Westworld – S04E07

Épisode 7 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.

Spoilers

Les choses s’accélèrent pour tout le monde, la Résistance espérant bien mettre un terme aux actions de Charlotte – ce qu’elle-même souhaite faire, mais pas de la même manière.

It’s time for us to leave behind our human bodies.

Nous sommes lundi matin, ce qui signifie qu’il est temps pour moi de me plonger dans un nouvel épisode de Westworld. Je l’ai attendu impatiemment toute la semaine, car j’avais bien envie de voir ce qu’allait devenir Christina/Dolores après l’épisode 5, mais bon, on ne l’a pas vue de tout l’épisode 6. Les scénaristes jouent avec nous, comme toujours.

Et ils continuent encore dans cet épisode qui commence par nous introduire le barrage détenu par Charlotte. J’imagine que c’est le même que lors du premier épisode de la saison, et on nous explique que c’est parce que le barrage est un bon moyen de stocker le Sublime. Et il faut bien dire ce qui est : c’est sublime comme cadre, les acteurs doivent s’éclater.

Les acteurs ? Maeve et Bernard se rendent sur place, parce que Bernard a la fameuse clé qui va permettre d’accéder au Sublime. Pendant que tout se lance pour qu’ils puissent y aller, Bernard propose de boire un verre. Je ne comprends pas trop l’intérêt : ce sont des robots, à quoi ça servirait de boire ?

Eh bien, ça sert à perdre du temps, parce qu’ils ne sont pas pressés du tout : Maeve comprend assez vite qu’ils sont déjà dans le sublime. Pour ne pas changer, la série nous propose en effet un flashback, avec l’une des simulations envisagées par Bernard pour essayer de déterminer le chemin qui mènerait à un futur sympathique. Pour l’instant, Bernard n’a vu que l’apocalypse à chaque fois.

Cela ne l’empêche pas de continuer d’espérer – ce qui est ironique pour un robot. Il propose tout de même à cette fausse Maeve, fruit de son imagination, de se démerder pour ramener la vraie Maeve dans le Sublime, avec sa fille. Et bien sûr, elle en serait ravie (mais c’est logique car son interlocutrice est ce qu’il imagine). Épuisé, le robot se retrouve à nouveau en entretien à l’entrée du Sublime et il déclare savoir comment tout cela va se terminer. Espérons.

Ce flashback terminé, nous revenons au présent et, ironiquement, le présent est très similaire au flashback. Maeve y fait sensiblement les mêmes réflexions et Bernard l’empêche de faire trop de la merde, pour éviter de devoir se retrouver noyé par l’eau du barrage qui lui tomberait dessus. Ils arrivent finalement auprès de Sublime, détruisent un robot, mais ce n’est toujours pas suffisant pour atteindre la liberté qu’ils veulent et pour gagner la guerre : il faut s’occuper de Charlotte d’abord.

Ce qui est intéressant est toutefois que Maeve demande cette fois à Maeve de pouvoir retourner auprès de sa fille à la fin de la guerre. Ce n’est pas lui qui propose, c’est bien elle qui emmène cette possibilité dans la conversation, après la guerre : elle souhaite vraiment revoir sa fille dans ce « paradis » sur mesure. Mais pas tout de suite. Elle en aurait pourtant l’occasion : quand ils repartent du barrage, Maeve et Bernard ont bien ouvert une porte vers le Sublime.

Après une bonne dizaine de minutes de l’épisode, nous retrouvons enfin Christina ! Cela commençait à traîner en longueur alors je suis bien content de la revoir dormir comme toujours. Elle est cette fois-ci surveillée par Teddy qui lui explique que si, bien sûr que si, elle a en elle tout ce qu’il faut pour diriger le monde autour d’elle. Il souhaite aussi lui révéler la vérité sur ce qu’ils sont.

