Resident Alien – S02E02

Épisode 2 – The Wire – 16/20
Je retrouve avec soulagement la série que j’aimais en saison 1. La déception de la reprise tournant trop le dos à ce que j’espérais voir étant passée, cet épisode est finalement un bon exemple de ce que faisait la saison 1. De nombreuses intrigues s’entremêlent l’air de rien et permettent de passer un vrai bon moment pas trop prise de tête, avec de l’humour dans presque chaque scène et des développements inattendus grâce à des twists toujours plus perchés les uns que les autres. Je retrouve le plaisir que j’avais à regarder la première saison, ouf !

Spoilers

Harry réfléchit à un moyen de sauver Asta de l’extermination voulue par les autres extraterrestres.


I don’t think that’s how space work.

Je sais que la série est diffusée le jeudi, mais je la trouve vraiment parfaite pour le dimanche. Pas trop prise de tête, toujours sympathique et un peu surprenante, c’est pile ce que j’aime voir pour me divertir, après tout. Et dans une semaine où j’ai passé plus de temps au cinéma que devant des séries, il est quand même bon d’en revenir aux séries.

L’épisode commence de manière surprenante avec un Harry en plein cauchemar, même si on ne nous le révèle pas immédiatement comme cela. Nous suivons en effet Harry dans les rues désertes de Patience : il découvre une ville fantôme peu rassurante et tombe finalement sur le zombie de… D’arcy. C’était vraiment drôle avec juste ce qu’il faut d’humour de la part de l’actrice pour nous faire rire.

Bon, bien sûr, tout ça permet à Harry de se réveiller de son cauchemar et de découvrir un nouveau sentiment humain : la peur. C’est efficace car ça lui arrive devant un film d’horreur et car ça nous ramène à l’intrigue principale de la saison : un autre extra-terrestre va être envoyé sur Terre pour détruire les humains après tout.

Et c’est un problème pour Harry qui devient de plus en plus humain, même s’il en est à parler à un poulpe dans sa cabane surveillée. Parmi les fils rouges de la série, il y a toujours le shérif et son adjointe qui enquêtent sur Harry après tout. Ils n’arrivent pas trop à savoir ce qu’ils observent par contre : Harry semble enterrer quelque chose, certes, mais quoi ?

Nous, on le découvre bien vite : son vaisseau, tout simplement. Le problème, c’est que le trou qu’il creuse a beau être grand, ça fait trembler la terre sous la cabane. Et plutôt que son vaisseau complet, il ne met pourtant qu’un quart de celui-ci sous la cabane, de manière à créer un bunker… dans lequel Harry imagine vivre avec Asta. Oula, il n’est pas au bout de ses surprises et déceptions, le pauvre. Il passe son temps à y réfléchir pourtant, essayant de voir par exemple s’il doit sauver aussi le père d’Asta – avant de se dire qu’ils feraient équipe contre lui. C’est bien pensé, parce que le père d’Asta est vraiment sage : il conseille tout de même à sa fille de faire en sorte qu’Harry se trouve d’autres amis, parce qu’en attendant, s’il arrive quoique ce soit à Asta, ils sont tous morts.

Pendant ce temps, la vie continue à Patience. Et ce n’est pas si fou que ça la vie dans une petite ville du Colorado : le maire découvre que celui de la ville de Jessup, à côté, lance une campagne de publicité pour sa ville en la montrant bien meilleure que Patience. C’était marrant, mais ça provoque des problèmes à Ben qui découvre ensuite le panneau de la ville repeint avec un pied dessus. Le pauvre.

C’est plutôt marrant, surtout que cette découverte se fait grâce à D’Arcy. Elle me fait trop rire, avec une nouvelle coupe de cheveux encore et une manière de rappeler à Ben qu’il était bien content de l’embrasser en vrai. Ben est sur tous les fronts cette semaine, devant aussi trouver un moyen de remplacer Ethan, toujours disparu. Il recontacte donc la femme qui avait son job avant et que D’Arcy prend pour un fantôme. Eh, ça en dit long sur l’efficacité médicale de la femme, qui pense aussi s’adresser au frère jumeau de Ben, allez savoir pourquoi.

En parallèle, D’Arcy aux cheveux rouges et Asta prennent du bon temps en faisant une balade en bateau à proximité de la ville. C’est toujours bon de les revoir potes, mais je ne sais toujours pas comment D’Arcy peut lui pardonner si vite de l’avoir abandonnée comme ça en fin de saison 1. Bon, elle n’est pas si dupe quand même, elle comprend bien qu’Asta lui cache quelque chose, mais elle considère malgré tout qu’elle a une super vie. Et ma foi, je veux bien la même qu’elles, c’est clair que cette petite balade sur le lac était cool.

C’est après celle-ci qu’Asta retrouve Harry. Ce dernier est toujours suivi par les flics sans en avoir conscience, et ça apporte vraiment un bon humour à la série d’avoir cette scène où Liv, l’adjointe, tente de lire sur lèvres d’Harry parlant à Max et sa meilleure amie. Le pire, c’est qu’elle y arrive, mais qu’elle pense se tromper quand elle déchiffre une question sur les toilettes qu’Asta préférerait dans un bunker. C’était excellent, tout simplement.

