Debris – S01E02

Épisode 2 – You Are Not Alone – 16/20
Très honnêtement, je ne comprends rien, mais dans le meilleur sens possible de cette phrase pour l’instant : c’est prenant et intrigant, et ça ne ressemble pas tellement à d’autres histoires du genre. Les intuitions des personnages sont toujours les bonnes, et c’est tant mieux, parce qu’ils s’en sortent mieux que moi à déduire certains éléments pour l’instant. C’est assurément une série qui vaut le détour, même si je ne sais pas encore vers quoi elle se dirige : c’est peut-être le plus frustrant, d’ailleurs, son fil rouge sera peut-être son point faible si ça continue comme ça. C’est pourtant ce que je préfère d’habitude.

Spoilers


Les objets métalliques d’une petite ville se mettent soudainement à bouger seuls…

I shot myself today.

 Allez, j’ai beaucoup aimé les personnages et le générique de cette série lorsque j’ai regardé le pilot la semaine dernière, alors j’ai envie de croire que ça pourra être vraiment bien. En plus, j’ai lu quelques avis positifs sur cet épisode deux, ça me motive à le regarder ! Il commence par les plans d’une ville déserte et fantôme bien paisible où les objets métalliques se mettent soudainement à bouger seuls et se mouvoir vers un point qu’on ne connaît pas, a priori loin d’un homme étrange dont on ne sait rien non plus. Eh, ça fait beaucoup de mystères étranges en peu de temps !

On retrouve après le générique les personnages de Finola et Bryan, qui viennent juste d’atterrir. Finola se révèle assez vite inquiète de ne pas avoir de nouvelles de sa sœur, et bien évidemment, il est rapidement question de son père. Bryan n’ose rien lui dire pour autant, suivant ses ordres. Le secret va rapidement être lourd, je pense, j’espère qu’on avancera assez vite dans ce fil rouge.

En attendant, on a une enquête de la semaine à gérer avec des objets métalliques ou en alliage qui sont attirés vers un débris, sans qu’on ne sache trop pourquoi, ni comment. Tous les objets ne sont pas attirés, même s’ils sont de bonne composition, et ils se mettent à bouger en début de journée, sans qu’on ne sache si ce soit lié. Bien.

L’homme étrange ? Il est rapidement trouvé par Bryan et Finola. Il leur annonce s’appeler Eric, mais ne pas se souvenir de son nom de famille. Il semble avoir du mal à se souvenir aussi de la fin de ses phrases, et il a clairement du mal à savoir ce qu’il fait là. Il a tout de même envie de terminer ce qu’il était en train de faire, même s’il ne sait pas ce que c’est qu’il est en train de faire. Ainsi, ça ne lui plaît pas d’être emmené au loin vers la base militaire.

Les objets métalliques ? On comprend assez vite qu’il ne s’agit finalement pas d’objets attirés vers le débris : le débris a juste envie de construire un mur tout autour de la ville de Fleetwood. Pourquoi pas. Au moins, ça explique pourquoi seulement quelques objets se mettent à bouger : pour former ce mur, il n’y a pas besoin de tous les objets métalliques, juste de quelques-uns. L’ambiance tourne assez rapidement à une sorte de huis-clos oppressant, même si c’est en plein air pour les personnages.

Ils sont coupés du monde avec des perturbations électriques et magnétiques empêchant de téléphoner et un mur d’objets métalliques s’entassant encore et encore. C’est intéressant comme idée, surtout que ça permet aux personnages d’apprendre à se connaître davantage. Enfin, ça permet principalement à Bryan de poser des questions à Finola sur son père, en vrai.

Il n’est pas très discret pour un agent secret, mais Finola ne semble pas se rendre compte de quoique ce soit. Ils sont interrompus par Eric, en même temps, donc elle n’a peut-être pas le temps de capter que c’est louche : Eric a désormais la chemise en sang après s’être débarrassé des agents qui devaient l’emmener en sécurité dans une base militaire.