Bon, il le fait en parlant par énigme : plutôt que de dire qu’ils sont des robots, il lui présente l’idée qu’ils sont des reflets de leurs créateurs. C’est limite trop religieux tout ça. Teddy fait tout de même l’erreur de l’appeler Dolores, ce qui révèle à Christina que tout ça est bien plus compliqué qu’elle ne le pensait instinctivement. Il faut dire qu’elle n’a pas d’instinct la pauvre, elle est un robot. Cela ne l’empêche pas d’avoir envie de prendre un petit bain. Heureusement qu’on avait la musique du générique pour accompagner cette scène, parce que c’était un brin longuet, tout de même.

Dans son bain, Christina essaie de se suicider – ou en tout cas de remarquer qu’elle a un souffle incroyable sous l’eau. Teddy s’inquiète de ne plus l’entendre, mais elle, elle prend conscience qu’elle est capable de respirer sous l’eau. Et ça, ce n’est pas normal. C’était plutôt une jolie scène, et on remercie bien les compositeurs qui subliment tout ça (sans jeu de mot).

Christina comprend en tout cas que Teddy n’est vraiment pas en train de lui mentir, et elle en profite pour poser des questions sur Dolores, afin de comprendre qui elle était avant. C’est toujours par énigmes dignes du Père Fourras que Teddy lui répond, mais en même temps, on avance dans l’intrigue puisque Christina s’assume de plus en plus comme un robot.

Ainsi, quand ils se rendent ensemble à Olympiad, Christina propose aux gardes d’aller en vacances. C’était amusant d’ailleurs : elle s’adresse directement à eux, contrairement à ce qu’elle fait ensuite ou à ce qu’elle faisait dans l’épisode d’avant, à simplement dicter un scénario à tout le monde. Le scénario qu’elle dicte dans cet épisode est hyper amusant, parce qu’elle fait en sorte que les employés humains d’Olympiad détruisent tout, tout en sortant du bâtiment dès que possible.

Pendant ce temps, dans la Tour, Caleb a été ramené à la vie, une fois de plus, par une Charlotte qui veut papoter de nouveau avec lui. C’est tout ce qu’elle fait cette saison apparemment. Caleb veut toujours s’enfuir pour voir sa fille, Charlotte veut juste nous montrer ses outfits de malade tout en jouant les infirmières pour Caleb.

Il la questionne sur les brûlures qu’elle a choisi de garder sur les bras, mais elle contourne la question, expliquant que ses cicatrices sont plus jolies. Elles sont surtout un rappel, et ça ajoute de la complexité au personnage de voir qu’elle souhaite conserver ce souvenir. Bon, tout en soignant Caleb, Charlotte révèle qu’elle a pris une décision radicale concernant la ville – et les villes qu’elle contrôle en général : elle a décidé de les désactiver, tout simplement. Trop d’hosts sont morts selon elle, elle veut donc mettre un terme à tout ça en stockant les humains comme on a pu stocker les robots pendant longtemps. Flippant comme futur, effectivement.

Charlotte retourne donc dans sa Tour pour faire une petite annonce à tous les robots : elle leur apprend que c’est le dernier jour pour visiter les villes car il est temps pour eux de laisser derrière le passé – et les humains. On sent bien que ça pose un problème à William tout ça, alors celui-ci se rend… discuter une fois de plus avec son alter-égo. Qu’est-ce que je n’aime pas ce personnage ! C’est dingue comme il me saoule à chaque scène.

Bon, le robot-William se plaint de Charlotte qui veut détruire son monde, mais bon, ce n’est pas comme son alter-égo allait pouvoir l’aider ? Pour une fois, j’ai aimé le dialogue qui soulignait à quel point les questions de William sont insipides et insupportables. Le robot bloqué dans sa cage révèle qu’il est encore plus partisan de l’apocalypse que Charlotte : il sait bien que les humains suivaient un chemin d’autodestruction et que le vrai but des robots, celui que les humains ne s’avouaient pas eux-mêmes, était de détruire l’humanité.