Si Harry demande ça à Max et sa meilleure amie, c’est parce que ces deux-là ont besoin d’Harry cette semaine. Comme vu la semaine dernière, Max se retrouve avec de plus en plus de poils sur lui. Il se réveille un beau matin avec de la barbe. Oh, sa meilleure amie essaie évidemment de le raser, mais c’est très approximatif comme job de sa part. Bref, Max ne comprend pas exactement ce qui lui arrive, mais nous on le sait : il a volé une partie du vaisseau d’Harry, et voilà les effets secondaires que ça provoque.

Harry se garde bien de lui dire, trouvant la punition pour lui amusante. Dire qu’il aurait pu l’éjecter de son vaisseau tout simplement. Cela aurait vraiment simplifié la vie d’Harry qui se retrouve désormais à devoir se faire des amis en ville, puisqu’Asta l’oblige à le faire. Grâce à ça, on a droit à une jolie scène de poker entre le shérif, D’Arcy, le maire et d’autres personnages qu’on ne connaît pas encore. Bien sûr, le shérif débarque avec un micro qui permet aussi à son adjointe de toute entendre.

Cela tombe bien : pendant la partie, une des joueuses révèle que six ans plus tôt, le docteur a failli vendre sa cabane. Les flics trouvent aussitôt de quoi enquêter sur lui et l’enquête se fait totalement à charge. Il y a de quoi : plus ils avancent, plus ils se rendent compte que le docteur est probablement coupable de meurtre. C’est embêtant tout de même, surtout qu’ils ont déjà arrêté quelqu’un pour ce meurtre. J’ai bien aimé voir ces deux flics enquêter sous couverture, en tout cas, et Liv, l’adjointe, est en passe de devenir le personnage que je préfère dans cette série. Comme quoi, tout arrive.

Pendant qu’ils font ça, la vie ne s’arrête pas à Patience. Bien au contraire, même ! Alors que Ben veut absolument que la ville ne soit pas cataloguée comme une ville où des meurtres se produisent, la pote d’Asta se lance dans une activité touristique passionnante : faire faire le tour de cette ville pleine de meurtres à des touristes voulant un petit coup de frissons. C’était marrant comme tout comme humour, et ça passait bien.

La journée d’Asta est moins exceptionnelle par contre. Elle tombe par hasard sur Jay, tente de sympathiser avec… et se fait dégager par la mère adoptive qui n’apprécie vraiment pas, à raison, l’attitude d’Asta avec sa fille biologique. Elle lui rappelle ainsi que c’est à Jay de faire la démarche si elle le souhaite, pas l’inverse. On pourrait penser que c’est suffisant pour passer une mauvaise journée, mais non, Asta n’est pas encore au bout de ses peines : elle a ensuite rendez-vous avec Harry qui lui fait découvrir le bunker.

Il a beau l’avoir emménagé comme il pouvait et avec une « fenêtre » peinte par ses soins, ce n’est vraiment pas idéal comme studio pour vivre en colocation. C’est tout petit, il y a un seau en guise de toilettes et surtout, surtout, Asta découvre au passage que toute l’humanité va y passer. Il faut vraiment donner envie à Harry de sauver notre espèce et, bizarrement, les soirées poker où il se fait plumer et pète des tables, ça n’est pas efficace.

Et Asta essaie de lui expliquer que non, elle n’a pas envie de vivre seule avec lui, mais il imagine que tout ça n’est que du bluff. Ce n’est pas exactement le cas, mais il est sûr de lui : évidemment qu’Asta ne peut que vouloir vivre avec lui ? Cela mène à une excellente scène que je n’avais pas vu venir où la partie de poker se justifie vraiment bien. Harry est nul en bluff quand il explique ne pas pouvoir appeler sa planète pour annuler le génocide des humains.

Pas de chance pour lui, Asta est excellente en bluff et menace de se suicider. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il montre qu’il n’a pas envie de la voir mourir, contrairement à ce qu’il affirmait. J’adore vraiment la relation entre ces deux-là, il est possible que je me retrouve à les shipper plus que nécessaire. Malheureusement, les scénaristes partent ensuite dans une autre direction quand le shérif et son adjointe débarquent à la cabane pour interroger Harry, qu’ils soupçonnent du meurtre de Sam à nouveau.

Si Asta leur ouvre la porte, on sent bien qu’il y a quelque chose de louche. Cela ne manque pas : il s’agit en fait d’Harry ayant pris l’apparence d’Asta, et ça craint pour la suite de la série car aucun demi-tour ne sera possible après ce cliffhanger. Le shérif et Liv trouvent en effet l’arme du meurtre cachée dans la cabane d’Harry et sont envoyés à la cave par Harry sous l’apparence d’Asta. Dans la cave, ils retrouvent toutefois… Asta. C’est un meilleur tour de magie que celui de Ben à la partie de poker, je vous l’assure !

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