C’est étrange : il s’en prend à une voiture qui bouge et semble juste vouloir entrer dans celle-ci en brisant la vitre. Allez comprendre. Le mystère est très pesant, comme l’ambiance, et ça ne fait que commencer ! Eric prend en effet la fuite, jusqu’à ce que Finola arrive à le retrouver… en même temps que Bryan. Le problème ? Ils ne sont pas au même endroit.

Oui, on se retrouve avec une histoire de clones qui n’ont pas conscience d’être des clones, et il y en a au moins trois : le premier a donné son nom à Finola, mais le second non. C’est pour cela qu’il a eu peur de Finola quand elle a utilisé son prénom, d’ailleurs. C’est que ça fonctionne ! Par contre, le personnage d’Eric m’a soulé. Il n’arrête pas de crier et de bégayer sur un sujet vague, affirmant qu’il veut finir de travailler. Les trois clones sont interrogés par trois agents différents en parallèle, et ils s’énervent tellement que…

Ils font des crises cardiaques. Oups. Celui de Finola survit pourtant étrangement, avant de lui demander si elle a trouvé le bol de lumière. Oula, mais quel type de drogue les scénaristes prennent-ils ? L’homme finit par avouer à Finola qu’il a un manque important d’une femme… Pourquoi pas ?

Finola parvient heureusement à nous déduire un sens un peu plus clair de tout ça : oui, deux clones sur trois sont morts, mais pour elle, aucun d’entre eux n’est le véritable Eric. Pour elle, ils ont affaire à des fragments d’Eric : aucun des trois hommes ne semblent être émotionnellement complets ; ils sont juste chacun doté d’une partie des émotions d’Eric. C’est une théorie intéressante, mais la série ne prend pas le temps de la développer plus longtemps.

En effet, Bryan reçoit un appel d’un autre agent l’informant que les objets métalliques forment un cercle parfait dont le centre est… la maison d’Eric. L’avantage, c’est que ça va vite permettre de trouver le débris qui manquait encore. Sans trop de surprise, une fois dans la maison, les personnages découvrent qu’il y a bien un bout de la toiture qui s’est effondré. Nos agents veulent alors descendre vers le sous-sol où est probablement le débris… mais ils sont interrompus en chemin par un bruit sourd.

Il n’en faut pas plus pour que les agents se séparent : Bryan découvre rapidement le débris, avec du sang indiquant qu’Eric a dû être frappé lors de l’impact. Finola, elle, parvient à arrêter un Eric supplémentaire… sauf que celui-ci ne connaît pas son nom.

Le plus étrange n’est pas encore là : le plus étrange, c’est clairement lorsque Bryan remonte à l’étage de la maison pour se retrouver face à face avec lui-même. Ou en tout cas, une version de lui-même en larmes et quand même prête à le tuer au pistolet.

Au moins, c’est fait. Cela doit être super dérangeant, en vrai : le corps va forcément être autopsié et tout par les agents avec qui il bosse chaque jour… et si c’est un clone identique à lui, bonjour le manque d’intimité ensuite. Enfin bref, je ne sais même pas pourquoi j’ai pensé à ça, mais ça m’a décroché un instant de l’épisode. Ce fut un instant suffisant pour que les personnages se mettent à étudier le débris afin d’en savoir plus sur celui-ci.

Tout ce qu’ils y gagnent, c’est un nouvel Eric qui apparaît dans son salon alors que l’original, ensanglanté, semble s’être enfui il y a peu. Finola en retrouve la trace, mais elle confie le sale boulot à un autre agent préférant parler avec sa sœur, Dee (Deedee ?). Celle-ci est dans un étrange squat londonien où elle semble sur le point de se droguer ? Je dois vous avouer que je n’ai rien capté à cette sous-intrigue, là.