Selon lui, donc, les hosts sont des armes de destruction. Et il nous manipule clairement le William qui est libre afin qu’il prenne la décision d’aller s’accomplir en tant qu’arme de destruction. La destruction commence par la mort de cet alter-égo dans sa cage. Alléluia, c’était peut-être notre dernière scène avec lui ! Je croise les doigts en tout cas, un de moins, c’est toujours une bonne chose.

En parallèle, Frankie prend le temps de se réconcilier avec sa copine : elle sait désormais qu’elle n’est pas la taupe, puisque c’était l’autre leader la taupe. Elles prennent sur elles pour supporter Stubbs, et ça, c’était plutôt marrant à voir. Le trio est rejoint par Maeve et Bernard, de retour du barrage, et tout ce petit groupe se rend ensuite en ville.

Leur but ? Infiltrer Olympiad et retrouver Caleb, pour Frankie en tout cas. Ils vont toutefois se séparer et Maeve sent bien qu’elle n’aura pas l’occasion de revoir Caleb puisqu’elle souhaite s’en prendre à Charlotte avec Bernard en allant détruire la Tour. Stubbs ? S’il reste avec Frankie, il apprend aussi de Bernard qu’il a attendu 23 ans pour finalement ne pas survivre à cette bataille qui se profile pour détruire la Tour et Olympiad.

Toujours est-il que quand il arrive à Olympiad avec Frankie pour l’infiltrer, il a la surprise de découvrir que l’évacuation est en cours, lancé par Christina. Mieux encore : elle a ordonné à un garde d’ouvrir toutes les portes du bâtiment, alors ils n’ont aucun mal à s’infiltrer et découvrir le cadavre de l’alter-égo de William (je ne sais vraiment pas comment l’appeler). Stubbs affirme que c’est une bonne chose et rate de très peu Christina et Teddy.

Par contre, c’est vraiment super rapidement que Stubbs parvient à mener Frankie directement à Caleb. Après tous les délires et la torture de Charlotte, celui-ci est plutôt méfiant et violent envers sa fille, mais elle parvient à le convaincre qu’elle est bien sa fille, et ça mène à un moment très mignon entre eux. Si c’est mignon, je reste sur mon a priori de début de paragraphe en revanche : c’était beaucoup trop rapide. C’est la quête de la vie de Frankie de retrouver son père, ça aurait pu être sympa qu’elle mette un peu plus de trois épisodes à l’atteindre. Il n’y a finalement aucun obstacle sur son chemin dans cet épisode, et c’est un peu dommage.

Du côté de la Tour, tout se passe bien également pour Maeve et Bernard. Ce dernier est super bien préparé en même temps, il a même de quoi désactiver les robots de sécurité les plus dangereux. Les robots blancs ? Le duo peut facilement s’en débarrasser aussi. Ils perdent en revanche du temps quand Maeve lui explique qu’elle le pardonnera de son égoïsme quand elle pourra enfin rejoindre sa fille dans le Sublime.

Malheureusement, Bernard est alors forcé de lui révéler son lourd secret : le monde court à sa perte, c’est inévitable. Peu importe ce qu’ils feront, il sera impossible de sauver le monde – mais peut-être qu’ils réussiront à en sauver une petite partie, et peut-être que cette petite partie sera suffisante pour leur donner l’espoir d’une suite meilleure. Charmant.

Malgré cette révélation, Maeve prend la décision de continuer de se battre aux côtés de Bernard. Elle se rend donc auprès de Charlotte qui était sur le point de subir une petite lobotomie. Sentant la présence de Maeve, elle arrête son robot et l’accueille à sa manière dans son laboratoire. Elles ne se sont pas revues depuis une vingtaine d’années, et c’est intéressant : Charlotte a ainsi hésité à ressusciter Maeve elle aussi.

