The Falcon and the Winter Soldier – S01E02

Épisode 2 – The Star-Spangled Man – 17/20
Je suis heureux de voir que le schéma de la série est plus rapide que ce que j’imaginais, mais quelque peu surpris de constater qu’on a un deuxième épisode très différent de ce qu’avait vendu le premier. C’est beaucoup plus captivant entre ce qui me concerne, mais ça créé un déséquilibre par rapport aux attentes et perspectives ouvertes la semaine dernière. Étrange, mais pas désagréable.

Spoilers

John Walker est le nouveau Captain America, provoquant le dépit de Falcon et du Soldat de l’Hiver.

I’ve got all of that on camera, you know that right?

Je ne peux quand même pas aller me coucher sans avoir vu ce nouvel épisode de la série la plus regardée au monde – non, j’en sais rien, je suppose, comme elle a eu un meilleur lancement d’après Disney+ que WandaVision qui l’était elle-même. Me voilà donc parti pour rencontrer un tout nouveau Captain America qui attise déjà toutes les haines. On sait très bien qu’il ne pourra pas être un gentil, il pique la place de Sam.

Je ne peux pas croire qu’il sera une simple victime de manipulation politique, même si c’est un peu ce que la série souhaite nous montrer avec ce début de deuxième épisode. On le voit en compagnie de sa petite-amie magnifique et métis, avant d’être rejoint par son meilleur pote noir. C’est très clair que le casting n’est pas un hasard, et la série va vraiment avoir un message important pour les USA aujourd’hui, je pense.

En tout cas, notre nouveau Captain America s’appelle John Walker. A moins de trouver un John Smith dans ses rangs, l’armée ne pouvait pas être plus explicite dans son choix d’un américain lambda. Franchement. Les scénaristes sont bons sur ce coup-là et on enchaîne avec un générique imprévu : une toute nouvelle musique pour le Marvel Studios, parce que c’est la fête, l’arrivée d’un nouveau Captain America !

Le type a droit à toute une parade rien que pour lui, au milieu d’un stade qui nous rappelle qu’il y a eu une vie avant le Covid19. Il n’a encore rien fait de sa vie qu’il est déjà acclamé par tout son ancien lycée à l’occasion d’une émission d’ABC. Ah, Disney fait sa pub, l’air de rien. Et ce nouveau Captain America aussi : il assure avoir du cran alors que la journaliste fait le résumé de toute sa carrière.

Il a une carrière impressionnante, OK, mais ça n’impressionne pas tellement Bucky qui est devant sa télévision pour suivre tout ça. On sent son énervement, et je ne peux m’empêcher de me demander où sont les autres Avengers sur ce coup-là. C’est encore pire qu’avec Westview ! En tout cas, Bucky décide aussitôt de rejoindre Sam pour l’engueuler… Et aaaah !

J’étais persuadé qu’on ne les verrait ensemble qu’au troisième épisode, c’est une vraie bonne surprise. En plus, Sam refuse de lui parler histoire d’aller s’occuper de l’homme masqué repéré par Torres dans l’épisode précédent, alors on voit bien que le duo va directement se former. Et ça vire tout de suite au meilleur possible, avec des dialogues qui fusent entre eux et sont excellents. Ils ne se supportent pas tellement, mais ils sont potes, et ça se voit dans l’absence de plan, les références au Hobbit et Sam qui affirme que les Avengers se battent toujours contre des androids, des aliens ou des sorciers.

Pourtant, pour une fois, il a juste affaire à des brutes, alors il préfère s’occuper de ça que d’un faux Captain America. Tu m’étonnes. Voilà nos deux héros qui font équipe pour aller s’en prendre à ces brutes, et ça donne de très bonnes scènes où ils apprennent à travailler ensemble, avec un Sam qui n’a pas de plan et un Bucky qui reste un peu trop un assassin. Ou qui n’hésite pas à faire un saut de 70 mètres depuis un avion. Aïe, j’ai mal au dos pour lui – à moins que mon problème ne soit le canapé sur lequel je suis affalé ?

