigorifiant. Une sombre histoire de fast-food se développe alors…

Et je n’étais pas prêt du tout pour cet épisode que j’ai commencé avant 7h du matin afin de me valider un point du Bingo Séries et d’occuper mon trajet vers le boulot. Concrètement, ce n’est pas l’enquête de la semaine qui me fait dire ça, parce qu’il était particulièrement inintéressant de la suivre, si ce n’est risible tant les mobiles envisagés pour le meurtre me passent au-dessus. J’ai aimé que ça approfondisse davantage la relation entre Bishop et Torres, mais c’est à peu près tout. 

Là où l’épisode fonctionne en revanche beaucoup trop, c’est lorsqu’il sait toucher les sentiments et la corde sensible d’un peu tout le monde, surtout que nous sommes encore à vif de 2020. Bien sûr, l’épisode reprend avec le départ de Jacqueline, qui s’en va en laissant un simple mail et des objets à son équipe préférée du NCIS… Pour une psy qui les recevait régulièrement, elle a une relation personnelle avec eux un brin surprenante, et surtout aucune peur de leur créer des complexes d’abandon. 

Tout ça reste traité un peu trop à la va-vite à mon goût, mais ce n’est vraiment pas le pire. Figurez-vous que j’étais à deux doigts de verser une larme dans le train à la fin de l’épisode quand même. Et ça, c’est grâce à une double intrigue bien menée concernant la vie des personnages. 

On a ainsi surtout peur pour la mère de Kasie dans cet épisode. Non, on ne la connaît pas, évidemment, mais on apprend dès le départ que quelque chose ne va pas avec Kasie, puis qu’il s’agit de sa mère à l’hôpital. Bien sûr, tout ça n’est qu’une fausse piste pour cacher le rebondissement final, mais ça fonctionne parfaitement car c’est un prétexte pour développer la relation entre Jimmy et Kasie. Celle-ci fonctionne à merveille et était déjà super attendrissante en fin d’épisode quand Jimmy est heureux d’apprendre que sa mère va bien… Avec probablement une pointe de jalousie ? 

Et puis, tout ce développement sur Kasie qui est en dépression, ça fonctionnait parfaitement sur moi ! C’était un épisode qui aurait pu s’arrêter là et nous fournir déjà du bon NCIS. 

En revanche, c’était oublier les vieux démons de la série qui reviennent au galop avec cet épisode : après la mort de la femme de Jimmy et le départ de Jacqueline, c’est au tour d’Emily, la fille de Fornell, d’y passer. Et ça me fait chier, même si le personnage n’était pas exceptionnel non plus. 

Ça me fait chier parce que c’est hors écran. Ça me fait chier parce qu’ils n’ont pas payé l’actrice et s’en débarrassent comme une malpropre, avec l’excuse de nous faire vivre finalement ce que beaucoup ont vécu durant la période de covid, l’impossibilité de dire au revoir. Et ça me fait chier parce qu’elle allait bien et était soignée de son addiction la dernière fois qu’on l’avait vue, mais on ne guérit jamais d’une addiction. 

Le montage final était particulièrement poignant et le rebondissement est bien dur pour Fornell qui s’apprêtait à prendre sa retraite en paix. Franchement, je pensais que l’idée était de préparer Gibbs à son propre départ de ses fonctions, parce qu’il serait temps de prendre sa retraite (nope, le personnage devra mourir), mais ils ont proposé une fausse piste inattendue et déconcertante. 

Bref, en trois épisodes post covid, NCIS dégage donc trois actrices de la série, et trois personnages féminins qui n’existaient déjà que pour donner une intrigue aux personnages masculins (même si bien sûr, Jacqueline était plus que ça). C’est une des raisons qui m’avait fait arrêter la série : y en a marre de cette boucherie permanente des bons personnages féminins, juste pour que les hommes puissent évoluer. C’est paresseux comme écriture, et trois fois de suite, ça devient vraiment odieux pour les personnages et les spectateurs. 

Mais si ça m’énerve autant, c’est probablement que ça fonctionne… 


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