Elle n’en voyait toutefois pas l’intérêt : Charlotte veut transcender le monde des humains, Maeve n’avait pas vraiment d’intérêt de vivre dans ce monde-là. Pourtant, Charlotte révèle aussi qu’elle espère que tous les hosts comprendront sa décision et la rejoindront, y compris ceux piégés dans Sublime. Le problème que souligne Maeve est alors intéressant lui aussi : Charlotte n’a pas du tout envie d’abandonner le monde des humains derrière elle, et elle en a la preuve sur le bras.

Le truc, c’est que Charlotte refuse de le reconnaître, alors les deux femmes-robots sont forcées de se battre. La scène était plutôt cool à suivre, avec un fond magnifique pour la bataille dans un bassin d’eau. Interrompues par un robot du côté de Charlotte, les femmes se battent jusqu’à ce que Maeve révèle qu’elle a bien compris qu’ils ne pourraient pas gagner. Son but est désormais de placer ses espoirs dans le monde qui suivra celui-ci, qui va être détruit. C’était un joli discours de victoire amère pour Maeve qui est venue pour survivre et placer son espoir dans un autre monde… mais elle se fait tuer aussitôt par William. AAAAH !

Bordel, je le déteste. Il la tue en lui tirant une balle dans le dos, donc elle n’a même pas le temps de voir venir ce qui lui arrive. Ce n’est pas le cas pour Charlotte : elle est sûre d’avoir encore l’ascendant sur William, mais c’est une grossière erreur. Il souhaite juste prendre le dessus sur elle aussi, persuadé que la loi du plus fort est la seule qui vaille : il tue donc Charlotte d’une balle dans le crâne. Je vous jure, je le déteste, il vient de tuer mes deux personnages préférés en une minute ? C’est insupportable que la série lui donne toujours tant d’importance.

William se rend ensuite auprès de Bernard qui tentait de libérer la ville comme il le pouvait. Malheureusement, il sait bien aussi qu’il est là pour mourir, Bernard, il l’a vu dans le Sublime. Devinez qui va le tuer ? William, bien évidemment. Quel bâtard celui-là ! Il empêche Bernard de sauver la ville, avant de lancer un dernier jeu dans celle-ci.

Il reprogramme la fréquence de la Tour pour que tous les humains essaient de s’entretuer, tout simplement. Il fout la merde en très peu de temps, il n’y a pas à dire : en ville, Stubbs, Frankie et Caleb découvrent ce nouveau programme et galèrent donc à la quitter. Frankie se prend même une balle au passage mais, contre toute attente, Stubbs survit. Vraiment, je pensais qu’il allait y passer aussi au point où on en était.

Face à tous les humains qui tentent de s’autodétruire, Christina a aussi la fâcheuse tendance à culpabiliser énormément de ce qu’elle a fait à Olympiad. Elle n’y est pourtant pour rien, et Teddy lui confirme : si tout ce qui se passe dans le monde est réel, personne ne la remarque car elle… n’est pas réelle ? Je me demande bien ce que signifie ce cliffhanger, tandis qu’on enchaîne sur la destruction de la Tour par William qui parvient à s’enfuir, au son de David Bowie, The Man who sold the world. Evidemment.

Tout cela sentait bon la fin de saison, et pourtant, elle n’est que la semaine prochaine. Plus inquiétant encore, la série n’est pas renouvelée pour une saison 5 pour l’instant. Si cet épisode nous fait croire qu’il serait possible de terminer la série rapidement, je n’y crois pas tellement : je pense que le dernier épisode sera au contraire un moyen d’ouvrir de nouvelles pistes… et ça a intérêt à avoir une vraie fin cette série, après toute la qualité de ces quatre saisons (ouais, même la saison 3, allez, même si elle a vu une chute de 70% de l’audience tout de même).

Cette scène m’a énervé au plus haut point, vraiment. Maeve et Charlotte en même temps ? Mais putain de scénaristes 😥

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