En tout cas, Bucky insiste pour passer à l’action rapidement quand Sam est plutôt du genre à vouloir évaluer ses chances avec la technologie et de la stratégie. Il est celui qui découvre qu’il y a plus de deux hommes trop forts, mais aussi celui qui annonce qu’il y a un otage dans un des camions. Au sein de ce camion dans lequel Bucky se rend en courant très vite, on découvre que les méchants volent des vaccins – oh l’ironie du sort – et que l’otage est en fait une méchante qui protégeait la cargaison.

Voilà donc Bucky rapidement mis mal en point sur le toit d’un des deux camions transportant les vaccins. OK, on a compris Disney, tu as du budget pour tes scènes d’action et tu veux nous impressionner à chaque épisode. Très franchement ? Cela fonctionne à fond. La scène d’action est une nouvelle fois impressionnante à regarder, avec Sam et Bucky qui se retrouvent à affronter des super soldats.

Ils sont rapidement en difficulté face à ces méchants, mais ce n’est pas grave, parce que devinez qui débarque en hélicoptère ? Captain America, bien évidemment ! Il est accompagné par son meilleur ami Lemar Hoskins. La scène laisse tout le monde dans la merde : Bucky et Sam comprennent qu’ils ont affaire à des super soldats et ils se font éjecter de la scène d’action de manière plutôt violente, sans Aile Rouge et en passant sous le camion pour Bucky. On nous tease directement un ship qui aura son succès, aussi, avec une scène digne du Roi Lion quand Bucky et Sam roulent dans l’herbe.

Captain America ? Il n’est pas beaucoup plus chanceux que nos héros et se fait éjecter à son tour du camion, juste après avoir sauvé in extremis Lemar grâce au bouclier qui lui sert de luge. Franchement, il gère plutôt très bien le bouclier, cela fonctionne bien. Et il faut bien reconnaître qu’il fait un Captain America plutôt efficace, même s’il se fait botter le derrière. Si on admet que ce Captain America, qui n’essaie pas de remplacer Steve et insiste bien pour le faire comprendre, est vraiment un gentil, alors il faudra qu’il se fasse tuer d’ici la fin de la série pour laisser la place à Sam qui est bien plus légitime que lui dans ce rôle.

Je ne pense pas qu’il puisse en prendre conscience par lui-même, parce qu’il a un sacré égo. Il prend Sam et Bucky en stop pour leur demander leur aide, mais il le fait à sa manière, en les forçant à monter avant de les pousser à bout en disant qu’il veut être le meilleur Captain America possible et qu’il veut pour cela avoir l’aide des seconds de Steve… Vraiment, ce n’était pas la meilleure des idées, ça.

C’est la goutte de trop faisant partir Sam. Celle qui fait partir Bucky ? Elle vient bien avant, quand Lemar se surnomme Battlestar. Tu parles d’un second. Bon, ça nous laisse Sam et Bucky qui rentrent à pied, en tout cas, alors que du côté des méchants, on commence à s’organiser autour du slogan « one world, one people ». Bon, je n’accroche pas tellement à ces méchants, même si je trouve la méchante plutôt originale. Elle s’appelle Karli et vient probablement des comics, mais comme je ne lis jamais ces comics là, ben… Je vais rester dans le flou sur cette intrigue.

Quand on retrouve Sam et Bucky, c’est pour une scène bien triste : ils n’ont plus rien après s’être fait botter les fesses par les Super Soldats, mais Bucky décide d’emmener son pote à Baltimore pour lui faire rencontrer Isaiah. Ce n’est pas si évident, parce qu’il vit dans un quartier paumé et est bien gardé. On nous apprend alors qu’il est un ancien soldat que Bucky a connu durant la guerre de Corée. Soit.

Je m’attendais à un personnage qu’on connaissait déjà, mais je ne crois pas que ce soit le cas. Pardon, je n’ai pas revu les Captain America ! Isaiah ? C’est un vieillard désormais, mais c’est un ancien soldat très fort qui avait été capable d’arracher une partie du bras métallique de Bucky. OK, mais quel est l’intérêt de faire rencontrer ce personnage à Sam ?

