The Walking Dead – S11E04

Épisode 4 – Rendition – 13/20
L’épisode se concentre sur un personnage que je n’aime plus depuis longtemps et en profite pour nous réécrire une fois de plus ce que l’on a déjà vu un certain nombre de fois dans la série – et même dans ses spin-offs, d’ailleurs. Pour la dernière saison, les scénaristes font donc le choix du recyclage de ce qu’ils ont déjà écrit plutôt que de la nouveauté, et je trouve ça dommage parce que ça m’a semblé super fade et prévisible tout du long.

Spoilers

Daryl est séparé du groupe de Maggie, mais cela va lui permettre d’apprendre à mieux connaître ses ennemis.

These people are my family.

Vous ne rêvez pas, j’ai eu envie de profiter de mon exceptionnelle matinée de libre pour poursuivre mon visionnage de la série. En théorie, c’était une bonne idée pour passer un début de journée cool. En pratique… Ben, l’épisode s’est rapidement annoncé comme étant centré sur Daryl.

Et ce n’est vraiment pas mon personnage préféré ! Séparé du groupe de Maggie tous transformés en cadavre, Daryl s’est donc retrouvé seul avec son chien, mais en étant toujours poursuivi par le mystérieux groupe hyper silencieux. En pleine nuit, ceux-ci n’ont aucun mal à prendre Daryl par surprise – mais il parvient heureusement à se défendre, exactement comme Maggie la semaine dernière, grâce à pas mal de chance. Pas mal de chance et un chien fidèle.

Pas de bol, le chien fidèle se fait martyriser un temps et est séparé de Daryl… pour mieux retrouver sa maîtresse originelle. Oui, elle fait désormais partie de la grande menace, et c’est bien pour ça qu’elle n’hésite pas à menacer Daryl d’un fusil quand il refuse de lui parler de son groupe. En confiance, Daryl pense sincèrement pouvoir s’enfuir, mais il est simplement fait prisonnier.

Bon, au moins, ça veut dire qu’on va en apprendre plus sur le groupe qui est capable de décimer tous les hommes de Maggie. Je le vois comme une bonne chose… mais le groupe semble digne de celui de Rick à l’époque. Franchement, j’ai eu l’impression d’être de retour à Alexandria quand ils embarquent Daryl dans une ville-usine. Oh, ils lui ont mis un capuchon, évidemment, mais ça n’empêche pas de voir à travers, alors le réalisateur de l’épisode s’amuse un peu de la situation.

Ce n’est que de la perte de temps, même si ça nous offre quelques informations tout de même avant d’en arriver à une confrontation entre Daryl et… Elle a un prénom ? Je ne sais plus. En tout cas, elle annonce à Daryl qu’elle est de retour avec sa famille depuis qu’ils ont pris la peine de la retrouver, et c’est pour cela qu’elle s’est barrée sans rien lui dire. C’est gros, trop gros, même pour moi, même après onze saisons.

Elle était censée l’apprécier quand même. Là, elle en arrive à se renseigner une fois de plus sur sa famille à lui – mais il assure qu’elle est morte pour les protéger – avant de le torturer de manière sympa. Je veux dire, elle fait semblant de le nettoyer parce qu’il s’était protégé en se foutant du sang de zombies partout sur le visage… puis l’étouffe, avant de faire en sorte qu’on lui renverse de l’eau sur le visage sous son capuchon.

Oui, ce groupe a tout un système de torture en place, et c’est Shaw (voilà donc son prénom !) qui en a la gestion. Toutefois, voir Daryl souffrir ne semble pas lui plaire autant que ce qu’elle espérait : elle arrête rapidement la torture pour reprendre la conversation avec lui. Bien évidemment, Daryl refuse de craquer et préfère continuer de protéger ses amis, assurant qu’il ne les connaît que depuis une semaine, espérant que ça les protège. Ce n’est pas complétement con comme mensonge, parce qu’à part Alden, Negan et Maggie, les seuls à avoir survécu dis-donc, c’était effectivement le cas.