Ce n’était pas le plus intéressant en même temps, quand, à côté de ça, il y a l’intrigue des clones et qu’on peut creuser le personnage de Bryan. Celui-ci récupère une photo dans la poche de son clone, et il le fait devant Finola très intriguée. Elle n’hésite pas à lui poser la question, cherchant à comprendre la part la plus importante de lui qu’il protège encore. Leur nouvelle théorie est en effet qu’Eric protège les parties les plus intéressantes de lui-même et se débarrasse du reste.

Les traces de sang de l’Eric original ? Elle mène à son garage et à sa voiture qui n’est plus là. Alors que des agents tentent toujours de désactiver le pouvoir du débris, Bryan et Finola font ce qu’ils peuvent pour retrouver Eric. Il semblerait bien que sa voiture fasse partie du cercle, et ça leur permet d’avoir un endroit où chercher : le cercle d’objets proches de la maison. Ils y trouvent la voiture d’Eric, ainsi qu’Eric lui-même, et Bryan se faufile comme il peut pour le sauver.

Malheureusement pour lui, il le fait au moment où le débris se met à émettre une étrange onde qui créé de la lumière parcourant tout le cercle et le resserrant à chaque passage. Finola est clairement perturbée par le tout, mais Bryan s’en sort évidemment à temps. Eric peut ainsi recontacter la femme qui lui a permis de s’en sortir en étant sa fixette de l’épisode, alors que Bryan peut reprendre son rôle préféré d’agent fédéral. C’est tout ce qu’il montre à Eric, mais aussi tout ce qu’il montre à Finola.

Il est juste dommage que s’il ne lui montre que cette facette, c’est parce qu’il enquête sur elle aussi, et plus précisément sur son père… qu’elle lui confie avoir vu à la morgue après son décès. Il ne faut pas longtemps pour que le boss de Bryan soit lui aussi au courant de ce détail.

Dans les bureaux de la CIA, on retrouve le chef de Bryan en plein rendez-vous étrange avec un homme dont on ne connaît pas l’identité. Le sujet est évidemment George Jones, le père de Finola, qui est toujours en vie et a eu un problème aux yeux, apparemment. Le mystère s’épaissit de ce côté-là, mais il y a de fortes chances que ce ne soit qu’une copie du père, non ? S’il a vraiment été enterré, c’est une possibilité.

Cet agent en charge de Bryan finit par contacter le MI6 malgré tout, mais la boss de Finola ne semble pas vouloir tenir au courant son agent sur le terrain de tout ce qu’il se passe. Et la prochaine chose qui se déroulera à présent, c’est que le corps de son père sera déterré. Forcément.

On s’arrête là-dessus pour cette semaine, et je reste intrigué par l’ensemble. Je ne sais pas bien ce que j’ai regardé, en fait, parce que la série tourne autour du pot un certain temps. En plus, on ne sait pas exactement comment le débris est arrêté, c’est intrigant.

6 commentaires sur « Debris – S01E02 »

  1. J’ai encore bien aimé les personnages mais ce deuxième épisode est moins clair que le premier. Qu’est-ce qui a vraiment déclenché cette histoire de clones ? Je trouve qu’il y a un manque de ce côté-là.
    Et puis, j’ai pas compris pourquoi il n’y avait que Bryan qui se retrouve devant son clone. À part pour montrer la photo qu’il a dans sa poche, ça n’a pas servi à grand-chose et surtout, c’est assez casse-gueule vu qu’aucun autre membre de l’équipe qui s’approche du débris n’y a eu droit.

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    1. Comme il y a du sang autour du débris, je dirais que c’est lorsqu’Eric a été blessé que tout a commencé ? En revanche, c’est une bonne question pour le clone de Bryan. Il me semble qu’il y a une réplique où il dit que l’équipe qui s’approche du débris doit absolument porter des combinaisons… Peut-être qu’ils ont découvert que ça les immunisait aux effets des débris, de manière générale ? De toute manière, il nous manque des informations, c’est clair et net, et ça semble voulu par les scénaristes pour nous mettre dans l’ambiance mystérieuse…

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