Il le présente un peu comme un espoir, alors qu’Isaiah est juste un ancien super soldat qui a été mis en prison pendant trente ans et a servi de rat de laboratoire. Il est légitimement énervé cet Isaiah, et Sam l’est lui aussi quand ils se font virer de chez ce Super Soldat noir que personne n’a jamais appris à connaître. La série trouve vraiment les bons moyens d’aborder le sujet épineux du racisme aux États-Unis, j’aime beaucoup comment c’est présenté de manière permanente dans la vie de Sam, sans que ce ne soit trop pour autant.

Il est ainsi appelé « Black Falcon » par un gamin, avant d’être pris à parti par une voiture de flics qui le voit s’énerver dans la rue. Pff. Ce n’est peut-être pas subtil de la part des scénaristes, mais c’est sûrement très vrai aussi. Je n’en sais rien, je ne suis ni noir, ni américain, mais avec tout ce qu’on a entendu cet été et depuis quelques années dans les séries, j’imagine malheureusement que c’est un aspect véridique. En tout cas, le contrôle d’identité finit mieux quand un flic reconnaît Falcon, ce qui doit être encore plus énervant pour lui.

Tout ne s’arrange pas pour autant avec les flics : Bucky a raté son rendez-vous avec la psy, il est considéré comme un fugitif et est arrêté. Forcément, Captain America intervient donc pour faire libérer Bucky, parce qu’il connaît sa psy et qu’il a besoin de Bucky, au point de faire sauter cette injonction d’aller voir la psy. Cette dernière refuse toutefois de les laisser partir sans leur faire une petite thérapie de couple. La question du miracle ne fonctionnant pas sur eux, elle les force à se regarder sans détourner le regard, et ça finit en duel de regard. Tant d’égo dans la même pièce, la psy a du courage – et les scénaristes beaucoup d’humour.

Finalement, la thérapie tourne à quelque chose d’intéressant après l’humour lourd : Bucky en veut toujours à Sam d’avoir rendu le bouclier de Steve, surtout quand on voit ce qu’il est devenu, et parce que ça veut dire que Steve se trompait peut-être sur Sam, et donc sur Bucky. Vu comme ça, il y a de quoi l’énerver. Bucky est quant à lui forcé d’entendre Sam lui assurer qu’il a fait ce qu’il pensait juste.

Une fois que c’est fait, Sam s’enfuit, considérant tout ça comme un moment beaucoup trop gênant. La psy est en plein échec avec eux, mais aussi avec Bucky qu’elle n’a pas le choix de laisser partir. Le duo de héros peut donc retrouver le nouveau Captain America et Battlestar en train de les attendre devant le commissariat pour leur parler de Karli – et pour se faire appeler Walker par nos héros.

Le duo se dit beaucoup plus flexible que Captain America et Battlestar, refusant alors de bosser pour eux. Il n’en faut pas plus pour que la tension soit exacerbée entre les deux duos, avec un Walker bien trop agacé de ne pouvoir compter sur eux. Aha ! C’est bien fait, du con, va falloir apprendre que le monde entier ne te mange pas dans la main parce que tu l’as décidé.

En revanche, menacer Falcon et le Soldat de l’Hiver ? On a connu plus malin. Il y a des gens que je n’aimerais pas me mettre à dos, et ils en font partie. La fin d’épisode se concentre à nouveau sur Karli, histoire de nous montrer que son petit ami se sacrifie pour elle et pour leur cause, en tentant d’arrêter les agents fédéraux qui sont à leur poursuite – et en les ralentissant suffisamment pour permettre à Karli de s’enfuir. Franchement, il y avait d’autres possibilités, je pense, pour que ce personnage survive.

M’enfin bon, admettons. Pendant ce temps, Sam et Bucky comprennent qu’ils n’ont pas d’autres options que d’aller voir Zemo en prison pour en savoir plus sur ces Super Soldats sortant de nulle part. Ah, il était temps de le voir débarquer, lui, parce que bon, ils ont axé une bonne partie de la promo sur lui et Carter, mais bon, ils se font attendre… un peu comme les intrigues sur la vie perso des héros complètement mises de côté dans cet épisode après une insistance lourde la semaine dernière… Il y a un étrange déséquilibre dans la formule.

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