En tout cas, on en revient très vite à Daryl enfermé dans une cellule. Au moins, cette année, il a des vêtements dans sa cellule, ça change un peu. J’aurais trouvé sympa qu’il se mette à chantonner Easy street, mais ça serait en demander trop à la série. Trop de continuité, trop de construction, c’est pas leur genre.

À la place, ils préfèrent nous faire croire que le groupe de Shaw a un autre prisonnier en cellule, un du groupe de Maggie. Daryl est trop fort, en plus, parce qu’il réussit à lui faire comprendre qu’il ne faut rien dire à demi-mots. C’était tellement énorme qu’il était en train de lui donner l’ordre de se taire… Il aurait été quinze fois plus simple d’interroger directement l’autre, franchement, il avait l’air prêt à parler de ouf. Malheureusement pour nous, Shaw préfère s’acharner sur le cas de Daryl, l’interrogeant en boucle, encore et encore ; pendant que ses sbires torturent le jeune.

Pendant que Maggie et co tuent ou mutilent les hommes de Shaw aussi, ce qu’elle apprend quand ceux-ci reviennent au bercail. C’est bien mignon de nous proposer ces scènes-là, mais non, on ne sera pas triste pour le groupe de Shaw, hein. Ils ont préféré attaquer plutôt que parler, ils n’auront pas ma sympathie. En plus, on nous montre une nouvelle sorte de leader en train de prier sur le cadavre d’un autre, et il y a trop de religion dans ce groupe pour que je sois convaincu par ce que je suis en train de regarder. Nous sommes juste sur une nouvelle secte, avec un leader qui se prend pour Dieu et qui est énervé après Maggie.

Euh ? Mec, tu as tué tout son groupe et t’es énervé parce qu’elle tue un type qui essaie de la tuer ? Va falloir reprendre les bases de la vie, coco. En tout cas, pour nous faire peur, on nous fait comprendre que Shaw est terrifiée par son leader, et qu’on devrait l’être aussi. C’est compliqué quand il se fait appeler Pape par Shaw et que Shaw prétend que le type mort était son frère – mais plutôt frère d’armes. Cela fait vraiment langage de secte, désolé.

Je comprends qu’il faut se reconstruire dans une apocalypse et qu’une secte ça aide, surtout que Pope semble avoir un peu de charisme quand même, mais ça me soule de tomber encore sur un groupe de personnages lobotomisés après onze saisons. On est sur les Saviors à nouveau, sur le Kingdom à nouveau, sur le Gouverneur à nouveau… Bordel, ça ne marche pas de se ranger derrière un égo surdimensionné, on a compris à force, c’est bon.

Et puis alors, Shaw qui se morfond auprès de Daryl alors qu’elle ne passera probablement pas la saison parce qu’elle est une femme dans la vie de Daryl sans être Carol, c’est bon, comment voulez-vous que j’accroche, moi ? C’était la petite scène bavarde de l’épisode, comme on en a à chaque fois. C’est dingue le nombre de minutes perdues en papotage inutile dans cette série. En 25 minutes, nous n’avons pas vraiment avancé : Daryl est prisonnier, Shaw veut le faire parler. Voilà.

Daryl se met d’ailleurs à parler, mais il a bien réfléchi à ce qu’il allait dire pour éloigner au maximum Shaw de ses amis. Il présente Maggie comme la leader d’un groupe bien plus large que ce qu’elle a… surtout maintenant qu’ils sont tous morts. Enfin bon, le groupe de Pope est clairement plus efficace que celui de Maggie à tuer de nuit et à exploiter ses avantages.

Leah Shaw semble ne pas en avoir conscience quand elle fait son rapport à Pope et qu’elle essaie de vendre Daryl comme une addition utile à leur petit groupe. Pope est loin d’être stupide cependant, il comprend bien qu’elle est attachée à Daryl, pour ne pas dire amoureuse, alors il décide de laisser une chance à Daryl lui aussi. Il accepte de le rencontrer pour se faire sa propre idée de qui est Daryl.

En tout cas, c’est ce qu’il lui dit pour endormir sa méfiance, lui assurant qu’elle est sa préférée. Mais sa préférée, Pope n’hésite pas à la mettre à mort. Il l’enferme dans la cellule de Daryl, avant de mettre bien de l’alcool au sol et de foutre le feu. Shaw et Daryl manquent donc de mourir, mais vu l’inactivité de Shaw face aux flammes, j’ai rapidement compris ce qu’il en était : Pope était en train de tester Daryl non pas en le rencontrant, mais en tentant de le buter pour voir s’il s’en sortirait.

Et bien sûr qu’il s’en sort sans problème. Shaw était dans le coup, expliquant pourquoi elle ne faisait rien : Daryl prouve à la fois qu’il peut survivre, mais aussi qu’il n’hésite pas à la sauver. Il est déjà de la famille, c’est merveilleux. Malheureusement, ce test suffit à inclure Daryl au groupe, mais ça ne suffit pas à nous épargner une autre scène de parlotte avec le leader. Pope prend donc le temps de parler à Daryl pour apprendre à le connaître, mais comme toujours, c’est Pope qui fait les trois quarts de la conversation. C’était pareil avec le Gouverneur ou Negan ou Alpha : il suffit de se taire et de les écouter pour comprendre qu’ils sont ravagés du cerveau mais qu’ils ont assez de charisme pour être suivi aveuglément par les autres.

C’est d’un frustrant ! Pour sa dernière saison, la série choisit donc de nous faire une répétition de ce qu’elle a fait par le passé, mais sans forcément réussir à nous vendre aussi bien que d’habitude ce nouveau groupe. OK, ils ont tué pas mal de gens avec le groupe de Maggie, mais ils n’ont pas (encore) tué quelqu’un d’importance pour nous. Pire, ils ne sont pas nombreux et paraissent faciles à abattre, surtout qu’ils suivent un Pope qui affirme que Daryl a été choisi par Dieu pour survivre au feu. Mais… LOL. Et Daryl qui répond qu’il a vu pire, putain, mais read the room si tu veux faire semblant de t’intégrer pour tous les buter.

Non, parce qu’on sait bien comment ça va se terminer. Il fait la taupe, on apprend à s’attacher aux personnages, mais de toute manière, ils finiront tous zombifiés ou morts. En attendant, Pope est content de voir que Daryl a été baptisé dans le feu, surtout qu’il a cherché à sauver Shaw en première. Pope révèle à quel point il est un psychopathe juste après avoir dit ça, dans une scène que l’on voit venir de très loin mais que tout le monde sur place semble surpris de voir se dérouler : Pope tue un de ses hommes en le cramant vif parce que même s’il a fait le choix de revenir avec le cadavre de Turner – tué dans l’épisode de la semaine dernière – il n’avait que des blessures dans le dos.

Il n’en faut pas plus pour que Pope comprenne que le jeune homme a préféré fuir et tourner le dos face à l’ennemi. L’instinct de survie à titre personnel, Pope n’aime pas : il veut la survie de son groupe. Et le jeune homme ne mérite pas de vivre s’il tourne le dos à sa famille. Ainsi, Pope nous le balance dans un feu de camp et le crame jusqu’à ce que mort s’ensuive, devant l’ensemble des gens présents. Il n’y en a pas un pour tenter de le sauver. Sur le moment, ils semblent pourtant surpris, mais juste après, blasés et habitués à la situation.

S’ils sont si habitués, ils auraient dû le voir venir, parce que moi, je savais que ça finirait comme ça. Bref. On a une scène pour nous confirmer que Pope est un méchant psychopathe. Ça alors, on ne s’y attendait vraiment pas ! Hum… Une fois de plus, la menace de la saison était bien plus flippante quand on ne savait rien d’elle. Tout nous révéler dans cet épisode ne fait que nous confirmer que la série tourne en rond et que ce n’est peut-être pas si mal de l’annuler.

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